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Les services en ligne de La Poste “inaccessibles” à la suite d’une attaque informatique

Le groupe La Poste a confirmé être victime lundi d’une attaque informatique rendant inaccessibles ses services en ligne et perturbant la distribution des colis et des courriers, qui reste toutefois “assurée à ce stade”.Cet “incident de type +déni de service+” consiste à surcharger des sites web et des applications par des requêtes ciblées de telle sorte qu’ils ne soient plus accessibles.”Concernant La Banque Postale, les paiements en ligne restent possibles avec une authentification par SMS”, a précisé le groupe, assurant qu’il “n’y a strictement aucun impact sur les données” des clients.”Les opérations bancaires peuvent être également faites en bureau de poste ainsi que les retraits d’espèces aux distributeurs automatiques de billets”, selon le groupe.Cet “incident” intervient au début de la semaine des fêtes de Noël, période la plus dense pour La Poste. Sur les deux derniers mois de l’année, La Poste trie et distribue 180 millions de colis.”La période de fin d’année connaît toujours une recrudescence de cyberattaques, mais habituellement, c’est plutôt les cyberattaques qui visent les particuliers”, a souligné auprès de l’AFP l’expert en cybersécurité de la société Wavestone Gérôme Billois.Cette fin d’année a ainsi vu, outre l’attaque contre la Poste, des cyberattaques contre les ministères de l’Intérieur et des Sports.”On a des attaques qui sont quand même assez différentes. On a du vol de données au ministère de l’Intérieur et au ministère des Sports, et on a un déni de service, une saturation des sites Internet qui touche l’ensemble du groupe La Poste. Ce sont deux mécanismes, deux modes d’intervention qui sont différents. Ce ne sont pas forcément les mêmes cyberattaquants derrière”, a ajouté M. Billois.De son côté, le groupe BPCE (Banque Populaire, Caisse d’épargne) a lui été victime tôt lundi matin “d’un dysfonctionnement interne” mais “c’était temporaire, cela est rentré dans l’ordre”, assez rapidement pour les applis Banque Populaire et Caisse d’Epargne, a expliqué un porte-parole à l’AFP. Les sites internet ont recommencé à fonctionner de manière plus progressive, mais ont remarché vers 12H30, a ajouté le porte-parole de BPCE.ole-chd-kap-etr-dax/alh/de

ZFE: le Grand Paris prolonge d’un an les dérogations et la dispense de contrôle

La Métropole du Grand Paris (MGP) a annoncé lundi la prolongation d’un an du dispositif de dérogation pour les véhicules les plus polluants circulant dans la Zone à faibles émissions (ZFE), ainsi que la dispense de contrôle.Comme c’est le cas depuis janvier 2025, les automobilistes concernés par les interdictions pourront bénéficier jusqu’à fin 2026 d’un “pass 24 heures” pendant 24 jours pour circuler librement dans la ZFE, en plus des week-ends, soit 139 jours par an au total, précise la MGP dans un communiqué.La “période pédagogique” d’une année, durant laquelle aucune sanction n’est appliquée, est également prolongée jusqu’à décembre 2026 dans la ZFE du Grand Paris qui englobe 77 communes sur les 131 de la métropole. Les ZFE, initiées en 2019 pour limiter la pollution de l’air et ses effets sur la santé, restent en vigueur dans plusieurs agglomérations en France malgré le vote de leur suppression en mai par l’Assemblée nationale.Depuis début 2025, celle du Grand Paris exclut de son périmètre les automobilistes détenteurs d’un véhicule Crit’Air 3 (certificat de qualité de l’air), c’est-à-dire les véhicules diesel immatriculés avant 2011 et les voitures à essence d’avant 2006.Près de 38.000 pass ont été attribués en un an et 3.900 dérogations accordées, principalement pour des accès aux soins médicaux, le travail en horaires décalés ou des formations, a-t-on précisé de même source.Le Grand Paris poursuit en outre ses aides aux automobilistes afin de remplacer les véhicules anciens par des véhicules moins polluants, alors que le gouvernement a supprimé les aides à la reconversion et que le bonus écologique a baissé.Jusqu’à 10.000 euros d’aides peuvent être attribués pour l’achat d’un véhicule neuf, dont 6.000 de la MGP.Dans le cadre du projet de loi “simplification”, l’Assemblée a voté en mai 2025 la suppression des ZFE, à l’initiative des Républicains et du Rassemblement national, mais cette suppression n’a pas terminé son parcours législatif et les règles continuent donc de s’appliquer.”Les outils que nous renouvelons offrent des solutions concrètes (…) pour permettre un temps d’adaptation et d’appropriation de la mesure, afin de garantir une ZFE responsable et raisonnable. La santé publique des habitants reste notre priorité”, a déclaré le président LR de la MGP Patrick Ollier, ajoutant qu’il restait “toutefois très attentif à l’évolution du cadre législatif et réglementaire national”.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Climat: un tribunal suisse accepte de juger un litige opposant une île indonésienne au cimentier Holcim

