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Orages: deux morts et 17 blessés, selon la Sécurité civile

Les violents orages qui ont touché la France mercredi soir ont fait deux morts et 17 blessés, dont un grave, selon le dernier bilan communiqué par la Sécurité civile jeudi matin.Un adolescent de 12 ans a été tué par la chute d’un arbre près de Montauban lors de l’épisode orageux qui a frappé la France dans la nuit de mercredi à jeudi. La vigilance orange a été levée à 03H00 dans l’ensemble des départements concernés.En Mayenne, un homme conduisant un quad est mort après avoir percuté un arbre tombé sur la route lors de cet épisode orageux, selon les pompiers.Selon le dernier bilan de la Sécurité civile, trois urgences absolues ont été requalifiées en urgence relative, portant le bilan à un blessé grave, dans la Nièvre, et à 16 blessés légers.Près de 100.000 foyers sont privés d’électricité” jeudi matin, principalement dans le sud-ouest du pays, selon le dernier bilan d’Enedis. Cela concerne “principalement” 27.000 foyers en Auvergne et 27.000 autres dans le Nord-Midi-Pyrénées, mais aussi 12.000 dans le Centre-Val-de-Loire, 10.500 en Bourgogne et quelque 10.000 foyers du Limousin, a précisé le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité dans un communiqué. Sollicité par l’AFP, Enedis a précisé que “le reste” des foyers touchés est plus épars, amenant à un total de “près de 100.000 clients” concernés dans tout le pays.  “Le passage de ces orages, parfois très intenses, a provoqué des chutes d’arbres et de branches sur des lignes du réseau public de distribution d’électricité”, détaille-t-il. “Les accès sont encore difficiles localement, ce qui rend les interventions de rétablissement délicates”.La circulation ferroviaire reste perturbée dans plusieurs départements. La ligne TER Paris-Amiens a notamment été suspendue dans les deux sens jeudi matin en raison d’un “arbre (qui menaçait) de tomber sur les câbles d’alimentation électrique entre Amiens et Creil”, a indiqué la SNCF sur son site TER Hauts-de-France. La circulation devait reprendre progressivement en milieu de matinée, selon la même source.Mercredi soir, trois avions qui devaient atterrir à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle ont été déroutés vers celui de Lille-Lesquin en raison des intempéries en région parisienne, a indiqué à l’AFP le directeur commercial de l’aéroport Pierre Fernemont.Succédant au pic de chaleur qui a vu les températures dépasser les 35°C mercredi sur de larges régions de métropole, les orages et les rafales de vent enregistrées jusqu’à plus de 100 kilomètres/heure pendant la nuit ont également fait des dégâts matériels.”Dans une grande partie des départements affectés, des chutes d’objets ou d’arbres coupant les routes, des détériorations d’infrastructures et d’habitations au niveau des toitures, des inondations et des coupures d’électricité ont été signalées”, a indiqué la Sécurité civile jeudi matin.A Valailles (Eure), la foudre est tombée sur le clocher d’une église, “qui s’est partiellement effondrée”, selon un communiqué de la préfecture. A quelques dizaines de kilomètres, dans le même département, la toiture de la salle des fêtes d’Herqueville a été lourdement endommagée.”Les abonnés Free sont affectés par des problématiques de réseau dans une proportion en cours d’évaluation dans sept départements”, selon la Sécurité civile.Les pompiers ont réalisé 2.500 interventions en France durant la nuit de mercredi à jeudi.las-sm-laf-eg/cal/pta

