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A Briançon, investissements, feuilles de route et Premier ministre pour préparer les JO 2030

A moins de cinq ans de l’Ă©chĂ©ance, Etat et collectivitĂ©s se mettent en ordre de marche pour prĂ©parer les Jeux olympiques d’hiver, avec l’annonce vendredi d’un plan d’investissements de plusieurs centaines de millions d’euros pour moderniser les accès ferroviaires et routiers aux Alpes du sud, territoire de montagne enclavĂ©.Dans les jardins de la sous-prĂ©fecture de Briançon (Hautes-Alpes), le Premier ministre François Bayrou appose sa signature sur un panneau symbolique. “Les Jeux olympiques, il faut les regarder comme un investissement et pas comme une dĂ©pense Ă  fonds perdu”, affirme-t-il.Le gouvernement et la rĂ©gion Provence-Alpes-CĂ´te d’Azur ont annoncĂ© un grand plan d’investissements pour moderniser les infrastructures d’accès Ă  un territoire trop longtemps “abandonnĂ©”, selon les Ă©lus locaux.”Il faut avoir la vision de comment vont fonctionner nos montagnes en 2050. Et se servir comme accĂ©lĂ©rateur des Jeux Olympiques”, assène le prĂ©sident de la rĂ©gion Renaud Muselier, dont l’institution salue “un plan historique de 520 millions d’euros”.Selon les chiffres du gouvernement, le coĂ»t total du programme d’investissements dans le ferroviaire se monte Ă  342 millions d’euros, pour lequel l’Etat et la rĂ©gion apporteront chacun 150 millions d’euros.- “Bouleverser la vie” -L’opĂ©ration de modernisation doit permettre de rĂ©duire le trajet en train entre Marseille et Briançon Ă  3 heures 40, contre 4 heures 45 actuellement en moyenne.”Depuis un peu moins de 150 ans qu’on a mis le train Ă  Briançon, il ne s’est pas passĂ© grand chose”, a rĂ©sumĂ© Jean-Marie Bernard, le prĂ©sident du dĂ©partement des Hautes-Alpes. “Ca va bouleverser la vie” des habitants du dĂ©partement, a-t-il assurĂ© devant le chef du gouvernement.Une partie des investissements sera aussi consacrĂ©e Ă  amĂ©liorer l’accessibilitĂ© des gares entre Gap et Briançon.Le ministre des Transports Philippe Tabarot, venu Ă  Briançon par le train de nuit depuis Paris, a de son cĂ´tĂ© indiquĂ© que “dans quelques annĂ©es, voire dans quelques mois, vous aurez la possibilitĂ© d’atteindre la capitale dans des trains de nuit qui soient dignes de ce nom”.CĂ´tĂ© routes, plusieurs axes nationaux et dĂ©partementaux seront rĂ©novĂ©s afin d’amĂ©liorer l’accès aux sites olympiques, et plus largement aux Alpes du sud.”Il est capital d’ouvrir une nouvelle Ă©tape d’amĂ©nagement du territoire, capital de se demander comment on peut assurer l’Ă©galitĂ© des droits, l’Ă©galitĂ© des chances, l’Ă©galitĂ© ou la plus proche Ă©galitĂ© des services pour ces 25 millions de personnes qui vivent en dehors des grandes agglomĂ©rations”, a martelĂ© François Bayrou, se posant en “dĂ©fenseur de la province”.Au milieu des bâtiments dĂ©saffectĂ©s du Fort des Trois TĂŞtes, le Premier ministre s’est enthousiasmĂ© pour le projet de rĂ©habilitation de cet ancien fort Vauban du XVIIIe siècle perchĂ© sur les hauteurs de la ville, choisi pour accueillir un village olympique, et qui doit après les Jeux ĂŞtre transformĂ© en logements.- “Etape fondatrice”-Une façon de rĂ©pondre a des dĂ©fis locaux, rappelle le maire de Briançon Arnaud Murgia: faciliter l’accès Ă  l’immobilier dans une destination touristique recherchĂ©e et faciliter le logement des saisonniers.Pour les Jeux, quelque 940 athlètes devraient ĂŞtre logĂ©s au Fort pour disputer notamment les Ă©preuves de ski de bosses, de ski acrobatique, de snowboard, de ski-cross et aussi des Ă©preuves paralympiques, dans les stations toutes proches de Serre-Chevalier et Montgenèvre.Une grande rĂ©union, premier comitĂ© interministĂ©riel pour les Jeux de 2030, a rassemblĂ© dans l’après-midi le chef de gouvernement et ses ministres des Sports (Marie Barsacq), des Transports (Philippe Tabarot), du Tourisme (Nathalie Delattre) et du Handicap (Charlotte Parmentier-Lecocq), avec les rĂ©gions hĂ´tes Auvergne-RhĂ´ne-Alpes (Aura) et Provence-Alpes-CĂ´te d’Azur (Paca), et les acteurs impliquĂ©s dans l’organisation.Une “Ă©tape fondatrice” pour le prĂ©sident du Cojop (comitĂ© d’organisation) Edgar Grospiron, qui “fixe les grands axes de l’action publique autour des Jeux: dĂ©veloppement des pratiques sportives, transition Ă©cologique, attractivitĂ© des territoires de montagne et inclusion.” “Le Cojop est aujourd’hui en ordre de marche. Nos Ă©quipes se structurent, notre feuille de route s’affine, notre ambition est intacte: faire des Jeux un levier d’hĂ©ritage utile, durable, et fidèle aux valeurs de l’Olympisme”, a assurĂ© dans un communiquĂ© l’ancien champion olympique de ski de bosses aux JO d’Albertville.

