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Narcotrafic: à Nîmes, “la peur est là” mais le couvre-feu pour mineurs divise

Dans le quartier de Pissevin à Nîmes, à quelques heures de l’entrée en vigueur d’un couvre-feu pour adolescents, lundi soir, les habitants, qui pour beaucoup se barricadent chez eux, attendent surtout des renforts de police face aux narcotrafiquants.Sur la place Léonard de Vinci, théâtre d’une énième fusillade jeudi, les habitants ne traînaient pas durant le week-end. “La peur est là”, confiait Mohamed Ali Bedja, 63 ans, gardien d’immeuble, qui aimerait “voir passer un peu plus de voitures de police”. A côté, c’était toujours porte close lundi au centre social Les Mille Couleurs. “Nous avons décidé de protéger nos adhérents et nos salariés. Même après la mort du petit Fayed (victime collatérale de 10 ans tuée en août 2023, ndlr) je n’avais pas ressenti autant de tension”, déplore son directeur, Raouf Azzouz. “Il va falloir imaginer autre chose pour que la population ne reste pas enfermée chez elle et ne se sente pas abandonnée”, plaide-t-il. Ce climat tendu est alimenté par un message en boucle sur les réseaux sociaux: “on va tuer meme les ptit de 5 ans, gardé vos goss ch vous en sécurité (…) Chak personne qui croisse no homme en noir sera cribler de balles “, avertit ce texte, selon qui “clients et guetteurs risquent de mourir”. Sans parler de ces vidéos fréquentes sur internet d’hommes en noir courant en plein jour dans les travées de Pissevin, armés de Kalachnikov. “Les gens du quartier ont peur”, confirmait lundi Delphine Pagès, pharmacienne à Pissevin. “La semaine dernière, des mamans avec des poussettes étaient en pleurs, elles voulaient venir vite chercher leur traitement, et repartir se barricader chez elles. Une mamie en pleurs me disait qu’elle était terrorisée à l’idée de sortir de chez elle et qu’elle venait là juste pour pouvoir prendre ses médicaments”.”L’Etat a plié”, dénonçait Nicolas Pagès, son père, toujours auprès de l’AFPTV, regrettant que le futur commissariat promis en 2023 par Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, n’ait toujours pas ouvert.”Avant il y avait plusieurs centres de loisirs. On partait en camping, en sortie pique-nique, on n’avait pas le temps de traîner. Plutôt qu’un couvre-feu, il faudrait plus d’argent pour les associations du quartier”, plaidait de son côté un épicier de 33 ans, préférant rester anonyme.  – Pas une “solution durable” -Evoquant une succession de “fusillades, règlements de comptes (et) tensions entre bandes”, la municipalité de droite a décidé d’un couvre-feu à partir de lundi pour les moins de 16 ans, de 21h00 à 6h00, pour 15 jours renouvelables dans les quartiers de Pissevin, Valdegour, Mas de Mingue, Vistre, Clos d’Orville et Chemin Bas.Cet été d’autres villes, de toutes couleurs politiques, ont mis en place des mesures similaires comme Béziers (Hérault), Triel-sur-Seine (Yvelines) ou Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). “Le couvre-feu va faire du bien, que tout le monde puisse rester à la maison et éviter tout drame encore”, estime Karim, 19 ans qui n’a pas souhaité dévoiler son visage à l’AFPTV.  Le préfet du Gard, Jérôme Bonet, a annoncé des renforts d’une soixantaine de policiers, promettant que “tout est mis en œuvre pour mettre fin à cet enchaînement de violences”. “Ces renforts viennent sécuriser une population et des commerçants qui n’ont pas envie de recevoir une balle perdue. Le couvre-feu vise à protéger les mineurs qui n’ont rien à voir avec le trafic mais aussi ceux, parfois âgés de 12 ou 13 ans, qui sont utilisés par les narcotrafiquants”, a expliqué à l’AFP l’adjoint au maire en charge de la sécurité, Richard Schieven.Mardi, le corps d’un jeune majeur de 19 ans, originaire de Seine-Saint-Denis, avait été retrouvé partiellement calciné dans un village proche. Un meurtre en lien avec les événements récents dans les quartiers nîmois, selon le parquet.Depuis quelques années, des villes moyennes comme Nîmes ou Avignon sont rattrapées par un niveau de violences jusqu’alors réservé à Marseille, épicentre du narcobanditisme dans le sud de la France.”Utile”, ce couvre-feu n’est cependant “pas une solution durable contre le narcotrafic”, selon le syndicat de police Unité. “Les jeunes délinquants tirent en toute impunité sur les gens, en plein jour”, explique à l’AFP le secrétaire départemental adjoint du syndicat, Wissem Guesmi, “ce n’est certainement pas un couvre-feu qui va les en empêcher”.

