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Orages: un homme meurt dans les Yvelines, une blessée grave à Paris

Un homme est décédé à Grandchamp (Yvelines) et une femme a été grièvement blessée à Paris dans la nuit de vendredi à samedi, en raison des violents orages qui se sont abattus sur une grande partie de la France, dont la région parisienne.Cet épisode orageux, qui laisse encore 22.500 foyers sans électricité, se poursuit samedi sur l’est du pays, avec 18 départements placés en vigilance orange pour orages à partir de samedi après-midi, selon le dernier bulletin de Météo-France.L’homme décédé, âgé de 68 ans, s’était réfugié dans un pavillon de chasse avec six personnes, lorsqu’un arbre, frappé par la foudre, s’est effondré sur la bâtisse, selon les pompiers, intervenus sur les lieux de l’accident peu avant 22H00 vendredi. Les six autres personnes ont pu s’extraire sans blessure, tandis que l’homme, en arrêt cardio-respiratoire, est resté coincé sous les décombres, selon cette même source. La brigade de gendarmerie de Houdan est chargée de l’enquête. Vers 23H00 à Paris, une femme a elle aussi été victime de la chute d’une branche d’arbre, selon une source policière. L’accident est survenu dans le Ve arrondissement et la victime a été hospitalisée, précise la brigade des sapeurs-pompiers de Paris.Selon cette même source, la victime passait la soirée avec des amis quand l’arbre sous lequel elle se trouvait a été frappé par la foudre, provoquant la chute d’une branche qui l’a blessée à la tête. Plongée dans le coma par les secours, elle a été transportée en urgence absolue à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne).Les 18 départements en vigilance orange pour risque d’orages violents sont la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, les Ardennes, la Marne, les Vosges, la Haute-Marne, l’Aube, l’Yonne, la Côte-d’Or, la Nièvre, la Saône-et-Loire, l’Allier, la Loire, le Rhône, le Puy-de-Dôme, la Haute-Loire et le Cantal.”En fin d’après-midi de samedi et durant la nuit de samedi à dimanche, des orages vont circuler du massif central au Grand Est”, indique Météo France qui prévient que ces orages “peuvent être violents”, avec des phénomènes comme de la grêle de taille moyenne à grosse (2-3 cm, très localement 5 cm), de fortes rafales de vent allant jusqu’à 80-100 km/h, très ponctuellement plus) et une forte activité électrique.Selon Enedis, environ 22.500 foyers étaient privés d’électricité samedi midi en raison de ces orages, essentiellement en Nouvelle Aquitaine. Le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité a relevé 12.000 clients sans courant en Dordogne, 2.500 en Gironde et 1.500 dans le Lot-et-Garonne.En Normandie, 6.500 clients étaient privés d’électricité à midi, dont 2.500 dans l’Eure et 2.000 en Seine-Maritime. Enedis prévoit le rétablissement du courant dans la soirée en Normandie mais ne pouvait fournir de prévision pour le Sud-Ouest.La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) avait demandé aux compagnies aériennes de réduire de 20% leur programme de vols vendredi soir à l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne), pour limiter d’éventuelles perturbations.adr-sc-al-dlm/abb/jco

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Orages: un homme meurt dans les Yvelines, une blessée grave à Paris

