AFP Top News

Jugement mardi pour Mimi Marchand, accusée de chantage sur Karine Le Marchand

La papesse de la presse people Mimi Marchand, jugée le mois dernier devant le tribunal correctionnel de Paris pour extorsion sur l’animatrice Karine Le Marchand, sera fixée mardi sur son sort.L’accusation a réclamé une peine d’un an de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende à l’encontre de Michèle dite Mimi Marchand, 78 ans, soupçonnée d’avoir fait du chantage à la célèbre animatrice à l’aide de photos de sa fille mineure sortant de garde à vue.En février 2020, Mimi Marchand avait alerté l’animatrice de “L’amour est dans le pré” qu’un “jeune” photographe inconnu avait tenté de lui vendre ces photos. Elle l’avait rassurée, disant les avoir “bloquées” en donnant 3.000 euros au photographe.A la barre, Mimi Marchand a reconnu avoir “menti” – les images avaient été faites par l’un de ses paparazzi habituels, Sébastien Valiela. “Merci Mimi”, avait répondu soulagée Karine Le Marchand, avant de “rembourser” une première partie de l’argent avancé, 1.600 euros.Devant le tribunal, Mimi Marchand, s’est “traitée d’idiote et d’abrutie” mais n’a pas donné plus d’explications, et il n’y a pas eu de “remise en cause”, a insisté pendant ses réquisitions la procureure, évoquant un sentiment de “toute-puissance”. Elle a rappelé que Mimi Marchand avait, après ce “service”, multiplié les demandes auprès de l’animatrice, maintenant une “pression”.”Il s’agit pour Karine Le Marchand de sauver la réputation de sa fille, ça l’a placée dans des conditions qui l’ont conduite à remettre des fonds, une contrainte morale insidieuse”.La défense de Mimi Marchand a plaidé la relaxe. Dans cette “affaire croustillante (qui) n’en est pas une”, où apparaît une “façon de profiter de la situation qui n’avait pas lieu d’être”, il n’y a juridiquement pas d’extorsion, a soutenu son avocate Me Caroline Toby.La procureure avait aussi réclamé deux ans de prison avec sursis pour violation du secret professionnel contre le policier qui avait donné l’information de la garde à vue au paparazzo Sébastien Valiela, et un an avec sursis contre ce dernier pour recel.Ils étaient tous deux aussi jugés pour les mêmes infractions dans un dossier annexe, également en février 2020: le premier avait alerté le second de la possible arrestation de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire des vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux.A l’ouverture du procès, Piotr Pavlenski s’était fait expulser de la salle après avoir réclamé la relaxe de Mimi Marchand (qui a bénéficié d’un non-lieu sur ce volet), estimant que la diffusion des images de son interpellation participaient à son oeuvre de “pornopolitique”.