Déserts médicaux: des généralistes en renfort dans 151 zones rouges

Le ministre de la SantĂ© Yannick Neuder a dĂ©voilĂ© vendredi les 151 zones rouges, principalement au centre et sud-ouest hors littoral de la France, qui bĂ©nĂ©ficieront dès septembre du soutien de mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes, jusqu’Ă  deux jours par mois, pour lutter contre les dĂ©serts mĂ©dicaux.Avec cette carte, qui identifie 151 intercommunalitĂ©s prioritaires pour l’accès aux soins, “on ne règle pas les dĂ©serts mĂ©dicaux” puisqu’ils concernent “87% du pays”, a indiquĂ© le ministre interrogĂ© sur BFMTV. Mais “c’est une première Ă©tape” qui va bĂ©nĂ©ficier Ă  plus de 2,5 millions de patients, a-t-il prĂ©cisĂ©.Sans surprise, dans une diagonale partant du nord-est, le centre de la France et le sud-ouest, hors littoral, ont le plus de zones rouges sur la carte du ministère. Tandis qu’en outremer, la Guyane et Mayotte sont les plus mal lotis. C’est dĂ©jĂ  ce qui ressortait de l’atlas de la dĂ©mographie mĂ©dicale 2025 publiĂ© en mars par l’Ordre des mĂ©decins.Le dĂ©coupage du ministère de la SantĂ© est le fruit d’un travail “rĂ©alisĂ© avec les prĂ©fets, les agences rĂ©gionales de santĂ©, les Ă©lus locaux, et Ă©galement les professionnels de santĂ©, pour identifier les secteurs particulièrement dĂ©sertiques”, a dĂ©taillĂ© M. Neuder.Il permet, selon lui, d'”identifier et de provoquer sur ces territoires-lĂ  une solidaritĂ© collective, un engagement collectif au 1er septembre”.- “Volontaires” -Le 25 avril, une mesure gouvernementale a Ă©tĂ© adoptĂ©e pour instaurer une “mission de solidaritĂ© territoriale obligatoire”, revenant Ă  imposer Ă  tous les mĂ©decins exerçant en zone bien pourvue de se “projeter” dans les zones prioritaires, jusqu’Ă  deux jours par mois.”On va inciter les mĂ©decins, et après, il faut rĂ´der aussi le système, trouver les lieux, ces maisons mĂ©dicales, ces bureaux qui sont disponibles pour accueillir les patients”, a dĂ©veloppĂ© M. Neuder.Dans “l’attente de l’adoption des dispositions lĂ©gislatives actuellement examinĂ©es par le Parlement, cette mesure permettra à tous les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes volontaires de venir renforcer, sur une partie de leur temps, l’offre de soins dans 151 zones dites +zones rouges+”, peut-on lire dans le communiquĂ© du ministère de la SantĂ©.Le mot “volontaires” est important pour les mĂ©decins, car l’entourage de François Bayrou Ă©voquait fin avril des contreparties financières pour les praticiens partants, alors que “les mĂ©decins qui refuseraient se verraient pĂ©nalisĂ©s”.”Il ne faut pas que ce soit l’idĂ©e de contrainte, d’obligation”, avait insistĂ© fin avril Ă  l’AFP Agnès Giannotti, prĂ©sidente de MĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes (MG France, majoritaire chez les libĂ©raux). – “AlĂ©atoire” -Dans un communiquĂ© diffusĂ© par le dĂ©putĂ© socialiste Guillaume Garot, un groupe transpartisan de 250 parlementaires pointe de “nombreuses questions” restant en suspens avec ce dispositif : “disponibilitĂ© de mĂ©decins exerçant Ă  proximitĂ© des zones rouges, c’est-Ă -dire dans des territoires dĂ©jĂ  très tendus”, “caractère pour le moment facultatif – donc alĂ©atoire”, et “surtout, absence de suivi rĂ©gulier des patients par le mĂŞme praticien”.Pour ces Ă©lus, il s’agit “selon l’aveu mĂŞme du gouvernement d’un dispositif destinĂ© Ă  parer Ă  l’urgence” qui “ne peut en rien remplacer les rĂ©ponses de fond”.Guillaume Garot est Ă  l’initiative d’une proposition de loi, portĂ©e par ce groupe transpartisan, visant Ă  rĂ©guler l’installation des mĂ©decins pour lutter contre les dĂ©serts mĂ©dicaux, adoptĂ©e dĂ©but mai par l’AssemblĂ©e nationale. Avant de s’installer, les mĂ©decins libĂ©raux ou salariĂ©s devraient solliciter l’aval de l’Agence rĂ©gionale de santĂ©. Il serait de droit dans une zone manquant de soignants, mais dans les territoires mieux pourvus, le mĂ©decin ne pourrait s’installer que lorsqu’un autre s’en va.Le groupe transpartisan demande Ă  nouveau “l’inscription dans les meilleurs dĂ©lais” Ă  l’ordre du jour du SĂ©nat de cette proposition.C’est un casus belli pour beaucoup de mĂ©decins, notamment des Ă©tudiants et internes en mĂ©decine, qui ont manifestĂ© fin avril. Yannick Neuder, tout en saluant le travail du groupe de dĂ©putĂ©s, avait rappelĂ© son opposition Ă  cette mesure au moment du vote Ă  l’AssemblĂ©e.

La Cour des comptes appelle les collectivitĂ©s Ă  “contenir” leurs dĂ©penses de fonctionnement

