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Réinstallation d’une première statue de la flèche de Notre-Dame

La flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris a retrouvé lundi une des 16 statues qui ornaient sa base et avaient été déposées pour rénovation quatre jours avant l’incendie de 2019, a constaté un journaliste de l’AFP.Soulevée par une immense grue, la statue en cuivre de Saint Paul a été replacée sur le gradin qu’elle occupait depuis la moitié du XIXe siècle sur le toit de Notre-Dame, au pied de la flèche qui avait été totalement détruite par les flammes le 15 avril 2019. A la faveur d’une rénovation prévue de longue date, les 16 statues représentant les apôtres et les évangiles avaient, elles, échappé à l’incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale, rebâtie à l’identique dans le cadre d’un chantier titanesque de plus de cinq ans.A l’issue de 700 millions d’euros de travaux, ce chef-d’oeuvre gothique du XIIe siècle a rouvert ses portes au public début décembre mais reste encore aujourd’hui partiellement ceint d’échafaudages pour parachever sa rénovation.Le retour à Notre-Dame de cette première statue, avant les 15 autres d’ici à la fin juillet, est un “nouveau grand moment de la restauration (…) de notre cathédrale”, a salué l’archevêque de Paris, Mgr Laurent Ulrich, qui a béni la sculpture avant qu’elle ne s’élève dans les airs.Dessinées en 1857 par l’architecte Viollet-le-Duc, ces 16 statues de 3,4 mètres de haut avaient été rénovées entre 2019 et 2021 en Dordogne (sud-ouest) et étaient, depuis début 2023, exposées à la Cité de l’architecture à Paris.C’est le prochain achèvement des travaux de couverture de la flèche qui a permis de débuter le retour des statues à leur emplacement d’origine. “Une boucle est bouclée aujourd’hui”, a déclaré le président de l’établissement public en charge du chantier de reconstruction de Notre-Dame, Philippe Jost, évoquant “un nouveau moment symbolique”.La rénovation des 16 statues a coûté environ 1,4 million d’euros, dont 85% ont été réunis par la Fondation Notre-Dame. Ces statues “incarnent une générosité qui a précédé le drame (de l’incendie, NDLR) et un attachement universel à Notre-Dame”, a déclaré le vice-président de cette fondation, Robert Leblanc, cité dans un communiqué. 

Le procès en appel des viols de Mazan réduit à quatre jours, du 6 au 9 octobre

Le procès en appel des viols de Mazan durera quatre jours seulement, du 6 au 9 octobre, devant la cour d’assises de Nîmes, contre sept semaines prévues initialement, un seul des 51 hommes condamnés ayant maintenu son appel, a-t-on appris de source judiciaire lundi.Husamettin D., 44 ans, condamné à neuf ans de réclusion en décembre par la cour criminelle du Vaucluse, à Avignon, à l’issue d’un procès au retentissement mondial, comparaîtra seul et libre cet automne, ayant fait l’objet d’un mandat de dépôt différé pour raison de santé, a précisé cette source à l’AFP.Il s’agira bien d’un appel général et non d’un appel sur le seul quantum de la peine, contrairement à ce qui avait été indiqué le 3 juin, a encore précisé cette source. Il était déjà acquis que le “chef d’orchestre” de cette décennie de viols sur Gisèle Pelicot, son ex-mari Dominique, condamné à la peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle, assortie d’une mesure de sûreté des deux tiers (environ 14 ans), ne serait pas rejugé, puisqu’il avait immédiatement indiqué ne pas vouloir faire appel.Mais s’il sera cependant bien présent, cité en tant que témoin, un seul de ses coaccusés sera sur le banc.Reconnus pour la plupart coupables de viols sur Gisèle Pelicot, les 50 coaccusés de Dominique Pelicot, âgés de 27 à 74 ans, avaient tous été condamnés: les peines s’étaient étalées de trois ans de prison dont deux avec sursis, pour un retraité seulement jugé pour agression sexuelle, à 15 ans de réclusion criminelle pour un homme venu six fois violer Mme Pelicot. 17 d’entre eux avaient fait appel, dans les 10 jours suivant le verdict, en décembre. Mais 16 s’étaient désistés depuis, par vagues, laissant donc seul Husamettin D. affronter un nouveau procès.Premier appelé à la barre à Avignon, le 25 septembre, Husamettin D., travailleur dans le bâtiment, n’avait pas reconnu les faits qui lui étaient reprochés, expliquant, lors de son unique venue à Mazan, avoir cru avoir affaire à un “couple libertin” et à un scenario où la femme “ferait semblant de dormir”.”On me dit que je suis un violeur, c’est un truc de fou. Je ne suis pas un violeur, c’est un truc trop lourd à porter pour moi. C’est son mari, j’ai jamais pensé que ce type-là, il pouvait faire ça à sa femme”, avait-il expliqué à la barre.Le parquet avait requis à son encontre une peine de 12 ans de réclusion.Le procès de première instance, du 2 septembre au 19 décembre 2024, avait provoqué une véritable onde de choc, en France comme à l’étranger, devenant emblématique des questions de violences sexistes et sexuelles et plus largement des rapports hommes-femmes.Dominique Pelicot, qui ne comparaîtra donc qu’en tant que témoin à ce procès en appel, n’en aura pas fini avec la justice. Mis en examen par le pôle “cold cases” de Nanterre, en banlieue parisienne, il pourrait encore être jugé pour une tentative de viol en 1999 en Seine-et-Marne, également près de Paris, mais surtout un viol suivi de meurtre en 1991 à Paris d’une agente immobilière de 23 ans.

