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Au procès des membres d’un groupe d’ultradroite anti-musulmans, la défense refuse de parler de terrorisme

“Beaucoup de fantasmes, de conneries”, mais pas d’intention terroriste: au procès des membres du groupe d’ultradroite Action des forces opérationnelles (AFO), jugés pour avoir planifié des actions anti-musulmans, la défense a contesté mardi la qualification d’association de malfaiteurs terroriste. “On veut faire passer une bande de zozos plutôt sympathiques pour des criminels en puissance”, s’exclame Me Fabrice Delinde devant le tribunal.”Mais est-ce que c’est sérieux? Ils aimaient surtout se retrouver pour des gueuletons une fois par mois, ça ils savaient faire”, souligne l’avocat de Philippe G., contre qui le parquet a requis trois ans de prison dont deux avec sursis.Son client, comme 15 autres personnes, est jugé depuis le 10 juin devant le tribunal correctionnel de Paris pour association de malfaiteurs terroriste et recherches d’armes, avec des implications diverses.Le ministère public a requis jeudi jusqu’à cinq ans de prison ferme avec des interdictions de port d’armes, l’interdiction d’entrer en contact avec les co-auteurs et l’inscription au Fichier des auteurs d’infractions terroristes (Fijait).Deux relaxes ont également été évoquées, le parquet estimant les éléments trop faibles concernant deux prévenus.Ces 13 hommes et trois femmes qui se définissaient comme “patriotes” ont rejoint entre 2017 et 2018 le groupe AFO, une organisation “hiérarchisée et structurée” qui planifiait des “actions violentes concrètes dans des lieux symboliques” de l’islam, selon l’ordonnance des juges d’instruction.- “Un stade embryonnaire” -Dans leur réquisitoire, les procureurs de la République avaient rappelé les projets évoqués par le groupe au cours de réunion et par le biais de mails et de notes détaillées. Notamment l'”opération halal” prévoyant de dissimuler les femmes d’AFO sous des niqabs pour empoisonner de la nourriture dans les rayons halal de supermarchés avec du cyanure ou de la mort aux rats.AFO avait aussi imaginé tuer “200 imams radicalisés” et faire exploser la porte d’une mosquée de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine).”C’est une logorrhée, ce sont des projets évoqués de manière totalement abstraite. On est à un stade embryonnaire de l’association de malfaiteurs”, plaide Me Gabriel Dumenil. “Les discussions en réunion, aussi répugnantes soient-elles, ne permettent pas de retenir la qualification d’association de malfaiteurs terroriste. C’est beaucoup de fantasmes, de conneries, c’est tout”, ajoute l’avocat de Daniel R., contre lequel le parquet a requis la peine la plus lourde.  Évoquant son client, ancien militaire en Afghanistan, victime d’un choc post-traumatique et alcoolique depuis son retour en France, l’avocat n’a pas demandé la relaxe mais une peine prenant notamment en compte son parcours. Pendant le procès, les prévenus ont tous mentionné le choc et la peur qu’ils ont ressentis après les attentats de 2015 et 2016 en France et leur volonté d’agir pour protéger leur famille. “Regardez cette Une!”, interpelle Me Lucile Collot en montrant un numéro de Valeurs Actuelles daté de juillet 2016, publié après l’attentat de Nice et intitulé: “Détruire les islamistes”. “A côté de ça, le blog animé par AFO, c’est rien!”, soutient l’avocate de Guy S., le fondateur et “chef d’état-major” du groupe, demandant au tribunal de remettre les propos de ses membres dans le contexte de la France post-attentats. “Vous allez dire qu’il était guidé par la haine?” interroge à son tour Me Margaux Durand-Poincloux. “Mais il était guidé par le désarroi, par une peur panique, par ce sentiment que quoiqu’on fasse, on ne pourra pas protéger ses enfants. Et ça, ça crée de la colère”, explique l’avocate de Franck G.Les plaidoiries de la défense doivent se poursuivre mercredi. 

