AFP Top News

Malgré son interdiction, une mobilisation anti-A69 débute à proximité du chantier

La préfecture l’a interdit, mais un nouveau rassemblement des collectifs écologistes pour protester contre l’autoroute A69 Toulouse-Castres a débuté samedi dans une ambiance calme à Maurens-Scopont (Tarn), où les militants écologistes continuent d’affluer tandis que les forces de l’ordre sont déployées en nombre autour du parc, craignant des débordements.Cette mobilisation baptisée “Turboteuf” est annoncée comme “festive” mais la préfecture a relevé la “présence importante” de personnes encagoulées ou masquées parmi les 800 participants dénombrés le matin dans le parc du château de Scopont qui les accueille.Le long du chantier, stoppé fin février et qui reprend de façon progressive depuis mi-juin, quelque 1.500 gendarmes ont été déployés, a déclaré le préfet du Tarn Laurent Buchaillat, en annonçant à la presse la présence de “dispositifs hostiles”, comme une catapulte et des réserves de pierres, montrant “clairement l’intention non festive” du rassemblement”.Des objets pouvant servir de “projectiles” ont été saisis, a indiqué à l’AFP une source parmi les forces de l’ordre. Sur des photos, l’AFP a pu voir des boules de pétanque, des cocktails incendiaires, des hachettes, des boucliers et des marteaux.En conséquence, la route nationale qui permet d’accéder au site, entre Toulouse et Castres, a été interdite samedi par arrêté préfectoral en raison du “risque de trouble à l’ordre public”, selon un communiqué de la préfecture.De nombreux gendarmes, de fourgons et véhicules blindés d’intervention étaient positionnés autour du château et sur une base du maître d’œuvre des travaux, Atosca, située à proximité et où étaient garés plusieurs engins de chantier. “No macadam”, lance un protestataire le visage masqué, parmi les petits groupes qui affluent vers le parc du château. À l’intérieur, des centaines de tentes et de stands ont été érigés, a constaté l’AFP. Non loin d’un chapiteau décoré d’une banderole proclamant “Stop à l’A69 et son monde”, des militants discutent assis dans l’herbe, d’autres répètent des chants pour le rassemblement prévu en musique à 14H00 où les organisateurs espèrent plusieurs milliers de participants.”L’autoroute a été jugée illégale dans une décision longuement argumentée, on est donc légitimes à intervenir”, a déclaré Amalia, membre d’Extinction Rebellion Toulouse, aux nombreux médias présents. “S’il faut aller au delà de la loi, on le fera”, a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse des anti-A69 au pied du château délabré, où un drapeau palestinien a été accroché. “S’il faut cramer des machines, bloquer une route on le fera, parce qu’il est absolument nécessaire de s’opposer à ce projet inutile imposé et écocidaire”.Même si le chantier est considérablement avancé – arbres abattus, ponts construits, terrassement en cours – les opposants comptent empêcher la finalisation de cette infrastructure, dont la construction a débuté en 2023 et doit être achevée au second semestre 2026.”Cette lutte est devenue emblématique c’est pour ça qu’autant de personnes se rassemblent”, déclare Martin, membre des organisateurs. Aline, du collectif la Voie est Libre, estime que “l’autoroute est plus faite au service des marchandises que des habitants, or nous, nous souhaitons un territoire exemplaire en matière environnemental”.- Contestation multiforme -Depuis le printemps 2023, la contestation a pris bien des formes: manifestations, grèves de la faim, occupations d’arbres au cœur de Zones à défendre (ZAD). Mais c’est sur le terrain juridique que les opposants ont réussi à stopper les pelles mécaniques.Fin février, le tribunal administratif de Toulouse a ordonné une interruption des travaux, estimant qu’il n’y avait pas de raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) pour justifier les dégâts causés à l’environnement.Cette décision, saluée comme une victoire par les opposants, a donné lieu à plusieurs recours des pro-autoroute: d’un côté devant la justice administrative, de l’autre, par le biais d’une proposition de loi visant à valider rétroactivement les autorisations environnementales du chantier.Parallèlement, avant l’examen du dossier au fond prévu à la fin de l’année, la cour administrative d’appel de Toulouse a autorisé fin mai une reprise du chantier.- “Rassemblement illégal” -Faute de déclaration de la manifestation par ses organisateurs et en raison des heurts survenus lors de précédents événements, la préfecture du Tarn a émis un arrêté d’interdiction de la Turboteuf, où elle attend au moins 2.000 participants. Le préfet du Tarn a appelé “la population à ne pas se joindre à ce rassemblement illégal, qui met en danger ses participants et les exposent à des poursuites pénales”. Les organisateurs ont maintenu l’événement malgré l’interdiction préfectorale, mettant en avant qu’il se déroulait sur un terrain privé dont le propriétaire, Bernard d’Ingrando, a indiqué à l’AFP avoir donné son accord, “à condition qu’il n’y ait pas de débordements”.Mais “s’il y a des volontés spontanées de faire des trucs hors du campement, on ne va pas les empêcher”, a déclaré un membre du collectif. La “Turboteuf” est le quatrième grand weekend d’action contre le projet, après ceux d’avril et d’octobre 2023 puis de juin 2024, les deux derniers ayant été marqués par des affrontements avec les forces de l’ordre.