Stellantis: les difficultés se confirment avec une lourde perte au premier semestre

La passe difficile se confirme pour le géant automobile Stellantis: longtemps l’un des constructeurs européens les plus rentables, il a annoncé lundi une lourde perte au premier semestre, pénalisé par le recul de ses ventes, des coûts de production plus élevés et les droits de douane aux Etats-Unis.Le constructeur aux quatorze marques (Peugeot, Fiat, Chrysler, Jeep…) chiffre sa perte nette à 2,3 milliards d’euros au premier semestre 2025, selon des résultats préliminaires, non encore audités.Au premier semestre 2024, le groupe franco-italo-américain avait dégagé un bénéfice net de 5,6 milliards d’euros, déjà en forte baisse par rapport au niveau record de 2023.Sur les six premiers mois de l’année, Stellantis a réalisé un chiffre d’affaires de 74,3 milliards d’euros, selon le communiqué du groupe, soit un repli de 12,5% par rapport à la même période de 2024. Des annonces négatives “étaient largement attendues”, au regard de l’évolution des ventes et de l’arrivée d’un “nouveau patron susceptible de faire un peu le ménage (amenant ainsi de nouvelles provisions, des restructurations)”, indiquent dans une note les analystes de ODDO BHF.L’Italien Antonio Filosa a pris la tête de Stellantis fin juin, six mois après le départ de Carlos Tavares.L’action Stellantis baissait de 1,4% à 7,80 euros vers 15H50, dans un marché en repli. Depuis le 1er janvier, l’action du groupe a vu sa valeur fondre de plus de 38%.- Déroute en Amérique du Nord -Le constructeur a notamment comptabilisé “environ 3,3 milliards d’euros de charges nettes avant impôts”, dont 2 milliards sont liés à des annulations de programme “où nous ne voyions pas de rentabilité suffisante”, a précisé le directeur financier Doug Ostermann lors d’une conférence avec des analystes. Cela comprend la fin du programme de développement de l’hydrogène, évalué à 700 millions d’euros, et des charges de restructuration, “principalement liées à des réductions d’effectif en Europe”, selon M. Ostermann. Des dépréciations sur certaines plateformes Maserati et la fin programmée des sanctions visant les constructeurs ne respectant pas certaines normes de pollution aux Etats-Unis, auxquelles Stellantis s’était préparé, pèsent pour 1 milliard d’euros.Enfin, près de 300 millions d’euros concernent l’extension de rappels de véhicules équipés d’airbags Takata en Europe.Stellantis cite aussi “les arrêts temporaires de production pratiqués au début du trimestre en réponse aux nouveaux tarifs douaniers en Amérique du Nord” et “la transition de l’offre produit en Europe élargie”, avec plusieurs nouveaux modèles encore “en phase de montée en cadence”.Le volume de véhicules livrés a chuté de 6% au deuxième trimestre 2025, à 1,45 million de véhicules, après un repli de 9% au premier trimestre.Ces niveaux “correspondent aux consensus”, notent les analystes d’Oddo BHF, mais la déroute est plus marquée en Amérique du Nord, avec 322.000 véhicules facturés (en baisse de 25% au deuxième trimestre), “contre 367.000 attendus”, quand l’Europe “correspond” aux attentes et que les marchés émergents font des “étincelles”.- “Vents contraires” -Aux Etats-Unis, les constructeurs sont confrontés à la hausse des droits de douane sur les voitures fabriquées hors du pays, soumises à une surtaxe de 25% depuis début avril (15% pour le Mexique).Stellantis chiffre à 300 millions d’euros les “droits de douane net encourus” dans ce cadre.En Europe aussi le constructeur fait face à de forts “vents contraires”, selon Doug Ostermann en raison de “l’incertitude économique et de l’instabilité règlementaire”, a-t-il affirmé.La chute des ventes d’utilitaires (-13% en un an en Europe), où Stellantis est leader avec 30% des parts de marché, affecte durement le constructeur. Le 30 avril, Stellantis avait suspendu ses prévisions financières en raison de l’incertitude crée par l’imposition des droits de douanes américains. Les résultats semestriels définitifs seront publiés “comme prévu” le 29 juillet, précise le groupe.Depuis l’année dernière, Stellantis souffre de ses difficultés sur le marché américain, qui avait longtemps tiré vers le haut sa rentabilité, et de la “normalisation” des tarifs des véhicules après les sommets atteints à cause de la pandémie du Covid et des pénuries de pièces électroniques.Sur le marché français de la voiture neuve, au ralenti depuis plus d’un an, le groupe s’est fait doubler par Renault au premier semestre. 

