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Galeries Lafayette vend les murs du BHV à un investisseur anglo-saxon

Nouveau rebondissement pour le magasin parisien BHV: Galeries Lafayette a annoncé samedi entrer en négociations exclusives avec un investisseur anglo-saxon, pour lui céder les murs du bâtiment dès janvier, le groupe SGM continuant d’assurer l’exploitation du BHV.Le nom de ce groupe “disposant d’une expertise reconnue dans la gestion d’actifs immobiliers”, selon le communiqué, n’a pas été donné. C’est un nouvel épisode pour le BHV dont le fonds de commerce a été racheté il y a deux ans par le groupe SGM, cofondé par Frédéric Merlin et qui se trouve dans la tourmente depuis l’annonce de son alliance début octobre avec le géant du commerce en ligne Shein.Initialement, SGM était sur les rangs pour racheter les murs du magasin: le groupe était lié aux Galeries Lafayette par une promesse de vente arrivant à échéance vendredi. Mais le tour de table s’est avéré plus difficile que prévu, en particulier après que SGM a été lâché par la Banque des territoires, dans le sillage du scandale Shein.Auditionné fin novembre à l’Assemblée nationale, M. Merlin avait évoqué des “discussions extrêmement précises” avec des “fonds d’investissement” étrangers non chinois.C’est donc finalement un groupe anglo-saxon, dont ni SGM, ni Galeries Lafayette contactés par l’AFP, n’ont voulu donner le nom, qui devrait acheter les murs. Cette vente se fait selon les conditions qui avaient été proposées au groupe SGM, est-il ajouté sans précision.”Cette acquisition serait réalisée par l’investisseur en accord avec le groupe SGM, qui continuera à assurer l’exploitation du BHV”, ajoute le communiqué.”Nous sommes heureux de cette nouvelle étape franchie”, a réagi auprès de l’AFP un porte-parole de SGM, “nous restons focalisés sur la finalisation de cette opération”.- Plus d’espace pour Shein -Dans un entretien mi-décembre au magazine spécialisé LSA, Frédéric Merlin a dévoilé ses nouveaux projets pour le BHV avec notamment une halle alimentaire de 1.000 m2 en juin 2026, la création d’une marque BHV, l’implantation d’un restaurant de type “bouillon” ou encore une offre de parapharmacie.Loin d’être refroidi par la polémique, le patron du BHV entend également donner plus de place aux produits Shein, qui occupent déjà un espace de plus de 1.000 m2, en leur dédiant un étage entier.Frédéric Merlin a suscité un tollé en annonçant début octobre l’installation, au sein du BHV, du premier magasin physique au monde aux couleurs de la marque asiatique de mode ultra-éphémère, accusée de nombreux maux (concurrence déloyale, pollution…). La Banque des territoires, entité de la Caisse des dépôts, avait par la suite annoncé son retrait des négociations entamées en juin avec SGM pour l’aider à s’offrir le bâtiment, invoquant une “rupture de confiance”.Refusant de voir son nom associé à Shein, Galeries Lafayette a par ailleurs rompu son contrat avec la SGM concernant sept magasins de province – rebaptisés BHV.A cela s’est ajouté le départ du magasin parisien de nombreuses marques (Dior, Sandro, Guerlain, etc.) en raison d’une accumulation d’impayés ou par opposition à Shein.Mardi, la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo avait accentué la pression en manifestant l’intérêt de la capitale pour les murs du grand magasin, situé comme son nom l’indique (BHV pour Bazar de l’Hôtel de Ville) juste sous les fenêtres de l’Hôtel de ville. Son adjoint chargé du commerce, Nicolas Bonnet-Oulaldj, avait estimé le montant de la transaction à 300 millions d’euros.

“Cold case” en Isère: un homme écroué pour un meurtre commis en 2002

Un homme de 50 ans a été mis en examen et écroué pour un meurtre commis en 2002 à Seyssuel (Isère), a indiqué samedi le parquet de Nanterre sollicité par l’AFP, confirmant une information du quotidien Le Progrès.Le suspect avait été interpellé le 4 décembre à Décines-Charpieu (Rhône) par les gendarmes de la section de recherches de Grenoble, avant d’être mis en examen le 9 décembre et placé en détention provisoire, indique le ministère public.Alors que le meurtre remonte à 23 ans, le dossier, repris par le pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE), ou pôle “cold cases” de Nanterre, a avancé après l’analyse de l’ADN présent sur un scellé.L’ADN était situé sur un mégot de cigarette, et la personne mise en examen n’a pas avoué les faits, précise une source proche du dossier.La victime est un artisan âgé de 60 ans qui venait de prendre sa retraite, tué d’un coup de chevrotine dans le dos alors qu’il fermait ses volets, selon Le Progrès.

