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Après le vélo électrique, une nouvelle vie pour les batteries

Quand la batterie de vélo électrique alimente un luminaire mobile: dans l’ouest de la France, la startup Voltr veut “donner une seconde vie” aux batteries lithium usagées pour décarboner le stockage d’énergie.Dans un grand hangar en périphérie d’Angers, sous la lumière des néons, un opérateur démonte consciencieusement des batteries d’aspirateur à l’aide d’une dévisseuse, avant de démanteler leur coeur.A l’aide d’une fraiseuse, il “vient abraser, donc enlever le plastique autour des cellules de lithium, pour pouvoir ensuite les dissocier” à la main, explique Alban Régnier, président et co-fondateur de Voltr.Chaque batterie de vélo ou de trottinette est constituée de dizaines de cellules de lithium, des petits accumulateurs qui ressemblent aux piles standard de télécommandes, reliées entre elles par du nickel qui assure la conductivité, et gérées par une carte électronique.Ces composants, qui stockent l’énergie, représentent “80% de l’empreinte carbone” de la batterie, et “70% du coût économique”, selon M. Régnier, qui entend “prouver qu’on peut donner une seconde vie aux cellules et donc aux batteries”.Car le plus gros de l’empreinte carbone d’une batterie, c’est l’extraction minière et le raffinage des métaux critiques qui composent les cellules, en provenance en grande partie de Chine, et rare en Europe.”L’idée, c’est de récupérer une batterie qui va être encore en bon état (…), de récupérer les cellules qui sont à l’intérieur, les diagnostiquer et réassembler entre elles celles qui fonctionnent bien”, explique M. Régnier.Le principe consiste à “descendre une marche en terme d’utilisation” et à utiliser, par exemple, une batterie de vélo, plus puissante, pour en faire une batterie de luminaire mobile, appareil moins exigeant en termes d’autonomie et de performance, permettant ainsi de ne pas être pénalisé par l’usage d’une batterie de seconde monte.Une fois la cellule extraite et séparée de l’appareillage électronique de la batterie, elle passe sur une machine circulaire, sorte de carrousel sur lequel elle est soumise à une série de tests: voltage, résistance, détection visuelle pour voir si elle abimée ou pas ou pas.-Soulager les acteurs du recyclage -Elle est ensuite branchée sur un “cycleur”, sorte de grosse armoire où sont alignées des dizaines de cellules, pour définir le niveau d’énergie résiduelle.”On va appliquer une intelligence artificielle de prédiction qui va nous permettre (…) de savoir comment elle va se comporter en seconde vie. Puis, on va associer entre elles les meilleures cellules et les plus homogènes pour refaire une nouvelle batterie”, explique M. Régnier.Reconditionnées dans un boitier neuf et avec une nouvelle carte électronique, ces batteries rempliront bientôt les rayons de dizaines de magasins d’une célèbre enseigne de bricolage.Environ 70% des cellules que récupère Voltr sont réemployées, un chiffre qui a vocation à augmenter, selon M. Régnier.Approvisionnée en direct par des industriels, les recycleurs historiques et les éco-organismes comme Batribox, la première ligne de production de Voltr, inaugurée en 2023, a reconditionné à ce jour quelque 200.000 cellules sur 35.500 batteries, “remises sur le marché partout en Europe”, selon M. Régnier, qui table sur une très forte montée en puissance.L’objectif est de reconditionner “200 millions de cellules par an sur plusieurs usines en Europe d’ici à 2033”, explique-t-il.Après une première levée de fonds de 4 millions d’euros en 2023, il attend une nouvelle levée de fonds de “plusieurs dizaines de millions d’euros” pour concrétiser cette montée en puissance, qui doit lui permettre d’ouvrir une usine automatisée en France d’ici deux ans, ainsi que des sites de stockage.L’enjeu dépasse de loin la startup, le cahier des charges imposé par l’Etat aux éco-organismes des piles et batteries prévoyant un taux de réemploi de 5% d’ici 2030, avec une cible intermédiaire de 2% en 2027, selon l’un de ces éco-organismes, Batribox.En outre, “tout ce qui pourra partir en réemploi, sous réserve que ce soit de qualité suffisante, réduira la pression sur les acteurs du recyclage qui n’ont pas toujours des solutions à nous offrir”, a indiqué Emmanuel Toussaint-Dauvergne, directeur général de Batribox.

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En Champagne, une serre “coffre-fort” pour protéger la racine des vignes du changement climatique

