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Une vague de chaleur sur la France: 16 départements en vigilance orange

“C’est difficile en ce moment”, soupire Christiane, croisée jeudi dans les rues de Rennes écrasées de soleil, où la retraitée de 79 ans recherche “un peu l’ombre”. Comme 15 autres départements, l’Ille-et-Vilaine est placée à partir de vendredi midi en alerte orange canicule par Météo-France.Dans son dernier bulletin, publié jeudi à 16H00, l’organisme prévoit une “vague de chaleur précoce de la Bretagne aux Charentes en passant par le Centre-Val de Loire ce vendredi” et une “canicule précoce sur Rhône et Isère dès vendredi”. Dans les départements de l’Ouest, “la journée la plus chaude est prévue ce samedi 20 juin”, met en garde Météo-France.Le phénomène, lié selon l’organisme de prévisions météorologiques à des “conditions anticycloniques sur la France”, concerne la Manche, le Morbihan, l’Ille-et-Vilaine, la Mayenne, la Sarthe, la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, l’Indre-et-Loire, la Vendée, les Deux-Sèvres, la Vienne, la Charente-Maritime, la Charente, la Haute-Vienne, le Rhône et l’Isère.Vendredi “les températures maximales atteignent généralement 33 à 36°C voire 37 à 38°C par endroit. Dans la nuit de vendredi à samedi, les minimales sont à nouveau élevées, de 19 à 22°C”, prévient l’organisme de prévisions météorologiques.Une vigilance canicule orange signifie que l’épisode de fortes chaleurs est “susceptible de constituer un risque sanitaire pour l’ensemble de la population exposée”, indiquent les autorités.- Fête de la musique et festivals -Sans attendre le niveau orange, les préfets de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire avaient déclenché le plan Orsec (Organisation de la réponse de sécurité civile) pour cette vague de chaleur, appelée encore à se renforcer samedi alors que de nombreux rassemblements sont attendus, entre Fête de la musique, festivals et fêtes de fin d’année dans les écoles.Le préfet du Maine-et-Loire, Philippe Chopin, appelle ainsi les organisateurs d’événements festifs à “une vigilance particulière sur la sécurité de leur public (distribution d’eau, renforcement des dispositifs prévisionnels de sécurité) et à veiller à prévenir les consommations d’alcool excessives”, tandis que les organisateurs d’événements sportifs programmés sont incités à avancer les rencontres sportives de sorte qu’elles se déroulent avant midi ou à les reporter.En Loire-Atlantique voisine s’est ouvert jeudi le Hellfest, l’un des plus gros festivals de musiques extrêmes d’Europe, où quelque 60.000 personnes sont attendues chaque jour. Le festival, qui a mis en place plusieurs dispositifs pour rafraîchir les visiteurs (brumisateurs, arrosage des devants de scène…), autorise à titre exceptionnel les gourdes vides cette année.- Impact sur la production électrique ? -En raison des températures élevées annoncées dans le Rhône, le groupe EDF a prévenu qu’il envisageait d’abaisser la production d’électricité de son parc nucléaire à compter de mercredi 25 juin, notamment sur le site de sa centrale du Bugey (Ain) à cause du possible impact sur le fleuve Rhône qui refroidit l’installation.Cette chaleur est causée par le blocage d’un anticyclone sur la France, situation parfois qualifiée de blocage en oméga car la forme des masses d’air sur la carte évoque la lettre grecque en forme de fer à cheval. La situation concerne aussi d’autres pays de l’ouest de l’Europe.En France, “ces niveaux de chaleur sont remarquables pour un mois de juin, sans pour autant être inédits”, a rappelé Matthieu Sorel, climatologue chez Météo-France.Le pays a déjà connu deux vagues de chaleur notables en juin ces dernières années, l’une en 2019 et une autre, plus précoce, en juin 2022.”On prend quelques précautions. Maintenant, on a un petit peu l’habitude parce que c’est quand même assez récurrent les phénomènes de canicule. Depuis quelques années, on en a pratiquement tous les ans”, abonde Christian Le Cam, 66 ans, rencontré par l’AFP en face de l’hôtel de ville de Rennes.Le réchauffement climatique rend les vagues de chaleur plus précoces et tardives, plus fréquentes, plus longues et plus intenses.

