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Les manifestations agricoles refluent, hormis dans le Sud-Ouest

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué après une semaine de manifestations, avec moins d’une dizaine de barrages maintenus dimanche selon la gendarmerie, essentiellement dans le Sud-Ouest.Huit axes routiers ou autoroutiers restaient bloqués dimanche matin, dont l’A63 près de Bordeaux, l’A64 entre Toulouse et Bayonne, l’A65 entre Pau et Bordeaux ou l’A75 en Lozère, selon les gendarmes.La veille, 50 actions mobilisant 1.619 personnes avaient été comptabilisées par le ministère de l’Intérieur dans toute la France, contre 93 actions vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a rouvert samedi une bretelle de l’A63 pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage, établi depuis dimanche dernier et maintenu dans le sens Sud-Nord.”On reste, peut-être jusqu’à lundi ou mardi, on ne sait pas”, a déclaré dimanche à l’AFP Ludovic Ducloux, coprésident de la CR33, malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.”On va tenir. Après, parmi ceux qui lèvent le camp, il y en a qui viennent nous rejoindre”, assure le viticulteur, promettant “d’autres blocages”.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a entamé son dixième jour. “Le moral est toujours là”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui a passé la nuit sur place.”Il n’a pas fait trop froid, on a des petits chauffages, c’est largement supportable”, a souligné l’agriculteur de 37 ans, disant pouvoir “tenir longtemps”.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, Michel Barnier, Marc Fesneau, Stéphane Travert et Julien Denormandie, ont pour leur part affirmé leur soutien à l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales.Ces trois départements ayant recensé des cas, ils sont donc prioritaires pour la vaccination. Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest. 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Le Jiangxi, très secret eldorado chinois des terres rares

Le sol rougeâtre du sud de la Chine renferme une des clés de la puissance du pays: les terres rares, convoitées par le monde entier et exploitées à grande échelle dans des conditions secret-défense.Les collines de la province du Jiangxi abritent la majorité des mines chinoises de ces éléments métalliques, devenus indispensables tant pour les smartphones que pour les avions de chasse, les voitures électriques ou les éoliennes.A Ganzhou, épicentre de cette activité, des ouvriers achèvent le nouveau siège social d’un des deux géants étatiques assurant l’exploitation de ce trésor, China Rare Earth Group.Comme le nom de la société, l’artère où se situe le bâtiment affiche la couleur. Son nom? “Avenue des Terres rares”.Mais un épais voile de secret enveloppe ce secteur aussi stratégique que florissant, comme ont pu le constater des journalistes de l’AFP, qui au cours d’un reportage dans la région ont été constamment suivis et épiés par des hommes non identifiés. L’accès aux mines et aux usines est strictement restreint et les entreprises sollicitées n’ont accepté aucune demande d’interview.Le secteur est en plein essor: le nombre sites d’extraction des terres rares en Chine est passé de 117 en 2010 à 3.085 aujourd’hui, selon l’Institut d’études géologiques américain (USGS).Et les habitants qui acceptent de parler à l’AFP confirment que l’activité est intense.”C’est l’effervescence 24 heures sur 24, sept jours sur sept”, affirme sous couvert de l’anonymat un résident de la ville de Banshi, où un vaste parc industriel doit accueillir de nouvelles installations de traitement.- Arme redoutable -Dès 1992, le dirigeant Deng Xiaoping avait souligné l’intérêt stratégique de la ressource: “Le Moyen-Orient a le pétrole, la Chine a les terres rares”, avait-il souligné, lançant le développement accéléré du secteur.Depuis, la Chine a tiré parti de ses réserves – les plus importantes du monde – pour dominer le traitement et l’innovation dans ce domaine.L’arme s’est montrée redoutablement efficace pour riposter aux droits de douanes infligés au printemps par le président américain Donald Trump.En imposant des restrictions aux exportations de terres rares et des technologies afférentes, la Chine a fait trembler la planète et obtenu une révision des surtaxes américaines.Les Etats-Unis recherchent