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Nouvelle-Calédonie: le leader kanak Christian Tein appelle à une sortie “par le haut”

Le leader indépendantiste kanak Christian Tein, tout juste libéré après un an de détention provisoire, a espéré mercredi une sortie “par le haut” de la crise néo-calédonienne, réaffirmant avoir toujours eu une “démarche pacifique” et appelant la France à ne pas “galvauder sa parole”.”J’ai toujours contesté l’ensemble des charges qui me sont reprochées”, a insisté le président du FLNKS, dans sa première déclaration depuis sa sortie le 12 juin de la prison de Mulhouse-Lutterbach (Haut-Rhin), lors d’une conférence de presse à Montpellier, en présence de ses avocats.Poursuivi dans le cadre de l’enquête sur les émeutes qui ont fait 14 morts en Nouvelle-Calédonie en mai 2024, M. Tein, à l’époque chef de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), reste mis en examen pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs, a précisé Me Florian Medico. Il est également placé sous statut de témoin assisté pour complicité de tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique et provocation directe au groupement armé suivi d’effets. Revenant sur son arrestation et son transfert en métropole, où il a passé “près d’un an à l’isolement”, M. Tein a pudiquement évoqué “un moment difficile à passer”, rappelant avoir été gardé à vue puis transféré “menotté”: “Ce n’était pas possible, au XXIe siècle, pour un grand pays de lumières tel que la France”, a-t-il observé, au sujet de son “premier voyage en métropole”.Revenant sur son combat politique, le leader kanak, 57 ans, chemise à fleurs, a expliqué avoir toujours agi dans “le cadre fixé par l’accord de Nouméa” de 1998, qui a transféré progressivement des compétences à la collectivité et permis l’organisation de trois référendums d’autodétermination entre 2018 et 2021.Mais si ces trois scrutins ont vu la victoire du non à l’indépendance, le dernier, boycotté par les indépendantistes, est resté contesté, aboutissant, avec la cristallisation des divisions entre loyalistes et indépendantistes autour d’un projet de réforme du corps électoral calédonien, à ces émeutes de mai 2024, qui ont fait deux milliards d’euros de dégâts.- “Un beau gâchis” -“C’est un beau gâchis”, “je suis terriblement triste pour mon pays”, a insisté le dirigeant kanak, élu à la tête du FLNKS durant sa détention: “J’étais, comme tout le monde, déconcerté”, a-t-il raconté, évoquant ce matin où il s’est réveillé “avec l’insurrection dans les quartiers de Nouméa”.Mais “il n’a jamais été question de sacrifier des vies”, a-t-il assuré, mettant en cause les “charges” des forces de l’ordre “contre les jeunes”: “Et puis malheureusement après ça, c’est un peu comme ce qui s’est passé dans vos quartiers, ça s’est enchaîné”.Interrogé sur son éventuelle participation aux discussions qu’Emmanuel Macron souhaite organiser début juillet à l’Élysée avec les responsables calédoniens, M. Tein a rappelé qu'”une convention du FLNKS est prévue le 28 juin, pour décider dans quel cadre les discussions doivent se poursuivre”.”Si je suis là tant mieux”, a-t-il reconnu, répétant que “jamais il ne s’est considéré être irremplaçable”. Mais “il faudra qu’on trouve les voies pour sortir par le haut. On ne peut pas répéter tous les 30 ans la même chose”, a poursuivi M. Tein, désireux, “avec le gouvernement français, de se projeter et de (…) fixer une voie vers la pleine souveraineté” pour le “caillou”. Appelant à la “désescalade” et à “ramener de la sérénité”, le leader indépendantiste a regretté, durant cette crise, “l’entêtement de certains membres du gouvernement à amener ce dossier dans le mur”, sans donner de noms: “La parole que la France elle donne, elle a de la valeur, mais j’ai l’impression que ces derniers temps on a galvaudé la parole de la France”, a-t-il accusé.Plus direct, Me Roux a rappelé lui les propos du ministre de l’Intérieur de l’époque, Gérald Darmanin, aujourd’hui ministre de la Justice, qui avait traité Christian Tein et ses camarades “de mafieux et de voyous”: “de telles injures étaient totalement inappropriées”. Une certitude en tous cas pour les avocats du militant kanak: le dossier judiciaire de leur client est “vide” et son innocence devra être “intégralement reconnue”. “Il n’y a pas besoin d’amnistie. Ils sont innocents”, a martelé Me Roux.

