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Trump teases Iran talks next week, says nuclear programme set back ‘decades’

President Donald Trump said Wednesday that the United States would hold nuclear talks with Iran next week, teasing the possibility of a deal even after boasting that recent US strikes had crippled the Islamic republic’s atomic programme.Trump credited the unprecedented US attacks with the “total obliteration” of Iran’s nuclear capabilities, and said they had set …

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Le patron de la SNCF prolongé jusqu’à l’automne

Le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, qui poursuit son mandat à la tête du groupe depuis plus d’un an, a accepté de prolonger l’intérim jusqu’à l’automne, faute de désignation de son successeur et malgré la limite d’âge.Jean-Pierre Farandou, entré en 1981 dans le groupe public dont il a pris les rênes en 2019, avait échoué à obtenir du gouvernement sa reconduction pour un second mandat en mai 2024. Il aurait dû quitter ses fonctions après les Jeux olympiques de Paris, mais la dissolution de l’Assemblée nationale et les changements de gouvernement ont enrayé le processus de succession.Les prolongations auraient dû se conclure au plus tard le 4 juillet pour le 68e anniversaire du cheminot en chef, synonyme de limite d’âge. Mais M. Farandou, interrogé par des journalistes mercredi matin lors d’un point presse sur l’apport de l’intelligence artificielle (IA) pour le transport ferroviaire, “a répondu que l’État lui avait demandé, lors du conseil d’administration du 19 juin, de poursuivre son intérim jusqu’à l’automne”, a-t-on appris auprès du groupe.”J’ai accepté même si je commençais à envisager une nouvelle vie”, a-t-il déclaré selon ses propos rapportés par Le Figaro.”Je rends service. Ce n’est pas moi qui m’accroche. Cette entreprise, c’est la mienne”, a-t-il ajouté, écrit le quotidien.Pour lui succéder, le nom de l’ex-Premier ministre Jean Castex, actuel PDG de la RATP, revient régulièrement sur les lèvres des observateurs.Parmi les autres noms cités figurent celui de Xavier Piechaczyk, président de RTE, ou encore celui de Marie-Ange Debon, présidente de Keolis (filiale de la SNCF spécialisée dans les transports publics).Dans une interview en avril à La Tribune, le ministre des Transports Philippe Tabarot imaginait, pour succéder à M. Farandou, “quelqu’un qui sait dialoguer avec ses salariés, qui a la culture du résultat financier, (…) qui a une connaissance de la maison, du ferroviaire et du territoire.” “Je vous laisse deviner quelle peut être cette personne”, avait-il ajouté.- Comptes dans le vert -Succédant à Guillaume Pepy en 2019, Jean-Pierre Farandou – jusqu’alors PDG de Keolis – avait pour mission principale de redresser les comptes de la SNCF et de faire appliquer la réforme ferroviaire de 2018.Son mandat a été marqué par plusieurs crises, dont la pandémie de Covid-19, qui a mis les trains à l’arrêt pendant plusieurs mois.Mais Jean-Pierre Farandou a ramené les finances de l’entreprise dans le vert avec un bénéfice historique de 2,4 milliards d’euros en 2022 et à nouveau 1,3 milliard en 2023, permettant de financer des investissements, à commencer par la régénération du réseau et l’achat des rames TGV de nouvelles générations, attendues début 2026.En février, la SNCF assurait être désormais dans un “cercle vertueux” réalisant un bénéfice net en 2024 pour la quatrième année consécutive, à 1,6 milliard d’euros, avec un chiffre d’affaires en croissance de 3,8%.Quant à la dette du groupe de 290.000 salariés, dont 217.000 en France, elle est maitrisée et oscille autour de 25 milliards d’euros.Son successeur devra affronter plusieurs chantiers: la poursuite de la rénovation du réseau ferroviaire, et la réussite du virage de la concurrence alors que d’ici 2030, la majorité du réseau TER ne sera plus en situation de monopole et qu’une cinquantaine de rames à grande vitesse d’autres compagnies rouleront face aux TGV de la SNCF.

