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Municipales: le maire écologiste de Bordeaux brigue un nouveau mandat

Le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, s’est lancé officiellement, vendredi, pour briguer un nouveau mandat à la tête de la ville qu’il avait conquise par surprise en 2020 après 73 ans de règne de la droite alliée au centre.”Cela fait des mois qu’on m’interroge, je vous réponds aujourd’hui et vous annonce ma candidature pour la mairie de Bordeaux”, a déclaré devant la presse cet avocat de profession, âgé de 70 ans et élu municipal depuis 1995.Il y a six ans, il l’avait emporté de peu au second tour face au sortant Nicolas Florian (Les Républicains), éphémère dauphin d’Alain Juppé, alors que la droite et le centre s’étaient divisés au premier.Cette fois, après des mois de tergiversations depuis le décès soudain de Nicolas Florian en janvier dernier à l’âge de 55 ans, l’opposition a uni ses forces autour du député Renaissance Thomas Cazenave, derrière lequel la présidente du Parti radical Nathalie Delattre, ex-ministre macroniste comme lui, a fini par s’effacer. Elle devra cependant composer avec l’économiste Philippe Dessertine, qui a maintenu sa candidature au centre-droit.M. Hurmic estime que “le choix du changement qui avait été fait il y a six ans a été honoré”. “La ville est devenue plus vivante, plus solidaire et l’une des mieux préparées, en Europe, au changement climatique”, selon le maire sortant, qui s’enorgueillit de distinctions récemment obtenues par la ville pour la qualité de sa stratégie de transition vers la neutralité carbone. “Nous avons réparé la ville qui a été trop longtemps négligée et nous devons poursuivre avec une équipe qui a fait ses preuves et qui sera enrichie, renouvelée”, a ajouté l’élu vert, soutenu comme en 2020 par le Parti socialiste, le Parti communiste et Génération-s. “Nous vivons en France un moment de fracture démocratique profonde (…) si je me présente, c’est parce que je crois en la capacité des villes à résister, ce sont les villes qui tiennent quand l’État vacille”, a-t-il encore déclaré. Parmi les autres candidats à la mairie de Bordeaux, les 15 et 22 mars, deux femmes sont en lice à l’extrême droite, la députée européenne Julie Rechagneux pour le Rassemblement national et Virginie Bonthoux Tournay pour le parti Reconquête! d’Éric Zemmour, dont elle est la référente départementale en Gironde.Au premier tour, Pierre Hurmic affrontera également la liste de La France insoumise conduite par Nordine Raymond, et quatre autres d’extrême gauche dont une du Nouveau Parti anticapitaliste que pourrait mener l’ancien candidat à l’élection présidentielle Philippe Poutou, conseiller municipal sortant.

