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Nouvelle-Calédonie: le leader indépendantiste kanak Christian Tein libéré après un an de détention

Le leader indépendantiste kanak Christian Tein a été libéré jeudi par la cour d’appel de Paris après avoir passé un an en détention provisoire en Alsace dans l’enquête sur les émeutes mortelles en Nouvelle-Calédonie au printemps 2024.”Ce dossier vient de rentrer dans l’histoire de la Nouvelle-Calédonie, dans l’histoire de la décolonisation de la Nouvelle-Calédonie et je ne peux que me réjouir qu’enfin des juges aient compris le fond du dossier”, s’est félicité Me François Roux, qui défend M. Tein.Christian Tein, qui comparaissait en visioconférence depuis le centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach (Haut-Rhin), s’est engagé à “répondre aux convocations de la justice” et à vivre chez sa compagne en Alsace.Placé sous contrôle judiciaire, il a interdiction de se rendre en Nouvelle-Calédonie et d’entrer en contact avec d’autres protagonistes du dossier.Élu en août 2024 président du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), le leader indépendantiste a toujours nié avoir appelé à commettre des violences et se présente comme un “prisonnier politique”.Il est le chef de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), une organisation que la justice soupçonne d’être derrière les émeutes qui ont éclaté le 13 mai 2024 en Nouvelle-Calédonie, faisant 14 morts, dont deux gendarmes, et plus de deux milliards d’euros de dégâts.L’avocate générale avait requis son maintien en détention provisoire, “unique moyen d’éviter une concertation frauduleuse” et pour garantir que M. Tein, présenté comme “le commanditaire” ayant diffusé “un mot d’ordre”, réponde aux convocations des juges d’instruction.Pour le deuxième avocat de Christian Tein, Me Florian Medico, au contraire “le dossier est vide” et les trois magistrats instructeurs ont pris la “décision unanime” de le remettre en liberté.”On ne reproche à M. Tein que des discours politiques, militants. Il n’a jamais, jamais appelé à prendre les armes, à la violence, à porter atteinte aux intérêts de l’Etat”, a assuré Me Medico. L’analyse de son téléphone portable n’a révélé aucun “appel à des rassemblements armées, à des violences”, seulement des documents politiques, selon le conseil. – “Boucs-émissaires” -“M. Tein et le FLNKS ont toujours appelé au calme, cherché à maitriser une mobilisation qui les ont dépassés”, a-t-il ajouté. Pour Me Medico, les troubles en Nouvelle-Calédonie étaient le “signe d’une détresse sociale” pour lesquels “on cherche des boucs-émissaires”.”Voir des indépendantistes être traités de terroristes…”, s’est quant à lui désolé Me Roux. Les trois magistrats instructeurs qui enquêtent à Paris sur les émeutes mortelles de 2024 en Nouvelle-Calédonie ont ordonné le 3 juin la remise en liberté sous contrôle judiciaire de M. Tein, quelques jours après un interrogatoire.Ils ont notamment estimé qu’à ce stade de la procédure, il n’était pas démontré que M. Tein ou d’autres mis en examen auraient préparé un attroupement armé ou un groupement violent, avait indiqué à l’AFP une source proche du dossier.Mais le parquet a fait un référé-détention, contraignant le militant à rester incarcéré jusqu’à l’audience de jeudi, à l’issue de laquelle la cour d’appel a donc confirmé la décision des juges.Le ministère public considère au contraire que M. Tein a occupé une place centrale comme commanditaire d’un plan d’actions violentes contre l’État en trois phases visant à déstabiliser les entreprises et commerces, les administrations et services de l’État par la commission de nombreuses exactions contre les biens et les personnes.La cour d’appel a également remis en liberté trois autres militants indépendantistes incarcérés dans l’Hexagone, Dimitri Qenegei, Guillaume Vama, Erwan Waetheane, et confirmé celle d’un quatrième, Steeve Unë.Au cours de l’audience, des militants et des avocats ont évoqué les conditions de leur transfert en avion vers l’Hexagone après leur mise en examen.”Pendant trente heures, notre dignité a été mise plus bas que terre”, a dénoncé, visiblement encore affecté, Steeve Unë, qui comparaissait libre.L’information judiciaire a été ouverte notamment pour complicité de tentatives de meurtres et vols avec arme et destructions en bande organisée à Nouméa, puis dépaysée à Paris en janvier 2025.

