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Le Sri Lanka compte sept millions de singes selon un recensement

Le Sri Lanka compte plus de sept millions de singes, selon un recensement inédit de la faune sauvage, ont annoncé jeudi les autorités, quelques jours après une polémique à son sujet. Le directeur général de l’Institut de recherche et de formation agrarienne (ARTI), A. L. Sandika, a affirmé que ces données correspondaient à une étude menée “il y a quelques années”, sans donner plus de détails. “Au départ, nous avons rencontré des problèmes avec les données sur les singes. Nous avons dû les vérifier à nouveau pour arriver à ce résultat final,” a déclaré jeudi M. Sandika à la presse à Colombo. Le ministre adjoint de l’Environnement, Anton Jayakodi avait affirmé la semaine dernière que le recensement effectué le 15 mars dernier, le premier de ce type, avait donné lieu à des chiffres qui semblaient irréalistes et nécessitant d’être revus. Les autorités laissaient entendre que les exploitants agricoles, en colère contre ces animaux qu’ils accusent de détruire leurs récoltes, avaient gonflé les chiffres pour exagérer le problème. Près de 40.000 fonctionnaires avaient été mobilisés dans toute l’île pour compter les sangliers sauvages, les paons, les singes et les loris —un petit mammifère primate – à proximité des fermes et des maisons pendant cinq minutes.La mesure visait à élaborer un plan national pour gérer les animaux sauvages nuisibles.Les divagations de la faune sauvage et leur impact suscitent régulièrement la polémique au Sri Lanka.Un député de l’opposition, Nalin Bandara, a ainsi qualifié le récent recensement de “gâchis complet”, regrettant que les nuisibles nocturnes ou les éléphants en soient exclus.Selon les estimations officielles, près d’un tiers des récoltes du pays sont mangées ou détruites par la faune sauvage, dont les éléphants, protégés par la loi et considérés comme sacrés au Sri Lanka.Les éléphants font partie du peloton de tête des espèces animales destructrices et sont à l’origine de nombreux conflits avec les humains.De 2015 à 2024, un total de 1.195 personnes et 3.484 éléphants ont été tués dans tout le pays lors de ces incidents, selon des statistiques publiées en février.Ils n’ont pas été inclus dans le recensement de mars.

Plastique: la France lance un plan pour perdre son bonnet d’âne européen en matière de recyclage

