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La grand-tante du petit Grégory réaffirme sa “totale innocence”

La grand-tante du petit Grégory Villemin, qui doit être convoquée devant la justice en vue d’une possible mise en examen 40 ans après le meurtre du garçonnet, a réaffirmé jeudi “sa totale innocence”, selon un communiqué de ses avocats.Jacqueline Jacob, 80 ans, sera interrogée dans les prochains mois en vue d’une possible mise en examen pour “association de malfaiteurs criminelle”, avait annoncé mercredi le procureur général près la cour d’appel de Dijon, Philippe Astruc. Mme Jacob, qui avait déjà été mise en examen en 2017 avant que les poursuites ne soient abandonnées pour un problème de procédure, “réaffirme sa totale innocence et souhaite que sa présomption d’innocence ainsi que sa vie privée soient respectées”, écrivent ses trois avocats dans un communiqué.Ils rappelent que le parquet général considère “qu’aucun élément n’est de nature à constituer des indices graves ou concordants dans l’implication” de la grand-tante et soulignent “partager” cette position.Me Stéphane Giuranna, Frédéric Berna et Alexandre Bouthier “s’étonnent de la qualification de mise en examen envisagée”. L’association de malfaiteur criminelle ne figurait pas dans le code pénal au moment du meurtre de Grégory Villemin, retrouvé noyé et ligoté le 16 octobre 1984 dans une rivière des Vosges: ce chef d’accusation avait été aboli en 1983 avant d’être réintroduit en 1986.”Il ne peut y avoir ni infraction ni peine sans qu’un texte ne les prévoie”, soulignent les trois avocats.La mort du petit Grégory a suscité beaucoup d’émotions et l’enquête chaotique n’a jamais permis d’éclaircir ses circonstances. Le jour du meurtre, une lettre anonyme est adressée au père par un “corbeau” qui harcèle depuis plusieurs années la famille.Bernard Laroche, un cousin du père, est rapidement mis en cause sur la base d’accusations de sa belle-soeur, une adolescente de 15 ans, qui reviendra ensuite sur ses propos. Inculpé d’assassinat et écroué, il est remis en liberté mais Jean-Marie Villemin, convaincu de sa culpabilité, le tue en mars 1985.La mère de Grégory, Christine  Villemin, sera à son tour poursuivie, avant de bénéficier d’un non lieu. Coup de théâtre en 2017: Jacqueline Jacob, qu’une expertise en graphologie a désigné comme l’auteure d’une lettre anonyme menaçante adressée en 1983 aux parents du petit Grégory, est interpellée avec son époux Marcel.Le couple est mis en examen pour “enlèvement et séquestration suivie de mort”. Les poursuites sont finalement annulées pour vice de forme.Depuis, de nouvelles expertises ont eu lieu et la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon, qui supervise le dossier, a listé en début d’année tous les “éléments qui concernent Jacqueline Jacob”, a fait savoir mercredi le procureur général, sans donner de détails.

La justice française rendra sa décision le 17 juillet sur la libération du Libanais Georges Abdallah