La situation financière globale des collectivitĂ©s a Ă©tĂ© “moins favorable” en 2024 mais est “demeurĂ©e solide” malgrĂ© d’importantes disparitĂ©s, analyse la Cour des comptes vendredi, appelant Ă  une “action dĂ©terminĂ©e pour contenir leurs dĂ©penses de fonctionnement” en 2026.Dans son rapport 2025 sur les finances publiques locales, la Cour rĂ©affirme son analyse sur la “forte contribution” des collectivitĂ©s Ă  la hausse du dĂ©ficit public en 2024, qui avoisine les 170 milliards d’euros, malgrĂ© leur part très limitĂ©e dans ce dernier.Entre 2023 et 2024, le besoin de financement des communes, intercommunalitĂ©s, dĂ©partements et rĂ©gions, qui reprĂ©sentent 18% de la dĂ©pense publique et 60% des investissements publics, est passĂ© de 5 Ă  11,4 milliards d’euros. C’est seulement 0,4% du PIB, mais la loi de programmation des finances publiques pour 2023-2027 prĂ©voyait “une baisse en volume de 0,5 point de leurs dĂ©penses de fonctionnement”.Cette hausse du besoin de financement – les collectivitĂ©s n’Ă©tant pas autorisĂ©es Ă  emprunter pour leur fonctionnement – traduit, selon la Cour, un “effet ciseaux croissant entre la dynamique de leurs dĂ©penses de fonctionnement et d’investissement” et celle de leurs recettes de fonctionnement.En 2024, les dĂ©penses de fonctionnement ont davantage augmentĂ© (+4,1% soit 2,1% après inflation) que les recettes de fonctionnement (+2,7%), tirĂ©es par les communes et intercommunalitĂ©s.Une situation qui, selon la Cour, s’explique notamment par une hausse des dĂ©penses de personnel, mais aussi de biens et services eux-mĂŞmes tirĂ©s par une persistance des effets de l’inflation, ainsi que par le poids croissant des prestations sociales versĂ©es par les dĂ©partements.”Les charges de personnel ont Ă©tĂ© tirĂ©es par les revalorisations indiciaires dĂ©cidĂ©es par l’État mais aussi par des choix de gestion des collectivitĂ©s”, a soulignĂ© lors d’une confĂ©rence de presse Pierre Moscovici, premier prĂ©sident de la Cour. Parallèlement, les recettes ont ralenti, mais “restent portĂ©es par la hausse des impĂ´ts directs” tels les taxes foncières, dont la base est indexĂ©e automatiquement sur l’inflation.Ces recettes ont toutefois Ă©tĂ© “freinĂ©es par la chute (-33% sur deux ans) des recettes issues des droits de mutation Ă  titre onĂ©reux” (DMTO) prĂ©levĂ©s sur les transactions immobilières dans un marchĂ© en pleine crise, et principalement affectĂ©s aux dĂ©partements, ainsi que par “la stabilitĂ© de la TVA”.- “DisparitĂ©s” -Au final, la situation financière globale de collectivitĂ©s demeure “solide”, mĂŞme si elles ont “continuĂ© Ă  puiser dans leur trĂ©sorerie et accru leur endettement”. “L’endettement reprĂ©sente toujours l’Ă©quivalent d’une faible proportion du PIB, 7,4% en incluant les syndicats”, a reconnu Pierre Moscovici.Derrière cette situation “globalement saine” se cachent toutefois des divergences croissantes entre les diffĂ©rentes catĂ©gories de collectivitĂ©s et au sein de chaque strate.Le bloc communal, qui reprĂ©sente près de 60% des dĂ©penses de fonctionnement, “est incontestablement en bonne santĂ© financière”, a soulignĂ© Pierre Moscovici, mĂŞme si 5.376 communes ont une Ă©pargne nette nĂ©gative.La situation des rĂ©gions est en revanche “moins favorable” et celle des dĂ©partements “de plus en plus dĂ©favorable”.Selon le critère retenu, entre 12,5% et 33% des dĂ©partements connaissent une “situation dĂ©favorable sinon de grande fragilitĂ©”.La composition de leurs recettes, “cycliques et volatiles”, est “inadaptĂ©e Ă  celle de leurs dĂ©penses, très majoritairement sociales, rigides et Ă  la hausse”, a rappelĂ© Pierre Moscovici.”La divergence des situations financières entre collectivitĂ©s rĂ©vèle un manque d’Ă©quitĂ© dans la rĂ©partition des ressources entre, d’un cĂ´tĂ©, un bloc communal dotĂ© d’importantes ressources fiscales, et de l’autre des dĂ©partements des rĂ©gions qui ont largement Ă©puisĂ© des pouvoirs fiscaux très limitĂ©s”, a-t-il ajoutĂ©.La Cour recommande nĂ©anmoins une participation financière des collectivitĂ©s pour 2026. “Les collectivitĂ©s ne sont pas, et de loin, les premières responsables de la situation, mais elles sont pour quelque chose dans la dĂ©gradation de la situation et doivent aussi participer Ă  l’effort collectif”, a soulignĂ© Pierre Moscovici, appelant Ă  une “action dĂ©terminĂ©e pour contenir leurs dĂ©penses de fonctionnement (…) en tenant compte des disparitĂ©s”.Il y a dix jours, le prĂ©sident du ComitĂ© des finances locales AndrĂ© Laignel avait appelĂ© Ă  “la censure du gouvernement, sous toutes ses formes” en cas de nouvelles coupes budgĂ©taires pour les collectivitĂ©s, jugeant que ces dernières avaient dĂ©jĂ  contribuĂ© Ă  l’effort Ă  hauteur de “80 milliards d’euros depuis 2014”.Dans un communiquĂ©, RĂ©gions de France a appelĂ© vendredi le gouvernement “Ă  rĂ©duire la contribution des rĂ©gions en 2026 et Ă  la rendre plus Ă©quitable”.”La relative bonne santĂ© financière des communes et intercommunalitĂ©s, dont fait Ă©tat la Cour des comptes, jugement optimiste, ne doit pas masquer de fortes diffĂ©rences en fonction des territoires”, a indiquĂ© SĂ©bastien Miossec, prĂ©sident dĂ©lĂ©guĂ© d’IntercommunalitĂ©s de France, pour qui cela “ne saurait justifier des coups de rabot pour l’an prochain”. 

JO 2030: une enveloppe de 520 millions d’euros pour dĂ©senclaver les Alpes du Sud