désormais à toute force des approvisionnements alternatifs.Et l’Union européenne, durement touchée par les restrictions chinoises, a annoncé mobiliser 3 milliards d’euros pour financer des projets d’extraction, de raffinage et de recyclage de terres rares et de matières premières critiques.Les terres rares possèdent notamment un pouvoir d’aimantation appliqué dans une multitude de domaines.En Chine, l’industrie est concentrée principalement dans deux zones.L’une est le district minier de Bayan Obo, en Mongolie intérieure (nord de la Chine). Il abonde en terres rares dites “légères”, utilisés en particulier pour les aimants des objets du quotidien. L’autre zone, autour de Ganzhou, est spécialisée dans les terres rares dites “lourdes”, plus difficiles à extraire mais plus précieuses en raison de leur utilisation dans les aimants résistants à la chaleur, les moteurs d’avions de chasse, les systèmes de guidage de missiles et les lasers.- “Dommages irréparables” -Les collines escarpées qui entourent la cité regorgent notamment de dysprosium, d’yttrium et de terbium, éléments chimiques particulièrement recherchés.Il faut des millions d’années aux terres rares lourdes pour se former par érosion de la roche magmatique. Les fortes précipitations et la géologie du Jiangxi en ont fait un lieu propice à leur formation.Les méthodes d’extraction ont évolué au fil des décennies et les autorités régulent depuis une quinzaine d’années les plus dévastatrices.L’une d’elles consistait à “abattre les arbres, défricher la végétation et décaper la couche arable, au prix de dommages irréparables”, avaient déploré les autorités en 2015.Aujourd’hui, l’exploitation illégale a considérablement diminué et des panneaux plantés dans les zones rurales proposent une récompense à quiconque dénoncera de tels agissements.Mais alentour sur les collines, la terre rouge à nu et sur laquelle la végétation peine à repousser porte témoignage des anciennes pratiques minières.

Vol au Louvre, Sarkozy en prison, PSG champion: dix événements marquants de 2025 en France

Des joyaux volés au Louvre, un ex-président en prison, le PSG champion, la baignade à nouveau possible dans la Seine à Paris: dix événements marquants de l’année 2025 en France.- Joyaux envolés -Un monte-charge de déménageurs, des malfrats cagoulés et armés de disqueuses: en huit minutes, le 19 octobre, huit joyaux du XIXe siècle, trésors nationaux, sont dérobés en plein jour au musée du Louvre. Ce casse spectaculaire suscite l’émoi à travers le monde. Le butin, invendable en l’état, est estimé à 88 millions d’euros. Les quatre hommes soupçonnés d’avoir fait partie du commando sont mis en examen et écroués dans les semaines qui suivent, mais les bijoux restent introuvables.Le musée le plus visité au monde se retrouve dans la tourmente: il a “privilégié les opérations visibles et attractives” au détriment de la sécurité, fustige la Cour des comptes. Fragilisée, sa présidente Laurence des Cars doit travailler avec le responsable de la restauration de la cathédrale Notre-Dame, Philippe Jost, chargé par la ministre de la Culture Rachida Dati, de “réorganiser en profondeur le musée”.Le musée est perturbé à la mi-décembre par un mouvement de grève contre le manque d’effectifs, la vétusté et le projet de rénovation, annoncé en début d’année par Emmanuel Macron, qui prévoit un nouvel accès et une salle spéciale pour la Joconde.- Ex-président en prison -Une première en France et dans l’Union européenne: l’ex-président français Nicolas Sarkozy est incarcéré, le 21 octobre à la prison parisienne de la Santé, après sa condamnation pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.L’ancien chef de l’Etat, condamné le 25 septembre à cinq ans de prison, est incarcéré en vertu d’une mesure d'”exécution provisoire” qui permet l’application d’une peine sans attendre l’examen d’un recours. Libéré trois semaines plus tard, M. Sarkozy publie en décembre “Journal d’un prisonnier” où il raconte sa détention et indique qu’il ne s’associerait pas à un éventuel “front républicain” contre le Rassemblement national. Ce livre devient rapidement un succès de librairie.L’ex-président doit être jugé en appel pour cette même affaire, du 16 mars au 3 juin 2026, et risque un nouveau procès dans l’affaire liée de la rétractation de l’intermédiaire Ziad Takieddine.En février, il avait été le premier ancien président à être mis sous bracelet électronique après sa condamnation dans l’affaire dite des écoutes.La même mesure d’exécution provisoire a été appliquée contre la cheffe de file de l’extrême droite Marine Le Pen, condamnée en avril à une peine d’inéligibilité pour détournement de fonds dans l’affaire des assistants parlementaires européens.Elle est empêchée de se présenter à l’élection présidentielle, du moins jusqu’à son procès en appel, programmé en janvier et février 2026 avec un délibéré attendu quatre mois plus tard.