Le rappeur Koba LaD condamné à six ans de prison pour un accident routier mortel

Le rappeur Koba LaD, aux trois disques de platine, a été condamné à six ans de prison ferme par le tribunal judiciaire de Créteil mercredi soir pour homicide involontaire aggravé, survenu lors d’un accident routier en septembre 2024.Le parquet avait requis une peine légèrement supérieure, de sept ans de prison. Marcel Junior Loutarila (son nom à l’état civil) reste donc incarcéré à l’issue de son procès où il comparaissait détenu.Le tribunal a également décidé d’annuler le permis de conduire actuel du musicien et de lui interdire de le repasser pendant 10 ans, conformément aux réquisitions du ministère public.”On a l’impression que M. Loutarila n’a pas compris que c’est lui le prévenu, que c’est à lui qu’on reprochait d’avoir tué M. Dogbey, que c’est à lui qu’on reprochait d’avoir blessé (la passagère et le conducteur du camion)”, avait déclaré le procureur, qualifiant les déclarations de Koba LaD de “reconnaissance de façade”.Lors de leurs plaidoiries, les avocats du rappeur, Mes Arthur Vercken et Stéphane Cherqui, avaient demandé au tribunal d’apprécier “la finesse” du dossier.”De A à Z, je suis en faute, du début à la fin je suis en faute, par ma faute j’ai perdu l’un de mes meilleurs potes et c’est dur de vivre avec”, avait expliqué plus tôt le musicien.Dans l’accident avait été tué le passager avant – un ami proche et le styliste du rappeur. La petite amie du défunt, assise à l’arrière, avait été légèrement blessée.Au volant d’une berline sportive de luxe et testé positif au cannabis, Koba LaD, âgé aujourd’hui de 25 ans, avait percuté à grande vitesse un camion à l’arrêt sur une bretelle de sortie d’une station-essence. Il a passé neuf mois en détention provisoire dans cette affaire.Élégant dans son ensemble gris et soigneusement coiffé, l’artiste, détenu, avait adressé ses excuses à la famille de la victime décédée.Le père du styliste et ami décédé, Luc Dogbey, avait lui dit à la barre avoir “entendu” ces déclarations.Mais “la famille Dogbey ne veut pas que ça se reproduise, pour aucune autre famille”, avait plaidé leur avocate, assurant que “M. Loutarila est un danger public sur la route” et rappelant plusieurs contraventions et délits inscrits à son casier.Le délit pour lequel Koba LaD a été condamné est aggravé par deux circonstances: la vitesse excessive à laquelle il roulait et la consommation de stupéfiants.Des éléments que sa défense avait nuancé lors des plaidoiries.Cette condamnation s’ajoute au casier déjà fourni de l’artiste, déjà condamné à plusieurs reprises, notamment pour un accident de voiture non mortel à Marseille en 2020.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