Face aux canicules, comment l’eau froide de la Seine rafraîchit Paris

Le weekend prochain, qui s’annonce chaud à Paris, un dédale de tuyaux colorés œuvrera à marche forcée sous les quais de la Seine: depuis 1991, l’eau du fleuve est pompée pour créer du froid dans plus de 800 bâtiments parisiens, dont le Louvre, un système encore peu développé dans le monde.”Mais c’est comme dans Batman!” s’exclame un passant du très chic et touristique 8e arrondissement de Paris, au moment où une plaque aux allures de bouche d’égout se soulève lentement, dévoilant un escalier en colimaçon vers les profondeurs.Plusieurs dizaines de mètres plus bas s’étend le plus grand réseau de froid d’Europe.Ce type de système est ancien: le siège de l’ONU à New York se refroidit avec l’East River depuis les années 1950. Mais il nécessite tant de planification urbaine et de travaux qu’il reste rare. La France n’en comptait qu’une quarantaine en 2023.Le procédé est le même que pour un réseau de chauffage urbain mais agit de manière inversée, via un système d’échangeur thermique entre les canalisations du réseau de froid et celles du réseau interne du bâtiment.Mais contrairement à la climatisation conventionnelle, il ne rejette pas d’air chaud dans les rues, et offre d’importants gains de consommation énergétique (-50%), d’eau (-65%), d’utilisation de produits chimiques (-80%) et d’émissions de CO2 (-50%), indique Fraîcheur de Paris, une société codétenue par Engie, qui gère une centaine de réseaux de froid à l’étranger dont Barcelone, Singapour et Dubaï, et la RATP.- “Maladaptations” -“Avec les thermomètres qui s’envolent, les villes ont besoin (…) de remplacer les solutions autonomes” comme les climatiseurs individuels, qui contribuent à réchauffer encore davantage l’atmosphère et sont “des maladaptations”, explique Raphaëlle Nayral, secrétaire générale de Fraîcheur de Paris.”À Paris, où les vagues de chaleur pourraient faire monter le thermomètre jusqu’à 50°C en 2050, si on n’offre pas d’alternatives” à la climatisation, “on rendra cette ville complètement inhabitable”, dit-elle.Dans des zones fortement équipées en climatisations, les études montrent qu’elles peuvent augmenter de l’ordre de 0,5 degré la chaleur des centres urbains, avec des projections jusqu’à +2 à 3°C si le taux d’équipement continue de progresser. Elles représentent par ailleurs 7% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon l’ONU, notamment car les gaz réfrigérants, très réchauffants pour l’atmosphère, ont tendance à fuir.Les 12 centrales de production de froid à Paris envoient, via 110 km de conduites souterraines, de l’eau refroidie à environ 4°C vers les 867 sites abonnés, dont l’Assemblée nationale.L’été, la Seine sert de refroidisseur naturel aux “groupes froid” des immeubles. Et quand sa température est inférieure à 8-10°C, le simple échange thermique avec le fleuve permet de rafraîchir directement le réseau de distribution, ce qui reste utile en hiver aux salles de serveur ou aux centres commerciaux.- Le “chant de la Seine” -Dans la station du 8e arrondissement, étendue sur 4 étages et 30 mètres de profondeur, l’eau pompée dans la Seine circule dans un réseau de cuves noires et de gros tuyaux verts dans un vacarme strident.”C’est un peu le chant de la Seine qu’on entend”, note en souriant Mme Raynal, au milieu du vrombissement des compresseurs.Le processus est soumis à de nombreuses normes: l’eau de la Seine ne doit jamais entrer en contact direct avec celle des circuits de refroidissement et ne doit pas être rejetée dans le milieu naturel s’il y a plus de 5°C d’écart avec le fleuve, pour ne pas augmenter sa température et endommager son écosystème.À Paris, ce réseau de froid dessert principalement des bâtiments tertiaires (bureaux, grands magasins, musées, salles de spectacles, etc.).Mais l’idée est de l’étendre à des maisons de retraite, écoles ou crèches.”On a un premier hôpital, celui des Quinze-Vingt, qui vient d’être raccordé. D’ici 2042, le réseau devrait être plus que doublé, avec 245 km de réseaux de distribution (…) pour offrir de nouvelles coques de fraîcheur quand la ville est en surchauffe”, explique Mme Nayral.Pour les particuliers, cela sera “à plus long terme”, en raison des multiples rénovations nécessaires pour raccorder les immeubles d’habitation au réseau.

