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Coup de frein supplémentaire sur les dépenses de 2025, alors que la dette continue à croître

Le gouvernement a annoncé jeudi un coup de frein supplémentaire de cinq milliards d’euros sur les dépenses publiques “dès cet été”, pour tenir l’objectif d’un déficit public de 5,4% cette année, tandis que l’Insee a annoncé que la dette continuait de croître, représentant 3.345,8 milliards d’euros à fin mars, soit 114% du PIB.Outre le 1,7 milliard d’euros d’économies sur les dépenses sociales annoncées dès mercredi par la ministre du Travail et de la Santé Catherine Vautrin, 3 milliards d’euros de crédits prévus pour l’État “ne seront pas engagés cette année”, et “une mise en réserve complémentaire sera notifiée dans les prochaines semaines”, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.Ces chiffres ont été présentés dans la matinée lors du deuxième comité d’alerte sur les finances publiques depuis le 15 avril, réuni à Bercy.L’exercice “de transparence”, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, consiste à tenir régulièrement au courant de l’évolution des comptes les différentes parties prenantes à la dépense publique : parlementaires, représentants des élus locaux, de la Sécurité sociale et de l’État, ainsi que les partenaires sociaux.Le gouvernement avait déjà annoncé en avril un effort supplémentaire de réduction de la dépense de 5 milliards d’euros pour contenir le déficit public (solde des comptes de l’État, de la Sécu et des collectivités locales) à 5,4% du produit intérieur brut en 2025, après 5,8% l’an dernier, dans un contexte de croissance économique faible. Bercy prévoit encore celle-ci à 0,7% pour cette année, mais l’Insee et la Banque de France anticipent 0,6%.- “Pistes étudiées sans tabou” -Pour 2026, le gouvernement espère réduire encore le déficit public, à 4,6%, et va devoir trouver pour cela 40 milliards d’euros.Tout en tentant d’éviter une censure à l’automne au Parlement, si la gauche ou le RN jugent les mesures choisies trop rudes pour les Français, qu’il s’agisse du budget de l’État ou de celui de la Sécurité sociale. C’est sur ce dernier que le gouvernement Barnier était tombé en décembre.Le Premier ministre François Bayrou a promis de présenter une première feuille de route budgétaire pour 2026 mi-juillet.”Vu la situation budgétaire calamiteuse, le budget de 2026 implique des mesures d’austérité impopulaires, rendant son adoption aussi difficile, sinon plus, que celui de 2025″, commente Bruno Cavalier, économiste en chef d’Oddo BHF, dans une note. “Toutes les pistes sont étudiées, sans tabou”, a affirmé la porte-parole du gouvernement Sophie Primas, mercredi sur franceinfo, y compris celle d’une “année blanche” — la reconduction des dépenses au même niveau qu’en 2025, sans tenir compte de l’inflation. – Discussions “difficiles” -Le communiqué de jeudi justifie le nouvel effort sur les dépenses de l’État cette année par “des risques de dépassement qui demeurent pour certains ministères”, et celui sur la Sécurité sociale par la dynamique des indemnités journalières d’arrêts maladie et les dépenses des hôpitaux notamment.Quant aux collectivités locales, leurs dépenses “progressent légèrement plus vite que la prévision”, notamment celles des communes, selon le communiqué.Intercommunalités de France a aussitôt contredit le gouvernement, qui fait état, selon elle, “d’une hausse des dépenses des collectivités qui s’établirait à hauteur de 2,3%”. Or, selon ses propres estimations, les dépenses de fonctionnement des intercommunalités ne seraient en progression moyenne que de 1,2% cette année.Dimanche, Amélie de Montchalin avait reconnu par ailleurs des discussions “difficiles” avec les ministères pour la préparation du budget de l’Etat.Enfin, encore alourdie de 40,5 milliards d’euros depuis décembre, la dette publique est la troisième plus lourde de la zone euro — en pourcentage du PIB — après celles de la Grèce et de l’Italie, et les remboursements annuels menacent de devenir le premier poste de dépenses après l’Education.Alors qu’elle ne représentait que 57,8% du PIB fin 1995, elle a gonflé ces dernières années, alimentée par les mesures prises pour atténuer les crises financière, sanitaire et inflationniste successives.