Intoxications à E. coli: Saint-Quentin entre “peur”, “choc” et “tristesse”

Un climat pesant s’est abattu sur Saint-Quentin (Aisne), dont la population se dit “choquée” après une série d’intoxications alimentaires d’enfants à la bactérie Escherichia coli, à l’origine encore incertaine, une semaine après le décès d’une petite fille.”Je suis choquée, c’est chaud”, souffle Mylaine Guillard, 23 ans, croisée lundi par l’AFP dans le centre-ville de Saint-Quentin avec sa fille de quatre ans. Ici, “tout le monde en parle, tout le monde a peur”, ajoute-t-elle.Dix-neuf enfants désormais, dont une majorité dans l’agglomération de Saint-Quentin, ont contracté la bactérie E. coli depuis le 12 juin. Parmi eux, Elise, une fillette de 12 ans, est décédée le 16 juin.Soupçonnant une infection alimentaire liée à de la viande, les autorités ont ordonné la fermeture préventive de quatre boucheries halal et de deux rayons boucherie de supermarchés de l’agglomération. Des prélèvements y ont été effectués, et les résultats de leurs analyses sont attendus d’ici la fin de cette semaine, a dit la préfecture lundi soir.Si sa fille mange peu de viande à la maison, Mylaine Guillard a “peur de la cantine”, confie-t-elle: “J’ai un stress par rapport à ça, je lui ai demandé de ne pas manger la viande de la cantine”.Noé, son garçon de trois ans à ses côtés, se gare devant le supermarché où il a l’habitude de faire ses courses, dont le rayon boucherie a été fermé. “Avec tout ça, on n’ose plus trop acheter de la viande (…) ça fait drôlement peur”, assure-t-il. Depuis qu’il a eu vent des contaminations, “il n’y a plus de viande, plus du tout” à la maison, sourit-il.”L’idée, ce n’est pas du tout d’entraîner la psychose”, a pourtant insisté dimanche Yannick Neuder, ministre de la Santé, lors d’un déplacement à l’hôpital de Saint-Quentin. Il a assuré qu’il était toujours possible de “manger de la viande. Ce n’est pas le sujet”.- “Rester attentif” -“Il y a une chape de plomb, quand même, sur la ville”, constate Frédérique Macarez, maire (LR) de Saint-Quentin. Les habitants qui l’interpellent dans la rue lui font part de leur “tristesse” et de leur “inquiétude”, souligne-t-elle.Le nombre de cas a augmenté au fil des jours la semaine dernière, et “il faut rester attentif” cette semaine en raison de la période d’incubation, prévient Mme Macarez.Si seuls des enfants ont été contaminés jusque-là, l’élue rappelle que la bactérie peut toucher, plus largement, “les personnes vulnérables”, y compris “des personnes âgées”.”On ne peut pas non plus arrêter de manger tout d’un coup (…). A part faire attention, on ne peut rien faire de plus”, soupire Lidzye, 20 ans, dont le bébé de trois mois somnole dans sa poussette.Les mots de cette auxiliaire de vie se teintent d’un reproche envers les boucheries fermées préventivement, dont l’une où elle avait ses habitudes: “On fait confiance aux fournisseurs et aux bouchers parce qu’ils sont censés faire attention à l’hygiène (…), on achète un peu aveuglément”.Devant les dix mètres de long du rayon boucherie entièrement vidé, Marc Legrand, le responsable de l’Intermarché de Gauchy, près de Saint-Quentin, est encore sous le choc. “Nous, apparemment, nous sommes concernés pour deux cas”, alors que 12.300 clients sont passés en caisse avec des produits du rayon boucherie depuis le 1er juin, souligne-t-il.Depuis l’annonce dimanche de la fermeture du rayon, il voit passer tous types de clients, “des personnes très compréhensives qui vont patienter” jusqu’aux résultats d’analyses, et “d’autres un peu plus agressives, qui demandent absolument à être remboursées”.”Il faut tout simplement attendre la suite des analyses (…), puis en ce qui nous concerne, nous mettre en situation d’assumer”, conclut M. Legrand. “Le sujet, c’est d’aider et de trouver d’où vient cette bactérie”.En parallèle de l’enquête sanitaire, une enquête préliminaire contre X a été ouverte jeudi dernier “des chefs d’homicide involontaire, blessures involontaires, mise en danger de la vie d’autrui et tromperie sur la marchandise présentant un danger pour la vie humaine”, a annoncé lundi le parquet de Saint-Quentin.