Violences sexuelles sur mineurs: la Ciivise veut mieux coordonner santé, justice et protection de l’enfant

La Commission sur les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) appelle, dans un avis publié samedi, à créer “un parcours en santé spécifique, adapté à la vulnérabilité des mineurs”, qui renforce les liens entre santé, justice et protection de l’enfant.En 2024, la Ciivise a été reconduite par le gouvernement pour suivre la mise en oeuvre des 82 recommandations qu’elle avait faites dans son rapport sur les violences sexuelles faites aux enfants intitulé  “On vous croit “.Après une vingtaine d’auditions auprès de sociétés savantes, administrations, associations, experts, anciennes victimes etc… la Ciivise préconise un parcours de santé “tant pour les enfants et adolescents victimes de violences sexuelles et d’inceste que pour les mineurs auteurs de violences sexuelles ou présentant des comportements sexuels problématiques”.”Le mineur doit pouvoir être entendu et soigné dans un lieu sécure, par des professionnels formés”, souligne la Ciivise, qui insiste sur la nécessité “de limiter la répétition des entretiens et des examens”, de rechercher le consentement du mineur “à chaque étape de l’examen” et d’assurer un “meilleur accueil” dans les structures hospitalières.”Les professionnels du soin doivent être attentifs à la participation des mineurs tout au long de leur parcours en santé et à la compréhension de l’ensemble des actes médicaux”, estime la Ciivise.La généralisation sur tout le territoire des unités d’accueil pédiatriques enfants en danger (UAPED), structures pluridisciplinaires en milieu pédiatrique, fait partie aussi des recommandations, tout comme leur rôle dans l’audition du mineur “pour limiter le surtraumatisme et garantir la sécurité émotionnelle des enfants et adolescents”.La Ciivise alerte sur les représentations encore trop réductrices des violences sexuelles, notamment lorsqu’elles sont limitées à la seule atteinte de l’hymen.Elle appelle à “une formation des magistrats, enquêteurs et avocats” aux spécificités de la pédiatrie médico-légale, ainsi qu’à une clarification législative ou réglementaire du partage d’informations à caractère secret entre les acteurs de la santé, de la protection de l’enfance et de la justice.L’avis propose que la Haute autorité de santé (HAS) élabore “de bonnes pratiques professionnelles” pour “améliorer les interfaces santé-justice et protection de l’enfance”.Ce parcours de santé devrait être financé par l’Assurance maladie en intégrant médecins de premier recours, professionnels de santé mentale et structures pédopsychiatriques.  “Pour renforcer l’adhésion des professionnels à cette notion de parcours en santé, il est essentiel de valoriser leur participation sur le plan financier”, selon la Ciivise qui plaide pour une meilleure participation des associations d’usagers, représentant notamment d’anciennes victimes et anciens enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

En Norvège, le plus grand gisement de terres rares d’Europe suspendu au sort de coléoptères