“Beaucoup d’air” et “peu d’eau”: une nouvelle lance à incendie plus économe et plus légère pour les pompiers de Paris

La Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) a présenté jeudi à la presse sa nouvelle lance à incendie “révolutionnaire” qui fonctionne à partir d’une idée “contradictoire” devenue une “évidence”: propulser plus d’air que d’eau pour éteindre les feux.Cinq fois plus économe en eau qu’une lance traditionnelle, provoquant donc moins de dégâts et plus simple d’usage avec un poids réduit de 70%: le préfet de police de Paris Laurent Nuñez a vanté dans la cour de la caserne Champerret (17e arrondissement) un “outil extrêmement performant”. Cette lance dite “diphasique”, qui brumise plus qu’elle n’arrose, fonctionne grâce à un tuyau doté d’une double membrane propulsant eau et air en même temps. Le sergent Hugo, qui teste la lance depuis un an, explique: “Le fait qu’il y ait moins d’eau rend le tuyau moins lourd donc ça permet d’économiser les équipes” et de “transporter le tuyau même avec de l’eau dedans (…) plus rapidement vers le sinistre”. Lors d’une intervention pour un feu d’appartement, en utilisant cette lance, il a pu “rester à l’extérieur” et “en 20-30 secondes le feu est déjà quasiment éteint”, louant un gain de “sécurité”.Si l’idée remonte à plus d’un siècle, elle n’avait jamais été mise en oeuvre jusqu’à présent du fait de “verrous technologiques”. Déjà armée sur quatre camions FPTL (fourgon pompe tonne léger), elle équipera les 52 camions “premiers secours et évacuation” de sixième génération que la BSPP doit recevoir d’ici à 2030, dont 10 seront opérationnels dès 2025, a détaillé à l’AFP le général de division Arnaud de Cacqueray. Les pompiers de la Seine-Maritime sont en train de s’équiper de cette lance, selon lui et les pompiers d’Ille-et-Vilaine, du Rhône et les marins-pompiers de Marseille ont “travaillé sur le projet”. “Plusieurs pays étrangers” seraient également intéressés par cette technologie et notamment par les économies d’eau qu’elle permet, a-t-il ajouté, sans préciser lesquels. 

Souheil tué par un policier à Marseille: réapparition surprise des scellés disparus

