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Belarus frees jailed opposition leader after appeal from US

Belarus freed top opposition figure Sergei Tikhanovsky and more than a dozen other political prisoners Saturday following an appeal from the White House, Minsk said, a sign of warming ties between Washington and Belarus-ally Moscow.The release came just hours after US special envoy Keith Kellogg met Belarusian President Alexander Lukashenko in Minsk, the highest-profile visit …

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Iran threatens ‘more devastating’ response to Israel’s attacks

Iran’s President Masoud Pezeshkian warned Saturday of a “more devastating” retaliation should Israel’s nine-day bombing campaign continue, saying the Islamic republic would not halt its nuclear programme “under any circumstances”.Israel said on Saturday it had killed three more Iranian commanders in its unprecedented offensive, and Foreign Minister Gideon Saar claimed Tehran’s alleged progress towards a …

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A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Pic de l’épisode de chaleur, impact possible sur le parc nucléaire dès lundi

Le pic de chaleur enregistré sur l’ouest de la France va se décaler vers l’est dimanche et pourrait peser dès le lendemain sur la production d’électricité du parc nucléaire, qui dépend des cours d’eau pour se refroidir, a prévenu EDF samedi.Météo-France avait décrété pour samedi la vigilance orange “canicule” dans 16 départements, principalement dans l’ouest de la France, mais aussi en Isère et dans le Rhône.Malgré un retour très progressif de la fraîcheur par la Normandie et la Bretagne samedi soir, avec la Manche, l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan rétrogradés en vigilance jaune à 22h00, les deux départements alpins sont maintenus en alerte orange dimanche, comme onze autres départements de l’ouest.”En raison des prévisions de températures élevées du Rhône (le fleuve, NDLR), des restrictions de production sont susceptibles d’affecter le parc de production nucléaire d’EDF à partir du lundi 23 juin, et plus particulièrement le site de Bugey”, dans l’Ain, a signalé EDF.Cette prévision sera encore affinée à “J-1”, a précisé le groupe.L’activité des centrales nucléaires, qui pompent l’eau des cours d’eau adjacents – ou de la mer le cas échéant – pour leur refroidissement, avant de la rejeter plus chaude, est encadrée par des seuils d’échauffement et de débit pour protéger la faune et la flore.Selon Météo-France, samedi après-midi a constitué le pic de l’épisode sur une grande moitié sud-ouest du pays (Ile-de-France incluse), mais ce pic n’est attendu que dimanche sur la moitié est, avec 34°C à 37°C.Dans ce contexte, le ministre de la Santé Yannick Neuder a insisté sur “les règles essentielles: ne pas s’exposer à la chaleur, particulièrement entre 11H00 du matin et 16H00 (…) se couvrir, mettre des chapeaux, des casquettes, de la crème”.Il a aussi appelé les Français à s’hydrater et à modérer leur consommation d’alcool, particulièrement dans le cadre de la Fête de la musique. La ministre chargée du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a de son côté souligné sur X l’importance d’adapter les conditions de travail à ces fortes chaleurs, rappelant aux employeurs leur obligation légale de garantir la sécurité des salariés.Selon Yannick Neuder, près de 3.700 décès liés à la canicule ont été recensés l’an dernier. – Piscines et îlots de fraîcheur -Plusieurs villes ont décidé de laisser ouverts des parcs et jardins toute la nuit jusqu’à la fin de cet épisode précoce de chaleur pour permettre aux habitants de se rafraîchir, à l’instar de Tours ou de Rennes.A Toulouse, la mairie a étendu les horaires d’ouverture de la piscine Nakache, un grand bassin ludique situé non loin du centre historique.A Montpellier, sur une place du centre-ville, des dizaines d’enfants ont profité samedi d’un alignement de fontaines, îlot de fraîcheur inauguré en juin 2024 par la municipalité avec 70 jets accessibles sur 200 mètres de long. “Nous vivons en appartement, sans climatisation, les enfants sont très vite énervés”, a témoigné Céline Cazalet, mère de deux enfants de 5 et 8 ans.Selon le maire Michaël Delafosse, ces aménagements permettent de réduire la température de 2 à 7°C.Dans la région de Bordeaux, beaucoup ont fui l’intérieur des terres pour se replier vers la côte, comme à Carcans (Gironde), à une cinquantaine de kilomètres et avec six ou sept degrés de moins samedi. “Dans la maison, c’est invivable. Ce matin, on est parti et il faisait 27 degrés après avoir passé la nuit porte ouverte”, a expliqué à l’AFP Sébastien Droz-Vincent, livreur résidant à Parempuyre, au nord de Bordeaux.- Incendies et ozone -La chaleur renforce les risques de feux de forêt et certaines préfectures ont pris des décrets pour limiter la circulation dans les zones boisées, comme dans la Sarthe ou en Loire-Atlantique, ou pour interdire les feux d’artifice.De nombreux départements ont aussi émis des alertes à la pollution à l’ozone samedi dans toute la France. Le préfet des Bouches-du-Rhône, où cette pollution est couplée à un épisode de particules fines, a déclenché la mise en place de la circulation différenciée dimanche à partir de 06h00 “sur la zone correspondant à l’emprise de géographique de la Zone à Faibles Émissions mobilité (ZFE-m) de la métropole Aix-Marseille-Provence.”Seuls les véhicules autorisés à vignette Crit’Air verte (électrique et hydrogène), violette (classe 1) ou jaune (classe 2) seront autorisés à y circuler. “Vingt-cinq” épisodes de chaleur “ont été observés en France entre 1947 et 2010” puis “25 déjà entre 2011 et 2025”, ce qui “montre bien l’accélération” de la fréquence sur fond de réchauffement climatique, a noté Lauriane Batté, climatologue de Météo-France.burs-ban/clr