La santé libérale descend dans la rue contre les économies imposées

Kinésithérapeutes, infirmiers, médecins, dentistes, sages-femmes, orthophonistes ou encore pharmaciens exerçant en libéral se mobilisent mardi à Paris malgré la canicule pour protester contre “le blocage” de la revalorisation de leurs tarifs et autres mesures d’économies face au dérapage budgétaire de l’Assurance maladie.Initié par 13 organisations syndicales réunies au sein du collectif des #SoignantsTrahis, ce mouvement de contestation interprofessionnelle débutera à 11H00 par un rassemblement sur la place des Invalides.Le cortège s’élancera vers le ministère de la Santé, avec un départ avancé aux alentours de 13H00 en raison de la vague de chaleur écrasante qui sévit en France depuis plusieurs jours et dont le pic est attendu mardi et mercredi. Paris sera d’ailleurs placé en vigilance rouge. “Nous aurons des brumisateurs et des fontaines à eau, et nous sommes assurés que les gens pourront venir avec des gourdes et des bouteilles”, a dit à l’AFP Sébastien Guérard, kinésithérapeute et président des Libéraux de santé.Le plan d’économies du gouvernement prévoit notamment de reporter au 1er janvier 2026 les hausses de tarifs initialement prévues au 1er juillet 2025 pour certains spécialistes.L’intersyndicale y voit “un mépris ouvert du système conventionnel et des accords”, et les soignants libéraux rappellent que ces mesures sont prises en réponse à une situation économique dont ils ne sont pas responsables. “Une politique de santé responsable ne peut reposer durablement sur des intentions non suivies d’effet”, fustige le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes, qui signale “un nombre croissant de radiations du tableau pour départ à l’étranger de kinésithérapeutes, prioritairement vers la Suisse et le Québec”.- Baisse des remises sur les génériques -Une autre colère anime les syndicats de pharmaciens d’officines: le projet gouvernemental de baisser à un taux compris entre 20 et 25% le plafond de remises commerciales consenties par les fabricants aux pharmacies sur les médicaments génériques.Actuellement, les remises sont plafonnées à 40% maximum du prix du générique.Celles-ci étant déclarées auprès de l’Assurance maladie, l’Etat peut voir quel industriel a accordé des rabais et lui demander ensuite des baisses de prix.Ces ristournes constituent un élément de la rémunération des pharmaciens, représentant “un tiers de notre marge”, a indiqué à l’AFP Guillaume Racle, conseiller économie pour l’Uspo, qui évalue le manque à gagner à 600 millions d’euros en cas de plafonnement des remises à 20%, soit “30.000 euros par officine”.”Aujourd’hui, l’Etat surpaye les médicaments chers et sous-paye des médicaments matures”, résume ce pharmacien, observant que “1% des médicaments (en volume) coûtent 42% des dépenses de médicaments de ville”.Le coût moyen des traitements évalués comme n’apportant aucun bénéfice clinique supplémentaire par rapport à ce qui existe “progresse depuis 2021 ainsi que leur dépense totale, alors qu’il diminuait dans le passé”, reconnaît l’Assurance Maladie dans son rapport annuel sur les coûts et les économies de santé.La baisse des prix résultant de celle des remises va avoir une répercussion sur les emplois en officines et risque d’aggraver les pénuries de médicaments, alertent les syndicats de pharmaciens.La Fédération des pharmaciens d’officine (FSPF), syndicat majoritaire, appelle à “une grève des gardes” à compter du 1er juillet.Des groupements d’enseignes de pharmacies (Federgy, UDGPO…) ont pour leur part appelé, dans un tract, les parlementaires à “soutenir le maintien strict de la réglementation actuelle sur la marge des médicaments génériques”.