La rĂ©gion Provence-Alpes-CĂ´te d’Azur a annoncĂ© vendredi un plan d’investissement de 520 millions d’euros avec le soutien de l’Etat pour moderniser les infrastructures ferroviaires et routières qui desservent les Alpes du Sud, en vue de l’arrivĂ©e des Jeux olympiques d’hiver 2030.Selon les chiffres du gouvernement, le coĂ»t total du programme d’investissements dans le ferroviaire se monte Ă  342 millions d’euros, pour lequel l’Etat et la rĂ©gion apporteront chacun 150 millions d’euros.Marseille-Briançon en 3 heures 40 au lieu de 4 heures 45 actuellement (260 km), “150 km de voies refaites et une ligne plus sĂ»re et plus ponctuelle” selon la SNCF: les annonces en prĂ©sence du Premier ministre François Bayrou, en marge de l’organisation du premier comitĂ© interministĂ©riel aux Jeux olympiques et paralympiques Ă  Briançon (Hautes-Alpes), ont rĂ©joui les Ă©lus locaux qui attendaient ces investissements depuis longtemps.”Depuis un peu moins de 150 ans qu’on a mis le train Ă  Briançon, il ne s’est pas passĂ© grand chose”, a rĂ©sumĂ© Jean-Marie Bernard, le prĂ©sident du dĂ©partement des Hautes-Alpes.”Ca va bouleverser la vie” des habitants du dĂ©partement, a-t-il assurĂ© devant le chef du gouvernement.Selon la rĂ©gion PACA, la modernisation de la ligne ferroviaire Marseille-Briançon se monte Ă  178 millions et les investissements pour “sĂ©curiser les itinĂ©raires routiers” dans les Hautes-Alpes sont chiffrĂ©s Ă  90 millions. La rĂ©gion et l’Etat apportent chacun la moitiĂ© de ces enveloppes.”Ce plan vise Ă  dĂ©senclaver les vallĂ©es alpines, renforcer les liaisons entre le littoral et les Alpes et prĂ©parer un hĂ©ritage durable pour les habitants”, souligne la rĂ©gion Provence-Alpes-CĂ´te d’Azur.”Il est capital d’ouvrir une nouvelle Ă©tape d’amĂ©nagement du territoire, capital de se demander comment on peut assurer l’Ă©galitĂ© des droits, l’Ă©galitĂ© des chances, l’Ă©galitĂ© ou la plus proche Ă©galitĂ© des services pour ces 25 millions de personnes qui vivent en dehors des grandes agglomĂ©rations”, a martelĂ© de son cĂ´tĂ© François Bayrou, se posant en “dĂ©fenseur de la province”.”Les Jeux olympiques, il faut les regarder comme un investissement et pas comme une dĂ©pense Ă  fonds perdu”, a lancĂ© le Premier ministre.A l’image de la rĂ©novation du Fort des Trois TĂŞtes, un ancien fort Vauban du XVIIIe siècle perchĂ© sur les hauteurs de Briançon, choisi pour accueillir un village olympique pour des centaines d’athlètes, et, après les Jeux, des logements.Un investissement “entre 120 millions et, selon mon intuition, un peu plus”, a avancĂ© M. Bayrou, prĂ©cisant que des investissements privĂ©s seront associĂ©s.Sous le grand soleil dont se targue tant les Hauts-alpins, le Premier ministre a visitĂ© ces bâtiments dĂ©saffectĂ©s, visiblement impressionnĂ©.”Des milliers d’hommes ont bossĂ© ici pour crĂ©er ce fort, avec leurs mains, c’est fascinant”, a glissĂ© le chef du gouvernement au maire Arnaud Murgia qui lui faisait la visite.

Soupçons de soumission chimique: un procès ordonné à Paris contre le sénateur Joël Guerriau 

Un procès devant le tribunal correctionnel de Paris a Ă©tĂ© ordonnĂ© mardi contre le sĂ©nateur JoĂ«l Guerriau, soupçonnĂ© d’avoir droguĂ© fin 2023 la dĂ©putĂ©e Sandrine Josso afin de commettre un viol, a appris l’AFP vendredi de source proche du dossier.Deux juges d’instruction ont ordonnĂ© un procès devant le tribunal correctionnel pour ces faits qui remontent Ă  la mi-novembre 2023, selon cette source proche du dossier, qui confirmait une information de l’Ă©mission de France 2 ComplĂ©ment d’enquĂŞte.Le sĂ©nateur centriste est soupçonnĂ© d’avoir diluĂ© de la MDMA Ă  91,1% pure dans un verre de champagne pour en faire consommer Ă  sa collègue du Parlement afin, d’après l’ordonnance des juges dont l’AFP a eu connaissance, “de commettre un viol ou une agression sexuelle”.Il sera aussi jugĂ© pour dĂ©tention de stupĂ©fiants.”JoĂ«l Guerriau conteste les faits qui lui sont reprochĂ©s”, ont rĂ©agi ses avocats, Henri Carpentier et Marie Roumiantseva. “L’enceinte judiciaire sera le lieu de la vĂ©ritĂ©, loin des caricatures et rumeurs propagĂ©es jusqu’Ă  prĂ©sent. M. Guerriau ne craint pas la vĂ©ritĂ©: il la souhaite”, ont-ils insistĂ©.”Mme Josso est soulagĂ©e de cette dĂ©cision qui reflète tout le sĂ©rieux de sa plainte”, a de son cĂ´tĂ© commentĂ© son avocat, Arnaud Godefroy. “Les deux juges d’instruction ont menĂ© cette enquĂŞte de façon rigoureuse et ont mis en Ă©vidence toutes les contradictions de Monsieur Guerriau”, a-t-il estimĂ©.La soumission chimique consiste en l’administration de substances psychoactives Ă  une personne, Ă  son insu, Ă  des fins notamment d’agression et de viol.Le 14 novembre 2023, Mme Josso, dĂ©putĂ©e MoDem de Loire-Atlantique aujourd’hui âgĂ©e de 49 ans, s’Ă©tait rendue au domicile parisien de son “ami politique” – comme elle l’a dĂ©crit au cours de l’enquĂŞte devant les magistrats – qui cĂ©lĂ©brait sa réélection.Seule invitĂ©e, elle en Ă©tait ressortie avec 388 ng/ml d’ecstasy dans le sang, d’après les analyses toxicologiques dont l’AFP a eu connaissance. Une dose “approchant le double” de la quantitĂ© dite rĂ©crĂ©ative, avait soulignĂ© le parquet.Ces analyses montraient aussi une absence de stupĂ©fiants pendant les sept mois qui ont prĂ©cĂ©dĂ© cette soirĂ©e. Comment Mme Josso s’est-elle retrouvĂ©e, ce soir-lĂ , avec autant d’ecstasy dans le sang ?Dans ce dossier, l’absorption de drogue et ses effets dĂ©lĂ©tères sur Mme Josso, qui souffre un an après d’un stress post-traumatique, ne semblent pas discutĂ©s. Tout l’enjeu reposait sur l’intention.Or les magistrats ont tranchĂ©: si “aucun geste d’intimitĂ© ou Ă  caractère sexuel n’a Ă©tĂ© relatĂ©” au cours de cette soirĂ©e, les agissements de M. Guerriau, dĂ©crits par la plaignante, Ă©taient “compatibles avec ceux d’une personne ayant une intention sexuelle”.