Pic de l’épisode de chaleur, impact possible sur le parc nucléaire dès lundi

Le pic de chaleur enregistré sur l’ouest de la France va se décaler vers l’est dimanche et pourrait peser dès le lendemain sur la production d’électricité du parc nucléaire, qui dépend des cours d’eau pour se refroidir, a prévenu EDF samedi.Météo-France avait décrété pour samedi la vigilance orange “canicule” dans 16 départements, principalement dans l’ouest de la France, mais aussi en Isère et dans le Rhône.Malgré un retour très progressif de la fraîcheur par la Normandie et la Bretagne samedi soir, avec la Manche, l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan rétrogradés en vigilance jaune à 22h00, les deux départements alpins sont maintenus en alerte orange dimanche, comme onze autres départements de l’ouest.”En raison des prévisions de températures élevées du Rhône (le fleuve, NDLR), des restrictions de production sont susceptibles d’affecter le parc de production nucléaire d’EDF à partir du lundi 23 juin, et plus particulièrement le site de Bugey”, dans l’Ain, a signalé EDF.Cette prévision sera encore affinée à “J-1”, a précisé le groupe.L’activité des centrales nucléaires, qui pompent l’eau des cours d’eau adjacents – ou de la mer le cas échéant – pour leur refroidissement, avant de la rejeter plus chaude, est encadrée par des seuils d’échauffement et de débit pour protéger la faune et la flore.Selon Météo-France, samedi après-midi a constitué le pic de l’épisode sur une grande moitié sud-ouest du pays (Ile-de-France incluse), mais ce pic n’est attendu que dimanche sur la moitié est, avec 34°C à 37°C.Dans ce contexte, le ministre de la Santé Yannick Neuder a insisté sur “les règles essentielles: ne pas s’exposer à la chaleur, particulièrement entre 11H00 du matin et 16H00 (…) se couvrir, mettre des chapeaux, des casquettes, de la crème”.Il a aussi appelé les Français à s’hydrater et à modérer leur consommation d’alcool, particulièrement dans le cadre de la Fête de la musique. La ministre chargée du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a de son côté souligné sur X l’importance d’adapter les conditions de travail à ces fortes chaleurs, rappelant aux employeurs leur obligation légale de garantir la sécurité des salariés.Selon Yannick Neuder, près de 3.700 décès liés à la canicule ont été recensés l’an dernier. – Piscines et îlots de fraîcheur -Plusieurs villes ont décidé de laisser ouverts des parcs et jardins toute la nuit jusqu’à la fin de cet épisode précoce de chaleur pour permettre aux habitants de se rafraîchir, à l’instar de Tours ou de Rennes.A Toulouse, la mairie a étendu les horaires d’ouverture de la piscine Nakache, un grand bassin ludique situé non loin du centre historique.A Montpellier, sur une place du centre-ville, des dizaines d’enfants ont profité samedi d’un alignement de fontaines, îlot de fraîcheur inauguré en juin 2024 par la municipalité avec 70 jets accessibles sur 200 mètres de long. “Nous vivons en appartement, sans climatisation, les enfants sont très vite énervés”, a témoigné Céline Cazalet, mère de deux enfants de 5 et 8 ans.Selon le maire Michaël Delafosse, ces aménagements permettent de réduire la température de 2 à 7°C.Dans la région de Bordeaux, beaucoup ont fui l’intérieur des terres pour se replier vers la côte, comme à Carcans (Gironde), à une cinquantaine de kilomètres et avec six ou sept degrés de moins samedi. “Dans la maison, c’est invivable. Ce matin, on est parti et il faisait 27 degrés après avoir passé la nuit porte ouverte”, a expliqué à l’AFP Sébastien Droz-Vincent, livreur résidant à Parempuyre, au nord de Bordeaux.- Incendies et ozone -La chaleur renforce les risques de feux de forêt et certaines préfectures ont pris des décrets pour limiter la circulation dans les zones boisées, comme dans la Sarthe ou en Loire-Atlantique, ou pour interdire les feux d’artifice.De nombreux départements ont aussi émis des alertes à la pollution à l’ozone samedi dans toute la France. Le préfet des Bouches-du-Rhône, où cette pollution est couplée à un épisode de particules fines, a déclenché la mise en place de la circulation différenciée dimanche à partir de 06h00 “sur la zone correspondant à l’emprise de géographique de la Zone à Faibles Émissions mobilité (ZFE-m) de la métropole Aix-Marseille-Provence.”Seuls les véhicules autorisés à vignette Crit’Air verte (électrique et hydrogène), violette (classe 1) ou jaune (classe 2) seront autorisés à y circuler. “Vingt-cinq” épisodes de chaleur “ont été observés en France entre 1947 et 2010” puis “25 déjà entre 2011 et 2025”, ce qui “montre bien l’accélération” de la fréquence sur fond de réchauffement climatique, a noté Lauriane Batté, climatologue de Météo-France.burs-ban/clr