- Valse de Premiers ministres -Michel Barnier, victime d’une motion de censure le 4 décembre 2024, laisse sa place au centriste et vétéran de la politique François Bayrou.Il est remercié neuf mois plus tard après l’échec d’un vote de confiance sur la question budgétaire, après avoir été durement secoué par le scandale des violences physiques et sexuelles au collège-lycée catholique de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques) où plusieurs de ses enfants avaient été scolarisés et où sa femme enseignait le catéchisme.Une commission d’enquête parlementaire pointe un “défaut d’action” de sa part quand il était ministre de l’Education, ce qu’il réfute. Mais il n’est pas mis en cause directement.Son successeur est un fidèle du président: Sébastien Lecornu met près d’un mois pour annoncer un gouvernement qui ne survivra que… 14 heures. Le record du gouvernement le plus court est pulvérisé.Renommé à Matignon quatre jours après sa démission, M. Lecornu présente un second gouvernement le 12 octobre, mêlant société civile, profils techniques et politiques. L’objectif est de boucler le projet de budget 2026 et d’échapper à la censure grâce à l’abstention des députés socialistes après la suspension de la réforme des retraites. Tâche ardue dont une première partie est réalisée le 16 décembre avec le vote du budget de la Sécurité sociale alors que le gouvernement doit gérer en même temps la colère agricole liée à l’accord UE-Mercosur et à l’épidémie de dermatose nodulaire qui touche les troupeaux de vaches dans le sud de la France.Mais l’échec des députés et sénateurs à s’entendre sur le budget en commission mixte paritaire, le 19 décembre, contraint le Premier ministre à préparer une loi spéciale pour assurer la continuité de l’Etat jusqu’à la reprise des débats parlementaires début 2026.- Le PSG sur le toit de l’Europe -Quatorze ans après son rachat par le Qatar, le Paris Saint-Germain (PSG) a enfin touché du doigt le Graal, en remportant le 31 mai à Munich la première Ligue des champions de son histoire, la deuxième pour le football français après le sacre de l’OM en 1993. Plus que le Ballon d’Or Ousmane Dembélé ou tout autre joueur, ce succès porte la signature de l’entraîneur Luis Enrique. Le technicien espagnol, arrivé aux commandes de l’équipe à l’été 2023, a profité du départ de Kylian Mbappé au Real Madrid en 2024 pour métamorphoser le jeu parisien, trop longtemps dépendant du talent de ses stars.Sous ses ordres, le collectif a pris le dessus sur les individualités et le PSG est devenu une véritable machine au fil de sa campagne européenne, terrassant des adversaires prestigieux comme Manchester City, Liverpool ou Arsenal avant un chef d’oeuvre en finale contre l’Inter Milan (5-0), le 31 mai à Munich. Le club ajoute à son palmarès, le 17 décembre, la première Coupe Intercontinentale du foot français, battant en finale le club brésilien de Flamengo.- Premiers plongeons dans la Seine –Pour la première fois depuis 1923, le public peut à nouveau se baigner dans la Seine à Paris, après d’importants travaux de dépollution. Plus d’un quart de siècle après la promesse faite par Jacques Chirac alors qu’il était maire de la capitale, les Parisiens et touristes ont pu, durant l’été, plonger et se rafraîchir dans trois zones de baignade aménagées sur le fleuve.Pour la maire de Paris, Anne Hidalgo, l’ouverture de la Seine aux baigneurs, “c’est aussi une façon d’adapter la ville aux évolutions de températures” avec des canicules de plus en plus fréquentes et intenses. L’expérience est un succès avec environ 100.000 baigneurs comptabilisés à la fin août.