Flames and smoke in aftermath of crashed India passenger jet

Thick black plumes of acrid smoke towered high above India’s Ahmedabad airport Thursday after a London-bound passenger jet with 242 people aboard crashed shortly after takeoff.While officials initially said everyone aboard was feared dead, state health official Dhananjay Dwivedi told AFP later that one passenger had survived after the plane smashed into a residential area.Several …

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Décès de Bernard Cassen, cofondateur d’Attac

Le confondateur de l’association altermondialiste Attac et ancien directeur général du Monde Diplomatique, Bernard Cassen, est mort jeudi à 87 ans des suites d’une maladie neurologique, a indiqué sa famille à l’AFP.Bernard Cassen était président d’honneur d’Attac France, une association qu’il avait cofondée en 1998 et présidée jusqu’en 2002.Bernard Cassen a aussi travaillé au quotidien Le Monde en tant que journaliste dès 1967 avant de rejoindre Le Monde Diplomatique en 1973 et d’en devenir directeur général de 1996 à 2008.Il est l’un des fondateurs de l’université de Vincennes, devenue Paris 8, et a été secrétaire général de la Maison de l’Amérique latine à Paris, une institution qui met en avant les échanges culturels entre la France et les pays latino-américains.A travers son engagement altermondialiste, Bernard Cassen a été l’un des architectes de la création du Forum social mondial dont la première édition s’est tenue à Porte Alegre au Brésil en 2001, en miroir au forum économique mondial annuel à Davos en Suisse qui rassemble de puissants chefs d’entreprises et dirigeants politiques chaque mois de janvier.”Cet homme a ramené au combat des dizaine de milliers de consciences dégoutées par l’état de la gauche vautrée dans le néolibéralisme”, a réagi Jean-Luc Mélenchon dans un post sur X, voyant en M. Cassen “une des hautes figures fondatrices de l’altermondialisme et du +non de gauche+ au traité européen de 2005″.”Il a porté une critique frontale du capitalisme financier, à l’heure où les élites se réjouissaient d’une mondialisation heureuse pourtant déjà si violente”, a également posté sur X la députée insoumise de Seine-Saint-Denis Aurélie Trouvé.Les principaux domaines d’écriture de Bernard Cassen ont porté sur le protectionnisme, l’Europe, la critique antilibérale, et l’Amérique latine.Né à Paris en 1937, Bernard Cassen a été reçu premier à son agrégation d’anglais et était père de trois filles.Ses cendres seront dispersées au cimetière du Père Lachaise lors d’une cérémonie ouverte au public, ont indiqué ses proches, sans que la date exacte ne soit connue pour l’heure.Un hommage à la Maison de l’Amérique latine se tiendra aussi à la rentrée, ont précisé ses proches.

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Trump assure qu’il va mettre fin à la politique en faveur des voitures électriques en Californie

Le président américain Donald Trump a assuré jeudi qu’il allait mettre fin à la politique ambitieuse en faveur des voitures électriques de la Californie, un Etat démocrate érigé en épouvantail.”Nous sauvons officiellement l’industrie automobile américaine de la destruction”, a déclaré le chef de l’Etat, lors d’un évènement organisé à la Maison Blanche.Il doit signer à cette occasion, selon ses services, une résolution votée par le Congrès en mai, destinée à empêcher la Californie d’interdire la vente de véhicules thermiques neufs en 2035.Au moment du vote au Congrès, les autorités californiennes avaient assuré qu’elles saisiraient la justice dès que le président signera le texte qui s’attaque au dispositif dérogatoire dont bénéficie l’Etat le plus peuplé du pays.La signature du président faisait peu de doute: le milliardaire républicain, climatosceptique notoire, a fait campagne en 2024 sur sa volonté de forer du pétrole à tout-va. Il a aussi déjà abandonné l’objectif fixé par son prédécesseur démocrate Joe Biden de vendre 50% de voitures électriques aux Etats-Unis d’ici 2030.Sous l’impulsion du gouverneur démocrate Gavin Newsom, le parlement de Californie avait légiféré en 2022 pour imposer que tous les véhicules neufs vendus dans l’Etat soient à “zéro émission” polluante à partir de 2035.Une ambition partagée par une dizaine d’autres Etats démocrates, mais contestée par le président Donald Trump et son Parti républicain qui dénoncent ce qu’ils estiment être un diktat pour l’ensemble des Etats-Unis.La Californie compte le plus grand nombre de voitures électriques du pays et bénéficie depuis plus d’un demi-siècle de dérogations qui lui permettent de fixer des normes environnementales plus strictes que la législation fédérale.L’Etat de l’Ouest américain a ainsi poussé de longue date les constructeurs automobiles à fabriquer des voitures respectant ses normes d’émission et vendues partout aux Etats-Unis. 