A l’heure où l’Europe cherche désespérément à accroître son autonomie stratégique, les plans de développement du plus grand gisement de terres rares du continent se heurtent aux craintes suscitées par l’impact sur des coléoptères, mousses, champignons et autres espèces menacées.A deux heures de route au sud-ouest d’Oslo, Ulefoss, ancienne bourgade minière de quelque 2.000 habitants, repose sur un trésor, le Fensfeltet: 8,8 millions de tonnes de terres rares, des métaux indispensables à la transition énergétique et numérique, et définis comme critiques par l’Union européenne.”Vous avez des terres rares dans la poche quand vous avez un smartphone sur vous. Vous roulez avec des terres rares quand vous êtes au volant d’un véhicule électrique, et vous avez besoin de terres rares pour fabriquer du matériel de défense comme les avions F-35″, explique Tor Espen Simonsen, responsable local de Rare Earths Norway, l’entreprise qui dispose des droits d’extraction.”Aujourd’hui, l’industrie européenne importe presque la totalité, 98%, des terres rares dont elle a besoin depuis un seul pays: la Chine. Nous sommes donc dans une situation où l’Europe doit se procurer davantage de ces matières premières par elle-même”, ajoute-t-il.Dans son règlement sur les matières premières critiques (CRMA), destiné à sécuriser ses approvisionnements, l’UE s’est fixé l’objectif de subvenir à au moins 10% de ses besoins à l’horizon 2030. Or, aucun gisement de terres rares n’est aujourd’hui en exploitation sur le continent.- “Se hâter lentement” -Rare Earths Norway a déjà dû repousser son calendrier et envisage désormais d’entamer l’extraction dans la première moitié de la décennie 2030 en raison de préoccupations environnementales.Si son projet dit de “mine invisible” limite son empreinte écologique en prévoyant une extraction et un concassage sous terre – par opposition à une mine à ciel ouvert – ainsi que la réinjection sous le sol d’une grande partie des résidus miniers, l’emplacement privilégié pour son parc minier pose problème.L’entreprise souhaiterait faire remonter ses minerais derrière une colline, dans une zone à l’abri des regards et essentiellement recouverte de forêts naturelles anciennes, riches en biodiversité.Des expertises y ont recensé 78 espèces animales et végétales placées sur la liste rouge, c’est-à-dire menacées – à des degrés divers – de disparition: différents coléoptères saproxyliques (liés au bois mort), des ormes de montagne, des frênes communs, une quarantaine de types de champignons, des mousses…A tel point que le préfet, lors du cycle de consultations, s’est dit formellement opposé à cet emplacement. D’autant que la décharge de stériles (roches sans valeur commerciale) dans la zone aurait aussi des conséquences extrêmement négatives pour les systèmes aquatiques.”Nous devons exploiter le plus rapidement possible pour pouvoir nous passer des chaînes de valeur polluantes en provenance de Chine”, souligne Martin Molvaer, conseiller de Bellona, une ONG environnementale technophile norvégienne.”Mais cela ne doit pas aller si vite que nous détruisions une grande partie de la nature au passage: il faut donc se hâter lentement”, dit-il.- “Peste et choléra” -Face à ces objections, la municipalité a été contrainte de revoir sa copie et d’examiner plus attentivement des emplacements alternatifs pour les futures installations en surface de la mine.Une autre zone, écologiquement moins sensible, existe bien, mais elle n’a les faveurs ni des promoteurs miniers ni de la population locale.”Nous reconnaissons que nous devrons sacrifier une partie importante de notre nature”, confie la maire Linda Thorstensen, “c’est un peu comme devoir choisir entre la peste et le choléra”.Mais dans une bourgade qui perd ses emplois et ses jeunes depuis des décennies, l’édile reste très favorable au projet, y voyant “une nouvelle aventure”.”Beaucoup de personnes vivent en marge du marché du travail, nombreuses sont celles qui perçoivent une aide sociale ou une pension d’invalidité. Nous avons donc besoin d’emplois et de perspectives”, dit-elle.Dans les rues clairsemées d’Ulefoss, la population est aussi prudemment positive.”Nous voulons une dynamique qui nous permette de nous enrichir, que la commune en retire quelque chose. Nous avons besoin d’argent et de davantage d’habitants”, témoigne Inger Norendal, enseignante à la retraite de 70 ans. “Mais l’exploitation minière a aussi évidemment le revers de sa médaille.”