Un homme est décédé à Grandchamp (Yvelines) et une femme a été grièvement blessée à Paris dans la nuit de vendredi à samedi, en raison des violents orages qui se sont abattus sur une grande partie de la France, dont la région parisienne.Cet épisode orageux, qui laisse encore 22.500 foyers sans électricité, se poursuit samedi sur l’est du pays, avec 18 départements placés en vigilance orange pour orages à partir de samedi après-midi, selon le dernier bulletin de Météo-France.L’homme décédé, âgé de 68 ans, s’était réfugié dans un pavillon de chasse avec six personnes, lorsqu’un arbre, frappé par la foudre, s’est effondré sur la bâtisse, selon les pompiers, intervenus sur les lieux de l’accident peu avant 22H00 vendredi. Les six autres personnes ont pu s’extraire sans blessure, tandis que l’homme, en arrêt cardio-respiratoire, est resté coincé sous les décombres, selon cette même source. La brigade de gendarmerie de Houdan est chargée de l’enquête. Vers 23H00 à Paris, une femme a elle aussi été victime de la chute d’une branche d’arbre, selon une source policière. L’accident est survenu dans le Ve arrondissement et la victime a été hospitalisée, précise la brigade des sapeurs-pompiers de Paris.Selon cette même source, la victime passait la soirée avec des amis quand l’arbre sous lequel elle se trouvait a été frappé par la foudre, provoquant la chute d’une branche qui l’a blessée à la tête. Plongée dans le coma par les secours, elle a été transportée en urgence absolue à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne).Les 18 départements en vigilance orange pour risque d’orages violents sont la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, les Ardennes, la Marne, les Vosges, la Haute-Marne, l’Aube, l’Yonne, la Côte-d’Or, la Nièvre, la Saône-et-Loire, l’Allier, la Loire, le Rhône, le Puy-de-Dôme, la Haute-Loire et le Cantal.”En fin d’après-midi de samedi et durant la nuit de samedi à dimanche, des orages vont circuler du massif central au Grand Est”, indique Météo France qui prévient que ces orages “peuvent être violents”, avec des phénomènes comme de la grêle de taille moyenne à grosse (2-3 cm, très localement 5 cm), de fortes rafales de vent allant jusqu’à 80-100 km/h, très ponctuellement plus) et une forte activité électrique.Selon Enedis, environ 22.500 foyers étaient privés d’électricité samedi midi en raison de ces orages, essentiellement en Nouvelle Aquitaine. Le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité a relevé 12.000 clients sans courant en Dordogne, 2.500 en Gironde et 1.500 dans le Lot-et-Garonne.En Normandie, 6.500 clients étaient privés d’électricité à midi, dont 2.500 dans l’Eure et 2.000 en Seine-Maritime. Enedis prévoit le rétablissement du courant dans la soirée en Normandie mais ne pouvait fournir de prévision pour le Sud-Ouest.La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) avait demandé aux compagnies aériennes de réduire de 20% leur programme de vols vendredi soir à l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne), pour limiter d’éventuelles perturbations.adr-sc-al-dlm/abb/jco

Syndicats et partis de gauche appellent à manifester pour la Palestine

Cinq syndicats, les partis de gauche et des collectifs en faveur des droits des Palestiniens appellent à la mobilisation dans toute la France samedi avec notamment une manifestation à Paris, pour réclamer la paix à Gaza et la reconnaissance de l’Etat de Palestine.CFDT, CGT, Unsa, Solidaires et FSU ont appelé en commun à mobiliser “massivement” le 14 juin à Paris et en France, dans le cadre d’un week-end mondial de mobilisations. L’appel a été lancé avant l’escalade militaire entre Israël et l’Iran, distants de plus de 1.500 km, qui fait craindre un conflit prolongé susceptible d’engloutir la région, selon des experts. “On manifeste pour demander un cessez-le-feu immédiat, l’arrêt du génocide, l’entrée de l’aide humanitaire, l’application du droit international tout simplement”, explique Linda Sehili, secrétaire nationale de Solidaires. Les syndicats ont été rejoints par les partis de gauche comme LFI, PS, PCF et EELV. Le collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI), Attac ou encore Urgence Palestine s’associent à cet appel à mobilisation. A Paris, la manifestation partira à 14h00 de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation. Des rassemblements sont également prévus à Marseille, Montpellier, Bordeaux, Rennes, Lyon ou encore Strasbourg. Dans la cité phocéenne, environ 300 personnes se sont réunies samedi, selon une journaliste de l’AFP. “La cause palestinienne j’ai grandi avec et puis il y a aussi nos livres d’histoire qui nous disent +plus jamais ça+. Il est important que les gens ouvrent les yeux: c’est juste un projet impérialiste et il faut que ça s’arrête”, a déclaré l’une des manifestantes, Myra Gharbi, professeure d’anglais.Si le chef de l’Etat Emmanuel Macron a rappelé vendredi soir la “détermination” de la France à reconnaître l’Etat de Palestine “quelles que soient les circonstances”, l’enseignante se dit “très pessimiste, il y a une grande hypocrisie. Macron a fait quelques déclarations pour nous calmer mais là c’est reparti de plus belle”.Plusieurs personnalités des arts et du spectacle dont la Prix Nobel de littérature Annie Ernaux, ont appelé à rejoindre les rassemblements dans une tribune publiée dans le journal L’Humanité.Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive à la mi-mars sur la bande de Gaza, et a intensifié ses opérations militaires le 17 mai, dans le but affiché d’anéantir le mouvement islamiste palestinien Hamas, libérer les derniers otages restants et prendre le contrôle du territoire.Plus de 54.880 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.L’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 sont mortes, selon les autorités israéliennes.