L’Assemblée en passe d’adopter le projet de loi de “refondation” de Mayotte

Plus de six mois après le passage dévastateur de Chido, les députés s’apprêtent à voter mardi le projet de loi du gouvernement pour “refonder” Mayotte, département le plus pauvre de France, confronté avant même le cyclone à d’immenses défis.Le gouvernement vante un texte d’une “ambition politique sans précédent”, pour “concrétiser la promesse républicaine” à Mayotte, où les inégalités avec l’Hexagone restent abyssales.Pour Manuel Valls, le ministre des Outre-mer, “le projet de loi sort enrichi des débats” et son adoption en fin d’après-midi dans l’hémicycle ne fait pas de doute.Et ce alors que les groupes de gauche devraient voter contre ou s’abstenir pour dénoncer “l’obsession anti-immigrés” du texte, selon les mots de Dominique Voynet (écologiste).Le gouvernement pourra toutefois compter sur les voix du Rassemblement national, qui se félicite d’avoir transformé un texte initialement “trop timide” même s’il ne comble pas tout, a expliqué à l’AFP le député RN Yoann Gillet.Car, au dernier jour de l’examen vendredi, le groupe de Marine Le Pen a engrangé une série de victoires, grâce à la très faible mobilisation de députés sur les autres bancs de l’hémicycle.A tel point qu’au cours des débats, le ministre lui-même a dénoncé l’absence du “socle commun” qui a permis à des mesures “scandaleuses” et “totalement inconstitutionnelles” d’être adoptées.Selon M. Gillet, cet examen montre que “la classe politique, en dehors du RN, a peu de considérations pour Mayotte”.Cette démobilisation a été remarquée et commentée sur l’archipel, affirme à l’AFP la députée de Mayotte Estelle Youssouffa (Liot), qui s’inquiète du “message catastrophique” envoyé.”Est-ce que ce texte répond à tout ? Non, mais on en a besoin”, assure, par ailleurs, l’élue qui votera en faveur.Elle rappelle l’engagement du gouvernement de décliner “près de quatre milliards” d’euros d’investissements publics pour l’archipel d’ici 2031. Mais dit aussi rester “attentive”, tant que les fonds ne seront pas inscrits dans une loi de Finances. Elle salue une “victoire” introduite par les députés lors de l’examen: la suppression d’ici 2030 du visa territorialisé, qui empêche un détenteur d’un titre de séjour mahorais de venir dans l’Hexagone.La disposition est très attendue par les habitants de Mayotte qui y voient une injustice et un manque de solidarité de la France métropolitaine face à l’afflux massif d’immigrés clandestins venus notamment des Comores voisines.Autre disposition phare, le projet de loi prévoit de faire converger le niveau des prestations sociales comme le RSA ou le SMIC entre Mayotte et l’Hexagone dans les cinq ans.Plusieurs amendements du Rassemblement national adoptés vendredi ont avancé cette échéance, avec notamment un alignement total du SMIC dès 2027.- Destruction des bidonvilles -Plus tôt dans la semaine, les députés s’étaient attaqués aux mesures les plus controversées: celles pour lutter contre l’immigration, notamment venant des Comores voisines, et l’habitat informel, deux “fléaux” érigés en priorités par le gouvernement.Une mesure permet par exemple de placer dans une zone de rétention des mineurs accompagnant un majeur faisant l’objet d’une mesure d’éloignement.Une autre permet de faciliter la destruction des bidonvilles, avec la possibilité de déroger à l’obligation d’une offre de relogement ou d’hébergement d’urgence.Pour le député LFI Aurélien Taché, il s’agit de “l’une des pires mesures votées” depuis son entrée à l’Assemblée. “Laisser des gens totalement dehors, avec aucune autre solution que de dormir, sans même un toit, sous la pluie, on a atteint le bas du bas”, dénonce l’élu. LFI votera contre le projet de loi.Celui-ci dit regretter le manque de mobilisation, y compris à gauche, qui a permis au RN de “durcir considérablement” le texte “sur la dernière ligne droite” vendredi.Après le vote à l’Assemblée, députés et sénateurs devront ensuite s’entendre sur une version commune au cours d’une commission mixte paritaire (CMP) prévue le 8 juillet.”Il est évident que la CMP (…) devra nettoyer le texte d’un certain nombre de scories, notamment” les mesures “anticonstitutionnelles” ou “impossibles d’un point de vue économique et financier”, a déclaré à l’AFP Manuel Valls, estimant toutefois tenir “un texte solide”.Confiant, le ministre table sur l’adoption définitive du texte dans les jours qui viennent.