- Deux millions de signatures –Jamais une nouvelle loi n’avait suscité autant de signatures à son encontre: une pétition contre la loi Duplomb -loi favorisant l’agriculture productiviste, adoptée début juillet avec le soutien des macronistes LR et de l’extrême droite- a recueilli en quelques semaines plus de deux millions de signatures.Un mois plus tard, le Conseil constitutionnel censure l’article le plus décrié, la réintroduction sous conditions d’un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes.Mais les deux autres grands volets de cette loi -simplifications administratives accordées aux plus gros élevages et construction d’ouvrages de stockage d’eau- sont validés par les Sages. Malgré son succès, la pétition ne permettra pas de revenir sur ces dispositions.- Une loi contre le narcotrafic -Adoptée par une large majorité au Parlement en avril, une loi contre les narcotrafics crée des quartiers de haute sécurité pour les trafiquants, un parquet spécialisé et de nouveaux outils d’investigation pour les enquêteurs. Au même moment, plusieurs prisons sont l’objet d’attaques (tirs d’armes automatiques et véhicules incendiés) imputées au narcotrafic. Arrêté en février à l’issue de neuf mois de cavale après une évasion meurtrière, le narcotrafiquant Mohamed Amra est l’un des premiers à intégrer, en juillet, ces nouveaux quartiers de haute sécurité, à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).En novembre, Marseille est ébranlée par le meurtre du frère d’un militant écologiste engagé contre le narcobanditisme, un “crime d’intimidation”, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Emmanuel Macron se rend le 16 décembre sur la tombe du jeune marseillais et promet d’intensifier la “guerre” contre le narcotrafic.- Têtes de cochon et peinture: le spectre de l’ingérence -Après les mains rouges sur le Mur des Justes au Mémorial de la Shoah et des cercueils au pied de la tour Eiffel en 2024, la France est à nouveau l’objet d’actions chocs destinées à “semer le trouble” et “créer des fractures”.Fin avril, le Mémorial de la Shoah est visé, ainsi que trois synagogues, par des jets de peinture. Trois Serbes sont inculpés et écroués, suspectés d’avoir dégradé ces lieux “dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère”, possiblement la Russie.En septembre, des têtes de porc, animal considéré comme impur par l’islam, sont déposées devant des mosquées, à Paris et en région parisienne, “par des personnes de nationalité étrangère qui ont aussitôt quitté le territoire”, selon le Parquet qui dénonce “une volonté manifeste de provoquer le trouble au sein de la nation”.- Sans aveux, ni remords –Un procès sans corps de victime, sans aveux, ni remords de l’accusé: le procès de Cédric Jubillar pour le meurtre de son épouse Delphine captive médias et public. Le peintre-plaquiste de 38 ans reste inébranlable dans les dénégations: a-t-il étranglé l’infirmière de 33 ans avec laquelle il était en instance de séparation? Il nie pendant près d’un mois devant la cour d’assises d’Albi (Tarn).Il est condamné le 17 octobre à 30 ans de réclusion criminelle, verdict pour lequel il fait appel. “On condamne un homme sans corps, sans scène de crime, sans preuves, avec un faisceau d’indices”, selon l’un de ses avocats. C’est un homme “autocentré sans aucune remise en question” et qui “n’a donné aucune information sur l’endroit où se trouve le corps de son épouse”, estime, au contraire, la cour.Autre affaire hors norme, l’anesthésiste Frédéric Péchier est condamné, le 18 décembre, à la perpétuité pour 30 empoisonnements de patients dans des cliniques à Besançon, dont 12 décès, verdict contre lequel il va faire appel.- C8 et TPMP boutés hors de la TNT -Le 28 février à minuit, les écrans deviennent noirs sur les canaux 8 et 12 de la TNT. Dans une décision inédite, prenant une tournure politique, le régulateur de l’audiovisuel (Arcom) a décidé de ne pas renouveler les fréquences des chaînes NRJ 12 et C8.Cette dernière, propriété du groupe Canal+, détenu par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, paie des “manquements réitérés” de la chaîne, essentiellement à cause des dérapages de son animateur star Cyril Hanouna dans son émission “Touche pas à mon poste (TPMP)”, qui a cumulé plus de 7 millions d’euros d’amendes.Près de deux millions de téléspectateurs la suivaient en moyenne, jusqu’à presque 3,7 millions pour le dernier show. Cyril Hanouna y annonce rebondir sur W9, au sein du groupe M6. S’en suit un grand chamboulement des numérotations des chaînes de la TNT et l’arrivée de deux nouvelles chaînes.