Une cathédrale de verre au coeur du vignoble champenois: une serre bioclimatique est inaugurée vendredi à Blancs-Coteaux (Marne) afin de préserver le matériel végétal de la vigne de plusieurs régions viticoles françaises de plus en plus menacé par les effets du changement climatique.Avant d’être planté dans les vignes, un pied de vigne passe par plusieurs étapes de sélections, dont la prémultiplication: une phase cruciale où sont cultivées des “vignes mères”, élevées dans un environnement très contrôlé pour garantir leur parfaite santé sanitaire. Ces vignes mères fournissent les porte-greffes (la partie racinaire) et les greffons (la partie qui portera les raisins), maillon essentiel du vignoble, qui seront ensuite assemblés par des pépiniéristes avant d’être vendus aux viticulteurs.Jusqu’à présent, cette phase de prémultiplication se faisait en plein champ, notamment à Gionges pour la Champagne, où Sébastien Debuisson et son équipe veillent sur ces plants sensibles.”Ces vignes sont conservées à l’écart des autres parcelles pour éviter toute contamination par des parasites, insectes, virus ou champignons. Elles sont contrôlées chaque année, mais restent exposées au milieu naturel et donc aux maladies et virus”, explique M. Debuisson, directeur qualité et développement durable au Comité Champagne.”Ces vignes sont exposées à des aléas climatiques et aux nouveaux bio-agresseurs liées au réchauffement climatique”, poursuit l’ingénieur.La nécessité de préserver ce patrimoine végétal dans des conditions de sécurité optimales, qui s’est imposée au 19e siècle quand le parasite phylloxéra a ravagé les vignes françaises, devient encore plus pressante face aux menaces climatiques.La Champagne, le Beaujolais, et la Bourgogne se sont alliés pour concrétiser ce projet d’un coût de plus de 8 millions d’euros, financé en grande partie par des fonds publics, afin de pérenniser l’avenir de ces vignobles.Les plants les plus stratégiques sont peu à peu transférés en milieu confiné et hors-sol, dans un “coffre-fort” : une serre ultra-sécurisée, baptisée Qanopée.Un serre similaire mais plus petite a été lancée dans le Bordelais, et d’autres sont en projet.- variétés inédites -La serre très lumineuse, d’une surface de 4.500 m2, se distingue par sa haute structure métallique blanche et ses vastes baies vitrées. Entièrement hermétique aux insectes, elle offre un environnement totalement contrôlé : température, humidité, irrigation, fertilisation.Elle a déjà reçu ses premiers plants, qui sont cultivés dans des pots hors-sol et connectés à un système d’irrigation par goute-à-goutte automatisé. La serre dispose d’un système de régulation climatique, alimenté par les eaux de drainage et de pluie. Ici, “nous pouvons réguler le climat et nous ne sommes pas dépendants des sécheresses, des vents violents ou des grêles liés au changement climatique”, souligne Célia Borrégo, responsable du site. Aussi, “si des plants produisent peu ou pas, ou s’ils sont malades, on peut les évacuer très vite et les remplacer, nous pouvons être très agiles”.Outre la météo, la serre protège “de tous les insectes vecteurs de maladies, qu’il s’agisse les nématodes, de cicadelle” et permet de “prévenir la propagation de virus graves comme le court-noué, la flavescence dorée ou le GPGV”, détaille Mme Borrégo. L’accès à la serre est strictement contrôlé : pour y pénétrer il faut passer un sas de décontamination et porter des protections individuelles – blouses, surchaussures et charlotte.Les premiers plants issus de cette serre devraient être disponibles pour les pépiniéristes en 2027.Cet outil permet également “d’accélérer la production et la diffusion des variétés sélectionnées, qu’il s’agisse de cépages emblématiques comme le gamay, le pinot noir ou le chardonnay” ou encore “de nouvelles variétés résistantes” aux maladies, explique Bertrand Châtelet, responsable technique Inter Beaujolais.Les recherches sur des variétés inédites dans le vignoble traditionnel pour s’adapter aux changements climatiques en sont encore à leurs débuts, et la serre permettra d’expérimenter plus rapidement, explique-t-il.  

En Champagne, une serre “coffre-fort” pour protéger la racine des vignes du changement climatique