Face aux canicules, comment l’eau froide de la Seine rafraîchit Paris

Le weekend prochain, qui s’annonce chaud à Paris, un dédale de tuyaux colorés œuvrera à marche forcée sous les quais de la Seine: depuis 1991, l’eau du fleuve est pompée pour créer du froid dans plus de 800 bâtiments parisiens, dont le Louvre, un système encore peu développé dans le monde.”Mais c’est comme dans Batman!” s’exclame un passant du très chic et touristique 8e arrondissement de Paris, au moment où une plaque aux allures de bouche d’égout se soulève lentement, dévoilant un escalier en colimaçon vers les profondeurs.Plusieurs dizaines de mètres plus bas s’étend le plus grand réseau de froid d’Europe.Ce type de système est ancien: le siège de l’ONU à New York se refroidit avec l’East River depuis les années 1950. Mais il nécessite tant de planification urbaine et de travaux qu’il reste rare. La France n’en comptait qu’une quarantaine en 2023.Le procédé est le même que pour un réseau de chauffage urbain mais agit de manière inversée, via un système d’échangeur thermique entre les canalisations du réseau de froid et celles du réseau interne du bâtiment.Mais contrairement à la climatisation conventionnelle, il ne rejette pas d’air chaud dans les rues, et offre d’importants gains de consommation énergétique (-50%), d’eau (-65%), d’utilisation de produits chimiques (-80%) et d’émissions de CO2 (-50%), indique Fraîcheur de Paris, une société codétenue par Engie, qui gère une centaine de réseaux de froid à l’étranger dont Barcelone, Singapour et Dubaï, et la RATP.- “Maladaptations” -“Avec les thermomètres qui s’envolent, les villes ont besoin (…) de remplacer les solutions autonomes” comme les climatiseurs individuels, qui contribuent à réchauffer encore davantage l’atmosphère et sont “des maladaptations”, explique Raphaëlle Nayral, secrétaire générale de Fraîcheur de Paris.”À Paris, où les vagues de chaleur pourraient faire monter le thermomètre jusqu’à 50°C en 2050, si on n’offre pas d’alternatives” à la climatisation, “on rendra cette ville complètement inhabitable”, dit-elle.Dans des zones fortement équipées en climatisations, les études montrent qu’elles peuvent augmenter de l’ordre de 0,5 degré la chaleur des centres urbains, avec des projections jusqu’à +2 à 3°C si le taux d’équipement continue de progresser. Elles représentent par ailleurs 7% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon l’ONU, notamment car les gaz réfrigérants, très réchauffants pour l’atmosphère, ont tendance à fuir.Les 12 centrales de production de froid à Paris envoient, via 110 km de conduites souterraines, de l’eau refroidie à environ 4°C vers les 867 sites abonnés, dont l’Assemblée nationale.L’été, la Seine sert de refroidisseur naturel aux “groupes froid” des immeubles. Et quand sa température est inférieure à 8-10°C, le simple échange thermique avec le fleuve permet de rafraîchir directement le réseau de distribution, ce qui reste utile en hiver aux salles de serveur ou aux centres commerciaux.- Le “chant de la Seine” -Dans la station du 8e arrondissement, étendue sur 4 étages et 30 mètres de profondeur, l’eau pompée dans la Seine circule dans un réseau de cuves noires et de gros tuyaux verts dans un vacarme strident.”C’est un peu le chant de la Seine qu’on entend”, note en souriant Mme Raynal, au milieu du vrombissement des compresseurs.Le processus est soumis à de nombreuses normes: l’eau de la Seine ne doit jamais entrer en contact direct avec celle des circuits de refroidissement et ne doit pas être rejetée dans le milieu naturel s’il y a plus de 5°C d’écart avec le fleuve, pour ne pas augmenter sa température et endommager son écosystème.À Paris, ce réseau de froid dessert principalement des bâtiments tertiaires (bureaux, grands magasins, musées, salles de spectacles, etc.).Mais l’idée est de l’étendre à des maisons de retraite, écoles ou crèches.”On a un premier hôpital, celui des Quinze-Vingt, qui vient d’être raccordé. D’ici 2042, le réseau devrait être plus que doublé, avec 245 km de réseaux de distribution (…) pour offrir de nouvelles coques de fraîcheur quand la ville est en surchauffe”, explique Mme Nayral.Pour les particuliers, cela sera “à plus long terme”, en raison des multiples rénovations nécessaires pour raccorder les immeubles d’habitation au réseau.