La dette de la France a continué de croître début 2025

La dette publique de la France a continué de croître début 2025, atteignant 3.345,8 milliards d’euros à la fin du premier trimestre, soit 114% du Produit intérieur brut (PIB), en pleine turbulences politiques et tandis que le pays s’escrime à résorber un lourd déficit.La dette a augmenté de 40,5 milliards d’euros par rapport à la fin de l’année dernière, selon les chiffres de l’Insee publiés jeudi, alors que le gouvernement, en quête d’un budget pour 2026 et menacé de censure par la gauche après l’échec des négociations sur les retraites entre les partenaires sociaux, réunit un “comité d’alerte” sur les aléas susceptibles d’affecter les finances publiques. Dans ce domaine, la deuxième économie de la zone euro derrière l’Allemagne en est l’un des cancres. Sa dette publique est la troisième par ordre d’importance après celles de la Grèce et de l’Italie. Une somme énorme alimentée par les crises financières, sanitaires et inflationnistes, qui ne pesait que 57,8% du PIB fin 1995, selon l’Institut national de la statistique.Le déficit public de la France (5,8% du PIB), était le pire de la zone euro l’an dernier. Le gouvernement Bayrou entend le ramener sous le plafond européen de 3% du PIB à l’horizon 2029, après 5,4% du PIB en 2025 et 4,6% en 2026.  – “Année blanche” -Pour y parvenir, il a prévu un effort budgétaire d’une cinquantaine de milliards d’euros cette année, qu’il compte poursuivre à hauteur de 40 milliards en 2026 dans un contexte contraint par la volonté de la France de se réarmer et la hausse du coût de la dette, en voie de devenir le premier poste de dépenses budgétaires.  Une feuille de route a été promise par le Premier ministre François Bayrou à la mi-juillet, avant la présentation du projet de budget dont l’examen parlementaire à l’automne s’annonce périlleux pour la survie du gouvernement. “Vu la situation budgétaire calamiteuse, le budget de 2026 implique des mesures d’austérité impopulaires, rendant son adoption aussi difficile, sinon plus, que celui de 2025”, commente Bruno Cavalier, économiste en chef d’Oddo BHF, dans une note. Le gouvernement français souhaite en priorité maîtriser l’évolution des dépenses publiques, et éviter une augmentation d’impôts, en répartissant l’effort entre Etat, Sécurité sociale et collectivités locales. “Toutes les pistes sont étudiées, sans tabou”, a affirmé sa porte-parole Sophie Primas, mercredi sur franceinfo, y compris celle d’une “année blanche” — un gel des dépenses qui seraient reconduites au même niveau sans tenir compte de l’inflation. Comme ils l’avaient fait en début d’année pour permettre l’adoption du budget 2025, les ministres de l’Economie, Eric Lombard, et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, recevront tous les groupes politiques au ministère de l’Economie avant le 11 juillet. – “Exercice de communication” -Mais bâtir un compromis s’annonce ardu tant l’instabilité politique continue de secouer la France plus d’un an après la dissolution de l’Assemblée nationale. “Ce qui aujourd’hui est en train d’être construit par ce gouvernement est à la fois responsable et crédible”, a affirmé dimanche Mme de Montchalin au Grand Jury RTL/Le Figaro/Public Sénat/M6.Elle a reconnu toutefois des discussions “difficiles” avec les ministères, priés de présenter des économies lors de consultations qui s’achèvent cette semaine, avant l’arbitrage de Matignon.   “Tous les partis politiques sont occupés des prochaines élections, municipales en 2026 et présidentielle en 2027. N’importe quel prétexte peut donc servir à satisfaire leur clientèle électorale”, estime M. Cavalier.  A cette situation française difficile s’ajoute la forte incertitude internationale liée notamment à la hausse des droits de douane américains ou aux tensions au Proche-Orient, qui pèse sur la croissance. L’Insee et la Banque de France l’attendent à 0,6% en 2025, et le gouvernement à 0,7%, un fort ralentissement par rapport à 2024 (1,1%). Mme de Montchalin a promis mercredi de communiquer “en toute transparence” sur la situation des finances publiques lors du “comité d’alerte” réunissant pour la deuxième fois depuis avril parlementaires, élus locaux et partenaires sociaux. Elle a assuré qu’il n’y aurait pas de “plongeon” des recettes comme celui qui avait contribué à creuser le déficit en 2023 et 2024. Mais l’Association des maires de France (AMF) y voit “un nouvel exercice de communication” plutôt qu’une “véritable réunion de travail”. 