La cour d’appel de Paris rendra sa décision le 17 juillet sur le sort du militant libanais propalestinien Georges Abdallah, emprisonné en France depuis 40 ans, et dont une énième demande de libération a été examinée jeudi.”J’ai dit aux juges +soit vous le libérez, soit vous le condamnez à mort+”, a déclaré son avocat Jean-Louis Chalanset aux médias à la sortie de l’audience, non publique.Condamné en 1987 à la réclusion à perpétuité pour complicité d’assassinats de diplomates américain et israélien en 1982, Georges Ibrahim Abdallah, 74 ans aujourd’hui, est libérable depuis 25 ans mais a vu sa dizaine de demandes de remises en liberté échouer.Pour cette dernière demande, la cour avait reporté en février et à la dernière minute sa décision, expliquant qu’avant toute libération il était nécessaire “au préalable” qu’il fasse un “effort conséquent” d’indemnisation des parties civiles, ce qu’il a toujours refusé de faire.Sans reconnaître son implication dans les assassinats, Georges Ibrahim Abdallah les a toujours qualifiés d'”acte de résistance” contre “l’oppression israélienne et américaine” dans le contexte de la guerre civile libanaise et l’invasion israélienne au sud-Liban en 1978.A l’audience, son avocat Jean-Louis Chalanset a cependant transmis à la cour des documents indiquant la présence sur le compte de Georges Abdallah en prison d’une somme “d’environ 16.000 euros”, “à la disposition des parties civiles si celles-ci sollicitent le versement”. Sans préciser d’où venait l’argent ni s’épancher sur la position de son client.Selon Me Chalanset, le parquet général et l’avocat de la partie civile, qui s’opposent à sa libération, ont jugés qu’il n’y avait “aucun effort” puisque “ce n’est pas son argent” et qu’il n’y avait pas de “repentir”. “J’ai rappelé que la notion de repentir n’existait pas dans le droit français”, a poursuivi Me Chalanset. Dans son arrêt de février, au delà de la question de l’argent, la cour s’était dite favorable à sa remise en liberté avec départ immédiat pour le Liban (prêt à l’accueillir), dans la lignée de la décision rendue en novembre par le tribunal d’application des peines, immédiatement suspendue par un appel du parquet antiterroriste.Georges Abdallah, tombé dans l’oubli au fil des ans alors qu’il était au moment de sa condamnation l’un des plus célèbres prisonniers de France, est un “symbole passé de la lutte palestinienne” selon cet arrêt. Il est l’ancien chef d’un groupuscule de chrétiens libanais laïcs, marxistes et propalestiniens nommé FARL (Fraction armée révolutionnaire libanaise), aujourd’hui dissous et qui n’a pas commis d’action violente depuis les années 80.

La vasque olympique de retour avec un dispositif technique renforcé

La vasque olympique est de retour aux Tuileries, où elle s’élèvera à nouveau dans le ciel de Paris samedi soir, avec un dispositif technique renforcé pour lui permettre de “voler” trois étés consécutifs, ont expliqué ses concepteurs à la presse jeudi.”La pire chose aurait été qu’on transforme ce souvenir en une relique posée là qui ne volerait plus”, dit à l’AFP Mathieu Lehanneur, le designer qui l’a imaginée, “très ému” par son retour. Pendant les JO, “c’était un prototype qui avait été pensé pour la durée des Jeux olympiques et paralympiques. Donc lorsque la décision a été prise par la présidence de la République de la faire revenir, il a fallu revoir toute la partie technique”, ajoute celui qui a aussi imaginé les torches olympiques de Paris-2024.La nouvelle vasque, ou “anneau-flamme” de plus de vingt mètres de diamètre, accrochée à son ballon à hélium doit s’envoler chaque soir jusqu’au 14 septembre. Cette séquence sera renouvelée chaque été jusqu’aux Jeux olympiques et paralympiques de Los Angeles en 2028.Le site internet vasqueparis2024.fr permettra au grand public de connaître les horaires de chaque envol nocturne voire leur éventuelle annulation en fonction des conditions météorologiques.”Pour sa renaissance, il fallait veiller à ce qu’elle change le moins possible et tout ce qui a changé ne se voit pas. C’est comme un tour de magie dans lequel il y a beaucoup de machinerie”, ajoute M. Lehanneur.La nouvelle vasque est “la même sur le principe technique, une flamme totalement décarbonée, brevetée par EDF. Elle va fonctionner dix fois plus longtemps, 300 jours au lieu de 30″, a détaillé Julien Villeret, directeur de l’innovation du groupe EDF.”On a renforcé le dispositif des buses qui créent une brume d’eau que viennent éclairer des spots très puissants animés par des ventilateurs qui font danser des flammes, les premières électriques au monde”, ajoute-t-il.Sous la vasque, où s’affairent des techniciens qui seront “cinq chaque soir”, une salle des machines abrite quantité de câbles, un compresseur ainsi qu’un treuil hydro-électrique “pour freiner le ballon à hélium dans sa montée et tirer dessus pendant sa descente”, dit Jérôme Giacomoni, président du groupe Aérophile qui a conçu le ballon. Cette “bulle remplie de 6.200 m3 d’hélium, plus léger que l’air, va permettre de lever environ trois tonnes (vasque, câbles, éléments annexes), à l’endroit même où le tout premier ballon à gaz du physicien Jacques Charles s’est élevé le 1er décembre 1783”, ajoute-t-il.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Les eurodéputés adoptent des règles pour le bien-être des chats et des chiens