L’enquête sur la mort de Souheil, un jeune homme tué en 2021 à Marseille par un tir policier, a connu un rebondissement rocambolesque jeudi avec l’annonce que des “pièces capitales” du dossier, données perdues début juin, avaient finalement été retrouvées… dans le bureau d’un juge.”Les neuf scellés égarés dans l’affaire Souheil El Khalfaoui ont été retrouvés ce jour dans le bureau du juge d’instruction initialement saisi”, a indiqué dans un communiqué le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, qui assure que “le tribunal judiciaire de Marseille poursuivra les investigations pour la manifestation de la vérité”.La famille s’est dite auprès de l’AFP “particulièrement inquiète du déroulement de l’instruction dans la mesure où c’est ce même juge (Patrick De Firmas, ndlr), qui avait fait la demande de recherche de scellés”.Dans son communiqué, transmis à l’AFP par Issam El Khalfaoui, le père de Souheil, la famille relève que “des recherches avaient déjà été faites dans ce même bureau”. Elle se dit néanmoins “soulagée que la mobilisation politique ait permis de retrouver ces scellés”.Souheil avait été tué dans le quartier de la Belle de Mai aux alentours de 19H30, le 4 août 2021, lors d’un contrôle auquel il aurait tenté de se soustraire en faisant marche arrière, percutant un policier, selon les forces de l’ordre. Une version que la famille réfute. – “désorganisation grave” -La nouvelle juge en charge de l’affaire avait annoncé le 4 juin dans un courrier adressé à la famille et à son conseil que neuf pièces capitales du dossier avaient été perdues, “après plusieurs mois de recherches”. Après leur sortie du service de stockage début 2022, “ils n’ont en effet jamais été restitués au greffe des scellés”. Or, parmi eux figurent des pièces à conviction capitales, comme une vidéo de caméra de surveillance d’une agence bancaire de la Caisse d’Epargne toute proche, l’enregistrement de l’audition filmée du policier mis en cause et la balle qui a tué Souheil.Après l’annonce de cette perte, la famille a porté plainte contre l’ancienne procureure de Marseille Dominique Laurens, l’accusant d’avoir “volontairement détourné les neuf scellés”.La famille de Souheil avait également organisé une conférence de presse, mardi à l’Assemblée nationale en présence d’élus et de députés de gauche.Dans le même temps, le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait annoncé pendant les questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale, saisir l’Inspection générale de la justice si ces pièces n’étaient pas retrouvées “d’ici mercredi” soir. “La famille est soulagée mais inquiète qu’il ait fallu une mobilisation nationale pour que les scellés réapparaissent”, a déclaré jeudi à l’AFP son avocat, Me Arié Alimi. “Compte tenu de la désorganisation grave et manifeste de la justice Marseillaise, une inspection générale de la justice est plus que jamais nécessaire”, a-t-il estimé.”Il est fréquent dans les affaires de violences policières que les pièces disparaissent, que les vidéos disparaissent”, avait pointé mardi l’avocat, ajoutant que “cela fait deux fois” que “les pièces disparaissent ou ne sont pas demandées” dans ce dossier.Les images d’une caméra de vidéosurveillance qui auraient pu filmer le tir du policier n’ont en effet pas été demandées au cours de l’enquête, avait-il relevé.cgc-edy-san-alc/so/ol/cbn

“Une question de budget”: à Dijon, une boutique Shein attire la foule et les critiques