Corruption à Interpol: un ex-ministre de la Justice moldave interpellé aux Emirats arabes unis

Les investigations en France sur des soupçons d’effacement de notices rouges d’Interpol pour des suspects en fuite ont connu une accélération avec l’interpellation aux Emirats arabes unis d’un ancien ministre de la Justice moldave et ex-président de la commission de contrôle des fichiers d’Interpol.Vitalie Pirlog a été “arrêté dimanche”, a confirmé le ministère émirati de l’Intérieur dans un communiqué publié jeudi sur son compte Facebook. Une arrestation confirmée par une source judiciaire en France.L’ex-ministre, âgé de 50 ans, a été arrêté en vertu d’un mandat d’arrêt international délivré à son encontre par la France dans le cadre d’une enquête sur des faits de corruption au sein d’Interpol dont le siège se trouve à Lyon (centre-est).Ce mandat d’arrêt avait été émis fin janvier 2025, a précisé la source judiciaire.Elu président de la commission de contrôle des fichiers à Interpol en 2017, Vitalie Pirlog est soupçonné d’avoir aidé des suspects à obtenir le statut de demandeurs d’asile en Moldavie afin de bénéficier de la suspension de leur notice rouge, selon une source proche du dossier.”Toutes mes félicitations aux forces de l’ordre (émiraties) qui ont interpellé un ressortissant moldave recherché par la France, dans le cadre d’une importante affaire de corruption internationale”, a écrit le ministre français de la Justice Gérald Darmanin sur le réseau social X.”Cette arrestation s’inscrit dans le cadre d’une collaboration soutenue et stratégique avec les organismes internationaux chargés de l’application de la loi, ainsi que les organisations régionales et mondiales, réaffirmant l’engagement indéfectible des Emirats arabes unis en faveur de la sécurité et de la stabilité de la communauté internationale”, a poursuivi le ministère émirati de l’Intérieur dans son communiqué.- “Pots-de-vin” -Le parquet national financier (PNF) français avait ouvert une enquête le 25 août 2023 “sur la base d’informations fournies par Interpol”, avait indiqué le procureur national financier Jean-François Bohnert.Interpol avait précisé de son côté qu’à la suite de “la détection d’une tentative de détournement” de son fonctionnement “dans un petit nombre de cas” afin de “bloquer et effacer les notices rouges”, des responsables d’Interpol avaient “pris des mesures internes immédiates” et “dénoncé les faits aux autorités” en France.Une information judiciaire a ensuite été ouverte début 2025 pour notamment corruption d’agent public étranger en bande organisée et trafic d’influence d’agent public étranger, avait précisé à l’AFP une source judiciaire.Les premiers éléments des investigations conduites par l’Office central anticorruption français (OCLCIFF) ont révélé qu’un “groupe de personnes de différentes nationalités (était) suspecté d’avoir mis en oeuvre un schéma de corruption pour permettre à des fugitifs de bloquer et d’effacer les notices rouges qui les visent, en versant des pots-de-vin à des agents publics, notamment en Moldavie”, avait relaté M. Bohnert.Les montants de ces pots-de-vin pourraient atteindre “plusieurs millions de dollars”, selon le procureur financier.Une source proche du dossier avait précisé à l’AFP que ces fugitifs appartenaient pour partie à la criminalité organisée. Une deuxième source proche du dossier avait souligné que ces suspects ayant pu bénéficier de ce système étaient de toutes nationalités et disposaient d’importants moyens financiers.Selon le secrétaire général d’Interpol, Jürgen Stock, les soupçons portent sur “un petit nombre de notices rouges” sur les 70.000 diffusées par l’organisation.Interpol avait aussi évoqué une enquête cybercriminelle parallèle menée par les autorités britanniques, “qui a révélé que des personnes soupçonnées d’être corrompues en Moldavie auraient pu transmettre des informations sur des notices rouges à des personnes recherchées”.Au matin du 4 juin 2024, un vaste coup de filet avait visé des fonctionnaires moldaves soupçonnés d’avoir participé à ce système frauduleux. Selon la deuxième source proche, ils travaillaient essentiellement pour le bureau central national Interpol de Moldavie et le service qui gère les demandes d’asile.Parallèlement, des perquisitions avaient été menées dans une trentaine de lieux en Moldavie par le parquet moldave chargé de la lutte contre la corruption en présence de représentants du PNF, de l’OCLCIFF et du FBI, la police fédérale américaine, dans le cadre d’une équipe commune d’enquête.