La France a mis à profit le sommet de l’ONU sur les océans à Nice pour présenter un plan contre la pollution plastique, dans l’espoir de perdre enfin son bonnet d’âne européen en matière de recyclage qui lui coûte 1,6 milliard d’euros de pénalités chaque année.L’Europe a fixé un objectif de recyclage du plastique de 50% en 2025 et 55% en 2030, mais “la France n’est actuellement qu’à 26% et ce taux progresse trop lentement” (+1% en moyenne chaque année), a expliqué le ministère de la Transition écologique en présentant son “plan plastique 2025-2030″.”La France est un mauvais élève en matière de recyclage plastique: elle est 26e sur 27 États membres et elle peut certainement faire beaucoup mieux” a souligné la ministre Agnès Pannier-Runacher à Nice.Résultat, “la France doit chaque année verser à l’Europe plus de 1,6 milliard d’euros pour les 1,9 million de tonnes d’emballages plastiques non recyclés”.Au total, le pays produit 4,5 millions de tonnes de déchets plastique chaque année, soit 70 kg par an et par habitant.- montrer l’exemple -Pour inverser la tendance, l’État français entend d’abord montrer l’exemple: il “mettra fin à l’achat de bouteilles et d’emballage pour boisson contenant du plastique d’ici 2026”.Quant à la stratégie des 3R engagée en 2022 pour “réduire, réemployer et recycler” les emballages à usage unique, “ses ambitions seront renforcées” dans un décret fin 2025, selon le ministère.L’option d’instaurer une consigne sur les bouteilles de plastique et les canettes d’aluminium, demandée samedi par Emmanuel Macron, soutenue publiquement mardi par l’éco-organisme qui organise la gestion des ordures ménagères, Citeo, mais vivement contestée par les collectivités locales, n’apparaît pas dans le plan. Celui-ci prévoit “un dispositif de réemploi mutualisé pour les emballages alimentaires en grandes surfaces” à partir de 2026, sur la base d’expérimentations lancées jeudi dans l’Ouest et le Nord de la France, et “un soutien financier”, non chiffré, pour “l’innovation et le développement d’emballages réemployables”.Il vise aussi à “l’instauration d’une prime à l’incorporation de plastiques recyclés dans les produits”, un “mécanisme de bonus/malus” pour réduire le taux des emballages non recyclables (35% actuellement), et d’autres aides pour “développer l’industrie du recyclage et créer des emplois”.- “plages sans déchets plastiques” -La France demandera aussi à Bruxelles une “évolution du droit européen” pour soumettre les produits importés “aux mêmes exigences environnementales”.Côté gestion des déchets, les règles de tri et couleurs des bacs seront “harmonisées d’ici 2027”.Les communes du littoral vont être incitées à signer une charte “plages sans déchets plastique”, faisant la promotion d’une quinzaine de gestes concrets: accompagnement des acteurs du tourisme, campagnes de ramassage de déchets, facilitation de l’accès à l’eau potable, consignes de contenants alimentaires… 111 collectivités l’ont déjà signée.Dans la foulée, la ministre a annoncé mettre en consultation “dans les prochains jours” un décret sur les filtres à microplastiques dans les lave-linge.L’association Amorce, qui regroupe les collectivités locales chargées notamment de l’organisation de la collecte des déchets, a salué le fait “que le gouvernement n’ait pas retenu le dispositif de fausse consigne sur les bouteilles plastiques porté par les multinationales de l’eau et des boissons”, dont les “seuls objectifs réels” étaient de “poursuivre le développement de milliards de bouteilles plastique jetables”. Amorce demande “la fixation d’objectifs contraignants de réduction et de recyclage”.De leur côté, les ONG Zero Waste France et Surfrider ont “regretté” un plan gouvernemental “bien en deçà des enjeux” qui pèsent sur “l’engrenage de la pollution plastique”, car il ne comprend “ni objectifs concrets, ni calendrier, ni budget”. Le plan est “trop centré sur le recyclage et passe à côté de l’essentiel: la réduction à la source”, relève Surfrider.Sur le plan international néanmoins, la France fait partie des 95 pays qui ont appelé mardi à l’adoption d’un traité international ambitieux qui restreigne la production mondiale de plastique, à l’approche de nouvelles négociations prévues en août sous l’égide de l’Onu.De 2 millions de tonnes en 1950 la production a gonflé à 413,8 millions en 2023, les plastiques représentant plus de 80% des déchets aquatiques identifiés, selon le baromètre sur l’état de l’océan Starfish.

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Plastique: la France lance un plan pour perdre son bonnet d’âne européen en matière de recyclage

