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L’incendie dans l’Aude sous contrôle, deux feux en Corse

L’incendie déclenché dimanche dans l’Aude par un brasero mal éteint à bord d’une remorque est sous contrôle lundi soir, après quelques reprises désormais maîtrisées, tandis que deux feux restent sous surveillance en Haute-Corse et en Corse du Sud, selon les pompiers. “On a quelques reprises qui sont traitées actuellement et ça va être ça pendant quelques jours, avec cette sécheresse, ça redémarre assez rapidement”, a dit à l’AFP le colonel Christophe Magny, qui commande les 222 pompiers encore mobilisés lundi en fin de journée sur la commune de Bizanet (Aude), près de Narbonne.En fin de journée, la préfecture de l’Aude a décrit dans un communiqué une “évolution stable” concernant les reprises de l’incendie qui a parcouru 400 hectares à la faveur des températures caniculaires.Plus de 600 pompiers ont été mobilisés “au plus fort de l’incendie”, a souligné le Service d’incendie et de secours, précisant que neuf sapeurs-pompiers ont été légèrement blessés, victimes de coups de chaud, des fumées et pour l’un d’entre eux d’une chute.”On a eu quatre reprises, dont une seule un peu inquiétante, mais elles sont toutes maîtrisées”, a ajouté le colonel Magny. “L’avant du feu est stoppé”, a-t-il souligné en fin de journée, précisant que c’est le vent de l’après midi qui avait provoqué la réactivation de foyers.En parallèle, un autre incendie survenu près de Carcassonne en fin d’après-midi a parcouru 40 hectares, mobilisé une centaine de pompiers et provoqué l’évacuation de dix personnes avant d’être fixé, a détaillé la préfecture.En Corse du Sud, un feu dans dans les massifs de Bavella aura parcouru 120 hectares à la nuit tombée, a indiqué la préfecture.La progression de l’incendie a été considérablement ralentie lundi en fin de journée, grâce aux moyens aériens – deux Canadair et un hélicoptère bombardier d’eau qui a effectué plus de 20 largages sur un massif très escarpé. Mardi, 75 sapeurs-pompiers seront d’ailleurs héliportés pour mieux lutter contre les flammes. Deux soldats du feu positionnés dans le refuge de Paliri sur le GR20, où se trouvent une vingtaine de randonneurs surveillent l’orientation du feu. Le canyon de la Vacca a été fermé par arrêté préfectoral.En Haute-Corse, à Linguizzetta, un incendie qui dure depuis presque 72 heures a nécessité lundi l’intervention de deux Canadair qui ont réalisé 70 largages. Il a parcouru 90 à 95 hectares, selon les pompiers.Mais “les endroits qui avaient été traités par des largages des moyens aériens” se sont réactivés lundi, ce qui les a “beaucoup préoccupés et mobilisés”, ont-ils expliqué, décrivant des secteurs “très vallonnées, très difficiles d’accès avec aucune piste qui permette de progresser en sécurité”.Les deux incendies en Corse seraient dus à la foudre.- Canicule, vent -Dans l’Aude, la préfecture avait prévenu dans la matinée que la vigilance restait de mise en raison d’une météo favorable au feu: canicule, taux d’humidité en baisse et vent.Lundi matin, les pompiers, soutenus par des avions bombardiers d’eau, s’étaient appliqués à “noyer le feu” qu’ils étaient parvenus à fixer dans la nuit alors qu’il avait déjà détruit environ 400 hectares de végétation.L’autoroute A61 entre Toulouse et la Méditerranée avait été coupée dimanche entre Lézignan et Narbonne en raison de la virulence des flammes, jusqu’à lundi matin. Quelque 50 personnes ont été évacuées dimanche d’un camping à Bizanet, de même que 60 habitants d’un lotissement, ainsi que 37 personnes de l’abbaye de Fontfroide.- Barbecue mal éteint -Le feu est parti “d’un barbecue, qui était transporté sur l’autoroute, derrière un véhicule, sur une remorque”, a rapporté dimanche le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau.Un suspect a été interpellé et placé en garde à vue pour “destruction involontaire par incendie de bois et forêt”, a précisé à l’AFP le procureur de la République de Narbonne, Eric Camous. Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait d’un commerçant qui, au retour d’un marché, ne s’est pas rendu compte que son brasero n’était pas éteint. Un point presse aura lieu mardi en fin de journée à Narbonne sur les suites judiciaires.Dans le camping de Bizanet, l’incendie a détruit “sept bungalows”, “deux hébergements insolites”, “trois installations techniques” et “un fourgon”, tandis qu’une “maison située à proximité a également été touchée par les flammes”, selon la préfecture.