Les principaux disparus en France en 2025

De Jean-Marie Le Pen à Claudia Cardinale en passant par Jean-Louis Debré, Thierry Ardisson, Bertrand Blier et Nicole Croisille, voici quelques-unes des personnalités disparues en France en 2025.JANVIER- 4: Claude ALLEGRE, 87 ans, géochimiste, ancien ministre de l’Education nationale- 7: Jean-Marie LE PEN, 96 ans, figure de l’extrême droite, fondateur du Front national (FN) et finaliste de l’élection présidentielle en 2002 face à Jacques Chirac- 20: Bertrand BLIER, 85 ans, cinéaste, auteur de films cultes et provocants comme “Les Valseuses”- 21: Valérie ANDRE, 102 ans, médecin militaire, parachutiste, pilote d’hélicoptère et première Française générale- 22: Jean-François KAHN, 86 ans, journaliste, fondateur de L’Evènement du Jeudi et de Marianne- 28: Catherine LABORDE, 73 ans, ancienne présentatrice météo, figure populaire de TF1FEVRIER- 6: Paul-Loup SULITZER, 78 ans, écrivain, homme d’affaires, auteur à succès de thrillers politico-financiersMARS- 2: Herbert LEONARD, 80 ans, chanteur au succès immense dans les années 1980- 4: Jean-Louis DEBRE, 80 ans, ex-président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, fidèle de Jacques Chirac- 16: Emilie DEQUENNE, 43 ans, actrice belge installée en France, révélée à 18 ans pour son premier rôle dans “Rosetta”- 31: Yves BOISSET, 86 ans, cinéaste connu pour ses films engagésAVRIL- 21: Odile de VASSELOT, 103 ans, ancienne résistante- 30: Isidore PARTOUCHE, 94 ans, fondateur du groupe de casinos Partouche et roi des machines à souMAI- 14: Daniel BILALIAN, 78 ans, ex-présentateur de JT et figure de France Télévisions- 17: WERENOI, 31 ans, rappeur, numéro un des ventes d’albums en France en 2023 et 2024- 23: Sebastião SALGADO, 81 ans, photographe franco-brésilien connu pour ses photos en noir et blanc- 24: Marcel OPHULS, 97 ans, documentariste, auteur du film “Le Chagrin et la pitié” sur la France de Vichy- 27: Jean TIBERI, 90 ans, ancien maire RPR de Paris, éclaboussé par les affaires- 30: Etienne-Emile BAULIEU, 98 ans, médecin et chercheur, inventeur de la pilule abortiveJUIN- 2: Pierre NORA, 93 ans, historien, éditeur et académicien- 4: Nicole CROISILLE, 88 ans, chanteuse, danseuse et comédienne, interprète du succès planétaire “dabadabada” dans “Un homme et une femme”- 4: Philippe LABRO, 88 ans, journaliste, patron de radio, auteur de romans à succès, cinéaste mais aussi parolier de chansons- 17: Bernard LACOMBE, 72 ans, footballeur, figure de l’Olympique lyonnaisJUILLET- 7: Olivier MARLEIX, 54 ans, député de l’Eure, ancien président du groupe LR à l’Assemblée- 14: Thierry ARDISSON, 76 ans, publicitaire, animateur et producteur, figure impertinente de la télévision- 14: Jean-Pierre AZEMA, 87 ans, historien, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale- 16: Loïk LE FLOCH-PRIGENT, 81 ans, grand capitaine d’industrie, emprisonné quelques années dans “l’affaire Elf”- 18: André VINGT-TROIS, 82 ans, cardinal, ancien archevêque de ParisSEPTEMBRE- 23: Ziad TAKIEDDINE, 75 ans, homme d’affaires franco-libanais et l’un des grands protagonistes des affaires politico-financières françaises- 23: Claudia CARDINALE, 87 ans, actrice italienne naturalisée française, icône du cinéma italien et muse des plus grands réalisateursOCTOBRE- 31 : Tchéky KARYO, 72 ans, acteur franco-turc aux quelque 80 films dont “L’Ours” de Jean-Jacques Annaud et “Nikita” de Luc BessonNOVEMBRE- 4 : Claude BEBEAR, 90 ans, figure du capitalisme français et fondateur de l’assureur Axa- 6 : Louis SCHWEITZER, 83 ans, patron du constructeur automobile Renault pendant 13 ans et ex-directeur de cabinet de Laurent Fabius à Matignon- 16 : Xavier EMMANUELLI, 87 ans, confondateur de Médecins sans frontières et fondateur du Samu social- 22 : Robert BIRENBAUM, 99 ans, résistant, frère d’armes de Missak ManouchianDECEMBRE- 12 : Françoise BRION, 92 ans, actrice en vogue au cinéma à l’époque de la Nouvelle Vague- 16 : EDIKA, 84 ans, dessinateur de bande dessinée et pilier de “Fluide Glacial”

Affaire Christophe Ruggia-Adèle Haenel: le procès en appel se poursuivra le 23 janvier