Une cathédrale de verre au coeur du vignoble champenois: une serre bioclimatique est inaugurée vendredi à Blancs-Coteaux (Marne) afin de préserver le matériel végétal de la vigne de plusieurs régions viticoles françaises de plus en plus menacé par les effets du changement climatique.Avant d’être planté dans les vignes, un pied de vigne passe par plusieurs étapes de sélections, dont la prémultiplication: une phase cruciale où sont cultivées des “vignes mères”, élevées dans un environnement très contrôlé pour garantir leur parfaite santé sanitaire. Ces vignes mères fournissent les porte-greffes (la partie racinaire) et les greffons (la partie qui portera les raisins), maillon essentiel du vignoble, qui seront ensuite assemblés par des pépiniéristes avant d’être vendus aux viticulteurs.Jusqu’à présent, cette phase de prémultiplication se faisait en plein champ, notamment à Gionges pour la Champagne, où Sébastien Debuisson et son équipe veillent sur ces plants sensibles.”Ces vignes sont conservées à l’écart des autres parcelles pour éviter toute contamination par des parasites, insectes, virus ou champignons. Elles sont contrôlées chaque année, mais restent exposées au milieu naturel et donc aux maladies et virus”, explique M. Debuisson, directeur qualité et développement durable au Comité Champagne.”Ces vignes sont exposées à des aléas climatiques et aux nouveaux bio-agresseurs liées au réchauffement climatique”, poursuit l’ingénieur.La nécessité de préserver ce patrimoine végétal dans des conditions de sécurité optimales, qui s’est imposée au 19e siècle quand le parasite phylloxéra a ravagé les vignes françaises, devient encore plus pressante face aux menaces climatiques.La Champagne, le Beaujolais, et la Bourgogne se sont alliés pour concrétiser ce projet d’un coût de plus de 8 millions d’euros, financé en grande partie par des fonds publics, afin de pérenniser l’avenir de ces vignobles.Les plants les plus stratégiques sont peu à peu transférés en milieu confiné et hors-sol, dans un “coffre-fort” : une serre ultra-sécurisée, baptisée Qanopée.Un serre similaire mais plus petite a été lancée dans le Bordelais, et d’autres sont en projet.- variétés inédites -La serre très lumineuse, d’une surface de 4.500 m2, se distingue par sa haute structure métallique blanche et ses vastes baies vitrées. Entièrement hermétique aux insectes, elle offre un environnement totalement contrôlé : température, humidité, irrigation, fertilisation.Elle a déjà reçu ses premiers plants, qui sont cultivés dans des pots hors-sol et connectés à un système d’irrigation par goute-à-goutte automatisé. La serre dispose d’un système de régulation climatique, alimenté par les eaux de drainage et de pluie. Ici, “nous pouvons réguler le climat et nous ne sommes pas dépendants des sécheresses, des vents violents ou des grêles liés au changement climatique”, souligne Célia Borrégo, responsable du site. Aussi, “si des plants produisent peu ou pas, ou s’ils sont malades, on peut les évacuer très vite et les remplacer, nous pouvons être très agiles”.Outre la météo, la serre protège “de tous les insectes vecteurs de maladies, qu’il s’agisse les nématodes, de cicadelle” et permet de “prévenir la propagation de virus graves comme le court-noué, la flavescence dorée ou le GPGV”, détaille Mme Borrégo. L’accès à la serre est strictement contrôlé : pour y pénétrer il faut passer un sas de décontamination et porter des protections individuelles – blouses, surchaussures et charlotte.Les premiers plants issus de cette serre devraient être disponibles pour les pépiniéristes en 2027.Cet outil permet également “d’accélérer la production et la diffusion des variétés sélectionnées, qu’il s’agisse de cépages emblématiques comme le gamay, le pinot noir ou le chardonnay” ou encore “de nouvelles variétés résistantes” aux maladies, explique Bertrand Châtelet, responsable technique Inter Beaujolais.Les recherches sur des variétés inédites dans le vignoble traditionnel pour s’adapter aux changements climatiques en sont encore à leurs débuts, et la serre permettra d’expérimenter plus rapidement, explique-t-il.  

Attentat de Magnanville: Mohamed Lamine Aberouz en attente de son jugement en appel

Larossi Abballa, assassin d’un couple de policiers à leur domicile de Magnanville (Yvelines) le 13 juin 2016, a-t-il agi seul ou avec un complice ? Le sort de Mohamed Lamine Aberouz dépend de la réponse que la cour d’assises spéciale de Paris donnera samedi à cette question.Le Franco-Marocain de 31 ans est jugé en appel devant la cour d’assises pour complicité d’assassinat d’une personne dépositaire de l’autorité publique, complicité de séquestration d’un mineur de moins de 15 ans et association de malfaiteurs terroriste.La cour présidée par Frédérique Aline s’est retirée pour délibérer peu avant 10H00. Elle devra répondre à 17 questions pour établir ou non la culpabilité de l’accusé.”Je vous assure que je n’ai aucune responsabilité dans votre malheur”, a affirmé Mohamed Lamine Aberouz en regardant depuis son box les membres de la famille de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, les deux victimes de Larossi Abballa.”Celui qui a mené un jihad, c’est Larossi Abballa. C’était sa volonté funeste. Il ne m’a pas consulté. Je regrette de l’avoir fréquenté et de m’être laissé berner”, a ajouté l’accusé.Il a réitéré sa “condamnation ferme et absolue” de l’attentat.En première instance, Mohamed Lamine Aberouz a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans.Vendredi, l’avocate générale Naïma Rudloff a demandé à la cour composée de sept magistrats professionnels de confirmer cette décision.Le soir du 13 juin 2016, Jessica Schneider, 36 ans, fonctionnaire de police au commissariat de Mantes-la-Jolie, a été égorgée à son domicile sous les yeux de son fils de trois ans. Un peu plus tard, son compagnon, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant au commissariat des Mureaux, a été poignardé de neuf coups de couteau alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui. Un même assassin: Larossi Abballa, ami de l’accusé.Adepte d’un islam rigoriste, déjà condamné dans une affaire d’attentat jihadiste, Mohamed Lamine Aberouz n’a cessé de proclamer son innocence dans cette affaire en affirmant que Larossi Abballa avait agi seul.Pour l’avocate générale, l’accusé “était sur les lieux du crime” le soir du 13 juin 2016 sans contestation possible. Mohamed Lamine Aberouz est un “membre à part entière de l’Etat islamique”. “Il a agi en jihadiste”, a-t-elle insisté.Les “dénégations” de l’accusé “ne résistent pas au dossier”, a-t-elle dit.- Trace ADN -“Le déroulé des faits confirme que cela n’a pu se réaliser qu’en présence d’un deuxième homme. Peut-on imaginer un homme, en plein jour, attaquer deux policiers potentiellement armés ?”, a fait remarquer la magistrate.Un homme seul n’aurait pas pu gérer les réactions de l’enfant de 3 ans, par nature “imprévisibles”, a-t-elle poursuivi.Il fallait également un complice à l’intérieur du domicile pour signaler à Larossi Abballa l’arrivée de Jean-Baptiste Salvaing, a souligné la magistrate.Me Vincent Brengarth, un des avocats de l’accusé, a plaidé quant à lui l’acquittement de son client au bénéfice du doute en mettant en avant le manque “d’éléments concrets” pour appuyer les “hypothèses” de l’accusation. “J’ai une conviction: l’innocence de Mohamed Lamine Aberouz”, a-t-il dit.Le principal élément à charge contre Mohamed Lamine Aberouz, “ennemi” de la France selon l’avocat de parties civiles, Me Thibault de Montbrial, demeure une trace ADN retrouvée sur le repose-poignet droit de l’ordinateur personnel du couple de policiers.Si l’accusation soutient qu’il s’agit d’un “ADN de contact primaire”, la défense affirme qu’il s’agit “d’un transfert” d’ADN apporté sur les lieux par l’assassin. Des experts, cités à la barre, ont refusé de trancher entre ces deux hypothèses.”L’ADN n’est pas la reine des preuves mais un élément du puzzle qui va permettre de trancher l’innocence ou la culpabilité d’un individu”, a résumé Olivier Pascal, directeur général de l’Institut français des empreintes génétiques.Les magistrats de première instance avaient abondé dans le sens de l’accusation en affirmant que “l’hypothèse d’un transfert secondaire (devait) être écartée, les éléments du dossier établissant à l’inverse un dépôt direct de l’ADN sans mélange de Mohamed Lamine Aberouz” sur la scène de crime.Les magistrats de la cour d’appel auront-ils un avis différent ? C’est tout l’enjeu du procès.Le verdict est attendu dans l’après-midi ou en début de soirée.