Vague de chaleur attendue sur la France avec un pic prévu samedi

Les températures vont grimper en France ces prochains jours jusqu’à 38°C localement, une vague de chaleur qui atteindra son pic samedi avant un refroidissement attendu dimanche, a annoncé mercredi Météo-France. Les températures vont progressivement monter jeudi, puis vendredi, et enfin jusqu’à la “journée de samedi qui devrait constituer le pic de cet épisode, notamment sur la région de l’Ouest, avec des valeurs qui seront fréquemment situées entre 34 et 37 voire 38 degrés”, a indiqué François Gourand, prévisionniste au sein de l’établissement public, lors d’une conférence de presse.La nuit de jeudi à vendredi “sera elle-même très chaude sur ces régions de l’Ouest, avec des températures qui souvent ne descendront pas sous les 20 degrés en températures minimales”, phénomène nocturne qui devrait encore s’accentuer la nuit suivante, a-t-il ajouté.Le prévisionniste s’attend ensuite à un “rafraîchissement pour la journée de dimanche qui devrait être assez marqué”, notamment sur l’Ouest, avec une chaleur qui devrait cependant persister à l’Est du pays.Météo-France a déjà placé un certain nombre de départements de l’Ouest et d’Auvergne-Rhône-Alpes en vigilance jaune canicule (“soyez attentifs”) à partir de jeudi midi, mais prévoit d’en placer certains en orange (“soyez très vigilant”) plus tard dans la semaine. – vigilance orange -“On va relever le niveau de vigilance au niveau orange dès vendredi sur une partie de la région allant du Poitou-Charentes à la Bretagne. Il est encore un petit peu tôt pour préciser exactement les départements concernés”, a indiqué Valérie Scavarda, de Météo-France.Ces niveaux de vigilance sont établis non seulement en fonction des températures mais aussi des particularités de chaque département (les populations sont par exemple plus habituées aux forte chaleur dans le Sud) et de critères sanitaires. Cette chaleur est causée par le blocage d’un anticyclone sur la France, situation parfois qualifiée de “blocage en oméga” car la forme des masses d’air sur la carte évoque la lettre grecque. Une dépression d’altitude sur l’Atlantique va faire remonter des masses d’air chaud présentes sur la péninsule ibérique.La situation concerne aussi d’autres pays de l’ouest de l’Europe: “il fait déjà très chaud en Espagne actuellement” et on s’attend “certainement à un coup de chaud assez marqué sur l’Angleterre, notamment pour la journée de samedi”, précise François Gourand.Concernant la France, “ces niveaux de chaleur sont remarquables pour un mois de juin, sans pour autant être inédits”, rappelle Matthieu Sorel, climatologue chez Météo-France.Le pays a déjà connu deux vagues de chaleur notables en juin ces dernières années, l’une en 2019 et une autre, plus précoce, en juin 2022. La France métropolitaine s’est déjà réchauffée d’au moins 1,7°C par rapport à l’ère pré-industrielle, avant la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz, et les pouvoirs publics se préparent à un réchauffement de 4°C d’ici la fin du siècle.Le réchauffement climatique rend les vagues de chaleur plus précoces et tardives, plus fréquentes, plus longues et plus intenses. “La question n’est pas de savoir si nous aurons 50 degrés, mais plutôt quand est-ce que nous aurons 50 degrés en France”, prévient Matthieu Sorel.