Le monde agricole ne décolère pas, des tracteurs sur le périphérique parisien

Repli des tracteurs de la Coordination rurale et entrée en scène de ceux de la Confédération paysanne sur le périphérique parisien: la mobilisation agricole se poursuit vendredi en France, contre le Mercosur et la politique sanitaire du gouvernement.Le “non” de la France au Mercosur, finalement décidé par le président Emmanuel Macron, et la quasi-certitude d’un vote en faveur de ce traité de libre-échange entre l’Union européenne et des pays latino-américains laissent un goût amer aux agriculteurs, mobilisés depuis des mois contre ce traité.Avant l’aube, plusieurs dizaines d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont entrés sur le périphérique parisien, porte de Montreuil, avec six tracteurs, bloquant la circulation, un peu avant 7h30.”Non! Non! Non au Mercosur!”, ont-ils scandé, brandissant des fumigènes, a constaté une journaliste de l’AFP.”C’est le Mercosur qu’il faut abattre, pas nos vaches!”, a déclaré Nicolas Fortin, secrétaire général du 3e syndicat agricole français, historiquement opposé au libre-échange et très engagé dans l’opposition à la gestion actuelle de l’épizootie de dermatose qui frappe les bovins.- “Un exploit” -Accompagnés de militants du mouvement écologiste Les Soulèvements de la terre et d’étudiants d’AgroParisTech, ils ont dit leur rejet de la “maladie du libre-échange”.Une position défendue la veille par les “bonnets jaunes” de la Coordination rurale (CR), 2e syndicat agricole, coutumier des opérations coup de poing et idéologiquement très loin de l’altermondialisme de la Confédération paysanne.”Mercosur mort à coup sûr”, clamait une pancarte accrochée à un tracteur de la CR parvenu jeudi au pied de l’Arc de Triomphe.Après avoir cheminé de ses bastions du Sud-Ouest, de Normandie ou du Nord, les agriculteurs de la CR ont réussi leur démonstration de force, parvenant à entrer dans la capitale, jusque devant l’Assemblée nationale.Dans la soirée, le président du syndicat, l’éleveur Bertrand Venteau, a appelé ses troupes au repos. L’ensemble des agriculteurs et leurs engins avaient quitté Paris vers 22H00, selon la police.”Ce qui a été fait, c’est un exploit”, a-t-il dit à ses troupes, juché sur un tracteur, promettant de “revenir” en force si besoin. Des actions de blocages routiers et manifestations sont prévues dans certaines régions, mais aussi en Belgique ou encore en Pologne, soit un troisième hiver d’affilée marqué par des mouvements d’agriculteurs.Dans le Nord, les autoroutes A27 et A2, qui mènent aux autoroutes belges E42 et E19, sont fermées depuis jeudi soir dans le sens France-Belgique, selon la préfecture.La gendarmerie a fait état de plusieurs blocages routiers à 7h30, à Beaune (Bourgogne) mais aussi en Lozère, dans le Tarn et dans le Pays Basque.L’accès au dépôt de carburant de Bassens, sur le port de Bordeaux, par des agriculteurs de la CR se poursuit, ont constaté des journalistes de l’AFP.- Prêts à “revenir” -Depuis début décembre, la mobilisation s’est durcie dans les campagnes françaises, pour dénoncer la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire, la signature imminente du traité de libre-échange UE-Mercosur, la faiblesse des prix des céréales et la hausse de celui des engrais.L’annonce d’un “non” au Mercosur de la France, qui n’est pas parvenue à réunir une minorité de blocage à Bruxelles, signifie surtout, pour les syndicats, la “faiblesse” et “l’isolement” de la première puissance agricole européenne.En dépit des déclarations jeudi soir de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard qui a revendiqué “un non puissant” contre ce traité et vanté les avancées obtenues par Paris, notamment pour faire baisser le prix des engrais et préserver le budget de la Politique agricole commune (PAC).Ces dernières semaines, le gouvernement français et Bruxelles ont multiplié les annonces, mais la pilule du Mercosur ne passe pas pour de nombreux agriculteurs, qui craignent l’arrivée de bœuf, sucre et de volailles sud-américains produits avec des normes moins disantes que celles imposées aux européens.La FNSEA, premier syndicat avec ses alliés des Jeunes Agriculteurs, a appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier. De son côté, le président de la CR a promis un combat “dur et long”. Il a de nouveau appelé à un “moratoire sur les contrôles” dans les fermes jusqu’à la présidentielle.Onze interpellations, 12 mises en fourrière et 65 verbalisations ainsi que plus de 600 manifestants ont été recensées jeudi par le ministère de l’Intérieur en Ile-de-France, hors de la capitale.