La vague de chaleur à son zénith, la vigilance orange se poursuit dimanche

La vague de chaleur culmine samedi sur l’ensemble de la France, avec encore 16 départements placés en vigilance orange “canicule”, surtout dans l’ouest du pays où les températures pourraient localement atteindre 39°C, prévient Météo-France dans son dernier bulletin.Si la Manche et les départements bretons retrouveront un peu de fraîcheur à partir de samedi soir, à temps pour la Fête de la musique, onze départements allant de la Mayenne aux deux Charentes, ainsi que le Rhône et l’Isère, resteront placés en vigilance orange toute la journée de dimanche, précise l’organisme de prévisions météorologiques.Vendredi, les 38°C ont été atteints à Saintes en Charente-Maritime, ou à Fontenay en Vendée.À Ussel en Corrèze, où les températures avoisinaient encore 29°C vendredi en début de soirée, un enfant d’un peu plus d’un an, laissé dans une voiture stationnée au soleil, a dû être hospitalisé dans un état grave, selon les pompiers et le parquet, qui a ouvert une enquête.- Parcs ouverts la nuit -Plusieurs villes ont décidé de laisser ouverts des parcs et jardins toute la nuit jusqu’à la fin de cet épisode précoce de chaleur pour permettre aux habitants de se rafraîchir, à l’instar de Tours ou de Rennes.Une initiative qui a réjoui Michel Merejkowsky, 73 ans, libraire à la retraite, en train de prendre le frais au jardin des Prébendes, au coeur de Tours. “Il faut penser aux gens qui sont logés sans confort, sans climatisation, dans des habitats pas du tout climatisés”, dit le septuagénaire. “Là, ils peuvent au moins venir se rafraîchir avant d’aller dormir.””Ca fait du bien avec la verdure”, confirme Valentin, voisin du parc qui dans la journée “se calfeutre” pour échapper à la chaleur.Il devrait encore garder tous les volets fermés samedi, “journée la plus chaude de cet épisode précoce”, souligne Météo-France. En ce premier jour d’été, “les températures maximales dépassent souvent les 35°C sur les départements en vigilance orange, et grimpent jusqu’à 37/38 °C voire 39°C sur l’ouest du pays”, prévient l’organisme.Plus d’une soixantaine d’autres départements ont été placés en vigilance jaune canicule samedi.Cette vague de chaleur va s’évacuer progressivement en commençant par les côtes de la Manche dans la soirée mais “l’est du pays et notamment l’Isère et le Rhône restent encore sous des conditions de canicule dimanche”, avertit Météo-France.- Risques d’incendie -La chaleur renforce les risques d’incendies et un certain nombre de préfectures ont pris des décrets pour limiter la circulation dans les zones boisées. C’est le cas par exemple dans la Sarthe, où tous les véhicules motorisés sont interdits “jour et nuit” dans les bois et forêts et où même piétons et cyclistes doivent avoir quitté les lieux avant 12h00.Même cas de figure en Loire-Atlantique où un incendie a parcouru huit hectares de foin près d’Ancenis, selon le quotidien Ouest-France.Dans la Vienne, la préfecture a interdit l’usage des feux d’artifice en ce week-end festif “pour prévenir tout risque d’incendie” avec une végétation très sèche.En Gironde, la journée s’annonce encore très chaude avec 34°C attendus à Bordeaux, qui accueille notamment le festival “Bordeaux fête le vin” sur les quais de la Garonne jusqu’à dimanche.Les organisateurs ont installé en urgence des brumisateurs et les festivaliers savent aussi se montrer raisonnables. “On s’adapte à la chaleur, et puis on essaie de boire de l’eau de temps en temps. Parce que si on mélange le rouge avec la chaleur, je pense qu’on risque de tomber par terre”, a déclaré à l’AFP Christophe Pittet, un des participants.Plusieurs départements ont aussi émis des alertes concernant la pollution à l’ozone samedi, notamment en Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Occitanie, avec parfois des limitations de vitesse, comme sur les routes nationales du Morbihan.EDF anticipe pour sa part de possibles baisses de production sur le site de la centrale nucléaire de Bugey (Ain) la semaine prochaine, en raison des températures élevées du Rhône, qui refroidit l’installation.C’est la 50e vague de chaleur recensée par Météo-France depuis 1947, et parmi l’une des plus précoces.”Vingt-cinq ont été observés entre 1947 et 2010″ et “25 déjà entre 2011 et 2025”, ce qui “montre bien l’accélération” de la fréquence sur fond de réchauffement climatique, relève Lauriane Batté, climatologue de Météo-France.La France métropolitaine s’est déjà réchauffée d’au moins 1,7°C par rapport à l’ère pré-industrielle, avant la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz, et les pouvoirs publics se préparent à un réchauffement de 4°C d’ici la fin du siècle.