US strikes on Iran open rift in Trump’s support base

Donald Trump’s decision to strike Iran has been cheered by mainstream Republicans but it has exposed deep fissures between the hawks and the isolationists in the “MAGA” movement that swept the self-styled peacemaker US president back to power.Trump ran as an “America First” Republican who would avoid the foreign entanglements of his predecessors, tapping into his …

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A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Paris: coupure électrique au palais de justice, attribuée aux “fortes chaleurs”

Une coupure d’électricité attribuée aux “fortes chaleurs” paralyse depuis lundi matin le palais de justice historique de Paris, ainsi que le tribunal des activités économiques (anciennement tribunal de commerce), situés sur l’île de la Cité, a-t-on appris de sources concordantes.”Un incident est en cours sur le réseau électrique dans le secteur de l’île de la Cité à Paris en raison de l’épisode exceptionnel de fortes chaleurs ces derniers jours”, a indiqué à l’AFP le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité, Enedis.”La cour d’appel de Paris fait face à une coupure d’électricité massive affectant différents bâtiments du secteur”, selon un communiqué à la mi-journée de la juridiction, qui indique avoir “mis en oeuvre un plan de continuation de l’activité juridictionnelle”. La coupure touche également la préfecture de police et la maison des avocats, selon Enedis, qui ajoute être en lien étroit avec ces établissements, “qui seront réalimentés une fois les réparations réalisées”. Le courant n’y était toujours pas rétabli, lundi vers 18H00, excepté à la maison des avocats, “partiellement réalimentée” grâce à son groupe électrogène.Quelque 1.400 clients particuliers ont également été privés d’électricité, avant d’être “réalimentés en fin de matinée, notamment grâce à la pose de groupes électrogènes”, a précisé Enedis lors de ce point.Cette coupure perturbe fortement les procès en cours.”L’ensemble des audiences concernant la privation de liberté sera maintenu. Certaines ont déjà été délocalisées dans d’autres enceintes judiciaires”, précise néanmoins la cour d’appel, qui ajoute que l’accès au palais est “limité aux seules nécessités de l’activité judiciaire”.Dans la matinée, le barreau de Paris avait indiqué sur X que les “audiences d’urgence, notamment celles relatives à l’hospitalisation d’office et au contentieux des étrangers”, étaient “transférées provisoirement au conseil de prud’hommes de Paris”.A 13H30 était notamment attendue la décision concernant l’ex-patron d’Orange Stéphane Richard dans l’affaire de l’arbitrage frauduleux de 2008 entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. Conséquence de la panne, cette décision a été reportée au 30 juin prochain, a indiqué une source judiciaire.Les très fortes chaleurs cumulées des derniers jours “ont fait monter la température des sols goudronnés de plusieurs dizaines de degrés (en surface), ce qui a mis en forte contrainte les réseaux souterrains”, a expliqué Enedis.L’opérateur a évoqué les boîtes de jonction (matériel qui sert à relier deux câbles souterrains entre eux), “sensibles aux fortes variations de température et aux mouvements de terrains qu’elles induisent, à l’origine de l’incident de cette nuit”.Le palais de justice historique de Paris, situé au coeur de la capitale, n’abrite plus le tribunal correctionnel depuis son déménagement en 2018 dans le nouveau tribunal porte de Clichy, dans le nord-ouest de la capitale.Le bâtiment reste le siège de la cour d’appel (et donc des cours d’assises) ainsi que de la Cour de cassation. La salle “grands procès”, construite notamment pour organiser le procès du 13-Novembre à l’intérieur du palais, est actuellement en cours de déconstruction.