En France, des étés au régime sec si la gestion de l’eau ne change pas

La crise de l’eau qu’a connue la France à l’été 2022 pourrait devenir la norme ou presque si la France ne revoit pas radicalement sa gestion de l’eau dans tous les secteurs, de l’agriculture à l’énergie, selon une note du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan dévoilée mercredi.A l’horizon 2050, “sans inflexion des tendances actuelles, 88% du territoire hexagonal pourraient être en situation de tension modérée ou sévère en été en matière de prélèvements”, prévoit ce rapport. Même en menant une politique de rupture, avec une société “sobre en matière d’eau dans tous les secteurs d’activité”, cette proportion ne descendrait qu’à 64%.Dans tous les cas, “des restrictions d’usage de l’eau pour les activités agricoles, industrielles ou pour les particuliers seraient alors probables sur la quasi-totalité du territoire, comme en 2022”, souligne le Haut-Commissariat, convoquant le souvenir d’une sécheresse mémorable, marquée par des arrêtés de restriction d’eau en pagaille.A l’époque, “c’était 86% du territoire qui était en tension” avec plus ou moins de mesures de restriction d’usage de l’eau, a rappelé Clément Beaune, haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, lors de la présentation de ce rapport.”Pour faire simple, ce qu’on a vécu en 2022 deviendra une situation normale en 2050 avec le réchauffement et les tensions sur la ressource”, a-t-il alerté.”La tension relative aux consommations (partie des prélèvements qui n’est pas restituée au milieu) pourrait être forte dans le Sud-Ouest et le Sud-Est, en raison de la part importante de l’eau consommée, du fait notamment de l’irrigation des cultures”, a souligné le rapport.Pour dresser ce constat, l’institution, qui avait publié en avril 2024 une cartographie des prélèvements et en janvier dernier une étude sur l’évolution de la consommation, a confronté ces données en s’appuyant sur une étude pilotée par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), Explore 2, publiée l’an dernier, sur l’évolution de la disponibilité de la ressource en eau.- Sobriété dans tous les secteurs -Si la France ne modifie pas ses pratiques en matière de gestion de l’eau ou s’en tient aux dernières mesures qu’elle a mises en œuvre, en août, au cœur de l’été, “on a près de 90% des bassins versants qui sont touchés par une dégradation de la situation hydrique entre 2020 et 2050”, a relevé Hélène Arambourou, coautrice de la note.Dans le scénario de rupture, “cette dégradation de la situation hydrique survient dans environ la moitié des bassins versants”, a-t-elle ajouté.Réussir à contenir cette dégradation passe par “une sobriété dans tous les secteurs et toutes les activités humaines”, a souligné Mme Arambourou.Dans l’agriculture, par exemple, elle évoque “la régulation” par les pouvoirs publics du développement des surfaces équipées en irrigation, ou le développement des pratiques agroécologiques qui permettent de mieux stocker l’eau dans les sols.Pour le résidentiel, “la réutilisation de l’eau à l’échelle des bâtiments” et, dans le secteur énergétique, “une diminution de 80% de la production nucléaire”.Au-delà des usages, le rapport alerte sur les conséquences: même en cas de printemps-été humide, “dans près de la moitié des bassins versants de l’Hexagone”, majoritairement dans le Sud-Ouest et le Sud-Est, “les besoins environnementaux sont non satisfaits au moins un mois de l’année” à l’horizon 2050.”Dans ces territoires, les écosystèmes pourraient se trouver en situation de stress chronique, chaque année, à l’horizon 2050, ce qui pourrait durablement obérer leur fonctionnement”, avertit le rapport, qui prône, pour améliorer la résilience des écosystèmes, de préserver et restaurer les milieux “par une diversification des habitats”.Dans ce contexte, M. Beaune s’est dit partisan d’un “débat national (…) sur la question de l’eau, peut-être chaque année ou tous les deux ou trois ans”. “C’est une question citoyenne, c’est une question collective (…) qui ne concerne pas seulement des experts ou des décideurs publics dans un domaine ou l’autre, mais tous les acteurs économiques”, a-t-il ajouté lors d’une intervention publique mercredi à Toulouse.

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La présidente du Mexique menace de poursuivre SpaceX pour la pollution causée par ses fusées

La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a menacé mercredi d’entreprendre des actions en justice pour la chute de débris et la pollution provoquées par les lancements aux Etats-Unis, de l’autre côté de la frontière, de fusées SpaceX du milliardaire Elon Musk. Le gouvernement mexicain étudie quelles lois internationales sont enfreintes afin d’engager les “poursuites nécessaires” parce qu'”il y a effectivement pollution”, a déclaré Mme Sheinbaum lors de sa conférence de presse matinale.La semaine dernière, une fusée Starship de SpaceX a explosé sur son pas de tir lors d’un test de mise à feu, sur le site de lancement du projet spatial d’Elon Musk situé au Texas, près de la frontière mexicaine. Une vidéo de l’explosion montre la fusée, haute comme un immeuble d’environ 40 étages et la plus puissante jamais conçue, s’embraser dans une gigantesque boule de feu.Les autorités mexicaines “passent en revue” l’impact environnemental des lancements de fusées pour l’État de Tamaulipas (nord-est), voisin du Texas, a indiqué la dirigeante.Des associations environnementales ont porté plainte en 2023 contre les autorités américaines, les accusant d’avoir mal évalué l’impact de ces lancements alors que la base spatiale de SpaceX au Texas est située à proximité de zones naturelles protégées.En dépit de ces critiques, le régulateur américain de l’aviation, la FAA, a donné début mai son feu vert à l’augmentation de la cadence des lancements de Starship, de 5 à 25 vols annuels.Une action en justice constituerait un nouvel affrontement légal entre le Mexique et une grande entreprise américaine. En mai, le gouvernement Sheinbaum a annoncé des poursuites contre Google pour avoir changé le nom du golfe du Mexique en golfe d’Amérique pour les utilisateurs de l’application Google Maps aux États-Unis en s’alignant sur une décision de Donald Trump.