Macron en visite aux Emirats pour fêter Noël avec les troupes

Emmanuel Macron a entamé dimanche matin une visite aux Emirats arabes unis pour célébrer Noël avec les forces françaises qui y sont déployées et vanter son partenariat avec ce pays du Golfe, dont Paris espère plus de coopération dans sa lutte contre le narcotrafic.Le président français, accompagné notamment de sa ministre des Armées Catherine Vautrin, est arrivé en fin de matinée (en heure locale) à Abou Dhabi, ont constaté des journalistes de l’AFP.    Il doit tout d’abord visiter le musée national Zayed. Puis il aura un entretien avec le président émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, afin d’évoquer “le renforcement du partenariat stratégique” entre leurs pays, selon l’Elysée, qui souligne leur coopération “en matière de sécurité et de défense”.La France travaille avec les Emirats sur le plan militaire, plus de 900 soldats français y étant déployés sur trois bases.C’est devant eux qu’Emmanuel Macron doit s’exprimer dimanche après-midi, avant de partager un dîner de Noël préparé par les chefs cuisiniers de l’Elysée.Le président célèbre traditionnellement les fêtes de fin d’année auprès de troupes françaises déployées à l’étranger.Les Emirats ont été choisis cette fois car “la région cristallise un ensemble de crises”, a précisé la présidence française cette semaine.- “Guerre” du narco -La France coopère avec les Emirats sur un éventail de domaines allant de l’intelligence artificielle à la culture, en passant bien sûr par le commerce. Le pays pétrolier est son premier client en termes d’exportations au Proche et Moyen Orient, selon l’Elysée.Paris veut désormais s’assurer de l’appui des Emirats dans la “guerre” déclarée par l’exécutif au narcotrafic.D’importants narcotrafiquants s’y seraient installés, notamment à Dubaï, et se sont parfois constitué des patrimoines immobiliers imposants.Le sujet est omniprésent en France depuis l’assassinat en novembre de Mehdi Kessaci, le frère d’un militant engagé contre le narcotrafic, abattu en plein jour à Marseille.Mardi, dans la cité phocéenne, Emmanuel Macron a dit vouloir rechercher la coopération des pays où se trouvent certaines “têtes de réseau”, afin de “pouvoir saisir leurs biens” et obtenir leur arrestation.Son ministre de la Justice Gérald Darmanin a déjà réclamé en novembre aux Emirats arabes unis l’extradition d’une quinzaine de narcotrafiquants présumés recherchés par la France.- Houthis -Certains des soldats français déployés aux Emirats contribuent à la lutte contre le narcotrafic.Sur l’imposante frégate “La Provence”, des militaires de la marine tentent de repérer et d’intercepter des bateaux transportant de la drogue.Ils se trouvent à proximité de l’océan Indien, une route importante. Les trafiquants passent souvent par le golfe d’Aden, vers la Somalie ou le Yémen, ou alors vers l’Afrique de l’Ouest. En 2025, “plus d’une vingtaine de tonnes de drogue” ont déjà été saisies par la marine française dans la zone de l’Océan Indien, soit une valeur marchande pouvant atteindre plusieurs centaines de millions d’euros, selon le commandant de frégate Pascal Forissier.Autant de stupéfiants sortis du marché. Mais, reconnaît le militaire, les saisies ne représentent “qu’une petite partie” de toute la drogue en circulation.Le narcotrafic ne constitue qu’une facette de leurs responsabilités. La France participe à l’opération Aspides, qui protège les bateaux contre les frappes des Houthis en mer rouge.En plus de cela, les soldats français aux Emirats sont engagés dans l’opération Chammal, au sein de la coalition contre le groupe Etat islamique.D’après l’Elysée, la présence des troupes aux Emirats illustre la volonté de la France de conserver une capacité “d’action autonome dans un contexte international tendu”.Lundi, Emmanuel Macron devrait être aux premières loges pour observer les moyens militaires français dans la zone au cours d’une démonstration organisée pour conclure sa visite.Il reprendra ensuite l’avion pour Paris, où l’attend l’épineux dossier du budget de l’Etat. Faute d’accord entre députés et sénateurs sur la question, un conseil des ministres doit se tenir lundi soir pour tenter de sortir enfin du blocage.