Tempête Goretti: 380.000 foyers sans électricité, pas de victime grave

Quelque 380.000 foyers étaient privés d’électricité vendredi matin en France et les transports perturbés en région parisienne en raison de la tempête Goretti qui a balayé le nord-ouest du pays avec des vents dépassant parfois 200 km/h, sans faire de victime grave.Le ministère de l’Intérieur a fait état d’un bilan provisoire de 6 blessés légers.En Ile-de-France, les intempéries ont provoqué des chutes d’arbres qui perturbent la circulation des trains et RER, notamment sur la ligne A.Météo-France a confirmé le retour au calme dans son bulletin de 08h00 en rétrogradant en vigilance jaune la quasi totalité des départements français, notamment en Normandie, Ile-de-France et dans les Hauts-de-France. Même la Manche, en vigilance rouge une partie de la nuit, est revenue au jaune dans la matinée.Seules les Landes et les Pyrénées-Atlantiques restent placées en vigilance orange pour vent violent jusqu’à vendredi 18h00.”Les vents faiblissent progressivement” mais “les averses qui se mettent en place à l’arrière de la perturbation sont associées à de fortes rafales”, met toutefois en garde Météo-France.Du Finistère à la Seine-Maritime, les pompiers ont effectué des centaines d’interventions pour des chutes d’arbres et de câbles électriques ou des toitures endommagées mais aucun blessé grave n’a été signalé.”On était bien préparés, nous avons activé la cellule de crise et avions des équipes sur le terrain toute la nuit. Vingt personnes ont été relogées en urgence dans un gymnase, mais il n’y a pas eu de victimes”, a déclaré à l’AFP le maire de Cherbourg, Benoît Arrivé.”Il s’agit seulement de dégâts matériels (…) Ca a soufflé fort, mais les consignes ont bien été respectées par la population”, a-t-il souligné.La préfecture de la Manche avait appelé à rester à l’abri durant la tempête. Les écoles, collèges et lycées sont fermés vendredi dans ce département ainsi qu’en Seine-Maritime.- 216 km/h dans le Cotentin -Les vents violents ont provoqué de nombreuses coupures d’électricité et quelque 380.000 foyers étaient privés de courant vendredi à 06h00 sur l’ensemble de la France, a annoncé le gestionnaire de réseau Enedis.L’essentiel des foyers concernés se situe en Normandie (266.200), en première ligne face à la tempête durant la nuit, mais la Bretagne (21.000), la Picardie (18.500) et l’Ile-de-France (13.500) sont également touchées.Ce bilan est nettement inférieur à celui de la tempête Ciaran qui avait privé d’électricité 1,2 million de clients au total en novembre 2023.Le niveau d’alerte rouge pour vents violents, déclenché dans la Manche, n’avait plus été déclenché en France depuis Ciaran. Une rafale de vent a atteint 213 km/h à Barfleur, puis une autre a été mesurée à 216 km/h dans la même zone du Cotentin, selon un dernier bilan.Les sapeurs-pompiers de la Manche ont réalisé 146 interventions et deux personnes ont été transportées à l’hôpital.- Inondations à Etretat -En Seine-Maritime, un arbre de 45 mètres de haut s’est abattu sur un ensemble de cinq logements à Roncherolles-sur-le-Vivier, près de Rouen, nécessitant le relogement des occupants.Le port de Dieppe a été fermé en raison de la montée du niveau de l’eau, sous l’effet de la tempête qui a également provoqué des “inondations importantes” à Étretat et à Fécamp, sans faire de victimes, selon la préfecture de Seine-Maritime.Les autorités appellent à continuer à limiter les déplacements et à faire preuve de prudence sur les routes, qui peuvent être obstruées par des branches ou des lignes électriques.La tempête Goretti a aussi fortement perturbé la circulation des trains, avec près de 300 incidents dans les régions touchées: arbres, branches, serre ou bâches soufflés par le vent et posés en travers des voies, a expliqué SNCF Réseau à l’AFP.En Normandie, la région la plus touchée, une centaine d’incidents ont été recensés et la reprise du trafic, totalement interrompue depuis jeudi soir, pourrait prendre “plus de temps que prévu (…) compte tenu des dégâts sur les voies”, prévient la SNCF sur ses réseaux sociaux. Des lignes ont déjà été rouvertes en Bretagne et en Pays de la Loire.Des rafales frôlant les 160 km/h ont aussi balayé le sud-ouest de l’Angleterre et le Pays de Galles, laissant des dizaines de milliers de foyers sans électricité, et perturbant les transports.