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Plastique: le gouvernement présente un plan de réduction de la pollution plastique

Le gouvernement français a présenté jeudi son nouveau plan contre la pollution plastique, pour redonner de l’élan à l’industrie du réemploi et du recyclage, alors que le retard de la France sur les objectifs européens lui coûte 1,6 milliard d’euros par an.L’Europe a fixé un objectif de recyclage du plastique de 50% en 2025 et 55% en 2030, mais “la France n’est actuellement qu’à 26% et ce taux progresse trop lentement” (+1% en moyenne chaque année), explique le ministère de la Transition écologique en présentant son “plan plastique 2025-2030” en marge du sommet de l’ONU sur les océans à Nice.Résultat, “la France doit chaque année verser à l’Europe plus de 1,6 milliard d’euros pour les 1,9 million de tonnes d’emballages plastiques non recyclés”, souligne le ministère.Pour y remédier, l’Etat français entend montrer l’exemple: il “mettra fin à l’achat de bouteilles et d’emballage pour boisson contenant du plastique d’ici 2026”.Quant à la stratégie engagée en 2022 pour réduire, réemployer et recycler les emballages à usage unique, elle est en cours de révision et “ses ambitions seront renforcées” dans un décret fin 2025, écrit le ministère.Le nouveau plan prévoit notamment “un dispositif de réemploi mutualisé pour les emballages alimentaires en grandes surfaces” à partir de 2026, sur la base d’expérimentations en cours dans l’Ouest et le Nord de la France, et “un soutien financier”, non chiffré, pour “l’innovation et le développement d’emballages réemployables”.Il vise aussi à “l’instauration d’une prime à l’incorporation de plastiques recyclés dans les produits”, un “mécanisme de bonus/malus” pour réduire le coût des emballages recyclables, et d’autres aides pour “développer l’industrie du recyclage et créer des emplois”.Ces aides seront financées “à partir de l’éco-contribution prélevée” sur les produits mis sur le marché, précise le ministère.L’éco-contribution, qui représente 1,6 milliard d’euros par an, a financé en priorité jusqu’ici la collecte et le tri mais, depuis la loi Agec sur l’économie circulaire, “on renforce l’attribution des moyens au réemploi et au recyclage” et “c’est l’objet du plan que de poursuivre ce mouvement”, ajoute-t-il.La France demandera à Bruxelles une “évolution du droit européen” pour soumettre les produits importés “aux mêmes exigences environnementales”.Les communes le long du littoral vont par ailleurs être incitées à signer une charte “plages sans déchets plastique”, prévoyant une quinzaine de gestes concrets pour limiter les plastiques au quotidien: sensibilisation des enfants aux bons gestes, accompagnement des acteurs du tourisme, organisation de ramassages de déchets, faciliter l’accès à l’eau potable, lancement de consigne sur les contenants alimentaires… 111 collectivités l’ont déjà signée.La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a aussi annoncé mettre en consultation “dans les prochains jours” un décret sur les filtres à microplastiques sur les lave-linge pour retenir les milliards de microplastiques textiles relâchés par les machines à laver qui contaminent ensuite l’ensemble de la chaîne alimentaire dans les cours d’eau et les océans. 

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Les peuples du Pacifique, sentinelles et porte-voix d’un océan menacé