L’écrivain Boualem Sansal ne se pourvoira pas en cassation en Algérie

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, condamné à cinq ans de prison pour “atteinte à l’unité nationale” en Algérie, ne va pas se pourvoir en cassation, a appris l’AFP de sources concordantes samedi.”D’après nos informations, il ne fera pas de pourvoi en cassation”, a d’abord assuré samedi la présidente du comité de soutien international à l’écrivain franco-algérien, Noëlle Lenoir, sur la station française publique France Inter. “Ça veut dire que la condamnation est définitive. D’ailleurs, compte tenu de l’état de la justice en Algérie (…) il n’a aucune chance en cassation pour faire requalifier son infraction”, a ajouté l’ancienne ministre.Des proches de Boualem Sansal ont ensuite indiqué à l’AFP que l’écrivain avait “renoncé à un recours”. Sollicité par l’AFP, son avocat français, Me Pierre Cornut-Gentille, s’est refusé à tout commentaire.Emprisonné depuis plus de sept mois, le romancier et essayiste de 80 ans a vu sa condamnation confirmée en appel mardi. Il dispose en principe de huit jours pour introduire un pourvoi en cassation. Parmi les faits qui lui sont reprochés par la justice algérienne figurent notamment des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières, où l’écrivain estimait que, sous la colonisation française, l’Algérie avait hérité de territoires appartenant jusque-là au Maroc.M. Sansal, qui est atteint d’un cancer de la prostate, selon ses proches, ne figurait pas parmi les milliers de personnes graciées par la présidence algérienne vendredi, à la veille de la fête de l’indépendance du pays, et rien ne laissait présager d’une grâce imminente ce week-end.Ses proches, qui précisent qu’il est “bien traité”, espèrent néanmoins qu’il obtiendra une “grâce humanitaire à titre personnel”.Pour Noëlle Lenoir également, il ne faut pas s’attendre à une grâce à l’occasion de la fête de l’indépendance, même si elle a assuré à France Inter “garder l’espoir”. “Nous pensons qu’il sera libéré. C’est impossible que l’Algérie prenne la responsabilité de sa mort en prison”, a-t-elle avancé. L’écrivain fait l’objet d’une âpre lutte diplomatique entre l’Algérie et la France depuis son arrestation à son arrivée à Alger le 16 novembre.

Vaccination des ados contre le papillomavirus: peut encore mieux faire

“Du mieux” mais encore “beaucoup de chemin à faire” pour une vaccination suffisante des adolescents contre le papillomavirus, cause de plusieurs cancers: c’est le diagnostic de plusieurs spécialistes après une deuxième année de vaccination ouverte dans les collèges.Le bilan officiel n’a pas encore été communiqué, mais “si on atteint 30-35% de nouveaux vaccinés au collège et sur la tranche d’âge après cette deuxième campagne, ce sera déjà un succès”, déclare à l’AFP Jean-Baptiste Lusignan, responsable du pôle santé jeunesse du CRIPS Ile-de-France, une association membre du collectif “Demain sans HPV”. Après la première campagne, “on a peiné dans les meilleurs départements à atteindre 20-25%”.La vaccination, qui prévient jusqu’à 90% des infections HPV à l’origine notamment de cancers (utérus, anus, ORL…), est recommandée en France pour les adolescentes et adolescents de 11 à 14 ans révolus, avec rattrapage possible jusqu’à 26 ans. Depuis l’année scolaire 2023-2024, les élèves de 5e peuvent être vaccinés avec une prise en charge totale par l’assurance maladie, sous réserve d’autorisation parentale, dans tous les collèges publics et dans les établissements privés volontaires.Après “un effet de nouveauté”, “cette deuxième année, on a eu plus de mal à motiver les collèges pour relancer la vaccination HPV: certains ont connu un peu de relâchement ou eu d’autres sujets à traiter, mais la plupart l’ont maintenue”, rapporte Jean-Baptiste Lusignan.Mathilde Varrette, secrétaire générale adjointe des infirmiers du Snics-FSU, évoque cependant “une baisse significative: autour de 0 à 6 élèves vaccinés par établissement, après 14 en moyenne la première année”. L’informatisation des formulaires à remplir par les parents “a compliqué la procédure”, et “des parents ne souhaitent pas que leur enfant soit vacciné hors de leur présence par un soignant inconnu”, selon elle.Mais la campagne en collège peut compter, depuis son démarrage, d’une hausse de la vaccination contre le papillomavirus en ville, où, au-delà des médecins, davantage de soignants peuvent la pratiquer (pharmaciens, infirmières, etc).Résultat: “La France a, enfin, franchi la barre des 50% d’adolescentes de 15 ans vaccinées contre HPV: 53% en 2023, quasiment 60% en 2024. Ca progresse aussi chez les adolescents: on est passés de 25% à quasiment 37%. Il y a un mieux et la vaccination au collège est un élément déterminant”, considère le Pr Xavier Carcopino, président de la société française de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale (SFCPV). – “Enormément de marge” -Mais “il reste beaucoup de chemin à faire”, souligne Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer. Car “la France reste sous l’objectif de 60%, qui devait être atteint en 2023, et car l’objectif réel, c’est 80% en 2030”, rappelle le Pr Carcopino.Des disparités territoriales demeurent, le sud de l’Hexagone et l’Outre-mer ayant les niveaux de vaccination HPV les plus faibles. “Les inégalités territoriales peuvent être intrinsèquement liées aux inégalités socioéconomiques”, a pointé Santé publique France dans une étude en février, évoquant aussi “des freins culturels, notamment autour de la sexualité”.Philippe Bergerot observe aussi que “tout le monde n’est pas persuadé de l’innocuité du vaccin: des parents mais également des soignants” et juge “essentiel d’éduquer la population”.Pour Jean-Baptiste Lusignan, “finalement, le plus gros frein est un manque d’information”. L’état de la médecine scolaire joue aussi. “Il y a des établissements où la vaccination marche mieux, et dans une large majorité des cas, c’est quand il y a des infirmières présentes et motivées: les élèves ont été informés, les parents ont eu des réponses”, décrit-il. Or, pointe Mathilde Varrette, “avec une infirmière pour 1.600 élèves en moyenne, parfois un seul jour dans un établissement, l’éducation à la santé autour de la vaccination contre le papillomavirus est plus compliquée”.En ville, le coût du vaccin -environ 115 euros- peut également peser. S’il est remboursé à 65% par l’Assurance maladie et le reste par une éventuelle complémentaire, l’avance des frais ou l’absence de mutuelle peuvent constituer “un gros frein”, relève Philippe Bergerot. En Loire-Atlantique, le comité de la Ligue a donc lancé un dispositif, avec des pharmacies, pour régler le reste à charge des patients.Au-delà, la Ligue contre le cancer “prône la vaccination obligatoire” contre le papillomavirus. A l’inverse, “Demain sans HPV” pense qu’il y a “énormément de marge” de progression rien qu’avec davantage d’informations.