La France fête la musique dans la fournaise et la nostalgie olympique

La France a fêté la musique samedi comme chaque 21 juin, avec des milliers de concerts amateurs et professionnels dans une chaleur caniculaire et le retour de la vasque olympique au Louvre sur fond de Balavoine remixé.Un an après les Jeux de Paris, le célèbre anneau de vingt mètres de diamètre, accroché à son ballon à hélium, s’est élevé comme prévu, à 22H11. Ce sera le cas tous les soirs jusqu’au 14 septembre aux Tuileries.Cet envol, au son d’une version inédite de “Sauver l’amour” de Daniel Balavoine, concoctée par le compositeur Victor le Masne, directeur musical des cérémonies des Jeux de Paris en 2024, était le point d’orgue du concert gratuit donné dans les jardins du Louvre, devant 35.000 personnes.Le concert réunissait 21 artistes dont Abd al Malik, Alex Montembault (“Starmania”), Bernard Lavilliers, Jeanne Added, Kalash, le groupe La Femme ou encore les jeunes talents Solann, Max Baby et Marine, gagnante de la dernière saison de la Star Academy. La programmation incluait aussi des artistes à l’écho international, comme la chanteuse Camille, oscarisée avec son partenaire Clément Ducol pour la musique du film “Emilia Perez” de Jacques Audiard, Christine and The Queens, projet artistique de Rahim Redcar qui a séduit le public américain, ou le trio de DJs Major Lazer, avec leur carton planétaire “Lean on”.- “Célébrer la vie” -Les festivités étaient diffusées sur France 2, mais pour beaucoup, la vraie Fête de la musique s’est déroulée sur les petites scènes improvisées dans les bars, rues, parcs et jardins aux quatre coins du pays.Musiques traditionnelles, rap, techno, classique… Cette année encore, pour la 44e édition, tous les genres étaient à l’honneur. Dans la capitale, le public s’est pressé en nombre dès l’après-midi et malgré les fortes chaleurs.”On a envie de se cacher, de prendre une douche froide, un cocktail, mais on a aussi envie d’écouter la musique, parce qu’aujourd’hui c’est une journée très importante pour célébrer l’été et la vie”, a lancé Hanna, une Ukrainienne venue assister à un concert au Palais Royal, en plein coeur de Paris, par 34°C degrés.Pas de quoi gâcher le concert de musique sud-américaine du groupe Poplitê: “On fait de la musique qui vient du Brésil (…) on a appris ces musiques là dans des conditions climatiques particulièrement extrêmes (…) Donc la chaleur, ça va !”, a relativisé l’une de ses membres, Anaïs Vaillant.A Paris, des fans de Beyoncé arpentaient les rues à quelques heures du concert de la star américaine au Stade de France.- Hydratation et modération -Ailleurs, la vague de chaleur qui engourdit l’Hexagone, surtout dans l’ouest du pays, a eu raison de certains évènements, annulés par mesure de précaution.C’est le cas à Brive, où la municipalité a annulé des concerts, comme à Tours, où un concert choral qui devait avoir lieu à 17H00 dans la cour du Palais de justice a été annulé.Dès le matin, le ministre de la Santé Yannick Neuder avait appelé les Français, et notamment ceux qui participeraient à la Fête de la musique, à s’hydrater et à modérer leur consommation d’alcool.Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau avait lui appelé les préfets ces derniers jours à une “extrême vigilance” face au niveau toujours “très élevé de la menace terroriste” et des risques de débordements.Cette Fête de la musique vient aussi clore la première France Music Week, semaine internationale de promotion de la filière musicale française, voulue par le président Emmanuel Macron.Celui-ci s’est dit favorable à une candidature de la French Touch, mouvement de musique électro française, à la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, dans un entretien à la radio musicale FG, qui sera diffusé lundi.fan-mdb-vid-fbe/may/clr