Paris: coupure électrique au palais de justice, attribuée aux “fortes chaleurs”

Une coupure d’électricité attribuée aux “fortes chaleurs” paralyse depuis lundi matin le palais de justice historique de Paris, ainsi que le tribunal des activités économiques (anciennement tribunal de commerce), situés sur l’île de la Cité, a-t-on appris de sources concordantes.”Un incident est en cours sur le réseau électrique dans le secteur de l’île de la Cité à Paris en raison de l’épisode exceptionnel de fortes chaleurs ces derniers jours”, a indiqué à l’AFP le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité, Enedis.”La cour d’appel de Paris fait face à une coupure d’électricité massive affectant différents bâtiments du secteur”, selon un communiqué à la mi-journée de la juridiction, qui indique avoir “mis en oeuvre un plan de continuation de l’activité juridictionnelle”. La coupure touche également la préfecture de police et la maison des avocats, selon Enedis, qui ajoute être en lien étroit avec ces établissements, “qui seront réalimentés une fois les réparations réalisées”. Le courant n’y était toujours pas rétabli, lundi vers 18H00, excepté à la maison des avocats, “partiellement réalimentée” grâce à son groupe électrogène.Quelque 1.400 clients particuliers ont également été privés d’électricité, avant d’être “réalimentés en fin de matinée, notamment grâce à la pose de groupes électrogènes”, a précisé Enedis lors de ce point.Cette coupure perturbe fortement les procès en cours.”L’ensemble des audiences concernant la privation de liberté sera maintenu. Certaines ont déjà été délocalisées dans d’autres enceintes judiciaires”, précise néanmoins la cour d’appel, qui ajoute que l’accès au palais est “limité aux seules nécessités de l’activité judiciaire”.Dans la matinée, le barreau de Paris avait indiqué sur X que les “audiences d’urgence, notamment celles relatives à l’hospitalisation d’office et au contentieux des étrangers”, étaient “transférées provisoirement au conseil de prud’hommes de Paris”.A 13H30 était notamment attendue la décision concernant l’ex-patron d’Orange Stéphane Richard dans l’affaire de l’arbitrage frauduleux de 2008 entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. Conséquence de la panne, cette décision a été reportée au 30 juin prochain, a indiqué une source judiciaire.Les très fortes chaleurs cumulées des derniers jours “ont fait monter la température des sols goudronnés de plusieurs dizaines de degrés (en surface), ce qui a mis en forte contrainte les réseaux souterrains”, a expliqué Enedis.L’opérateur a évoqué les boîtes de jonction (matériel qui sert à relier deux câbles souterrains entre eux), “sensibles aux fortes variations de température et aux mouvements de terrains qu’elles induisent, à l’origine de l’incident de cette nuit”.Le palais de justice historique de Paris, situé au coeur de la capitale, n’abrite plus le tribunal correctionnel depuis son déménagement en 2018 dans le nouveau tribunal porte de Clichy, dans le nord-ouest de la capitale.Le bâtiment reste le siège de la cour d’appel (et donc des cours d’assises) ainsi que de la Cour de cassation. La salle “grands procès”, construite notamment pour organiser le procès du 13-Novembre à l’intérieur du palais, est actuellement en cours de déconstruction.