Une centaine de migrants secourus dans la Manche en 24 heures

Une centaine de migrants tentant de gagner l’Angleterre sur des embarcations clandestines ont été secourus dans la Manche en 24H, jeudi et vendredi, ont annoncé samedi les autorités françaises. En tout, 99 candidats à l’exil ont été secourus dans plusieurs opérations distinctes entre jeudi soir et vendredi soir, explique la préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord (Premar) dans un communiqué.Certains d’entre eux se trouvaient sur des embarcations surchargées, qui prenaient l’eau ou à la dérive, d’autres se sont trouvés en difficulté lors de l’embarquement dans un canot.La nuit de jeudi à vendredi a été marquée par de nombreux départs d’embarcations de migrants, souligne la Premar. Selon le décompte des autorités britanniques, 919 migrants ont traversé la Manche vendredi, sur 14 embarcations.L’une des opérations de sauvetage menées vendredi portait sur une embarcation qui prenait l’eau au large de Dunkerque, détaille la Premar. Un patrouilleur de service public a récupéré à son bord 63 personnes. Les 16 autres occupants du canot ont refusé dans un premier temps d’être secourus alors que l’embarcation continu(ait) de se dégonfler”. Ils ont finalement été récupérés par deux autres navires et ramenés sur les côtes françaises.En début de soirée vendredi, alors que le département du Pas-de-Calais était classé en vigilance orange aux orages et que les conditions météorologiques se sont dégradées, neuf occupants d’une embarcation ont été secourus.Dans la soirée de jeudi, “une embarcation flottante mais sans moteur” avait aussi été repérée à la dérive et les trois personnes qui se trouvaient à bord récupérées.Depuis le début de l’année, au moins 15 personnes sont mortes dans la Manche, selon un décompte de l’AFP à partir de chiffres officiels. En 2024 elles étaient 78, un record depuis l’apparition en 2018 des traversées de la Manche en “small boats”, ces embarcations clandestines précaires souvent surchargées.

