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6.000 clients privés d’électricité à cause des fortes chaleurs, selon Enedis

Quelque 6.000 clients d’Enedis restaient privés d’électricité à 19H30 mercredi en raison des “fortes chaleurs” qui affectent les infrastructures souterraines et ont privé jusqu’à 13.000 personnes de courant au plus fort de la journée, selon le dernier bilan du gestionnaire du réseau de distribution électrique transmis à l’AFP.”A 19H30, 6.000 clients sont impactés, principalement en Centre-Val de Loire et Poitou-Charentes”, les équipes d’Enedis et des entreprises partenaires poursuivant leurs interventions, indique le gestionnaire.Au long de la journée des incidents ont été recensés également en Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes.Quelque 8.000 clients notamment avaient été privés d’électricité en Ile-de-France, dans le Sud-Est et le Sud, un chiffre ramené à 6.000 à la mi-journée. Dans la matinée, “deux pannes successives et exceptionnelles dues à la chaleur” se sont également produites dans le centre-ville de Tours. “5.000 clients ont été concernés” au pic de l’incident, ensuite résolu.”Les très fortes chaleurs cumulées sur plusieurs jours avec une température qui ne descend pas la nuit ont fait monter la température des sols goudronnés de plusieurs dizaines de degrés (en surface), ce qui a mis en forte contrainte les réseaux souterrains”, explique Enedis, ajoutant en fin de journée que “la situation reste évolutive”. Les boîtes de jonction, qui servent à relier deux câbles souterrains entre eux, sont “sensibles aux fortes variations de températures et aux mouvements de terrains qu’elles induisent, à l’origine de l’incident”, précise le gestionnaire, qui assure que ses équipes avaient été “pré-mobilisées pour intervenir dans les meilleurs délais”. 

Face aux violences à l’école, la commission parlementaire appelle à “une révolution”