A deux ans de la présidentielle, Raphaël Glucksmann présente sa “vision pour la France”

L’eurodéputé Raphaël Glucksmann, qui peaufine sa stature présidentielle pour 2027, a présenté lundi sa “vision pour la France”, dans l’optique assumée que la gauche sociale-démocrate “arrête de se faire marcher dessus” par La France insoumise.Le leader de Place publique, très identifié sur la défense de l’Ukraine et de l’Europe, a assuré ne pas être candidat à ce stade, mais nombreux voient en lui celui qui portera le flambeau de la gauche sociale-démocrate en 2027, depuis qu’il est arrivé en tête de la gauche (13,8%) aux européennes, sur une liste Place publique-Parti socialiste.Il a dit espérer “que la gauche proeuropéenne et viscéralement démocrate arrête de se faire marcher dessus et de foutre ses principes dans la poche”, lors d’une conférence de presse à Paris, dans un tacle au Parti socialiste, son partenaire privilégié, qui a fait alliance en 2022 et 2024 avec La France insoumise. Celui qui compte parmi les mieux placés dans les sondages à gauche, a expliqué que “ne pas faire ce qu’on a fait là”, c’est-à-dire la préparation d’un projet, avait “conduit à la domination de la gauche par Mélenchon et les Insoumis”.Il a également assuré que l’éventuel conflit d’intérêt avec sa compagne, la journaliste Léa Salamé, future présentatrice du 20H00 de France 2, serait “tranché de manière transparente” s’il devenait officiellement candidat.Discret ces derniers mois, l’essayiste de 45 ans “ne pouvait pas revenir sans une armature solide sur le plan national, il a fallu qu’il bosse sur le fond”, explique un proche.L’eurodéputé s’est notamment déplacé sur le terrain à bas bruit et a fait appel à plus de 200 experts et 3.000 militants de Place publique (sur 12.000 adhérents), qui ont travaillé sur le projet.Objectif: ne pas être surpris en cas de nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale, et présenter une offre structurée pour 2027, à l’instar de ce qu’a fait Jean-Luc Mélenchon avec LFI.- “Régénérer la démocratie” -“L’acte 1” de son projet, qui reprend plusieurs éléments de son programme européen, s’articule autour d’une “France puissante qui protège” et d’un “nouveau contrat social et démocratique”, avec trois éléments clés: “l’écologie, le travail et la justice”, a expliqué M. Glucksmann, qui a obtenu lundi le ralliement de l’ex-député macroniste Sacha Houlié. Pour que la France redevienne souveraine et ne dépende plus des énergies fossiles, “il faut mettre en place la révolution écologique”, a-t-il expliqué, en développant par exemple le “fabriqué en France ou une politique de “sobriété énergétique”.Il veut aussi “remettre la question du travail et des travailleurs au coeur de la question sociale”, par exemple en augmentant le Smic à 1.600 euros en deux ans ou en rééquilibrant “la fiscalité entre le travail, le capital et l’héritage”.Pour “régénérer la démocratie”, il défend la proportionnelle, l’investiture du Premier ministre par un vote de confiance de l’Assemblée nationale, et propose que les partis politique soient financés par un “fléchage” des fonds publics choisi par les citoyens au moment de leur déclaration d’impôt.   Il entend aussi abroger la réforme Borne des retraites, et plaide en attendant pour “gratter tout ce qu’on peut gratter” du conclave des partenaires sociaux. Au total, le projet déroule “une quarantaine de chantiers” qui vont faire l’objet d’une confrontation dans les territoires, avant un version définitive promise pour juin 2026. Mais ce projet n’est pas, à ce stade, d’un programme présidentiel. “C’est ce qu’on va apporter au pot commun à gauche”, afin de discuter avec le PS puis d’autres forces politiques “dont les visions sont compatibles”, précise Saïd Benmouffok, le représentant de Place publique à Paris. Car Raphaël Glucksmann juge que l’union de toute la gauche est une “hypocrisie”, et qu’il faut acter les divergences avec LFI.Si une partie des socialistes hostiles à Jean-Luc Mélenchon en fait déjà son champion pour 2027, le patron du PS Olivier Faure, qui se prépare aussi, plaide pour qu’il participe à une plateforme programmatique de la gauche non mélenchonienne, allant jusqu’à l’ex-député LFI François Ruffin.  Raphaël Glucksmann refuse cependant de participer à une primaire, persuadé que la dynamique sondagière créera le vote utile autour de lui.  Mais il a assuré que le PS restait un “partenaire particulier”, convaincu que les deux formations travailleront ensemble pour 2027.  