“On a envie d’une douche froide” : la France fête la musique dans la fournaise

Glaces, bouteilles d’eau, éventails : c’est dans la fournaise que la France a commencé à fêter la musique comme chaque 21 juin, avec des milliers de concerts amateurs et professionnels, dont un grand rendez-vous au pied de la vasque olympique à Paris.Malgré les très fortes chaleurs, le public était de sortie dès l’après-midi dans la capitale.”On a envie de se cacher, de prendre une douche froide, un cocktail, mais on a aussi envie d’écouter la musique, parce qu’aujourd’hui c’est une journée très importante pour célébrer l’été et la vie”, lance Hanna, une Ukrainienne venue assister à un concert au Palais Royal, en plein coeur de Paris, par 34°C degrés.Pas de quoi gâcher le concert de musique sud-américaine du groupe Poplitê : “On fait de la musique qui vient du Brésil (…) on a appris ces musiques là dans des conditions climatiques particulièrement extrêmes (…) Donc la chaleur, ça va !”, relativise l’une de ses membres, Anaïs Vaillant.Ailleurs, la vague de chaleur qui engourdit l’Hexagone, surtout dans l’ouest du pays, a déjà eu raison de certains évènements, annulés par mesure de précaution.C’est le cas à Brive, où la municipalité a annoncé l’annulation de certains concerts, comme à Tours, où un concert choral qui devait avoir lieu à 17H00 dans la cour du Palais de justice a été annulé, Météo-France prévoyant 36°C en fin d’après-midi.Dès le matin, le ministre de la Santé Yannick Neuder a appelé les Français, et notamment ceux qui souhaitent participer à la Fête de la musique, à s’hydrater et à modérer leur consommation d’alcool.- “Sauver l’amour” -Musiques traditionnelles, rap, techno, classique… Cette année encore, pour la 44e édition, tous les genres sont à l’honneur, dans les bars, rues, parcs et jardins aux quatre coins du pays.A Paris, des fans de Beyoncé arpendaient les rues à quelques heures du concert de la star américaine au Stade de France.Présenté comme le point d’orgue de la journée, un concert gratuit est organisé dans les jardins du Louvre, où la vasque olympique s’élèvera dans le ciel sur une version inédite d’un tube de Daniel Balavoine.Quarante ans après sa sortie, “Sauver l’amour”, signé d’une des figures de la chanson française, s’apprête à renaître dans une version électro concoctée par le compositeur Victor le Masne, directeur musical des cérémonies des Jeux de Paris en 2024.Cette chanson doit accompagner la première élévation de la vasque à 22H11, prévue chaque soir jusqu’au 14 septembre aux Tuileries.Le concert, qui démarrera à 21H00, réunit 21 artistes dont Abd al Malik, Alex Montembault (“Starmania”), Bernard Lavilliers, Jeanne Added, Kalash, le groupe La Femme ou encore les jeunes talents Solann, Max Baby et Marine, gagnante de la dernière saison de la Star Academy. La programmation inclut aussi des artistes à l’écho international, comme la chanteuse Camille, oscarisée avec son partenaire Clément Ducol pour la musique du film “Emilia Perez” de Jacques Audiard, Christine and The Queens, projet artistique de Rahim Redcar qui a séduit le public américain, ou le trio de DJs Major Lazer, avec leur carton planétaire “Lean on”.Environ 35.000 spectateurs sont attendus à l’évènement, diffusé sur France 2.- “On arrive” -Outre la chaleur, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a demandé aux préfets de maintenir “une extrême vigilance”, en raison du “niveau très élevé de la menace terroriste” et des risques de débordements.Le président de la République, lui, vient de clore la première France Music Week, semaine internationale de promotion de la filière musicale française. Il s’est dit favorable à une candidature de la French Touch, mouvement de musique électro française, à la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, dans un entretien à la radio musicale FG, qui sera diffusé lundi.fan-mdb-vid-fbe/clr

Salon du Bourget: manifestation contre “l’économie de guerre” et “le business de la mort”