Le sud de l’Europe étouffe sous des températures extrêmes

Une canicule persistante s’est abattue lundi sur le sud de l’Europe, avec une ampleur géographique “jamais vue” en France où le mercure continuera à monter, entraînant des températures record en Espagne et en Méditerranée et même la formation d’un impressionnant “nuage rouleau” au Portugal.A 26,01°C en moyenne, selon des données du programme européen Copernicus enregistrées dimanche et analysées par Météo-France, jamais la mer Méditerranée n’avait connu une température aussi élevée en surface.Et sur terre aussi, les records ne cessent de tomber depuis le début de cette vague de chaleur extrême.La France a connu lundi sa nuit puis sa journée les plus chaudes jamais enregistrées pour un mois de juin, mais doit s’attendre à un “paroxysme” de la canicule mardi, selon Météo-France. Seize départements, dont Paris et sa région, basculeront en alerte rouge à la canicule mardi, le niveau d’alerte sanitaire le plus élevé pour la France: des pointes à 41°C sont attendues dans les régions en rouge et la nuit, les températures pourraient ne pas redescendre sous les 20 à 24°C en certains endroits, y compris dans les régions du nord.Quelque 1.350 écoles publiques, sur 45.000, seront partiellement ou totalement fermées mardi, deux fois plus que la veille, prévoit le ministère de l’Education.Lundi, 84 départements sur les 95 que compte la France (hors outre-mer) étaient en vigilance orange, une extension géographique relevant du “jamais vu”, selon la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher. Des températures maximales et minimales record pour un mois de juin ont été relevées également dans plusieurs stations espagnoles, d’après l’agence météorologique Aemet.Samedi, c’est même un record absolu pour le mois de juin qui a été enregistré à Huelva, avec 46°C, au-delà des 45,2°C mesurés à Séville… en 1965.En plus de tempêtes de grêle par endroits, au Portugal, la chaleur a entraîné dimanche la formation d’un rare phénomène de “nuage rouleau” qui s’est amassé au-dessus de certaines portions du littoral.Sur des images diffusées sur les réseaux sociaux, on voit un immense nuage horizontal avancer depuis l’horizon mer vers les plages sous le regard parfois effrayé de ceux qui y cherchaient la fraîcheur de l’océan Atlantique.A l’intérieur des terres, le thermomètre aurait atteint 46,6°C à Mora, à une centaine de kilomètres à l’est de Lisbonne. Si ce relevé était officialisé, il s’agirait comme en Espagne d’un nouveau record pour un mois de juin, selon la presse locale.- Feux de forêt et coups de chaleur -Partout, habitants et touristes tentent de s’adapter tant bien que mal. “Il faut tout faire le matin et rester à l’intérieur l’après-midi pour éviter les pics de chaleur”, confie à Madrid Agathe Lacombe, une Française de 60 ans.”C’est difficile, je dois boire tout le temps”, abonde lundi un Bangladais de 40 ans, qui arpente les rues de Lisbonne avec son tuk-tuk pour faire découvrir la ville aux visiteurs.En Italie, le ministère de la Santé a placé en alerte rouge 17 villes à travers le pays, dont Rome, Milan, Florence et Vérone. Des “refuges climatiques” ont été installés à Bologne et des déshumidificateurs distribués aux nécessiteux à Ancône.Il s’agit d'”une des plus fortes vagues de chaleur de l’été”, qui de surcroît, est marquée par sa durée particulièrement longue, a commenté auprès de l’AFP l’expert Antonio Spano, fondateur du site spécialisé ilmeteo.it.Alors que les pompiers combattaient des feux de forêt dans plusieurs régions d’Italie, les médias locaux ont rapporté qu’une femme de 77 ans est décédée dimanche, suffoquée par la fumée d’un incendie faisant rage près de chez elle à Potenza (sud).Toujours en Italie, un homme de 70 ans est mort emporté par un torrent d’eau et de boue dans la ville alpine de Bardonecchia, dans la région du Piémont, près de la frontière française.Au Portugal, le risque d’incendie était maximal dans la plupart des zones de forêt, mais un foyer qui s’était déclaré la veille près de Castelo Branco (centre) a été maîtrisé lundi. En Turquie, ce sont plus de 50.000 personnes de 41 localités qui ont dû être évacuées lundi à cause d’incendies de forêt.Après le décès en Espagne samedi de deux personnes travaillant sur la voirie, probablement à la suite d’un coup de chaleur, les syndicats ont appelé à des mesures pour protéger les travailleurs les plus exposés.Les vagues de chaleur deviennent plus intenses, commencent plus tôt et interviennent plus tard à la fin de l’été sous l’effet du changement climatique.En Croatie, l’immense majorité de la côte est en alerte rouge en raison de températures autour de 35°C, tandis que le Monténégro fait face à un risque élevé d’incendie et la Serbie connaît une sécheresse sévère et extrême sur une grande partie de son territoire.Le Royaume-Uni aussi était touché par cette vague de chaleur au premier jour du tournoi de tennis à Wimbledon. Les autorités britanniques ayant lancé une alerte orange dans cinq régions d’Angleterre, dont Londres.burs-lf/tsc/mdm/clc/ial/clr/cls/roc/lpa