Vague de chaleur attendue sur la France avec un pic prévu samedi

Les températures vont grimper en France ces prochains jours jusqu’à 38°C localement, une vague de chaleur qui atteindra son pic samedi avant un refroidissement attendu dimanche, a annoncé mercredi Météo-France. Les températures vont progressivement monter jeudi, puis vendredi, et enfin jusqu’à la “journée de samedi qui devrait constituer le pic de cet épisode, notamment sur la région de l’Ouest, avec des valeurs qui seront fréquemment situées entre 34 et 37 voire 38 degrés”, a indiqué François Gourand, prévisionniste au sein de l’établissement public, lors d’une conférence de presse.La nuit de jeudi à vendredi “sera elle-même très chaude sur ces régions de l’Ouest, avec des températures qui souvent ne descendront pas sous les 20 degrés en températures minimales”, phénomène nocturne qui devrait encore s’accentuer la nuit suivante, a-t-il ajouté.Le prévisionniste s’attend ensuite à un “rafraîchissement pour la journée de dimanche qui devrait être assez marqué”, notamment sur l’Ouest, avec une chaleur qui devrait cependant persister à l’Est du pays.Météo-France a déjà placé un certain nombre de départements de l’Ouest et d’Auvergne-Rhône-Alpes en vigilance jaune canicule (“soyez attentifs”) à partir de jeudi midi, mais prévoit d’en placer certains en orange (“soyez très vigilant”) plus tard dans la semaine. – vigilance orange -“On va relever le niveau de vigilance au niveau orange dès vendredi sur une partie de la région allant du Poitou-Charentes à la Bretagne. Il est encore un petit peu tôt pour préciser exactement les départements concernés”, a indiqué Valérie Scavarda, de Météo-France.Ces niveaux de vigilance sont établis non seulement en fonction des températures mais aussi des particularités de chaque département (les populations sont par exemple plus habituées aux forte chaleur dans le Sud) et de critères sanitaires. Cette chaleur est causée par le blocage d’un anticyclone sur la France, situation parfois qualifiée de “blocage en oméga” car la forme des masses d’air sur la carte évoque la lettre grecque. Une dépression d’altitude sur l’Atlantique va faire remonter des masses d’air chaud présentes sur la péninsule ibérique.La situation concerne aussi d’autres pays de l’ouest de l’Europe: “il fait déjà très chaud en Espagne actuellement” et on s’attend “certainement à un coup de chaud assez marqué sur l’Angleterre, notamment pour la journée de samedi”, précise François Gourand.Concernant la France, “ces niveaux de chaleur sont remarquables pour un mois de juin, sans pour autant être inédits”, rappelle Matthieu Sorel, climatologue chez Météo-France.Le pays a déjà connu deux vagues de chaleur notables en juin ces dernières années, l’une en 2019 et une autre, plus précoce, en juin 2022. La France métropolitaine s’est déjà réchauffée d’au moins 1,7°C par rapport à l’ère pré-industrielle, avant la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz, et les pouvoirs publics se préparent à un réchauffement de 4°C d’ici la fin du siècle.Le réchauffement climatique rend les vagues de chaleur plus précoces et tardives, plus fréquentes, plus longues et plus intenses. “La question n’est pas de savoir si nous aurons 50 degrés, mais plutôt quand est-ce que nous aurons 50 degrés en France”, prévient Matthieu Sorel.

Vague de chaleur attendue sur la France avec un pic prévu samedi

Les températures vont nettement augmenter en France ces prochains jours jusqu’à 38°C localement, une vague de chaleur qui atteindra son pic samedi avant un refroidissement attendu dimanche, a annoncé mercredi Météo-France. Les températures vont progressivement monter jeudi, puis vendredi, et enfin jusqu’à la “journée de samedi qui devrait constituer le pic de cet épisode, notamment sur la région de l’Ouest, avec des valeurs qui seront fréquemment situées entre 34 et 37 voire 38 degrés”, a indiqué François Gourand, prévisionniste au sein de l’établissement public, lors d’une conférence de presse.La nuit de jeudi à vendredi “sera elle-même très chaude sur ces régions de l’Ouest, avec des températures qui souvent ne descendront pas sous les 20 degrés en températures minimales”, phénomène nocturne qui devrait encore s’accentuer la nuit suivante, a-t-il ajouté.Le prévisionniste s’attend ensuite à un “rafraîchissement pour la journée de dimanche qui devrait être assez marqué”, notamment sur l’Ouest, avec une chaleur qui devrait cependant persister à l’Est du pays.Météo-France a déjà placé un certain nombre de départements de l’Ouest et d’Auvergne-Rhône-Alpes en vigilance jaune canicule (“soyez attentifs”) à partir de jeudi midi, mais prévoit d’en placer certains en orange (“soyez très vigilant”) plus tard dans la semaine.”On va relever le niveau de vigilance au niveau orange dès vendredi sur une partie de la région allant du Poitou-Charentes à la Bretagne. Il est encore un petit peu tôt pour préciser exactement les départements concernés”, a indiqué Valérie Scavarda, permanencière pour la prévision chez Météo-France.Cette chaleur est causée par le blocage d’un anticyclone sur la France, situation parfois qualifiée de “blocage en oméga” car la forme des masses d’air sur la carte évoque la lettre grecque. Une dépression d’altitude sur l’Atlantique va faire remonter des masses d’air chaud présents sur la péninsule ibérique.La situation concerne aussi d’autres pays de l’ouest de l’Europe: “il fait déjà très chaud en Espagne actuellement” et on s’attend “certainement à un coup de chaud assez marqué sur l’Angleterre, notamment pour la journée de samedi”, précise François Gourand.