L’incendie dans l’Aude sous contrôle, deux feux en Corse

L’incendie déclenché dimanche dans l’Aude par un brasero mal éteint à bord d’une remorque est sous contrôle lundi soir, après quelques reprises désormais maîtrisées, tandis que deux feux restent sous surveillance en Haute-Corse et en Corse du Sud, selon les pompiers. “On a quelques reprises qui sont traitées actuellement et ça va être ça pendant quelques jours, avec cette sécheresse, ça redémarre assez rapidement”, a dit à l’AFP le colonel Christophe Magny, qui commande les 222 pompiers encore mobilisés lundi en fin de journée sur la commune de Bizanet (Aude), près de Narbonne.En fin de journée, la préfecture de l’Aude a décrit dans un communiqué une “évolution stable” concernant les reprises de l’incendie qui a parcouru 400 hectares à la faveur des températures caniculaires.Plus de 600 pompiers ont été mobilisés “au plus fort de l’incendie”, a souligné le Service d’incendie et de secours, précisant que neuf sapeurs-pompiers ont été légèrement blessés, victimes de coups de chaud, des fumées et pour l’un d’entre eux d’une chute.”On a eu quatre reprises, dont une seule un peu inquiétante, mais elles sont toutes maîtrisées”, a ajouté le colonel Magny. “L’avant du feu est stoppé”, a-t-il souligné en fin de journée, précisant que c’est le vent de l’après midi qui avait provoqué la réactivation de foyers.En parallèle, un autre incendie survenu près de Carcassonne en fin d’après-midi a parcouru 40 hectares, mobilisé une centaine de pompiers et provoqué l’évacuation de dix personnes avant d’être fixé, a détaillé la préfecture.En Corse du Sud, un feu dans dans les massifs de Bavella aura parcouru 120 hectares à la nuit tombée, a indiqué la préfecture.La progression de l’incendie a été considérablement ralentie lundi en fin de journée, grâce aux moyens aériens – deux Canadair et un hélicoptère bombardier d’eau qui a effectué plus de 20 largages sur un massif très escarpé. Mardi, 75 sapeurs-pompiers seront d’ailleurs héliportés pour mieux lutter contre les flammes. Deux soldats du feu positionnés dans le refuge de Paliri sur le GR20, où se trouvent une vingtaine de randonneurs surveillent l’orientation du feu. Le canyon de la Vacca a été fermé par arrêté préfectoral.En Haute-Corse, à Linguizzetta, un incendie qui dure depuis presque 72 heures a nécessité lundi l’intervention de deux Canadair qui ont réalisé 70 largages. Il a parcouru 90 à 95 hectares, selon les pompiers.Mais “les endroits qui avaient été traités par des largages des moyens aériens” se sont réactivés lundi, ce qui les a “beaucoup préoccupés et mobilisés”, ont-ils expliqué, décrivant des secteurs “très vallonnées, très difficiles d’accès avec aucune piste qui permette de progresser en sécurité”.Les deux incendies en Corse seraient dus à la foudre.- Canicule, vent -Dans l’Aude, la préfecture avait prévenu dans la matinée que la vigilance restait de mise en raison d’une météo favorable au feu: canicule, taux d’humidité en baisse et vent.Lundi matin, les pompiers, soutenus par des avions bombardiers d’eau, s’étaient appliqués à “noyer le feu” qu’ils étaient parvenus à fixer dans la nuit alors qu’il avait déjà détruit environ 400 hectares de végétation.L’autoroute A61 entre Toulouse et la Méditerranée avait été coupée dimanche entre Lézignan et Narbonne en raison de la virulence des flammes, jusqu’à lundi matin. Quelque 50 personnes ont été évacuées dimanche d’un camping à Bizanet, de même que 60 habitants d’un lotissement, ainsi que 37 personnes de l’abbaye de Fontfroide.- Barbecue mal éteint -Le feu est parti “d’un barbecue, qui était transporté sur l’autoroute, derrière un véhicule, sur une remorque”, a rapporté dimanche le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau.Un suspect a été interpellé et placé en garde à vue pour “destruction involontaire par incendie de bois et forêt”, a précisé à l’AFP le procureur de la République de Narbonne, Eric Camous. Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait d’un commerçant qui, au retour d’un marché, ne s’est pas rendu compte que son brasero n’était pas éteint. Un point presse aura lieu mardi en fin de journée à Narbonne sur les suites judiciaires.Dans le camping de Bizanet, l’incendie a détruit “sept bungalows”, “deux hébergements insolites”, “trois installations techniques” et “un fourgon”, tandis qu’une “maison située à proximité a également été touchée par les flammes”, selon la préfecture.