Accident routier mortel: “Je suis en faute”, reconnaît le rappeur Koba LaD

“De A à Z, je suis en faute”: le rappeur Koba LaD a reconnu mercredi avoir causé la mort d’un de ses “meilleurs potes” lors de son procès pour homicide involontaire aggravé, après un accident routier à Créteil en septembre 2024.L’artiste aux trois disques de platine et aux multiples condamnations comparaît depuis le début de l’après-midi devant le tribunal correctionnel de Créteil dans une salle pleine à craquer.Dans l’accident avait été tué le passager avant, un ami proche du rappeur, tandis que la petite amie du défunt, assise à l’arrière, avait été légèrement blessée.Au volant d’une berline sportive de luxe et testé positif au cannabis, Koba LaD (Marcel Junior Loutarila à l’état civil), âgé aujourd’hui de 25 ans, avait percuté à grande vitesse un camion à l’arrêt sur une bretelle de sortie d’une station-essence.Élégant dans son ensemble gris et soigneusement coiffé, l’artiste, qui comparaît détenu, a répondu à l’audience aux questions qui lui étaient posées et formulé à plusieurs reprises des excuses. Il s’est parfois essuyé les yeux.”De A à Z, je suis en faute, du début à la fin je suis en faute, par ma faute j’ai perdu l’un de mes meilleurs potes et c’est dur de vivre avec, madame”, a-t-il expliqué à la présidente.Il a maintenu sa version des faits, selon laquelle l’accident a eu lieu en raison d’une queue de poisson d’une voiture sur l’autoroute, qui l’a forcé selon lui à faire une “mauvaise manœuvre” ayant conduit à l’accident.”Vous avez présenté des excuses à la famille Dogbey, ils attendent des réponses”, a tancé l’une des avocates de la famille de la victime. “J’ai fait une erreur”, répond-t-il. “Ce n’est pas une erreur monsieur, il y a mort d’homme !”, s’est-elle indignée, soulignant qu’il avait plus tôt dans l’audience fait un lapsus en assurant qu’il “n’avait pas tué” comme un “criminel”.Le délit pour lequel il comparaît est aggravé par deux circonstances: la vitesse excessive à laquelle il roulait et la consommation de stupéfiants.Deux éléments que sa défense compte nuancer lors des plaidoiries.Les analyses toxicologiques réalisées après l’accident avaient détecté dans son sang une concentration de THC, principal ingrédient actif du cannabis, entre 1,1 et 1,3 nanogramme par millilitre, selon l’ordonnance qu’a pu consulter l’AFP.”La dernière fois que j’ai fumé c’était 10 jours avant”, a-t-il assuré. “Ce n’est pas possible compte tenu de vos taux”, a glissé à un autre moment la présidente, en référence aux deux analyses précitées.- Casier chargé -Ce procès n’est pas la première affaire pour laquelle Koba LaD fait face à la justice: il a déjà été condamné à plusieurs reprises.En janvier, le tribunal correctionnel de Melun (Seine-et-Marne) l’a condamné à 15 mois d’emprisonnement pour des violences commises en 2022 sur son manager historique. Un mois auparavant, il s’était vu infliger trois mois de détention pour des stupéfiants retrouvés dans sa cellule. Il a aussi été condamné en septembre 2024 à un an de prison ferme à Paris pour d’autres violences, cette fois dans une boîte de nuit de la capitale, deux ans plus tôt. Un autre accident de voiture dans lequel il était impliqué avait conduit à sa condamnation à trois mois de prison avec sursis à Marseille, en 2020.Récemment, son nom a par ailleurs surgi autour de l’évasion du narcotrafiquant Mohamed Amra, qui a coûté la vie à deux agents pénitentiaires au péage d’Incarville (Eure) le 14 mai 2024: Koba LaD a été mis en examen en mars dans cette affaire et placé sous contrôle judiciaire.Il est poursuivi pour association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni de cinq ans d’emprisonnement.Cette mise en examen “ne repose tout simplement sur rien”, avaient dénoncé Mes Stéphane Cherqui et Arthur Vercken, jugeant que le rappeur n’était placé sous ce statut qu'”à cause de sa notoriété et au seul prétexte qu’il connaît des protagonistes de l’affaire”.Certains suspects dans ce dossier sont soupçonnés d’appartenir à la Black Manjak Family, présentée comme une organisation criminelle basée en Normandie et spécialisée dans les stupéfiants, avec de possibles liens avec Koba LaD.L’artiste avait annoncé une tournée à travers la France pour 2025, projet à l’arrêt à ce stade en raison des procédures judiciaires en cours.