Prix de Diane : 12 pouliches de sang royal pour un titre de championne d’Europe

Deux semaines après le sacre du pur-sang irlandais Camille Pissarro dans le Prix du Jockey-Club, c’est au tour des pouliches de trois ans de batailler dimanche à Chantilly (Oise) dans le Prix de Diane pour un titre de championne d’Europe sur 2.100 mètres.Le Prix de Diane, parrainé par la marque horlogère suisse Longines, traditionnel rendez-vous du sport et de l’élégance, avec de nombreuses spectatrices coiffées de chapeaux parfois extravagants, célèbre sa 176e édition avec douze pouliches de sang royal.Ces pur-sang aux longues jambes et à la robe soyeuse sont aussi de redoutables guerrières prêtes à inscrire leur nom au palmarès de cette course mythique dotée d’un million d’euros, dont 571.400 versés à la nouvelle princesse de Chantilly.La française Rosa Salvaje tentera d’offrir un deuxième sacre, après celui de Blue Rose Cen en 2023, à l’entraîneur Christopher Head, le fils du jockey Freddy Head, principal rival d’Yves Saint Martin dans les années 70.Rosa Salvaje a gagné sur ce parcours dans le Prix de la Chapelle-en-Serval et a déjà couru plusieurs fois à deux ans.”Dans le Prix de la Chapelle-en-Serval, elle a bien gagné et bien récupéré. Tout porte à croire qu’elle a une chance (…). Dans le Diane, il faut une pouliche qui a de la tenue et de la vitesse. Je pense qu’elle a les deux de part ses origines américaines”, a commenté lors d’une conférence de presse Christopher Head, 38 ans, installé à Chantilly fin 2018 et qui détient une part de Rosa Salvaje. – L’Aga Khan en quête d’un 8e sacre -La pouliche anglaise American Gal dans l’écurie de Ed Walker n’a connu qu’une défaite en quatre sorties. Elle reste sur un succès sur le mile à Chantilly.”A Chantilly, c’était sa première sortie sur le gazon. Elle est allée devant et n’a jamais pris un coup de cravache. C’est une grande pouliche, elle va progresser”, a commenté Ed Walker basé à Lambourn (dans le West Berkshire).American Gal sera montée par un nouveau jockey, l’Anglais Tom Marquand. Ed Walker, homme de cheval passé par l’équitation classique, “redoute” la concurrente anglaise Shes Perfect, 2e de la Poule d’Essai des Pouliches à ParisLongchamp dans l’écurie de Charles Henry Fellowes à Newmarket.Actuellement tête de liste des entraîneurs en France, Francis-Henri Graffard avait remporté ce derby au féminin avec Channel en 2019. Il aura trois partantes. L’élevage de l’Aga Khan tentera de briller pour la 8e fois avec Mandanaba, appartenant à la princesse Zahra Aga Khan, 3e de la Poule d’Essai des Pouliches, ou la grise Cankoura défendant la célèbre casaque verte et rouge de feu l’Aga Khan. “Le Diane est une course qui tenait à coeur au prince, elle est liée à sa casaque”, a déclaré Nemone Routh, la représentante de l’écurie de l’Aga Khan en France.”Cankoura, très généreuse, aime courir près de la tête. Avec un bon terrain, elle devrait faire une bonne performance. Mandanaba à une belle action, possède aussi de la vitesse en partant, c’est un avantage à Chantilly, et un pedigree pour tenir la distance”, a-t-elle expliqué.Il faudra compter aussi avec la pouliche alezane Shes Perfect qui “‘a battu Mandanaba la dernière fois”. La troisième cartouche de l’entraîneur Francis-Henri Graffard, la pouliche Gezora, confiée au jockey belge Christophe Soumillon reste sur un succès à ParisLongchamp.  L’entraîneur italien Gianluca Bietolini, originaire de Rome, installé à Maisons-Laffitte depuis 2015 tentera sa chance avec la pouliche Zia Agnese pour son unique tentative dans la course.Attention aussi aux élèves de l’entraîneur Irlandais Aidan O’Brien : Bedtime Story et Merrily. Le maître de Ballydoyle est en forme comme en attestent les victoires de ses pensionnaires Camille Pissarro dans le “Jockey-Club” et Lambourn dans le Derby d’Epsom.it/vk