Canicule: records de température lundi, le “paroxysme” attendu mardi

La France a connu lundi sa nuit puis sa journée les plus chaudes jamais enregistrées pour un mois de juin, mais doit s’attendre à un “paroxysme” de la canicule mardi, avec 16 départements basculant en vigilance rouge, essentiellement d’Ile-de-France et du Centre-Val de Loire.Déjà lundi, 84 départements sur les 96 métropolitains, soit 88% de la population, ont vécu la journée en vigilance canicule orange. Et 68 le resteront mardi en plus des rouges.C’est une fin de mois de tous les records: pour la nuit de dimanche à lundi, la moyenne des températures relevées en 30 points représentatifs de métropole a atteint 20,2°C, dépassant le précédent record pour un mois de juin de 20,1°C — le 27 juin 2019 –, selon des données provisoires de Météo-France; puis, en journée, avec 28°C, cette moyenne a aussi surpassé la valeur la plus haute jamais enregistrée un mois de juin, de 27,9°C.Mardi devrait surclasser ces records, pour “le paroxysme de cet épisode” caniculaire, selon Adrien Warnan, prévisionniste chez Météo-France, avec des pointes à 41 degrés attendues dans les régions en rouge et une nuit où les températures pourraient ne pas redescendre sous les 20 à 24°C en certains endroits, y compris dans les régions du nord.Tous les départements de l’Ile-de-France, le Cher, le Loiret, l’Indre, le Loir-et-Cher, l’Indre-et-Loire, l’Aube, l’Yonne et la Vienne seront donc en rouge mardi à partir de midi.”C’est l’horreur” pour les personnes âgées, s’émeut Christiane, une Lyonnaise de 84 ans, qui a pris l’air tôt lundi avant de se calfeutrer chez elle.Exercer certains métiers relève du calvaire. “C’est comme si tu étais dans un sauna toute la journée, à la différence qu’on fait des efforts physiques en plus”, souffle Mohamed Vicente, dans son kebab à Lyon.- 200 écoles fermées -Les hauteurs de la tour Eiffel à Paris sont fermées depuis lundi 13H00 et le resteront mardi et mercredi “en raison de la canicule en cours”, selon le site internet du gestionnaire du monument.La dernière vigilance de cette ampleur et de cette étendue pour la France remonte à août 2023. En Ile-de-France, c’est la première fois depuis cinq ans (7 au 12 août 2020).Une baisse sensible des températures s’amorcera mercredi matin sur les régions proches de la Manche et la façade atlantique, prémices d’un probable rafraîchissement mercredi soir sur le bassin parisien, anticipe Météo-France.”Une vague de chaleur, c’est plusieurs milliers de morts”, avait averti dans la matinée la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, sur Sud Radio, exhortant les employeurs à protéger leurs salariés, avec notamment des horaires adaptés. Un décret renforçant les obligations des entreprises en cas de canicule sera publié mardi.Quelque 1.350 écoles publiques, sur 45.000, seront partiellement ou totalement fermées mardi, deux fois plus que la veille, prévoit le ministère de l’Education.Cette 50e vague de chaleur nationale recensée depuis 1947, la 33e du XXIe siècle, s’inscrit dans un contexte de changement climatique qui en augmente l’intensité et la fréquence.Dimanche, deux mesures ont témoigné de son caractère inédit: la Méditerranée a connu sa température de surface la plus chaude pour un mois de juin, à 26,01°C en moyenne, selon le programme européen Copernicus. Et le Mont-Blanc, à 4.806 m d’altitude, “a dû enregistrer une température positive, à 1 ou 2°C”, ce qui n’arrive, parfois, “qu’au coeur de l’été”, explique à l’AFP Antoine Courteaud, prévisionniste et nivologue de Météo-France à Chamonix.- Ozone -Outre la santé, la canicule impacte l’environnement: 26 départements étaient lundi en vigilance sécheresse, et 10 au niveau de crise, déclenchant des restrictions importantes de l’utilisation de l’eau.Une pollution de l’air par l’ozone s’installe par voie de conséquence, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes ou dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. Des restrictions de circulation ont été décidées en Ile-de-France.Face au réchauffement de la Garonne, qui assure son refroidissement, le seul réacteur actif de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) avait été mis à l’arrêt dimanche soir.Par ailleurs, à mesure que la planète se réchauffe, l’atmosphère contient de plus en plus de vapeur d’eau (environ 7% pour chaque degré supplémentaire), ce qui augmente les risques de fortes précipitations.Dans les Alpes, de violents orages ont provoqué la crue, inédite en 70 ans, d’un torrent proche de la frontière italienne, causant d’importants dégâts. Juste de l’autre côté des montagnes, dans le Piémont, un homme de 70 ans est mort emporté par un déferlement d’eau et de boue consécutif à de fortes pluies, les autorités locales évoquant des phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents.Le sud de l’Europe étouffe également sous cette canicule qui a notamment occasionné des températures record en Espagne — 46°C samedi, un record pour un mois de juin — et entraîné la formation d’un impressionnant “nuage rouleau” au Portugal.La cause de ce nouveau pic est un dôme de chaleur: un large et puissant anticyclone forme une sorte de couvercle qui bloque l’air en basses couches, empêchant l’entrée de perturbations tout en le réchauffant progressivement.