New Zealand’s rare flightless parrot begins breeding again

New Zealand’s critically endangered flightless parrot, the kakapo, started breeding last week for the first time in four years, the government conservation department said. Only 236 of the rotund and regal-looking green parrots remain in three breeding populations on some of New Zealand’s most remote southern islands.That includes 83 breeding age females, with high hopes this …

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Grève des médecins: la ministre invite les syndicats samedi, jour de manifestations

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a proposé vendredi de recevoir le lendemain les syndicats de médecins libéraux, qui prévoient de manifester après près d’une semaine de grève encore prévue pour durer plusieurs jours.”Je serai samedi au ministère pour les recevoir”, a annoncé Mme Rist sur Franceinfo, précisant avoir envoyé jeudi soir un courrier en ce sens aux syndicats (médecins, étudiants…).Ces derniers ont engagé depuis lundi une grève censée monter crescendo et durer dix jours. Ils dénoncent de multiples “politiques qui les piétinent”, dont un budget de la Sécurité sociale jugé insuffisant, une limitation des prescriptions d’arrêt de travail, ou des mesures permettant de contourner les négociations conventionnelles entre la profession et l’Assurance maladie.Les organisations de médecins prévoient de manifester samedi, Mme Rist proposant de les rencontrer en parallèle de ces rassemblements.”Moi, ce que je peux faire, c’est ouvrir ma porte et dire nous allons travailler”, a-t-elle assuré, promettant à plusieurs reprises de “recréer de la confiance” mais sans s’avancer sur les éléments ouverts à négociation.Dans son courrier, transmis à l’AFP, la ministre promet notamment d’ouvrir “des travaux pour reprendre et renforcer les discussions conventionnelles”.Selon les derniers chiffres, remontant à mardi, l’activité était en baisse de 19% chez les généralistes libéraux et de 12% chez les spécialistes. La situation pèse sur les services d’urgence dans les hôpitaux, déjà exposés à une épidémie de grippe à son sommet ainsi qu’aux chutes liées à la neige et au verglas des derniers jours.”Le mois de janvier est toujours (…) une période difficile pour les services d’urgence”, a souligné Mme Rist, assurant pour autant que ces derniers “tiennent”.

Rybakina has little hope of change to tennis schedule

Former Wimbledon champion Elena Rybakina said Friday she agreed with Aryna Sabalenka’s description of the tennis schedule as “insane” — but does not see it changing.Speaking after her surprise loss to Karolina Muchova in the Brisbane International, world number five Rybakina said Sabalenka’s criticism of the packed WTA Tour calendar was correct.WTA rules stipulate that …

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Après la neige, les vents violents: la tempête Goretti s’abat sur la France