Toujours pas de fumée blanche, au dernier jour du conclave des retraites

Après un coup de com’ du patronat devant les caméras à l’extérieur, les négociations ont repris entre les murs du conclave des retraites, alors que les partenaires sociaux sont censés boucler lundi, avec ou sans accord. Preuve de discussions dans le dur, une suspension de séance a été décrétée en fin d’après-midi. “On est assez loin de la fumée blanche, s’il devait en avoir une. Chacun est dans son coin pour essayer de trouver des solutions”, a résumé Pascale Coton, négociatrice de la CFTC. Syndicat qui pointe le patronat, qui aura “une très grande responsabilité ou toute la responsabilité si, aujourd’hui, on n’arrivait pas à un accord”.L’après-midi a commencé par un coup médiatique. Patrick Martin, président du Medef, et Amir Reza-Tofighi, président de la CPME (patronat des petites et moyennes entreprises), ont convoqué la presse une demi-heure avant la reprise du conclave à 15H00.Sur le trottoir, devant le bâtiment abritant ces discussions, ils se sont dits confiants dans un accord possible grâce à une “proposition commune” sur “les différents éléments qui sont attendus par les syndicats de salariés”, notamment l’âge de la décote, les carrières des femmes, la pénibilité.Dans ses nouvelles propositions, le patronat a notamment semblé ouvrir une petite porte vers un départ anticipé à la retraite en cas d’usure mais seulement sur avis médical. Insuffisant pour les syndicats, qui veulent une automaticité sur la question et fustigent autant le fond que la forme.”C’est la der des der”, “on demande que la négociation se fasse sur le texte paritaire”, déjà sur la table et non sur les nouvelles propositions du Medef, a insisté Yvan Ricordeau, négociateur pour la CFDT. – “Guet-apens ?” -Ce dernier a d’ailleurs interpellé, sur le pavé, le dirigeant du Medef, devant les caméras, après le mini point-presse patronal:  – “Monsieur Martin ? Est-ce que la négociation s’opère sur le texte qu’on a discuté depuis quatre mois ?” – “On ne va pas tenir la négociation ici”, répond le patron du Medef- “Pourquoi la partie patronale l’a tentée sur le trottoir, alors ?” relance le syndicaliste – “C’est quoi ce guet-apens qu’on essaie de me tendre là ?”, sourit pour couper court le dirigeant du Medef, tandis que le représentant de la CFDT conclut: “Ça commence bien, ça commence dans la rue”.Comme Yvan Ricordeau, Christelle Thieffinne, négociatrice de la CFE-CGC, juge que “la partie patronale n’a pas joué le jeu”, et elle mesure désormais les chances de réussite de la négociation proches de “zéro”. “Ils torpillent cette négociation”, a jaugé la syndicaliste.Ce processus a déjà laissé des partenaires sociaux sur le bord de la route: FO a tourné les talons dès la première séance et la CGT et l’U2P (patronat pour les artisans) ont jeté l’éponge mi-mars.La dernière réunion, le 17 juin, s’est achevée sur une prolongation arrachée sur le fil pour éviter l’échec. Une de plus dans une discussion entamée le 27 février et qui devait s’arrêter à l’origine le 28 mai.- Départs anticipés ou non -Le principal point d’achoppement tourne autour de la finalité d’une reconnaissance de l’usure professionnelle: les syndicats y voient une ouverture aux départs anticipés à la retraite, le patronat privilégie d’autres pistes, telle la reconversion.Pour le reste, il est acquis que l’âge du départ à la retraite ne bougera pas: sans surprise le Medef s’est montré inflexible sur son maintien à 64 ans. Quoi qu’il arrive à l’issue de la réunion de la dernière chance, cette mesure phare, et impopulaire, de la réforme Borne de 2023 sera donc toujours en vigueur pour les salariés nés à partir du 1er janvier 1968.Un compromis, plus consensuel, pourrait en revanche se dessiner autour de la carrière des femmes et de la revalorisation des pensions en fonction du nombre d’enfants qu’elles ont eus.La fin du conclave est aussi un moment de vérité pour François Bayrou, qui a lancé ce nouveau format de discussions après un compromis noué avec les socialistes pour éviter une censure du gouvernement. Et le Premier ministre s’était engagé à en présenter les conclusions devant le Parlement. “A partir du moment où ce conclave n’aboutit pas sur l’abrogation de la réforme des retraites, nous déposerons une motion de censure”, a promis Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise. Mais LFI aurait besoin du soutien d’autres groupes à gauche. Et le Parti socialiste est divisé sur la question.