Quelque 800 personnes, certaines masquées, à la mobilisation anti-A69 selon le préfet

Quelque 800 participants à la mobilisation interdite contre l’autoroute Toulouse-Castres ont été dénombrés à ce stade samedi matin à Maurens-Scopont (Tarn), parmi lesquels “la présence importante” de personnes encagoulées ou masquées, a annoncé le préfet du Tarn lors d’une conférence de presse.Alors que les nombreux journalistes présents, dont ceux de l’AFP, patientaient à l’entrée du camp où doit se tenir ce week-end cette “Turboteuf” pour dire “non” au projet de l’autoroute A69 très contestée, le préfet Laurent Buchaillat a précisé à la presse la saisie de “dispositifs hostiles” vendredi. “On a pu observer hier (vendredi) la préparation de dispositifs hostiles, la fabrication de catapulte et la constitution de réserve de pierres qui montre clairement l’intention non festive” du rassemblement des opposants à l’A69, a-t-il déclaré. Le long du chantier, stoppé fin février et qui reprend de façon progressive depuis mi-juin, quelque 1.500 gendarmes ont été déployés près du château de Scopont qui accueille les manifestants, selon la préfecture. Les autorités ont interdit par arrêté préfectoral ce nouveau rassemblement des collectifs écologistes pour protester contre l’autoroute: “tous ceux qui y participent sont susceptibles d’être verbalisés”, a rappelé le représentant de l’Etat.Parmi les 800 participants dénombrés à 08H00 sur les 2.000 que les autorités ont prévus, “on note la présence importante de personnes soit cagoulées soit masquées et d’individus qui ont pu être identifiés par le passé sur des manifestations ultra-violentes”, a-t-il ajouté.Les organisateurs ont assuré maintenir l’événement malgré l’interdiction préfectorale, mettant en avant qu’il se déroulait sur un terrain privé dont le propriétaire, Bernard d’Ingrando, a indiqué à l’AFP avoir donné son accord, “à condition qu’il n’y ait pas de débordements”.La Turboteuf est le quatrième grand week-end d’action contre le projet, après ceux d’avril et d’octobre 2023 puis de juin 2024, les deux derniers ayant été marqués par des affrontements avec les forces de l’ordre.

Quelque 800 personnes, certaines masquées, à la mobilisation anti-A69 selon le préfet

Quelque 800 participants à la mobilisation interdite contre l’autoroute Toulouse-Castres ont été dénombrés à ce stade samedi matin à Maurens-Scopont (Tarn), parmi lesquels “la présence importante” de personnes encagoulées ou masquées, a annoncé le préfet du Tarn lors d’une conférence de presse.Alors que les nombreux journalistes présents, dont ceux de l’AFP, patientaient à l’entrée du camp où doit se tenir ce week-end cette “Turboteuf” pour dire “non” au projet de l’autoroute A69 très contestée, le préfet Laurent Buchaillat a précisé à la presse la saisie de “dispositifs hostiles” vendredi. “On a pu observer hier (vendredi) la préparation de dispositifs hostiles, la fabrication de catapulte et la constitution de réserve de pierres qui montre clairement l’intention non festive” du rassemblement des opposants à l’A69, a-t-il déclaré. Le long du chantier, stoppé fin février et qui reprend de façon progressive depuis mi-juin, quelque 1.500 gendarmes ont été déployés près du château de Scopont qui accueille les manifestants, selon la préfecture. Les autorités ont interdit par arrêté préfectoral ce nouveau rassemblement des collectifs écologistes pour protester contre l’autoroute: “tous ceux qui y participent sont susceptibles d’être verbalisés”, a rappelé le représentant de l’Etat.Parmi les 800 participants dénombrés à 08H00 sur les 2.000 que les autorités ont prévus, “on note la présence importante de personnes soit cagoulées soit masquées et d’individus qui ont pu être identifiés par le passé sur des manifestations ultra-violentes”, a-t-il ajouté.Les organisateurs ont assuré maintenir l’événement malgré l’interdiction préfectorale, mettant en avant qu’il se déroulait sur un terrain privé dont le propriétaire, Bernard d’Ingrando, a indiqué à l’AFP avoir donné son accord, “à condition qu’il n’y ait pas de débordements”.La Turboteuf est le quatrième grand week-end d’action contre le projet, après ceux d’avril et d’octobre 2023 puis de juin 2024, les deux derniers ayant été marqués par des affrontements avec les forces de l’ordre.