L’audience s’éternisant, la cour d’appel de Paris a décidé de remettre vendredi au 23 janvier la suite du procès en appel du cinéaste Christophe Ruggia, jugé pour agressions sexuelles sur l’actrice Adèle Haenel entre ses 12 et 14 ans.A 20 heures, la cour avait seulement eu le temps de procéder à l’interrogatoire laborieux du réalisateur de 60 ans alors que le dossier n’était audiencé que sur une après-midi. Sur le banc de la partie civile, Adèle Haenel trépignait d’impatience et de nervosité.Lors d’un interrogatoire éreintant long de cinq heures, le cinéaste, veste noire sur pull sombre, s’est enferré dans le déni, martelant comme depuis le premier jour n’être “ni un agresseur sexuel, ni un violeur, ni un pédophile ou quoi que ce soit de ce genre”.Christophe Ruggia est poursuivi pour agressions sexuelles de 2001 à 2004 sur la comédienne dans la foulée de l’éprouvant tournage du film d’auteur “Les diables”, où le réalisateur de vingt-quatre ans son aîné avait offert à la jeune adolescente son premier rôle de cinéma.Dans cette affaire emblématique du #MeToo du cinéma français, révélée en 2019 dans une enquête de Mediapart, il a été condamné en février à quatre ans de prison, dont deux ferme à effectuer sous bracelet électronique.”Si j’avais fait ce qu’elle m’accuse d’avoir fait, avoir mis la main dans son pantalon ne serait-ce qu’une fois, je n’aurais jamais pu me regarder dans la glace et j’aurais cessé immédiatement de la voir. Ça n’est jamais arrivé”, s’est indigné Christophe Ruggia devant la cour.Pour justifier les visites d’Adèle Haenel à son domicile parisien chaque samedi après-midi, il s’est présenté en passeur de culture pour une jeune comédienne faisant ses premiers pas dans le métier, avide de conseils et de découvrir le monde.”J’ai plus de 5.000 DVD à la maison, plein de livres (…). On parle de livres, de films, de voyages, de son école, de mes projets”, a-t-il soutenu.- “Reconstruction” -De manière constante, de sa première prise de parole publique au premier procès électrique de décembre 2024, Adèle Haenel décrit à l’occasion de ces rendez-vous des caresses répétées et non consenties de Christophe Ruggia sur son corps de collégienne.S’il concède une “souffrance authentique” de la part de l’actrice aujourd’hui âgée de 36 ans, le réalisateur attribue ses accusations à une “reconstruction” mentale postérieure de sa part.D’après lui, Adèle Haenel, qui avait à l’époque du mal à décrocher un autre rôle après “Les diables”, lui en aurait voulu de ne pas pouvoir tourner dans le film suivant qu’il préparait.”Il y a une reconstruction dans les souvenirs d’Adèle qui va jusqu’à un truc du genre +ouais en fait il voulait coucher avec moi+”, a-t-il hasardé. “Elle est dans un milieu lesbien, contre lequel j’ai absolument rien, mais qui a une vision particulière des rapports entre les femmes et les hommes, des violences sexuelles”.En raison du report de l’audience, Adèle Haenel, extrêmement nerveuse et agitée, n’a pas eu l’occasion d’être appelée à la barre vendredi.En première instance, les démentis répétés du prévenu avaient excédé l’actrice, qui a tourné le dos au monde du cinéma, au point que celle-ci avait interrompu son interrogatoire en hurlant “mais ferme ta gueule !” avant de quitter la salle d’audience.Dans son jugement de première instance, le tribunal de Paris a estimé que le prévenu avait profité de son “ascendance” sur l’actrice débutante, “conséquence de la relation instaurée” pendant le tournage du film “Les diables”.À l’occasion des rendez-vous hebdomadaires à son domicile, Christophe Ruggia “continuait d’exercer son autorité de réalisateur, (l’adolescente) n’était pas en mesure de s’opposer ni de s’extraire de cette emprise”, ont estimé les juges.Après son rôle le plus marquant dans “Portrait de la jeune fille en feu” (2019) de la réalisatrice Céline Sciamma, devenue une œuvre féministe et lesbienne de référence, Adèle Haenel a rompu avec le 7e art à partir de 2020 pour se consacrer au théâtre et au militantisme de gauche radicale.