“C’est une question de budget”: à Dijon, plusieurs centaines de clients se sont rués jeudi dans la nouvelle boutique éphémère de la plateforme asiatique controversée Shein, opposant l’avantage de prix “trois fois moins chers” aux critiques sur l’ultra fast fashion.Preuve de la controverse entourant la marque, un service de nettoyage a dû s’empresser, juste avant l’ouverture à 10h, d’effacer toute trace de tags accusant en lettres rouges sur les vitrines du magasin : “Shein tue”, “Exploitation, travail forcé, esclavage, pollution”, selon des images de France3 Bourgogne-Franche Comté.Mais ce “non-événement”, comme l’a qualifié la communication de Shein, n’a pas empêché près de 200 personnes de faire la queue dès avant l’ouverture.”Je cherche à faire une bonne affaire”, explique Chayma Benamar, 18 ans, en attendant que s’ouvrent les portes de la boutique.Ces “pop-up store événements” – comme les nomme le groupe de Singapour dans une opération de communication bien huilée -, se pratiquent déjà depuis 2022. Mais, après Paris, Lille et Marseille, la marque a voulu “aller à la rencontre de ses clients” qui vivent à 95% hors de ces grandes villes, explique à l’AFP le porte-parole de Shein, Quentin Ruffat. Pendant 9 jours, la marque va “proposer une expérience immersive à ses clients autour d’un message fort: la mode doit être accessible à toutes et tous”, vante Shein.”Oui, c’est un bon prix”, confirme Chayma, déjà cliente de la plateforme. “C’est pas toujours de la qualité mais on a le prix”, ajoute-t-elle, avant d’assurer: “je ne le ferais pas si j’avais plus d’argent”.  Avec ses millions de produits importés de pays à bas coût de main-d’oeuvre, majoritairement de Chine, Shein est accusée par ses détracteurs de contribuer à la mode ultra éphémère, destructrice de la planète et d’emplois en France, à tel point qu’une proposition de “loi anti-Shein” vient d’être adoptée à l’unanimité par le Sénat.Le texte doit encore être avalisé à l’automne lors d’un accord députés-sénateurs. Il instaure notamment une taxe sur les petits colis importés dans l’Union européenne, comprise entre deux et quatre euros.- “Je préfèrerais acheter français”-L’objectif environnemental de la proposition de loi est “louable”, répond Shein, car l’industrie textile représente “10% des émissions de gaz à effet de serre” mais il faut une loi “collective” et non une “loi anti-Shein”, estime le porte-parole de Shein. Il rappelle que le groupe ne représente que “7% des ventes de vêtements en France”. Selon une étude Ifop datant de février 2025 et souvent citée par Shein, six Français sur 10 consacrent moins de 200 euros par an à l’achat de vêtements neufs. “On répond à ces besoins”, juge M. Ruffat.”Les produits français, c’est hors de prix. Ici, je viens avant tout pour le prix”, se justifie Léa, 26 ans, pressée de se ruer sur les portants de la petite boutique dijonnaise de 250 m2, bondée. Les tarifs de Shein battent “même les soldes” de 40 à 50% affichées juste à côté, assure-t-elle.”Oui, je préfèrerais acheter français, de loin”, confesse Colette Raydellet qui, du haut de ses 79 ans, est une des rares clientes dépassant la trentaine.”Mais c’est une question de budget: c’est trois fois moins cher ici et je n’ai pas une grosse retraite”, s’excuse la septuagénaire. Selon Shein, qui a mis en place un système d’inscription à l’entrée dans la boutique dijonnaise, l’ensemble des créneaux disponibles pour la journée de jeudi, soit environ 1.600 clients, ont été réservés.L’ouverture de la boutique n’a pas manqué de susciter la polémique. La branche locale de l’association de consommateurs et usagers CLCV (consommation, logement, cadre de vie) a “dénoncé” le pop-up store.”Derrière ses prix ultra-compétitifs et son marketing ciblant les jeunes consommateurs, Shein incarne un modèle économique incompatible avec les enjeux actuels de consommation responsable, de respect des droits humains et de préservation de l’environnement”, écrit l’association dans un communiqué.La mode ultra express est accusée d’avoir contribué aux déboires de nombreuses chaînes françaises, dont Camaïeu, Jennyfer ou autres Kookaï.

Retraites: Bayrou défend sa méthode et donne rendez-vous au Parlement à l’automne