Dénonçant des “monstruosités” et un “Etat défaillant” face à un déferlement de violences en milieu scolaire pendant des décennies, la commission parlementaire lancée après le scandale Bétharram a proposé mercredi 50 mesures pour mieux protéger les enfants.La commission d’enquête a permis de dresser le “constat accablant” d’une “défaillance majeure de l’Etat” a déclaré son corapporteur Paul Vannier (LFI) lors d’une conférence de presse, appelant à une “révolution” face aux violences scolaires.Les travaux de cette commission d’enquête ont permis 80 signalements à la justice au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. Elle est née du scandale autour des révélations sur l’affaire des violences sexuelles et physiques qui se sont poursuivies pendant des décennies à Notre-Dame-de-Bétharram, dans le Béarn. L’affaire, qui a entraîné des révélations en chaîne de mauvais traitements et agressions sexuelles dans d’autres établissements à travers la France, a aussi ébranlé François Bayrou, ministre de l’Education nationale au moment des premières plaintes.Dans leur rapport rendu mercredi, les députés pointent chez lui un “défaut d’action” à l’époque qui a pu laisser les violences “perdurer”, alors qu’il était “informé” et “avait les moyens” d’agir.La présidente de la commission parlementaire, Fatiha Keloua Hachi, a fustigé aussi les attaques lancées par François Bayrou, lors de son audition fleuve devant la commission, contre l’ex-professeure de Bétharram Françoise Gullung, lanceuse d’alerte qu’il a accusée d’avoir “affabulé”. Il vit “dans un monde qui est différent du nôtre” où l’on peut donner des “claques éducatives”, a-t-elle dit lors de la conférence de presse.- “Déchaînement de violences” -Pour Paul Vannier, François Bayrou a menti sur ce qu’il savait des sévices à Bétharram et commis un parjure. Mais Fatiha Keloua-Hachi a écarté l’idée d’un signalement à la justice, une décision confirmée par la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet qui a jugé la demande de M. Vannier “sans objet”Dans leur rapport, les députés évoquent “un véritable déchaînement de violences” à Notre-Dame-de-Bétharram, avec “une communauté de notables au soutien indéfectible”. Ils décrivent les mêmes “logiques à l’oeuvre” dans d’autres établissements, dont des “violences institutionnalisées sous prétexte d’excellence pédagogique”. Mis en cause dans le rapport, Village d’enfants géré par l’institut catholique traditionaliste de Riaumont (Pas-de-Calais), concerné par plusieurs affaires, et fermé depuis 2019, a annoncé à l’AFP via son avocat sa volonté de saisir la justice pour obtenir un “droit de réponse”, dénonçant un “travail à charge”.Plus largement, pour les rapporteurs, les mécanismes d’omerta et de mauvais traitements étaient “accentués dans l’enseignement catholique”, du fait d’un “modèle éducatif explicitement plus strict, s’appuyant sur de nombreux internats”. Ces violences, d’après eux, persistent, “encore invisibilisées” dans l’enseignement public et de façon “préoccupante” dans l’enseignement privé, “notamment catholique”.Paul Vannier dénonce aussi la place d'”intermédiaire” que s’est arrogé Secrétariat général à l’enseignement catholique (Sgec), sans statut légal pour le faire, dans les relations avec le ministère de l’Education. Il a appelé à dépasser ce “ministère bis”.Le secrétaire général de l’enseignement catholique Philippe Delorme a dénoncé auprès de l’AFP “une orientation” du rapport “qui voudrait que l’enseignement public et privé fonctionnent exactement de la même manière, ce qui est complètement absurde”. “On ne peut pas dire que nos 7.200 établissements dysfonctionnent”, insiste-t-il.Les députés déplorent en outre des contrôles de l’Etat “quasi-inexistants” et une prévention et des signalements “lacunaires”.- “Traduire en actes” -Parmi ses cinquante recommandations, le rapport appelle à reconnaître “la responsabilité de l’Etat pour les carences” ayant permis ces violences et créer un “fonds d’indemnisation et d’accompagnement des victimes”. “François Bayrou, le 15 février, nous a assuré qu’il créerait ce fonds” mais “nous n’avons toujours rien”, a déploré sur RTL Alain Esquerre, porte-parole d’un collectif de victimes de Bétharram.Les députés veulent aussi lancer une mission parlementaire transpartisane chargée de propositions pour “rendre imprescriptibles certaines infractions commises sur les mineurs”.Une recommandation “particulièrement” soutenue par la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), dans un communiqué. Elle a salué aussi, entre autres, une proposition visant à “procéder à un contrôle de l’honorabilité” du personnel et des bénévoles, et appelé le gouvernement à “se saisir rapidement de ces préconisations”.Les députés demandent aussi plus de contrôles dans tous les établissements, surtout dans le privé, et notamment dans les internats. La ministre de l’Education nationale Elisabeth Borne a indiqué qu’elle “prenait acte” du rapport et allait examiner “s’il y a lieu d’adapter le plan +Brisons le silence+”, lancé en mars pour lutter contre les violences en milieu scolaire.