Alcaraz survives scare, Sabalenka cruises on Wimbledon’s hottest opening day

Carlos Alcaraz survived a major scare in his Wimbledon opener while Aryna Sabalenka kept her cool to cruise into the second round on the hottest opening day in the tournament’s history.Temperatures at the All England Club on Monday topped 32 degrees Celsius (89.6 Fahrenheit), surpassing the previous record for the start of the tournament of …

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Audiovisuel public: le texte rejeté dès l’entame des débats à l’Assemblée

Les députés ont rejeté dès le début des débats lundi la réforme de l’audiovisuel public, énième péripétie pour un texte au parcours chaotique, rejeté par les salariés concernés, mais que la ministre de la Culture Rachida Dati continue à défendre bec et ongles.La proposition de loi du sénateur Laurent Lafon (UDI, centre), prévoit de créer le 1er janvier 2026 une holding, France Médias, qui chapeauterait France Télévisions, Radio France et l’Ina (Institut national de l’audiovisuel), sous l’autorité d’un président-directeur général.Les députés de gauche, rejoints de manière inattendue par ceux du Rassemblement national, ont voté largement (94 voix dont 16 RN contre 38) une motion de rejet du groupe écologiste et social, face aux bancs clairsemés de la coalition gouvernementale.Les représentants des groupes de gauche se sont réjouis à l’unisson de ce vote. “C’est un immense revers pour Rachida Dati et elle le mérite, parce que sa réforme était mal préparée”, s’est félicité le député PS Emmanuel Grégoire, qui ambitionne d’affronter Mme Dati à Paris lors des élections municipales de mars 2026.”La gauche ne voulait pas débattre. C’est une étape franchie. Le texte ira plus vite au Sénat”, a commenté le cabinet de la ministre auprès de l’AFP.La chambre haute pourrait examiner le texte dès la semaine prochaine selon une source parlementaire. Une source gouvernementale assure, de son côté, que “ce n’est pas arbitré”. Le Premier ministre François Bayrou avait apporté son soutien à la réforme dimanche sur RTL.Face à la presse, comme dans l’hémicycle, Mme Dati a défendu une réforme qu’elle porte à bout de bras depuis des mois, et qui serait l’un des rares trophées dont elle puisse se prévaloir rue de Valois.”Il nous faut un chef d’orchestre, sortir du fonctionnement en silo, avoir des stratégies très claires, réellement unifiées avec un PDG unique, une stratégie cohérente et coordonnée”, a-t-elle dit.