Le nord-ouest de la France, à peine remis d’un épisode neigeux, affronte la tempête Goretti avec une rafale de vent mesurée à plus de 200 km/h en Normandie et des coupures d’électricité touchant 50.000 foyers dans la nuit de jeudi à vendredi.Du Finistère à la Seine-Maritime, les pompiers ont effectué des dizaines d’interventions pour des chutes d’arbres et de câbles électriques.Selon les premiers bilans, aucune victime grave n’a été recensée dans les régions touchées.Environ 20.000 foyers étaient privés d’électricité en Bretagne, 7.000 en Pays-de-la-Loire et 5.000 en Normandie, pour un total de 50.000 au niveau national, a annoncé le gestionnaire de réseau Enedis, précisant que la situation restait évolutive.Une rafale de vent a atteint 213 km/h à Barfleur, sur la côte nord-est du département de la Manche secoué par la tempête Goretti, a annoncé la préfecture. Selon les prévisions, le pic d’intensité était attendu entre 0h30 et 1h00 du matin.Peu avant 21H00, le vent soufflait déjà très fort dans le port de plaisance de Cherbourg, quasiment désert. Les drisses et les mâts des voiliers qui s’entrechoquent résonnent dans tout le bassin, constate un journaliste de l’AFP.Jean-Michel Coleman, un Franco-Américain de 58 ans dont le père a débarqué sur Omaha Beach, arrime son voilier “avec quatre sangles pour poids lourds qui supportent 15 tonnes chacune”. “Ce soir il vaut mieux plus que pas assez”, explique-t-il, en attribuant au changement climatique les tempêtes selon lui “de plus en plus fréquentes”.La Manche, seul département placé en vigilance rouge, niveau d’alerte le plus élevé, a été rétrogradé comme prévu en orange à 3h00 du matin vendredi. “Le plus fort de l’événement est passé en Bretagne, ainsi que sur le département de la Manche”, a indiqué Météo-France. Un tel seuil pour vents violents en France avait été atteint la dernière fois lors de la tempête Ciaran en 2023.Le pays avait alors été balayé par des rafales à près de 200 km/h, privant d’électricité plus d’un million de foyers et couchant au sol des pans entiers de forêt.- Population calfeutrée -Sur les îles Chausey, au large de Granville, la population s’est calfeutrée. “J’ai mon ciré, mes bottes, ma lampe torche, ma tronçonneuse aussi, tout est prêt”, témoigne pour l’AFP Hervé Hillard, habitant de l’archipel.La préfecture de la Manche a appelé la population à rester à l’abri durant la tempête. Les écoles, collèges et lycées sont fermés vendredi dans ce département ainsi qu’en Seine-Maritime.Les autorités ont également incité les habitants de la Manche à prévoir des moyens d’éclairage de secours et une réserve d’eau potable.Dans son bulletin publié à 6H, Météo France a maintenu 21 départements en vigilance orange vents jusqu’à 18H vendredi. La Normandie, les Hauts-de-France, l’Ile-de-France et l’Eure-et-Loir dans la partie nord de l’Hexagone, mais aussi les Landes et les Pyrénées-Atlantique dans le sud-ouest restent concernés par ce niveau d’alerte.Les vigilances orange “vagues-submersion”, qui concernaient la Somme, la Seine-Maritime et la Calvados, ont en revanche toutes été levées, tout comme la vigilance orange “neige-verglas”, dans les Alpes.Dans le Calvados “le vent se renforce”, avec notamment des rafales à 144km/h relevées à Ondefontaine ou encore 139km/h à Jurques, a indiqué la préfecture tôt vendredi.Le préfet de Normandie Jean-Benoît Albertini a dit se préparer à un “événement dont l’ampleur dépasse ceux observés habituellement” dans la région. Un millier de pompiers y sont mobilisés. Le gestionnaire du réseau électrique Enedis a fait venir des renforts et mis en place un dispositif de crise.- Vagues de 10 mètres -La préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord a demandé de ne pas prendre la mer, redoutant la formation de vagues de plus de 10 mètres.L’abbaye du Mont Saint-Michel a fermé ses portes jeudi à 17h et ne devrait rouvrir qu’à 14h vendredi.Cinq grands viaducs, dont le pont de Normandie ou le pont de Cheviré à Nantes, sont fermés de manière “préventive” jusqu’à vendredi matin.La circulation des trains est elle suspendue dans l’ensemble de la Normandie à partir de 22H00 et sera aussi perturbée en Bretagne ainsi que dans les Hauts-de-France.En région parisienne, les rafales devaient atteindre environ “90 à 100 km/h voire plus” pendant plusieurs heures, selon Météo-France.La tempête Goretti affecte aussi le Royaume-Uni, où l’agence britannique de météorologie, le Met Office, a émis une alerte rouge aux vents violents pour les Cornouailles, dans le sud-ouest de l’Angleterre.Les compagnies maritimes qui desservent la Corse ont par ailleurs annoncé des perturbations entre jeudi et dimanche en raison des forts vents prévus sur la Méditerranée. La Corsica Linea et la Méridionale ont ainsi annulé des trajets entre l’île et Marseille. La préfecture maritime de Méditerranée a demandé de “reporter” les sorties en mer et de vérifier les amarrages des bateaux.bur-ban-llb-mac-mas/aro/lpa/ega

Les tracteurs de la Coordination rurale repliés près de Paris, le monde agricole attend un geste