Loi Duplomb: après le succès de la pétition, la gauche promet de se mobiliser au Parlement

Forts du succès exponentiel de la pétition contre la loi Duplomb, la gauche et les écologistes ont promis lundi de maintenir la pression à l’automne autour de l’abrogation du texte agricole, décrié pour son impact environnemental.Lancée le 10 juillet, deux jours après l’adoption de la loi qui prévoit notamment la réintroduction à titre dérogatoire et sous conditions de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes – interdit en France mais autorisé en Europe -, la pétition avait récolté plus de 1,4 million de signatures lundi après-midi sur le site de l’Assemblée nationale.Un chiffre largement au-dessus du seuil requis des 500.000 pour obtenir un débat en séance sur cette pétition, si la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale, qui fixe l’agenda, en décide ainsi mi-septembre lors de la rentrée parlementaire.La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), s’y est dite “favorable”. Tout comme Marine Le Pen, qui avait voté pour la loi, mais a estimé lundi que “seul un débat démocratique” pouvait restaurer “la confiance” des citoyens face aux “mensonges” accompagnant selon elle la pétition.Ce débat ne permettra toutefois pas un réexamen de la loi sur le fond, ce qui nécessiterait un nouveau texte législatif.Qu’à cela ne tienne, “c’est une lutte qui ne fait que commencer”, a prévenu la députée écologiste Sandrine Rousseau sur franceinfo. “Lors des prochaines niches parlementaires (journées réservées aux textes des groupes politiques, NDLR), chaque groupe du Nouveau Front populaire aura comme texte l’abrogation de la loi Duplomb”, a-t-elle assuré.Les socialistes ont confirmé vouloir porter “à la rentrée une proposition de loi abrogeant les graves reculs de la loi Duplomb”. Bien que n’étant pas à l’origine de la pétition, lancée par une étudiante qui refuse tout contact avec les médias, toute la gauche tente de tirer avantage de cette mobilisation citoyenne.”C’est une incroyable bonne nouvelle”, a estimé sur son blog Jean-Luc Mélenchon (LFI), louant “cette action populaire de masse”.- Deuxième délibération -“Instrumentalisation de la gauche et des écologistes”, répondent les défenseurs de la loi, en premier lieu son auteur, le sénateur LR Laurent Duplomb. “Quand on diabolise les choses et quand on fait peur à tout le monde, on peut avoir ce résultat”.L’acétamipride est réclamé par les producteurs de betteraves et de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs et subir une concurrence déloyale de leurs concurrents européens. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”. Ses effets sur l’humain sont aussi source de préoccupations, même si les risques restent incertains, faute d’études d’ampleur.Dans le camp présidentiel, on cherche la bonne formule pour tenir compte du succès de la pétition sans remettre en cause la loi votée au Parlement. Gabriel Attal, patron du parti présidentiel Renaissance, a ainsi souhaité que le gouvernement saisisse l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) afin qu’elle donne son avis sur le texte en amont de l’éventuel futur débat parlementaire.”Une pétition ne peut pas défaire la loi mais, si elle respecte les conditions constitutionnelles qui peuvent conduire à un débat à l’Assemblée nationale, nous soutiendrons cette démarche”, a de son côté estimé le patron des députés MoDem Marc Fesneau.Mais pour M. Duplomb, la pétition vise surtout à “mettre de la pression sur le Conseil constitutionnel” qui doit se prononcer sur la loi d’ici au 10 août.S’il la valide, la gauche appelle Emmanuel Macron à demander alors au Parlement une deuxième délibération, comme le lui permet la Constitution.Une telle décision déclencherait cependant une crise gouvernementale avec les LR au coeur de l’été.”Le chemin de cette loi n’est pas terminé puisque le Conseil constitutionnel a été saisi. Le président ne peut dès lors pas s’exprimer tant que les Sages n’ont pas rendu leur décision”, a répondu à l’AFP l’entourage d’Emmanuel Macron.”Je pense que le président de la République est conscient des enjeux de souveraineté”, y compris alimentaire, a estimé lundi le président de la FNSEA Arnaud Rousseau. La loi Duplomb, présentée par ses défenseurs comme une réponse aux manifestations du monde agricole de 2024, contient d’autres mesures controversées, sur le rôle de l’Anses ou le stockage de l’eau pour l’irrigation des cultures (méga-bassines). Elle cristallise les tensions depuis de nombreux mois.Lundi, l’entourage du ministre de la Justice Gérald Darmanin a indiqué qu’il demanderait aux procureurs de la République d’être d’une “grande fermeté” face aux “menaces inacceptables” subies par “de nombreux parlementaires” du fait de leur vote sur la loi Duplomb. Selon le ministère de l’Intérieur, neuf “atteintes” à des parlementaires (dégradations de permanences, outrages sur les réseaux sociaux…) ont été recensés. 