A Paris, premières baignades dans la Seine sous étroite surveillance

Un an après les athlètes olympiques et sous étroite surveillance, le grand public a enfin pu renouer samedi avec les joies de la baignade dans la Seine en plein coeur de Paris, où celle-ci était interdite depuis 1923.Quelques premières dizaines de nageurs de tous âges, équipés d’un flotteur jaune relié à leur taille, se sont élancés dès 08H00 depuis des pontons aménagés sur le bras Marie, en face de l’île Saint-Louis, sous un soleil radieux et le regard attentif de maîtres nageurs en T-shirts jaune fluo et shorts rouge vif, assortis à leur sifflet. Des bateaux pneumatiques de la préfecture de police de Paris postés autour du périmètre de sécurité entourant les nageurs complétaient le dispositif.”Franchement je suis super surprise, je pensais qu’elle était super glacée mais en fait elle est super bonne, (…) c’est génial”, s’est réjouie Karine, 51 ans, auxiliaire de vie venue de Créteil, l’une des toutes premières baigneuses à rentrer dans l’eau. – “Rêve de gosse” -L’édile socialiste s’est rendue sur le ponton, aux côtés de la ministre des Sports Marie Barsacq et des préfets de police de Paris Laurent Nunez et de la région Ile-de-France Marc Guilaume, peu avant 08H30.”C’est un rêve de gosse de faire nager les gens dans la Seine”, a poursuivi Mme Hidalgo, se disant “très heureuse”.”J’aurais très envie de sauter (dans l’eau). Elle a l’air très bonne”, a-t-elle indiqué, précisant cependant qu’elle “n’aurait pas le temps de se baigner” ce samedi. “En bonne Parisienne, je vais venir me baigner” plus tard mais “je ne convoquerai pas la presse”, a-t-elle précisé lors d’un point presse. Cette ouverture de la Seine aux baigneurs, “c’est aussi une façon d’adapter la ville aux évolutions de températures”, a-t-elle poursuivi. En offrant des espaces de ce type “dans une ville très dense”, ça permet “de vivre de façon plus agréable, plus joyeuse, et sans doute aussi plus apaisée avec nos concitoyens”, a souligné la maire.Le but étant aussi de “lutter contre les baignades sauvages” en offrant des “espaces de baignade en toute sécurité en milieu naturel”, a renchéri Mme Barsacq. “Paris a la chance d’être en avance sur son temps parce qu’avec les fortes chaleurs qui ne vont faire que grandir dans nos villes, (…) investir les espaces naturels pour la baignade, c’est essentiel, ça évite aussi les noyades dans des endroits dangereux”, a-t-elle poursuivi.L’effort doit désormais porter sur la Marne afin d’ouvrir de nouveaux sites, a confirmé la ministre.”L’idée à terme, c’est d’ouvrir une trentaine de sites de baignade qui sont étudiés sur toute la métropole” du Grand Paris, a précisé Mme Hidalgo.- Qualité de l’eau “exceptionnelle” -Quant à la qualité sanitaire de l’eau, elle est “exceptionnelle”, a assuré le préfet de région Marc Guillaume, soulignant que “toutes les informations (la concernant) sont publiques”.”On a deux bactéries que nous contrôlons, les E.coli et les entérocoques, pour les unes on est 10 fois sous les seuils et pour les autres plus de 25 fois sous les seuils”, selon lui.Après cette première ouverture de site parisien, deux autres ouvrent dans la matinée – et le resteront jusqu’au 31 août, si la météo le permet: l’un au bras de Grenelle près de la tour Eiffel et l’autre à Bercy, face à la bibliothèque François-Mitterrand. Des bassins y sont là aussi aménagés avec pontons, échelles, mobilier balnéaire, douches et vestiaires. Le bras Marie peut accueillir 150 personnes en simultané, Bercy jusqu’à 700, dont 300 en zone de baignade. Le site de Grenelle, seul à disposer d’un bassin sécurisé pour les familles avec un fond, a lui une capacité de 200 personnes à la fois. Une base nautique y proposera gratuitement la pratique du kayak.C’est sur le bras Marie que la maire de Paris s’était immergée l’an dernier avant le début des JO, plus de 30 ans après la promesse de Jacques Chirac.Plus de 1,4 milliard d’euros ont été investis pour améliorer la qualité de l’eau en amont du fleuve, avec des travaux de captation des eaux usées pour éviter qu’elles ne s’y déversent.Mais étant donné qu’à Paris, eaux de pluie et eaux usées se mélangent dans un unique réseau, la seule solution en cas de précipitations abondantes est de déverser le trop-plein dans la Seine.Cet été comme à la plage, des drapeaux (verts, jaunes, rouges) permettront de connaître le débit de la Seine et la qualité de l’eau, analysée par des sondes en instantané et des prélèvements en culture. Si les voyants sont au rouge, la baignade sera fermée.Le fleuve est par ailleurs un plan d’eau vivante qui reste un milieu dangereux, rappellent les autorités. Il faut donc savoir nager pour pouvoir se baigner sur les trois sites.L’an dernier, 13 décès lors de baignades dans la Seine ont été recensés et trois depuis le début 2025.Alors que les fortes chaleurs pourraient tenter certains de se jeter à l’eau en dehors des lieux autorisés, un arrêté préfectoral a été pris fin juin pour verbaliser la baignade sauvage.