François Bayrou a tenté jeudi de reprendre la main sur le dossier des retraites, actant des “avancées” faute d’accord signé entre partenaires sociaux, jugeant “à portée de main” un “compromis” sur la pénibilité et s’engageant à porter le dossier devant le Parlement.Trois jours après la séparation sans accord du conclave sur les retraites, mis en place après son arrivée à Matignon pour éviter la censure des socialistes, François Bayrou n’en a pas moins salué un travail “remarquablement utile”, se disant “impressionné par les progrès” entre syndicats et patronat, “un signe d’espoir pour la démocratie sociale”.Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre a d’abord salué des “avancées”, notamment sur la volonté “d’améliorer sensiblement et immédiatement les retraites des femmes (…) ayant eu des enfants”. Il a également annoncé qu’un compromis avait été trouvé entre les partenaires sociaux pour diminuer l’âge de départ à taux plein de 67 ans à 66 ans et demi.Autre avancée “décisive” aux yeux du Premier ministre: l’absence de remise en cause par les négociateurs –la CGT et FO ont de longue date claqué la porte– du recul à 64 ans de l’âge légal de départ à la retraite instauré par la loi Borne de 2023.Sur les points en suspens, M. Bayrou a jugé “à portée de main” un compromis sur le volet de la pénibilité, principal point d’achoppement entre partenaires sociaux. Il a affirmé que les négociations allaient se poursuivre dans les prochains jours dans des modalités qu’il n’a pas précisées.Il a enfin annoncé “une démarche législative” à l’automne pour “répondre à toutes les questions posées” et, faute d’accord sur les points les plus délicats, s’est dit prêt à intégrer des “dispositions de compromis” dans le prochain budget de la Sécurité sociale.De quoi éviter la censure, alors que les socialistes ont déposé une motion à l’issue de l’échec du conclave ? “Je n’imagine pas que le Parti de Jacques Delors et de Michel Rocard puissent considérer” que les compromis trouvés par les partenaires sociaux au terme du conclave sur les retraites soient “un objet de censure”, a répondu M. Bayrou.Lundi après une ultime séance de négociations pour aménager la loi Borne de 2023, patronat et syndicats n’avaient eu d’autre choix que d’acter leur échec. Mais François Bayrou avait estimé qu’il existait une “voie de passage”.Les discussions se sont poursuivies jusqu’à jeudi après-midi entre Matignon, le patronat et les syndicats. Le dossier des retraites empoisonne l’exécutif depuis la première élection d’Emmanuel Macron.Reculer “l’âge de départ va se poser à nouveau” dans les années qui viennent, appuie dans Le Figaro la ministre du Travail et de la Santé issue des Républicains (LR), Catherine Vautrin.- Déminer -Les socialistes n’avaient pas attendu cette conférence de presse pour déposer une motion de censure. Initiative qui remet le Rassemblement national, qui dispose du plus gros groupe à l’Assemblée nationale, au centre du jeu, comme avec son prédécesseur Michel Barnier, tombé au bout de trois mois sous les voix jointes du PS, de LFI et du RN.Les déclarations du chef du gouvernement ne changent rien à la volonté des socialistes de le censurer, a répliqué le député Arthur Delaporte.François Bayrou peut cependant encore respirer: le parti à la flamme ne votera pas la motion de la gauche la semaine prochaine, quand elle sera débattue, et lui donne “rendez-vous” lors du budget, à l’automne.Or, si la gauche reste unie pour le censurer après l’été, le centriste va se retrouver dépendant des lepénistes.Un accord avec la CFDT, centrale syndicale proche du PS, peut-il déminer le terrain parlementaire de l’automne ? “Vous avez intérêt à parler aux républicains au sens large du terme (…) plutôt que de vous lier éventuellement au bon vouloir du RN”, a prévenu le chef de file des sénateurs socialistes, Patrick Kanner.Alors que son avenir ne tient qu’à un fil et que sa popularité est au plus bas dans les sondages, une moitié des Français (52%) souhaitent la censure et 63% considèrent que François Bayrou est le principal responsable de l’échec du conclave, selon une enquête Elabe parue mercredi.

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Grèce: violent incendie près d’Athènes, des dizaines d’évacuations