Loi Duplomb: après le succès de la pétition, la gauche promet de se mobiliser au Parlement

Forts du succès exponentiel de la pétition contre la loi Duplomb, la gauche et les écologistes ont promis lundi de maintenir la pression à l’automne autour de l’abrogation du texte agricole, décrié pour son impact environnemental.Lancée le 10 juillet, deux jours après l’adoption de la loi qui prévoit notamment la réintroduction à titre dérogatoire et sous conditions de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes – interdit en France mais autorisé en Europe -, la pétition avait récolté plus de 1,4 million de signatures lundi après-midi sur le site de l’Assemblée nationale.Un chiffre largement au-dessus du seuil requis des 500.000 pour obtenir un débat en séance sur cette pétition, si la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale, qui fixe l’agenda, en décide ainsi mi-septembre lors de la rentrée parlementaire.La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), s’y est dite “favorable”. Tout comme Marine Le Pen, qui avait voté pour la loi, mais a estimé lundi que “seul un débat démocratique” pouvait restaurer “la confiance” des citoyens face aux “mensonges” accompagnant selon elle la pétition.Ce débat ne permettra toutefois pas un réexamen de la loi sur le fond, ce qui nécessiterait un nouveau texte législatif.Qu’à cela ne tienne, “c’est une lutte qui ne fait que commencer”, a prévenu la députée écologiste Sandrine Rousseau sur franceinfo. “Lors des prochaines niches parlementaires (journées réservées aux textes des groupes politiques, NDLR), chaque groupe du Nouveau Front populaire aura comme texte l’abrogation de la loi Duplomb”, a-t-elle assuré.Les socialistes ont confirmé vouloir porter “à la rentrée une proposition de loi abrogeant les graves reculs de la loi Duplomb”. Bien que n’étant pas à l’origine de la pétition, lancée par une étudiante qui refuse tout contact avec les médias, toute la gauche tente de tirer avantage de cette mobilisation citoyenne.”C’est une incroyable bonne nouvelle”, a estimé sur son blog Jean-Luc Mélenchon (LFI), louant “cette action populaire de masse”.- Deuxième délibération -“Instrumentalisation de la gauche et des écologistes”, répondent les défenseurs de la loi, en premier lieu son auteur, le sénateur LR Laurent Duplomb. “Quand on diabolise les choses et quand on fait peur à tout le monde, on peut avoir ce résultat”.L’acétamipride est réclamé par les producteurs de betteraves et de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs et subir une concurrence déloyale de leurs concurrents européens. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”. Ses effets sur l’humain sont aussi source de préoccupations, même si les risques restent incertains, faute d’études d’ampleur.Dans le camp présidentiel, on cherche la bonne formule pour tenir compte du succès de la pétition sans remettre en cause la loi votée au Parlement. Gabriel Attal, patron du parti présidentiel Renaissance, a ainsi souhaité que le gouvernement saisisse l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) afin qu’elle donne son avis sur le texte en amont de l’éventuel futur débat parlementaire.”Une pétition ne peut pas défaire la loi mais, si elle respecte les conditions constitutionnelles qui peuvent conduire à un débat à l’Assemblée nationale, nous soutiendrons cette démarche”, a de son côté estimé le patron des députés MoDem Marc Fesneau.Mais pour M. Duplomb, la pétition vise surtout à “mettre de la pression sur le Conseil constitutionnel” qui doit se prononcer sur la loi d’ici au 10 août.S’il la valide, la gauche appelle Emmanuel Macron à demander alors au Parlement une deuxième délibération, comme le lui permet la Constitution.Une telle décision déclencherait cependant une crise gouvernementale avec les LR au coeur de l’été.”Le chemin de cette loi n’est pas terminé puisque le Conseil constitutionnel a été saisi. Le président ne peut dès lors pas s’exprimer tant que les Sages n’ont pas rendu leur décision”, a répondu à l’AFP l’entourage d’Emmanuel Macron.”Je pense que le président de la République est conscient des enjeux de souveraineté”, y compris alimentaire, a estimé lundi le président de la FNSEA Arnaud Rousseau. La loi Duplomb, présentée par ses défenseurs comme une réponse aux manifestations du monde agricole de 2024, contient d’autres mesures controversées, sur le rôle de l’Anses ou le stockage de l’eau pour l’irrigation des cultures (méga-bassines). Elle cristallise les tensions depuis de nombreux mois.Lundi, l’entourage du ministre de la Justice Gérald Darmanin a indiqué qu’il demanderait aux procureurs de la République d’être d’une “grande fermeté” face aux “menaces inacceptables” subies par “de nombreux parlementaires” du fait de leur vote sur la loi Duplomb. Selon le ministère de l’Intérieur, neuf “atteintes” à des parlementaires (dégradations de permanences, outrages sur les réseaux sociaux…) ont été recensés. 