Entrave au chantier de l’A69: 16 opposants condamnés à des amendes avec sursis

Seize militants écologistes ont été condamnés mardi à des amendes avec sursis de 400 à 500 euros pour entrave au chantier de l’autoroute A69 Toulouse-Castres, car ils s’étaient perchés dans des arbres pour éviter leur abattage.Connus comme les “écureuils”, il avaient occupé en 2023 et 2024 à divers reprises, en y installant des tentes ou des cabanes, des arbres situés sur le tracé de l’autoroute, qui ont finalement été abattus.Les condamnations prononcées mardi par le tribunal correctionnel de Castres sont “très symboliques”, a réagi leur avocate Clémence Durand, qui avait plaidé la relaxe.”Nous faisons appel car ces faits relèvent de la liberté d’expression et de l’état d’urgence climatique. Et dans deux autres affaires nous avons obtenu la relaxe”, a ajouté l’avocate à l’issue de l’audience.Le 5 juin, le tribunal correctionnel de Toulouse a relaxé Thomas Brail, figure de l’opposition à l’autoroute, alors que le ministère public, qui a fait appel, avait requis une peine de 3.000 euros d’amende, dont 2.000 avec sursis.En mars et mai 2023, alors que des arbres devaient être abattus, le fondateur du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) s’était installé pendant une dizaine de jours dans un platane à Vendine (Haute-Garonne), puis avait empêché une pelleteuse d’intervenir sur le chantier.Le 26 mars, six “écureuils” d’une vingtaine d’années ont également été relaxés par le tribunal correctionnel de Castres, alors qu’en octobre 2023, ils avaient occupé des arbres sur le tracé de l’autoroute.Entamé au printemps 2023, le chantier de l’autoroute a été stoppé fin février par le tribunal administratif de Toulouse, estimant qu’il n’y avait pas de raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) pour justifier les dégâts causés à l’environnement.L’État a fait appel et obtenu le 28 mai une autorisation temporaire de reprise des travaux, le temps que la cour administrative d’appel tranche sur le fond du dossier, fin 2025.Après trois mois et demi d’arrêt, le chantier de l’A69, section de 53 km destinée à désenclaver Castres et Mazamet, a repris progressivement mi-juin. Alors que la mise en service était initialement programmée fin 2025, elle a été repoussée au second semestre 2026.

Entrave au chantier de l’A69: 16 opposants condamnés à des amendes avec sursis

Seize militants écologistes ont été condamnés mardi à des amendes avec sursis de 400 à 500 euros pour entrave au chantier de l’autoroute A69 Toulouse-Castres, car ils s’étaient perchés dans des arbres pour éviter leur abattage.Connus comme les “écureuils”, il avaient occupé en 2023 et 2024 à divers reprises, en y installant des tentes ou des cabanes, des arbres situés sur le tracé de l’autoroute, qui ont finalement été abattus.Les condamnations prononcées mardi par le tribunal correctionnel de Castres sont “très symboliques”, a réagi leur avocate Clémence Durand, qui avait plaidé la relaxe.”Nous faisons appel car ces faits relèvent de la liberté d’expression et de l’état d’urgence climatique. Et dans deux autres affaires nous avons obtenu la relaxe”, a ajouté l’avocate à l’issue de l’audience.Le 5 juin, le tribunal correctionnel de Toulouse a relaxé Thomas Brail, figure de l’opposition à l’autoroute, alors que le ministère public, qui a fait appel, avait requis une peine de 3.000 euros d’amende, dont 2.000 avec sursis.En mars et mai 2023, alors que des arbres devaient être abattus, le fondateur du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) s’était installé pendant une dizaine de jours dans un platane à Vendine (Haute-Garonne), puis avait empêché une pelleteuse d’intervenir sur le chantier.Le 26 mars, six “écureuils” d’une vingtaine d’années ont également été relaxés par le tribunal correctionnel de Castres, alors qu’en octobre 2023, ils avaient occupé des arbres sur le tracé de l’autoroute.Entamé au printemps 2023, le chantier de l’autoroute a été stoppé fin février par le tribunal administratif de Toulouse, estimant qu’il n’y avait pas de raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) pour justifier les dégâts causés à l’environnement.L’État a fait appel et obtenu le 28 mai une autorisation temporaire de reprise des travaux, le temps que la cour administrative d’appel tranche sur le fond du dossier, fin 2025.Après trois mois et demi d’arrêt, le chantier de l’A69, section de 53 km destinée à désenclaver Castres et Mazamet, a repris progressivement mi-juin. Alors que la mise en service était initialement programmée fin 2025, elle a été repoussée au second semestre 2026.