Un tribunal suisse a accepté d’examiner un litige pour dommages climatiques opposant des habitants d’une île indonésienne, menacée par la montée des eaux, au géant suisse du ciment Holcim, ont annoncé lundi des ONG soutenant les plaignants.”Pour la première fois en Suisse, un tribunal déclare recevable une action en justice contre une multinationale en lien avec le changement climatique”, ont annoncé dans un communiqué les ONG, dont l’Entraide protestante suisse (EPER).Cette décision “est une première victoire significative” pour les quatre habitants de la minuscule île de Pari, en mer de Java, qui avaient déposé plainte en 2023 contre la multinationale, grande émettrice de gaz à effet de serre.”Nous sommes très satisfaits. Cette décision nous donne la force de poursuivre notre combat”, s’est réjouie Asmania, l’une des plaignantes citée dans le communiqué, qui comme beaucoup d’Indonésiens ne porte qu’un seul nom.Les plaignants “exigent de Holcim une indemnisation pour les dommages déjà causés sur l’île, une participation au financement de mesures de protection contre les inondations et une réduction rapide de ses émissions de CO2”, expliquent les ONG.- “Coresponsable” -“Nous avions anticipé ce potentiel scénario et avons l’intention de faire appel”, a réagi de son côté le groupe suisse, en maintenant que “le soin de définir des limites d’émissions de CO2 est selon (lui) du ressort du législateur, et non des tribunaux civils”.Cette affaire s’inscrit dans un mouvement international plus large consistant à demander aux grandes entreprises d’assumer leurs responsabilités face au changement climatique qui affecte les moyens de subsistance de millions de personnes, surtout dans les pays du Sud. Les entreprises pétrolières sont habituellement les plus attaquées, mais avec Holcim, les défenseurs du climat espèrent une jurisprudence contre une industrie moins connue mais très polluante, responsable de l’ordre de 8% du CO2 rejeté chaque année dans l’atmosphère, soit largement plus que l’aviation. Les fours à haute température pour cuire le calcaire et fabriquer le ciment brûlent généralement du charbon, et la réaction chimique elle-même génère du CO2 supplémentaire. – Engloutie -Une audience visant à déterminer la recevabilité de la plainte s’était tenue en septembre au tribunal de Zoug, canton du centre de la Suisse où se trouve le siège social d’Holcim, qui a absorbé en 2015 le français Lafarge.Holcim ne possède plus de cimenteries en Indonésie depuis 2019, mais les plaignants considèrent que le groupe est “coresponsable de l’élévation des températures, et donc de l’élévation du niveau de la mer”, avait expliqué en septembre à l’AFP Yvan Maillard-Ardenti, membre de l’EPER.Le tribunal, dans sa décision, a également “reconnu que les plaignants méritaient une protection juridique en tant que personnes dont l’existence même est affectée par le changement climatique”, ont rapporté les ONG.Selon les habitants de l’île, les inondations d’eau salée ont, ces dernières années, augmenté en ampleur et en fréquence, endommageant les habitations et les moyens de subsistance. Des experts considèrent que la quasi-totalité des 42 hectares de cette île, située à une quarantaine de kilomètres au nord de Jakarta, pourrait être engloutie d’ici 2050. Et selon l’EPER, Pari a perdu 11% de son territoire en onze ans. Les écologistes affirment que Holcim figure parmi les cent plus grands émetteurs de CO2 au monde et qu’elle porte donc une responsabilité importante dans les pertes et dommages liés au climat.