Accusations d’ingérence étrangère en France: visé par une enquête, le réseau X dénonce un “agenda politique”

Visée par une enquête pénale de la justice française, la plateforme X, suspectée d’avoir biaisé son algorithme après des accusations d’ingérence étrangère, a dénoncé lundi un “agenda politique”, et dit avoir refusé d’accéder aux demandes du parquet de Paris requérant l’accès à son algorithme.”Sur la base de ce que nous savons jusqu’à présent, X estime que cette enquête déforme le droit français afin de servir un agenda politique et, en fin de compte, de restreindre la liberté d’expression”, écrit dans un post sur X le département des affaires publiques du réseau social américain, propriété d’Elon Musk.”Pour ces raisons, X n’a pas accédé aux demandes des autorités françaises, comme nous avons le droit légal de le faire”, précise-t-il.Selon X, les autorités françaises ont requis l’accès à son algorithme de recommandation ainsi qu’aux données en temps réel concernant toutes les publications des utilisateurs de la plateforme.Le Parquet de Paris avait indiqué le 11 juillet qu’une enquête avait été confiée à la gendarmerie concernant le réseau X, en tant que personne morale, et contre les “personnes physiques” qui le dirigent.Cette enquête, confiée à la Direction générale de la gendarmerie nationale, porte “notamment” sur l’altération du fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée et l’extraction frauduleuse de données d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée.L’enquête intervient après deux signalements reçus en janvier qui “faisaient état de l’utilisation supposée de l’algorithme de X (ex-Twitter) à des fins d’ingérence étrangère”, selon le ministère public.- “Responsabilité” -L’un de ces signalements provenait d’un député spécialiste de ces questions, Éric Bothorel, membre du parti du président Emmanuel Macron, qui avait alerté la justice sur “les récents changements d’algorithme de X, ainsi que les ingérences apparentes dans sa gestion depuis son acquisition par Elon Musk” en 2022.X “nie catégoriquement” les accusations de manipulation de son algorithme à des fins d’ingérence étrangère, “une allégation qui est totalement fausse”, a répondu le réseau social lundi. “Cette enquête, initiée par le politicien français Éric Bothorel, porte gravement atteinte au droit fondamental de X à une procédure régulière et menace les droits de nos utilisateurs à la vie privée et à la liberté d’expression”, a-t-il également fait valoir, tout en regrettant le recours des autorités françaises à deux experts qu’il accuse de lui être hostile.”L’implication de ces personnes soulève de sérieuses inquiétudes quant à l’impartialité, l’équité et les motivations politiques de cette enquête”, estime la plateforme.De son côté, le député Éric Bothorel a répondu à la plateforme dans un communiqué transmis à l’AFP lundi.”Vous seriez bien inspiré de répondre à la justice car, en France, +nul n’est au-dessus des lois+”, écrit-il en s’adressant à X. “Il n’y a pas de liberté sans responsabilité et sans contrôle. L’absence de responsabilité et de contrôle met autant la liberté en danger que les interdictions et les censures. Les droits de l’homme et nos démocraties doivent rester au-dessus des droits de vos machines et algorithmes”, a-t-il poursuivi.

Néonicotinoïdes: des motifs d’inquiétudes pour la santé humaine mais manque d’études d’ampleur