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La vague de chaleur à son zénith, la vigilance orange se poursuit dimanche

La vague de chaleur culmine samedi sur l’ensemble de la France, avec encore 16 départements placés en vigilance orange “canicule”, surtout dans l’ouest du pays où les températures pourraient localement atteindre 39°C, prévient Météo-France dans son dernier bulletin.Si la Manche et les départements bretons retrouveront un peu de fraîcheur à partir de samedi soir, à temps pour la Fête de la musique, onze départements allant de la Mayenne aux deux Charentes, ainsi que le Rhône et l’Isère, resteront placés en vigilance orange toute la journée de dimanche, précise l’organisme de prévisions météorologiques.Vendredi, les 38°C ont été atteints à Saintes en Charente-Maritime, ou à Fontenay en Vendée.À Ussel en Corrèze, où les températures avoisinaient encore 29°C vendredi en début de soirée, un enfant d’un peu plus d’un an, laissé dans une voiture stationnée au soleil, a dû être hospitalisé dans un état grave, selon les pompiers et le parquet, qui a ouvert une enquête.- Parcs ouverts la nuit -Plusieurs villes ont décidé de laisser ouverts des parcs et jardins toute la nuit jusqu’à la fin de cet épisode précoce de chaleur pour permettre aux habitants de se rafraîchir, à l’instar de Tours ou de Rennes.Une initiative qui a réjoui Michel Merejkowsky, 73 ans, libraire à la retraite, en train de prendre le frais au jardin des Prébendes, au coeur de Tours. “Il faut penser aux gens qui sont logés sans confort, sans climatisation, dans des habitats pas du tout climatisés”, dit le septuagénaire. “Là, ils peuvent au moins venir se rafraîchir avant d’aller dormir.””Ca fait du bien avec la verdure”, confirme Valentin, voisin du parc qui dans la journée “se calfeutre” pour échapper à la chaleur.Il devrait encore garder tous les volets fermés samedi, “journée la plus chaude de cet épisode précoce”, souligne Météo-France. En ce premier jour d’été, “les températures maximales dépassent souvent les 35°C sur les départements en vigilance orange, et grimpent jusqu’à 37/38 °C voire 39°C sur l’ouest du pays”, prévient l’organisme.Plus d’une soixantaine d’autres départements ont été placés en vigilance jaune canicule samedi.Cette vague de chaleur va s’évacuer progressivement en commençant par les côtes de la Manche dans la soirée mais “l’est du pays et notamment l’Isère et le Rhône restent encore sous des conditions de canicule dimanche”, avertit Météo-France.- Risques d’incendie -La chaleur renforce les risques d’incendies et un certain nombre de préfectures ont pris des décrets pour limiter la circulation dans les zones boisées. C’est le cas par exemple dans la Sarthe, où tous les véhicules motorisés sont interdits “jour et nuit” dans les bois et forêts et où même piétons et cyclistes doivent avoir quitté les lieux avant 12h00.Même cas de figure en Loire-Atlantique où un incendie a parcouru huit hectares de foin près d’Ancenis, selon le quotidien Ouest-France.Dans la Vienne, la préfecture a interdit l’usage des feux d’artifice en ce week-end festif “pour prévenir tout risque d’incendie” avec une végétation très sèche.En Gironde, la journée s’annonce encore très chaude avec 34°C attendus à Bordeaux, qui accueille notamment le festival “Bordeaux fête le vin” sur les quais de la Garonne jusqu’à dimanche.Les organisateurs ont installé en urgence des brumisateurs et les festivaliers savent aussi se montrer raisonnables. “On s’adapte à la chaleur, et puis on essaie de boire de l’eau de temps en temps. Parce que si on mélange le rouge avec la chaleur, je pense qu’on risque de tomber par terre”, a déclaré à l’AFP Christophe Pittet, un des participants.Plusieurs départements ont aussi émis des alertes concernant la pollution à l’ozone samedi, notamment en Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Occitanie, avec parfois des limitations de vitesse, comme sur les routes nationales du Morbihan.EDF anticipe pour sa part de possibles baisses de production sur le site de la centrale nucléaire de Bugey (Ain) la semaine prochaine, en raison des températures élevées du Rhône, qui refroidit l’installation.C’est la 50e vague de chaleur recensée par Météo-France depuis 1947, et parmi l’une des plus précoces.”Vingt-cinq ont été observés entre 1947 et 2010″ et “25 déjà entre 2011 et 2025”, ce qui “montre bien l’accélération” de la fréquence sur fond de réchauffement climatique, relève Lauriane Batté, climatologue de Météo-France.La France métropolitaine s’est déjà réchauffée d’au moins 1,7°C par rapport à l’ère pré-industrielle, avant la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz, et les pouvoirs publics se préparent à un réchauffement de 4°C d’ici la fin du siècle.