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Un habitant des Tuvalu sur trois candidat à un visa climatique en Australie

Près d’un tiers des habitants des Tuvalu, archipel du sud-ouest du Pacifique menacé par la montée du niveau des océans, cherchent à obtenir un visa pour vivre en Australie dans le cadre d’un traité signé en 2024, selon des chiffres officiels obtenus par l’AFP.Plus de 3.000 Tuvaluans se sont enregistrés pour le premier tirage qui offrira 280 visas, selon les chiffres officiels fournis par le programme australien, soit près d’un tiers des quelque 10.000 habitants que compte l’archipel.L’Australie prévoit d’offrir chaque année un visa à 280 citoyens de Tuvalu, menacés par la montée des eaux, dans le cadre d’un traité bilatéral signé l’année dernière, “l’Union Falepili”.Un porte-parole du ministère Australien des Affaires étrangères et du Commerce a qualifié le traité de “premier accord de ce type dans le monde”, qui permet aux Tuvaluans une “mobilité dans la dignité alors que les bouleversements climatiques s’aggravent”.”L’Australie reconnaît l’impact dévastateur du changement climatique sur les moyens de subsistance, la sécurité et le bien-être des pays et des populations vulnérables au climat, en particulier dans la région du Pacifique”, a-t-il expliqué à l’AFP.Dans le cadre de ce traité, l’Australie a ouvert une nouvelle catégorie de visa spécialement réservée aux citoyens adultes des Tuvalu.Les données officielles relatives au programme montrent que 3.125 Tuvaluans se sont inscrits au tirage au sort au cours des quatre jours qui ont suivi son ouverture, la semaine dernière.Tuvalu compte 10.643 habitants, selon les chiffres du recensement de 2022.L’inscription coûte 25 dollars australiens (un peu moins de 14 euros) et le tirage se termine le 18 juillet.Les scientifiques craignent que l’archipel des Tuvalu, l’un des territoires les plus menacés par le changement climatique, ne devienne inhabitable d’ici 80 ans.Deux de ses neufs atolls coralliens ont déjà largement disparu sous les eaux.- Exode de travailleurs qualifiés -Pour le géographe de l’université de Sydney John Connell, les candidats à l’émigration espèrent trouver en Australie de meilleures opportunités en matière d’emploi, d’éducation et de santé.Mais l’exode à long terme des travailleurs qualifiés pourrait, selon lui, menacer l’avenir des Tuvalu.”Les atolls n’offrent pas beaucoup d’avenir: l’agriculture est difficile, la pêche offre un potentiel formidable mais ne génère pas d’emploi”, dit-il.L'”Union Falepili” engage l’Australie à défendre Tuvalu face aux catastrophes naturelles, aux pandémies sanitaires ou à une éventuelle “agression militaire”.”Pour la première fois, un pays s’est engagé légalement à venir en aide aux Tuvalu, sur demande”, avait remercié à l’époque le Premier ministre des Tuvalu, Feleti Teo.L’accord offre en contrepartie à l’Australie un droit de regard sur tous les pactes de défense que les Tuvalu pourraient conclure avec d’autres pays, ce qui avait suscité des inquiétudes.L’objectif de ce traité, pour Canberra, est également de freiner l’influence chinoise dans la région.Les Tuvalu font partie des 12 pays à travers le monde qui reconnaissent officiellement Taïwan.Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a déclaré l’année dernière que son pays partageait la vision d’une “région pacifique, stable, prospère et unifiée”.