- “Gâchis” -Pour le RN, le vote de la motion était une manière d’abréger les débats, alors que près de 1.300 amendements avaient été déposés, principalement par la gauche. “Il y en a marre de voir la gauche faire de l’obstruction systématique sur quasiment tous les textes dans l’hémicycle”, a expliqué à la presse le député RN Philippe Ballard.Le député du groupe MoDem Erwan Balanant a lui regretté un “gâchis démocratique” et un “gâchis pour l’audiovisuel”, alors même que son groupe avait des “réticences” sur le texte.Ce rejet signe-t-il une défaite personnelle pour la ministre, accusée d’avoir contribué à tendre les débats ces derniers mois ?”Dati a été trop violente ces dernières semaines. Elle s’est mis à dos beaucoup de députés centristes qui ne veulent plus lui offrir une victoire politique”, a décrypté lundi une source au sein de l’audiovisuel public.En avril, un incident avait opposé en commission la ministre à une fonctionnaire de la chambre basse. Plus récemment, Mme Dati a créé l’émoi en s’en prenant au journaliste Patrick Cohen sur le plateau de C à vous, sur France 5, ou en affirmant sur France Inter que les auditeurs du service public étaient un “club” de “CSP+” (membres de catégories socioprofessionnelles favorisées).Dans l’hémicycle, Mme Dati a dénoncé les “violentes attaques contre (sa) personne”. “Cette réforme n’est pas la réforme de Rachida Dati”, c’est une réforme “dans l’intérêt évidemment de l’ensemble des Français”, a-t-elle soutenu.Un point de vue combattu par les syndicats des médias concernés. Une grève illimitée a démarré jeudi à Radio France pour s’opposer aux restrictions budgétaires et à ce projet de réforme, que les syndicats jugent “extrêmement dangereux” tant pour l’avenir des salariés que pour l’indépendance de l’information. Le Syndicat national des journalistes (SNJ) comptait lundi 67% de grévistes dans les rédactions du groupe.A France Télévisions, où le mouvement a débuté lundi, la direction a compté 15% de grévistes au cours de la journée.Plusieurs centaines de salariés s’étaient rassemblées lundi à la mi-journée à proximité du ministère de la Culture, scandant “Rachida Dati démission”.