Vagues de chaleur en France: plus fréquentes, intenses et longues

La vague de chaleur qui touche actuellement la France illustre la multiplication et l’intensification des pĂ©riodes de tempĂ©ratures anormales.Il s’agit de la 33e vague de chaleur recensĂ©e Ă  l’Ă©chelle nationale par MĂ©tĂ©o France depuis 2000 et la 50e depuis 1947.Cet Ă©pisode causĂ©e par un “dĂ´me de chaleur” devrait durer au moins jusqu’Ă  mardi.Rappel des vagues de chaleur les plus intenses et meurtrières, les plus Ă©touffantes, les plus longues, prĂ©coces et tardives:- 2003: canicule la plus meurtrière -Pour MĂ©tĂ©o France, une canicule est un Ă©pisode de tempĂ©ratures Ă©levĂ©es de jour comme de nuit sur une pĂ©riode prolongĂ©e d’au moins 3 jours. Celle d’aoĂ»t 2003 reste Ă  ce jour la plus sĂ©vère jamais enregistrĂ©e en France. La plus meurtrière aussi, avec 15.000 morts estimĂ©es.Cette chaleur sans prĂ©cĂ©dent a mis en Ă©vidence des dysfonctionnements dans les services de santĂ© et l’isolement des personnes âgĂ©es, principales victimes de la canicule. Cela a entraĂ®nĂ© la crĂ©ation d’un “plan canicule”, dĂ©sormais en place chaque annĂ©e du 1er juin au 15 septembre.- 2019: Ă©tĂ© de records absolus -L’Ă©tĂ© 2019 a connu deux vagues de chaleur, phĂ©nomènes correspondant Ă  des tempĂ©ratures anormalement Ă©levĂ©es sur plusieurs jours, marquĂ©es par des records.Un record absolu de chaleur pour la France est Ă©tabli le 28 juin: 46°C enregistrĂ© Ă  VĂ©rargues dans l’HĂ©rault. Cette tempĂ©rature demeure la plus haute jamais atteinte dans l’Hexagone.Durant la seconde vague, fin juillet, 42,6°C sont atteints Ă  Paris, faisant tomber un vieux record de chaleur dans la capitale.Le 25 juillet 2019 a Ă©tĂ© la journĂ©e la plus chaude enregistrĂ©e Ă  l’Ă©chelle nationale, avec une tempĂ©rature moyenne de 29,4 °C (Ă  Ă©galitĂ© avec celle du 5 aoĂ»t 2003). Cette canicule a Ă©tĂ© plus courte que celle d’aoĂ»t 2003, mais d’une “intensitĂ© Ă©quivalente”, selon MĂ©tĂ©o France.- 1983: vague la plus longue -La vague de chaleur la plus longue s’est produite en juillet 1983, avec une durĂ©e de 23 jours. En revanche pour son intensitĂ©, la canicule de 1983 se situe, tout comme le mĂ©morable Ă©tĂ© 1976, loin des Ă©pisodes les plus Ă©touffants de 2003, 2019 et 2022.- 2022: la plus prĂ©coce -La vague de chaleur la plus prĂ©coce s’est dĂ©roulĂ©e en 2022, dĂ©marrant dès le 15 juin, avec un pic Ă  43°C le 18 juin Ă  Arcachon (Gironde).Cette annĂ©e-lĂ , la France traverse trois canicules qui se sont soldĂ©es par une surmortalitĂ© importante, Ă©valuĂ©e Ă  2.816 “dĂ©cès en excès”, selon Santé publique France.C’est aussi en 2022 que la France a enregistrĂ© sa tempĂ©rature moyenne annuelle la plus Ă©levĂ©e avec 14,5°C.- 2023: la plus tardive -A l’inverse, la plus tardive vague de chaleur a Ă©tĂ© enregistrĂ©e du 17 au 24 aoĂ»t 2023, avec une durĂ©e de 8 jours et une intensitĂ© inĂ©dite pour un mois d’aoĂ»t depuis le dĂ©but des relevĂ©s en 1947, en particulier en Provence-Alpes-CĂ´te d’Azur et Occitanie.Cette mĂŞme annĂ©e, plusieurs rĂ©gions connaissent un Ă©pisode caniculaire plus tardif encore, du 3 au 10 septembre.

Vagues de chaleur en France: plus fréquentes, intenses et longues

La vague de chaleur qui touche actuellement la France illustre la multiplication et l’intensification des pĂ©riodes de tempĂ©ratures anormales.Il s’agit de la 33e vague de chaleur recensĂ©e Ă  l’Ă©chelle nationale par MĂ©tĂ©o France depuis 2000 et la 50e depuis 1947.Cet Ă©pisode causĂ©e par un “dĂ´me de chaleur” devrait durer au moins jusqu’Ă  mardi.Rappel des vagues de chaleur les plus intenses et meurtrières, les plus Ă©touffantes, les plus longues, prĂ©coces et tardives:- 2003: canicule la plus meurtrière -Pour MĂ©tĂ©o France, une canicule est un Ă©pisode de tempĂ©ratures Ă©levĂ©es de jour comme de nuit sur une pĂ©riode prolongĂ©e d’au moins 3 jours. Celle d’aoĂ»t 2003 reste Ă  ce jour la plus sĂ©vère jamais enregistrĂ©e en France. La plus meurtrière aussi, avec 15.000 morts estimĂ©es.Cette chaleur sans prĂ©cĂ©dent a mis en Ă©vidence des dysfonctionnements dans les services de santĂ© et l’isolement des personnes âgĂ©es, principales victimes de la canicule. Cela a entraĂ®nĂ© la crĂ©ation d’un “plan canicule”, dĂ©sormais en place chaque annĂ©e du 1er juin au 15 septembre.- 2019: Ă©tĂ© de records absolus -L’Ă©tĂ© 2019 a connu deux vagues de chaleur, phĂ©nomènes correspondant Ă  des tempĂ©ratures anormalement Ă©levĂ©es sur plusieurs jours, marquĂ©es par des records.Un record absolu de chaleur pour la France est Ă©tabli le 28 juin: 46°C enregistrĂ© Ă  VĂ©rargues dans l’HĂ©rault. Cette tempĂ©rature demeure la plus haute jamais atteinte dans l’Hexagone.Durant la seconde vague, fin juillet, 42,6°C sont atteints Ă  Paris, faisant tomber un vieux record de chaleur dans la capitale.Le 25 juillet 2019 a Ă©tĂ© la journĂ©e la plus chaude enregistrĂ©e Ă  l’Ă©chelle nationale, avec une tempĂ©rature moyenne de 29,4 °C (Ă  Ă©galitĂ© avec celle du 5 aoĂ»t 2003). Cette canicule a Ă©tĂ© plus courte que celle d’aoĂ»t 2003, mais d’une “intensitĂ© Ă©quivalente”, selon MĂ©tĂ©o France.- 1983: vague la plus longue -La vague de chaleur la plus longue s’est produite en juillet 1983, avec une durĂ©e de 23 jours. En revanche pour son intensitĂ©, la canicule de 1983 se situe, tout comme le mĂ©morable Ă©tĂ© 1976, loin des Ă©pisodes les plus Ă©touffants de 2003, 2019 et 2022.- 2022: la plus prĂ©coce -La vague de chaleur la plus prĂ©coce s’est dĂ©roulĂ©e en 2022, dĂ©marrant dès le 15 juin, avec un pic Ă  43°C le 18 juin Ă  Arcachon (Gironde).Cette annĂ©e-lĂ , la France traverse trois canicules qui se sont soldĂ©es par une surmortalitĂ© importante, Ă©valuĂ©e Ă  2.816 “dĂ©cès en excès”, selon Santé publique France.C’est aussi en 2022 que la France a enregistrĂ© sa tempĂ©rature moyenne annuelle la plus Ă©levĂ©e avec 14,5°C.- 2023: la plus tardive -A l’inverse, la plus tardive vague de chaleur a Ă©tĂ© enregistrĂ©e du 17 au 24 aoĂ»t 2023, avec une durĂ©e de 8 jours et une intensitĂ© inĂ©dite pour un mois d’aoĂ»t depuis le dĂ©but des relevĂ©s en 1947, en particulier en Provence-Alpes-CĂ´te d’Azur et Occitanie.Cette mĂŞme annĂ©e, plusieurs rĂ©gions connaissent un Ă©pisode caniculaire plus tardif encore, du 3 au 10 septembre.