Les députés ciottistes avancent leurs pions sur le régalien, comptant sur la division du bloc central

Les députés du groupe UDR, allié du Rassemblement national, profitent jeudi d’une journée réservée à leurs textes pour pousser leurs sujets régaliens tout en espérant diviser le bloc central, et engranger des voix, notamment contre les mariages avec une personne en situation irrégulière.Un an après la dissolution et le ralliement spectaculaire d’Eric Ciotti, ancien patron des Républicains, au RN de Marine Le Pen, l’Union des droites pour la République va bénéficier de sa toute première “niche parlementaire”.Avec au menu, entre autres, une proposition de loi interdisant l’exécution immédiate de peines d’inéligibilité.Cette dernière a été de loin la plus commentée au moment de son dépôt, la gauche et le bloc central dénonçant une loi en réaction à la condamnation de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants d’eurodéputés FN, et dont elle a fait appel.”Ça concerne d’autres personnes. Qu’on puisse priver un justiciable de l’efficience d’une procédure d’appel parce qu’il est élu c’est un problème de droit”, a défendu mercredi Eric Ciotti devant la presse parlementaire.Mais, sauf accident de participation, le texte visé par de nombreux amendements devrait se heurter à une coalition de la gauche et du bloc central (Renaissance, MoDem, Horizons). Le gouvernement ne soutiendra pas non plus l’initiative, selon Matignon.- Retrait d’un texte sur l’Algérie -En tout début de journée le groupe a choisi de renoncer à une résolution, non contraignante, qui appelait notamment à dénoncer l’accord franco-algérien de 1968, qui confère un statut particulier aux Algériens en matière de circulation, de séjour et d’emploi.”Ce débat parlementaire intervient à quelques jours, le 1er juillet, de la décision, du verdict qui concerne notre compatriote Boualem Sansal”, a argué Eric Ciotti. Le parquet algérien a requis mardi 10 ans de réclusion à l’encontre de l’écrivain franco-algérien, déjà condamné à cinq ans de prison en première instance notamment pour des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières, où il estimait que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de territoires appartenant jusque-là au Maroc.Laurent Saint-Martin, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, a salué “l’esprit de responsabilité” du groupe UDR, “pour ne pas provoquer d’escalade même verbale” risquant d’entraver les efforts diplomatiques pour obtenir la libération de l’écrivain.- Interdire le mariage en situation irrégulière ? -Mais sur d’autres textes, le groupe espère bien provoquer un moment de “clarification” chez LR et au centre.Les Républicains seront “globalement favorables” aux mesures proposées jeudi, annonce un cadre du groupe. Avant de souligner qu’il n’attend pas “une très forte mobilisation” à droite, un critère potentiellement décisif pour l’UDR, qui avait réussi à faire adopter quatre textes en commission grâce à une bonne mobilisation à l’extrême droite et à des voix de la droite.Ce fut le cas pour un texte visant à interdire le mariage pour “une personne séjournant de manière irrégulière sur le territoire national”, en dépit d’alertes à gauche et au centre contre une mesure “manifestement inconstitutionnelle”. L’UDR défend au contraire une loi pour “protéger les maires”.Emmanuel Macron avait lui-même appelé à ce que soit débattue rapidement au Parlement une telle loi.Stratégiquement, le groupe ciottiste est allé chercher une proposition de loi… centriste, adoptée au Sénat. “Malin”, admet un parlementaire macroniste. Un cadre UDR reconnaît là une opportunité de “piéger” le bloc central.L’une des mesures du texte impose aux futurs époux de nationalité étrangère de fournir au maire des justificatifs de séjour. S’il soupçonne une “absence de consentement” au sein du couple, il pourra saisir le procureur de la République.Les sénateurs ont aussi allongé le délai du “sursis au mariage”, temps d’enquête du procureur.S’il ne pourra pas tous les défendre avant la clôture des débats à minuit, le groupe a inscrit plusieurs autres textes: pour faire participer les détenus aux frais d’incarcération, instaurer des peines planchers pour certains crimes ou délits, supprimer le calendrier d’un niveau de performance énergétique (DPE) pour les logements, ou encore pour relancer la “politique nataliste”.