Toujours pas de fumée blanche, au dernier jour du conclave

Après un coup de com’ du patronat devant les caméras à l’extérieur, les négociations ont repris entre les murs du conclave des retraites, alors que les partenaires sociaux sont censés boucler lundi, avec ou sans accord. Preuve de discussions dans le dur, une suspension de séance a été décrétée en fin d’après-midi. “On est assez loin de la fumée blanche, s’il devait en avoir une. Chacun est dans son coin pour essayer de trouver des solutions”, a résumé Pascale Coton, négociatrice de la CFTC. Syndicat qui pointe le patronat, qui aura “une très grande responsabilité ou toute la responsabilité si, aujourd’hui, on n’arrivait pas à un accord”.L’après-midi a commencé par un coup médiatique. Patrick Martin, président du Medef, et Amir Reza-Tofighi, président de la CPME (patronat des petites et moyennes entreprises), ont convoqué la presse une demi-heure avant la reprise du conclave à 15H00.Sur le trottoir, devant le bâtiment abritant ces discussions, ils se sont dits confiants dans un accord possible grâce à une “proposition commune” sur “les différents éléments qui sont attendus par les syndicats de salariés”, notamment l’âge de la décote, les carrières des femmes, la pénibilité.Dans ses nouvelles propositions, le patronat a notamment semblé ouvrir une petite porte vers un départ anticipé à la retraite en cas d’usure mais seulement sur avis médical. Insuffisant pour les syndicats, qui veulent une automaticité sur la question et fustigent autant le fond que la forme.”C’est la der des der”, “on demande que la négociation se fasse sur le texte paritaire”, déjà sur la table et non sur les nouvelles propositions du Medef, a insisté Yvan Ricordeau, négociateur pour la CFDT. – “Guet-apens ?” -Ce dernier a d’ailleurs interpellé, sur le pavé, le dirigeant du Medef, devant les caméras, après le mini point-presse patronal:  – “Monsieur Martin ? Est-ce que la négociation s’opère sur le texte qu’on a discuté depuis quatre mois ?” – “On ne va pas tenir la négociation ici”, répond le patron du Medef- “Pourquoi la partie patronale l’a tentée sur le trottoir, alors ?” relance le syndicaliste – “C’est quoi ce guet-apens qu’on essaie de me tendre là ?”, sourit pour couper court le dirigeant du Medef, tandis que le représentant de la CFDT conclut: “Ça commence bien, ça commence dans la rue”.Comme Yvan Ricordeau, Christelle Thieffinne, négociatrice de la CFE-CGC, juge que “la partie patronale n’a pas joué le jeu”, et elle mesure désormais les chances de réussite de la négociation proches de “zéro”. “Ils torpillent cette négociation”, a jaugé la syndicaliste.Ce processus a déjà laissé des partenaires sociaux sur le bord de la route: FO a tourné les talons dès la première séance et la CGT et l’U2P (patronat pour les artisans) ont jeté l’éponge mi-mars.La dernière réunion, le 17 juin, s’est achevée sur une prolongation arrachée sur le fil pour éviter l’échec. Une de plus dans une discussion entamée le 27 février et qui devait s’arrêter à l’origine le 28 mai.- Départs anticipés ou non -Le principal point d’achoppement tourne autour de la finalité d’une reconnaissance de l’usure professionnelle: les syndicats y voient une ouverture aux départs anticipés à la retraite, le patronat privilégie d’autres pistes, telle la reconversion.Pour le reste, il est acquis que l’âge du départ à la retraite ne bougera pas: sans surprise le Medef s’est montré inflexible sur son maintien à 64 ans. Quoi qu’il arrive à l’issue de la réunion de la dernière chance, cette mesure phare, et impopulaire, de la réforme Borne de 2023 sera donc toujours en vigueur pour les salariés nés à partir du 1er janvier 1968.Un compromis, plus consensuel, pourrait en revanche se dessiner autour de la carrière des femmes et de la revalorisation des pensions en fonction du nombre d’enfants qu’elles ont eus.La fin du conclave est aussi un moment de vérité pour François Bayrou, qui a lancé ce nouveau format de discussions après un compromis noué avec les socialistes pour éviter une censure du gouvernement. Et le Premier ministre s’était engagé à en présenter les conclusions devant le Parlement. “A partir du moment où ce conclave n’aboutit pas sur l’abrogation de la réforme des retraites, nous déposerons une motion de censure”, a promis Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise. Mais LFI aurait besoin du soutien d’autres groupes à gauche. Et le Parti socialiste est divisé sur la question.