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi après-midi “contre l’économie de guerre” et “le business de la mort”, au départ de Bobigny (Seine-Saint-Denis) en direction du Salon du Bourget, derrière une banderole réclamant la fin du “génocide en Palestine”. “Salon du Bourget: marchands de mort”, lisait-on sur une des affichettes brandies par des manifestants. “Leurs guerres, leurs profits, nos mort-e-s, stop au génocide en Palestine”, clamait la banderole de tête.”Pendant qu’on parle, il y a des gens qui meurent et nos gouvernements ne font rien pour stopper ça”, a protesté auprès de l’AFP Nora, 29 ans, cheffe de projet dans l’industrie pharmaceutique, enveloppée dans un drapeau palestinien. Cette manifestante dit sentir monter en elle “une colère”, surtout quand elle regarde “beaucoup de vidéos dures”, comme celle de “mères qui font des bisous à leurs enfants morts à Gaza”.Sur un podium devant la bourse du travail de Bobigny, les orateurs s’étaient succédé en début d’après-midi pour évoquer “un week-end de mobilisation contre le salon” international de l’aéronautique et de l’espace (SIAE), organisé à 9 km au nord de Paris, qui attend 100.000 visiteurs par jour. Le Salon du Bourget est marqué cette année par la fermeture de stands israéliens présentant des armes offensives, sur décision du gouvernement français. En arrivant au salon vendredi, Emmanuel Macron avait demandé que le gouvernement organise un débat au Parlement sur la guerre Iran-Israël, et a promis de réunir les chefs des partis pour “échanger” sur ce conflit mais aussi sur Gaza et l’Ukraine.Les manifestants étaient “plus de 4.000” selon les organisateurs. Parmi eux, un porte-parole de l’UJFP (Union juive française pour la paix), Jean-Guy Greilsamer, 78 ans, entendait dénoncer un gouvernement français qu’il juge “hypocrite et cynique parce qu’il ressort qu’Israël a le droit de se défendre, alors que c’est Israël qui attaque l’Iran, avec le soutien de Trump”. En tant que juif “antisioniste”, lui dit contester totalement la politique de Benjamin Netanyahu et insiste sur “la situation catastrophique dans toute la Palestine”. Au micro, le député (LFI) Eric Coquerel a clamé que “la guerre coloniale et impérialiste (menée par Israël) a un objectif: en finir avec le peuple palestinien. Ce que nous devons exiger de la France, c’est (…) un boycott total d’Israël et la fin des contrats d’armement”.”L’avenir des peuples est suspendu aux désirs et délires de quelques dirigeants du monde (…) avec des marchands d’armes complices”, a assuré un représentant de l’association altermondialiste Attac, pour qui “les peuples de l’Iran, de Gaza ou d’Ukraine subissent l’impérialisme armé”. Par ailleurs, une enquête a été ouverte après un signalement de la préfecture de police de Paris “faisant état de regroupements de plusieurs collectifs dans le but de perturber la tenue du salon du Bourget”, a indiqué le parquet de Paris, confirmant une information du Parisien.”Des surveillances” ont confirmé ces regroupements “et la présence d’une bonbonne de gaz de grande taille”, a-t-il ajouté.Six personnes ont été interpellées vendredi et une septième samedi. Une bonbonne d’hélium et près de 200 ballons” ont été découverts lors des perquisitions.Prévue de longue date, la manifestation samedi intervient alors qu’Israël a lancé une attaque aérienne massive le 13 juin contre l’Iran, que l’état hébreux accuse d’être sur le point de se doter de la bombe atomique.A Londres et Berlin, des dizaines de milliers de personnes ont également manifesté en soutien aux Palestiniens à Gaza, appelant leurs gouvernements à cesser d’armer Israël.

Attentat de Magnanville: la perpétuité confirmée en appel pour Mohamed Lamine Aberouz