Le spot de surf des Jeux olympiques 2028, un joyau menacĂ© par l’Ă©rosion

A Trestles beach, paradis des surfers californiens, les locaux espèrent que le coup de projecteur des Jeux olympiques de 2028 aidera Ă  prĂ©server ce joyau menacĂ©, comme le reste de la cĂ´te, par l’Ă©rosion.Fin du printemps près de San Clemente, Ă  une heure de route au sud de Los Angeles, l’ocĂ©an se confond avec le ciel de cette matinĂ©e grise. Visibles comme tous les jours depuis la plage de Trestles, des points noirs s’agitent sur les vagues: les surfers profitent de ce “skatepark” de classe mondiale qui accueillera le barnum olympique en 2028.Un dĂ©fi logistique sur cette fine bande de sable vierge de toute construction, dans un parc naturel créé sous Richard Nixon en 1971, et inexorablement grignotĂ©e par l’Ă©rosion. “La plage Ă©tait plus large auparavant, c’est un phĂ©nomène qui touche toute la rĂ©gion, principalement Ă  cause de l’anthropisation du littoral (sa modification par les constructions humaines, ndlr)”, explique Suzie Whitelaw, prĂ©sidente de l’association “Sauvez nos plages”, ancienne professeure en ocĂ©anographie, spĂ©cialiste de la dynamique des sĂ©diments et d’hydrogĂ©ologie.”Les barrages sur nos rivières retiennent l’eau mais empĂŞchent l’arrivĂ©e du sable sur les plages, qui sont naturellement grignotĂ©es chaque annĂ©e par l’ocĂ©an”, poursuit-elle.Le manque de sable dans la rĂ©gion accĂ©lère l’Ă©rosion, un phĂ©nomène aggravĂ© par la montĂ©e des eaux et l’augmentation de la puissance des vagues dues au rĂ©chauffement des ocĂ©ans.”Maintenant que notre approvisionnement en sable naturel est bloquĂ©, l’humain doit trouver des sources artificielles”, argue Mme Whitelaw.- L’ocĂ©an grignote la cĂ´te -Dans la rĂ©gion, l’ocĂ©an avale la cĂ´te: des glissements de terrains dĂ©truisent des villas avec vue sur la mer et font bouger les rails du “Pacific Surfliner”, une ligne de train bordant les flots, rĂ©gulièrement fermĂ©e pour travaux.Pour faire face, San Clemente a rĂ©cemment rajoutĂ© plus de 190.000 mètres cube de sable sur ses plages, et prĂ©voit un approvisionnement total de plus de 2,3 millions de mètres cube d’ici 50 ans.”On essaie de restaurer les plages comme elles Ă©taient il y a 20 ou 30 ans”, explique le directeur des services de la ville, Andy Hall. “La raison principale de leur rĂ©trĂ©cissement est la construction d’un port Ă  Dana Point (quelques kilomètres au nord), qui empĂŞche la migration naturelle du sable sur notre cĂ´te en ayant notamment canalisĂ© une rivière.”SituĂ©e quelques kilomètres au sud, la plage de Trestles aurait elle aussi bien besoin de sable. Mais sur ce site fragile, la question vire au casse-tĂŞte: tout approvisionnement supplĂ©mentaire devrait ĂŞtre soigneusement conçu, pour Ă©viter d’assĂ©cher le marais attenant et ne pas modifier le dĂ©ferlement de la vague qui a fait sa rĂ©putation.Le parc naturel, au budget famĂ©lique, n’a de toute façon pas les moyens de financer un tel projet.”Ce serait gĂ©nial que le comitĂ© d’organisation des Jeux ou que le ComitĂ© International Olympique (CIO) puisse aider et payer, du moment que c’est un projet bien pensĂ©”, espère Mme Whitelaw.Julian Husbands, surfer amateur local et membre de la mĂŞme association, souhaite que les Jeux “aident plus de gens Ă  comprendre ce problème pour le rĂ©gler”.- “Catalyseur” -“C’est un Ă©vènement unique par sa visibilitĂ© qui pourrait agir comme un catalyseur pour aider le parc rĂ©gional Ă  trouver le sable et comprendre comment l’acheminer et le dĂ©verser sans affecter la qualitĂ© des vagues”, estime-t-il.Sur ces mĂŞmes vagues, dĂ©but juin, Kanoa Igarashi a pris la 2e place de la compĂ©tition du circuit mondial de surf. Le vice-champion olympique 2021 pour le Japon, pays de ses parents, a grandi Ă  quelques kilomètres de la plage, avec laquelle il a Ă©tabli “une connexion magique”.”J’ai vu l’impact de l’Ă©rosion au fil des annĂ©es. Je surfe ici depuis 20 ans et c’est effrayant. La vague a dĂ©jĂ  un peu changĂ©, et j’ai assez peur de ce qui pourrait arriver”, confie le champion. “Le but des Jeux c’est de laisser les sites en meilleur Ă©tat, Ă©conomique et structurel, pour la future gĂ©nĂ©ration. Ils doivent surtout faire attention Ă  mettre en place des plateformes qui n’aggravent pas l’Ă©rosion”, ajoute-t-il, en Ă©cho Ă  la polĂ©mique sur la tour des juges construite sur le dernier site olympique Teahupo’o, accusĂ©e de fragiliser les coraux.InterrogĂ© par l’AFP, le patron de LA-28 Casey Wasserman a admis le dĂ©fi “logistique” que reprĂ©sente la plage chĂ©tive de Trestles, oĂą les spectateurs devront Ă©viter de piĂ©tiner les dunes fragiles.Mais “non”, LA-28 n’investira pas d’argent face Ă  l’Ă©rosion des lieux, prĂ©vient-il.”On parle beaucoup des problèmes de la cĂ´te c’est vrai, admet le dirigeant. Mais c’est notre boulot de faire en sorte que le surf soit gĂ©nial Ă  Trestles aux JO, d’avoir la meilleure compĂ©tition possible pour les athlètes.”

