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At least three impacts in Israel during Iran missile attacks, 23 hurt

Three areas of Israel including coastal hub Tel Aviv were hit Sunday morning during waves of Iranian missile attacks, with at least 23 people injured, according to rescue services and police. Several buildings were heavily damaged in the Ramat Aviv area in Tel Aviv, with holes torn in the facades of apartment blocks.”Houses here were hit …

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Le livre, dernière passion du galeriste Yvon Lambert

La carrière de galeriste d’Yvon Lambert est derrière lui, ayant laissé une trace profonde dans l’art contemporain. Celle d’éditeur est devant, avec des ouvrages qui vont de 5 à 5.500 euros.A 89 ans, cet enfant du bourg de Vence (Alpes-Maritimes), venu à l’art parce qu’après-guerre, les plus grands peintres arpentaient l’arrière-pays niçois, passe des journées remplies dans sa librairie-galerie du Marais, à Paris.Quel artiste vivant mettre en valeur? Quel objet unique proposer aux bibliophiles? Il continue de se poser la question depuis une trentaine d’années.”Mes livres, c’était une passion privée. Je les vendais surtout à des amis, des curieux qui les achetaient dès qu’ils sortaient. Donc ce n’est pas du tout connu”, explique-t-il à l’AFP. “Galeriste, on vend l’œuvre, on essaye de la mettre en valeur. Editeur, c’est un processus de fabrication. Mais ça se rejoint. Je n’hésite pas à dire aux gens: posséder un tableau, posséder un livre, c’est un plaisir solitaire. Ce qui les fait sourire.”Les artistes sont ceux qu’on retrouve dans ses acquisitions, exposées depuis 2000 dans un musée d’Avignon, la Collection Lambert.Certains ouvrages ont vu leur valeur s’envoler, comme “Die Ungeborenen” d’Anselm Kiefer, plasticien allemand réputé pour ses paysages de ruines aux tons gris, publié en 2002.”Je demandais cher à l’époque, 1.500 euros. Ils se vendent maintenant à je ne sais pas combien sur le marché secondaire. Je n’en ai plus”, remarque l’éditeur.L’exemplaire numéroté 1, proposé aux enchères en 2022, est parti pour 25.200 euros.- “L’artiste est exigeant” -C’est ce genre de spéculation qui avait poussé le galeriste à délaisser le métier, en 2014, lorsqu’il avait commencé à voir trop d’acheteurs se soucier de la valeur future de revente des œuvres. Pour lui, cette question dévoie le sens de l’art.Son ouvrage encore en stock au prix le plus élevé vient de sortir, mi-juin: 5.500 euros pour une édition du “Bestiaire” de Guillaume Apollinaire illustrée par 24 lithographies de Miquel Barceló. Peut-être ne vaudra-t-il jamais plus. Peut-être la cote va-t-elle décoller.Mais le prix neuf de ce livre, dans un coffret en bois avec toile imprimée et marquée au fer à chaud par l’artiste espagnol en personne, paraît complètement justifié à Yvon Lambert. “Le tirage est restreint. L’artiste est connu, l’artiste est cher, l’artiste est exigeant”, énumère-t-il.Yvon Lambert ne se voit que comme le continuateur d’une longue tradition ayant donné des chefs-d’œuvre de bibliophilie en France au siècle dernier. “Le premier, c’était Ambroise Vollard, en 1900, qui a fait un livre avec des poèmes de Verlaine et des illustrations de Bonnard. Il a révolutionné le livre. Picasso en a fait je ne sais pas combien, comme Matisse, Miró, Léger… Ce sont des choses qui se vendent très cher aujourd’hui, ou qu’on ne trouve pas.”Chez les bibliophiles, certains clients restent fidèles. “J’ai quelques personnes qui m’ont acheté le premier livre le premier jour et qui achètent toujours. C’est un compagnonnage, à ce niveau-là”, explique l’ancien galeriste. “Il y en a certains qui ont toujours le même numéro. C’est réservé pour eux. Je leur dis: si vous ne voulez pas, vous le laissez. Mais ce serait dommage d’interrompre la collection!”