A Paris, premières baignades dans la Seine sous étroite surveillance

Un an après les athlètes olympiques et sous étroite surveillance, le grand public a enfin pu renouer samedi avec les joies de la baignade dans la Seine en plein coeur de Paris, où celle-ci était interdite depuis 1923.Quelques premières dizaines de nageurs de tous âges, équipés d’un flotteur jaune relié à leur taille, se sont élancés dès 08H00 depuis des pontons aménagés sur le bras Marie, en face de l’île Saint-Louis, sous un soleil radieux et le regard attentif de maîtres nageurs en T-shirts jaune fluo et shorts rouge vif, assortis à leur sifflet. Des bateaux pneumatiques de la préfecture de police de Paris postés autour du périmètre de sécurité entourant les nageurs complétaient le dispositif.”Franchement je suis super surprise, je pensais qu’elle était super glacée mais en fait elle est super bonne, (…) c’est génial”, s’est réjouie Karine, 51 ans, auxiliaire de vie venue de Créteil, l’une des toutes premières baigneuses à rentrer dans l’eau. – “Rêve de gosse” -L’édile socialiste s’est rendue sur le ponton, aux côtés de la ministre des Sports Marie Barsacq et des préfets de police de Paris Laurent Nunez et de la région Ile-de-France Marc Guilaume, peu avant 08H30.”C’est un rêve de gosse de faire nager les gens dans la Seine”, a poursuivi Mme Hidalgo, se disant “très heureuse”.”J’aurais très envie de sauter (dans l’eau). Elle a l’air très bonne”, a-t-elle indiqué, précisant cependant qu’elle “n’aurait pas le temps de se baigner” ce samedi. “En bonne Parisienne, je vais venir me baigner” plus tard mais “je ne convoquerai pas la presse”, a-t-elle précisé lors d’un point presse. Cette ouverture de la Seine aux baigneurs, “c’est aussi une façon d’adapter la ville aux évolutions de températures”, a-t-elle poursuivi. En offrant des espaces de ce type “dans une ville très dense”, ça permet “de vivre de façon plus agréable, plus joyeuse, et sans doute aussi plus apaisée avec nos concitoyens”, a souligné la maire.Le but étant aussi de “lutter contre les baignades sauvages” en offrant des “espaces de baignade en toute sécurité en milieu naturel”, a renchéri Mme Barsacq. “Paris a la chance d’être en avance sur son temps parce qu’avec les fortes chaleurs qui ne vont faire que grandir dans nos villes, (…) investir les espaces naturels pour la baignade, c’est essentiel, ça évite aussi les noyades dans des endroits dangereux”, a-t-elle poursuivi.L’effort doit désormais porter sur la Marne afin d’ouvrir de nouveaux sites, a confirmé la ministre.”L’idée à terme, c’est d’ouvrir une trentaine de sites de baignade qui sont étudiés sur toute la métropole” du Grand Paris, a précisé Mme Hidalgo.- Qualité de l’eau “exceptionnelle” -Quant à la qualité sanitaire de l’eau, elle est “exceptionnelle”, a assuré le préfet de région Marc Guillaume, soulignant que “toutes les informations (la concernant) sont publiques”.”On a deux bactéries que nous contrôlons, les E.coli et les entérocoques, pour les unes on est 10 fois sous les seuils et pour les autres plus de 25 fois sous les seuils”, selon lui.Après cette première ouverture de site parisien, deux autres ouvrent dans la matinée – et le resteront jusqu’au 31 août, si la météo le permet: l’un au bras de Grenelle près de la tour Eiffel et l’autre à Bercy, face à la bibliothèque François-Mitterrand. Des bassins y sont là aussi aménagés avec pontons, échelles, mobilier balnéaire, douches et vestiaires. Le bras Marie peut accueillir 150 personnes en simultané, Bercy jusqu’à 700, dont 300 en zone de baignade. Le site de Grenelle, seul à disposer d’un bassin sécurisé pour les familles avec un fond, a lui une capacité de 200 personnes à la fois. Une base nautique y proposera gratuitement la pratique du kayak.C’est sur le bras Marie que la maire de Paris s’était immergée l’an dernier avant le début des JO, plus de 30 ans après la promesse de Jacques Chirac.Plus de 1,4 milliard d’euros ont été investis pour améliorer la qualité de l’eau en amont du fleuve, avec des travaux de captation des eaux usées pour éviter qu’elles ne s’y déversent.Mais étant donné qu’à Paris, eaux de pluie et eaux usées se mélangent dans un unique réseau, la seule solution en cas de précipitations abondantes est de déverser le trop-plein dans la Seine.Cet été comme à la plage, des drapeaux (verts, jaunes, rouges) permettront de connaître le débit de la Seine et la qualité de l’eau, analysée par des sondes en instantané et des prélèvements en culture. Si les voyants sont au rouge, la baignade sera fermée.Le fleuve est par ailleurs un plan d’eau vivante qui reste un milieu dangereux, rappellent les autorités. Il faut donc savoir nager pour pouvoir se baigner sur les trois sites.L’an dernier, 13 décès lors de baignades dans la Seine ont été recensés et trois depuis le début 2025.Alors que les fortes chaleurs pourraient tenter certains de se jeter à l’eau en dehors des lieux autorisés, un arrêté préfectoral a été pris fin juin pour verbaliser la baignade sauvage.