Tournage en Corée du Nord: des propos sexuels de Depardieu visaient bien une fillette, selon une expertise

Une expertise judiciaire demandée par Gérard Depardieu, versée à l’enquête pénale dans laquelle il est mis en cause pour viols, établit que l’acteur ciblait bien une fillette avec des propos sexuels lors d’un tournage en Corée du Nord, a appris l’AFP jeudi de source proche du dossier, confirmant une information de Libération.Selon ce document signé mi-mai par un expert informatique et dont l’AFP a eu connaissance, “l’analyse technique nous permet d’établir que des propos à connotation sexuelle ont été adressés à l’égard d’une fillette évoluant sur un poney”.Sollicité, l’avocat de Gérard Depardieu n’a pas répondu dans l’immédiat à l’AFP.L’émission Complément d’enquête, sur France 2, avait révélé en décembre 2023 ces images tournées lors d’un voyage en Corée du Nord avec l’écrivain Yann Moix en 2018, déclenchant un scandale.On pouvait y voir Gérard Depardieu multiplier les commentaires misogynes et insultants dans le haras, notamment à un moment où à l’écran, une fillette faisait du cheval.L’émission avait précipité la chute de l’acteur, mis en cause par plusieurs femmes pour des viols et des violences sexuelles, et condamné mi-mai à 18 mois de prison avec sursis à Paris pour avoir agressé deux femmes sur le tournage des “Volets verts” en 2021 – une décision dont il a fait appel.Gérard Depardieu affirmait que le montage était trompeur et que ses propos n’étaient pas destinés à la jeune fille mais à une autre femme, adulte, et prétendait aussi qu’il s’agissait d’une scène de fiction.L’expert se fonde notamment sur un passage où des propos misogynes et sexuels visent une “petite dame (…) en mocassins”, ce qui lui paraît compatible avec une cavalière enfant qui apparaît sur les images avec des “chaussures plates”, tandis que la cavalière adulte avait elle des “chaussures à talon haut”.La question de savoir si les images ont été manipulées fera l’objet d’une audience correctionnelle le 2 octobre prochain, après des plaintes croisées de Yann Moix et Gérard Depardieu d’un côté, et de journalistes de Complément d’enquête de l’autre.Dans le cadre de cette procédure distincte, une autre expertise, civile cette fois, a été ordonnée, mais n’a pas été rendue.Dans le dossier pénal auquel l’expertise du 15 mai a été versée, le parquet de Paris a requis un procès à l’encontre de M. Depardieu après sa mise en examen pour des viols dénoncés par l’actrice Charlotte Arnould en août 2018.

Russia warns US against ‘military intervention’ in Iran-Israel war

Russia on Thursday warned the United States not to take military action against Iran, amid speculation over whether Washington would enter the war alongside Israel.Israel launched an unprecedented wave of strikes at Iran last week, to which Tehran responded with missile and drone attacks.Moscow is one of Iran’s most important allies, with the two deepening …

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Conflit ouvert entre Rachida Dati et l’audiovisuel public