Un violent incendie de forêt a ravagé jeudi de nombreuses localités balnéaires près d’Athènes, endommageant des habitations et entraînant des dizaines d’évacuations dans cette région prisée des touristes grecs et étrangers.L’incendie s’est déclaré dans les localités balnéaires de Palaia Fokaia et Thymari, à 50 km à l’est d’Athènes, et a entraîné l’évacuation de cinq villages, selon les pompiers. Leur porte-parole, Vassilis Vathrakogiannis, a évoqué “une énorme bataille contre les flammes entre les habitations”.  Quelque 130 pompiers, des volontaires, une dizaine d’avions et d’hélicoptères, ainsi que deux bateaux des garde-côtes sont mobilisés. “Il s’agit d’un feu difficile attisé par de forts vents”, a indiqué à l’AFP une responsable du service de pompiers.Déclenché vers 12H30 locales (09H30 GMT), l’incendie a rapidement gagné en intensité et s’est vite propagé avec des vents d’une intensité de six sur l’échelle de Beaufort et des températures oscillant entre 35 et 37 degrés Celsius durant la journée.Des champs, des oliveraies et des terrains ainsi que quelques habitations ont été détruits par les flammes. Kostas Tsiguas, président de l’union des pompiers, a indiqué qu’au moins 50 personnes ont été évacuées par les pompiers.Les pompiers ont évacué des habitants, dont des enfants, qui se trouvaient à leur domicile alors que des ordres de quitter les lieux ont été envoyés via le numéro d’urgence de la Protection civile, selon la télévision publique Ert.Selon les images diffusées par Ert, deux pompiers tentaient d’éteindre le feu dans la cour d’une maison, lorsque le toit s’est effondré sous les flammes, tandis qu’un épais nuage de fumée noir recouvrait Palaia Fokaia et les plages proches du golfe Saronique. Dimitris Papachristos, le maire de la municipalité de Saronique, qui comprend plusieurs communes évacuées, a qualifié la situation d'”extrêmement difficile car les vents ne cessent pas”.”Des structures ont été ouvertes pour accueillir ceux qui ont été évacués. Toute la municipalité est en alerte”, a-t-il ajouté, cité par l’agence de presse grecque ANA.- Situation “dramatique” -La circulation a été interrompue par la police sur la principale avenue longeant la côte sud de la capitale reliant Athènes au cap Sounion, où s’étend le front du feu.Très prisée par les vacanciers grecs et étrangers, cette région comprend de nombreuses maisons secondaires d’Athéniens.”C’est un violent incendie, une réunion extraordinaire de la cellule de coordination aura lieu dans les prochaines heures”, a indiqué sur Ert Viki Kavallari, la sous-préfète de l’Attique, la région d’Athènes. Sur la chaîne Mega, le maire adjoint de Palaia Fokaia, Stavros Petropoulos, a qualifié la situation de “dramatique”. “Les habitants nous ont dit que l’incendie avait commencé à cause d’une étincelle provenant d’un câble électrique défaillant”, a-t-il noté. Située dans le sud-est de la Méditerranée, la Grèce est particulièrement vulnérable aux incendies chaque été, alimentés par des vents violents, la sécheresse et des températures élevées.Jeudi, le mercure a atteint jusqu’à 40 degrés Celsius en Attique. Cette première vague de chaleur en Grèce doit se poursuivre jusqu’à samedi, selon les prévisions météorologiques.Selon la Protection civile, l’indice de risque d’incendie jeudi est “très élevé”, de même que pour vendredi notamment en Attique et les îles du nord de la mer Egée. Durant les dernières 24H, 45 feux se sont déclarés en Grèce, selon les pompiers.Depuis dimanche, un autre incendie de forêt est en cours sur l’île de Chios dans le nord-est de la mer Egée. Il a jusqu’ici ravagé plus de 4.000 hectares, selon l’observatoire européen Copernicus. L’an dernier, quelque 45.000 hectares sont partis en fumée dans toute la Grèce, avec notamment un incendie ravageur dans la banlieue nord de la capitale grecque ayant fait un mort.

Canicule: quatre départements du sud de la France en vigilance orange

Quatre départements du sud de la France, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales, ont été placés en vigilance orange à la canicule pour la journée de vendredi, a annoncé Météo France dans son communiqué de 16h00 jeudi.Cette vigilance, qui débutera à 12h00 et jusqu’à minuit, est notamment due aux températures de surface de la Méditerranée, qui pourraient “influencer l’effet des températures minimales (et) rendre plus étouffantes les nuits”, précise l’organisme de prévision, selon qui il est “probable” que cet épisode soit prolongé “au cours des prochains jours”. Selon Météo France, la chaleur va en effet se maintenir sur le pourtour méditerranéen, puis s’étendre durant le week-end plus au nord et vers le centre du pays. Cet épisode caniculaire va débuter avec des valeurs comprises entre 35 et 38 degrés sur le pourtour méditerranée, et jusqu’à 39 degrés localement, “voire plus en pointe à l’intérieur des terres”, précise l’organisme, prévenant que la nuit de vendredi à samedi sera “très chaude et étouffante”.Les maximales de samedi devraient être proches de 37 à 39 degrés.