Paris “regrette vivement” la condamnation d’un journaliste français en Algérie

La France a déploré lundi “la lourde condamnation” d’un journaliste français en Algérie, réaffirmant son attachement à la liberté de la presse sans toutefois appeler Alger à le faire libérer dans un contexte de crise exacerbée entre les deux pays.La condamnation de ce journaliste, dans une affaire qui n’avait jusque-là pas été rendue publique, intervient alors que l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, dont la détention en Algérie constitue un des éléments de la crise entre Paris et Alger, attend mardi le jugement de son procès en appel.”La France regrette vivement la lourde condamnation à une peine de sept ans de prison ferme du journaliste français Christophe Gleizes”, a déclaré le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué publié au lendemain de la révélation de cette affaire par Reporters sans frontières (RSF) et son employeur, le groupe So Press, qui ont dénoncé une sanction “injuste”.Sa défense a déposé lundi un recours en appel, a affirmé à l’AFP son avocat Salah Brahimi.Le Quai d’Orsay a assuré suivre “de près” la situation du journaliste “depuis son arrestation en Algérie en mai 2024” et “lui a apporté aide et protection consulaire tout au long de son contrôle judiciaire”. “L’ensemble des services demeurent mobilisés pour lui porter assistance et sont en contact régulier avec lui, ses proches et ses conseils”, a-t-il ajouté.Journaliste indépendant spécialiste du football, coauteur d’un livre sur “l’esclavage moderne” des joueurs africains qui émigrent dans l’espoir d’une vie meilleure, Christophe Gleizes écrivait depuis une dizaine d’années pour deux magazines du groupe, “So Foot” et le généraliste “Society”.Il est “reconnu pour toujours travailler sans arrière-pensée politique, ses enquêtes et interviews le prouvent”, a déclaré à l’AFP Franck Annese, fondateur de So Press. Il s’agit d’une condamnation “injuste” que “personne ne pouvait envisager”, selon lui.Christophe Gleizes s’était rendu en Algérie pour un sujet sur l’un des plus gros clubs du pays, la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), basé à Tizi Ouzou, à l’est d’Alger.Arrêté le 28 mai 2024 puis placé sous contrôle judiciaire pendant 13 mois avec interdiction de quitter le territoire, il a été condamné dimanche, notamment pour “apologie du terrorisme” et “possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national”, selon l’ONG de défense de la presse RSF.La justice lui reproche d’avoir été en contact avec un dirigeant de la JS Kabylie, par ailleurs responsable du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), classé organisation terroriste par les autorités algériennes en 2021.  Ses soutiens rétorquent que seul un des trois échanges a eu lieu après cette classification et qu’il était motivé par la préparation du reportage sur la JSK.- Tout mettre en oeuvre -Cette condamnation intervient dans un contexte de crise diplomatique aiguë entre l’Algérie et la France l’ex-puissance colonisatrice, marquée par des expulsions de diplomates de part et d’autre ainsi qu’un gel de toutes les coopérations en particulier migratoire et judiciaire.La brouille a éclaté l’été dernier après la reconnaissance par le président français Emmanuel Macron d’un plan d’autonomie “sous souveraineté marocaine” pour le Sahara occidental, territoire que se disputent depuis 50 ans le Maroc et les indépendantistes du Polisario, soutenus par Alger.La situation s’est envenimée avec l’arrestation à la mi-novembre de Boualem Sansal, accusé d’avoir porté atteinte “à l’unité nationale” dans des déclarations en France, où il estimait que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de territoires appartenant jusque-là au Maroc. Après une condamnation à cinq ans de prison en première instance, le jugement en appel doit être annoncé mardi.Au printemps, les deux pays avaient repris langue brièvement avant de retomber dans la crise diplomatique.Selon des sources judiciaires contactées dimanche par l’AFP en Algérie, le journaliste a été conduit directement à la prison de Tizi Ouzou après sa condamnation. Un procès en appel n’aura pas lieu avant la prochaine session criminelle qui s’ouvrira en octobre, selon ces sources.”Il est important que tout soit mis en œuvre, y compris politiquement et diplomatiquement, pour que la justice l’emporte et que Christophe puisse retrouver ses proches et sa rédaction”, a pour sa part plaidé Franck Annese.