Canicule: records de température lundi, le “paroxysme” attendu mardi

La France a connu lundi sa nuit puis sa journée les plus chaudes jamais enregistrées pour un mois de juin, mais doit s’attendre à un “paroxysme” de la canicule mardi, avec 16 départements basculant en vigilance rouge, essentiellement d’Ile-de-France et du Centre-Val de Loire.Déjà lundi, 84 départements sur les 96 métropolitains, soit 88% de la population, ont vécu la journée en vigilance canicule orange. Et 68 le resteront mardi en plus des rouges.C’est une fin de mois de tous les records: pour la nuit de dimanche à lundi, la moyenne des températures relevées en 30 points représentatifs de métropole a atteint 20,2°C, dépassant le précédent record pour un mois de juin de 20,1°C — le 27 juin 2019 –, selon des données provisoires de Météo-France; puis, en journée, avec 28°C, cette moyenne a aussi surpassé la valeur la plus haute jamais enregistrée un mois de juin, de 27,9°C.Mardi devrait surclasser ces records, pour “le paroxysme de cet épisode” caniculaire, selon Adrien Warnan, prévisionniste chez Météo-France, avec des pointes à 41 degrés attendues dans les régions en rouge et une nuit où les températures pourraient ne pas redescendre sous les 20 à 24°C en certains endroits, y compris dans les régions du nord.Tous les départements de l’Ile-de-France, le Cher, le Loiret, l’Indre, le Loir-et-Cher, l’Indre-et-Loire, l’Aube, l’Yonne et la Vienne seront donc en rouge mardi à partir de midi.”C’est l’horreur” pour les personnes âgées, s’émeut Christiane, une Lyonnaise de 84 ans, qui a pris l’air tôt lundi avant de se calfeutrer chez elle.Exercer certains métiers relève du calvaire. “C’est comme si tu étais dans un sauna toute la journée, à la différence qu’on fait des efforts physiques en plus”, souffle Mohamed Vicente, dans son kebab à Lyon.- 200 écoles fermées -Les hauteurs de la tour Eiffel à Paris sont fermées depuis lundi 13H00 et le resteront mardi et mercredi “en raison de la canicule en cours”, selon le site internet du gestionnaire du monument.La dernière vigilance de cette ampleur et de cette étendue pour la France remonte à août 2023. En Ile-de-France, c’est la première fois depuis cinq ans (7 au 12 août 2020).Une baisse sensible des températures s’amorcera mercredi matin sur les régions proches de la Manche et la façade atlantique, prémices d’un probable rafraîchissement mercredi soir sur le bassin parisien, anticipe Météo-France.”Une vague de chaleur, c’est plusieurs milliers de morts”, avait averti dans la matinée la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, sur Sud Radio, exhortant les employeurs à protéger leurs salariés, avec notamment des horaires adaptés. Un décret renforçant les obligations des entreprises en cas de canicule sera publié mardi.Quelque 1.350 écoles publiques, sur 45.000, seront partiellement ou totalement fermées mardi, deux fois plus que la veille, prévoit le ministère de l’Education.Cette 50e vague de chaleur