Contre les colliers électriques, les mutilations ou la consanguinité, les députés européens ont largement approuvé jeudi un texte fixant des règles minimales de protection concernant l’élevage de chiens et de chats dans l’UE.Avec 82 millions de chats et 72 millions de chiens, et face à la recrudescence des trafics, l’Union européenne a décidé de mieux contrôler ce marché évalué à 1,3 milliard d’euros par an.Le projet de texte adopté, par 457 voix pour, 17 contre et 86 abstentions, instaure des critères minimaux de bien-être dans les élevages, refuges et points de vente : nourriture, espace, propreté, interdiction des pratiques cruelles…- Lutter contre les trafics -Il oblige aussi, au moment de la cession d’un chien ou d’un chat, à l’identifier avec une micropuce sous-cutanée – une obligation déjà en vigueur dans la majeure partie des Etats membres – pour l’enregistrer dans une base de données consultable partout dans l’UE. Tous les chiens devront être identifiés au bout de 5 ans et tous les chats au bout de 10 ans.L’objectif est notamment de combattre les trafics de chiens en provenance de pays européens comme la Roumanie et la Bulgarie, pointés du doigt par les associations de défense des animaux.Les mutilations (couper la queue ou les oreilles, retirer les cordes vocales, etc.) seront interdites dans presque tous les cas, de même que les colliers électriques, étrangleurs ou à pointes.L’élevage d’animaux pour accentuer certaines caractéristiques physiques de façon si exagérée que les bêtes en souffrent (pattes trop courtes, nez trop plats, etc.) doit aussi être prohibé, tout comme le recours à ces animaux pour des spectacles ou des concours.Le texte interdit également la consanguinité jusqu’aux croisements grands-parents/petits-enfants et entre demi-frères et soeurs, sauf à de rares exceptions, pour préserver des espèces locales à la diversité génétique faible.- Exemptions – Si le texte a été validé à une large majorité, son adoption n’était pas certaine avant l’examen du texte.Le fait qu’il soit défendu par l’élue tchèque Veronika Vrecionova, du groupe Conservateurs et réformistes européens (ECR), classé à l’extrême droite, faisait notamment grincer des dents à gauche.La commission Agriculture du Parlement, plus attentive aux “régulations excessives”, avait introduit plusieurs amendements, dont certains critiqués par les défenseurs des droits des animaux car créant trop d’exemptions.Les petits élevages sont en effet exonérés d’une partie des obligations. En plénière, un amendement a toutefois abaissé le seuil à partir duquel cette exemption s’applique, le faisant passer de trois portées par an maximum à deux.Un autre amendement, interdisant l’exposition de chats et de chiens en animaleries, a été adopté.”Globalement, le vote en plénière a renforcé le texte qui était proposé”, s’est félicité auprès de l’AFP Christophe Marie, directeur des affaires européennes à la Fondation 30 millions d’amis.Les défenseurs des animaux regrettent d’autres exemptions, maintenues celles-là : l’interdiction des mutilations est assouplie pour les chiens de chasse, les colliers coercitifs (électriques, etc.), bien que prohibés, pourront toujours être employés pour le dressage des chiens policiers, militaires ou douaniers…”Ce texte, il pose des bases qui sont intéressantes, mais il ne va pas au bout des choses et il n’attaque pas les causes réelles de la surpopulation (dans des élevages, NDLR) et des abandons”, a déploré Christophe Marie.Ce responsable regrette surtout la faiblesse de la régulation pour les annonces en ligne, qui concernent 60% des ventes de chiens et chats, selon la Commission européenne.Seule la personne qui publie une annonce engage sa responsabilité, pas les plateformes sur lesquelles elles paraissent.”Ca, c’est vraiment très problématique”, estime M. Marie, car la vente en ligne “amène un nombre très important d’abandons”.De nouvelles tractations commencent maintenant, puisque le texte doit désormais être validé par les Etats membres pour entrer en vigueur.