Sur la Manche, le ballet de canots-taxis venant chercher des migrants

En quelques heures lundi matin, cinq canots chargés de dizaines de migrants ont pris la direction de l’Angleterre depuis les plages d’Hardelot et d’Equihen (Pas-de-Calais), à l’issue d’un ballet complexe et parfois chaotique avec gendarmes et secours, a constaté un photographe de l’AFP.A l’aube d’une journée brûlante et à la faveur de conditions météorologiques propices, de nombreux migrants tentent la traversée vers l’Angleterre lundi matin, dans le Nord et le Pas-de-Calais. Vers 4H00 du matin, alors qu’il fait encore nuit, un groupe d’une vingtaine de migrants prend la mer depuis la plage d’Equihen, au sud de Boulogne-sur-Mer. Seuls quatre d’entre eux portent des gilets de sauvetage. Leur canot est peu chargé au regard des habitudes des passeurs dans la Manche. Peut-être servira-t-il de “taxi-boat”, en allant récupérer plus loin sur le littoral d’autres exilés. Vers 6H00, un autre groupe se met à arpenter le sable dans l’attente de son taxi-boat.Et justement, peu après, quatre autres canots viennent simultanément chercher des candidats à la dangereuse traversée sur cette plage et celle, voisine, de la station balnéaire huppée d’Hardelot, parfois sous les yeux de touristes en short et de riverains promenant leurs chiens.Des migrants se ruent éperdument vers la mer. Certains sont repoussés dans les dunes par des gendarmes qui bloquent les entrées et sorties des dunes vers la plage.  Des familles avec des enfants sur les épaules ont atteint l’eau mais elles peinent à monter dans un des canots, de l’eau jusqu’au cou. Elles finissent par renoncer, sous les yeux des gendarmes qui leur demandent de revenir vers le rivage.En faisant arriver les canots par la mer pour récupérer les migrants, les passeurs espèrent éviter les forces de l’ordre déployées à terre où elles crèvent parfois les embarcations sur la plage.Deux des canots arrivés simultanément s’échangent ce matin-là des passagers en mer.Sur l’un des canots, l’embarquement des passagers, particulièrement difficile, s’étire sur une heure et demie. Un jetski des pompiers et un canot de la gendarmerie maritime tournent autour de l’embarcation, vérifiant que ce moment à risque ne tourne pas au drame. Dix-sept personnes sont mortes en tentant de rallier l’Angleterre par la mer depuis le début de l’année, selon le ministère de l’Intérieur. L’année 2024, tristement record, avait connu 78 décès de ce type. Sur le sable, d’autres gendarmes surveillent la scène, sans entrer dans l’eau – une stratégie qui pourrait évoluer.Des images diffusées sur les réseaux sociaux ces dernières semaines montrent que les forces de l’ordre interviennent parfois jusque dans les premiers mètres en mer. Paris envisage, sous la pression de Londres, de modifier la doctrine d’intervention des policiers et gendarmes en mer afin de pouvoir intercepter les taxi-boats jusqu’à 300 mètres des côtes.Actuellement, conformément au droit international de la mer, une fois qu’une embarcation est à l’eau, les autorités ne font que du sauvetage.Un peu plus tard ce matin-là, des bénévoles de l’association Opal’exil distribuent sur la plage vêtements et boissons aux migrants qui ont échoué à monter dans les canots.Malgré les tragédies répétées et le démantèlement de filières – neuf passeurs afghans et kurdes ont été condamnés lundi matin à Lille – les traversées clandestines ne fléchissent pas. Plus de 18.500 personnes sont arrivées en Angleterre à bord de “small boats” depuis le 1er janvier, selon des chiffres officiels britanniques. C’est un chiffre inédit à ce stade de l’année et 6.000 de plus que sur les six premiers mois de l’année 2022, année record en la matière depuis l’apparition des traversées par “small boats” en 2018.

Peace deal with Rwanda opens way to ‘new era’, says DR Congo president

A peace deal between the Democratic Republic of Congo and Rwanda aimed at ending decades of conflict in eastern DRC paves the way for “a new era of stability”, Congolese President Felix Tshisekedi said Monday.Rich in natural resources, especially lucrative minerals, the vast DRC’s east has been plagued by deadly violence that has ravaged the …

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“Banquet paysan” devant le Sénat pour dire “non à la loi Duplomb”