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Face à l’ours, les brebis détalent vers d’autres pâturages des Pyrénées

Depuis 1923, la famille André conduit invariablement ses centaines de brebis à Soulcem, en Ariège, mais les attaques d’ours à répétition l’ont décidée à opter cette année pour d’autres pâturages, plus sûrs, dans les Hautes-Pyrénées.”On avait trop de pertes, trop de prédations. L’an dernier, entre les bêtes disparues et celles qu’on a retrouvées mortes, il nous manquait 45 brebis à la fin de l’été”, souffle Nans André, 34 ans, éleveur à Cérizols (Ariège), un village situé à une heure au sud de Toulouse.”En deux ans, 80 brebis perdues. Ça n’a plus de sens. Être agriculteur, c’est déjà assez difficile comme ça. Avec l’ours, c’est trop”, dit-il, en caressant Siri, la fidèle chienne de berger qui lui obéit au doigt et à l’œil.L’ours brun avait pratiquement disparu des Pyrénées, mais dans les années 1990, au nom de la biodiversité, l’Etat a lancé un programme de restauration de l’espèce en voie d’extinction. D’après l’Office français de la biodiversité (OFB), on compte désormais entre 97 et 127 ours dans les Pyrénées, la majorité en Ariège.- Troupeau surveillé -Depuis le village de Gèdre, dans les Hautes-Pyrénées, Nans André, sa sœur Manon, leur père Éric et quelques amis guident les 317 brebis tarasconnaises – “une race rustique” – vers la vallée de Campbieil, non loin du cirque de Gavarnie.Marquées d’un “A” vert sur le flanc — pour les distinguer si elles se mélangent à un autre troupeau —, les 300 brebis quittent la place du village au petit trot, en rangs serrés, direction les hauts pâturages, où elles vont brouter une herbe de choix pendant trois mois, à une altitude de 2.000 à 2.500 mètres.”Des ours ici? Il y a un passage par là-haut. Mais cette année, on n’en a pas vu encore”, assure un paysan, appuyé sur son bâton, au passage des brebis qui portent une cloche au cou et pour certaines un GPS, afin de les géolocaliser depuis un téléphone portable.Alors que l’équipe qui encadre les brebis s’essouffle sous un soleil de plomb, les agnelles et les brebis grimpent avec agilité, seulement ralenties par l’envie de dévorer des feuilles d’arbres dans la forêt ou, plus loin, l’herbe épaisse parsemée de fleurs.A la mi-journée, elles forment une tâche blanche au pied d’une barre rocheuse, sur la pente escarpée proche de la cabane du berger engagé par les éleveurs pour veiller sur le troupeau durant l’été.Dans le département des Hautes-Pyrénées, “les estives ne sont pas tellement touchées par les prédations. (En revanche), en Ariège, notamment dans le Couserans, on a 80% de la population ursine des Pyrénées. On perd chaque année environ 800 brebis”, se plaint le président de la Fédération pastorale de l’Ariège, Alain Servat.De son côté, l’OFB dit avoir recensé une baisse des attaques d’ours.- Aléas et bienfaits -Les éleveurs sont indemnisés par l’État en cas de prédation. “Théoriquement”, souligne Alain Servat en haussant le ton. “Le problème, c’est que si la prédation n’est pas constatée dans les 72 heures par l’OFB, pas de remboursement. On ne retrouve pas toujours les bêtes. En une heure de temps, une brebis peut être dévorée par les vautours. Le brouillard peut aussi compliquer les choses.”Aujourd’hui, “on a des éleveurs qui renoncent et qui ne veulent plus monter, par crainte de l’ours, malgré les aides” de l’État à la transhumance, relève M. Servat, également maire d’Ustou (Ariège). Pour lui, “l’élevage et la présence de l’ours, ce n’est pas compatible”.Malgré les aléas, pour nombre d’éleveurs des Pyrénées, la transhumance des brebis et des vaches est une tradition bien ancrée et marque une volonté de s’inscrire dans une démarche de qualité: meilleure alimentation, fraîcheur quand la canicule frappe la plaine. “Ça donne des brebis plus robustes, un meilleur lait, une meilleure reproduction”, note Manon André.La transhumance est souvent une nécessité pour les paysans. Elle permet, pendant que les troupeaux passent l’été en montagne, de laisser pousser l’herbe dans les champs autour de la ferme et d’en tirer du foin pour l’hiver. Pour le patriarche Éric André, cette première montée en estive à Campbieil (Hautes-Pyrénées) est “une expérimentation”. “Si ça se passe bien, cette année on augmentera progressivement et à terme on abandonnera Soulcem”, l’estive ariégeoise historique de la famille.