La cour d’assises spéciale de Paris a confirmé samedi en appel la condamnation de Mohamed Lamine Aberouz à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté de 22 ans, pour complicité dans l’assassinat d’un couple de policiers à leur domicile de Magnanville (Yvelines) le 13 juin 2016.La cour a reconnu le Franco-Marocain de 31 ans coupable de tous les chefs d’accusation qui le visaient, soit complicité d’assassinat d’une personne dépositaire de l’autorité publique, complicité de séquestration d’un mineur de moins de 15 ans et association de malfaiteurs terroriste.Debout dans son box, Mohamed Lamine Aberouz a accusé le coup à la lecture du verdict, retombant sur son banc, accablé.Ses avocats, Mes Vincent Brengarth et Nino Arnaud, ont annoncé à l’AFP le pourvoi de leur client en cassation.”Il n’y avait en réalité aucune marge de manœuvre. C’est en matière antiterroriste le doute qui profite à l’accusation et non à l’accusé. La juridiction a pris la décision d’ajouter un deuxième homme dans un agissement solitaire”, ont réagi les avocats de la défense.La cour présidée par Frédérique Aline a répondu “oui” à la majorité aux 17 questions établissant la culpabilité de Mohamed Lamine Aberouz.”Je vous assure que je n’ai aucune responsabilité dans votre malheur”, avait affirmé dans la matinée Mohamed Lamine Aberouz en regardant depuis son box les membres de la famille de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, les deux victimes de Larossi Abballa.”Celui qui a mené un jihad, c’est Larossi Abballa. C’était sa volonté funeste. Il ne m’a pas consulté. Je regrette de l’avoir fréquenté et de m’être laissé berner”, avait ajouté l’accusé.Il a réitéré sa “condamnation ferme et absolue” de l’attentat.Le soir du 13 juin 2016, Jessica Schneider, 36 ans, fonctionnaire de police au commissariat de Mantes-la-Jolie, a été égorgée à son domicile sous les yeux de son fils de trois ans. Un peu plus tard, son compagnon, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant au commissariat des Mureaux, a été poignardé de neuf coups de couteau alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui. Un même assassin: Larossi Abballa, ami de l’accusé.Adepte d’un islam rigoriste, déjà condamné dans un dossier d’attentat jihadiste, Mohamed Lamine Aberouz n’a cessé de proclamer son innocence dans cette affaire, affirmant que Larossi Abballa avait agi seul.Pour l’avocate générale, l’accusé “était sur les lieux du crime” le soir du 13 juin 2016 sans contestation possible. Mohamed Lamine Aberouz est un “membre à part entière de l’Etat islamique”. “Il a agi en jihadiste”, a-t-elle insisté.Les “dénégations” de l’accusé “ne résistent pas au dossier”, a dit Naïma Rudloff.- Trace ADN -“Le déroulé des faits confirme que cela n’a pu se réaliser qu’en présence d’un deuxième homme. Peut-on imaginer un homme, en plein jour, attaquer deux policiers potentiellement armés?”, a-t-elle fait remarquer.Un homme seul n’aurait pas pu gérer les réactions de l’enfant de 3 ans, par nature “imprévisibles”, a-t-elle poursuivi.Il fallait également un complice à l’intérieur du domicile pour signaler à Larossi Abballa l’arrivée de Jean-Baptiste Salvaing, a souligné la magistrate.Me Vincent Brengarth avait plaidé quant à lui l’acquittement de son client au bénéfice du doute en mettant en avant le manque “d’éléments concrets” pour appuyer les “hypothèses” de l’accusation. “J’ai une conviction: l’innocence de Mohamed Lamine Aberouz”, a-t-il dit.Le principal élément à charge contre Mohamed Lamine Aberouz, “ennemi” de la France selon l’avocat de parties civiles, Me Thibault de Montbrial, demeure une trace ADN retrouvée sur le repose-poignet droit de l’ordinateur personnel du couple de policiers.Si l’accusation soutient qu’il s’agit d’un “ADN de contact primaire”, la défense affirme qu’il s’agit “d’un transfert” d’ADN apporté sur les lieux par l’assassin. Des experts, cités à la barre, ont refusé de trancher entre ces deux hypothèses.”L’ADN n’est pas la reine des preuves mais un élément du puzzle qui va permettre de trancher l’innocence ou la culpabilité d’un individu”, a résumé Olivier Pascal, directeur général de l’Institut français des empreintes génétiques.Les magistrats de première instance avaient abondé dans le sens de l’accusation en affirmant que “l’hypothèse d’un transfert secondaire (devait) être écartée, les éléments du dossier établissant à l’inverse un dépôt direct de l’ADN sans mélange de Mohamed Lamine Aberouz” sur la scène de crime.

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La vague de chaleur culmine, la fraîcheur arrive lentement par l’ouest