Le ministre des Transports exclut de céder face aux contrôleurs aériens en grève

Le ministre des Transports Philippe Tabarot a exclu mercredi de céder aux revendications de syndicats de contrôleurs aériens, qualifiées d'”inacceptables”, à la veille du début d’une grève qui devrait entraîner d’importantes perturbations juste avant les vacances scolaires.”Je sais combien ces mouvements de grève sont coûteux pour vos compagnies aériennes”, a affirmé le ministre en clôturant à Paris le congrès annuel de la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (Fnam), porte-voix du secteur.”Les revendications portées par des syndicats minoritaires sont inacceptables, tout comme le choix de faire cette grève au moment des grands départs en congés”, a ajouté le ministre.Le trafic devrait être très perturbé jeudi dans les aéroports parisiens et du sud de la France, après un appel à la grève de deux syndicats d’aiguilleurs du ciel pour défendre leurs conditions de travail.La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies de réduire fortement leurs programmes de vols face à ce mouvement social: un quart des liaisons annulées jeudi à Paris-Charles-de-Gaulle, Orly et Beauvais, la moitié à Nice, Bastia et Calvi et 30% à Lyon, Marseille, Montpellier, Ajaccio et Figari.La situation sera encore plus tendue vendredi, dernier jour de l’année scolaire, dans les aéroports parisiens et à Beauvais (40% d’annulations). Nice restera à 50%, tandis que Lyon, Marseille, Montpellier et les aéroports corses seront à 30%, selon une mise à jour de la DGAC mercredi soir.- “Tenir bon” -De source proche du dossier, l’aviation d’affaires sera aussi très affectée par ce conflit.”Je suis résolu à tenir bon face à ce mouvement et notamment face à la demande d’abandon d’un certain nombre de dispositions qui avaient pourtant été actées et qui ne sont pas respectées”, a martelé le ministre.Une réforme est en cours pour établir un pointage des contrôleurs à la prise de poste, à la suite d’un “incident grave” à l’aéroport de Bordeaux fin 2022, quand deux avions avaient failli entrer en collision. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) en a fait peser la responsabilité sur une organisation défaillante du travail de contrôleurs.”Il en va de la sécurité des vols et du sérieux de la profession, et je ne céderai pas sur cette réforme indispensable”, a souligné M. Tabarot.L’influente association Airlines for Europe, qui fédère entre autres Air France-KLM, Lufthansa, British Airways, EasyJet et Ryanair, a jugé ces appels à la grève “intolérables” et a prévenu qu’ils allaient “perturber les projets de vacances de milliers de personnes”. Air France a confirmé avoir été “contrainte d’adapter son programme de vols”, sans préciser le nombre d’annulations, mais elle a souligné que son réseau long-courrier ne serait pas affecté.Comme elle, sa filiale low-cost Transavia a indiqué que ses clients concernés étaient informés individuellement et que “des mesures commerciales” permettraient “un report du voyage sans frais ou un remboursement intégral”. – “Management toxique” -Le deuxième syndicat d’aiguilleurs du ciel (17% des voix aux dernières élections professionnelles), l’Unsa-Icna, a appelé à la grève jeudi et vendredi. Le troisième, l’Usac-CGT (16% des suffrages), a rejoint le mouvement. En réponse aux propos de M. Tabarot, l’Unsa-Icna a dit mercredi “regrette(r) que la communication politique ait désormais pris le pas sur le traitement des problématiques majeures” à la DGAC.Le syndicat a cité à cet effet “un sous-effectif entretenu et responsable des retards une bonne partie de l’été”, des outils obsolètes et “un management toxique, incompatible avec les impératifs de sérénité et de sécurité exigés”.Le premier syndicat, le SNCTA (60% des voix), a indiqué à l’AFP ne pas appeler à la grève. Selon une source proche du dossier, 270 contrôleurs aériens sur quelque 1.400 se sont déclarés grévistes jeudi.Les ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne (Icna) figurent parmi les fonctionnaires les mieux payés, avec un salaire brut moyen “de l’ordre de 96.000 euros par an, soit environ 8.000 euros mensuels”, selon un rapport du Sénat d’octobre 2024.

La nouvelle mobilisation prévue pour “enterrer” l’A69 interdite par la préfecture