nationale recensée depuis 1947, la 33e du XXIe siècle, s’inscrit dans un contexte de changement climatique qui en augmente l’intensité et la fréquence.Dimanche, deux mesures ont témoigné de son caractère inédit: la Méditerranée a connu sa température de surface la plus chaude pour un mois de juin, à 26,01°C en moyenne, selon le programme européen Copernicus. Et le Mont-Blanc, à 4.806 m d’altitude, “a dû enregistrer une température positive, à 1 ou 2°C”, ce qui n’arrive, parfois, “qu’au coeur de l’été”, explique à l’AFP Antoine Courteaud, prévisionniste et nivologue de Météo-France à Chamonix.- Ozone -Outre la santé, la canicule impacte l’environnement: 26 départements étaient lundi en vigilance sécheresse, et 10 au niveau de crise, déclenchant des restrictions importantes de l’utilisation de l’eau.Une pollution de l’air par l’ozone s’installe par voie de conséquence, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes ou dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. Des restrictions de circulation ont été décidées en Ile-de-France.Face au réchauffement de la Garonne, qui assure son refroidissement, le seul réacteur actif de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) avait été mis à l’arrêt dimanche soir.Par ailleurs, à mesure que la planète se réchauffe, l’atmosphère contient de plus en plus de vapeur d’eau (environ 7% pour chaque degré supplémentaire), ce qui augmente les risques de fortes précipitations.Dans les Alpes, de violents orages ont provoqué la crue, inédite en 70 ans, d’un torrent proche de la frontière italienne, causant d’importants dégâts. Juste de l’autre côté des montagnes, dans le Piémont, un homme de 70 ans est mort emporté par un déferlement d’eau et de boue consécutif à de fortes pluies, les autorités locales évoquant des phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents.Le sud de l’Europe étouffe également sous cette canicule qui a notamment occasionné des températures record en Espagne — 46°C samedi, un record pour un mois de juin — et entraîné la formation d’un impressionnant “nuage rouleau” au Portugal.La cause de ce nouveau pic est un dôme de chaleur: un large et puissant anticyclone forme une sorte de couvercle qui bloque l’air en basses couches, empêchant l’entrée de perturbations tout en le réchauffant progressivement.

Thailand’s ruling political dynasty faces day of legal peril

Thailand’s ruling political dynasty faces fresh legal peril Tuesday with Prime Minister Paetongtarn Shinawatra risking suspension from office by the Constitutional Court, and her ex-premier father’s separate royal defamation trial due to start.The kingdom’s politics have been dominated for years by a battle between the conservative, pro-military, pro-royalist elite and the Shinawatra clan, who they …

Thailand’s ruling political dynasty faces day of legal peril Read More »

Agriculture: compromis trouvé au Parlement sur la loi Duplomb, avec le retour décrié d’un pesticide