Les autorités ont renouvelé leurs appels à la prudence face à la vague de chaleur qui culmine samedi sur l’ensemble de la France, avec encore 16 départements placés en vigilance orange “canicule” avant un retour très progressif de la fraîcheur par l’ouest dans la soirée.A 15H30 samedi, les maximales provisoires atteignaient 38°C à Saintes, 37°C à Niort et 35°C à Rennes, selon le dernier bulletin publié par Météo-France.”Ce samedi après-midi constitue le pic de l’épisode sur une grande moitié sud-ouest du pays (Ile-de-France incluse)”, souligne l’organisme de prévisions météorologiques.”Un rafraîchissement s’amorce par l’ouest samedi soir, certains départements bretons et normands sortant de la vigilance orange à 22H, avec un vent tournant brusquement à l’ouest et soufflant jusqu’à 60/70 km/h en rafales à la côte”, ajoute-t-il.Ce rafraîchissement s’étendra à la moitié ouest du pays dimanche matin, mais treize départements au total restent placés en vigilance orange toute la journée de dimanche: une zone allant de la Mayenne aux deux Charentes à laquelle s’ajoutent le Rhône et l’Isère.Sur la moitié est du pays, le pic de chaleur est attendu dimanche, avec 34°C à 37°C.Dans ce contexte, le ministre de la Santé Yannick Neuder a insisté sur “les règles essentielles: ne pas s’exposer à la chaleur, particulièrement entre 11H du matin et 16H (…) se couvrir, mettre des chapeaux, des casquettes, de la crème”.Il a aussi appelé les Français à s’hydrater et à modérer leur consommation d’alcool, notamment dans le cadre de la Fête de la musique. Un conseil de modération suivi par Christophe Pittet, qui participe au festival “Bordeaux fête le vin” organisé sur les quais de la Garonne. “On s’adapte à la chaleur, et puis on essaie de boire de l’eau de temps en temps. Parce que si on mélange le rouge avec la chaleur, je pense qu’on risque de tomber par terre”, a-t-il déclaré à l’AFP.Par précaution, divers événements sportifs ou culturels ont été annulés en raison de cette vague de chaleur, comme des spectacles qui devaient réunir des enfants à Nantes samedi après-midi ou un concert prévu pour la Fête de la musique dans la cour du palais de justice de Tours, où Météo-France a relevé 36°C.La ministre chargée du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a de son côté souligné sur X l’importance d’adapter les conditions de travail à ces fortes chaleurs, rappelant aux employeurs leur obligation légale de garantir la sécurité des salariés.Selon Yannick Neuder, près de 3.700 décès liés à la canicule ont été recensés l’an dernier. – Piscines et îlots de fraîcheur -Plusieurs villes ont décidé de laisser ouverts des parcs et jardins toute la nuit jusqu’à la fin de cet épisode précoce de chaleur pour permettre aux habitants de se rafraîchir, à l’instar de Tours ou de Rennes.Cette initiative a réjoui Michel Merejkowsky, 73 ans, libraire à la retraite, au jardin des Prébendes, au cœur de Tours. “Il faut penser aux gens qui sont logés sans confort, sans climatisation”, dit le septuagénaire.A Toulouse, la mairie a étendu les horaires d’ouverture de la piscine Nakache, un grand bassin ludique situé non loin du centre historique.A Montpellier, sur une place du centre-ville, des dizaines d’enfants profitaient samedi d’un alignement de fontaines, îlot de fraîcheur inauguré en juin 2024 par la municipalité avec 70 jets accessibles sur 200 mètres de long. “J’y amène mes deux enfants de 8 et 5 ans. Nous vivons en appartement, sans climatisation, les enfants sont très vite énervés”, explique Céline Cazalet, 38 ans.Selon le maire Michaël Delafosse, ces aménagements permettent de réduire la température de 2 à 7°C.- Risques d’incendie -La chaleur renforce les risques de feux de forêt et un certain nombre de préfectures ont pris des décrets pour limiter la circulation dans les zones boisées, comme dans la Sarthe ou en Loire-Atlantique.Dans la Vienne, la préfecture a interdit l’usage des feux d’artifice en ce week-end festif “pour prévenir tout risque d’incendie” avec une végétation très sèche.Plusieurs départements avaient aussi émis des alertes concernant la pollution à l’ozone samedi, notamment en Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Occitanie.EDF anticipe pour sa part de possibles baisses de production sur le site de la centrale nucléaire de Bugey (Ain) la semaine prochaine, en raison des températures élevées du Rhône, dont les eaux servent à refroidir l’installation.C’est la 50e vague de chaleur recensée par Météo-France depuis 1947 et l’une des plus précoces.”Vingt-cinq” épisodes de chaleur “ont été observés entre 1947 et 2010” puis “25 déjà entre 2011 et 2025”, ce qui “montre bien l’accélération” de la fréquence sur fond de réchauffement climatique, a souligné Lauriane Batté, climatologue de Météo-France.burs-ban/er