Plusieurs milliers de personnes sont attendues en fin de semaine dans le Tarn pour “enterrer” l’autoroute A69, un nouveau weekend de mobilisation contre ce projet, qu’un arrêté préfectoral a interdit en raison “des risques manifestes de troubles graves à l’ordre public”.”Le caractère violent de ce rassemblement ne fait aucun doute”, a déclaré mercredi à l’AFP le préfet du Tarn Laurent Buchaillat, au lendemain de son arrêté d’interdiction.Sont désormais prohibés “toute manifestation, attroupement ou rassemblement revendicatif contre le projet autoroutier” sur 17 communes du département, à compter de jeudi et jusqu’au lundi 7 juillet.Le préfet veut “croire que l’interdiction du rassemblement dissuadera une partie des manifestants potentiels qui peuvent être personnellement opposés à cette autoroute, ce qui est un droit, mais en tout cas inscrivent leur action dans le cadre légal, a-t-il expliqué mercredi.  Les organisateurs de la mobilisation baptisée “Turboteuf” ont indiqué, dans un communiqué, maintenir l’événement “dans la mesure où nous nous rassemblerons sur un terrain privé”.”Nous commençons à être habitué.e.s du même storytelling de la part des préfectures”, poursuivent-ils, dénonçant une volonté de “criminaliser en amont les luttes et les militant.e.s, et (d’)utiliser la même rhétorique pour justifier le déploiement d’une répression intense”.”Par une telle interdiction, le gouvernement porte une atteinte absolument inacceptable à un mouvement de contestation massif et populaire”, ajoutent-ils.Pour justifier l’interdiction, le préfet invoque les “violences graves et répétées” auxquelles les précédentes manifestations contre l’A69 ont donné lieu, alors qu'”au minimum 2.000 participants selon les services de renseignement” sont attendus.- “Toujours non” -Depuis le printemps 2023 et les premiers coups de pioche de ce chantier visant à créer 53 km de voie rapide entre Castres et Toulouse, la contestation est montée en intensité, prenant différentes formes: manifestations, grèves de la faim, occupations d’arbres au coeur de zones à défendre (ZAD), ou encore recours juridiques.À partir de vendredi après-midi et jusqu’à dimanche, les anti-A69 sont appelés par des collectifs écologistes, parmi lesquels les Soulèvements de la Terre, à participer à une “Turboteuf” pour dire: “l’A69, c’est toujours non”, dans un lieu encore inconnu “aux abords du tracé de l’autoroute”.Or, à ce jour, “aucune organisation ni association n’a déclaré assumer la responsabilité juridique de cet événement” et des messages circulant sur les réseaux sociaux “appellent explicitement à des actes violents et à des actions de destruction”, a encore souligné la préfecture du Tarn, dans un communiqué.Fin février, le tribunal administratif de Toulouse a ordonné une interruption des travaux de l’autoroute, estimant qu’il n’y avait pas de raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) pour justifier les dégâts causés à l’environnement.- Dispositif policier -Cette décision, saluée comme une victoire par les opposants, a donné lieu à plusieurs recours des pro-autoroute: d’un côté devant la justice administrative, de l’autre, par le biais d’une proposition de loi visant à valider rétroactivement les autorisations environnementales du chantier.Celle-ci devrait faire l’objet d’une adoption dans les prochains jours, après un ultime vote dans les deux chambres du parlement.”À notre connaissance, c’est la première fois que des élus essaient de contourner une décision de justice (en passant par la voie parlementaire, NDLR) c’est quand même un tournant autoritaire sans précédent”, a affirmé à l’AFP Martin, un membre des organisateurs souhaitant rester anonyme.Parallèlement, avant l’examen du dossier au fond prévu à la fin de l’année, la cour administrative d’appel de Toulouse a autorisé fin mai une reprise du chantier, que l’AFP a pu observer timide.Cette bataille juridico-politique entre pro et anti se traduit par de fortes tensions locales. Ces derniers jours, des enquêtes ont ainsi été ouvertes par le parquet de Castres après que des propriétés d’opposants à l’A69 ont été ciblées par des tags, des pancartes nominatives ou des actes de malveillance.La Turboteuf est la quatrième mobilisation d’ampleur, après celles d’avril et octobre 2023 puis juin 2024, les deux derniers ayant été marqués par des affrontements avec les forces de l’ordre.”Le dispositif qui sera mis en place ce weekend sera important” en moyens humains et techniques, a encore déclaré le préfet. Des mesures spécifiques ont été prises, prohibant par exemple le transport de carburant ou d’autres matériaux combustibles,  susceptibles d’être utilisés par les manifestants.

La nouvelle mobilisation prévue pour “enterrer” l’A69 interdite par la préfecture