Face à l’ours, les brebis détalent vers d’autres pâturages des Pyrénées

Depuis 1923, la famille André conduit invariablement ses centaines de brebis à Soulcem, en Ariège, mais les attaques d’ours à répétition l’ont décidée à opter cette année pour d’autres pâturages, plus sûrs, dans les Hautes-Pyrénées.”On avait trop de pertes, trop de prédations. L’an dernier, entre les bêtes disparues et celles qu’on a retrouvées mortes, il nous manquait 45 brebis à la fin de l’été”, souffle Nans André, 34 ans, éleveur à Cérizols (Ariège), un village situé à une heure au sud de Toulouse.”En deux ans, 80 brebis perdues. Ça n’a plus de sens. Être agriculteur, c’est déjà assez difficile comme ça. Avec l’ours, c’est trop”, dit-il, en caressant Siri, la fidèle chienne de berger qui lui obéit au doigt et à l’œil.L’ours brun avait pratiquement disparu des Pyrénées, mais dans les années 1990, au nom de la biodiversité, l’Etat a lancé un programme de restauration de l’espèce en voie d’extinction. D’après l’Office français de la biodiversité (OFB), on compte désormais entre 97 et 127 ours dans les Pyrénées, la majorité en Ariège.- Troupeau surveillé -Depuis le village de Gèdre, dans les Hautes-Pyrénées, Nans André, sa sœur Manon, leur père Éric et quelques amis guident les 317 brebis tarasconnaises – “une race rustique” – vers la vallée de Campbieil, non loin du cirque de Gavarnie.Marquées d’un “A” vert sur le flanc — pour les distinguer si elles se mélangent à un autre troupeau —, les 300 brebis quittent la place du village au petit trot, en rangs serrés, direction les hauts pâturages, où elles vont brouter une herbe de choix pendant trois mois, à une altitude de 2.000 à 2.500 mètres.”Des ours ici? Il y a un passage par là-haut. Mais cette année, on n’en a pas vu encore”, assure un paysan, appuyé sur son bâton, au passage des brebis qui portent une cloche au cou et pour certaines un GPS, afin de les géolocaliser depuis un téléphone portable.Alors que l’équipe qui encadre les brebis s’essouffle sous un soleil de plomb, les agnelles et les brebis grimpent avec agilité, seulement ralenties par l’envie de dévorer des feuilles d’arbres dans la forêt ou, plus loin, l’herbe épaisse parsemée de fleurs.A la mi-journée, elles forment une tâche blanche au pied d’une barre rocheuse, sur la pente escarpée proche de la cabane du berger engagé par les éleveurs pour veiller sur le troupeau durant l’été.Dans le département des Hautes-Pyrénées, “les estives ne sont pas tellement touchées par les prédations. (En revanche), en Ariège, notamment dans le Couserans, on a 80% de la population ursine des Pyrénées. On perd chaque année environ 800 brebis”, se plaint le président de la Fédération pastorale de l’Ariège, Alain Servat.De son côté, l’OFB dit avoir recensé une baisse des attaques d’ours.- Aléas et bienfaits -Les éleveurs sont indemnisés par l’État en cas de prédation. “Théoriquement”, souligne Alain Servat en haussant le ton. “Le problème, c’est que si la prédation n’est pas constatée dans les 72 heures par l’OFB, pas de remboursement. On ne retrouve pas toujours les bêtes. En une heure de temps, une brebis peut être dévorée par les vautours. Le brouillard peut aussi compliquer les choses.”Aujourd’hui, “on a des éleveurs qui renoncent et qui ne veulent plus monter, par crainte de l’ours, malgré les aides” de l’État à la transhumance, relève M. Servat, également maire d’Ustou (Ariège). Pour lui, “l’élevage et la présence de l’ours, ce n’est pas compatible”.Malgré les aléas, pour nombre d’éleveurs des Pyrénées, la transhumance des brebis et des vaches est une tradition bien ancrée et marque une volonté de s’inscrire dans une démarche de qualité: meilleure alimentation, fraîcheur quand la canicule frappe la plaine. “Ça donne des brebis plus robustes, un meilleur lait, une meilleure reproduction”, note Manon André.La transhumance est souvent une nécessité pour les paysans. Elle permet, pendant que les troupeaux passent l’été en montagne, de laisser pousser l’herbe dans les champs autour de la ferme et d’en tirer du foin pour l’hiver. Pour le patriarche Éric André, cette première montée en estive à Campbieil (Hautes-Pyrénées) est “une expérimentation”. “Si ça se passe bien, cette année on augmentera progressivement et à terme on abandonnera Soulcem”, l’estive ariégeoise historique de la famille.