Poussée de fièvre entre Rachida Dati et l’audiovisuel public. La passe d’armes mercredi sur le plateau de “C à vous” alourdit un climat déjà tendu entre la ministre et les médias placés sous sa tutelle, en plein débat sur son projet contesté de holding.Ulcérée par des questions sur les 299.000 euros qu’elle aurait perçus de GDF Suez en 2010-2011 sans les déclarer au Parlement européen, la ministre de la Culture a sorti les griffes et renvoyé son intervieweur, le journaliste Patrick Cohen, à des accusations de “management brutal” remontant aux années où il dirigeait la matinale de France Inter (2010-2017).”Vous pourriez (…) tomber sous le coup de ce délit (de harcèlement, ndlr)”, a-t-elle menacé. “Je peux saisir le tribunal”.France Télévisions a répliqué que “les mises en cause personnelles à l’encontre des journalistes ne sont pas acceptables”. Début mai, sur France Inter, la ministre avait cette fois ciblé la présidente de Radio France, l’accusant de “caricaturer” son projet de création de holding chapeautant différents médias de l’audiovisuel public.”Votre présidente Sibyle Veil (…) je l’ai appelée parce qu’il faut arrêter de caricaturer cette réforme en disant que c’est une réforme d’extrême droite”, a-t-elle lancé à l’antenne, après avoir qualifié France Inter, leader incontesté des audiences, de “club” pour CSP+ et retraités. “La ministre est prête à instaurer un climat délétère inédit avec l’audiovisuel public”, déplore auprès de l’AFP Valéry Lerouge, président de la société des journalistes de la rédaction nationale de France Télé.”On est inquiets parce qu’on a le sentiment que la ministre va utiliser tous les arguments y compris fallacieux pour discréditer les journalistes du service public”, estime-t-il.Mme Dati a récemment brocardé les “méthodes de voyous” des journalistes qui lui ont consacré une édition de “Complément d’enquête”, les accusant d’avoir tenté de soudoyer des membres de sa famille pour obtenir une interview, ce que le magazine dément.Après la diffusion de cette édition sur France 2, Le Canard enchaîné a d’ailleurs prêté à la ministre la volonté d’obtenir “le scalp” de la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte Cunci. “Je n’ai jamais dit quoi que ce soit ni appelé qui que ce soit”, a démenti la ministre dans Le Monde. “Comme souvent, je fais l’objet d’attaques ciblées et injustifiées de mes opposants politiques”.- “Elle ne lâche rien” -La ministre, qui lorgne la mairie de Paris en 2026, attire en tout cas la lumière et se démultiplie sur ses dossiers : démocratiser l’accès à la culture – son mantra depuis son entrée surprise au gouvernement début 2024 – et réformer l’audiovisuel public. Elle vient d’obtenir l’inscription du projet à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Sa combativité est “un indéniable atout”, affirme à l’AFP le sénateur centriste Laurent Lafon, dont la proposition de loi de réforme a été reprise par Mme Dati. “S’il n’y avait pas eu une ministre volontaire, on n’aurait pas eu cette inscription”, indique-t-il, tout en espérant que le débat se recentre “uniquement sur le cœur du texte” et pas sur une ministre mobilisée sur plusieurs fronts.Ciblée par ses opposants à Paris, Mme Dati doit aussi composer avec ses ennuis judiciaires. Le parquet national financier a récemment requis un procès pour corruption à son encontre dans l’affaire Carlos Ghosn, qui lui vaut d’être mise en examen depuis 2021.Mais au sein du gouvernement, ses appuis restent solides. “Elle ne lâche rien”, glisse un proche de François Bayrou. “Et quoi qu’il en soit le Premier ministre est d’accord sur la nécessité de reformer l’audiovisuel public”. Elle “fait plier tout le monde”, souffle un autre, qui prédit toutefois qu’elle ne disposera pas du temps suffisant pour faire adopter le texte.Au sein de l’audiovisuel public, les résistances sont fortes contre un projet présenté par Mme Dati comme un moyen de se “renforcer” face à la concurrence. Le principe d’une grève reconductible à partir du 26 juin a déjà été voté à Radio France.Selon le Syndicat national des journalistes (SNJ), la ministre ne fait qu'”affaiblir le service public” en attaquant ses journalistes. “La réforme, c’est juste un trophée qu’elle veut obtenir”, estime son délégué général à France Télé, Serge Cimino.

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Mexique: l’ouragan Erick touche terre avec des vents allant jusqu’à 205 km/heure