Plusieurs milliers de personnes sont attendues en fin de semaine dans le Tarn pour “enterrer” l’autoroute A69, un nouveau weekend de mobilisation contre ce projet, qu’un arrêté préfectoral a interdit en raison “des risques manifestes de troubles graves à l’ordre public”.”Le caractère violent de ce rassemblement ne fait aucun doute”, a déclaré mercredi à l’AFP le préfet du Tarn Laurent Buchaillat, au lendemain de son arrêté d’interdiction.Sont désormais prohibés “toute manifestation, attroupement ou rassemblement revendicatif contre le projet autoroutier” sur 17 communes du département, à compter de jeudi et jusqu’au lundi 7 juillet.Le préfet veut “croire que l’interdiction du rassemblement dissuadera une partie des manifestants potentiels qui peuvent être personnellement opposés à cette autoroute, ce qui est un droit, mais en tout cas inscrivent leur action dans le cadre légal, a-t-il expliqué mercredi.  Les organisateurs de la mobilisation baptisée “Turboteuf” ont indiqué, dans un communiqué, maintenir l’événement “dans la mesure où nous nous rassemblerons sur un terrain privé”.”Nous commençons à être habitué.e.s du même storytelling de la part des préfectures”, poursuivent-ils, dénonçant une volonté de “criminaliser en amont les luttes et les militant.e.s, et (d’)utiliser la même rhétorique pour justifier le déploiement d’une répression intense”.”Par une telle interdiction, le gouvernement porte une atteinte absolument inacceptable à un mouvement de contestation massif et populaire”, ajoutent-ils.Pour justifier l’interdiction, le préfet invoque les “violences graves et répétées” auxquelles les précédentes manifestations contre l’A69 ont donné lieu, alors qu'”au minimum 2.000 participants selon les services de renseignement” sont attendus.- “Toujours non” -Depuis le printemps 2023 et les premiers coups de pioche de ce chantier visant à créer 53 km de voie rapide entre Castres et Toulouse, la contestation est montée en intensité, prenant différentes formes: manifestations, grèves de la faim, occupations d’arbres au coeur de zones à défendre (ZAD), ou encore recours juridiques.À partir de vendredi après-midi et jusqu’à dimanche, les anti-A69 sont appelés par des collectifs écologistes, parmi lesquels les Soulèvements de la Terre, à participer à une “Turboteuf” pour dire: “l’A69, c’est toujours non”, dans un lieu encore inconnu “aux abords du tracé de l’autoroute”.Or, à ce jour, “aucune organisation ni association n’a déclaré assumer la responsabilité juridique de cet événement” et des messages circulant sur les réseaux sociaux “appellent explicitement à des actes violents et à des actions de destruction”, a encore souligné la préfecture du Tarn, dans un communiqué.Fin février, le tribunal administratif de Toulouse a ordonné une interruption des travaux de l’autoroute, estimant qu’il n’y avait pas de raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) pour justifier les dégâts causés à l’environnement.- Dispositif policier -Cette décision, saluée comme une victoire par les opposants, a donné lieu à plusieurs recours des pro-autoroute: d’un côté devant la justice administrative, de l’autre, par le biais d’une proposition de loi visant à valider rétroactivement les autorisations environnementales du chantier.Celle-ci devrait faire l’objet d’une adoption dans les prochains jours, après un ultime vote dans les deux chambres du parlement.”À notre connaissance, c’est la première fois que des élus essaient de contourner une décision de justice (en passant par la voie parlementaire, NDLR) c’est quand même un tournant autoritaire sans précédent”, a affirmé à l’AFP Martin, un membre des organisateurs souhaitant rester anonyme.Parallèlement, avant l’examen du dossier au fond prévu à la fin de l’année, la cour administrative d’appel de Toulouse a autorisé fin mai une reprise du chantier, que l’AFP a pu observer timide.Cette bataille juridico-politique entre pro et anti se traduit par de fortes tensions locales. Ces derniers jours, des enquêtes ont ainsi été ouvertes par le parquet de Castres après que des propriétés d’opposants à l’A69 ont été ciblées par des tags, des pancartes nominatives ou des actes de malveillance.La Turboteuf est la quatrième mobilisation d’ampleur, après celles d’avril et octobre 2023 puis juin 2024, les deux derniers ayant été marqués par des affrontements avec les forces de l’ordre.”Le dispositif qui sera mis en place ce weekend sera important” en moyens humains et techniques, a encore déclaré le préfet. Des mesures spécifiques ont été prises, prohibant par exemple le transport de carburant ou d’autres matériaux combustibles,  susceptibles d’être utilisés par les manifestants.

Mode: Princesse tam tam et Comptoir des Cotonniers placés en redressement judiciaire