À Mayotte, plus de 800 migrants africains vivent toujours dans un camp de fortune

Plus de 800 migrants originaires d’Afrique des Grands Lacs sont contraints de vivre dans un camp de fortune à Mayotte, en pleine saison des pluies, deux mois après le démantèlement d’un précédent site par les autorités françaises de l’archipel de l’Océan indien. Faute de solutions d’hébergement sur ce territoire,  ravagé il y a un an par le cyclone Chido, beaucoup sont revenus s’installer dans des conditions précaires.Kennedy Kighana traverse les allées boueuses du camp de Tsoundzou 2, sur la côte Est du département français le plus pauvre, en prenant garde à ne pas glisser. Quelques heures plus tôt, la pluie a détrempé le sol.”Quand il pleut, l’eau monte jusque-là”, indique l’homme de 28 ans, venu de la République démocratique du Congo (RDC), en désignant une case faite de bambou et de bâches, au bord de la mangrove.Depuis plusieurs années, Mayotte – située entre le continent africain et l’île de Madagascar – est devenue une destination sur une nouvelle route migratoire empruntée par des ressortissants des pays de la région des Grands Lacs (RDC, Rwanda, Burundi). Arrivés sur les côtes tanzaniennes, ces migrants tentent ensuite une traversée périlleuse, souvent via les Comores.”On veut juste la sécurité, la paix et la protection”, martèle Ange Munezero, 25 ans, ressortissante de RDC. Elle dit avoir fui la province orientale du Sud-Kivu, ravagée par des conflits armés depuis trois décennies, et théâtre d’affrontements entre le groupe armé M23, soutenu par des troupes rwandaises, et les forces armées congolaises.Comme beaucoup d’autres, ces migrants vivent dans des camps insalubres, régulièrement démantelés par les autorités avant de se reconstituer ailleurs.Celui de Tsoundzou 2 avait été détruit le 22 octobre, lors de ce que le préfet François-Xavier Bieuville avait présenté comme “la plus grande mise à l’abri de l’histoire de Mayotte”.Sur les 1.272 habitants recensées, seuls 400 avaient été relogés, faute de places disponibles. Deux mois plus tard, un peu plus de 800 personnes ont réinstallé leurs abris de fortune aux abords du village-relais géré par l’association Coallia, selon le décompte de Kennedy Kighana.Surnommé “le Président” pour son rôle de représentant du camp, il explique que réfugiés et demandeurs d’asile ne peuvent compter que sur la “bonne volonté” des uns et des autres pour se mettre à l’abri.- Source de tensions -Plusieurs ONG interviennent ponctuellement dans le camp, comme la Croix-Rouge. L’antenne de Mayotte n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de l’AFP, tout comme la plupart des associations contactées, la mairie de Mamoudzou et la préfecture.Un cadre d’une ONG, qui accepte de s’exprimer sous couvert d’anonymat, explique que son association a installé un mécanisme de pompage d’eau de rivière, un accès jugé rudimentaire et fragile en saison des pluies.Cinq sanitaires ont également été apportés, et les habitants ont accès quelques heures par jour à deux citernes d’eau. “Toute personne a droit à des conditions de vie dignes”, insiste-t-il.Ces camps constituent un sujet très sensible dans le 101e département français, confronté à une forte pression migratoire. En 2024, la présence d’un camp au stade de Cavani, à Mamoudzou, avait déclenché l’installation de barrages par des “collectifs citoyens” pendant plus d’un mois.La même année, les locaux de l’association Solidarité Mayotte, accompagnant les demandeurs d’asile, avaient été incendiés. Régulièrement, les habitants de Tsoundzou 2 sont victimes d’agressions, selon Kennedy Kighana et Ange Munezero.La vie quotidienne reste éprouvante. “Ce ne sont pas des conditions favorables aux personnes humaines”, résume David Muzusangabo, 34 ans. “Il y a beaucoup de moustiques, des maladies. On cuisine directement sur le sol”, dit-il, aux abords d’une grande case où s’entassent mères et enfants.- Arrivées “tous les jours” -La promiscuité devient d’autant plus préoccupante que l’espace manque. “On a de nouvelles personnes qui arrivent tous les jours. Hier, une famille de sept s’est installée”, notait Kennedy Kighana, le 12 décembre.Arrivée en octobre à Mayotte, Ange Munezero a dû s’installer à l’entrée du camp, sur le bord de la route qui traverse le village. “On nous dit que notre case va être détruite si on ne va pas plus à l’intérieur”, s’inquiète-t-elle, refusant de s’installer directement dans la mangrove, régulièrement inondée.Depuis un arrêté préfectoral du 12 novembre interdisant la construction d’habitations informelles sur trois kilomètres le long de la route, les nouveaux arrivants redoutent de voir leurs abris détruits à tout moment.