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“Tout se meurt”, une ville tunisienne polluée par le phosphate appelle à l’aide

La chambre de Cherifa Attia sent le caoutchouc brûlé. L’odeur provient d’une énorme usine de traitement des phosphates, installée à Gabès en Tunisie, qui déverse ses déchets à l’air libre et dans la mer.Les riverains dénoncent depuis des années les émanations toxiques du Groupe chimique tunisien (GCT), plus grand complexe du pays, qui produit des engrais à base de phosphate.Les autorités avaient annoncé la fermeture du site en 2017 mais le gouvernement a récemment promis de multiplier par cinq la production de phosphates, pour la faire passer de 3 à 14 millions de tonnes par an d’ici 2030.”C’est en train de nous tuer, nous respirons cela nuit et jour”, explique à l’AFP Cherifa, 74 ans, en humant l’air acre qui enveloppe Gabès et ses 400.000 habitants.Après des années de troubles sociaux et de sous-investissements, le président Kais Saied veut relancer le secteur des phosphates, principale richesse naturelle de Tunisie, qui a dégringolé du 5e rang mondial en 2010 au 10è actuellement.”Cette usine est mauvaise pour l’air, la mer, toute forme de vie. Nous espérions une application de la décision de 2017 mais le gouvernement a visiblement abandonné cette idée”, déplore Khayreddine Debaya, coordinateur de Stop Pollution, une ONG locale. Cherifa dit avoir survécu à deux cancers du sein et de l’utérus alors que sa soeur Naftia, 76 ans, souffre de problèmes cardiaques et de peau.Diverses études lient la transformation des phosphates à des pathologies semblables à celles des deux soeurs.- “Conséquences dévastatrices” -Outre la relance de la production, le gouvernement a récemment décidé de retirer les phosphogypses – principal résidu de la production de fertilisants – de la liste des déchets dangereux.La production d’engrais émet des gaz hautement toxiques comme le dioxyde de soufre et l’ammoniac, tandis que le phosphogypse contamine les sols et les nappes phréatiques avec des substances cancérigènes comme le plomb et l’arsenic. L’Institut national de la santé aux Etats-Unis a établi une corrélation entre l’exposition à ces déchets et des affections comme l'”insuffisance hépatique, des maladies auto-immunes, des troubles pulmonaires”.Selon une étude du laboratoire universitaire français Géosciences Environnement Toulouse, datant de décembre dernier, l’usine de Gabès émet “des niveaux très élevés” de polluants.Le document déplore des “conséquences dévastatrices” comme des “malformations cardiaques”, soulignant que “cette pollution industrielle (..) est associée à divers problèmes de santé très répandus à Gabès, comme des cancers (poumon, nez, sein, foie, rein, estomac, sang)”.En l’absence de données officielles, il est difficile de quantifier l’ampleur du phénomène. Une cancérologue locale interrogée par l’AFP a refusé de commenter les cas spécifiques à Gabès. Pour beaucoup de riverains, la prudence de certains médecins s’explique par la peur d’une réaction des autorités.Le complexe chimique donne du travail à environ 4.000 personnes à Gabès, où une personne sur quatre est sans emploi.”Si les autorités refusent de la démanteler, il faudrait au moins arrêter de déverser des déchets dans l’air et en mer”, estime Mouna Bouali, une autre riveraine de 45 ans, suggérant que les autorités utilisent l’argent du phosphate pour “assainir l’environnement”.Sollicitées à plusieurs reprises par l’AFP, les autorités n’ont pas souhaité répondre. – “Notre perte” -“Nous sommes tous moribonds à Gabès”, dénonce Mme Bouali, assise près de sa mère Dhabia, aveugle et atteinte d’une maladie auto-immune.”Qu’ils prennent tout Gabès, nous ne voulons plus de cette ville” dont “l’Etat tire de l’argent et nous uniquement des maladies”, lance Dhahbia, 67 ans, qui envisage de vendre sa maison mais se demande “qui voudrait acheter un logement ici”.Ces dernières semaines, des centaines de riverains ont été crier leur colère devant les bureaux du gouverneur local, brandissant des pancartes: “je veux vivre”.Les familles interrogées par l’AFP ont voté pour le président Saied, réélu en octobre dernier, auquel elles font confiance. C’est pourtant sous son impulsion que la Tunisie mise sur le phosphate, ce “pilier de l’économie nationale”, selon M. Saied, pour stimuler la croissance grâce à des exportations destinées particulièrement aux marchés européens.Cherifa et Naftia se souviennent encore de l’inauguration du complexe GCT par le premier président tunisien Habib Bourguiba en 1972, dans un contexte d’essor industriel. “Nous sommes descendues dans la rue pour chanter et applaudir”, souligne Naftia, sans savoir que “nous célébrions notre propre perte”.