Strasbourg adopte un jumelage contesté avec un camp palestinien

Strasbourg a adopté lundi un jumelage avec le camp de réfugiés palestinien d’Aïda, en Cisjordanie, alors que dans le même temps la capitale alsacienne a suspendu son jumelage avec la ville israélienne de Ramat Gan, au grand dam de l’opposition et des organisations juives locales.Au terme d’un débat tendu, le conseil municipal a adopté le principe du jumelage avec le camp proche de Bethléem par 49 voix contre 10 et cinq abstentions.Le vote comprenait également un partenariat avec la ville de Bethléem, sous l’égide du ministère français des Affaires étrangères, ainsi que le déblocage d’une aide humanitaire d’urgence à Gaza. Ces deux propositions ont été adoptées à l’unanimité.”La concrétisation d’un jumelage avec le camp d’Aïda, c’est un geste symbolique qui permet de construire des ponts avec le peuple palestinien dans la perspective de la création d’un Etat de Palestine aux côtés d’Israël”, a souligné la maire écologiste de Strasbourg, Jeanne Barseghian.Celle-ci a précisé que ce jumelage était “destiné à la jeunesse”: l’élue envisage des coopérations dans les domaines artistique, de la culture, dans le sport et voudrait également “travailler sur le droit des femmes ainsi que sur le numérique”.Elle a rappelé que des liens existaient entre Aïda et Strasbourg depuis le début des années 2000, et encore en 2023 lors du festival de musique contemporaine Musica, auquel avaient participé danseurs et chanteurs du camp de réfugiés.- “Réconciliation” -L’opposition a reproché à Jeanne Barseghian d’avoir contribué à importer le conflit israélo-palestinien, jetant de l’huile sur le feu et provoquant l’incompréhension – voire l’indignation – de nombreux Strasbourgeois.Cette décision a été prise trop rapidement et “porte la marque de l’improvisation”, a regretté Jean-Philippe Vetter (LR).D’autant que dans le même temps la municipalité alsacienne a suspendu son jumelage avec la ville israélienne de Ramat Gan, en banlieue de Tel Aviv. Celui-ci, qui date de plus de 30 ans, est “gelé”, car les “conditions ne sont pas réunies”, avait précisé en mai Mme Barseghian.Ce que n’a pas manqué de lui reprocher l’ancienne maire et ministre Catherine Trautmann (PS): “Alors qu’un jumelage est basé sur la réciprocité des engagements, vous vous êtes détournée de l’une des parties”, a-t-elle lancé à la maire.”En aucun cas je ne souhaite rompre ces liens forts avec Ramat Gan, ni ce jumelage. Le but, c’est que cette porte puisse se rouvrir quand les conditions seront réunies et quand les armes se tairont, je l’espère le plus vite possible”, a estimé Mme Barseghian.”Strasbourg, capitale européenne, peut avoir deux jumelages qui coexistent. Celui de Ramat Gan et celui du camp d’Aïda, comme les deux Etats dont nous souhaitons qu’ils puissent coexister pacifiquement et en sécurité à l’avenir. En aucun cas, la ville de Strasbourg n’est là pour prendre parti. La ville de Strasbourg, elle est un symbole de paix, de réconciliation”, a-t-elle poursuivi.- Keffieh -Avant le début du conseil, une cinquantaine de membres de la communauté juive de Strasbourg s’étaient réunis à l’appel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Alsace, du Consistoire israélite du Bas-Rhin et du Fonds social juif unifié (FSJU).”C’est un message politique, qui est partisan. Madame la maire s’adresse à une partie des Strasbourgeois qu’elle veut flatter pour les prochaines élections. C’est assez clair”, a regretté  Thierry Roos, Vice-président honoraire du consistoire.A quelques mètres, une poignée de manifestants avaient au contraire scandé des slogans de soutien à la Palestine.Le mois dernier, le Crif avait exprimé sa “consternation” puis critiqué le keffieh porté par Jeanne Barseghian lors de la visite à Strasbourg d’une délégation du camp d’Aïda ainsi que le cadeau reçu: une “carte d’Israël couverte de drapeaux palestiniens sur tout le territoire sur lequel Israël a disparu”.