Incendie dans l’Aude: le responsable présumé placé en détention provisoire

Le commerçant qui transportait un barbecue mal éteint, déclenchant un important incendie dimanche dans l’Aude, a été mis en examen mardi pour “incendie involontaire” et placé en détention provisoire, a annoncé le procureur de la République de Narbonne.L’homme de 33 ans “a été mis en examen par le juge d’instruction dans le cadre de l’information judiciaire qui a été ouverte au tribunal judiciaire de Narbonne, principalement pour des faits d’incendie involontaire ayant détruit le massif forestier”, a déclaré le procureur, Eric Camous.”Il a été placé en détention provisoire, pour une durée de quatre mois, le temps des investigations”, a précisé le magistrat à des journalistes.Dans les Corbières, le feu est parti d’un barbecue mal éteint que le commerçant ambulant et traiteur transportait sur une remorque, alors qu’il circulait sur l’autoroute Toulouse-Narbonne, au retour d’un mariage. Il a été interpellé dès dimanche soir et placé en garde à vue.Le procureur a précisé que le conducteur de la remorque, qui a reconnu les faits et exprimé des regrets, encoure une peine d’emprisonnement de trois ans et 45.000 euros d’amende. Il conduisait en outre sans permis, son véhicule n’est pas assuré et il a été déjà condamné pour conduite sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants.Quand il a vu de la fumée derrière son véhicule, il s’est arrêté, a tenté de l’éteindre, puis alerté les pompiers. A leur arrivée, pompiers, gendarmes et agents de l’ONF ont constaté que le tourne-broche du barbecue était en flammes, selon le procureur.Les “projections de braise ont provoqué plusieurs départs de feu. Ceux-ci avaient été certainement alimentés par la vitesse du véhicule et la chaleur”, a-t-il ajouté.L’incendie, qui a parcouru 400 hectares, a engendré l’évacuation d’un camping, d’une abbaye et d’habitations et la fermeture de l’autoroute A61. Il est maîtrisé depuis lundi mais comme des fumerolles subsistent, il reste sous la surveillance des pompiers.Au plus fort de l’incendie, 600 pompiers ont été mobilisés. Neuf d’entre eux ont été blessés au cours de l’intervention. 