Vague de chaleur attendue sur la France avec un pic prévu samedi

Les températures vont nettement augmenter en France ces prochains jours jusqu’à 38°C localement, une vague de chaleur qui atteindra son pic samedi avant un refroidissement attendu dimanche, a annoncé mercredi Météo-France. Les températures vont progressivement monter jeudi, puis vendredi, et enfin jusqu’à la “journée de samedi qui devrait constituer le pic de cet épisode, notamment sur la région de l’Ouest, avec des valeurs qui seront fréquemment situées entre 34 et 37 voire 38 degrés”, a indiqué François Gourand, prévisionniste au sein de l’établissement public, lors d’une conférence de presse.La nuit de jeudi à vendredi “sera elle-même très chaude sur ces régions de l’Ouest, avec des températures qui souvent ne descendront pas sous les 20 degrés en températures minimales”, phénomène nocturne qui devrait encore s’accentuer la nuit suivante, a-t-il ajouté.Le prévisionniste s’attend ensuite à un “rafraîchissement pour la journée de dimanche qui devrait être assez marqué”, notamment sur l’Ouest, avec une chaleur qui devrait cependant persister à l’Est du pays.Météo-France a déjà placé un certain nombre de départements de l’Ouest et d’Auvergne-Rhône-Alpes en vigilance jaune canicule (“soyez attentifs”) à partir de jeudi midi, mais prévoit d’en placer certains en orange (“soyez très vigilant”) plus tard dans la semaine.”On va relever le niveau de vigilance au niveau orange dès vendredi sur une partie de la région allant du Poitou-Charentes à la Bretagne. Il est encore un petit peu tôt pour préciser exactement les départements concernés”, a indiqué Valérie Scavarda, permanencière pour la prévision chez Météo-France.Cette chaleur est causée par le blocage d’un anticyclone sur la France, situation parfois qualifiée de “blocage en oméga” car la forme des masses d’air sur la carte évoque la lettre grecque. Une dépression d’altitude sur l’Atlantique va faire remonter des masses d’air chaud présents sur la péninsule ibérique.La situation concerne aussi d’autres pays de l’ouest de l’Europe: “il fait déjà très chaud en Espagne actuellement” et on s’attend “certainement à un coup de chaud assez marqué sur l’Angleterre, notamment pour la journée de samedi”, précise François Gourand.

Français détenus en Iran: les proches de Cécile Kohler “terrifiés”