Dangereux pour l’environnement, les néonicotinoïdes nuisent-ils également à notre santé? Les effets de ces pesticides chez l’humain, notamment le système nerveux, font l’objet d’inquiétudes. Mais ces risques restent incertains, par manque d’études d’ampleur.La loi Duplomb, adoptée le 8 juillet au Parlement, réintroduit sans délai et sous conditions l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes nocif pour les abeilles -interdit depuis 2018 en France mais autorisé en Europe jusqu’en 2033, une mesure réclamée par les producteurs de betterave et de noisettes.Une pétition lancée par une étudiante pour s’opposer à cette réintroduction a récolté le nombre record de 1,3 million de signatures lundi matin sur le site de l’Assemblée nationale.- Quelles inquiétudes ? -En matière de santé humaine, les néonicotinoïdes posent une problématique classique concernant les pesticides: ces substances, destinées à tuer des insectes, peuvent-elles aussi nous nuire par leurs mécanismes d’action ? La spécificité des néonicotinoïdes est de cibler le système nerveux. Ils suscitent donc avant tout des questionnements sur leurs effets neurologiques, en particulier leur rôle potentiel dans des troubles du neurodéveloppement chez l’enfant et l’adolescent.Mais des chercheurs se sont aussi penchés sur d’autres risques: dans quelle mesure les néonicotinoïdes jouent-ils sur nos hormones, en tant que perturbateurs endocriniens? Sont-ils associés à un risque plus élevé de cancer?- Que sait-on? -Le consensus actuel, tel que donné par la littérature scientifique et diverses autorités sanitaires, se résume largement à l’incertitude, parfois assortie d’appels au principe de précaution. “Des incertitudes majeures” demeurent sur les effets neurodéveloppementaux de l’acétamipride, résumait notamment en mars 2024 l’agence sanitaire européenne, l’Efsa.Il faudrait de “nouveaux éléments” pour pouvoir “évaluer de manière adéquate les risques et les dangers” de l’acétamipride, insistait l’agence, appelant pour l’heure à abaisser nettement les seuils auxquels ce pesticide est jugé potentiellement dangereux.- De quelles études dispose-t-on ? -“Les néonicotinoïdes sont des pesticides qui ont été peu étudiés sur leurs effets pour les humains”, explique à l’AFP Sylvie Bortoli, toxicologue à l’Inserm. “La bibliographie reste assez lacunaire par rapport à d’autres pesticides emblématiques comme le DDT ou le glyphosate.”Un corpus de recherches existe néanmoins depuis plusieurs années. Il mêle essentiellement des travaux “in vitro”, qui décrivent ce qui se passe quand une cellule est exposée en laboratoire à des néonicotinoïdes, à des études sur des animaux, généralement des souris.Le premier type d’études (dit mécanistique) a notamment montré les effets délétères des néonicotinoïdes sur les neurones. La seconde catégorie a mis en évidence leur action dans des troubles neurologiques, mais aussi dans d’autres pathologies. Une étude, publiée en 2022 dans la revue Environment International, a ainsi montré la capacité de l’acétamipride à provoquer des cancers du sein chez la souris.Si ces études appuient l’idée que les néonicotinoïdes présentent des risques potentiels, elles ne permettent pas de conclure définitivement qu’ils jouent réellement un rôle dans des pathologies chez l’humain, du moins au niveau auquel ces produits sont utilisés dans la vie réelle.- Comment en savoir plus ? -Les chercheurs s’accordent sur la nécessité de mener plus d’études épidémiologiques. De telles études évaluent, au sein d’un groupe de personnes, la fréquence de certains troubles en fonction de l’exposition plus ou moins grande à un facteur donné, ici les néonicotinoïdes.”On a un besoin crucial d’études épidémiologiques de grande ampleur pour éclaircir les effets que l’exposition aux néonicotinoïdes pourrait avoir sur la santé”, résumait en 2022 une synthèse des connaissances, dans la revue Environment International.Ces études apporteraient des éléments importants pour savoir si la toxicité, mesurée en laboratoire ou sur des animaux, se traduit réellement par des problèmes de santé dans la population. Et, dans ce cas, elles permettraient de mieux évaluer le risque selon le type d’exposition: chez les agriculteurs, chez les personnes vivant proches d’exploitations, chez les consommateurs d’aliments traités par néonicotinoïdes…Certes, “il y a quelques études épidémiologiques récemment publiées, mais elle sont peu nombreuses et pas forcément concordantes”, note Mme Bortoli.Une étude, publiée en 2017 dans la revue Environmental Health Perspectives, pointe par exemple un moins bon développement intellectuel des enfants dont les mères ont passé leur grossesse près d’exploitations usant des néonicotinoïdes. Mais l’échantillon reste limité  – environ 300 familles californiennes – et d’autres travaux seraient nécessaires pour confirmer cet effet.

Casinos avec vue et hôtels de luxe: chez Barrière, la nouvelle génération déploie sa stratégie