Signature imminente de l’accord UE-Mercosur à Bruxelles et poursuite de la mobilisation agricole en France: après leur démonstration de force à Paris, les tracteurs de la Coordination rurale se sont repliés aux abords de la capitale dans la nuit en attendant un geste du gouvernement.Le deuxième syndicat agricole, habitué des actions coup de poing, avait bravé les interdictions et débarqué jeudi à l’aube autour de l’Arc de Triomphe et de la tour Eiffel. Dans la soirée, il a appelé ses troupes au repos. L’ensemble des agriculteurs et leurs engins ont quitté Paris vers 22H00, selon la police.”Je voudrais bien qu’on se mette tous au calme pour évaluer ce qui va être dit”, a déclaré à l’AFP Bertrand Venteau, le président de la Coordination rurale, qui espère des annonces rapides du gouvernement.”Ce qui a été fait, c’est un exploit”, dit-il, saluant l’entrée des tracteurs dans la capitale sans “aucune dégradation” et “pacifiquement”, comme il s’y était engagé. Des actions de blocages routiers et manifestations sont prévues dans certaines régions, mais aussi en Belgique ou encore en Pologne ces prochains jours, soit le troisième hiver d’affilée marqué par des mouvements d’agriculteurs qui déplorent précarité et concurrence déloyale des produits importés, notamment d’Amérique du Sud.Dans le Nord, les autoroutes A27 et A2, qui mènent aux autoroutes belges E42 et E19, sont fermées depuis jeudi soir dans le sens France-Belgique, a annoncé la préfecture.Sur l’A2, “le secteur de Valenciennes est bloqué depuis 20H30″ par des membres du syndicat Jeunes agriculteurs, précise à l’AFP Anthime Coupet, président des JA du Nord et du Pas-de-Calais, parlant d’une centaine d’agriculteurs franco-belges mobilisés sur l’opération conjointe A2-E19.”Pour l’instant on a annoncé au préfet qu’on bloquerait jusqu’à lundi (…), on n’a pas l’intention de se laisser faire”, promet-il.La mobilisation avait commencé début décembre, la colère ayant été ravivée par la gestion gouvernementale de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest et par l’accord de libre-échange UE-Mercosur.Sur ce dernier point, le président Emmanuel Macron a annoncé que la France voterait vendredi “contre” l’accord commercial mais ce choix ne bloquera pas le traité. Paris n’a en effet pas réussi, a priori, a réunir une minorité de blocage, et l’accord devrait donc être entériné par l’UE à la majorité qualifiée.- Prêts à “revenir” -Ces dernières semaines, le gouvernement français et Bruxelles ont multiplié les annonces, mais la pilule du Mercosur ne passe pas pour les agriculteurs, qui craignent unanimement l’arrivée de bœuf, sucre et de volailles sud-américains produits avec des normes moins disantes que celles imposées aux européens.La FNSEA, premier syndicat avec ses alliés des Jeunes Agriculteurs, a appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier si l’accord de libre-échange était signé. “Le combat sera dur et sera long”, a dit M. Venteau, en précisant que ses troupes étaient prêtes à “revenir”. Il avait posé au préalable la condition d’un moratoire sur les contrôles administratifs, ou par l’Office français de la biodiversité, des agriculteurs, dont il souhaite la suppression, affirmant que le gouvernement avait désormais la main sur les annonces.Une centaine de tracteurs a été bloquée dans la journée par les forces de l’ordre, a indiqué la préfecture de police. Une quarantaine était présente dans Paris et une soixantaine aux portes de la ville.Onze interpellations, 12 mises en fourrière et 65 verbalisations ainsi que plus de 600 manifestants ont été recensées par le ministère de l’Intérieur en Ile-de-France mais hors de la capitale.En dehors de Paris en France, 67 actions ont réuni 2.200 manifestants, notamment sur des routes dans 39 départements, et 625 tracteurs, a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez en début de soirée.”Je pense que les blocages vont se résorber progressivement, que les agriculteurs qui viennent d’assez loin vont vouloir légitimement rentrer chez eux”, a jugé jeudi soir la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, sur BFMTV.