Fête de la musique: grand concert autour de la vasque olympique à Paris

Un concert gratuit XXL célèbre samedi à Paris la Fête de la musique, avec pour point d’orgue le retour de la vasque olympique, qui s’élèvera dans le ciel sur une version inédite d’un tube de Daniel Balavoine et sous une forte chaleur.Quarante ans après sa sortie, “Sauver l’amour”, signé d’une des figures de la chanson française, s’apprête à renaître dans une version électro concoctée par le compositeur Victor le Masne, directeur musical des cérémonies des Jeux de Paris.Cette chanson, destinée également aux plateformes de streaming, doit accompagner la première élévation de la vasque, prévue chaque soir jusqu’au 14 septembre aux Tuileries.Le concert, qui démarrera à 21H00 dans les jardins du Louvre, réunit 21 artistes dont Abd al Malik, Alex Montembault (“Starmania”), Bernard Lavilliers, Jeanne Added, Kalash, le groupe La Femme ou encore les jeunes talents Solann, Max Baby et Marine, gagnante de la dernière saison de la Star Academy. La programmation inclut aussi des artistes à l’écho international, comme la chanteuse Camille, oscarisée avec son partenaire Clément Ducol pour la musique du film “Emilia Perez” de Jacques Audiard, Christine and The Queens, projet artistique de Rahim Redcar qui a séduit le public américain, ou le trio de DJs Major Lazer, avec leur carton planétaire “Lean on”.Environ 35.000 spectateurs sont attendus à l’évènement, diffusé sur France 2, alors que la vague de chaleur que traverse la France doit atteindre son pic samedi d’après Météo-France, avec des températures supérieures à 35°C. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a de son côté demandé aux préfets, dans tout le pays, de maintenir “une extrême vigilance”, en raison du “niveau très élevé de la menace terroriste” et des risques de débordements.- “On arrive” -Cette année, la Fête de la musique semble susciter un engouement particulier sur les réseaux sociaux auprès des touristes internationaux, notamment Britanniques. Nombre d’entre eux expliquent dans des vidéos sur la plateforme TikTok vouloir se rendre à Paris pour l’évènement, perçu comme “the place to be”. “Que ça vous plaise ou non, on arrive”, s’exclame ainsi l’influenceur britannique aux 161.000 abonnés Andrew Ola.   Inspiré de la phrase de Victor Hugo, “La musique, c’est du bruit qui pense”, le concert parisien entend célébrer “les plus beaux morceaux du répertoire de ces 40 dernières années (…) pour porter un message de paix”, a annoncé le ministère de la Culture.”The Partisan” de Leonard Cohen, “What’s going on” de Marvin Gaye ou encore “Redemption Song” de Bob Marley font partie de cette liste, clin d’œil aux “protest songs”, morceaux contestataires aux accents sociétaux ou politiques.Cet événement clôt la première France Music Week, semaine internationale de promotion de la filière musicale française.D’un coût global de 7 millions d’euros, elle a associé depuis lundi conférences, démonstrations et concerts d’artistes émergents, dans le but de promouvoir “la richesse de la création musicale” tricolore.L’État s’est également engagé à financer, à travers la banque publique d’investissement Bpifrance, les entreprises de la filière à hauteur de 500 millions d’euros d’ici 2030, notamment pour accompagner des projets de développement à l’international ou des rachats d’actifs.

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Mexique: la présidente Sheinbaum au chevet des zones touchées par l’ouragan Erick