Congrès PS: Olivier Faure officiellement réélu avec 51,15% des voix

Olivier Faure a été officiellement réélu samedi premier secrétaire du Parti socialiste avec 51,15% des voix, au deuxième jour du congrès du parti, à Nancy.Sa victoire, face à son concurrent Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen, avait été actée (à 50,9%) à l’issue du vote des militants le 5 juin dernier, mais les résultats dévoilés à ce moment là n’intégraient pas le vote de certains territoires ultramarins, comme la Guadeloupe ou la Martinique.Carton rosé levé à la main, les délégués du congrès ont ratifié les résultats officiels: sur 25.164 votants (et 24.809 exprimés), Olivier Faure obtient 51,15% des suffrages (12.689 voix), contre 48,85% pour Nicolas Mayer-Rossignol (12.120 voix).Le premier secrétaire, réélu pour la quatrième fois à la tête du PS, doit désormais réconcilier un parti divisé notamment sur la stratégie pour la présidentielle.Lui, tout comme Boris Vallaud, le troisième homme du congrès, prônent une candidature commune de la gauche non-mélenchoniste pour 2027, allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin.Nicolas Mayer-Rossignol défend pour sa part une candidature issue d'”un grand Parti socialiste” réunissant les socialistes et ceux qui gravitent autour, comme Bernard Cazeneuve ou Raphaël Glucksmann.Pour tenter d’unir le parti, le premier secrétaire s’est dit vendredi “ouvert à ce que la direction compte dans ses rangs des gens issus des différentes orientations”. “Ça ne me gêne absolument pas, à une condition, c’est que le débat tranché par le congrès reste tranché par le congrès. On ne rejoue pas le congrès toutes les semaines”, a-t-il prévenu dans une déclaration à l’AFP.Son opposant exige une “synthèse commune” des trois textes d’orientation qui se sont affrontés, et réclame que le parti affirme qu’il n’y aura “pas d’alliance avec LFI, ni aux municipales, ni aux législatives (même en cas de dissolution), ni aux présidentielles à venir”.Olivier Faure a assuré que le PS n’irait “pas derrière Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle” et qu’il n’y aurait pas d’accord national aux municipales avec les Insoumis.caz/sde/hj     

En Corse, “l’enfer” des chenilles du bombyx disparate, dévoreuses de 20.000 hectares de forêts