La France a mis à profit le sommet de l’ONU sur les océans à Nice pour présenter un plan contre la pollution plastique, dans l’espoir de perdre enfin son bonnet d’âne européen en matière de recyclage qui lui coûte 1,6 milliard d’euros de pénalités chaque année.L’Europe a fixé un objectif de recyclage du plastique de 50% en 2025 et 55% en 2030, mais “la France n’est actuellement qu’à 26% et ce taux progresse trop lentement” (+1% en moyenne chaque année), a expliqué le ministère de la Transition écologique en présentant son “plan plastique 2025-2030″.”La France est un mauvais élève en matière de recyclage plastique: elle est 26e sur 27 États membres et elle peut certainement faire beaucoup mieux” a souligné la ministre Agnès Pannier-Runacher à Nice.Résultat, “la France doit chaque année verser à l’Europe plus de 1,6 milliard d’euros pour les 1,9 million de tonnes d’emballages plastiques non recyclés”.Au total, le pays produit 4,5 millions de tonnes de déchets plastique chaque année, soit 70 kg par an et par habitant.- montrer l’exemple -Pour inverser la tendance, l’État français entend d’abord montrer l’exemple: il “mettra fin à l’achat de bouteilles et d’emballage pour boisson contenant du plastique d’ici 2026”.Quant à la stratégie des 3R engagée en 2022 pour “réduire, réemployer et recycler” les emballages à usage unique, “ses ambitions seront renforcées” dans un décret fin 2025, selon le ministère.L’option d’instaurer une consigne sur les bouteilles de plastique et les canettes d’aluminium, demandée samedi par Emmanuel Macron, soutenue publiquement mardi par l’éco-organisme qui organise la gestion des ordures ménagères, Citeo, mais vivement contestée par les collectivités locales, n’apparaît pas dans le plan. Celui-ci prévoit “un dispositif de réemploi mutualisé pour les emballages alimentaires en grandes surfaces” à partir de 2026, sur la base d’expérimentations lancées jeudi dans l’Ouest et le Nord de la France, et “un soutien financier”, non chiffré, pour “l’innovation et le développement d’emballages réemployables”.Il vise aussi à “l’instauration d’une prime à l’incorporation de plastiques recyclés dans les produits”, un “mécanisme de bonus/malus” pour réduire le taux des emballages non recyclables (35% actuellement), et d’autres aides pour “développer l’industrie du recyclage et créer des emplois”.- “plages sans déchets plastiques” -La France demandera aussi à Bruxelles une “évolution du droit européen” pour soumettre les produits importés “aux mêmes exigences environnementales”.Côté gestion des déchets, les règles de tri et couleurs des bacs seront “harmonisées d’ici 2027”.Les communes du littoral vont être incitées à signer une charte “plages sans déchets plastique”, faisant la promotion d’une quinzaine de gestes concrets: accompagnement des acteurs du tourisme, campagnes de ramassage de déchets, facilitation de l’accès à l’eau potable, consignes de contenants alimentaires… 111 collectivités l’ont déjà signée.Dans la foulée, la ministre a annoncé mettre en consultation “dans les prochains jours” un décret sur les filtres à microplastiques dans les lave-linge.L’association Amorce, qui regroupe les collectivités locales chargées notamment de l’organisation de la collecte des déchets, a salué le fait “que le gouvernement n’ait pas retenu le dispositif de fausse consigne sur les bouteilles plastiques porté par les multinationales de l’eau et des boissons”, dont les “seuls objectifs réels” étaient de “poursuivre le développement de milliards de bouteilles plastique jetables”. Amorce demande “la fixation d’objectifs contraignants de réduction et de recyclage”.De leur côté, les ONG Zero Waste France et Surfrider ont “regretté” un plan gouvernemental “bien en deçà des enjeux” qui pèsent sur “l’engrenage de la pollution plastique”, car il ne comprend “ni objectifs concrets, ni calendrier, ni budget”. Le plan est “trop centré sur le recyclage et passe à côté de l’essentiel: la réduction à la source”, relève Surfrider.Sur le plan international néanmoins, la France fait partie des 95 pays qui ont appelé mardi à l’adoption d’un traité international ambitieux qui restreigne la production mondiale de plastique, à l’approche de nouvelles négociations prévues en août sous l’égide de l’Onu.De 2 millions de tonnes en 1950 la production a gonflé à 413,8 millions en 2023, les plastiques représentant plus de 80% des déchets aquatiques identifiés, selon le baromètre sur l’état de l’océan Starfish.