L’ouragan Erick, de force majeure dans le Pacifique, a touché la côte sud-ouest du Mexique en donnant des signes de faiblesse jeudi matin avec des vents pouvant souffler jusqu’à 205 km/heure, a indiqué le Centre national des ouragans (NHC) de Miami.Erick a touché terre peu avant 06h00 locales (midi GMT) aux confins des Etats côtiers du Oaxaca et du Guerrero, dans une zone isolée à peu près à mi-chemin des deux principaux centres touristiques de la zone (Puerto Escondido et Acapulco).Il a perdu de sa puissance, repassant en catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, après être monté en catégorie 4 à l’approche des côtes. Le NHC le qualifiait alors “d’extrêmement dangereux”.”Des vents extrêmement destructeurs sont attendus”, avait indiqué le NHC dans la nuit, ajoutant: “De fortes chutes de pluie vont provoquer des inondations et des glissements de terrain qui représentent un danger mortel”. Evoluant rapidement, Erick doit cependant s’affaiblir “rapidement” en s’avançant vers la chaîne des montagnes de la Sierra Madre sur, selon le NHC. Au petit matin (midi GMT), le cyclone se déplaçait vers le nord-ouest à une vitesse de 15 km/heure. La présidente Claudia Sheinbaum  a appelé la population à se mettre à l’abri, dans une vidéo sur X mercredi soir.Les autorités ont lancé des messages d’alerte dans les stations balnéaires de Puerto Escondido et surtout Acapulco, durement touchée par l’ouragan Otis de catégorie 5 en octobre 2023.Dans l’ex-capitale de la jet-set sur le Pacifique, des habitants ont commencé à se rendre dans les centres d’accueil aménagés face à la menace de l’ouragan, a constaté l’AFP. De petites embarcations de plaisance ont été sorties de l’eau pour éviter qu’elles ne coulent.Les autorités ont par ailleurs demandé aux habitants de suspendre les activités non essentielles à partir de 20H00. Les supermarchés devaient fermer à 18H00.La pluie a commencé à tomber en fin d’après-midi après une journée ensoleillée.C’est cependant Puerto Escondido et ses 30.000 habitants et touristes étrangers qui pourraient être les plus exposés aux murs de vents du cyclone.Les restaurants étaient déjà fermés malgré la présence de touristes qui ne voulaient pas renoncer à leurs vacances, a constaté sur place un journaliste de l’AFP.”On dit qu’il va frapper de ce côté-ci de la côte, on va prendre nos précautions pour ne rien regretter par la suite”, a déclaré Adalberto Ruiz, un pêcheur de 55 ans qui mettait sa barque à l’abri.- Militaires déployés -Les autorités ont également suspendu les cours dans les villes concernées et fermé les ports à la navigation. Le gouvernement a déployé des centaines de militaires et des agents de la Commission fédérale d’électricité (CFE) dans le cadre de son plan d’urgence. Les ouragans menacent de mai à octobre les côtes du Mexique, celles du Pacifique et celles du golfe.En octobre 2023, le front de mer d’Acapulco avait été détruit par Otis, qui s’était converti en quelques heures en ouragan de force maximale. Il avait fait au moins 50 morts et 30 disparus, selon les autorités mexicaines.En septembre 2024, Acapulco avait été de nouveau frappée par un ouragan, John, de force 3, qui avait causé la mort d’au moins 15 personnes.

Décès du général Vidal, chef de l’opération de libération des otages à Ouvéa en 1988

Le général Jacques Vidal, qui avait commandé l’opération controversée de libération des otages de la grotte d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie en 1988, est décédé, a-t-on appris jeudi dans les pages nécrologie du quotidien Le Figaro.Une cérémonie religieuse se tiendra le 26 juin 2025, en l’église Saint-Germain, à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). L’officier des troupes de marine, mort à l’âge de 88 ans, avait été au coeur d’une vaste polémique sur les conditions de l’assaut lancé le 5 mai 1988 entre le premier et le deuxième tour de l’élection présidentielle, qui opposait le président François Mitterrand à son Premier ministre Jacques Chirac.Au cours d’une opération baptisée “Victor”, les militaires avaient libéré 24 otages (dont 22 gendarmes) détenus par les indépendantistes dans une grotte de l’île d’Ouvéa. L’intervention s’était soldée par un très lourd bilan de 21 morts, deux militaires et 19 indépendantistes, ouvrant une vaste polémique politique et militaire. Les indépendantistes avaient accusé l’armée d’avoir exécuté sommairement des indépendantistes après l’assaut. Dans une interview à Paris-Match six jours après l’opération, le général Vidal avait démenti “absolument” que des militaires ou des gendarmes aient exécuté sommairement des ravisseurs a l’issue du combat.”Je suis formel. Il n’y a pas eu de coups de feu après la fin de l’assaut”, avait-il affirmé.Le 30 mai, le ministre de la Défense, Jean-Pierre Chevènement, avait rendu publiques les conclusions de “l’enquête de commandement” indiquant que rien ne faisait apparaître “des exécutions sommaires”.Toutefois, “des actes contraires au devoir militaire ont été commis” et “des sanctions sévères” seront prises, avait-il ajouté.Le quotidien Le Monde avait publié un rapport attribué à un militaire selon lequel le général Vidal avait été partisan “d’une solution de force, quelles qu’en soient les conséquences”.L’hebdomadaire Paris-Match avait pour sa part révélé que le général Vidal et l’ancien ministre Bernard Pons avaient envisagé l’usage d’une bombe de 250 kg et de napalm contre la grotte et que les officiers avaient refusé. Dans l’article consacré au décès de l’officier jeudi, l’Essor de la gendarmerie a fait état “des exactions meurtrières commises sur des Kanaks après leur reddition. Des exactions longtemps contestées, mais reconnues progressivement ensuite”.La Nouvelle-Calédonie demeure un dossier brûlant pour la France, notamment après les émeutes qui y ont fait 14 morts au printemps 2024.