Mi-juin, les chenilles du papillon bombyx disparate ont déjà dévoré 20.000 hectares de forêts en Corse. Mais si le phénomène est naturel, c’est un “enfer” dans les villages touchés, comme à Guitera-les-Bains, où rien n’arrête ces envahisseurs et tout semble avoir brûlé.”Pour les pouvoirs publics, ce n’est pas grave, mais pour nous c’est une catastrophe”, confie à l’AFP Jean-Marie Casamarta, 49 ans, propriétaire de la maison d’hôtes “Zella”, dans ce village du Taravo, à 50 km d’Ajaccio, réputé pour son eau chaude sulfureuse: “J’ai l’impression d’être dans le Seigneur des Anneaux,  quand ils tuent dix orques et qu’il en arrive 100 !”Car rien n’y fait: “J’en ai tué des milliers, j’ai balayé, brûlé, noyé, mis de l’insecticide bio et fait venir à deux reprises une société spécialisée, pour un total de 1.700 euros, ce qui a permis de sauver la saison, mais elles reviennent en permanence”, explique-t-il.Isolée dans la forêt, la maison est au cœur de l’exploitation agricole familiale, entre 150 cochons, une fromagerie, des chênes multicentenaires et, partout, des chenilles de quelques centimètres très poilues – “i brughi” en corse -, qui ont métamorphosé les collines boisées, les faisant virer au gris-brun, comme calcinées.”Je pensais que la vallée avait brûlé, comme il y a 40 ans”, a cru Ernest Albucker, apiculteur de 70 ans à la retraite et en vacances en Corse, l’île méditerranéenne la plus boisée avec 550.000 hectares de forêts, soit 58% du territoire, selon l’office national des forêts. “Les routes sont brunes”, tachées par des milliers de chenilles écrasées, témoigne Serkan Aksin, motard gallois de 47 ans venu de Cardiff, surpris par ce paysage monochrome insolite et “l’odeur âcre”.Si cette invasion est visuellement impressionnante, cela reste un phénomène naturel bien connu dans l’extrême sud de l’île, qui dure de fin avril à juillet, quand les chenilles deviennent papillons, tente de rassurer la préfecture de Corse, précisant que “les cycles de pullulation durent de deux à quatre ans, avec une période de latence de six à 12 ans entre chaque cycle”.- Pas urticant -“Les populations de chenilles vont se réguler naturellement dès la mi-juin”, avec “la diminution de ressource alimentaire et l’accroissement des prédateurs, notamment des oiseaux”, explique-t-elle, imputant l’ampleur du phénomène “aux fortes températures récentes” et soulignant que s’il “affaiblit nécessairement les arbres touchés” il ne les tue pas. C’est la deuxième année de pullulation et après 5.000 hectares touchés en 2024, 20.000 hectares déjà ont été affectés cette saison, du Cap corse à la région du Taravo, impactée sur 3.000 hectares, explique à l’AFP Orso Cerati, l’un des six observateurs insulaires pour le département de la santé des forêts (DSF). “On les entend manger dans les feuillages”, souligne cet expert.”Psychologiquement c’est dur, c’est un combat quotidien et on a perdu de l’activité. Des randonneurs ont annulé”, souligne M. Casamarta, “en colère contre les pouvoirs publics. Il y a 25 ans à Porto-Vecchio, ils avaient traité par hélicoptère”.Contrairement à sa cousine processionnaire, la chenille du bombyx disparate “ne possède pas de poils urticants”, note la préfecture, même si plusieurs villageois, dont M. Casamarta, assurent, photos à l’appui, avoir développé des plaques rouges.”C’est invivable, l’enfer, dès six heures du matin on balaye les terrasses, les façades, il y en a partout, même dans l’insert de la cheminée, on vit enfermé, on n’a pas le choix”, confie à l’AFP Juliette Giannotti, factrice de 54 ans, dans sa maison à Guitera: “En 50 ans, je n’ai jamais vu ça”.”Depuis mi-avril, on est envahi, on ne vit plus dès que le soleil chauffe”, renchérit sa fille, Katia Giannotti, aide à domicile de 30 ans, dont un client de 82 ans à Corrano, un village voisin, “ne sort plus de chez lui”.Dès mi-juillet, les arbres dévorés, principalement les chênes, vont recommencer à faire des feuilles, précise M. Cerati. Mais cela est coûteux en énergie et réduira la production de glands.

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En Corse, “l’enfer” des chenilles du bombyx disparate, dévoreuses de 20.000 hectares de forêts