La crise continue dans le prêt-à-porter français: les marques de lingerie Princesse tam tam et de vêtements Comptoir des Cotonniers ont été placées en redressement judiciaire, a appris l’AFP mercredi d’une source proche du dossier.En difficulté depuis plusieurs années, ces deux marques ont eu du mal à résister à “un contexte de marché qui ne s’est pas amélioré”, avait résumé fin juin une source proche du dossier à l’AFP au moment du placement en redressement judiciaire.Leur propriétaire, Fast Retailing France, filiale du géant japonais Fast Retailing dont la marque phare est Uniqlo, a dû demander fin juin au tribunal des activités économiques de Paris (ex-tribunal de commerce) un placement en redressement judiciaire, qui a été validé mardi.Depuis plusieurs années, les marques de milieu de gamme sont mises en difficulté par l'”ultra fast fashion” et la seconde main, qui séduisent les consommateurs par leurs petits prix.Le site Shein, basé à Singapour, représentait ainsi 3% des dépenses d’habillement et de chaussures en 2024 sur le marché français en valeur, selon une enquête Médiamétrie. Du côté de l’occasion, la plateforme lituanienne Vinted a vu ses ventes en France grimper de 32% en 2023 par rapport à 2022, selon l’application Joko.Princess tam tam et Comptoir des Cotonniers avaient pris des mesures pour “s’adapter aux évolutions du marché de l’habillement”, avait déclaré le groupe en juin 2023 pour justifier un plan de sauvegarde de l’emploi. Le projet visait la suppression de 28 points de vente sur les 67 de Comptoir des Cotonniers et 101 postes sur les 272 CDI. Et pour Princesse tam tam, 27 boutiques sur 69, ainsi que 84 postes sur 235 CDI. S’y ajoutait la suppression de 119 postes au sein de Fast Retailing France.Le groupe n’a pas communiqué depuis sur la mise en œuvre de ce plan.Il reste aujourd’hui “une centaine de boutiques Princesse tam tam et Comptoir des cotonniers en France et environ 500 salariés (chez) Fast Retailing France, incluant le siège”, avait détaillé la même source proche du dossier à l’AFP.- Covid puis inflation -D’autres enseignes de mode traditionnelles qui avaient été placées en redressement judiciaire avaient réussi à trouver un acheteur, avant d’être parfois placées de nouveau en redressement judiciaire, voire immédiatement liquidées.Les commerces de prêt-à-porter emblématiques des centres-villes et zones commerciales avaient déjà subi la pandémie de Covid et la mise à l’arrêt l’activité économique, puis l’inflation, la hausse des coûts de l’énergie, des matières premières, des loyers et des salaires. Les marques Camaïeu, Kookaï, Burton of London, Gap France, André, San Marina, Kaporal, Jennyfer, Du pareil au même, Sergent Major, Esprit, C&A, Naf Naf ou encore IKKS en ont déjà fait les frais.Pour lutter contre la “fast fashion”, la Commission européenne a proposé en mai d’imposer des frais de 2 euros sur chaque “petit” colis valant moins de 150 euros entrant en Europe (actuellement exemptés de droits de douane), dont l’immense majorité proviennent de Chine. Le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, veut aller plus loin et a appelé mercredi sur RTL à une taxe “à la Trump” sur les petits colis en provenance de Chine, à 100% de leur valeur.”Je me bats tous les jours pour le prix bas, mais le prix bas à tout prix, il y a une limite”, a déclaré à propos de ces colis M. Bompard.