“Nous vivons votre futur!” En première ligne face aux menaces environnementales, les îles du Pacifique ont rompu le ronronnement consensuel du sommet de Nice en appelant les pays riches à enfin mettre en pratique leurs discours sur la protection des océans.”Parfois, nous avons l’impression que ces conférences ne sont qu’une perte de temps et que nous voyageons si loin pour pas grand-chose”, a avoué mardi Surangel Whipps Jr., président des Palaos, lors d’une conférence de presse.Le dirigeant, au visage impassible, de cet archipel de 340 îles et 21.000 habitants a parcouru plus de 12.000 km pour rejoindre la Côte d’Azur, où il a été l’un des premiers à mettre les dirigeants des pays riches face à leurs contradictions. “Si vous voulez vraiment protéger les océans, prouvez-le”, a-t-il lancé à l’ouverture de la conférence des Nations Unies sur les océans (Unoc), en appelant les États développés à mettre la main à la poche.Côtes menacées de submersion marine, plages étouffés par des marées de plastique, coraux blanchis par la montée des températures, eaux poissonneuses pillées et fonds marins menacés par l’exploitation minière… “Nous vivons une situation d’urgence climatique. Et nous y sommes confrontés tous les jours”, a décrit Ralph Regenvanu, ministre de l’Environnement du Vanuatu, archipel de 83 îles volcaniques (320.000 habitants).”Nous vivons votre avenir. Si vous pensez être en sécurité, vous ne l’êtes pas”, a-t-il prévenu.- “De l’argent et encore de l’argent” -Pour faire face à ces désastres environnementaux, “nous devons nous adapter pour protéger nos océans contre d’autres dommages, et cela signifie tout simplement: de l’argent et encore de l’argent”, a souligné M. Whipps. Or, “l’écart entre ce dont nous avons besoin et ce qui est disponible se creuse de façon dramatique”, a-t-il pointé.Les nations insulaires sont “des colosses avec des épaules gigantesques et des tout petits pieds”, a appuyé Moetai Brotherson, président de la Polynésie française (118 îles, 300.000 habitants): “nous représentons moins de 0,1% du PIB mondial”, réparti sur un tiers de la surface du globe.Les 100 milliards de dollars d’aide, évoqués par le Costa-Rica avant la conférence de Nice, ne se sont pas matérialisés. Privés de ressources, les peuples du Pacifique ne peuvent même pas compter sur une action climatique déterminée des pays riches car “trop peu de choses sont faites et trop lentement”, a rappelé Hilda C. Heine, présidente des îles Marshall (42.000 habitants sur 29 atolls).”Notre sécurité dépend de l’action climatique et, sans action climatique, nous n’avons pas de sécurité”, a abondé M. Regenvanu, dont le pays a saisi la justice internationale pour contraindre les États développés à réduire leurs émissions de CO2.- “seuls au monde”-Les énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole), principales responsables du réchauffement climatique, ont été les grandes absentes du sommet de Nice: introuvables dans le projet de déclaration finale, à peine évoquées en conférence de presse.”C’est la principale cause de la détérioration des océans, et nous n’en parlons pas assez”, a regretté le ministre Regenvanu, en appelant la France à pousser pour une action plus ambitieuse en matière de réduction des émissions de CO2 en Europe.”Parfois, on se sent seuls au monde”, a confié à l’AFP Taivini Teai, ministre de l’Environnement de Polynésie. “Mais on doit se serrer les coudes et faire entendre aux pays industrialisés que c’est maintenant qu’il faut réagir.”En créant la plus grande aire marine protégée du monde, la Polynésie a montré l’exemple et largement surpassé les minces efforts de la France hexagonale en la matière.Samoa a en outre annoncé cette semaine la création de neuf nouvelles aires marines protégeant 30% de ses eaux tandis que le Vanuatu et les Îles Salomon ont dévoilé un projet de parc marin commun gigantesque reliant les nations voisines du Pacifique, qui s’étendrait à  terme sur 6 millions de km2.”Cela en dit long sur la manière dont nous nous présentons à ces (conférences): en agissant, et pas seulement en parlant”, a taclé Sivendra Michael, ministre de l’Environnement des Fidji (322 îles, 900.000 habitants). 

Surveillante tuée: vers la mise en examen du collégien, minute de silence dans les établissements