A Carcassonne, un exercice militaire d’ampleur, “rassurant” Ă  l’heure des tensions internationales

Les commerçants de la citĂ© mĂ©diĂ©vale de Carcassonne ouvrent Ă  peine boutique, vendredi matin, que des soldats du 3e rĂ©giment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) dĂ©boulent entre les camions de livraison pour repousser un ennemi fictif, un exercice jugĂ© “rassurant” par les habitants.VoilĂ  trois jours que 800 militaires et une centaine de vĂ©hicules blindĂ©s de ce rĂ©giment progressent au sol et dans les airs depuis Narbonne, Ă  une soixantaine de kilomètres Ă  l’est, pour repousser la force ennemie qui s’est emparĂ©e de la prĂ©fecture de l’Aude, dans le cadre de l’exercice “Cathare 2025”.Ukraine, Moyen-Orient… Les tensions internationales donnent un Ă©cho particulier aux dĂ©tonations, ce vendredi matin. “C’est super chouette parce qu’ils s’entraĂ®nent. On se sent protĂ©gĂ©s. Surtout avec tout ce qui se passe”, raconte Sylvie Cottun, retraitĂ©e de 62 ans, qui a eu la surprise de se retrouver tenue en joue par un fusil d’assaut alors qu’elle sortait de sa Twingo bleu dĂ©lavĂ©.”Il y a un vrai enjeu de ce cĂ´tĂ©-lĂ ”, concède le colonel Colomban de Poncharra, Ă  la tĂŞte du 3e RPIMa et des opĂ©rations du jour. “L’armĂ©e n’attend pas que la situation dĂ©gĂ©nère pour se prĂ©parer, mais on ajuste forcĂ©ment nos tactiques et nos procĂ©dures aux situations qu’on rencontre” sur les terrains d’opĂ©rations.”C’est vraiment une manĹ“uvre de combat, de guerre, dans un scĂ©nario de haute intensitĂ©, et il est important, je pense, que les Français se rendent compte que leur armĂ©e est prĂŞte”, ajoute le colonel.- “Impressionnant” -Après une demi-heure de stationnement au coeur de la citĂ©-forteresse classĂ©e Ă  l’Unesco, le temps de “se rĂ©articuler” (comprendre, en jargon militaire, se redĂ©ployer), des dizaines de parachutistes dĂ©valent les remparts au pas de course, avant de franchir un guĂ© – le seul point de passage encore accessible après un tir d’artillerie imaginaire ayant dĂ©truit les deux derniers ponts enjambant la rivière Aude – vers le quartier de la Bastide.Intersection après intersection, ils prennent alors le contrĂ´le de la ville, rĂ©alisant l’un des objectifs de l’exercice d’entraĂ®nement en milieu urbain. Ils repoussent leurs adversaires, incarnĂ©s par quelque 150 rĂ©servistes, par de courtes rafales, devant des habitants qui filment aux fenĂŞtres l’hĂ©licoptère qui vrombit Ă  basse altitude.”32, dĂ©crochez! 33, en avant!”, lance un officier Ă  deux groupes de dix parachutistes. La sueur perle au soleil sur le maquillage de camouflage qui orne tous les visages.”Avec l’actualitĂ©, c’est un peu impressionnant”, dit Audrey, qui n’a pas souhaitĂ© donner son nom de famille et se dirige vers le parc pour y jouer avec ses deux enfants. “D’habitude, on les voit se promener, mais lĂ , avec les armes, le maquillage et tout l’attirail… Bon, on dit aux enfants qu’ils s’entraĂ®nent pour un spectacle, ça marche bien.”- Feu nourri -L’Ă©tau se resserre autour de la place Carnot, au centre du quartier, oĂą la force ennemie a Ă©tabli son poste de commandement, sans que cela inquiète les clients aux terrasses des cafĂ©s. “C’est un peu angoissant, mais ça ramène du monde. Les gens sont curieux de venir voir”, explique Pascale Arpin, 58 ans, qui y tient une boulangerie avec son mari. “Les touristes sont impressionnĂ©s, mais c’est rassurant.”Soudain, les tirs, sporadiques jusque-lĂ , s’intensifient. Un long face Ă  face s’engage dans deux des rues attenantes, avant qu’un groupe d’intervention ne dĂ©boule en direction du poste de commandement adverse, arrosant les officiers adverses d’un feu nourri.Leur chef s’agenouille, les mains sur la tĂŞte. “Pour eux, c’est la fin de la guerre”, se fĂ©licite le colonel de Poncharra. Au loin, quelques dĂ©tonations continuent de retentir. “Le rĂ©giment est en train de stabiliser la situation pour ĂŞtre certain qu’il n’y a pas d’ennemis rĂ©siduels”