La presidente du Mexique Claudia Sheinbaum a promis vendredi le soutien des autorités aux communautés touchées par l’ouragan Erick, qui a entraîné la mort de deux personnes et des dégâts importants à son passage dans l’Etat de l’Oaxaca (sud-ouest).Erick s’est rapidement affaibli en s’enfonçant dans les terres et a été rétrogradé en tempête tropicale. Il avait touché jeudi matin les côtes de l’Oaxaca, à la limite de l’Etat du Guerrero, en tant qu’ouragan de catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui en compte 5, dans des zones peu peuplées entre les stations balnéaires de Puerto Escondido et Acapulco.Erick a provoqué la mort d’un enfant de deux ans emporté par les eaux dans le Guerrero et d’un adulte dans l’Oaxaca, et entraîné glissements de terrain, inondations et coupures de routes.”Nous avons été aux côtés des habitants de Corralero, le point d’entrée de l’ouragan”, a déclaré la présidente de gauche dans une vidéo sur X en survolant en hélicoptère les zones affectées. “Nous nous sommes engagés à leur apporter de la nourriture, de l’eau, et de nous occuper de tous les dégâts dans leurs logements”.Le gouvernement fédéral “va envoyer des machines pour ouvrir le chemin” et des agents officiels “viendront faire le recensement pour que l’aide soit donnée de manière directe”, a-t-elle ajouté lors d’une rencontre avec des habitants. Des agents de la compagnie d’électricité publique CFE ont rétabli le service pour 51% des près de 277.000 usagers ayant subi des coupures de service, a ajouté la présidence.Des villages côtiers comme Lagunas de Chacahua près de Puerto Escondido (environ 2.800 habitants) ont subi des dommages. Les toits de palme de nombreuses maisons et commerces étaient détruits et les rues inondées, a constaté l’AFP.Erick a également fait revivre de mauvais souvenirs plus au nord à Acapulco, célèbre station balnéaire en partie dévastée en octobre 2023 par l’ouragan de catégorie 5 Otis qui avait fait une cinquantaine de morts, et en septembre 2024 par l’ouragan de catégorie 3 John qui avait fait 15 morts.En raison de sa situation géographique, le Mexique subit chaque année l’impact des cyclones, tant sur la côte Pacifique que sur celle de l’Atlantique, généralement entre mai et novembre. 

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La vague de chaleur à son zénith samedi, 16 départements toujours en vigilance orange

La vague de chaleur culmine samedi sur l’ensemble de la France, avec encore 16 départements placés en vigilance orange “canicule” pour la Fête de la musique, surtout dans l’ouest du pays où les températures devraient souvent dépasser 35°C pour la deuxième journée consécutive.La flambée du thermomètre enregistrée vendredi après-midi sur une large façade ouest va encore s’accentuer, selon les prévisions de Météo-France, qui annonce des températures “partout supérieures à 30°C dans l’intérieur du pays”. Elles devraient même atteindre 35 à 38°C dans l’intérieur de la Bretagne et sur les Pays de la Loire, avec un pic à 39°C attendu en Poitou-Charentes et sur le Lauragais, près de Toulouse.Les températures élevées s’étendront au nord de la Loire jusqu’au Bassin parisien et vers l’Est, mais aussi de l’autre côté de la Manche, en Angleterre.Si la vigilance orange canicule est maintenue dans 14 départements allant de la Manche aux Charentes et du Morbihan à l’Indre-et-Loire, ainsi que dans le Rhône et l’Isère, pour toute la journée de samedi, les nuages et parfois des ondées se manifesteront sur certaines régions dans l’après-midi.Une soixantaine d’autres départements ont été placés en vigilance jaune canicule pour la journée de samedi, la plus chaude de la semaine, et six pour les orages.Selon Jérôme Lecou, prévisionniste de Météo-France, “on va commencer à avoir un léger rafraîchissement” samedi soir “avec une sortie de la vigilance dès dimanche” et une chaleur cantonnée lundi “plutôt aux régions méridionales”.- Parcs ouverts la nuit -En attendant la fin de cet épisode précoce de chaleur, un certain nombre de villes ont annoncé qu’elles laisseraient ouverts des parcs et jardins toute la nuit au moins jusqu’à dimanche pour permettre aux habitants de se rafraîchir, à l’instar de Tours ou de Rennes.La Gironde était en vigilance jaune vendredi mais il faisait encore 36°C vers 19h00 à Bordeaux, où plusieurs dizaines de milliers de visiteurs sont attendus jusqu’à dimanche pour le festival “Bordeaux fête le vin”. Dans l’après-midi, les participants s’agglutinaient à l’ombre des arbres et des parasols, évitant au maximum les quais de pierre surchauffés de la Garonne.”J’alterne un verre de vin et un verre d’eau”, plaisante Kerry Lamsdale, retraitée britannique âgée de 65 ans venue des Deux-Sèvres, cornet de glace en main.Pascal Spinat, informaticien de 47 ans vivant à Pau, s’était quant à lui muni d’un chapeau de paille “à larges bords pour éviter de se cramer, tout simplement”.Sous un soleil de plomb, avec des températures nocturnes inhabituellement chaudes, écoles, maisons de retraite, collectivités et entreprises doivent s’adapter dans tous les territoires touchés.À Toulouse, les piétons fuyaient la chaleur, notamment sur la place du Capitole, où de grandes ombrières permettent selon la mairie de réduire la chaleur de 5°C en moyenne.EDF anticipe pour sa part de possibles baisses de production sur le site de la centrale nucléaire de Bugey (Ain) la semaine prochaine, en raison des températures élevées du Rhône, qui refroidit l’installation.- Pollution à l’ozone -Et plusieurs départements ont émis des alertes concernant la pollution à l’ozone samedi, notamment en Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Occitanie. À Lorient (Morbihan), l’agglomération a décidé de la gratuité de ses transports en commun, et la préfecture a décrété l’abaissement à 90 km/h de la vitesse sur les routes nationales du Morbihan à partir de vendredi 20h en raison de cette pollution.C’est la 50e vague de chaleur recensée par Météo-France depuis 1947, et parmi l’une des plus précoces.”Vingt-cinq ont été observés entre 1947 et 2010″ et “25 déjà entre 2011 et 2025”, ce qui “montre bien l’accélération” de la fréquence sur fond de réchauffement climatique, relève Loriane Baté, climatologue de Météo-France.La France métropolitaine s’est déjà réchauffée d’au moins 1,7°C par rapport à l’ère pré-industrielle, avant la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz, et les pouvoirs publics se préparent à un réchauffement de 4°C d’ici la fin du siècle.Le réchauffement climatique rend les vagues de chaleur plus précoces et tardives, plus fréquentes, plus longues et plus intenses.