Le collège de Nogent (Haute-Marne), comme des établissements scolaires de toute la France, a observé jeudi midi une minute de silence en hommage à sa surveillante tuée mardi, tandis que l’adolescent auteur des coups de couteau doit être mis en examen.Le parquet a requis la mise en examen de ce collégien de 14 ans pour “meurtre d’une personne chargée de mission de service public” ainsi que pour “violences volontaires ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours” contre un gendarme blessé lors de son interpellation, a annoncé dans un communiqué le procureur de Dijon, Olivier Caracotch.Son placement en détention provisoire a également été requis.Du fait de sa minorité, le suspect encourt une peine de 20 ans de réclusion criminelle au lieu d’une peine de prison à perpétuité. Il est présenté jeudi à un juge d’instruction de Dijon à l’issue de deux jours de garde à vue.Le collège Françoise-Dolto de Nogent a rouvert ses portes jeudi matin, mais seules quelques dizaines d’élèves y sont retournés en matinée, a constaté l’AFP sur place.Ils y ont respecté à midi une minute de silence en mémoire de Mélanie, la surveillante de 31 ans poignardée, un hommage demandé par la ministre de l’Education Elisabeth Borne dans tous les établissements scolaires du pays.Thomas, 16 ans, un élève dans la classe de 3e du meurtrier, qui a assisté à la minute de silence de son collège, se souvient d’une surveillante “gentille et adorable”, “une belle personne”. Concernant l’auteur des faits, il parle d’un garçon “plutôt sympa” mais qui “des fois, (n’)avait pas le moral”.Ce temps de recueillement marque “l’expression collective de notre refus absolu de toute forme de violence et de notre détermination à soutenir ensemble, plus que jamais, notre école et ceux qui la font”, a déclaré jeudi Mme Borne.- “Désinhibition de la violence” -Le président de la République Emmanuel Macron a déploré jeudi en Conseil des ministres une “désinhibition de la violence (…) pour laquelle il va falloir évidemment apporter des solutions”, a rapporté la porte-parole du gouvernement Sophie Primas.”Face à la tristesse, à l’indignation, au choc que nous partageons, nous devons porter haut nos valeurs humanistes, notre fraternité, notre attention à chacune et chacun”, a écrit la proviseure d’un lycée parisien dans un message destiné à l’ensemble de sa communauté scolaire consulté par l’AFP.”On voit l’état psychologique de nos élèves se dégrader d’année en année”, alerte Chloé Juvin, 27 ans, surveillante dans un collège de Rennes. “On est multi-casquette, on fait un peu l’infirmière, un peu le psy, en fait on est la première ligne qu’ils trouvent”, souligne une de ses collègues, Clémentine Bidaud, 29 ans.Pendant sa garde à vue, le collégien de 14 ans a dit vouloir tuer une surveillante, “n’importe laquelle”, a rapporté mercredi le procureur de Chaumont Denis Devallois, dressant le portrait glaçant d’un adolescent “fasciné par la violence” et “en perte de repères”.Il avait été interpellé mardi juste après les faits, lors d’un contrôle inopiné des sacs des élèves par des gendarmes devant son établissement.- Besoin d’expertises -Le suspect ne présente “aucun signe évoquant un possible trouble mental”, avait aussi souligné M. Duvallois.Antoine Chateau, l’avocat de l’adolescent, a dit dans un communiqué transmis jeudi à l’AFP se dissocier “de certaines affirmations faites” par le procureur de Chaumont.Me Chateau dit avoir “pris note qu’il y aurait des expertises psychologiques et psychiatriques en cours de procédure”, et rappelle “qu’il est d’usage de faire procéder aux expertises au plus tôt de l’enquête”.Le drame de Nogent a eu un énorme retentissement dans les sphères éducatives et politiques.Au-delà de l’interdiction immédiate de la vente de couteaux aux mineurs, et “l’expérimentation” de portiques de sécurité voulue par le Premier ministre François Bayrou, le camp présidentiel et la gauche préviennent que la réponse est multiple et qu’il n’y a pas de “solution magique”. La droite, elle, insiste sur “la sanction”.Les proches de la victime ont annoncé une marche blanche au départ du collège de Nogent, vendredi à 18H00.bur-sl-ved-lv-kau-bj/etb/ale

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Gaza: la société d’armement Eurolinks visée par une plainte pour complicité de crimes contre l’humanité