Le Libanais Georges Abdallah fixé sur sa demande de libération le 17 juillet

Le Libanais Georges Abdallah pourra-t-il rentrer chez lui, après 40 ans de prison en France ? La cour d’appel de Paris, qui a examiné jeudi une énième demande de libération du militant propalestinen condamné pour complicité d’assassinats de diplomates israélien et américain en 1982, se prononce le 17 juillet.”J’ai dit aux juges +soit vous le libérez, soit vous le condamnez à mort+”, a déclaré son avocat Jean-Louis Chalanset aux médias à la sortie de l’audience, non publique.Condamné en 1987 à la réclusion à perpétuité pour complicité d’assassinats de diplomates américain et israélien en 1982, Georges Ibrahim Abdallah, 74 ans aujourd’hui, est libérable depuis 25 ans mais a vu sa dizaine de demandes de remises en liberté échouer. Emprisonné depuis octobre 1984, il est considéré comme le plus ancien détenu des prisons françaises. Pour sa demande de libération, la cour avait reporté en février et à la dernière minute sa décision, expliquant qu’avant toute libération il était nécessaire “au préalable” qu’il fasse un “effort conséquent” d’indemnisation des parties civiles, ce qu’il a toujours refusé de faire.Sans reconnaître son implication dans les assassinats, Georges Abdallah les a toujours qualifiés d'”actes de résistance” contre “l’oppression israélienne et américaine” dans le contexte de la guerre civile libanaise et l’invasion israélienne au sud-Liban en 1978.A l’audience, son avocat a cependant donné à la cour des documents indiquant la présence sur le compte de Georges Abdallah en prison d’une somme “d’environ 16.000 euros”, “à la disposition des parties civiles si celles-ci sollicitent le versement”. Sans préciser d’où venait l’argent ni s’épancher sur la position de son client.Selon Me Chalanset, le parquet général, ainsi que l’avocat des Etats-Unis qui se sont vigoureusement opposés à toutes ses demandes de libération, ont jugés qu’il n’y avait “aucun effort” puisque “ce n’est pas son argent” et qu’il n’y avait pas de “repentir”. “J’ai rappelé que la notion de repentir n’existait pas dans le droit français”, a poursuivi Me Chalanset, qui a eu son client au téléphone depuis le palais de justice pour lui raconter l’audience.- “Détenu âgé” -La décision sera rendue à 09H00 le 17 juillet, également lors d’une audience non publique, a indiqué une source judiciaire.Dans son arrêt de février, au delà de la question de l’argent, la cour s’était dite favorable à sa remise en liberté avec départ immédiat pour le Liban (prêt à l’accueillir), dans la lignée de la décision rendue en novembre par le tribunal de l’application des peines, immédiatement suspendue par un appel du parquet antiterroriste.”Détenu âgé”, Georges Abdallah ne présente plus de “risque grave” de récidive, ni de “trouble à l’ordre public” en cas de libération, avait estimé la cour.Côté parties civiles, les Etats-Unis ont signalé une décision récente de la Cour de cassation concernant les conditions de la libération conditionnelle, espérant qu’elle pousse les magistrats à revoir leur arrêt de février. Leur avocat Me Thierry Marembert n’a pas souhaité s’exprimer après l’audience.Selon une source proche du dossier, le ministère de l’Intérieur a contacté ces derniers jours l’ambassade du Liban à Paris pour s’assurer qu’en cas de feu vert, les autorités locales prévoyaient un laissez-passer et prendraient en charge son billet d’avion Paris-Beyrouth, ce que l’ambassade a confirmé.Avant cela, son transfert depuis sa prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) vers la capitale serait assuré par les forces de l’ordre françaises.Georges Abdallah, tombé dans l’oubli au fil des ans alors qu’il était au moment de sa condamnation l’un des plus célèbres prisonniers de France, est un “symbole passé de la lutte palestinienne”, estimait la cour dans son arrêt de février, soulignant que son groupuscule de chrétiens libanais laïcs, marxistes et propalestiniens nommé FARL (Fraction armée révolutionnaire libanaise), dissous depuis longtemps, “n’a pas commis d’action violente depuis 1984”.