Incendie dans l’Aude: le responsable présumé placé en détention provisoire

Le commerçant qui transportait un barbecue mal éteint, déclenchant un important incendie dimanche dans l’Aude, a été mis en examen mardi pour “incendie involontaire” et placé en détention provisoire, a annoncé le procureur de la République de Narbonne.L’homme de 33 ans “a été mis en examen par le juge d’instruction dans le cadre de l’information judiciaire qui a été ouverte au tribunal judiciaire de Narbonne, principalement pour des faits d’incendie involontaire ayant détruit le massif forestier”, a déclaré le procureur, Eric Camous.”Il a été placé en détention provisoire, pour une durée de quatre mois, le temps des investigations”, a précisé le magistrat à des journalistes.Dans les Corbières, le feu est parti d’un barbecue mal éteint que le commerçant ambulant et traiteur transportait sur une remorque, alors qu’il circulait sur l’autoroute Toulouse-Narbonne, au retour d’un mariage. Il a été interpellé dès dimanche soir et placé en garde à vue.Le procureur a précisé que le conducteur de la remorque, qui a reconnu les faits et exprimé des regrets, encoure une peine d’emprisonnement de trois ans et 45.000 euros d’amende. Il conduisait en outre sans permis, son véhicule n’est pas assuré et il a été déjà condamné pour conduite sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants.Quand il a vu de la fumée derrière son véhicule, il s’est arrêté, a tenté de l’éteindre, puis alerté les pompiers. A leur arrivée, pompiers, gendarmes et agents de l’ONF ont constaté que le tourne-broche du barbecue était en flammes, selon le procureur.Les “projections de braise ont provoqué plusieurs départs de feu. Ceux-ci avaient été certainement alimentés par la vitesse du véhicule et la chaleur”, a-t-il ajouté.L’incendie, qui a parcouru 400 hectares, a engendré l’évacuation d’un camping, d’une abbaye et d’habitations et la fermeture de l’autoroute A61. Il est maîtrisé depuis lundi mais comme des fumerolles subsistent, il reste sous la surveillance des pompiers.Au plus fort de l’incendie, 600 pompiers ont été mobilisés. Neuf d’entre eux ont été blessés au cours de l’intervention. 

Voitures électriques: le bonus à l’achat augmente, le “leasing social” revient en septembre

Le bonus à l’achat pour les voitures électriques neuves augmente légèrement à partir de ce mardi, avant une nouvelle saison de “leasing social” prévue pour le mois de septembre.Les ménages les moins riches, c’est-à-dire situés dans les déciles 1 à 5, bénéficient désormais d’une aide de l’ordre de 4.200 euros, de même que ceux des déciles 6 à 8, en fonction de la composition de leur ménage. Les autres ménages, avec des revenus fiscaux de référence par part supérieurs à 26.200 euros, et qui sont les principaux acheteurs de voitures neuves, bénéficieront de 3.100 euros d’aide.Après de fortes baisses ces dernières années, et surtout la suppression de la prime à la casse, ce “bonus écologique” est ainsi revalorisé de 200 à 1.200 euros selon les tranches de revenus.