Surpeuplées, les prisons vont vers “un point de rupture”, alertent des directeurs pénitentiaires

Les prisons françaises sont proches d'”un point de rupture” du fait de la surpopulation, alertent dans un communiqué jeudi des directeurs pénitentiaires, sortant de leur devoir de réserve pour enjoindre le gouvernement d’adopter “un plan d’action d’urgence”. “La surpopulation pénale conduit les établissements pénitentiaires à un point de rupture”, a averti le congrès du Syndicat national des directeurs pénitentiaires-Cfdt (SNDP-Cfdt) dans un communiqué.”Nous rendons aujourd’hui à la société des personnes potentiellement plus dangereuses qu’au jour de leur incarcération”, a indiqué le syndicat (non majoritaire dans la profession) qui représente des directeurs de prison et de services pénitentiaires d’insertion et de probation. Le SNDP-Cfdt remettra vendredi au ministère de la Justice une motion adoptée mardi lors de son congrès pour enjoindre “le garde des Sceaux de mettre en œuvre un plan d’action urgence”, a précisé le syndicat à l’AFP.En France, au 1er mai 2025, 83.681 personnes étaient détenues pour 62.570 places, soit une densité carcérale globale de 133,7%, selon les chiffres du ministère de la Justice.La surpopulation est responsable de conditions de détention “indignes” et met “dangereusement” à mal la sécurité des personnels, a souligné le syndicat dans son communiqué.”L’objectif de réinsertion des personnes détenues est durablement obéré”, ont ajouté ces directeurs pénitentiaires.”Les annonces politiques, qui s’accumulent et, parfois, se contredisent, ne répondent pas à l’urgence du moment et ne font aujourd’hui que déplacer voire aggraver les problèmes”, juge le syndicat.Les ministres de la Justice Gérald Darmanin et de l’Intérieur Bruno Retailleau ont multiplié les propositions choc début juin, après les violences commises en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions le 31 mai 2025.Le garde des Sceaux avait notamment proposé de “faire évoluer radicalement la loi” en supprimant les aménagements de peine obligatoires et le sursis.

Retailleau a reçu des représentants de la communauté juive “extrêmement inquiets”

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a reçu mercredi, sur fond de conflit Iran/Israël, des représentants de la communauté juive “extrêmement inquiets,” à qui il a promis d'”augmenter le niveau de protection”, conformément à un télégramme envoyé aux préfets.”J’ai reçu hier à Beauvau les représentants de la communauté juive qui sont extrêmement inquiets”, a affirmé jeudi le ministre en marge d’un déplacement gare du Nord à Paris consacré à la lutte contre l’immigration irrégulière.”J’ai demandé aux préfets de prendre contact dans chaque département avec les représentants” de la communauté juive et “on va doubler les patrouilles” notamment par les forces Sentinelle, a-t-il ajouté.Il s’agit d'”augmenter le niveau de protection” notamment pour “les sorties de culte, les entrées et les sorties d’école, les consulats, toutes les institutions”, a-t-il ajouté.Bruno Retailleau avait envoyé un télégramme aux préfets vendredi pour leur demander d’accroître “par une présence visible” la vigilance sur les lieux de cultes, écoles, établissements publics et institutionnels… qu’il s’agisse des intérêts israéliens et américains ou des établissements de la communauté juive.La rencontre de mercredi a été l’occasion de “faire un point sur la situation et les retours qu’on a pu avoir dans les différentes régions”, a affirmé à l’AFP Elie Korchia, le président du Consistoire central.Du terrain remonte “un climat anxiogène très fort” car “évidemment il y a aujourd’hui une crainte qu’il y ait des menaces sur la communauté juive”, a-t-il ajouté, estimant qu'”on va traverser une période sur les prochains jours particulièrement sensible”.”Il y a une inquiétude au regard du rôle de l’Iran dans des attentats terroristes à l’étranger au cours de ces dernières années”, a abondé Ariel Goldmann, le président du président du Fonds social juif unifié.La vigilance de chacun a augmenté même s’il n’y a “pas de signaux spécifiques” depuis le début de la guerre avec l’Iran, a-t-il ajouté.”L’inquiétude, elle vient de cette libération de la parole permanente dans les rues. On peut croiser quelqu’un qui va hurler +sale juif+ ou +Free Palestine+”, a affirmé à l’AFP le grand rabbin Haïm Korsia.Il était selon lui “très important que le ministre nous fasse un point sur la situation et l’état de la menace, des précautions qu’on prend, et comment on améliore encore la fluidité des échanges”.