Bourget: le décollage tardif du drone européen

A la traîne sur le front des drones et face à l’évolution fulgurante des technologies en Ukraine, l’Europe a apporté quelques réponses pour accélérer leur industrialisation au Bourget devenu cette année le salon du drone.Le plus grand rendez-vous mondial de l’aérospatial, qui s’achève dimanche, a été marqué par une vague de partenariats entre grands groupes européens et PME. Objectif: trouver un équilibre nécessaire pour industrialiser cette arme qui bouleverse les règles du jeu des conflits modernes et nécessite de rester à la pointe. Le groupe italien Leonardo s’est allié à l’entreprise turque Baykar afin d'”accélérer de manière sans précédent la technologie des drones au niveau européen”, a souligné le patron de Leonardo, Roberto Cingolani. Intégrer de l’électronique sophistiquée italienne sur une plateforme turque robuste aidera à la certification et à la distribution du drone en Europe. Le drone du groupe turc, Bayraktar TB2, a montré une efficacité notable au début de la guerre en Ukraine en ciblant les colonnes russes et en guidant des frappes d’artillerie, mais il est vite devenu inopérant à cause du brouillage russe. Depuis les capacités des drones et de la lutte anti-drones évoluent sans cesse, aussi bien en Ukraine qu’en Russie.”La technologie numérique est devenue de manière inattendue aussi importante que le matériel militaire”, a observé Roberto Cingolani.- Made in France ou transatlantique -Le groupe Thales a de son côté scellé une alliance 100 % française en s’associant avec Turgis Gaillard pour développer une solution nationale de drone MALE (moyenne altitude, longue endurance) de reconnaissance. Thales équipera l’Aarok – un drone entièrement autofinancé par Turgis Gaillard – de son radar dernière génération AirMaster S.”Le drone a été conçu pour répondre à des missions militaires comme (l’américain) Reaper. Il peut intégrer différents types d’armement comme des radars ou capteurs électroniques”, a expliqué Fanny Turgis, cofondatrice de l’entreprise Turgis Gaillard. L’autre alliance de Thales, conclue avec la PME française Boreal, spécialiste de drones civils, vise à développer des munitions téléopérées de longue portée. La start-up de défense américaine Anduril, qui combine procédés industriels et intelligence artificielle (IA), a été choisie par le géant allemand Rheinmetall pour développer la version européenne de son drone de combat. Une décision mal vécue par les entreprises européennes. – Protéger le pilote au sol –  De son côté, Helsing, qui avait fourni à l’Ukraine un logiciel d’IA pour équiper plusieurs milliers de drones d’attaque afin de les rendre insensibles au brouillage russe, est une start-up européenne qui mise sur le développement simultané de drones et de l’IA. “L’Ukraine a montré ce jeu du chat et de la souris avec des innovations extrêmement rapides pour proposer des solutions aux contre-mesures ennemies”, a indiqué à l’AFP Antoine de Braquilanges, directeur France de Helsing, qui est également présent en Allemagne, au Royaume-Uni, en Estonie et en Ukraine. Dans ce contexte, l’IA à bord est “nécessaire puisque ça permet à un drone de continuer à naviguer, à se repérer alors qu’il n’a pas de GPS”.L’architecture du drone doit être pensée en même temps que le développement de l’IA et le choix des capteurs à intégrer. Il faut aller vite et “être près de l’utilisateur”, a souligné Antoine de Braquilanges. En Ukraine, “il faut quelques semaines pour qu’un des belligérants parvienne à identifier la parade à l’innovation qui a été développée par son adversaire”, a expliqué le général Vincent Breton, directeur du centre interarmées.Pour Bastian Mancini, dont le groupe Delair a fourni en Ukraine des drones d’observation et munitions téléopérées, le principal besoin sur le terrain est “de protéger l’opérateur”. La solution d’essaim de drones guidé par un seul opérateur, dont Thales a fait la démonstration à Brétigny-sur-Orge, près de Paris fin mai, va dans ce sens en réduisant le nombre d’humains impliqués. S’il n’y a pas de pilote à bord d’un drone, il y en a un au sol.  “Nous avons mis une vraie autonomie à l’intérieur de la machine pour qu’elle puisse mener sa mission sans être pilotée du tout” avec “une couche qui interdit aux drones” de faire des choses non autorisée par le commandement et la doctrine, a précisé à l’AFP Eric Lenseigne, responsable des activités drones de Thales. 

Panama cuts internet, cell phones in restive province

Panamanian authorities on Saturday partially suspended internet and mobile phone service in a western province where a state of emergency was in effect after two months of anti-government unrest.Right-wing President Jose Raul Mulino declared the emergency on Friday, suspending freedom of assembly and movement in Bocas del Toro province, where protesters have set up roadblocks …

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