Alerte canicule sur le sud-est de la France: chaleurs Ă©touffantes et risques d’incendies

Avec des tempĂ©ratures attendues jusqu’Ă  40°C et des risques “sĂ©vères” d’incendies, la canicule s’est abattue vendredi sur le sud de la France, oĂą quatre dĂ©partements sont en vigilance orange, et s’Ă©tendra samedi Ă  une large partie du Sud-Est, voire au-delĂ  les prochains jours.Cette vague de chaleur sĂ©vit Ă©galement dans le sud de l’Europe, avec une vingtaine de villes d’Italie, dont Rome et Venise, placĂ©es en alerte ce week-end. Au Portugal, les deux tiers du pays seront en alerte orange dimanche, avec 42°C prĂ©vus Ă  Lisbonne et un risque maximal d’incendie. En Espagne, le pic de chaleur est attendu Ă  partir de dimanche avec un mercure au-delĂ  des 40°C sur une grande partie du territoire.  En France, les Bouches-du-RhĂ´ne, le Gard, l’HĂ©rault et les PyrĂ©nĂ©es-Orientales ont basculĂ© Ă  midi en vigilance orange, avec comme “facteur aggravant” les tempĂ©ratures de surface de la mer MĂ©diterranĂ©e qui pourront “influer l’effet des tempĂ©ratures minimales, rendant plus Ă©touffantes les nuits”, selon MĂ©tĂ©o-France.Des tempĂ©ratures entre 35 et 38°C, localement 39°C voire plus Ă  l’intĂ©rieur des terres, sont prĂ©vues. Mais la chaleur pourrait encore s’aggraver et surtout s’Ă©tendre, avec, Ă  partir de samedi midi, dix dĂ©partements supplĂ©mentaires en vigilance orange: les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, l’Ardèche, l’Aude, la DrĂ´me, la Haute-Corse, l’Isère, le RhĂ´ne, le Var et le Vaucluse.Samedi, les tempĂ©ratures matinales seront comprises entre 19 et 26°C près de la MĂ©diterranĂ©e, avant d’atteindre les 34 Ă  38°C, voire ponctuellement les 40°C.Il s’agit d’un “Ă©pisode caniculaire prĂ©coce”, dont la durĂ©e et l’extension gĂ©ographique progressive vers le nord imposent “une vigilance particulière”, insiste MĂ©tĂ©o-France, qui juge “probable” l’extension de la vigilance orange au cours des prochains jours.- Massifs forestiers interdits -La France est traversĂ©e depuis le 19 juin par sa 50e vague de chaleur nationale depuis 1947, dont la moitiĂ© ont Ă©tĂ© subies au 21e siècle, consĂ©quence du rĂ©chauffement climatique qui augmente l’intensitĂ© et la frĂ©quence des canicules.Depuis plusieurs jours dĂ©jĂ , mairies, prĂ©fectures et pompiers multiplient mises en garde et recommandations.Dans les Bouches-du-RhĂ´ne, dĂ©partement le plus exposĂ© au risque feu de forĂŞt en France mĂ©tropolitaine selon la prĂ©fecture, 14 massifs forestiers sur 26 ont Ă©tĂ© fermĂ©s, avec “interdiction stricte” d’y pĂ©nĂ©trer. Une interdiction partielle a Ă©tĂ© prise dans sept autres massifs, oĂą les travaux sont autorisĂ©s uniquement en matinĂ©e.Les pompiers des Bouches-du-RhĂ´ne, confrontĂ©s depuis plusieurs jours Ă  de nombreux dĂ©parts de feu pour l’instant limitĂ©s, ont annoncĂ© “des dispositifs prĂ©ventifs prĂ©positionnĂ©s sur le terrain entre massifs et axes routiers afin de permettre une intervention massive en cas de dĂ©part de feu”.Dans le Vaucluse, la prĂ©fecture, invoquant un “risque d’incendie de forĂŞt jugĂ© très sĂ©vère”, a Ă©galement dĂ©crĂ©tĂ© une interdiction d’accès aux massifs de la vallĂ©e du RhĂ´ne.Dans le Gard, la prĂ©fecture, qui craint des tempĂ©ratures jusqu’Ă  40°C samedi, a annoncĂ© une extension des horaires des accueils de jour, avec distribution de bouteilles d’eau, mise Ă  disposition de salles climatisĂ©es et de douches, ainsi que le renfort du Samu social. Le prĂ©fet du Gard appelle Ă©galement Ă  “une très grande vigilance” pour tous ceux qui travaillent Ă  l’extĂ©rieur et demande aux employeurs de “prendre en compte les risques induits par les conditions climatiques” et d'”adapter le travail en consĂ©quence”.A NĂ®mes, le public du Festival qui se dĂ©roule dans les arènes romaines de la ville, pourra “Ă  titre exceptionnel rentrer avec ses bouteilles d’eau”, et la ville a aussi prĂ©vu d’en distribuer sur place.A Marseille, la mairie a annoncĂ© la gratuitĂ© des piscines municipales jusqu’Ă  la fin de l’Ă©pisode caniculaire et la mise Ă  disposition d’une cartographie des lieux publics climatisĂ©s.Dans la deuxième ville de France, au bâti scolaire souvent ancien, la chaleur met les Ă©coliers Ă  rude Ă©preuve, obligeant parfois parents et enseignants Ă  fournir eux-mĂŞmes des ventilateurs pour Ă©quiper les classes.”On a l’impression qu’il n’y a pas d’anticipation. La canicule, ça ne date pas d’aujourd’hui et ça ne va pas s’arrĂŞter lĂ ”, tĂ©moigne auprès de l’AFP Aline Rossi, mère d’Ă©lèves d’un groupe scolaire public du centre-ville de Marseille dont plusieurs parents se sont mobilisĂ©s vendredi auprès de la mairie pour demander au moins un ventilateur par classe.A Nice, un communiquĂ© Ă©manant de plusieurs partis de gauche dĂ©nonce “des classes en surchauffe, mal Ă©quipĂ©es, et ignorĂ©es par la municipalitĂ©”, soulignant que “84% des Ă©coles ont des tempĂ©ratures qui dĂ©passent les 30°C”.La ville a mis en place une distribution de ventilateurs aux personnes âgĂ©es isolĂ©es.tsc-max-du-alc-jra/so/jpa