Avec vue dégagée sur la plage de l’Ecluse à travers les grandes baies vitrées, le casino de Dinard tout juste rénové par le groupe Barrière est présenté comme un symbole du renouveau de l’entreprise, qui souhaite redonner du lustre à  ses établissements de jeux et faire monter en gamme ses hôtels.Le casino était inauguré dimanche par Joy Desseigne-Barrière, devenue co-présidente du groupe familial avec son frère Alexandre en avril 2023 au terme d’une bataille avec leur père et ancien dirigeant Dominique Desseigne.”Avec plus de 8 millions investis, ce projet est l’un des plus ambitieux que notre groupe ait mené ces dernières années”, a indiqué la dirigeante.Nouvelles fenêtres, extension de la salle des jeux et montée en gamme de l’offre de restauration, le projet a nécessité dix mois de travaux : “Quand la direction du groupe nous a confié ce projet de rénovation, l’ambition était claire : faire du casino de Dinard l’un des plus beaux de France”, résume le directeur de l’établissement Bruno Toutain.Le groupe ambitionne de rénover l’ensemble de ses 33 établissements, avec une enveloppe modulée en fonction des durées d’exploitation accordées par les villes (plus la durée d’exploitation est importante, plus le niveau d’investissement proposé est élevé).Ainsi à Cassis où le groupe vient de signer pour 15 ans, il s’est engagé à investir 8,9 millions d’euros pour réaménager l’espace de jeux et créer un espace d’animations.Des rénovations sont en cours à Bordeaux (pour un coût d’au moins 6 millions d’euros), Trouville (12 millions d’euros) ou Ouistreham (8 millions), indique Clément Martin Saint-Léon, directeur général des jeux chez Barrière, sans préciser la taille globale de l’enveloppe consacrée à ces investissements, que les casinos doivent partager avec les hôtels (20 établissements).La rénovation du casino de Dinard a attiré depuis le 1er juillet 30% de clientèle de plus que l’année précédente, selon lui.”Un casino qui fonctionne c’est un lieu aéré où on se sent bien et où on arrive à se garer”, indique-t-il estimant que les clients veulent aujourd’hui des vues dégagées qui tranchent avec les salles sombres et sans fenêtres des casinos traditionnels.Une cliente habituée des lieux qui ne souhaite pas donner son nom souligne que l’établissement “venait de loin”, avec notamment une terrasse auparavant ornée de gazon synthétique…- Internationaliser -A leur arrivée à la tête du groupe, la nouvelle génération, concédant que certains établissements avaient pu perdre de leur lustre d’antan, a affiché son souhait de remonter en gamme.”L’an dernier, nous avons enregistré une croissance de 1,2% du produit brut des jeux (PBJ, la différence entre les mises des joueurs et leurs gains, ndlr) ce qui est mieux que la moyenne nationale, mais nous n’arrivons pas à couvrir l’inflation, à cause notamment de la concurrence des jeux en ligne”, explique Clément Martin Saint-Léon.D’où la nécessité de rénover pour améliorer l’expérience des clients, avec des offres de restauration retravaillées.Depuis le début de l’année 2025, les casinos français du groupe voient leur activité progresser de 2%.Les casinos représentent deux tiers du chiffre d’affaires de l’entreprise (1,4 milliard en 2024) le reste venant de l’hôtellerie/restauration (le groupe détient notamment la marque Fouquet’s et a racheté cette année les restaurants Loulou).Barrière cherche aussi à s’internationaliser dans les jeux comme dans l’hôtellerie/restauration : “Nous avons une trop forte dépendance au marché français”, estime Joy Desseigne-Barrière, indiquant que 85% du chiffre d’affaires vient de la France et le reste de l’étranger. “Nous aimerions doubler la taille de notre parc hôtelier dans les dix prochaines années”, notamment à l’étranger, indique-t-elle.Une stratégie jugée pertinente par Stéphane Botz, associé chez Rydge Hospitality, filiale de KPMG et bon connaisseur du secteur.”La nouvelle génération est en train de donner une image assez forte du groupe en déployant l’offre hôtelière de plusieurs manières : en retravaillant leurs hôtels, pour les repositionner et faire en sorte qu’ils soient toujours très qualitatifs, et en se développant de plus en plus en contrat de management, ce qui leur permet de s’implanter dans des lieux d’exception” et d’être également moins consommateur de trésorerie, juge-t-il.

Couple et fille tués dans les Hautes-Alpes: probable double homicide puis suicide de l’homme

Un septuagénaire est soupçonné d’avoir tué par balles sa femme également septuagénaire et leur fille, âgée de 35 ans, avant de se suicider, selon les premiers éléments de l’enquête après la découverte des trois corps dimanche dans un village des Hautes-Alpes, a indiqué lundi le parquet de Gap.”Les premières constatations, par les techniciens en investigation criminelle et le médecin légiste, ainsi que les premiers témoignages, permettent d’orienter l’enquête vers un drame familial: un double homicide des deux femmes, suivi du suicide de l’auteur”, a déclaré dans un communiqué la procureure Marion Lozac’hmeur.L’enquête “ouverte du chef d’homicide volontaire se poursuit”, afin “de mieux comprendre les circonstances et le contexte des faits”, a ajouté la magistrate, précisant que l’autopsie des corps sera réalisée mercredi. L’enquête a été confiée à la brigade de recherche de la compagnie de gendarmerie de Gap.Le couple est “né dans les années 50” et leur fille, qui résidait avec ses parents, est âgée de 35 ans, selon le parquet et la gendarmerie.Dimanche en début de soirée, les services de secours avaient été alertés “par un membre de la famille” de la découverte des corps du couple et de leur fille à leur domicile situé dans la petite commune de La Bâtie-Neuve, selon la procureure.Le parquet, la gendarmerie, les techniciens en investigation criminelle et un médecin légiste s’étaient aussitôt rendus sur place.Lundi, des scellés étaient apposés sur la porte d’entrée de la maison de deux étages située au bout d’un chemin goudronné, dans le hameau Les Brès, appartenant au village, a constaté un photographe de l’AFP.Située dans le sud des Hautes-Alpes à proximité des stations de ski et du lac très touristique de Serre-Ponçon, La Bâtie-Neuve compte quelque 2.600 habitants. La localité et ses hameaux s’étendent sur une vaste superficie à une altitude allant de 800 m à 2.400 m.En 2023, 96 femmes ont été victimes de féminicide conjugal en France, un chiffre en baisse de 19% par rapport à 2022, selon le dernier bilan du ministère de l’Intérieur publié fin novembre 2024.dfa-jeff/epe/sp