Surveillante tuée à Nogent: le collégien mis en examen pour meurtre

Quentin G., le collégien de 14 ans qui a poignardé à mort mardi une surveillante de son établissement à Nogent (Haute-Marne), a été mis en examen jeudi pour meurtre et placé en détention provisoire.Il a été mis en examen pour “meurtre sur une personne chargée d’une mission de service public”, une circonstance aggravante, et placé sous le statut de témoin assisté pour des “violences aggravées” sur un gendarme lors de son interpellation immédiatement après les faits, a annoncé le procureur de Dijon, Olivier Caracotch, dans un communiqué.Un juge des libertés et de la détention a ensuite décidé de le placer en détention provisoire “dans le quartier pour mineurs d’une maison d’arrêt”, a ajouté le procureur de Dijon.Devant le juge d’instruction, Quentin G. a “confirmé les déclarations qu’il avait faites lors de sa garde à vue”, selon la même source.L’adolescent avait dit en garde à vue qu’il avait voulu tuer une surveillante, “n’importe laquelle”, avait rapporté mercredi le procureur de Chaumont Denis Devallois, dressant le portrait glaçant d’un adolescent “sans compassion”, “fasciné par la violence” et “en perte de repères”, mais sans “aucun signe évoquant un possible trouble mental”.Antoine Chateau, l’avocat de Quentin G., a dit dans un communiqué transmis jeudi à l’AFP se dissocier “de certaines affirmations faites” par le procureur de Chaumont, en insistant sur la nécessité de mener à bien des expertises psychologiques et psychiatriques “au plus tôt de l’enquête”.Du fait de sa minorité, le mis en cause encourt une peine de 20 ans de réclusion criminelle au lieu d’une peine de prison à perpétuité.Il avait été interpellé mardi juste après les faits, lors d’un contrôle inopiné des sacs des élèves par des gendarmes devant son établissement.- Minute de silence – Après deux jours de fermeture, le collège Françoise-Dolto de Nogent a rouvert ses portes jeudi, mais seulement quelques dizaines d’élèves sont revenus si rapidement après le drame, a constaté l’AFP sur place.Ils ont observé une minute de silence à midi, comme des établissements scolaires de toute la France, en hommage à Mélanie, la victime qui était âgée de 31 ans.Thomas, 16 ans, un élève dans la même classe de 3e que Quentin G., qui a assisté à la minute de silence à Nogent, se souvient d’une surveillante “gentille et adorable”, “une belle personne”. Concernant l’auteur des faits, il parle d’un garçon “plutôt sympa” mais qui “des fois, (n’)avait pas le moral”.Ce temps de recueillement marque “l’expression collective de notre refus absolu de toute forme de violence et de notre détermination à soutenir ensemble, plus que jamais, notre école et ceux qui la font”, a déclaré jeudi la ministre de l’Education nationale Elisabeth Borne.- Marche blanche vendredi -Le président de la République Emmanuel Macron a déploré jeudi en Conseil des ministres une “désinhibition de la violence (…) pour laquelle il va falloir évidemment apporter des solutions”, a rapporté la porte-parole du gouvernement Sophie Primas.”Face à la tristesse, à l’indignation, au choc que nous partageons, nous devons porter haut nos valeurs humanistes, notre fraternité, notre attention à chacune et chacun”, a écrit la proviseure d’un lycée parisien dans un message destiné à l’ensemble de sa communauté scolaire consulté par l’AFP.”On voit l’état psychologique de nos élèves se dégrader d’année en année”, a alerté jeudi Chloé Juvin, 27 ans, surveillante dans un collège de Rennes interrogée par l’AFP.”On est multi-casquette, on fait un peu l’infirmière, un peu le psy, en fait on est la première ligne qu’ils trouvent”, a estimé l’une de ses collègues, Clémentine Bidaud, 29 ans.Le drame de Nogent a eu un énorme retentissement dans les sphères éducatives et politiques.Au-delà de l’interdiction immédiate de la vente de couteaux aux mineurs, et “l’expérimentation” de portiques de sécurité voulue par le Premier ministre François Bayrou, le camp présidentiel et la gauche préviennent que la réponse est multiple et qu’il n’y a pas de “solution magique”. La droite, elle, insiste sur “la sanction”.Les proches de la victime ont annoncé une marche blanche au départ du collège de Nogent, vendredi à 18H00.bur-lv-kau-bj-lg/etb/vk

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Trump ouvre un nouveau front avec la Californie, au nom des voitures thermiques