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Quand la Terre était gelée, la vie aurait trouvé refuge dans des mares

Des mares de glace fondue en Antarctique abritent des micro-organismes d’une étonnante diversité, ce qui pourrait expliquer où la vie s’est réfugiée quand la Terre était entièrement gelée, selon une étude jeudi dans Nature Communications.Notre planète n’a pas toujours était bleue et hospitalière. Au cours de sa longue histoire, elle a connu plusieurs périodes glaciaires durant lesquelles elle s’est transformée en véritable “boule de neige”.Notamment durant le Cryogénien, entre 720 et 635 millions d’années avant notre ère, lorsque la température moyenne globale ne dépassait pas -50°C et que le climat de l’équateur ressemblait à celui de l’Antarctique actuelle. Des conditions extrêmes qui n’ont pourtant pas empêché l’évolution de poursuivre son chemin. “Nous avons des preuves de l’existence” de formes de vie complexes “avant et après le Cryogénien dans les archives fossiles”, explique à l’AFP l’autrice principale de l’étude Fatima Husain, doctorante au département des sciences de la Terre, de l’atmosphère et des planètes (EAPS) du MIT (États-Unis). “Il existe plusieurs hypothèses concernant les lieux possibles où la vie aurait pu persister”, poursuit-elle. Dans certaines zones océaniques qui seraient restées libres de glace, près de sources hydrothermales dans les grands fonds marins, sous de fines couches de glace…Un de ces refuges pourrait avoir été de simples mares de glace fondue dans les régions équatoriales.Celles-ci auraient pu former de véritables “oasis” aux eucaryotes, des organismes complexes qui ont évolué pour aboutir à toutes les formes de vie multicellulaires que nous connaissons aujourd’hui. – Vie extra-terrestre -De telles mares existent aujourd’hui en Antarctique, aux marges de calottes glaciaires.À ces endroits, l’eau gèle jusqu’au fond marin, piégeant au passage des sédiments foncés et des organismes marins. Au fil du temps, l’érosion provoquée par le vent fait remonter ces débris à la surface. Une fois exposés, ils absorbent la chaleur du soleil, ce qui fait fondre la glace, formant des mares peu profondes d’eau de fonte.En 2018, des membres néo-zélandais de l’équipe de chercheurs se sont rendus dans une région de la plateforme de glace de McMurdo, en Antarctique de l’Est, connue pour abriter de petites mares, ne mesurant que quelques décimètres de profondeur et quelques mètres de large. Leur fond est tapissé de microbes qui s’y sont accumulés au fil des années pour former des couches visqueuses.Elles “peuvent faire quelques centimètres d’épaisseur, être colorées, et présenter des strates très nettes”, explique Mme Husain.Elles sont composées de cyanobactéries, des organismes unicellulaires photosynthétiques, dépourvus de noyau, connus pour être capables de survivre dans des environnements extrêmes. Mais les chercheurs ont y ont aussi trouvé des marqueurs associés à des eucaryotes, comme des algues ou des animaux microscopiques, témoignant d’une surprenante biodiversité, qui semble influencée par les différences de salinité entre les mares. “Aucune mare ne se ressemblait”, raconte Mme Husain. “Nous avons trouvé des assemblages diversifiés d’eucaryotes issus de tous les grands groupes dans toutes les mares étudiées”, poursuit-elle.Cela démontre que “ces environnements uniques sont capables d’abriter des assemblages diversifiés de formes de vie, même à très faible distance les uns des autres”, souligne la chercheuse, selon qui ces découvertes ont aussi des implications sur la recherche de vie-extraterrestre.”L’étude de la vie dans ces environnements particuliers sur Terre peut aider à mieux comprendre les environnements potentiellement habitables sur des mondes glacés, y compris les lunes glacées de notre système solaire”, comme Encelade ou Europe, dit-elle.