En plein débat sur la fin de vie, l’heure du jugement pour des militants du suicide assisté

Au milieu des débats parlementaires sur la fin de vie, le tribunal correctionnel de Paris rend vendredi son jugement à l’encontre de douze militants radicaux du suicide assisté, qui ont fait de leur procès à l’automne une tribune sur l’aide à mourir.Agés de 75 à 89 ans, douze adhérents de l’association Ultime Liberté ont été jugés de mi-septembre à début octobre pour avoir, entre août 2018 et novembre 2020, aidé des dizaines de personnes à acheter sur internet du pentobarbital, un barbiturique entraînant une mort rapide et sans douleur.”Notre objectif n’est pas de faire mourir les gens. C’est de les aider à continuer dans l’avancée de l’âge tout en étant très serein par rapport à la fin, à condition d’avoir cette pilule magique chez soi pour pouvoir arrêter au moment où on le décide, et non pas attendre le diktat médical”, déclarait à l’AFP avant l’audience Claude Hury, présidente d’Ultime Liberté et prévenue centrale du procès.Ces retraités ne sont poursuivis que pour des délits liés au trafic de substances illicites, non pour incitation ou aide au suicide.Le parquet a requis à leur encontre des peines allant jusqu’à 18 mois de prison avec sursis mais aucune amende, compte tenu du “mobile humanitaire” des militants de cette association, née en 2009 de la scission de la frange la plus radicale de la grande organisation pro-euthanasie ADMD.Avec son défilé à la barre de médecins ou intellectuels spécialistes du sujet, d’anonymes ayant aidé leurs proches à en finir, le procès a esquissé devant la justice le continent caché de l’aide à mourir pour des malades en grande souffrance. Un acte illégal mais néanmoins pratiqué à travers toute la France, dans le secret des familles, derrière les portes closes de chambres à coucher.- “Droit à l’aide à mourir” -Dans un témoignage aussi inattendu que bouleversant, un prêtre est ainsi venu pudiquement confesser à la barre avoir eu recours, à l’encontre du dogme religieux, au suicide assisté pour son père touché par un cancer en phase terminale.”Il m’avait fait jurer d’abréger ses souffrances lorsque le moment serait venu. Ça a été une double peine pour moi puisque j’ai respecté ma parole. En tant que fils, cela a été très compliqué à vivre. En tant que chrétien et prêtre, c’était presque schizophrénique: +Tu ne tueras pas+”, a raconté cet imposant ecclésiastique en soutane noire et col romain, en citant la Bible.Dressant le parallèle entre le mouvement pour l’aide à mourir et la campagne pour la légalisation de l’avortement au début des années 1970, nombre de témoins ont salué l’avancée législative et sociétale que représenterait selon eux le texte voté en première lecture en mai par l’Assemblée nationale, dont le Sénat débattra fin janvier.Cette proposition de loi du député MoDem Olivier Falorni créerait un “droit à l’aide à mourir” en France. Elle légaliserait le suicide assisté, et de manière exceptionnelle, l’euthanasie, sans pour autant que ces mots jugés connotés négativement ne figurent dans le texte.”La mort volontaire fait partie des droits de l’Homme. C’est d’ailleurs un thème très ancien, très traditionnel dans l’histoire de la pensée. La quasi-totalité des philosophes antiques pensait qu’on avait le droit de mettre volontairement fin à ses jours. Le plus réticent d’entre eux, c’est Platon, notamment pour des raisons religieuses”, a disserté devant les juges le philosophe André Comte-Sponville.Très clivant, le combat d’Ultime Liberté va au-delà de la revendication des associations pro-euthanasie traditionnelles d’un “droit à l’aide à mourir” pour les patients en fin de vie et en grande souffrance.Dans une approche “quasi-libertarienne” de la mort, selon l’expression de la présidente du tribunal au cours des débats, l’organisation revendique le droit à un suicide “serein” pour toute personne en pleine possession de ses moyens, malade ou non.”Tous les prévenus savaient pertinemment que le pentobarbital était une substance vénéneuse illicite et, insatisfaits de cet état du droit, ils ont choisi de dicter leur propre loi pour permettre l’acquisition et l’importation du pentobarbital sur le territoire national”, a fustigé la procureure dans son réquisitoire.