D’âne du pauvre à compagnon des enfants, comment le poney a “sauvé l’équitation”

Avec leur petite taille et leur bonne bouille, les poneys ont conquis des générations d’enfants en France à partir des années 1960. Ils ont aussi révolutionné l’équitation, rendant ce sport plus accessible.La ferme équestre de Bois Guilbert (Seine-Maritime) est le premier poney-club à avoir vu le jour dans l’Hexagone. Soixante ans après sa création, des dizaines d’enfants y viennent toujours en vacances ou en classes vertes.Devant de vieux bâtiments normands en brique rouge, une quarantaine d’entre eux en colonies de vacances en ce début juillet, s’affairent pour préparer leurs poneys avant leur cours, brosses et cure-pied à la main. Les plus jeunes ont sept ans, les plus âgés 15.Ils câlinent leurs montures, tout s’en occupant. Les enfants “apprennent dès le début à respecter le poney, à accepter la frustration” quand l’animal n’agit pas à leur guise, explique Agathe de Pas, qui vient de reprendre avec deux de ses frères le poney-club fondé par leurs grands-parents.”Le poney a sauvé l’équitation”, assure Frédéric Bouix, président de la Fédération française d’équitation (FFE). Avant sa popularisation, “on avait une équitation d’origine militaire, avec des adultes à cheval, des animaux plutôt de grande taille” et d’autre part un sport “réservé à des classes plutôt aisées”, rappelle-t-il. “Dans les années 1950, l’âge moyen d’un cavalier se situait autour de la trentaine”, selon l’ethnologue et chercheuse Catherine Tourre-Malen, qui a publié un article sur “l’évolution des activités équestres” depuis les années 1960.Quelques décennies plus tard, le visage du cavalier type a complètement changé: ce sont majoritairement des cavalières, âgées de moins de 18 ans dans six cas sur dix, selon les chiffres de la FFE. Le fléchage poney représente 45% des licences. Il existe des initiations à partir de 18 mois pour les bébés.”C’est grâce aux enfants que l’équitation est le troisième sport par le nombre de licenciés”, constate Etienne de Pas, un des responsables de Bois Guilbert.L’arrivée des petits équidés dans le paysage équestre français n’a pas été sans mal. Lorsque Louis de Pas, le fondateur de la ferme équestre, cherche des financements, on lui répond : “on ne fait pas d’équitation sur poney, c’est l’âne du pauvre”, racontait-il dans ses Mémoires. Il faut attendre 1987 pour que sports équestres, poneys-clubs et tourisme équestre se rapprochent pour donner naissance à l’actuelle FFE.- Enseignement par le jeu -Autre changement de taille apporté par les poneys: l’instruction, longtemps imprégnée par l’esprit militaire.Louis de Pas “avait une conception très différente de l’équitation”, raconte à l’AFP sa fille Ines Ferté, dirigeante d’un poney-club à Avançon (Ardennes).Alors qu’aucun enseignement adapté à l’enfant n’existe, “il s’est inspiré des méthodes alors mises en oeuvre au ski, il nous faisait beaucoup jouer, faire des slaloms, transporter des fanions…”, ajoute Ines Ferté, longtemps responsable de la pédagogie au sein des Poney-Club de France.Soixante ans plus tard, c’est toujours le cas. “On va commencer par un +Un deux trois, poney+!”, lance une monitrice de Bois Guilbert aux enfants juchés à cru sur leurs montures. L’exercice suivant consiste en un petit slalom dans la carrière.”C’est un atout de l’équitation: les parents inscrivent leurs enfants au poney-club, non pas pour faire du sport, mais pour un loisir éducatif avant tout et un contact avec la nature”, souligne Frédéric Bouix de la FFE.Autre avantage pour les exploitants de structures équestres, “moins onéreux à l’achat et à l’entretien qu’un cheval, le poney abaisse les coûts le production de l’heure d’équitation”, relève la chercheuse Catherine Tourre-Malen. Les poneys, que pour les enfants? A Bois Guilbert, “on a des demandes d’adultes, anciens cavaliers qui se sont faits peur et qui reviennent à l’équitation grâce aux chevaux islandais” de taille approchant celle de grands poneys (maximum 1,50 mètre au garrot pour les poneys) et “de mamans qui amènent leurs enfants aux cours hebdomadaires”, dit Etienne de Pas. 