Un attentat d’un masculiniste revendiqué déjoué, le jeune de 18 ans écroué

Il est suspecté d’avoir voulu attaquer des femmes avec des couteaux: un lycéen de 18 ans, interpellé à Saint-Etienne, a été mis en examen et écroué mardi dans ce premier dossier terroriste exclusivement lié à la mouvance masculiniste “incel”.D’après une source proche de l’enquête, le mis en cause, Timoty G., a été interpellé vendredi après-midi par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) près d’un lycée public de Saint-Etienne, où il est inscrit à la fois en classe préparatoire et à l’internat.D’après des sources proches du dossier à l’AFP, le suspect, dont la famille réside dans la région stéphanoise, a été arrêté avec deux couteaux dans son sac, voulait s’en prendre à des femmes et s’est clairement identifié dans cette mouvance “incel”.C’est une abréviation anglophone pour les “célibataires involontaires”, des hommes soutenant qu’ils seraient seuls à cause des femmes qui ne veulent pas d’eux, et qui nourrissent une haine à leur égard ou envers le féminisme, jugé responsable de leurs échecs, qui débouche parfois sur des actions violentes.A l’AFP, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire mardi, “à l’encontre d’un jeune homme de 18 ans, se revendiquant de la mouvance +incel+”.L’homme a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteintes aux personnes et incarcéré, a confirmé le Pnat.D’allure juvénile, le visage presque glabre et le corps fluet, vêtu d’un tee-shirt bleu marine, Timoty G. a comparu mardi soir devant un juge des libertés et de la détention (JLD), a constaté un journaliste de l’AFP.”J’ai rencontré un adolescent qui souffre et non un combattant qui se prépare à l’action. L’instruction ramènera ce dossier à sa plus juste proportion du point de vue de la qualification et de la personnalité du mis en examen”, a commenté auprès de l’AFP l’avocate de cet homme né en novembre 2006 dans la Loire, Me Maria Snitsar.D’après une source proche du dossier, celui qui voulait devenir ingénieur a compulsé des vidéos masculinistes, notamment sur le réseau social TikTok, et aurait été détecté par des messages violents publiés sur les réseaux sociaux.- “Instable, frustré” -Selon une autre source proche du dossier, c’est la première saisine du Pnat exclusivement rattachée à la mouvance “incel”, une notion qui était apparue jusque-là de manière plus marginale dans au moins deux de ses dossiers.En septembre 2023, un jeune homme des Hauts-de-France proche de l’ultradroite, soupçonné de projets d’actions violente, a été mis en examen à Paris et écroué.Une source proche du dossier l’avait présenté comme “un jeune majeur instable, frustré” plutôt “qu’un idéologue”.Le second concerne un dossier déjà jugé, qui avait regroupé quatre jeunes, dont l’un voulait partir en Syrie, deux autres glorifiaient Hitler et le nazisme, tandis que tous trois dialoguaient par messagerie cryptée avec une femme rêvant de faire sauter une église.Deux d’entre eux admiraient la théorie du grand remplacement mais aussi plusieurs auteurs de tueries de masse attribuées à l’extrême droite, parmi lesquels Anders Breivik (Norvège, Utøya, 2011, 77 morts), Brenton Tarrant (Nouvelle-Zélande, Christchurch, 2019, 51 morts) ou Dylan Klebold (Etats-Unis, Columbine, 1999, 13 morts).Timoty G. s’était aussi intéressé à certains de ces faits, selon la source proche.”Les discours masculinistes ont des conséquences dans la vie réelle (…). Nous n’accepterons pas qu’ils continuent à se propager” a réagi sur X Aurore Bergé, ministre de l’Egalité entre les Femmes et les Hommes.La série Netflix “Adolescence”, diffusée au printemps et qui a connu un grand succès, a mis en lumière ces influences toxiques et misogynes auxquelles sont exposés les jeunes hommes en ligne.Parmi les personnalités stars dans ces algorithmes figure l’influenceur masculiniste Andrew Tate, suivi par près de 11 millions de personnes sur X et accusé de viols.La mouvance “incel” a été revendiquée par plusieurs auteurs de tueries et s’en sont pris à des femmes.En 1989, un homme de 25 ans, revendiqué “antiféministe”, avait ouvert le feu à l’école polytechnique de Montréal, tuant 13 étudiantes et une secrétaire, avant de se suicider. L’attentat, l’une des pires tueries de l’histoire du Canada, avait profondément ébranlé ce pays.

La présence d’un pesticide interdit en France sur un site BASF confirmée lors d’une inspection

Un insecticide interdit en France a été retrouvé sur le site du géant allemand de la chimie BASF à Genay, près de Lyon, lors d’une inspection initiée après l’intrusion de militants écologistes dans l’usine, a indiqué mercredi la préfecture du Rhône.”L’inspection proposera très prochainement à la Préfète du Rhône les suites administratives à cette inspection”, ajoutent les services de l’Etat.Le collectif de militants écologistes des “Faucheuses et faucheurs volontaires d’OGM” avait affirmé avoir découvert le 23 juin dans les locaux de BASF “un stock du pesticide Fastac, interdit en France, ainsi que sa substance active, l’alpha-cyperméthrine, interdite dans toute l’Union Européenne”.BASF avait assuré agir “toujours en conformité avec les réglementations européennes et nationales ainsi qu’avec les lois sur l’exportation”, notamment dans son site de Genay.Le ministère de la Transition écologique avait demandé une inspection du site pour vérifier les affirmations des écologistes. Le contrôle a été réalisé le 30 juin par l’inspection des installations classées de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL). “Cette inspection a permis de confirmer la production et la présence de stocks de produit phyto-pharmaceutique +Fastac+ contenant de l’alpha-cyperméthrine, destiné à l’export, ce qui est interdit par la loi EGALIM”, indique la préfecture du Rhône.Selon le ministère, cette loi interdit depuis 2022 “la production, le stockage et la circulation en France” de ce produit. Mais la fabrication ou l’importation de l’alpha-cyperméthrine seule “à des fins non phytosanitaires (par exemple biocides ou produits vétérinaires), reste possible, sous réserve du respect des réglementations applicables”.