Mi-juin, les chenilles du papillon bombyx disparate ont déjà dévoré 20.000 hectares de forêts en Corse. Mais si le phénomène est naturel, c’est un “enfer” dans les villages touchés, comme à Guitera-les-Bains, où rien n’arrête ces envahisseurs et tout semble avoir brûlé.”Pour les pouvoirs publics, ce n’est pas grave, mais pour nous c’est une catastrophe”, confie à l’AFP Jean-Marie Casamarta, 49 ans, propriétaire de la maison d’hôtes “Zella”, dans ce village du Taravo, à 50 km d’Ajaccio, réputé pour son eau chaude sulfureuse: “J’ai l’impression d’être dans le Seigneur des Anneaux,  quand ils tuent dix orques et qu’il en arrive 100 !”Car rien n’y fait: “J’en ai tué des milliers, j’ai balayé, brûlé, noyé, mis de l’insecticide bio et fait venir à deux reprises une société spécialisée, pour un total de 1.700 euros, ce qui a permis de sauver la saison, mais elles reviennent en permanence”, explique-t-il.Isolée dans la forêt, la maison est au cœur de l’exploitation agricole familiale, entre 150 cochons, une fromagerie, des chênes multicentenaires et, partout, des chenilles de quelques centimètres très poilues – “i brughi” en corse -, qui ont métamorphosé les collines boisées, les faisant virer au gris-brun, comme calcinées.”Je pensais que la vallée avait brûlé, comme il y a 40 ans”, a cru Ernest Albucker, apiculteur de 70 ans à la retraite et en vacances en Corse, l’île méditerranéenne la plus boisée avec 550.000 hectares de forêts, soit 58% du territoire, selon l’office national des forêts. “Les routes sont brunes”, tachées par des milliers de chenilles écrasées, témoigne Serkan Aksin, motard gallois de 47 ans venu de Cardiff, surpris par ce paysage monochrome insolite et “l’odeur âcre”.Si cette invasion est visuellement impressionnante, cela reste un phénomène naturel bien connu dans l’extrême sud de l’île, qui dure de fin avril à juillet, quand les chenilles deviennent papillons, tente de rassurer la préfecture de Corse, précisant que “les cycles de pullulation durent de deux à quatre ans, avec une période de latence de six à 12 ans entre chaque cycle”.- Pas urticant -“Les populations de chenilles vont se réguler naturellement dès la mi-juin”, avec “la diminution de ressource alimentaire et l’accroissement des prédateurs, notamment des oiseaux”, explique-t-elle, imputant l’ampleur du phénomène “aux fortes températures récentes” et soulignant que s’il “affaiblit nécessairement les arbres touchés” il ne les tue pas. C’est la deuxième année de pullulation et après 5.000 hectares touchés en 2024, 20.000 hectares déjà ont été affectés cette saison, du Cap corse à la région du Taravo, impactée sur 3.000 hectares, explique à l’AFP Orso Cerati, l’un des six observateurs insulaires pour le département de la santé des forêts (DSF). “On les entend manger dans les feuillages”, souligne cet expert.”Psychologiquement c’est dur, c’est un combat quotidien et on a perdu de l’activité. Des randonneurs ont annulé”, souligne M. Casamarta, “en colère contre les pouvoirs publics. Il y a 25 ans à Porto-Vecchio, ils avaient traité par hélicoptère”.Contrairement à sa cousine processionnaire, la chenille du bombyx disparate “ne possède pas de poils urticants”, note la préfecture, même si plusieurs villageois, dont M. Casamarta, assurent, photos à l’appui, avoir développé des plaques rouges.”C’est invivable, l’enfer, dès six heures du matin on balaye les terrasses, les façades, il y en a partout, même dans l’insert de la cheminée, on vit enfermé, on n’a pas le choix”, confie à l’AFP Juliette Giannotti, factrice de 54 ans, dans sa maison à Guitera: “En 50 ans, je n’ai jamais vu ça”.”Depuis mi-avril, on est envahi, on ne vit plus dès que le soleil chauffe”, renchérit sa fille, Katia Giannotti, aide à domicile de 30 ans, dont un client de 82 ans à Corrano, un village voisin, “ne sort plus de chez lui”.Dès mi-juillet, les arbres dévorés, principalement les chênes, vont recommencer à faire des feuilles, précise M. Cerati. Mais cela est coûteux en énergie et réduira la production de glands.

A l’assaut des rayons de supermarché, des produits hyperprotéinés à l’intérêt limité pour la santé