A Paris, les premières baignades dans la Seine sous étroite surveillance

Un an après les athlètes olympiques et sous étroite surveillance, le grand public a enfin pu renouer samedi avec les joies de la baignade dans la Seine en plein coeur de Paris, où celle-ci était interdite depuis 1923.Quelques premières dizaines de nageurs se sont élancés dès 08H00 depuis des pontons aménagés de bancs et de casiers pour ranger leurs affaires sur le bras Marie, en face de l’île Saint-Louis, sous le regard attentif de nombreux maîtres nageurs en T-shirts jaune fluo et shorts rouge vif, assortis à leur sifflet, et sous la surveillance de bateaux pneumatiques de la préfecture de police de Paris.Chaque nageur était équipé d’un flotteur jaune relié à un cordon ceint autour de la taille. La baignade se déroulait dans un périmètre entouré d’un cordon de sécurité.”La qualité de l’eau est conforme” aux normes sanitaires et celle-ci est à “25 degrés”, a précisé Pierre Rabadan, adjoint aux sports à la mairie de Paris samedi sur RMC. L’élu comptait lui-même se baigner samedi sur le site de Bercy (est de Paris), précisant que pour la maire de la capitale, Anne Hidalgo, cela n’était “pas sûr”.Celle-ci s’est rendue sur le ponton, aux côtés du préfet de police de Paris Laurent Nunez et de la ministre des Sports Marie Barsacq, peu avant 08H30. “J’aurais très envie de sauter (dans l’eau). Elle a l’air très bonne”, a-t-elle indiqué à l’AFP, avant de faire des selfies avec des nageurs en bonnet de bain. L’une d’entre eux lui crie depuis l’eau: “Merci Madame Hidalgo, c’est trop chouette!”.”C’est un rêve de gosse de faire nager les gens dans la Seine”, répond l’édile.Après cette première ouverture de site de baignade, deux autres ouvriront dans la matinée: l’un au bras de Grenelle près de la tour Eiffel et l’autre à Bercy face à la bibliothèque François-Mitterrand. Des bassins y sont là aussi aménagés avec pontons, échelles, mobilier balnéaire, douches et vestiaires. La baignade, gratuite, y sera ouverte, jusqu’au 31 août, si la météo le permet.Le bras Marie peut accueillir 150 personnes en simultané, Bercy jusqu’à 700 personnes, dont 300 dans la zone de baignade. Le site de Grenelle, seul à disposer d’un bassin sécurisé pour les familles avec un fond, a lui une capacité de 200 personnes à la fois. Une base nautique y proposera gratuitement la pratique du kayak.C’est sur le bras Marie que la maire de Paris s’était immergée l’an dernier avant le début des JO, plus de 30 ans après la promesse de Jacques Chirac.”L’un de mes prédécesseurs, alors maire de Paris, a rêvé d’une Seine où chacun pourrait nager. Demain sa promesse sera tenue”, a écrit vendredi sur X Emmanuel Macron, parlant de “fierté pour le pays”.Héritage promis des JO, la baignade dans la Seine répond d’abord à un besoin d’adaptation au changement climatique de la capitale, où les épisodes de canicule vont se multiplier et s’intensifier.Plus de 1,4 milliard d’euros ont été investis pour améliorer la qualité de l’eau en amont du fleuve, avec des travaux de captation des eaux usées pour éviter qu’elles ne s’y déversent.Mais étant donné qu’à Paris, eaux de pluie et eaux usées se mélangent dans un unique réseau, la seule solution en cas de précipitations abondantes est de déverser le trop-plein dans la Seine.Les pluies record enregistrées pendant les JO avaient souvent rendu l’eau impropre à la baignade pour les athlètes.Cet été comme à la plage, des drapeaux (verts, jaunes, rouges) permettront de connaître le débit de la Seine et la qualité de l’eau, analysée par des sondes en instantané et des prélèvements en culture. Si les voyants sont au rouge, la baignade sera fermée.- Milieu dangereux -Théoriquement, avant toute baignade, chaque baigneur devra faire évaluer son aisance aquatique par un maître-nageur avant de nager en autonomie dans les bassins – la plupart sans fond avec une profondeur de 3,50 mètres en moyenne.Car le fleuve est un plan d’eau vivante qui reste un milieu dangereux, rappellent les autorités. “Il y a un risque de noyade à cause de la vase et des plantes agrippantes, de forts courants, le risque d’hydrocution et le trafic fluvial”, a rappelé la sous-préfète Elise Lavielle, précisant qu’il y avait eu “13 décès dans la Seine en 2024” et déjà “trois cette année”.Alors que les fortes chaleurs pourraient tenter certains de se jeter à l’eau en dehors des lieux autorisés, un arrêté préfectoral a été pris fin juin pour verbaliser la baignade sauvage.Les contrôles fluviaux sont également renforcés à Paris, premier port fluvial européen pour le transport de passagers, auprès des conducteurs de bateaux. Le site du bras Marie, point névralgique de la circulation fluviale, ne sera ouvert que le matin. Pour l’été 2026, d’autres sites alternatifs pérennes sont à l’étude.La poursuite des travaux de dépollution du fleuve en aval de la Seine laisse espérer l’installation l’an prochain de nouvelles zones de baignade à la sortie de la capitale, comme l’île Monsieur (Hauts-de-Seine) et l’île Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).Quatre sites ont par ailleurs déjà ouvert aux baigneurs dans la Marne, dont celui emblématique de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne). Le principal affluent de la Seine était interdit à la baignade depuis les années 1970.