Audiovisuel public: Radio France perturbée par une grève

“Nous ne sommes pas en mesure de diffuser l’intégralité de nos programmes habituels”, ont indiqué jeudi les antennes de Radio France, au premier jour d’une grève illimitée pour s’opposer aux restrictions budgétaires et à la réforme de l’audiovisuel public.L’appel à la grève a été déposé par l’ensemble des organisations syndicales “pour défendre Radio France, ses radios, ses métiers, sa production, ses formations musicales, et s’opposer au projet de holding de l’audiovisuel public”, est-il expliqué dans un message publié sur les sites internet des radios et diffusé à l’antenne.Un rassemblement est prévu à 13H00 devant la Maison de la Radio et de la Musique à Paris, à l’appel des organisations syndicales, “contre la holding et les réorganisations en cours à Radio France”.Les syndicats ont redit mercredi leur opposition au projet gouvernemental de rapprochement des entreprises de l’audiovisuel public, qu’ils considèrent comme “extrêmement dangereux”, tant pour l’avenir des salariés que pour l’indépendance de l’information.Plusieurs fois retardé, ce projet sera examiné à l’Assemblée nationale lundi et mardi. Il prévoit de créer une holding, France Médias, qui chapeauterait France Télévisions, Radio France et l’Ina (Institut national de l’audiovisuel), sous l’autorité d’un PDG.Il est porté par la ministre de la Culture, Rachida Dati, qui a martelé sa détermination à le faire adopter.”L’audiovisuel public, c’est un bien commun dont on doit rassembler les forces. Aujourd’hui, ces forces sont dispersées”, a estimé Mme Dati sur Sud Radio jeudi matin, appelant à “une stratégie cohérente et coordonnée”.”Le statu quo, c’est le déclin”, a-t-elle ajouté.A France Télévisions et l’Ina, les syndicats appellent à la grève à partir de lundi.A Radio France, l’appel est en deux temps: dès jeudi pour dénoncer les “économies” dans l’entreprise (dont l’arrêt de la radio Mouv’ sur la FM), puis contre le projet de holding à partir de lundi.Pour les syndicats, ce double mot d’ordre est un moyen de se distancier de la présidente de Radio France, Sibyle Veil, elle-même opposée au projet du gouvernement.

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“Ça ne s’arrête jamais”: à J-4, les jardiniers de Wimbledon peaufinent leur “jardin anglais”