Yaourts, pâtes, mais aussi fromages, glaces ou saucissons : de plus en plus de versions hyperprotéinés de produits déjà commercialisés envahissent les rayons des grandes surfaces, bénéficiant d’un marketing très poussé malgré leur faible utilité pour la santé.”C’est vraiment une déferlante”, assure Matteo Neri, directeur d’études chez Xerfi. Entre 2020 et 2024, le chiffre d’affaires des produits hyperprotéinés – porté principalement par les yaourts et les skyrs – est passé d’environ 70 à plus de 380 millions d’euros.”C’est assez considérable et la gamme continue de se développer : saucisson Justin Bridou, fromage Babybel, pâtes Carrefour… Il y a un véritable engouement des industriels et des consommateurs”, souligne M. Neri.Auparavant réservée aux grands sportifs et aux enseignes spécialisées, l’alimentation hyperprotéinée s’est largement démocratisée. “Il y a une image très positive des protéines qui sont associées à la puissance, aux muscles, à la vitalité, et on se dit que c’est bon pour la santé”, explique à l’AFP François Mariotti, professeur de nutrition à Agro-Paris Tech.Pourtant, la promesse d’apport en protéines vendue par ces produits n’a pas réellement d’intérêt, relativisent les professionnels de santé.”En France, il n’y a pas de carences en protéines. La quasi-totalité de la population est déjà très au-dessus des recommandations fixées entre 0,8 et 1 gramme de protéines par kilo de poids de corps”, détaille Violette Babocsay, diététicienne.-Marketing “trompeur”-En misant sur une stratégie marketing rodée autour du sport, de la nutrition et de la santé, ces produits attirent, en plus des sportifs, des personnes soucieuses de leur alimentation, en jouant sur l’idée que les protéines permettent de perdre du poids. Mais attention aux fausses promesses. Si les protéines contribuent à faire croître la masse musculaire, elles ne peuvent prétendre “favoriser la satiété” ou “aider à contrôler les sensations de faim”, a tranché l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).”Et même pour les sportifs, il y a un maximum au-delà duquel il n’est pas utile d’aller, ce n’est pas +plus j’en mange, mieux c’est+”, précise Mme Babocsay.La diététicienne critique également le marketing “presque trompeur” de certaines versions enrichies en protéines – dont la composition est souvent proche de leur version classique.Pour rendre leurs produits plus protéinés, les industriels peuvent soit ajouter une source de protéines ou simplement diminuer le taux de matières grasses, ce qui augmente mécaniquement la proportion de protéines.”Pour la version protéinée du fromage Babybel, il n’y a pas d’ajout de protéines, mais moins de matières grasses”, illustre par exemple la professionnelle. “Il faut vraiment s’intéresser aux valeurs nutritionnelles pour se rendre compte que l’écart en protéines entre les deux versions est finalement très limité”.”La composition de la version protéinée est d’ailleurs quasiment identique à la version allégée, avec un packaging noir d’un côté, et bleu de l’autre”, ironise-t-elle.-Des produits plus chers-Aussi, contrairement aux idées reçues, la mention “protéiné” ne signifie pas que le produit est forcément plus sain. Au contraire, leur composition est parfois encore moins bonne et beaucoup contiennent davantage de sucre, d’additifs ou d’édulcorants…Le Pr Mariotti déplore ainsi “le dévoiement des messages nutritionnels”, utilisés pour promouvoir des produits “mauvais pour la santé”.D’autant que ces produits sont aussi plus chers : “Pour du lait de soja classique, on va être sur 1,85 euro et 4 grammes de protéines pour 100 ml, contre presque 3 euros et seulement 5 grammes de protéines dans une version protéinée”, avertit Violette Babocsay.Le constat est encore plus frappant du côté des yaourts, où des produits déjà riches en protéines comme le petit-suisse coûtent 3,5 euros le kilo, contre 8 euros pour une marque spécialisée.Ainsi, des aliments qui mettent en avant leur aspect protéiné peuvent l’être beaucoup moins que d’autres qui le sont naturellement -comme le filet de dinde-, sans que leur emballage en fasse mention.”Beaucoup de produits, même de simples pains de mie nature, peuvent se déclarer +source de protéines+ selon la réglementation. Ce n’est qu’un choix marketing qui a peu de valeur en réalité”, illustre Elsa Abdoun, journaliste au magazine Que Choisir.Revendiquer des propriétés pour la santé sur la base des teneurs en protéines est donc “tout à fait inadapté”, déplore le Pr Mariotti.”Cela met beaucoup de cacophonie, et ça commence à devenir un vrai problème” pointe-t-il.