A Paris, les premières baignades dans la Seine sous étroite surveillance

Un an après les athlètes olympiques et sous étroite surveillance, le grand public a enfin pu renouer samedi avec les joies de la baignade dans la Seine en plein coeur de Paris, où celle-ci était interdite depuis 1923.Quelques premières dizaines de nageurs se sont élancés dès 08H00 depuis des pontons aménagés de bancs et de casiers pour ranger leurs affaires sur le bras Marie, en face de l’île Saint-Louis, sous le regard attentif de nombreux maîtres nageurs en T-shirts jaune fluo et shorts rouge vif, assortis à leur sifflet, et sous la surveillance de bateaux pneumatiques de la préfecture de police de Paris.Chaque nageur était équipé d’un flotteur jaune relié à un cordon ceint autour de la taille. La baignade se déroulait dans un périmètre entouré d’un cordon de sécurité.”La qualité de l’eau est conforme” aux normes sanitaires et celle-ci est à “25 degrés”, a précisé Pierre Rabadan, adjoint aux sports à la mairie de Paris samedi sur RMC. L’élu comptait lui-même se baigner samedi sur le site de Bercy (est de Paris), précisant que pour la maire de la capitale, Anne Hidalgo, cela n’était “pas sûr”.Celle-ci s’est rendue sur le ponton, aux côtés du préfet de police de Paris Laurent Nunez et de la ministre des Sports Marie Barsacq, peu avant 08H30. “J’aurais très envie de sauter (dans l’eau). Elle a l’air très bonne”, a-t-elle indiqué à l’AFP, avant de faire des selfies avec des nageurs en bonnet de bain. L’une d’entre eux lui crie depuis l’eau: “Merci Madame Hidalgo, c’est trop chouette!”.”C’est un rêve de gosse de faire nager les gens dans la Seine”, répond l’édile.Après cette première ouverture de site de baignade, deux autres ouvriront dans la matinée: l’un au bras de Grenelle près de la tour Eiffel et l’autre à Bercy face à la bibliothèque François-Mitterrand. Des bassins y sont là aussi aménagés avec pontons, échelles, mobilier balnéaire, douches et vestiaires. La baignade, gratuite, y sera ouverte, jusqu’au 31 août, si la météo le permet.Le bras Marie peut accueillir 150 personnes en simultané, Bercy jusqu’à 700 personnes, dont 300 dans la zone de baignade. Le site de Grenelle, seul à disposer d’un bassin sécurisé pour les familles avec un fond, a lui une capacité de 200 personnes à la fois. Une base nautique y proposera gratuitement la pratique du kayak.C’est sur le bras Marie que la maire de Paris s’était immergée l’an dernier avant le début des JO, plus de 30 ans après la promesse de Jacques Chirac.”L’un de mes prédécesseurs, alors maire de Paris, a rêvé d’une Seine où chacun pourrait nager. Demain sa promesse sera tenue”, a écrit vendredi sur X Emmanuel Macron, parlant de “fierté pour le pays”.Héritage promis des JO, la baignade dans la Seine répond d’abord à un besoin d’adaptation au changement climatique de la capitale, où les épisodes de canicule vont se multiplier et s’intensifier.Plus de 1,4 milliard d’euros ont été investis pour améliorer la qualité de l’eau en amont du fleuve, avec des travaux de captation des eaux usées pour éviter qu’elles ne s’y déversent.Mais étant donné qu’à Paris, eaux de pluie et eaux usées se mélangent dans un unique réseau, la seule solution en cas de précipitations abondantes est de déverser le trop-plein dans la Seine.Les pluies record enregistrées pendant les JO avaient souvent rendu l’eau impropre à la baignade pour les athlètes.Cet été comme à la plage, des drapeaux (verts, jaunes, rouges) permettront de connaître le débit de la Seine et la qualité de l’eau, analysée par des sondes en instantané et des prélèvements en culture. Si les voyants sont au rouge, la baignade sera fermée.- Milieu dangereux -Théoriquement, avant toute baignade, chaque baigneur devra faire évaluer son aisance aquatique par un maître-nageur avant de nager en autonomie dans les bassins – la plupart sans fond avec une profondeur de 3,50 mètres en moyenne.Car le fleuve est un plan d’eau vivante qui reste un milieu dangereux, rappellent les autorités. “Il y a un risque de noyade à cause de la vase et des plantes agrippantes, de forts courants, le risque d’hydrocution et le trafic fluvial”, a rappelé la sous-préfète Elise Lavielle, précisant qu’il y avait eu “13 décès dans la Seine en 2024” et déjà “trois cette année”.Alors que les fortes chaleurs pourraient tenter certains de se jeter à l’eau en dehors des lieux autorisés, un arrêté préfectoral a été pris fin juin pour verbaliser la baignade sauvage.Les contrôles fluviaux sont également renforcés à Paris, premier port fluvial européen pour le transport de passagers, auprès des conducteurs de bateaux. Le site du bras Marie, point névralgique de la circulation fluviale, ne sera ouvert que le matin. Pour l’été 2026, d’autres sites alternatifs pérennes sont à l’étude.La poursuite des travaux de dépollution du fleuve en aval de la Seine laisse espérer l’installation l’an prochain de nouvelles zones de baignade à la sortie de la capitale, comme l’île Monsieur (Hauts-de-Seine) et l’île Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).Quatre sites ont par ailleurs déjà ouvert aux baigneurs dans la Marne, dont celui emblématique de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne). Le principal affluent de la Seine était interdit à la baignade depuis les années 1970.