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Canicule: quatre départements du sud de la France en vigilance orange

Quatre départements du sud de la France, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales, ont été placés en vigilance orange à la canicule pour la journée de vendredi, a annoncé Météo France dans son communiqué de 16h00 jeudi.Cette vigilance, qui débutera à 12h00 et jusqu’à minuit, est notamment due aux températures de surface de la Méditerranée, qui pourraient “influencer l’effet des températures minimales (et) rendre plus étouffantes les nuits”, précise l’organisme de prévision, selon qui il est “probable” que cet épisode soit prolongé “au cours des prochains jours”. Selon Météo France, la chaleur va en effet se maintenir sur le pourtour méditerranéen, puis s’étendre durant le week-end plus au nord et vers le centre du pays. Cet épisode caniculaire va débuter avec des valeurs comprises entre 35 et 38 degrés sur le pourtour méditerranée, et jusqu’à 39 degrés localement, “voire plus en pointe à l’intérieur des terres”, précise l’organisme, prévenant que la nuit de vendredi à samedi sera “très chaude et étouffante”.Les maximales de samedi devraient être proches de 37 à 39 degrés.

Bernard Pacaud, le chef trois étoiles de L’Ambroisie, a trouvé son successeur

Figure discrète mais emblématique de la gastronomie française, Bernard Pacaud, 77 ans, quittera prochainement les fourneaux de L’Ambroisie, son restaurant triplement étoilé de Paris depuis 37 ans, remplacé par le chef Shintaro Awa, venu du Bristol.Originaire du Japon, Shintaro Awa succédera à celui que beaucoup considèrent comme l’un des derniers maîtres de la cuisine française classique.”C’est un monument de la gastronomie qui prend sa retraite”, a déclaré à l’AFP Alexia Pacaud, la fille de Bernard Pacaud, en évoquant une “décision extrêmement difficile”.”C’est beaucoup d’émotions”, a sobrement commenté le cuisinier, qui se décrit lui-même comme “taiseux”.La passation se fera dans les prochains jours et durera le temps qu’il faudra, a précisé Alexia Pacaud, cheffe pâtissière de l’établissement.Formé auprès de grands noms de la gastronomie, tels que Régis et Jacques Marcon, Paul Bocuse et au Plaza Athénée, Shintaro Awa, 39 ans, a travaillé plus de 10 ans aux côtés du chef trois étoiles Éric Frechon au restaurant Épicure du Bristol Paris.”On cherchait quelqu’un qui sache très bien faire la cuisine française”, explique à l’AFP Walter Butler, homme d’affaires franco-américain qui a progressivement repris le restaurant depuis 2023.Propriétaire du cabaret Paradis Latin, de Pierre Hermé et du groupe Moma Group, Walter Butler précise qu’il ne s’agissait pas de recruter “un chef triplement étoilé qui aurait voulu mettre sa cuisine à la place de celle de L’Ambroisie”.Un premier essai avec le chef Christophe Moret, passé par le Plaza Athénée et le Shangri-La, n’ayant pas abouti, le choix s’est finalement porté sur Shintaro Awa.Avec Bernard Pacaud, “ils ont la même vision de la cuisine. C’est important de savoir que la personne qui va lui succéder ait les mêmes valeurs”, se réjouit Alexia Pacaud.Bernard Pacaud est connu pour sa feuillantine de langoustines au curry, ses escalopines de bar ou encore sa tarte au chocolat.”Sa cuisine est assez simple, avec des excellents produits qu’il traite de la meilleure des façons pour offrir l’excellence au client. Cette philosophie, c’est à peu près la même chose que j’ai envie de faire”, assure de son côté Shintaro Awa.Surnommé “le dernier des Mohicans” par ses pairs, Bernard Pacaud a fait ses armes auprès de la célèbre Eugénie Brazier à Lyon, puis auprès de Claude Peyrot à Paris.Il ouvre L’Ambroisie en 1981, d’abord quai de la Tournelle, avant de s’installer en 1986 place des Vosges. Le restaurant détient trois étoiles Michelin sans interruption depuis 1988, un record à Paris.