Du mauve, du blanc et du vert, mais aussi des touches de rose et de jaune: à quatre jours de Wimbledon (30 juin-13 juillet), les jardiniers du temple londonien du tennis s’affairent pour le fleurir à la hauteur de sa réputation.Taille des haies, paillage, élagage… avec un site d’une superficie de 170.000 m2, “il y a beaucoup à faire”, souligne auprès de l’AFP Martyn Falconer, le chef des jardiniers du troisième Grand Chelem de la saison.Avec son équipe de dix jardiniers permanents et deux apprentis, qui double temporairement de volume à l’approche de Wimbledon, “nous faisons en sorte que tout cela ait l’air joli et présentable” pour les plus de 500.000 spectateurs de la quinzaine londonienne.”Ça ne s’arrête jamais”, insiste Martyn Falconer, qui travaille au All England Lawn Tennis Club (AELTC) depuis 25 ans et dirige l’équipe des jardiniers depuis onze ans. “Même si on soufflera un peu quand le public arrivera lundi, chaque matin, il faudra arroser les plantes, les entretenir, couper les fleurs fanées”, anticipe-t-il. Mais malgré les mois de préparation nécessaires pour faire de Wimbledon l’archétype du “jardin anglais” promis par les organisateurs, “c’est quelque chose d’unique en son genre”, savoure le chef des jardiniers. Accrochées aux murs des courts ou plantées en pleine terre, hortensias, roses, pétunias et lierre colorent les allées des “Championships” de touches pastel.Chaque année, en plus des milliers de fleurs présentes à l’année sur le site du tournoi, 27.000 plantes sont livrées aux jardiniers spécifiquement pour Wimbledon.”On ne peut pas se permettre de les réceptionner trop tard parce qu’elles poussent vite”, fait valoir M. Falconer.”Pour l’essentiel, les plantes grandissent donc sur site. Elles sont mises en pot dans la pépinière (de Wimbledon, NDLR), commencent à pousser puis on prend le relais”, détaille-t-il.- “Rien de trop criard!” -“Bien sûr, on a des plantes vertes, mauves et blanches”, les teintes caractéristiques du tournoi, avance Martyn Falconer. Mais les jardiniers s’autorisent aussi à travailler sur “une palette plus large” de couleurs, notamment “des roses ou des jaunes pastel”, développe-t-il.”Mais rien de trop criard!” nuance-t-il aussitôt. “On ne va pas commencer à planter partout des fleurs orange vif.” Au-delà de l’aspect esthétique, le réchauffement climatique est un réel “défi” pour les jardiniers de Wimbledon, affirme leur chef. Le plus prestigieux des tournois sur gazon a en effet été précédé cette année de semaines de fortes chaleurs et de sécheresses.”Je pense que je dois être la seule personne à Wimbledon à espérer quelques gouttes de pluie”, sourit Martyn Falconer, avant de révéler un autre danger, plus inattendu, qui guette les parterres et balconnières impeccables du tournoi londonien.”Beaucoup de gens posent leur derrière sur nos jardinières. Quand il s’agit de trouver un endroit où s’asseoir pour les spectateurs, c’est souvent là”, soupire-t-il.A tel point que les jardiniers ont mis au point une technique pour prolonger la durée de vie de certaines espèces abîmées par le séant des fans de tennis, le “Wimbledon twist”.  En retouchant légèrement les plantes endommagées, la durée de vie des hortensias et de “quelques autres espèces” peut être prolongée d’une poignée de jours, explique Martyn Falconer. Et quand les fleurs arrivent vraiment en bout de course, les jardiniers puisent dans leurs stocks.”On a une sélection sympa” de plantes de réserve “en cas d’accident”, de façon à ce que le décor floral de Wimbledon reste aussi soigné le jour de la finale qu’en début de tournoi.Une exigence à tenir sur deux semaines seulement, et non trois comme sur les autres tournois du Grand Chelem, puisque les qualifications de Wimbledon se déroulent sur un site distinct.

Nearly one-third of Pacific nation Tuvalu seeks Australian climate visa

Nearly one-third of citizens in Pacific nation Tuvalu are seeking a landmark climate visa to live in Australia as rising seas threaten their palm-fringed shores, official figures obtained by AFP show. Australia is offering visas to 280 Tuvalu citizens each year under a climate migration deal Canberra has billed as “the first agreement of its kind …

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