Léa Salamé quitte la matinale de France Inter pour le 20H de France 2

Pilier de la matinale de France Inter, Léa Salamé a annoncé jeudi son départ surprise de la radio pour prendre à la rentrée les manettes du 20H de France 2 à la suite d’Anne-Sophie Lapix.”Nous sommes heureux de pouvoir compter sur son talent et son lien fort avec le public pour porter haut, avec l’ensemble de la rédaction, notre exigence pour le grand rendez-vous du 20H”, a annoncé la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte Cunci dans un message à l’AFP.Plus tôt dans la matinée, la journaliste franco-libanaise de 45 ans avait annoncé son départ de la matinale de la première radio de France, qu’elle pilote avec Nicolas Demorand.Léa Salamé présente aussi sur France 2 le talk-show “Quelle Epoque!”, le samedi en deuxième partie de soirée, une émission qu’elle va conserver. “Grande journaliste et figure du service public, Léa a porté ces dernières années de grands rendez-vous démocratiques et citoyens et a incarné avec talent la couverture des Jeux de Paris 2024. Depuis deux ans, elle renouvelle les samedis soir du service public avec +Quelle Epoque!+”, a vanté Mme Ernotte Cunci, aussitôt après la signature du contrat avec la journaliste.Les spéculations allaient bon train depuis plusieurs jours sur la succession d’Anne-Sophie Lapix, qui incarnait le 20H de France 2 depuis huit ans. Caroline Roux, présentatrice de “C dans l’air” sur France 5, a dit non, restant “très attachée” à son émission “d’utilité publique”. Néanmoins, “j’étais très honorée de la proposition” car “dans notre métier, le JT de 20 heures est considéré comme un Graal”, a-t-elle témoigné dans Le Figaro.Le nom de Léa Salamé était également cité pour un atterrissage possible sur BFMTV, chaîne du milliardaire franco-libanais Rodolphe Saadé. – “incontournable” -Mais la journaliste star a fait le choix de rester au sein du service public.Elle est la compagne de l’eurodéputé et leader de Place Publique Raphaël Glucksmann, parmi les candidats potentiels de la gauche pour la présidentielle de 2027. Ce lien devrait la conduire à se mettre en retrait des sujets politiques et soirées événementielles si Raphaël Glucksmann se lançait effectivement.   Léa Salamé a commencé sa carrière à France 24 et iTélé (devenue CNews en 2017). Parfois sniper, toujours énergique et vive, elle a mené à partir de 2014 une interview quotidienne à 7H50 sur France Inter, avant de prendre les rênes de la matinale aux côtés de Nicolas Demorand à partir de 2017.”France Inter lui doit beaucoup” et “c’est une fierté de voir la journaliste incontournable qu’elle est devenue aujourd’hui”, a salué la directrice de la station Adèle Van Reeth dans un communiqué.Nicolas Demorand doit rester sur France Inter à la rentrée, mais pas forcément dans la matinale, un choix qu’il doit discuter avec la direction.A la télévision, Léa Salamé a été chroniqueuse dans l’émission “On n’est pas couché” de Laurent Ruquier sur France 2, entre 2014 et 2016. Elle a ensuite notamment présenté ou coprésenté “L’Emission politique”, “Vous avez la parole” et “Elysée 2022” sur la même chaîne. Elle a lancé “Quelle Epoque!” en 2022.Sa mission va être de relancer la grand-messe du 20H00 de la chaîne publique. Celui de TF1, présenté par Gilles Bouleau en semaine, fait la course en tête des audiences.Mercredi par exemple, la première partie du JT de France 2 (entre 20H00 et 20H35), a rassemblé 3 millions de téléspectateurs en moyenne, contre 4,4 millions pour celui de la première chaîne.  Depuis septembre, la durée du JT de France 2 a été allongée à une heure, pour mieux “prendre le temps de l’information” et “attirer de nouveaux publics”, selon France Télé. Evincée, Anne-Sophie Lapix, 53 ans, présentera son dernier journal le 26 juin, un départ finalement avancé. Sonia Chironi prendra sa suite jusqu’au 10 juillet, puis ce sera Julien Arnaud jusqu’à l’arrivée de Léa Salamé.Anne-Sophie Lapix a rapidement trouvé un point de chute: elle rejoindra à la rentrée la radio RTL pour y animer la tranche 18H00-20H00, ainsi que la chaîne M6 pour une interview le dimanche.