La proposition de loi des sénateurs Duplomb et Menonville sur l’agriculture, décriée par la gauche car elle autorise la réintroduction d’un pesticide interdit, a franchi une étape importante lundi avec la conclusion d’un accord députés-sénateurs sur l’ensemble du texte, laissant entrevoir son adoption définitive.Les sept députés et sept sénateurs réunis à huis clos en commission mixte paritaire (CMP) au Sénat sont parvenus à dégager une version de compromis sur ce texte visant à “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur”.C’est “un signal fort, attendu et nécessaire, adressé à nos agriculteurs: je salue l’engagement des parlementaires qui ont œuvré à cette convergence”, s’est satisfaite la ministre de l’Agriculture Annie Genevard sur X.Portée par Laurent Duplomb (Les Républicains) et Franck Menonville (UDI, centre), l’initiative est désormais proche de se concrétiser: un ultime vote sur cette rédaction commune est prévu mercredi au Sénat puis mardi 8 juillet à l’Assemblée nationale.Le vote favorable de la chambre haute, qui penche à droite, ne fait aucun doute. Celui des députés est un peu plus incertain, même si l’addition des voix du Rassemblement national, des Républicains et d’une grande partie du bloc central macroniste semble dessiner une nette majorité pour l’adoption de ce texte réclamé notamment par la FNSEA, syndicat agricole leader.Lundi, en tout cas, la CMP a voté très largement pour le texte de compromis, avec 10 voix pour – RN, LR, centristes et macronistes – et 4 oppositions des socialistes et Insoumis.- Hésitations macronistes -“Ce texte ne va pas résoudre la totalité des besoins des agriculteurs, mais il permet une chose simple: redonner à nos agriculteurs français les mêmes moyens que leurs homologues européens”, s’est félicité M. Duplomb, affirmant avoir eu l’assurance auprès de Gabriel Attal que les élus Renaissance soutiendraient ce texte lors du dernier vote.Au fil des débats, les macronistes avaient néanmoins peiné à masquer leurs divisions devant les mesures les plus irritantes. Et certains de leurs élus pourraient d’ailleurs s’y opposer lors de l’ultime vote.Les opposants ne manqueront pas l’occasion de mettre la pression sur leurs collègues. “Nous appelons ces députés macronistes à la responsabilité. Ce vote sera un vote pour ou contre les questions de santé publique fondamentale”, a martelé auprès de l’AFP la députée Insoumise Manon Meunier, qui s’indigne d’un compromis qui “reprend les pires dispositions votées au Sénat”.”Avec ce texte-là, on n’entend pas les scientifiques, on n’entend pas les alertes de la science, on n’entend pas les alertes du climat”, s’est désolé l’écologiste Benoît Biteau, lui aussi présent en CMP.La disposition la plus sensible est sans nul doute la réintroduction, certes à titre dérogatoire et sous conditions strictes, de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes interdit en France depuis 2018.Ses effets chez l’humain sont source de préoccupations, même si les risques restent incertains, par manque d’études d’ampleur.Autorisé ailleurs en Europe, il est notamment réclamé par les producteurs de betteraves ou de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”.- “Signal fort” pour la FNSEA -Le dispositif a bien été maintenu en CMP lundi, assorti de quelques aménagements, comme une “clause de revoyure” au bout de trois années de réintroduction, ou encore l’interdiction de planter, sur les zones préalablement traitées, des végétaux qui attirent les pollinisateurs.Le président de la FNSEA a comme Mme Genevard salué dans cet accord “un signal fort” qui prouve que “nos élus ont entendu les agriculteurs”. Il s’agit, a affirmé Arnaud Rousseau dans un communiqué, d'”une première étape concrète qui fait suite aux mobilisations de l’hiver 2024″.”Nous appelons désormais les sénateurs et députés à adopter ce texte les 2 et 8 juillet lors de son ultime examen. Le choix sera simple : soutenir nos agriculteurs ou les abandonner et ainsi priver la France de sa souveraineté alimentaire”, a conclu le dirigeant du premier syndicat de la profession.Autres mesures votées en CMP, le relèvement des seuils d’autorisation environnementale pour les élevages intensifs ou encore la facilitation du stockage de l’eau pour l’irrigation des cultures.En revanche, un dispositif sénatorial qui visait à augmenter l’influence du gouvernement dans le travail de l’agence sanitaire Anses sur les autorisations de pesticides a été retiré dans le cadre de ce compromis parlementaire, selon plusieurs participants.Ces discussions se sont accompagnées depuis plusieurs jours de nombreuses manifestations. Plusieurs dizaines de militants, élus, paysans et membres d’ONG se sont encore rassemblés lundi midi à proximité du Sénat, à l’appel du collectif Nourrir qui s’indigne d’une loi “au service de l’agro-industrie”.ama-sb-eg-jul-sac-tq/jum