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Trafic d’espèces protégées d’oiseaux, le procès renvoyé au 15 janvier

Le tribunal correctionnel de Cahors a renvoyé jeudi au 15 janvier 2026 le procès d’un trafic présumé d’espèces protégées d’oiseaux impliquant une douzaine de prévenus, en raison de l’état de santé d’un des principaux protagonistes qui nécessite une expertise médicale.Cet homme âgé de 92 ans, présenté par l’accusation comme un acteur-clé de ce dossier portant notamment sur la capture, la détention et la vente illégale en bande organisée de plusieurs milliers d’oiseaux sauvages pendant plusieurs années, présente “des capacités cognitives et mémorielles lourdement obérées”, a plaidé son avocat, Christophe Bernabeu, pour demander que sa capacité à comparaître soit évaluée médicalement.Le tribunal a fait droit à la requête et renvoyé l’ensemble du dossier.Dans cette affaire, “on a beaucoup de personnes qui sont très âgées (…) plus le temps passe, plus on va perdre des prévenus et la réponse pénale ne pourra pas être là, donc c’est très décevant” , a regretté Hervé Hourcade, juriste de l’association France Nature Environnement, partie civile dans ce dossier où deux personnes poursuivies sont déjà décédées.Pour la Ligue de protection des oiseaux (LPO), également partie civile, le renvoi se justifie certes “au regard des droits de la défense”, a estimé leur avocate, Sandrine Gélis, mais “la stratégie de défense c’est de laisser mourir le dossier et pour laisser mourir le dossier, il faut laisser mourir les prévenus”, a-t-elle déploré.- charges contestées -Côté défense justement, plusieurs avocats ont contesté avant la décision de renvoi les charges pesant sur leurs clients, et notamment que les faits reprochés ont été commis en bande organisée, qualification retenue par le parquet.”Le trafic d’espèces protégées est contesté par le parc animalier des Pyrénées, ce que nous allons démontrer à la prochaine audience”, a par exemple affirmé à l’AFP Julien Marco, l’avocat de ce parc zoologique des Pyrénées-Altantiques mis en cause dans la procédure.”Nous subissons le renvoi de cette affaire puisque l’écho médiatique porte préjudice au parc, on est décrit comme étant impliqué dans un trafic de grande ampleur, ce qui n’est absolument pas le cas”, a-t-il déploré. Selon l’accusation, les prévenus participaient à “un trafic européen d’oiseaux (chardonnerets, rossignols, linottes, rouge gorge, huppe fascié, jaseur des cèdres etc…), espèces protégées sur l’ensemble du territoire, permettant pour les uns d’assouvir une passion en ornithologie et pour les autres de générer des revenus occultes”, a expliqué mercredi la procureure de la République de Cahors, Clara Ribeiro, dans un communiqué.Ces oiseaux étaient recherchés pour leur beauté, leur plumage ou leur chant. Les faits reprochés s’étalent “de septembre 2012 à mars 2018, dans les départements du Lot, des Hautes-Pyrénées, des Pyrénées-Atlantiques, de l’Ariège, du Tarn, du Gers, du Lot-et-Garonne et des Landes”, a précisé la procureure.- “audience historique” -Ce dossier qui a fait l’objet d’une information judiciaire ouverte le 23 septembre 2016 a été marqué par “la multitude de protagonistes, leur implication différente, une dimension européenne (l’un des prévenus possédant une oisellerie en Belgique où les animaux étaient revendus, ndlr), le nombre et la complexité technique des incriminations”, a-t-elle également souligné.Dix personnes impliquées dans cette affaire ont déjà été jugées dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), selon le parquet de Cahors qui n’a pas précisé les condamnations prononcées.En février 2017, après environ deux ans d’une enquête de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS, fusionné en 2020 avec l’Agence française pour la biodiversité pour devenir l’OFB, Office français de la biodiversité), les forces de l’ordre avaient procédé à une vague d’interpellations dans une trentaine de lieux, et la saisie d’environ 430 oiseaux détenus dans des volières, de plus de 140 pièges ainsi que de l’argent liquide.A propos du procès, FNE parle d’une “audience historique” portant sur “le plus gros démantèlement de trafic d’oiseaux en France” tandis que l’avocate de la LPO évoque “la première affaire de trafic d’espèces protégées d’oiseaux en bande organisée” faisant l’objet d’un procès en France.