La vague de chaleur culmine, la fraîcheur arrive lentement par l’ouest

Les autorités ont renouvelé leurs appels à la prudence face à la vague de chaleur qui culmine samedi sur l’ensemble de la France, avec encore 16 départements placés en vigilance orange “canicule” avant un retour très progressif de la fraîcheur par l’ouest dans la soirée.A 15H30 samedi, les maximales provisoires atteignaient 38°C à Saintes, 37°C à Niort et 35°C à Rennes, selon le dernier bulletin publié par Météo-France.”Ce samedi après-midi constitue le pic de l’épisode sur une grande moitié sud-ouest du pays (Ile-de-France incluse)”, souligne l’organisme de prévisions météorologiques.”Un rafraîchissement s’amorce par l’ouest samedi soir, certains départements bretons et normands sortant de la vigilance orange à 22H, avec un vent tournant brusquement à l’ouest et soufflant jusqu’à 60/70 km/h en rafales à la côte”, ajoute-t-il.Ce rafraîchissement s’étendra à la moitié ouest du pays dimanche matin, mais treize départements au total restent placés en vigilance orange toute la journée de dimanche: une zone allant de la Mayenne aux deux Charentes à laquelle s’ajoutent le Rhône et l’Isère.Sur la moitié est du pays, le pic de chaleur est attendu dimanche, avec 34°C à 37°C.Dans ce contexte, le ministre de la Santé Yannick Neuder a insisté sur “les règles essentielles: ne pas s’exposer à la chaleur, particulièrement entre 11H du matin et 16H (…) se couvrir, mettre des chapeaux, des casquettes, de la crème”.Il a aussi appelé les Français à s’hydrater et à modérer leur consommation d’alcool, notamment dans le cadre de la Fête de la musique. Un conseil de modération suivi par Christophe Pittet, qui participe au festival “Bordeaux fête le vin” organisé sur les quais de la Garonne. “On s’adapte à la chaleur, et puis on essaie de boire de l’eau de temps en temps. Parce que si on mélange le rouge avec la chaleur, je pense qu’on risque de tomber par terre”, a-t-il déclaré à l’AFP.Par précaution, divers événements sportifs ou culturels ont été annulés en raison de cette vague de chaleur, comme des spectacles qui devaient réunir des enfants à Nantes samedi après-midi ou un concert prévu pour la Fête de la musique dans la cour du palais de justice de Tours, où Météo-France a relevé 36°C.La ministre chargée du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a de son côté souligné sur X l’importance d’adapter les conditions de travail à ces fortes chaleurs, rappelant aux employeurs leur obligation légale de garantir la sécurité des salariés.Selon Yannick Neuder, près de 3.700 décès liés à la canicule ont été recensés l’an dernier. – Piscines et îlots de fraîcheur -Plusieurs villes ont décidé de laisser ouverts des parcs et jardins toute la nuit jusqu’à la fin de cet épisode précoce de chaleur pour permettre aux habitants de se rafraîchir, à l’instar de Tours ou de Rennes.Cette initiative a réjoui Michel Merejkowsky, 73 ans, libraire à la retraite, au jardin des Prébendes, au cœur de Tours. “Il faut penser aux gens qui sont logés sans confort, sans climatisation”, dit le septuagénaire.A Toulouse, la mairie a étendu les horaires d’ouverture de la piscine Nakache, un grand bassin ludique situé non loin du centre historique.A Montpellier, sur une place du centre-ville, des dizaines d’enfants profitaient samedi d’un alignement de fontaines, îlot de fraîcheur inauguré en juin 2024 par la municipalité avec 70 jets accessibles sur 200 mètres de long. “J’y amène mes deux enfants de 8 et 5 ans. Nous vivons en appartement, sans climatisation, les enfants sont très vite énervés”, explique Céline Cazalet, 38 ans.Selon le maire Michaël Delafosse, ces aménagements permettent de réduire la température de 2 à 7°C.- Risques d’incendie -La chaleur renforce les risques de feux de forêt et un certain nombre de préfectures ont pris des décrets pour limiter la circulation dans les zones boisées, comme dans la Sarthe ou en Loire-Atlantique.Dans la Vienne, la préfecture a interdit l’usage des feux d’artifice en ce week-end festif “pour prévenir tout risque d’incendie” avec une végétation très sèche.Plusieurs départements avaient aussi émis des alertes concernant la pollution à l’ozone samedi, notamment en Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Occitanie.EDF anticipe pour sa part de possibles baisses de production sur le site de la centrale nucléaire de Bugey (Ain) la semaine prochaine, en raison des températures élevées du Rhône, dont les eaux servent à refroidir l’installation.C’est la 50e vague de chaleur recensée par Météo-France depuis 1947 et l’une des plus précoces.”Vingt-cinq” épisodes de chaleur “ont été observés entre 1947 et 2010” puis “25 déjà entre 2011 et 2025”, ce qui “montre bien l’accélération” de la fréquence sur fond de réchauffement climatique, a souligné Lauriane Batté, climatologue de Météo-France.burs-ban/er