La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) a déposé plainte mercredi avec constitution de partie civile contre l’entreprise française d’armement Eurolinks et une entreprise israélienne, notamment pour complicité de crimes contre l’humanité et complicité de génocide, a indiqué jeudi la LDH.La plainte, qui porte aussi sur une complicité présumée de crimes de guerre, vise l’entreprise Eurolinks, basée à Marseille, et l’entreprise israélienne IMI Systems.La première fournit des composants militaires, des maillons pour fusils mitrailleurs, à la seconde, filiale d’Elbit Systems “connue pour être la plus grande entreprise d’armement d’Israël”, selon la plainte, annoncée par Le Monde et Radio France, et que l’AFP a pu consulter.”L’implication des armes de l’entreprise Elbit Systems dans les violations commises par Israël dans la bande de Gaza a été formellement identifiée à de multiples reprises”, affirme la plainte.Jointe par l’AFP, Eurolinks a indiqué qu’elle “ne communiquera pas” concernant cette plainte.Selon l’avocat de la LDH, Me Emmanuel Daoud, “cette plainte devrait permettre aussi d’établir les responsabilités ou pas au sens de la loi pénale des membres de la commission” interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre, “qui délivre les licences d’exportation”. Les membres de cette commission “devront répondre de ces autorisations d’exportation vers l’Etat d’Israël alors que depuis novembre 2023 (…) on sait que l’armée israélienne viole le droit international humanitaire”, a-t-il indiqué à l’AFP.”Les questions que pose cette plainte pointent aussi la responsabilité du ministre de la Défense, Sébastien Lecornu”, a-t-il poursuivi. Le ministre avait assuré vendredi que la France ne vendait pas d’armes à Israël, mais des “composants” destinés au “Dôme de Fer”, l’un des systèmes de défense israélien, ou des “éléments pour la réexportation”. La LDH a expliqué avoir déposé cette plainte avec constitution de partie civile, qui entraîne quasi automatiquement la saisie d’un juge d’instruction, car la France “est liée au point de vue du droit international par le traité sur le commerce des armes du 2 avril 2013”. Elle est aussi engagée “par la position commune du Conseil de l’Union Européenne du 8 décembre 2008”. “Il est indiqué qu’il faut absolument vérifier que l’exportation d’armes se fasse dans le respect des droits humains dans le pays de destination finale”, souligne la présidente de l’organisation, Nathalie Tehio, auprès de l’AFP. La semaine dernière, les dockers CGT du port de Marseille-Fos avaient refusé de charger trois conteneurs remplis de composants militaires destinés à Israël, dont un conteneur avec des pièces pour fusils mitrailleurs fabriquées par Eurolinks, afin de ne pas “participer au génocide en cours orchestré par le gouvernement israélien”. 

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Plastique: le gouvernement veut pousser l’industrie du réemploi et du recyclage

Le gouvernement français a présenté jeudi son nouveau plan contre la pollution plastique, pour redonner de l’élan à l’industrie du réemploi et du recyclage alors que le retard de la France sur les objectifs européens lui coûte 1,6 milliard d’euros par an.L’Europe a fixé un objectif de recyclage du plastique de 50% en 2025 et 55% en 2030, mais “la France n’est actuellement qu’à 26% et ce taux progresse trop lentement” (+1% en moyenne chaque année), explique le ministère de la Transition écologique en présentant son “plan plastique 2025-2030” en marge du sommet de l’ONU sur les océans à Nice.Résultat, “la France doit chaque année verser à l’Europe plus de 1,6 milliard d’euros pour les 1,9 million de tonnes d’emballages plastiques non recyclés”, souligne le ministère.Pour y remédier, l’Etat français entend montrer l’exemple: il “mettra fin à l’achat de bouteilles et d’emballage pour boisson contenant du plastique d’ici 2026”.Quant à la stratégie engagée en 2022 pour réduire, réemployer et recycler les emballages à usage unique, elle est en cours de révision et “ses ambitions seront renforcées” dans un décret fin 2025, écrit le ministère.Ce décret devrait définir le lancement d’une consigne des bouteilles plastique, réclamée par le président Emmanuel Macron et encore mercredi par Citeo, l’éco-organisme qui gère la collecte et le tri des ordures ménagères en France, mais vivement contestée par les collectivités locales qui financent les centres de tri.Le nouveau plan prévoit notamment “un dispositif de réemploi mutualisé pour les emballages alimentaires en grandes surfaces” à partir de 2026, sur la base d’expérimentations en cours dans l’Ouest et le Nord de la France, et “un soutien financier”, non chiffré, pour “l’innovation et le développement d’emballages réemployables”.Il vise aussi à “l’instauration d’une prime à l’incorporation de plastiques recyclés dans les produits”, un “mécanisme de bonus/malus” pour réduire le coût des emballages recyclables, et d’autres aides pour “développer l’industrie du recyclage et créer des emplois”.Ces aides seront financées “à partir de l’éco-contribution prélevée” sur les produits mis sur le marché, précise le ministère.L’éco-contribution, qui représente 1,6 milliard d’euros par an, a financé en priorité jusqu’ici la collecte et le tri mais, depuis la loi Agec sur l’économie circulaire, “on renforce l’attribution des moyens au réemploi et au recyclage” et “c’est l’objet du plan que de poursuivre ce mouvement”, ajoute-t-il.Enfin, la France demandera à Bruxelles une “évolution du droit européen” pour soumettre les produits importés “aux mêmes exigences environnementales”.

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122 million forcibly displaced worldwide ‘untenably high’: UN

The number of people forcibly displaced from their homes worldwide has dropped slightly from a record peak but remains “untenably high”, the United Nations said Thursday.A record 123.2 million people worldwide were forcibly displaced from their homes at the end of 2024, said UNHCR, the UN refugee agency.But that figure dropped to 122.1 million by …

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