Université: dans la Creuse dépeuplée, le pari d’un “campus en ruralité”

Un campus universitaire au cœur de la “diagonale du vide”, pour diplômer des “gamins cabossés” par l’école ? À Felletin, bourg de 1.500 habitants dans la Creuse, un lycée dépeuplé mise sur les formations post-bac pour se relancer.Salle de musculation, piste d’athlétisme, stade de foot, piscine intérieure, cinéma: la liste des installations de cet établissement spécialisé dans les métiers du bâtiment a des airs de campus américain…Mais des toilettes à la turque ou des carrelages en terrazzo hérités des années 1950 et le nombre d’infrastructures fermées rappellent vite la réalité: ce gigantesque site, construit après-guerre sur 18 hectares pour former maçons et charpentiers, a vieilli au fur et à mesure que ce département du Massif central se vidait de ses habitants.Bâti à l’origine pour accueillir 1.000 élèves, ce lycée polyvalent a été plusieurs fois menacé de fermeture, faute d’effectifs et de moyens suffisants, avant d’être secouru par la région Nouvelle-Aquitaine.La collectivité vient de débourser 46 millions d’euros pour réhabiliter l’internat et rénover les ateliers techniques.- “Repenser” pour “ne pas fermer” -Pour Jean-Louis Nembrini, ancien recteur d’académie désormais vice-président du conseil régional, chargé de l’éducation, “la crise démographique commence à faire ses effets sur le territoire. Il faut que nous repensions nos lycées pour ne pas avoir à les fermer demain”.Son objectif: transformer des lycées ruraux en “universités de proximité”, dans un territoire où 70% des filières d’études supérieures sont proposées dans une poignée de villes “éloignées”, chères ou saturées en logement – Bordeaux en tête.À Felletin, “il n’y a pas un jour où l’on ne fait rien”, assure Ahmad, étudiant lyonnais d’origine syrienne qui occupe ses week-ends à “randonner” à pied ou à vélo sur le plateau de Millevaches, avec “ses potes” scolarisés en BTS bâtiment, Ifra et Mathéo, originaires de Dakar et Montluçon.L’établissement propose plusieurs BTS (bac+2) et licences pro (bac+3) – de la construction métallique à la modélisation 3D – à quelque 130 étudiants.Tous logent dans la campagne environnante ou dans un Crous installé au centre de ce nouveau “campus en ruralité”, aux côtés d’élèves de CAP et bac Pro, internes.”On récupère beaucoup de gamins cabossés, au parcours scolaire compliqué ou issus de milieux sociaux défavorisés, sans ambition”, analyse Bertrand Breysse, proviseur de l’établissement.Mais “on les mélange (avec les étudiants, NDLR), on secoue bien fort et il se crée des miracles: des gamins qui donnaient la vie dure à leurs professeurs de collège se révèlent ici… et certains sortent diplômés du supérieur en quelques années”, observe le formateur devant un chantier collectif.Sous une pluie froide de décembre, une vingtaine d’apprentis et d’étudiants en architecture y érigent, ensemble, l’ossature bois d’un kiosque de jardin, ou cisaillent les tôles du futur toit.- “Renaissance” -Alors que “tous les récits d’avenir ont été métropolisés”, les dirigeants du campus creusois misent sur “les atouts de la ruralité” pour “repenser la formation et les métiers de demain”, espérant proposer, d’ici 2027, des masters (bac+5) d’ingénierie et d’architecture.”Dans ces petits territoires en renaissance, tout est plus simple: tu tires sur une ficelle et tout le monde – associations, entreprises, élus – réagit aussitôt”, s’enthousiasme Jean-Paul Laurent.Ce maître de conférences à l’école nationale supérieure d’architecture de Montpellier envoie régulièrement ses étudiants en stage technique à Felletin, pour se former “manuellement” aux contacts de futurs artisans.Dans le deuxième département le moins peuplé du pays (120.000 habitants), la mission est de “convaincre des jeunes de venir apprendre un métier sous tension, ici plutôt qu’à Biarritz”, résume une ancienne salariée du site qui accueille 450 élèves et étudiants, deux fois moins qu’il y a 60 ans.Pour le tenancier du Grand Café installé dans le village, ravi de voir des étudiants s’attabler le soir, succédant “aux papys, tous anciens du lycée du bâtiment”, ce “pari” symbolise aussi la mentalité d’un territoire “isolé” mais “dynamique”, prisé depuis peu par des néo-ruraux.”Quand le premier feu rouge est à 45 km, que tout est loin, ça marche comme ça… Tu veux un restaurant, un concert, une formation ? Et bien lance-toi, on t’aidera.”