Soleil et “bonnes affaires” pour le lancement des soldes d’été

Les premiers clients cherchent les “bonnes affaires” à l’ouverture des soldes d’été mercredi, un épisode promotionnel scruté par les professionnels du marché de la mode car possiblement concurrencé par “l’explosion” d’offres à très bas prix toute l’année. Dans une boutique de sport du centre commercial des Terrasses du port, l’un des principaux de Marseille, Valdo Andrade, coiffeur de 34 ans, a déjà deux shorts dans les mains. “C’est [bientôt] les vacances d’été, on regarde s’il y a des matières légères, des maillots de bain”, déclare-t-il, à l’affût de “bonnes affaires” pour lui et “les enfants”. Ces quatre semaines “se présentent de manière plutôt optimiste”, estime Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce, qui regroupe grands magasins et importantes enseignes de l’habillement et de la chaussure.”On a plusieurs signaux positifs, dont une météo parfaitement de saison, ce qui est très important dans notre secteur” et a manqué à la précédente édition des soldes d’été, ajoute-t-il.Selon lui, depuis le début de l’année, l’activité a aussi été “plutôt positive, et ça fait du bien de le dire” dans un secteur qui compte “encore des entreprises en difficulté”, souffle-t-il, espérant que cela porte les soldes jusqu’au dernier jour, le 22 juillet.Les chiffres des cinq premiers mois de 2025 montrent une “très légère” hausse d’activité commerciale (+0,6% sur un an), indique à l’AFP Gildas Minvielle, directeur de l’observatoire économique de l’Institut français de la mode (IFM).- “Profondément inéquitable” -Dans le centre ville de Rennes, Tiphaine, 54 ans et sans emploi, n’achète “pratiquement qu’en soldes” afin d’acquérir “des choses de meilleure qualité à un bon prix”, explique-t-elle à l’AFP.Avec la chaleur et “l’inflation qui va mieux”, “j’aurais été très positif sur ces soldes”, commence Yann Rivoallan, président de la fédération française du prêt-à-porter féminin. “Mais il n’y a jamais eu autant de concurrence” dans la mode, s’inquiète-t-il, en pointant du doigt “l’explosion” sur le marché européen ces derniers mois des produits d’ultra fast-fashion à très bas prix. Avec l’essor de l’ultra fast-fashion et de la seconde main, “le marché permet aux consommateurs d’acheter des petits prix toute l’année” et “cela pourrait conduire à éroder, d’une certaine façon, l’intérêt pour les soldes et les promotions”, s’interroge aussi M. Minvielle.Les plateformes en ligne Amazon, Shein et Temu ont enregistré à elles trois 7% des achats du premier trimestre en valeur, soit plus que les grands magasins en France comme Printemps, Galeries Lafayette (5%), étaye l’économiste.Pour le syndicat des indépendants et des TPE (SDI), “l’état d’esprit (est) alarmant chez les commerçants”, notamment en raison de cette “concurrence jugée profondément inéquitable”.Au cœur de Paris, Nezha Alehi, adjointe en magasin de 40 ans, estime qu’elle fait “moins les soldes qu’avant, puisqu’il y a des soldes toute l’année”.- Ventes privées -“Avec des enfants en bas âge, la taille change très souvent”, alors plutôt que d'”acheter des produits très chers pour faire trois mois, six mois, c’est vrai qu’on ne va pas cracher sur la fast fashion”, admet-elle. Anouk Patry, étudiante de 19 ans, n’est pas spécialement tentée par les achats en ligne. “Ce n’est pas dans mes habitudes, et avec mon budget je préfère être sûre de ce que j’achète en le voyant de mes propres yeux”, explique-t-elle devant une boutique H&M de Marseille.  “L’émergence des plateformes en ligne ne doit pas faire perdre de vue que la majorité des flux de vêtements passe encore par le commerce physique”, souligne l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans une étude publiée mercredi sur les comportements des consommateurs sur le marché textile. Yohann Petiot regarde particulièrement la capitale, car lors des soldes 2024, “Paris avait décroché en raison des Jeux olympiques”.Ces dernières semaines, les ventes privées ont “bien fonctionné”, note la CCI Paris Ile-de-France, se demandant si “la clientèle dispose encore d’un budget pour les soldes”.D’après son observatoire économique (Crocis) mercredi, les premières démarques sont “conséquentes” pour “écouler la marchandise avant le départ en vacances des Franciliens, afin de faire de la place pour la collection de rentrée, celle qui intéresse le plus les nombreux touristes venus visiter la capitale cet été”, qui n’ont “pas de difficulté de pouvoir d’achat”. 