Les proches de Cécile Kohler et de Jacques Paris, Français détenus en Iran, sont “terrifiés” après les frappes israéliennes sur Téhéran, a déclaré mercredi la soeur de Cécile, Noémie Kohler, à l’AFP.”Depuis le 30 mai, on n’a plus aucune nouvelle, plus aucun signe de vie de Jacques et Cécile et les autorités françaises n’arrivent pas non plus à obtenir d’informations”, a déclaré Noémie Kohler, expliquant que l’inquiétude avait grandi après les frappes menées par l’armée israélienne sur l’Iran depuis le 13 juin.”On a vu qu’au moins deux frappes avaient eu lieu à environ 2 kilomètres de l’endroit où ils sont détenus, donc c’est extrêmement proche. On se doute qu’ils ont dû entendre les explosions mais on ne sait pas du tout comment ils vont, on ne sait pas du tout à quel niveau d’information ils ont accès (…) on ne sait pas si les conditions dans la prison se sont détériorées en lien avec la situation, on est absolument dans l’inconnu et on est vraiment terrifiés”,a-t-elle dit.L’armée israélienne dit vouloir, avec ces frappes, empêcher Téhéran d’obtenir la bombe atomique. En riposte, l’Iran a promis de bombarder Israël sans relâche jusqu’à la fin des attaques.”Ce qu’on demande aux autorités françaises, c’est qu’elles pèsent de tout leur poids diplomatique pour faire cesser les bombardements”, a déclaré Noémie Kohler, plaidant pour “l’exfiltration humanitaire” de Cécile Kohler et Jacques Paris car “ils sont en danger de mort imminente”.Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a indiqué devant le Sénat avoir “adressé aux autorités iraniennes comme aux autorités israéliennes des messages les alertant sur la présence dans la prison d’Evin de nos deux compatriotes et sur la nécessité, s’agissant des autorités iraniennes, de les libérer sans délai pour assurer leur sécurité”.Le dernier contact téléphonique remonte au 28 mai, lorsque les parents de Cécile Kohler l’ont eue au téléphone.”Les nouvelles n’étaient déjà pas bonnes à l’époque parce qu’ils sont à bout de force, ils sont désespérés, ils ne croient plus à leur libération, et les autorités iraniennes les maintiennent dans un état de terreur psychologique absolument terrible en leur annonçant un verdict extrêmement sévère et imminent qui n’arrive jamais, donc ils ont toujours cette menace qui pèse au-dessus de leur tête”, a relaté Noémie Kohler.Cécile Kohler, enseignante, et son compagnon, Jacques Paris, que les autorités françaises qualifient “d’otages d’Etat”, ont été arrêtés en mai 2022 pour “espionnage” et sont emprisonnés depuis dans des conditions extrêmement dures, à l’isolement, dans la prison d’Evin de Téhéran.Ils sont officiellement les deux derniers Français détenus en Iran. Olivier Grondeau, qui était détenu depuis octobre 2022, a été libéré en mars.

Fin de vie: opération déminage de Vautrin à Lille devant le secteur des soins palliatifs

La ministre de la Santé Catherine Vautrin a tenté mercredi de rassurer les professionnels de santé, inquiets et en colère, après la proposition de loi sur les soins palliatifs et celle sur la fin de vie, adoptées en première lecture fin mai à l’Assemblée nationale.La ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, invitée à Lille au congrès national de la Société française des soins palliatifs (Sfap) qui fédère quelque 6.000 soignants, infirmiers et médecins, y a souligné “l’importance (de) la lutte pour les soins palliatifs” tout en justifiant “l’aide à mourir”.”J’ai souhaité venir vous retrouver ce matin car je sais que si le diable avait un visage, peut-être serait-ce le mien”, a lancé Mme Vautrin à la tribune.Elle a rappelé les grandes lignes du plan voté pour les soins palliatifs et les crédits consacrés, “un milliard d’euros en dix ans” avec 100 millions d’euros actés pour 2025. Pour 2026 elle a promis de “travailler pour que ces crédits soient sacralisés”, que “tous les départements soient dotés” et que le personnel soit formé.Sur l’aide à mourir, Mme Vautrin a insisté sur la “clause de conscience”: “aucun d’entre vous ne sera obligé de pratiquer l’aide à mourir, c’est un sujet absolument indispensable”.Concernant le “délit d’incitation” à l’aide à mourir, écarté par les députés, et le “délit d’entrave”, retenu lui dans la proposition de loi, les discussions se poursuivent, a assuré Mme Vautrin, admettant que l’absence de délit d’incitation est “effectivement un élément de déséquilibre”. Sur le plan dédié aux soins palliatifs, “on n’a aucun retour sur l’utilisation de ces moyens” a regretté Claire Fourcade, la présidente de la Sfap, après l’intervention de la ministre. Et le texte sur l’aide à mourir “est porteur de beaucoup d’incertitudes et d’inquiétudes” dans le secteur, a rappelé Mme Fourcade. “Ce changement du message collectif va avoir une importance immense”, selon elle.Seul une personne en fin de vie sur deux a accès à des soins palliatifs en France, par manque de structures d’accueil, de personnel et de moyens.La proposition de loi adoptée le 27 mai à l’unanimité en première lecture à l’Assemblée nationale, en parallèle de celle créant un droit à l’aide à mourir, doit améliorer cette prise en charge, notamment en créant un droit opposable: autrement dit, une personne n’ayant pas accès aux soins palliatifs dans un certain délai pourrait saisir la justice administrative pour l’obtenir.Les deux textes sur la fin de vie doivent être examinées en première lecture au Sénat à l’automne.