- Certificats -Ce bonus censé encourager le passage à la voiture électrique ne dépend plus du budget de l’Etat, en quête de milliards d’économies: il repose désormais sur les certificats d’économie d’énergie (CEE).Via ces certificats, les fournisseurs d’énergie sont encouragés à financer des actions de réduction de la consommation d’énergie et d’amélioration de l’efficacité énergétique.Les acheteurs doivent fournir leur avis d’imposition au concessionnaire. Celui-ci se chargera d’enregistrer la vente en ligne sur la plateforme du fournisseur d’énergie.Les conditions concernant le véhicule demeurent identiques à celles actuellement en vigueur: la voiture doit coûter moins que 47.000 euros TTC, elle doit peser moins de 2,4 tonnes et obtenir un score environnemental supérieur au score minimal requis, qui exclut de fait les voitures fabriquées en Chine.Les constructeurs avaient déjà commencé à utiliser ces CEE depuis le mois de mars, notamment pour les véhicules de société.Renault applique déjà cette “prime coup de pouce” dans ses concessions et “le réseau est en train de finir sa phase d’apprentissage”, a indiqué à l’AFP le directeur de Renault en France, Guillaume Sicard.”Il y aura une forte sensibilité à l’accroissement de la prime de soutien du CEE”, a-t-il estimé, “si on arrive à bien l’expliquer et rendre le millefeuille lisible”. Elle pourrait relancer les ventes de modèles électriques, qui patinent depuis le début de l’année à 18% des ventes, peut-être parce que les acheteurs attendaient les nouvelles primes.Pour Volkswagen France, “le mécanisme des certificats d’économies d’énergie s’avère sans doute plus complexe dans la mise en œuvre que le système précédent”, mais “cette initiative permet à une grande partie de nos clients de bénéficier d’un bonus plus élevé”, a commenté une porte-parole.”On s’interroge sur une éventuelle inégalité d’accès au dispositif en fonction des concessionnaires”, a précisé Clément Molizon de l’Avere, qui rassemble les acteurs de la voiture électrique. “Les très gros pourront être des apporteurs d’affaires et vont pouvoir négocier des contrats plus avantageux”.- Leasing social -Le bonus à l’achat sera complété par la reprise du “leasing social” à partir du mois de septembre. Cette formule prévoit des locations de voitures électriques sur trois ans avec des mensualités très avantageuses, entretien compris. Cette formule de location s’adresse aux ménages modestes des 5 premiers déciles de revenus (soit un revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 16.300 euros).Les leaders du marché français sont déjà en ordre de bataille et ont commencé à enregistrer des précommandes pour cette offre limitée à environ 50.000 voitures. Le groupe Stellantis, qui avait fourni 70% des véhicules de la première vague en 2024, a tiré le premier en annonçant des locations à partir de 95 euros par mois sur ses modèles compacts Citroën ë-C3, Peugeot e-208 ou Fiat Grande Panda.Renault a lancé de son côté mardi une offre sur ses R5, R4 et Mégane électriques.Entre nouveau bonus, leasing social, et l’électrification accélérée des flottes d’entreprise, “on pourrait avoir un rebond” des ventes d’électriques “d’ici la fin de l’année”, a souligné Clément Molizon de l’Avere.