Le fils d’un tirailleur sénégalais tué lors du massacre de Thiaroye porte plainte contre la France

L’unique descendant connu d’un groupe de tirailleurs, massacrés à leur retour de la Seconde Guerre mondiale par l’armée coloniale française en 1944 à Thiaroye, au Sénégal, a déposé plainte mardi contre l’Etat français, pour qu’enfin il “paie” après cet “acte criminel et ignoble”.Me Mbaye Dieng, l’avocat du Sénégalais Biram Senghor, seul descendant connu de ces nombreux tirailleurs massacrés, a indiqué mercredi à l’AFP avoir déposé plainte mardi au tribunal judiciaire de Paris contre X et la France pour recel de cadavre.M. Senghor est l’unique fils de M’Bap Senghor, tué le 1er décembre 1944 alors qu’à son retour d’Europe, il réclamait comme d’autres ses arriérés de soldes pour sa participation à la Seconde Guerre mondiale.Après le massacre, M’Bap Senghor “a été considéré comme +non rentré+ (disparu) puis déserteur”, écrit l’historienne Armelle Mabon dans son ouvrage, “Massacre de Thiaroye. Histoire d’un mensonge d’État”, publié en novembre.Son décès n’a été officiellement reconnu que neuf ans plus tard, en 1953, précise-t-elle.Biram Senghor, âgé d’au moins 86 ans, et joint mercredi à Diakhao, une bourgade dans le centre-ouest du Sénégal, où il réside, a raconté à l’AFP qu’il “ne sait pas où (son père) est inhumé, au cimetière ou au camp de Thiaroye”.”Je n’en sais rien. La France sait où se trouve le corps, le ministère des Anciens combattants sait où sont inhumés les tirailleurs”, a-t-il affirmé, reprochant à la France de cacher la vérité.”Ils font traîner cette affaire pour que je meure et qu’elle soit classée”, a ajouté M. Senghor.Dénonçant “300 ans de domination coloniale” et d'”exploitation”, il se désole que la France “refuse maintenant de payer (leur dû) à une poignée de soldats (coloniaux africains) qui ont remis sur les rails de la liberté la France que l’Allemagne avait occupée” lors de la Seconde Guerre mondiale.”Ça fait plus de 80 ans qu’elle refuse de payer (une indemnisation) après son acte criminel et ignoble. Qu’elle me paie”, a-t-il insisté. – “Obstruction” -Les autorités françaises de l’époque avaient admis la mort d’au moins 35 personnes.Mais plusieurs historiens avancent un nombre de victimes bien plus élevé, jusqu’à 400. L’endroit où reposent les soldats tombés n’a jamais été précisément révélé.Depuis, parmi les tirailleurs exécutés, six ont été reconnus en juillet 2024 “morts pour la France”, une liste qui “pourra être complétée dès lors que l’identité exacte d’autres victimes aura pu être établie”, selon le secrétariat d’État français chargé des Anciens combattants et de la Mémoire.Parmi eux, quatre étaient Sénégalais, dont M’Bap Senghor.Pour Me Dieng, “pendant un temps, on a menti à sa famille, on a fait croire que M. Senghor père était un déserteur, qu’il n’était pas mort à Thiaroye, et ensuite on a reconnu qu’il l’était”.”On ne sait pas où se trouvent les tirailleurs” et “cette situation fait tomber les responsables de la gestion de ce dossier sous le coup de l’article 434-7 du code pénal français, qui punit toute personne qui cache le cadavre d’une personne décédée des suites d’une violence”, a poursuivi le conseil. “La France est partie avec toutes les archives de la période où elle a géré le pays car il y avait des choses à cacher”, a-t-il ajouté.”Nous estimons que les personnes qui ne donnent pas accès aux archives font obstruction. Il faut qu’ils nous disent où se trouve le cadavre”, a encore demandé Me Dieng.Via des fouilles archéologiques inédites menées depuis début mai, des archéologues ont découvert des squelettes humains avec des balles dans le corps dans le cimetière de Thiaroye, a appris l’AFP début juin de source proche du dossier.Le 19 février, le gouvernement sénégalais avait annoncé ces fouilles pour “la manifestation de toute la vérité”. Il reproche à la France de dissimuler des faits sur ce massacre, en retenant notamment des documents d’archives permettant de connaître le bilan humain.L’ancien président François Hollande avait pourtant annoncé lors d’une visite fin 2014 avoir “remis une copie de l’intégralité des archives” sur Thiaroye.”La France a fait tout ce qu’elle devait faire”, assurait en décembre une source gouvernementale française, d’après qui “les archives sont ouvertes (Défense, Quai, outre-mer)”.