Zaz, de retour délestée de ses addictions: “En arrêtant, je me suis respectée”

Phénomène de la chanson française depuis “Je veux”, Zaz a repris le chemin des concerts avant la sortie le 19 septembre de “Sains et saufs”, sixième album porté par sa voix aux mille fêlures, mais délesté de ses peurs et addictions.Quinze ans après son plus grand succès, ode manouche à la liberté, l’artiste de 45 ans, ancienne chanteuse de rue aux 5 millions d’albums et 2 milliards de streams, revient réconciliée.Celle que le public international compare à Edith Piaf, également coach dans l’émission “The Voice”, s’est confiée à l’AFP deux mois avant la sortie de cet opus, auquel ont contribué Vianney, Raphaël et Noé Preszow. QUESTION: Après avoir quitté Warner, vous sortez pour la première fois un disque chez Tôt ou Tard, label indépendant parisien. Dans quel état d’esprit l’avez-vous conçu ?R: “L’idée principale c’était de kiffer. Ça a toujours été compliqué de faire des albums parce que je suis perfectionniste. Je me mets des pressions énormes. Ça se voyait pas, mais parce qu’aussi je picolais pas mal et je fumais, j’avais plein de béquilles partout. J’étais jamais satisfaite et en plus j’avais peur de me tromper, de faire les mauvais choix.”Q: Le point de bascule, c’est le premier confinement lié à la crise sanitaire…R: “J’ai chopé le Covid, j’ai fait un jeûne de trois jours donc j’ai arrêté de boire, de fumer, ça a eu un grand impact. J’avais l’alcool festif mais souvent j’allais dans le mur. En arrêtant tout ça, je me suis respectée, je me suis reconnue, je me suis valorisée.”Q: L’album s’ouvre sur “Je pardonne”. A qui, à quoi pardonnez-vous ?R: “J’ai eu une histoire compliquée dans l’enfance, j’ai été en foyer, je me suis fait virer de collège. Tout était construit sur des bases très bancales et très destructrices. A l’adolescence j’ai explosé, à 20 ans j’ai commencé à étudier. Je mangeais des livres ! J’étais avide de comprendre, de connaître.”Q: S’exprimer sur ces failles, est-ce du courage ?R: “Il faut que ce soit un peu digéré, surtout dans une époque comme la nôtre avec tous les réseaux sociaux. Avant j’étais désincarnée. Je suis passée de la théorie à la pratique et c’est un chemin. On est bourré de paradoxes.” Q: Par exemple ?R: “Quand j’ai été connue, j’avais ma gueule sur TF1, les gens me disaient tu peux pas chanter cette chanson (“Je veux”, avec les paroles “C’n’est pas votre argent qui f’ra mon bonheur”, NDLR) et gagner plein d’argent. J’ai pas dit que je ne voulais pas d’argent, j’ai dit que c’était pas mon moteur.”Q: Alors quoi ?R: “J’ai créé je ne sais pas combien de projets pour aider (notamment via son association Zazimut, NDLR), j’ai mis mon pognon, pour moi c’était logique, il fallait donner. Mais je savais pas mettre des limites, comme dans ma vie tout court. J’ai toujours été dans un excès, je suis intense et absolue. Je me rendais compte que je voulais être un super-héros et que ça marchait pas. Je m’épuisais.”Q: Cet album à fleur de peau renferme aussi de la douceur, de la bienveillance…R: “La base c’est de réapprendre à s’aimer. Je ne suis pas dans un monde de Bisounours du tout, mais c’est presque un choix politique d’être dans la joie. Parce que c’est tellement facile de sombrer. Je suis très consciente du monde dans lequel on est, en plus je suis très sensible donc ça me défonce la gueule. En même temps, il faut le choisir ce monde: si tu sombres dans l’angoisse et dans la peur, tu ne vas pas l’aider.”Q: Saine et sauve, est-ce un peu vous ?R: “C’est complètement moi ! C’est de dire que, malgré le monde dans lequel on vit, il faut s’entourer des bonnes personnes, prendre soin de soi. C’est pas égoïste. Parce que si on veut aider le monde, on a tout intérêt à vraiment aller bien.”