Trafic d’espèces protégées d’oiseaux, le procès renvoyé au 15 janvier

Le tribunal correctionnel de Cahors a renvoyé jeudi au 15 janvier 2026 le procès d’un trafic présumé d’espèces protégées d’oiseaux impliquant une douzaine de prévenus, en raison de l’état de santé d’un des principaux protagonistes qui nécessite une expertise médicale.Cet homme âgé de 92 ans, présenté par l’accusation comme un acteur-clé de ce dossier portant notamment sur la capture, la détention et la vente illégale en bande organisée de plusieurs milliers d’oiseaux sauvages pendant plusieurs années, présente “des capacités cognitives et mémorielles lourdement obérées”, a plaidé son avocat, Christophe Bernabeu, pour demander que sa capacité à comparaître soit évaluée médicalement.Le tribunal a fait droit à la requête et renvoyé l’ensemble du dossier.Dans cette affaire, “on a beaucoup de personnes qui sont très âgées (…) plus le temps passe, plus on va perdre des prévenus et la réponse pénale ne pourra pas être là, donc c’est très décevant” , a regretté Hervé Hourcade, juriste de l’association France Nature Environnement, partie civile dans ce dossier où deux personnes poursuivies sont déjà décédées.Pour la Ligue de protection des oiseaux (LPO), également partie civile, le renvoi se justifie certes “au regard des droits de la défense”, a estimé leur avocate, Sandrine Gélis, mais “la stratégie de défense c’est de laisser mourir le dossier et pour laisser mourir le dossier, il faut laisser mourir les prévenus”, a-t-elle déploré.- charges contestées -Côté défense justement, plusieurs avocats ont contesté avant la décision de renvoi les charges pesant sur leurs clients, et notamment que les faits reprochés ont été commis en bande organisée, qualification retenue par le parquet.”Le trafic d’espèces protégées est contesté par le parc animalier des Pyrénées, ce que nous allons démontrer à la prochaine audience”, a par exemple affirmé à l’AFP Julien Marco, l’avocat de ce parc zoologique des Pyrénées-Altantiques mis en cause dans la procédure.”Nous subissons le renvoi de cette affaire puisque l’écho médiatique porte préjudice au parc, on est décrit comme étant impliqué dans un trafic de grande ampleur, ce qui n’est absolument pas le cas”, a-t-il déploré. Selon l’accusation, les prévenus participaient à “un trafic européen d’oiseaux (chardonnerets, rossignols, linottes, rouge gorge, huppe fascié, jaseur des cèdres etc…), espèces protégées sur l’ensemble du territoire, permettant pour les uns d’assouvir une passion en ornithologie et pour les autres de générer des revenus occultes”, a expliqué mercredi la procureure de la République de Cahors, Clara Ribeiro, dans un communiqué.Ces oiseaux étaient recherchés pour leur beauté, leur plumage ou leur chant. Les faits reprochés s’étalent “de septembre 2012 à mars 2018, dans les départements du Lot, des Hautes-Pyrénées, des Pyrénées-Atlantiques, de l’Ariège, du Tarn, du Gers, du Lot-et-Garonne et des Landes”, a précisé la procureure.- “audience historique” -Ce dossier qui a fait l’objet d’une information judiciaire ouverte le 23 septembre 2016 a été marqué par “la multitude de protagonistes, leur implication différente, une dimension européenne (l’un des prévenus possédant une oisellerie en Belgique où les animaux étaient revendus, ndlr), le nombre et la complexité technique des incriminations”, a-t-elle également souligné.Dix personnes impliquées dans cette affaire ont déjà été jugées dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), selon le parquet de Cahors qui n’a pas précisé les condamnations prononcées.En février 2017, après environ deux ans d’une enquête de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS, fusionné en 2020 avec l’Agence française pour la biodiversité pour devenir l’OFB, Office français de la biodiversité), les forces de l’ordre avaient procédé à une vague d’interpellations dans une trentaine de lieux, et la saisie d’environ 430 oiseaux détenus dans des volières, de plus de 140 pièges ainsi que de l’argent liquide.A propos du procès, FNE parle d’une “audience historique” portant sur “le plus gros démantèlement de trafic d’oiseaux en France” tandis que l’avocate de la LPO évoque “la première affaire de trafic d’espèces protégées d’oiseaux en bande organisée” faisant l’objet d’un procès en France.