La présence d’un pesticide interdit en France sur un site BASF confirmée lors d’une inspection

Un insecticide interdit en France a été retrouvé sur le site du géant allemand de la chimie BASF à Genay, près de Lyon, lors d’une inspection initiée après l’intrusion de militants écologistes dans l’usine, a indiqué mercredi la préfecture du Rhône.”L’inspection proposera très prochainement à la Préfète du Rhône les suites administratives à cette inspection”, ajoutent les services de l’Etat.Le collectif de militants écologistes des “Faucheuses et faucheurs volontaires d’OGM” avait affirmé avoir découvert le 23 juin dans les locaux de BASF “un stock du pesticide Fastac, interdit en France, ainsi que sa substance active, l’alpha-cyperméthrine, interdite dans toute l’Union Européenne”.BASF avait assuré agir “toujours en conformité avec les réglementations européennes et nationales ainsi qu’avec les lois sur l’exportation”, notamment dans son site de Genay.Le ministère de la Transition écologique avait demandé une inspection du site pour vérifier les affirmations des écologistes. Le contrôle a été réalisé le 30 juin par l’inspection des installations classées de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL). “Cette inspection a permis de confirmer la production et la présence de stocks de produit phyto-pharmaceutique +Fastac+ contenant de l’alpha-cyperméthrine, destiné à l’export, ce qui est interdit par la loi EGALIM”, indique la préfecture du Rhône.Selon le ministère, cette loi interdit depuis 2022 “la production, le stockage et la circulation en France” de ce produit. Mais la fabrication ou l’importation de l’alpha-cyperméthrine seule “à des fins non phytosanitaires (par exemple biocides ou produits vétérinaires), reste possible, sous réserve du respect des réglementations applicables”.

La Malaisie sévit contre les importations de déchets plastiques

La Malaisie a annoncé mercredi l’introduction d’une législation stricte visant à réduire les importations massives de déchets plastiques, une mesure supplémentaire pour ce pays en développement d’Asie du sud-est qui s’efforce de réduire sa pollution. Kuala Lumpur est “engagé à favoriser un environnement commercial légitime, responsable et respectueux de l’environnement afin de soutenir (…) des objectifs sociaux-économiques durables”, a affirmé le ministère de l’Investissement, du Commerce et de l’Industrie du pays.  Pour autant, la Malaisie “n’hésitera pas à agir fermement contre tout individu ou entreprise qui tenterait de contourner les contrôles sur les importations de déchets ou de s’engager dans des activités illicites d’importations de déchets”, a prévenu le ministère après l’entrée en vigueur des nouvelles lois mardi. En 2023, le pays a importé plus de 450.000 tonnes métriques de ces déchets – suffisamment pour remplir environ 162 piscines de taille olympique -, selon la plateforme de données en ligne Statista. La Malaisie a déclaré être disposée à délivrer des “certificats d’approbation” pour l’importation légale de déchets plastiques “à condition que les importateurs remplissent toutes les conditions prévues par la législation malaisienne et que les exportateurs appartiennent à ou soient originaires de pays qui ont signé et ratifié la convention de Bâle”.La plupart des déchets plastiques viennent des Etats-Unis, suivis par l’Allemagne et l’Espagne, selon Statista. Mais les Etats-Unis, comme le Timor oriental, Haïti ou le Soudan du Sud, ne font pas partie de la convention de Bâle, un traité des Nations Unies conclu en 1989 qui réglemente les mouvements de déchets dangereux. Depuis 2018, l’Asie du sud-est est inondée de déchets plastiques venant d’économies plus développées telles que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, notamment après que la Chine – qui possédait auparavant une industrie de recyclage massive – a stoppé la plupart des importations de déchets plastiques.De nombreuses entreprises de recyclage chinoises se sont installées en Malaisie, ce qui a entraîné l’acheminement d’énormes quantités de plastique sans autorisation.Dans le cadre d’efforts continus pour lutter contre le déversement de déchets plastiques et électroniques, la police malaisienne a saisi 106 conteneurs de déchets électroniques dangereux l’année dernière et a démantelé un réseau d’importation illégale de déchets.