France: les salariés d’Ikea en grève pour plus de dialogue social

Plusieurs centaines de salariés du géant du meuble Ikea se sont mis en grève mardi dans plusieurs villes de France, pour notamment une “dégradation du dialogue social” avec la direction sur les questions de rémunération et de conditions de travail. Le mouvement a rassemblé “25% de grévistes sur les effectifs présents” dans 19 magasins, selon Abdelkader Mekki Daouadji, délégué de la CFDT. Aucune enseigne n’a fermé mais des débrayages ont eu lieu dans certains services de l’entreprise suédoise, qui compte 36 magasins et 12.000 employés en France. La CFDT, la CGT et FO ont dénoncé dans un communiqué la “posture” de la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur la rémunération. Ils pointent une absence d’augmentation collective des salaires, des conditions de travail “en nette dégradation” et des acquis sociaux “remis en cause”.Interrogée par l’AFP, Ikea France estime de son côté que les réunions de NAO “se sont déroulées conformément au calendrier social”.L’enseigne suédoise a été visée par différents mouvements de grève depuis le début de l’année dans d’autres pays, comme les Pays-Bas, l’Italie ou le Canada, portant sur le niveau des salaires et les conditions de travail.

La canicule atteint son pic, l’Île-de-France suffoque

Paris et sa banlieue étouffent comme une grande partie de la France pour cette journée de mardi, pic d’une canicule précoce et exceptionnelle par sa durée, poussant les autorités à prendre des mesures pour protéger les plus vulnérables.  En début de soirée, le soleil reste brûlant et le mercure atteignait encore 39°C vers 18H00, dans la capitale, selon Météo-France.  Rémi, croisé dans le quartier de Belleville dans l’est parisien, ne prévoit de sortir que pour aller chercher sa fille. “Je suis en télétravail et avec la chaleur, c’est plus difficile que d’habitude, mais au moins, je n’ai pas à me déplacer ni à prendre les transports”, explique le trentenaire, qui préfère ne pas donner son nom, casquette sur la tête.”Des mesures ont été activées dès ce matin pour la protection des travailleurs et notamment adapter les horaires, suspendre les tâches pénibles, aménager les postes de travail”, a assuré François Bayrou depuis le Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises.Des restrictions de circulation ont été mises en place dans l’agglomération parisienne. Même la tour Eiffel est à la peine: le sommet des 330 mètres de fer puddlé restera fermé au public jusqu’à mercredi inclus. Parcs ouverts la nuit, assistance renforcée des personnes vulnérables, horaires de piscine étendus: la ville de Paris a activé le niveau 4, le plus élevé, de son plan canicule.- Organismes éprouvés -“Les fortes chaleurs frappent d’abord les plus fragiles: nos aînés, nos enfants, les personnes plus vulnérables ou isolées. Soyons attentifs à nos proches, à nos voisins, à nos collègues”, a tweeté le président Emmanuel Macron, rappelant sur X les “bons conseils” face à la canicule. Paris et quinze autres départements sont en vigilance rouge depuis midi, dont les départements d’Île-de-France, mais aussi ceux de la région Centre-Val de Loire (sauf l’Eure-et-Loir) ainsi que l’Aube, l’Yonne et la Vienne. Météo-France prévoit un pic caniculaire “très fort” dans le bassin parisien avec une chaleur “particulièrement éprouvante”.La ville de Melun (Seine-et-Marne) a fermé tous les établissements publics accueillant des enfants. Au niveau national, près de 1.900 établissements scolaires, soit 3% du total, font l’objet d’une fermeture partielle ou totale mardi, selon le ministère de l’Education. Cette série de jours et nuits de chaleur promet d’éprouver les organismes. A Bordeaux, Jo, un SDF de 55 ans rue Sainte-Catherine, qui n’a pas souhaité donner son identité, dit “souffrir énormément”. Le bitume dans cette ville très minérale est plus chaud encore. Il explique “attendre que ça passe et espérer ne pas faire de malaise”.- “Malaises” -Les services d’urgence sont sur le pont. Pierre-Marie Tardieux, chef des urgences au CHU de Nice, estime recevoir “environ 30% de personnes âgées, mais aussi des travailleurs du bâtiment, des sportifs, des gens jeunes qui ont eu des coups de chaud” ainsi que “beaucoup de personnes qui vivent dans la rue”.Sur les passages aux urgences, “pour l’instant, nous n’avons pas de remontées significatives, mais nous savons qu’il existe un décalage de quelques jours”, a rappelé le ministre de la Santé. “Avec la canicule, on va sûrement être à plus 30%, plus 40% d’appels par rapport à la normale”, a indiqué à l’AFP le Pr Frédéric Adnet, chef de service du Samu de Paris, notant une augmentation du nombre d’appels “essentiellement liés à des malaises, mais pour l’instant pas trop de malaises graves, pas beaucoup d’hyperthermie, une pathologie extrêmement grave”.Cette vague de chaleur, qui concerne aussi tout le sud de l’Europe, est la 50e recensée depuis 1947 et la 33e au XXIe siècle.”Cet événement est inhabituel car il est extrême, très tôt dans la saison estivale et que le changement climatique l’a très certainement aggravé”, analyse pour l’AFP Samantha Burgess, climatologue pour l’observatoire européen Copernicus.”Le changement climatique créé une nouvelle norme”, prévient cette scientifique, rendant les canicules plus fréquentes, même en juin et en septembre.Mardi, l’Angleterre et l’Espagne ont annoncé que le mois de juin 2025 est le plus chaud jamais enregistré. La cause de cette vague de chaleur, qui concerne tout le sud de l’Europe, est un dôme de chaleur: un large et puissant anticyclone forme une sorte de couvercle qui bloque l’air en basses couches, empêchant l’entrée de perturbations tout en le réchauffant progressivement.bur-al-mca-mac-abo-pgr/mat/gvy