Lancés vers 2027, Bardella et Mélenchon préparent leur lutte finale

Quatre décennies les séparent. Vingt points dans les sondages, aussi. Favoris de leurs camps respectifs à un an et demi de la présidentielle, Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon installent déjà à distance le récit de leur affrontement final.Pour provoquer un duel, il faut désigner l’adversaire. Jordan Bardella a choisi le sien et ne manque pas une occasion ces derniers mois de cibler un Jean-Luc Mélenchon qui “met de l’huile sur le feu” et “veut l’implosion du pays”, incarnation d’une “menace qui pèse sur nos valeurs”.Du haut de ses 30 ans, le jeune président du Rassemblement national cherche aussi à discréditer son aîné, âgé de 74 ans, en l’accusant systématiquement de “s’être allié” à Emmanuel Macron aux dernières législatives. L’épouvantail insoumis, “main dans la main” avec le président repoussoir “pour m’empêcher de devenir Premier ministre”, se lamente presque le remplaçant désigné de Marine Le Pen – en cas d’inéligibilité confirmée en appel.Un acharnement justifié par ce constat: “Il est à gauche celui qui a la possibilité d’emmener son camp au second tour de l’élection présidentielle”. Le parti à la flamme étant, dans tous les pronostics, déjà qualifié pour la finale, inutile donc de s’épuiser contre des outsiders.”À part Marine et Jordan, y a rien d’autre”, résume un eurodéputé RN, qui reconnait quelques qualités au tribun de la gauche radicale: “Il sait s’exprimer, il a du talent”, et surtout “il a un socle d’adhésion en dessous duquel il ne peut pas descendre”.La question n’est donc “pas de savoir s’il est le meilleur”, de toute façon “c’est lui qui sera au second tour”, ajoute ce cadre du mouvement d’extrême droite, pour qui ce scénario “rend plus simple l’élection”. Chacun ayant en tête le récent sondage prédisant une victoire écrasante (74% contre 26%) de M. Bardella dans un second tour face à M. Mélenchon.Un proche de Mme Le Pen faisait la même analyse au début de l’automne: “Pour gagner, il vaut mieux être contre un Mélenchon” jugé “très clivant”, même si “une partie des gens votera moins pour nous que contre lui”.- “Bardella, c’est plus simple” -Du côté des Insoumis, cela fait plus de 10 ans, avant même la création de LFI, que Jean-Luc Mélenchon prophétise: “à la fin ça se terminera entre eux et nous”. Comprendre l’extrême droite et la gauche radicale.Et ils sont persuadés que cette fois, leur fondateur pourrait accéder au second tour après trois échecs – à chaque fois derrière Marine Le Pen. Et que Jordan Bardella, en raison de son manque d’expérience et son profil plus libéral que la patronne du RN, ferait un meilleur adversaire que cette dernière.”Bardella, c’est plus simple que Marine Le Pen au second tour. Il apprend par coeur mais il ne réfléchit pas par lui-même. Il peut s’effondrer pendant la campagne, comme lors des législatives l’année dernière”, assure le coordinateur de LFI Manuel Bompard, alors que le mouvement mélenchoniste a acté que l’option Bardella était “la plus probable” pour le parti d’extrême droite en 2027.Et suit de près son activité à Bruxelles. “Sur cette dernière année, Bardella a déposé beaucoup plus d’amendements que lors tout son mandat précédent. Et il donne beaucoup plus de conférences de presse. Il fait ça pour la présidentielle, c’est évident”, assure la cadre insoumise Manon Aubry, élue au Parlement européen depuis 2019 comme le président du RN.”À LFI, je suis un peu l’anti-Bardella, je surveille de près ce qu’il fait au Parlement européen où il profite de la moindre médiatisation pour voter contre les droits des femmes ou les droits des LGBT”, ajoute-t-elle, en précisant: “Il y aura de quoi avoir beaucoup de munitions pour Jean-Luc Mélenchon pour un éventuel débat d’entre-deux tours, s’ils sont tous les deux candidats”.Les Insoumis restent persuadés que la “magie du second tour” pourrait opérer, malgré les sondages très défavorables et à la faveur de la dynamique de campagne, pour qu’un “front républicain anti-RN” puisse se mettre en place. Et tant pis si des responsables macronistes, comme Elisabeth Borne, refusent publiquement de choisir entre les deux. “Je suis incapable de voter pour Jean-Luc Mélenchon”, a déclaré l’ancienne Première ministre, pourtant connue pour son engagement contre l’extrême droite.  

Christophe Hondelatte quitte Europe 1 et lance son podcast en janvier

Le journaliste Christophe Hondelatte a annoncé vendredi quitter Europe 1 après 10 ans au sein de la radio et lancer sa plateforme de podcasts, “100% Hondelatte”, le 12 janvier.”Je quitte ce soir mon bureau à Europe 1 avec un petit pincement au coeur”, a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur X.Il propose de le “suivre” dans son nouveau podcast, “100% Hondelatte”, qui “sera disponible sur toutes les plateformes à partir du 12 janvier”.Le journaliste, qui va aussi monter sur scène à partir du 20 janvier, avait déjà quitté l’antenne d’Europe 1 à la rentrée tout en continuant les podcasts pour la radio.”Ca me plaît beaucoup plus de faire du podcast que de la radio. Il n’y a pas de contraintes horaires et je touche un autre public, beaucoup plus jeune. Cela permet aussi de créer d’autres liens”, avait-il expliqué au Parisien fin août.Le sexagénaire avait présenté pendant plus de dix ans l’émission de faits divers “Faites entrer l’accusé” sur France 2, avant d’intégrer Europe 1 en 2016.