La vague de chaleur à son zénith samedi, 16 départements toujours en vigilance orange

La vague de chaleur culmine samedi sur l’ensemble de la France, avec encore 16 départements placés en vigilance orange “canicule” pour la Fête de la musique, surtout dans l’ouest du pays où les températures devraient souvent dépasser 35°C pour la deuxième journée consécutive.La flambée du thermomètre enregistrée vendredi après-midi sur une large façade ouest va encore s’accentuer, selon les prévisions de Météo-France, qui annonce des températures “partout supérieures à 30°C dans l’intérieur du pays”. Elles devraient même atteindre 35 à 38°C dans l’intérieur de la Bretagne et sur les Pays de la Loire, avec un pic à 39°C attendu en Poitou-Charentes et sur le Lauragais, près de Toulouse.Les températures élevées s’étendront au nord de la Loire jusqu’au Bassin parisien et vers l’Est, mais aussi de l’autre côté de la Manche, en Angleterre.Si la vigilance orange canicule est maintenue dans 14 départements allant de la Manche aux Charentes et du Morbihan à l’Indre-et-Loire, ainsi que dans le Rhône et l’Isère, pour toute la journée de samedi, les nuages et parfois des ondées se manifesteront sur certaines régions dans l’après-midi.Une soixantaine d’autres départements ont été placés en vigilance jaune canicule pour la journée de samedi, la plus chaude de la semaine, et six pour les orages.Selon Jérôme Lecou, prévisionniste de Météo-France, “on va commencer à avoir un léger rafraîchissement” samedi soir “avec une sortie de la vigilance dès dimanche” et une chaleur cantonnée lundi “plutôt aux régions méridionales”.- Parcs ouverts la nuit -En attendant la fin de cet épisode précoce de chaleur, un certain nombre de villes ont annoncé qu’elles laisseraient ouverts des parcs et jardins toute la nuit au moins jusqu’à dimanche pour permettre aux habitants de se rafraîchir, à l’instar de Tours ou de Rennes.La Gironde était en vigilance jaune vendredi mais il faisait encore 36°C vers 19h00 à Bordeaux, où plusieurs dizaines de milliers de visiteurs sont attendus jusqu’à dimanche pour le festival “Bordeaux fête le vin”. Dans l’après-midi, les participants s’agglutinaient à l’ombre des arbres et des parasols, évitant au maximum les quais de pierre surchauffés de la Garonne.”J’alterne un verre de vin et un verre d’eau”, plaisante Kerry Lamsdale, retraitée britannique âgée de 65 ans venue des Deux-Sèvres, cornet de glace en main.Pascal Spinat, informaticien de 47 ans vivant à Pau, s’était quant à lui muni d’un chapeau de paille “à larges bords pour éviter de se cramer, tout simplement”.Sous un soleil de plomb, avec des températures nocturnes inhabituellement chaudes, écoles, maisons de retraite, collectivités et entreprises doivent s’adapter dans tous les territoires touchés.À Toulouse, les piétons fuyaient la chaleur, notamment sur la place du Capitole, où de grandes ombrières permettent selon la mairie de réduire la chaleur de 5°C en moyenne.EDF anticipe pour sa part de possibles baisses de production sur le site de la centrale nucléaire de Bugey (Ain) la semaine prochaine, en raison des températures élevées du Rhône, qui refroidit l’installation.- Pollution à l’ozone -Et plusieurs départements ont émis des alertes concernant la pollution à l’ozone samedi, notamment en Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Occitanie. À Lorient (Morbihan), l’agglomération a décidé de la gratuité de ses transports en commun, et la préfecture a décrété l’abaissement à 90 km/h de la vitesse sur les routes nationales du Morbihan à partir de vendredi 20h en raison de cette pollution.C’est la 50e vague de chaleur recensée par Météo-France depuis 1947, et parmi l’une des plus précoces.”Vingt-cinq ont été observés entre 1947 et 2010″ et “25 déjà entre 2011 et 2025”, ce qui “montre bien l’accélération” de la fréquence sur fond de réchauffement climatique, relève Loriane Baté, climatologue de Météo-France.La France métropolitaine s’est déjà réchauffée d’au moins 1,7°C par rapport à l’ère pré-industrielle, avant la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz, et les pouvoirs publics se préparent à un réchauffement de 4°C d’ici la fin du siècle.Le réchauffement climatique rend les vagues de chaleur plus précoces et tardives, plus fréquentes, plus longues et plus intenses.