Cambodia says Thailand launches air strikes after ASEAN meet on border clashes

Cambodia said Thailand launched air strikes on its territory on Monday, shortly after Bangkok announced the two nations had agreed to hold talks this week aimed at halting deadly border clashes.Renewed fighting this month shattered a previous truce and has killed at least 23 people in Thailand and 20 in Cambodia, while more than 900,000 …

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Le cumul emploi-retraite fortement restreint en 2027

A partir de 2027, les conditions de cumul emploi-retraite vont se durcir fortement, une conséquence passée presque inaperçue de l’adoption mardi du budget de la Sécurité sociale mais qui représente une petite révolution pour les seniors.Cette réforme “est plus importante que la suspension de la réforme des retraites parce que cette suspension va profiter transitoirement aux seules générations 1964-68, alors que là, on a un changement systémique, qui va toucher l’ensemble des futures générations de retraités”, avertit l’économiste du travail Philippe Askenazy.Les changements intégrés dans la loi de finances de la Sécurité sociale se fondent sur des préconisations de la Cour des comptes qui avait pointé en mai dernier les “effets d’aubaine” générés par ce dispositif jusqu’à présent encouragé par les gouvernements. Ce cumul concernait, selon la Cour, environ 710.000 personnes en 2020, qui tiraient en moyenne 9.000 € par an de leur activité.Actuellement, deux systèmes cohabitent, le cumul intégral et le cumul plafonné. Une personne qui bénéficie d’une retraite à taux plein peut reprendre une activité sans plafond de revenus. A l’inverse, quelqu’un qui est parti à la retraite avant d’atteindre le taux plein voit le montant du cumul entre pension et revenus d’activité plafonné à 160% du montant brut du Smic ou à son dernier salaire mensuel brut (le plus avantageux des deux est retenu). C’est le cas de Jacques (prénom modifié), 61 ans. Poissonnier dans la grande distribution, cet Ardéchois a pris sa retraite l’an dernier grâce au dispositif carrières longues mais fait des animations dans des supermarchés, pour s’approcher du salaire qu’il gagnait avant sa retraite mais aussi pour “sortir, voir des gens”.- Crédit à payer -“On n’a pas le choix parce que les retraites augmentent très peu chaque année et la vie augmente”, explique-t-il, disant avoir encore “un petit crédit à payer sur (sa) maison”. Jusqu’à ses 63 ans, son cumul pension-salaires est plafonné à environ 2.900 euros brut.La modification des règles, conforme aux préconisations de la Cour des comptes, doit entrer en vigueur le 1er janvier 2027. A partir de cette date, une personne qui a pris sa retraite avant l’âge légal (“64 ans à terme”, selon le gouvernement) et qui reprend une activité verra 100% de ses revenus déduits de sa pension de retraite.Entre l’ouverture des droits à la retraite et l’âge d’annulation de la décote (67 ans), la pension sera réduite de 50% des revenus d’activité supérieurs à un seuil qui pourrait être fixé autour de 7.000 euros annuels. Cumuler retraite et emploi avant 67 ans deviendra ainsi très peu intéressant financièrement. Après 67 ans, en revanche, un cumul intégral sera possible.Le cumul emploi-retraite “est simplifié” et “retrouve son objectif initial: compléter le revenu des retraités les plus modestes”, explique le site internet du ministère du Travail.Le rapport de la Cour des comptes distinguait quatre profils de retraités qui travaillent: 27% de cadres aux pensions élevées, 27% de professions intermédiaires aux pensions modestes, 24% de personnes aux carrières longues et aux pensions moyennes et 22% de personnes dont la carrière a connu des aléas, avec des pensions faibles, souvent des femmes.  “Le cumul emplois-retraites a eu un certain succès pour augmenter le taux d’emploi des seniors, c’est un système qui marchait bien, et on le restreint drastiquement”, déplore l’économiste Philippe Askenazy, disant craindre une augmentation du travail au noir.Selon lui, la retraite progressive, qui permet de travailler à temps partiel tout en percevant une partie de sa retraite, ne pourra pas se substituer au cumul emploi-retraite, car elle est difficile à mettre en œuvre dans les petites entreprises.”Les entreprises ont désespérément besoin de certaines compétences pointues parce que les cohortes qui sortent du marché du travail sont beaucoup plus nombreuses que celles qui y entrent”, s’agace Caroline Young, présidente d’Experconnect, un cabinet qui propose aux entreprises des professionnels “retraités ou proches de l’être”.”Une fois que vous êtes partis, disons en moyenne à 64 ans, et que vous n’avez pas travaillé pendant deux ou trois ans, vous êtes inemployable par les entreprises, donc vous n’allez pas recommencer à bosser à 67″, estime-t-elle.

Electricité: le gouvernement anticipe une “stabilité” des factures pour la plupart des ménages en 2026 et 2027

Le gouvernement anticipe une “stabilité” des factures d’électricité pour la plupart des ménages pour les années 2026 et 2027 malgré la fin du système de régulation très avantageux qui s’éteint au 31 décembre 2025.A partir du 1er janvier, même avec la fin de ce dispositif tarifaire régulé dit Arenh, “les prix des factures devraient être stables au moins en 2026 et en 2027”, pour la plupart des ménages français, “au vu des prix bas de l’énergie décarbonée française sur les marchés de gros”, a indiqué Bercy à l’AFP. Concrètement, pour ces deux années-là, “le passage au nouveau mécanisme n’aura pas d’impact” sur les tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE), qui concernent quelque 19,75 millions d’abonnés, soit 56% des clients résidentiels, ajoute Bercy. Depuis 2011, un système appelé Arenh obligeait l’opérateur historique EDF à céder un quart environ de sa production nucléaire annuelle à des industriels très énergivores et à ses concurrents fournisseurs alternatifs à un prix très avantageux de 42 euros du MWh, pour répondre aux exigences européennes en matière de concurrence. Ce dispositif s’éteint au 31 décembre 2025 et sera remplacé par un nouveau système, une sorte de “garde-fou” tarifaire, selon les mots de Bercy, qui a été pensé comme un “compromis entre protection des consommateurs” et les besoins d'”investissement dans le système énergétique de l’avenir et notamment dans le programme nucléaire pour EDF”.Sur le principe, ce mécanisme laisse la faculté à EDF de vendre plus librement sa production nucléaire de gré à gré, en fonction des prix de marchés. Mais au-delà de certains seuils, ses revenus, s’ils sont élevés, seront taxés pour être redistribués à tous les consommateurs, particuliers comme entreprises: c’est le versement nucléaire universel (VNU), un dispositif instauré dans le projet de loi de finances 2025, et qui suscite des critiques pour son manque de lisibilité. Ainsi ce système “VNU” viendra “diminuer la facture des consommateurs si les prix devaient dépasser” deux seuils progressifs prévus à 78 euros du MWh puis 110 euros du MWh, “en prélevant EDF” sur ses recettes qui excèdent ces plafonds, explique Bercy. Or au vu des prix actuels de l’électricité française sur les marchés de gros – environ 50 euros du MWh – les consommateurs ne devraient donc pas bénéficier de cette redistribution à partir de 2026, comme l’avait déjà anticipé la Commission de régulation de l’énergie, le régulateur du secteur, en septembre dernier. 