“La catastrophe est déjà là, n’en rajoutez pas!” lance un jeune agriculteur venu participer au “banquet paysan” dressé près du Sénat pour dire “non à la loi Duplomb”, un texte en discussion au Parlement décrié par les défenseurs de la transition agro-écologique.Cette proposition de loi (PPL), portée par le sénateur de droite Laurent Duplomb, vise à “lever les contraintes” du métier d’agriculteur, notamment en permettant un stockage accru de l’eau ou la réintroduction en France d’un pesticide néonicotinoïde, très toxique pour les pollinisateurs.”Cette PPL, c’est la liste au père Noël de l’agro-industrie”: “plus de pesticides”, “plus de mégabassines”, “la remise en cause de l'(agence sanitaire) Anses”…, énumère Lorine Azoulai, coprésidente du collectif Nourrir, qui mobilise depuis trois jours partout en France contre ce texte.Voté au Sénat puis renvoyé en commission mixte paritaire avant son examen à l’Assemblée, le texte franchit toutes les “lignes rouges” pour les associations environnementales, élus de gauche et une partie des agriculteurs qui estiment que ses dispositions ne feront “que retarder la transition agro-écologique”.”On est contre ce texte. Même remanié. Rien ne pourra améliorer cette copie dangereuse qui va contre le sens de l’histoire”, a martelé Lorine Azoulai, suscitant les applaudissements nourris des quelques centaines de personnes réunies — 500 selon les organisateurs.Sous les arbres ou les chapiteaux de la Confédération paysanne, 3e syndicat agricole, de grandes tables sont dressées: on y coupe des légumes et des fruits apportés par les producteurs, on prépare des saucisses pour les grillades, on sert un peu de bière et beaucoup d’eau.- “Intérêt général” -François Dugrain, maraîcher dans l’Aisne, a apporté brocolis, salades et carottes. “On n’est pas contre le stockage de l’eau, moi-même je stocke un peu d’eau pour mes légumes. Mais il faut partager, le faire à l’échelle locale, sans détruire le milieu”, plaide-t-il.”On doit prioriser les cultures, comme les fruits et légumes, qu’on importe à 50%, et aussi pour l’abreuvement des animaux. Mais aujourd’hui, la politique, c’est premier arrivé, premier servi. Il n’y a aucune vision stratégique sur la gestion de cette ressource”, renchérit Thomas Gibert, un des porte-parole de la Confédération paysanne.La chaleur de juin est si intense que les moissons d’orge, les premières céréales récoltées avant le blé, ont trois semaines d’avance en France.Devant le Sénat, ils sont venus nombreux questionner “au nom de l’intérêt général”: “Il y a quand même des villes entières qui se retrouvent l’été sans eau pendant qu’on arrose du maïs qui sert à l’agro-industrie”, souligne Fanny Métrat, éleveuse en Ardèche et porte-parole de la Confédération paysanne.”Duplomd dans l’aile” ou “Duplomb, la culture du désastre”: tendues à bout de bras, les pancartes disent la peur d’un “nouveau coup” porté à la biodiversité et “la destruction du vivant”.”En facilitant le déclassement des zones humides, ce texte fragilise des milieux qui fonctionnent comme des éponges” pour atténuer les inondations et sont des “réserves de biodiversité”, souligne Jean-François Magne, de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).”Quarante pour cent des oiseaux des plaines agricoles ont disparu ces 20 dernières années”, rappelle-t-il, citant le moineau friquet, l’alouette ou la fauvette.Une hécatombe largement attribuée aux pesticides. Un apiculteur est venu raconter “les ravages des néonicotinoïdes” — dont l’insecticide acétamipride que le texte veut de nouveau autoriser en France — sur les colonies d’abeilles.Un céréalier, passé en agriculture bio, dresse un triste constat: “Je bois tous les jours dans mon eau des pesticides que j’utilisais il y a encore dix ans. C’est maintenant qu’il faut agir”, lance-t-il, avant de dénoncer les coups de rabot sur le budget de l’agriculture bio.A la tribune, Fanny Métrat vient dénoncer “le mythe de l’unité paysanne”. Ce texte est “fait sur mesure pour la FNSEA” (premier syndicat) et “ne parle qu’à une minorité”, dit-elle, notant que “le relèvement des seuils” pour les bâtiments d’élevage ne concernant que “2% des fermes d’élevage”.L’hiver dernier, “quand on est descendus dans la rue, tous syndicats confondus, ce qu’on demandait, c’était un revenu digne pour toutes et tous”, rappelle-t-elle. 

“Banquet paysan” devant le Sénat pour dire “non à la loi Duplomb”