Victims, lawmakers criticize partial release of Epstein files

Victims of convicted sex offender Jeffrey Epstein on Saturday expressed anger after a long-awaited cache of records from cases against him were released with many pages blacked out and photos censored.The trove of material released by the US Justice Department included photographs of former president Bill Clinton and other famous names in Epstein’s social circle …

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Macron attendu aux Emirats pour fêter Noël avec les troupes

Emmanuel Macron est attendu dimanche aux Emirats arabes unis pour célébrer Noël avec les forces françaises déployées à l’étranger et vanter son partenariat avec ce pays du Golfe, dont Paris espère plus de coopération dans sa lutte contre le narcotrafic.Le président français, accompagné notamment de sa ministre des Armées Catherine Vautrin, arrivera dans la matinée à Abou Dhabi, a indiqué l’Elysée.Il doit rencontrer le président émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, afin d’évoquer “le renforcement du partenariat stratégique” entre leurs pays, d’après cette même source, qui souligne leur coopération “en matière de sécurité et de défense”.La France travaille avec les Emirats sur le plan militaire, plus de 900 soldats français y étant déployés sur trois bases.C’est devant eux qu’Emmanuel Macron doit s’exprimer dimanche après-midi, avant de partager un dîner de Noël préparé par les chefs cuisiniers de l’Elysée.Le président célèbre traditionnellement les fêtes de fin d’années auprès de troupes françaises déployées à l’étranger.Les Emirats ont été choisis cette fois car “la région cristallise un ensemble de crises”, a précisé la présidence française cette semaine.- “Guerre” du narco -La France coopère avec les Emirats sur un éventail de domaines allant de l’intelligence artificielle à la culture, en passant bien sûr par le commerce. Le pays pétrolier est son premier client en termes d’exportations au Proche et Moyen orient, selon l’Elysée.Paris veut désormais s’assurer de l’appui des Emirats dans la “guerre” déclarée par l’exécutif au narcotrafic.D’importants narcotrafiquants s’y seraient installés, notamment à Dubaï, et se sont parfois constitué des patrimoines immobiliers imposants.Le sujet est omniprésent en France depuis l’assassinat en novembre de Mehdi Kessaci, le frère d’un militant engagé contre le narcotrafic, abattu en plein jour à Marseille.Mardi, dans la cité phocéenne, Emmanuel Macron a dit vouloir rechercher la coopération des pays où se trouvent certaines “têtes de réseau”, afin de “pouvoir saisir leurs biens” et obtenir leur arrestation.Son ministre de la Justice Gérald Darmanin a déjà réclamé en novembre aux Emirats arabes unis l’extradition d’une quinzaine de narcotrafiquants présumés recherchés par la France.- Houthis -Certains des soldats français déployés aux Emirats contribuent à la lutte contre le narcotrafic.Sur l’imposante frégate “La Provence”, des militaires de la marine tentent de repérer et d’intercepter des bateaux transportant de la drogue.Ils se trouvent à proximité de l’océan Indien, une route importante. Les trafiquants passent souvent par le golfe d’Aden, vers la Somalie ou le Yémen, ou alors vers l’Afrique de l’Ouest. En 2025, “plus d’une vingtaine de tonnes de drogue” ont déjà été saisies par la marine française dans la zone de l’Océan Indien, soit une valeur marchande pouvant atteindre plusieurs centaines de millions d’euros, selon le commandant de frégate Pascal Forissier.Autant de stupéfiants sortis du marché. Mais, reconnaît le militaire, les saisies ne représentent “qu’une petite partie” de toute la drogue en circulation.Le narcotrafic ne constitue qu’une facette de leurs responsabilités. La France participe à l’opération Aspides, qui protège les bateaux contre les frappes des Houthis en mer rouge.En plus de cela, les soldats français aux Emirats sont engagés dans l’opération Chammal, au sein de la coalition contre le groupe Etat islamique.D’après l’Elysée, la présence des troupes aux Emirats illustre la volonté de la France de conserver une capacité “d’action autonome dans un contexte international tendu”.Lundi, Emmanuel Macron devrait être aux premières loges pour observer les moyens militaires français dans la zone au cours d’une démonstration organisée pour conclure sa visite.Il reprendra ensuite l’avion pour Paris, où l’attend l’épineux dossier du budget de l’Etat. Faute d’accord entre députés et sénateurs sur la question, un conseil des ministres doit se tenir lundi soir pour tenter de sortir enfin du blocage.