Neige, pluies, crues: cinq départements du Sud en vigilance orange lundi

Cinq départements du Sud du pays (Aveyron, Hérault, Lozère, Tarn et Var) sont placés en vigilance orange lundi par Météo-France pour crues ou pluie-inondation. L’Aveyron et le Tarn sont également en vigilance orange pour neige-verglas. Dans le Var, en vigilance pluie-inondation et crues, “les pluies parfois orageuses et localement marquées se produisent jusqu’en mi-journée et pourraient reprendre en soirée” selon Météo-France. Dans un communiqué, la préfecture de ce département explique que des “premières réactions” sont observées sur le Gapeau, qui se jette dans la mer à Hyères, près de Toulon. La crue devrait être “moins forte qu’annoncée”, selon la préfecture.A 11h00, l’Hérault, déjà en vigilance orange pour les crues, est aussi passé en vigilance orange “pluie-inondation”.Dans ce département, des pluies soutenues remontent “dans un contexte de fortes crues de plusieurs cours d’eau” selon Météo-France, qui n’exclut pas “une évolution du niveau de vigilance”.Au cours des trois dernières heures, Météo-France a relevé “des cumuls de l’ordre de 30 à 50 mm sur la moitié est du département”, avec des intensités maximales de l’ordre de 60 mm/h sur Montpellier.Dans le centre de Montpellier, où une pluie battante est tombée de manière ininterrompue jusqu’en milieu de matinée et où de nouveaux épisodes orageux, avec de forts cumuls de précipitations sont attendus durant toute la journée, les rares passants tentaient de slalomer entre les flaques d’eau qui envahissaient les rues, a constaté un journaliste de l’AFP.La mairie de Montpellier met à disposition un gymnase pour accueillir les personnes sans domicile fixe, des personnes vivant dans des bidonvilles et des gens du voyage, à partir de la fin de matinée, tandis que les parcs et jardins publics, les cimetières, le zoo et le marché de Noël sont fermés. Une partie du réseau de tramways est également à l’arrêt et plusieurs quais sont interdits d’accès le long du Lez dans le centre-ville.Dans le Tarn et l’Aveyron, “la neige tombe avec des intensités proches de 1 à 3 cm/h voire jusqu’à 2 à 5 cm/h temporairement au plus fort de l’épisode en fin de matinée de lundi”.Ces précipitations neigeuses perdureront jusqu’à mardi matin, avec une limite pluie-neige basse sur le Tarn (400/500m), alors que sur l’Aveyron elle devrait remonter vers 1.000m en milieu de nuit.Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le col de Larche, sur la route de l’Italie, est resté fermé lundi en raison de congères dangereuses, selon les services départementaux.