Le président américain Donald Trump a signé jeudi une résolution pour mettre fin à la politique ambitieuse en faveur des voitures électriques de la Californie, que l’Etat démocrate défendra devant la justice.”Nous sauvons officiellement l’industrie automobile américaine de la destruction”, a déclaré le chef de l’Etat lors d’un évènement organisé à la Maison Blanche.La résolution avait été votée par le Congrès en mai pour empêcher la Californie d’interdire la vente de voitures thermiques neufs en 2035, au profit de véhicules bas carbone.L’Etat de l’Ouest américain a rapidement saisi la justice pour défendre un dispositif dérogatoire via lequel il fixe des normes environnementales plus strictes que la législation fédérale.La politique du président américain “compromet nos vies, notre économie et notre environnement”, a reproché le procureur général de Californie, Rob Bonta.”C’est irresponsable, illégal”, a-t-il poursuivi. Etat le plus peuplé et le plus riche des Etats-Unis, la Californie à majorité démocrate a été érigée en épouvantail par Donald Trump.Celui-ci a récemment ordonné le déploiement des soldats à Los Angeles, contre l’avis des autorités locales, après des manifestations contre sa politique migratoire musclée.Le gouverneur de la Californie Gavin Newsom, vu comme un potentiel candidat pour la présidentielle de 2028, dénonce une dérive autoritaire.- “Gauchistes” -Dans un long discours ponctué de digressions, Donald Trump a affirmé que “sous la précédente administration, l’Etat fédéral a laissé à des gauchistes californiens le pouvoir dictatorial de contrôler l’avenir de toute l’industrie automobile”.Il estime que la réglementation californienne impose aux constructeurs de tout le pays une transformation à marche forcée, ceux-ci ne pouvant se passer du plus grand marché du pays.Selon lui, “l’affreux plan” californien “aurait mis fin au moteur thermique, que la plupart des gens préfèrent jusqu’ici”. “Si vous voulez de l’électrique, vous pouvez acheter des voitures électriques” mais “on doit vous laisser le choix”, a-t-il ajouté.- L’Ouest pionnier -Le parlement de Californie avait légiféré en 2022 pour imposer que tous les véhicules neufs vendus dans l’Etat soient à “zéro émission” polluante à partir de 2035.Une ambition partagée par une dizaine d’autres Etats démocrates, mais contestée par le président Donald Trump et son Parti républicain qui dénoncent ce qu’ils estiment être un diktat pour l’ensemble des Etats-Unis.La Californie compte le plus grand nombre de voitures électriques du pays et bénéficie depuis plus d’un demi-siècle de dérogations qui lui permettent de fixer des normes environnementales plus strictes que la législation fédérale.L’Etat de l’Ouest américain a ainsi poussé de longue date les constructeurs automobiles à fabriquer des voitures respectant ses normes d’émission et vendues partout aux Etats-Unis. La signature de la résolution par le président faisait peu de doute: le milliardaire républicain, climatosceptique notoire, a fait campagne en 2024 sur sa volonté de forer du pétrole à tout-va. Il a aussi abandonné l’objectif fixé par son prédécesseur démocrate Joe Biden de vendre 50% de voitures électriques aux Etats-Unis d’ici 2030.Le président américain a par ailleurs affirmé jeudi à la Maison Blanche qu’il pourrait relever “dans un futur proche” la surtaxe qu’il a mise en place sur les voitures importées aux Etats-Unis, actuellement de 25%.

Le manuscrit de l’Appel du 18 juin entre aux Archives nationales

La famille de Gaulle a remis jeudi aux Archives nationales le manuscrit de l’Appel du 18 juin, où le général exhorte à résister à l’Allemagne nazie depuis Londres en 1940, lors d’une cérémonie à la maison d’enchères Artcurial à Paris.”Il est tout à fait évident que c’est à l’État français de récupérer ce document représentant un acte national d’une importance à la fois symbolique au début, et de liberté par la suite”, a déclaré Yves de Gaulle, petit-fils de Charles de Gaulle, en amont de la cérémonie. Il s’agissait, selon lui, de la volonté profonde de son grand-père : “Il se savait homme d’État, il se savait homme de l’Histoire, et il était parfaitement évident pour lui que tout ce qui concernait son action d’homme d’État appartienne à l’Histoire de France.”Les deux feuilles recto-verso, avec de nombreuses ratures, à l’origine du discours prononcé sur les ondes de la BBC, seront exposées gratuitement à partir du 18 juin à l’hôtel de Soubise, siège parisien des Archives nationales. Pour la ministre de la Culture Rachida Dati, “c’est l’un des documents les plus emblématiques de notre histoire qui rejoint aujourd’hui les collections publiques.” Après trois mois d’exposition, “le manuscrit rejoindra l’armoire de fer des archives nationales où se trouvent les autres documents majeurs de l’Histoire française”, dont la Constitution de la Ve République, a indiqué Bruno Ricard, chef du service interministériel des archives de France, lors de la cérémonieLe document avait été conservé par Yvonne de Gaulle, l’épouse du général, avant de passer par des coffres de banque. “Je ne l’avais jamais vu (…) Il était dans un coffre-fort auquel nous n’avions pas accès”, a assuré Yves de Gaulle, qui avait tout de même connaissance de son existence. Le manuscrit de l’Appel du 18 juin a refait surface au moment du décès puis de la succession du fils de Charles de Gaulle, l’amiral Philippe de Gaulle, avant d’être conservé par la maison d’enchères Artcurial. La famille de Gaulle a décidé, en outre, de faire don de près de 1.300 documents manuscrits ou dactylographiés du général, également découverts lors de cette succession. Parmi eux se trouvent “70 lettres de Georges Pompidou au général de Gaulle, qui vont de 1946 à 1969”, d’après son petit-fils Yves, qui y voit “une mine d’or pour les historiens”.