La canicule atteint son pic, l’Île-de-France suffoque

Paris et sa banlieue étouffent comme une grande partie de la France pour cette journée de mardi, pic d’une canicule précoce et exceptionnelle par sa durée, poussant les autorités à prendre des mesures pour protéger les plus vulnérables.  En début de soirée, le soleil reste brûlant et le mercure atteignait encore 39°C vers 18H00, dans la capitale, selon Météo-France.  Rémi, croisé dans le quartier de Belleville dans l’est parisien, ne prévoit de sortir que pour aller chercher sa fille. “Je suis en télétravail et avec la chaleur, c’est plus difficile que d’habitude, mais au moins, je n’ai pas à me déplacer ni à prendre les transports”, explique le trentenaire, qui préfère ne pas donner son nom, casquette sur la tête.”Des mesures ont été activées dès ce matin pour la protection des travailleurs et notamment adapter les horaires, suspendre les tâches pénibles, aménager les postes de travail”, a assuré François Bayrou depuis le Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises.Des restrictions de circulation ont été mises en place dans l’agglomération parisienne. Même la tour Eiffel est à la peine: le sommet des 330 mètres de fer puddlé restera fermé au public jusqu’à mercredi inclus. Parcs ouverts la nuit, assistance renforcée des personnes vulnérables, horaires de piscine étendus: la ville de Paris a activé le niveau 4, le plus élevé, de son plan canicule.- Organismes éprouvés -“Les fortes chaleurs frappent d’abord les plus fragiles: nos aînés, nos enfants, les personnes plus vulnérables ou isolées. Soyons attentifs à nos proches, à nos voisins, à nos collègues”, a tweeté le président Emmanuel Macron, rappelant sur X les “bons conseils” face à la canicule. Paris et quinze autres départements sont en vigilance rouge depuis midi, dont les départements d’Île-de-France, mais aussi ceux de la région Centre-Val de Loire (sauf l’Eure-et-Loir) ainsi que l’Aube, l’Yonne et la Vienne. Météo-France prévoit un pic caniculaire “très fort” dans le bassin parisien avec une chaleur “particulièrement éprouvante”.La ville de Melun (Seine-et-Marne) a fermé tous les établissements publics accueillant des enfants. Au niveau national, près de 1.900 établissements scolaires, soit 3% du total, font l’objet d’une fermeture partielle ou totale mardi, selon le ministère de l’Education. Cette série de jours et nuits de chaleur promet d’éprouver les organismes. A Bordeaux, Jo, un SDF de 55 ans rue Sainte-Catherine, qui n’a pas souhaité donner son identité, dit “souffrir énormément”. Le bitume dans cette ville très minérale est plus chaud encore. Il explique “attendre que ça passe et espérer ne pas faire de malaise”.- “Malaises” -Les services d’urgence sont sur le pont. Pierre-Marie Tardieux, chef des urgences au CHU de Nice, estime recevoir “environ 30% de personnes âgées, mais aussi des travailleurs du bâtiment, des sportifs, des gens jeunes qui ont eu des coups de chaud” ainsi que “beaucoup de personnes qui vivent dans la rue”.Sur les passages aux urgences, “pour l’instant, nous n’avons pas de remontées significatives, mais nous savons qu’il existe un décalage de quelques jours”, a rappelé le ministre de la Santé. “Avec la canicule, on va sûrement être à plus 30%, plus 40% d’appels par rapport à la normale”, a indiqué à l’AFP le Pr Frédéric Adnet, chef de service du Samu de Paris, notant une augmentation du nombre d’appels “essentiellement liés à des malaises, mais pour l’instant pas trop de malaises graves, pas beaucoup d’hyperthermie, une pathologie extrêmement grave”.Cette vague de chaleur, qui concerne aussi tout le sud de l’Europe, est la 50e recensée depuis 1947 et la 33e au XXIe siècle.”Cet événement est inhabituel car il est extrême, très tôt dans la saison estivale et que le changement climatique l’a très certainement aggravé”, analyse pour l’AFP Samantha Burgess, climatologue pour l’observatoire européen Copernicus.”Le changement climatique créé une nouvelle norme”, prévient cette scientifique, rendant les canicules plus fréquentes, même en juin et en septembre.Mardi, l’Angleterre et l’Espagne ont annoncé que le mois de juin 2025 est le plus chaud jamais enregistré. La cause de cette vague de chaleur, qui concerne tout le sud de l’Europe, est un dôme de chaleur: un large et puissant anticyclone forme une sorte de couvercle qui bloque l’air en basses couches, empêchant l’entrée de perturbations tout en le réchauffant progressivement.bur-al-mca-mac-abo-pgr/mat/gvy