“La catastrophe est déjà là, n’en rajoutez pas!” lance un jeune agriculteur venu participer au “banquet paysan” dressé près du Sénat pour dire “non à la loi Duplomb”, un texte en discussion au Parlement décrié par les défenseurs de la transition agro-écologique.Cette proposition de loi (PPL), portée par le sénateur de droite Laurent Duplomb, vise à “lever les contraintes” du métier d’agriculteur, notamment en permettant un stockage accru de l’eau ou la réintroduction en France d’un pesticide néonicotinoïde, très toxique pour les pollinisateurs.”Cette PPL, c’est la liste au père Noël de l’agro-industrie”: “plus de pesticides”, “plus de mégabassines”, “la remise en cause de l'(agence sanitaire) Anses”…, énumère Lorine Azoulai, coprésidente du collectif Nourrir, qui mobilise depuis trois jours partout en France contre ce texte.Voté au Sénat puis renvoyé en commission mixte paritaire avant son examen à l’Assemblée, le texte franchit toutes les “lignes rouges” pour les associations environnementales, élus de gauche et une partie des agriculteurs qui estiment que ses dispositions ne feront “que retarder la transition agro-écologique”.”On est contre ce texte. Même remanié. Rien ne pourra améliorer cette copie dangereuse qui va contre le sens de l’histoire”, a martelé Lorine Azoulai, suscitant les applaudissements nourris des quelques centaines de personnes réunies — 500 selon les organisateurs.Sous les arbres ou les chapiteaux de la Confédération paysanne, 3e syndicat agricole, de grandes tables sont dressées: on y coupe des légumes et des fruits apportés par les producteurs, on prépare des saucisses pour les grillades, on sert un peu de bière et beaucoup d’eau.- “Intérêt général” -François Dugrain, maraîcher dans l’Aisne, a apporté brocolis, salades et carottes. “On n’est pas contre le stockage de l’eau, moi-même je stocke un peu d’eau pour mes légumes. Mais il faut partager, le faire à l’échelle locale, sans détruire le milieu”, plaide-t-il.”On doit prioriser les cultures, comme les fruits et légumes, qu’on importe à 50%, et aussi pour l’abreuvement des animaux. Mais aujourd’hui, la politique, c’est premier arrivé, premier servi. Il n’y a aucune vision stratégique sur la gestion de cette ressource”, renchérit Thomas Gibert, un des porte-parole de la Confédération paysanne.La chaleur de juin est si intense que les moissons d’orge, les premières céréales récoltées avant le blé, ont trois semaines d’avance en France.Devant le Sénat, ils sont venus nombreux questionner “au nom de l’intérêt général”: “Il y a quand même des villes entières qui se retrouvent l’été sans eau pendant qu’on arrose du maïs qui sert à l’agro-industrie”, souligne Fanny Métrat, éleveuse en Ardèche et porte-parole de la Confédération paysanne.”Duplomd dans l’aile” ou “Duplomb, la culture du désastre”: tendues à bout de bras, les pancartes disent la peur d’un “nouveau coup” porté à la biodiversité et “la destruction du vivant”.”En facilitant le déclassement des zones humides, ce texte fragilise des milieux qui fonctionnent comme des éponges” pour atténuer les inondations et sont des “réserves de biodiversité”, souligne Jean-François Magne, de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).”Quarante pour cent des oiseaux des plaines agricoles ont disparu ces 20 dernières années”, rappelle-t-il, citant le moineau friquet, l’alouette ou la fauvette.Une hécatombe largement attribuée aux pesticides. Un apiculteur est venu raconter “les ravages des néonicotinoïdes” — dont l’insecticide acétamipride que le texte veut de nouveau autoriser en France — sur les colonies d’abeilles.Un céréalier, passé en agriculture bio, dresse un triste constat: “Je bois tous les jours dans mon eau des pesticides que j’utilisais il y a encore dix ans. C’est maintenant qu’il faut agir”, lance-t-il, avant de dénoncer les coups de rabot sur le budget de l’agriculture bio.A la tribune, Fanny Métrat vient dénoncer “le mythe de l’unité paysanne”. Ce texte est “fait sur mesure pour la FNSEA” (premier syndicat) et “ne parle qu’à une minorité”, dit-elle, notant que “le relèvement des seuils” pour les bâtiments d’élevage ne concernant que “2% des fermes d’élevage”.L’hiver dernier, “quand on est descendus dans la rue, tous syndicats confondus, ce qu’on demandait, c’était un revenu digne pour toutes et tous”, rappelle-t-elle.