Nuñez envisage des sanctions contre un maire de Dordogne pour des propos antisémites

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, envisage “de prendre des sanctions qui peuvent aller de la suspension à la révocation” contre un maire de Dordogne pour avoir tenu des propos antisémites, a indiqué Beauvau à l’AFP lundi, confirmant une information du journal Libération.Laurent Nuñez, qui “condamne fermement les propos tenus par le maire d’Augignac”, Bernard Bazinet, “estime par ailleurs que ce maire ne possède plus l’autorité morale nécessaire à l’exercice de ses fonctions”, fait savoir le ministère. “Il a donc demandé à la préfète de la Dordogne d’entendre le maire pour lui faire part de la gravité de ses propos, incompatibles avec sa qualité de maire”, ajoute-t-on. Selon Ici Périgord, Bernard Bazinet est convoqué mardi à la sous-préfecture de Nontron (Dordogne).A la suite de cet entretien, le ministre envisage “de prendre des sanctions qui peuvent aller de la suspension (arrêté ministériel) à la révocation (en Conseil des ministres)”, précise-t-on.Le 4 décembre, l’édile d’Augignac, une commune de 825 habitants dans le nord du département, avait commenté “Oui au boycott ! La France est trop youpine pour boycotter !” sous une publication Facebook du journal Libération consacrée à la participation d’Israël à l’Eurovision, dont l’édition 2026 est menacée de boycott par plusieurs pays.”C’est un commentaire qui a dépassé complétement ma pensée. J’étais hors de moi par rapport à ce que je pouvais lire dans des reportages sur la Palestine. Quand j’ai vu que la France avait accepté la participation d’Israël, ça m’a amené à réagir de façon conne”, avait déclaré à l’AFP M. Bazinet, ancien membre du Parti socialiste.”Je n’avais pas forcément conscience que le terme, qui pour moi était argotique, avait des relents antisémites. Quand j’ai voulu le retirer, j’ai vu qu’il avait été partagé partout et repris sur CNews”, avait-il ajouté.Le maire est convoqué en janvier pour injure publique à caractère raciste devant le délégué du procureur de Périgueux et devra s’acquitter d’une amende de 500 euros, selon Ici Périgord.Le PS a annoncé le 9 décembre avoir exclu l’élu périgourdin, estimant que “l’antisémitisme est un mal odieux. Aucune tolérance, aucune explication n’est entendable”.Selon le code général des collectivités territoriales, la suspension d’un maire ou d’un adjoint “est une mesure conservatoire prononcée par un arrêté ministériel, motivé pour un temps qui n’excède pas un mois”, tandis que la révocation entraine une inéligibilité “pendant une durée d’un an”.

Double évasion de Dijon: le second évadé mis en examen et écroué

Le deuxième évadé de la double évasion en novembre de la prison de Dijon, arrêté jeudi à Marseille après trois semaines de cavale, a été mis en examen et écroué, a indiqué lundi le parquet dijonnais.Âgé de 19 ans, le jeune homme a été mis en examen à Dijon pour “évasion en bande organisée en état de récidive légale” et placé en détention provisoire “hors de Dijon”, a précisé à l’AFP le procureur Olivier Caracotch.   Le jeune homme, considéré comme dangereux par la justice, a été interpellé dans les quartiers nord de Marseille, sa ville natale, par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), après une traque menée notamment par les policiers de la Brigade nationale de recherche des fugitifs.Il a été arrêté seul et non armé, selon le parquet de Dijon, dans un appartement de la cité des Rosiers, copropriété dégradée dans un quartier connu pour abriter du trafic de stupéfiants.Avant son évasion il était en détention provisoire pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs.Le matin du 27 novembre, le jeune homme et un autre détenu âgé de 32 ans s’étaient évadés de la maison d’arrêt de Dijon après avoir scié les barreaux de leur cellule respective à l’aide d’une lame de scie à métaux, vraisemblablement livrée par drone, et utilisé des draps pour s’enfuir.Le détenu trentenaire, en détention provisoire pour violences conjugales, avait été repris 24 heures seulement après sa cavale, arrêté dans le bar d’un village de Saône-et-Loire. Il a également été mis en examen pour évasion en bande organisée et association de malfaiteurs.Deux complices présumés des évadés, une femme de 25 ans et un jeune homme de 19 ans, ont également été mis en examen et placés en détention provisoire.