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Législative partielle: Dati lance la bataille de Paris contre Barnier

La ministre de la Culture Rachida Dati a annoncé lundi sa candidature à une législative partielle à Paris, lançant les hostilités contre l’ex-Premier ministre Michel Barnier, qui brigue le même poste de député et porte les couleurs du même parti, LR, avec les municipales et la présidentielle en toile de fond.Un petit tour de moins de 15 minutes et elle s’en est allée: Rachida Dati, visage fermé, s’est rendue en fin d’après-midi à la réunion de la commission nationale d’investiture (CNI) des Républicains pour leur annoncer qu’elle serait bien “candidate” à la législative partielle dans la deuxième circonscription de Paris.Dans un entretien accordé au Parisien avant la réunion, la maire du VIIe arrondissement, qui a refusé de s’exprimer devant la presse, n’a pas mâché ses mots à l’encontre de son rival Michel Barnier, dont elle n’a manifestement pas apprécié qu’il se lance il y a deux semaines dans cette législative partielle. “Cette élection ne peut pas servir qu’à porter les ambitions présidentielles de Michel Barnier. C’est un manque de respect pour tout le monde, en plus de son parachutage”, déplore-t-elle, reprochant à son concurrent d’avoir été “poussé par ceux qui veulent m’empêcher de gagner Paris”.De son côté, Michel Barnier, qui a également défendu sa candidature devant la CNI, présidée par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, a tenté de se montrer constructif. “Je ne suis candidat contre personne, ou plutôt avec tout le monde”, a-t-il déclaré à son arrivée, assurant qu’il était “très déterminé, très humble”.- Guerre interne -L’éphémère Premier ministre s’est porté candidat le 15 juillet, quelques jours après la décision du Conseil constitutionnel de déclarer inéligible le macroniste Jean Laussucq dans cette circonscription du centre de Paris, qui englobe une partie du VIIe arrondissement.Pour tenter d’éviter une nouvelle guerre interne dont le parti est coutumier, une réunion s’est tenue dimanche soir entre les deux intéressés autour de Bruno Retailleau, le président du parti et également ministre de l’Intérieur. A l’évidence sans succès.A priori, une surprise à la CNI semble improbable. Le président des Républicains, qui y participe, a d’ores et déjà apporté son soutien au Savoyard. Et cette instance, dont la composition a été remaniée il y a à peine un mois, est favorable au ministre de l’Intérieur.Exclue des Républicains en 2024 après avoir été débauchée par Gabriel Attal pour entrer dans son gouvernement comme ministre de la Culture, Rachida Dati a repris sa carte chez LR. Pendant la campagne interne à la présidence du parti, son entourage a soutenu Laurent Wauquiez face au ministre de l’Intérieur.Ces tensions surgissent à huit mois des municipales. Des proches de Rachida Dati, renvoyée la semaine dernière en procès pour corruption et trafic d’influence, disent craindre que Michel Barnier ait lui aussi des ambitions pour l’Hôtel de Ville si elle ne pouvait pas se présenter, ce que l’intéressé a démenti.A ce stade, Les Républicains n’ont pas apporté leur soutien à la ministre pour la mairie de Paris. “Ce n’est plus seulement une question de personnalité mais d’équilibre”, s’est contenté de commenter Bruno Retailleau.- Sortir “par le haut” -“On peut sortir par le haut de cette histoire. Michel Barnier devrait dire très clairement qu’il soutient Rachida Dati” pour l’Hôtel de Ville, commente à l’AFP le maire LR du VIe arrondissement Jean-Pierre Lecoq, proche de la ministre.Mais la stratégie du Savoyard, qui nourrit des ambitions présidentielles, suscite des interrogations au sein de LR. Un cadre du parti le soupçonne “de briguer la présidence du groupe des députés”, actuellement occupée par Laurent Wauquiez, une rumeur démentie par l’entourage de l’ancien Premier ministre.Pour corser le tout, les autres membres de la coalition gouvernementale n’ont guère apprécié sa façon de faire, à l’image de Gabriel Attal qui a “regretté” que LR ne se soit pas coordonné avec Renaissance, alors que le député sortant siégeait dans les rangs du parti présidentiel.Ces divisions pourraient ravir la gauche. Elle avait créé la surprise l’an dernier en parvenant à se glisser au second tour dans cette circonscription, longtemps considérée comme “imperdable” par la droite. Les socialistes doivent choisir leur candidat dans les jours qui viennent.  Quant à Thierry Mariani, ex-ministre de Nicolas Sarkozy passé au Rassemblement national, il prétend également à cette circonscription qu’il présente comme “the place to be”.

England’s Lionesses return to heroes’ welcome after Euro 2025 glory

England’s Lionesses returned to a heroes’ welcome on Monday, less than 24 hours after their dramatic penalty-shootout victory against world champions Spain in the Euro 2025 final.Chloe Kelly converted the decisive spot-kick in the Swiss city of Basel as Sarina Wiegman’s team successfully defended the European women’s crown they won at Wembley in 2022.Supporters, many …

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Fillette à vélo tuée à La Rochelle: la conductrice octogénaire fait appel

L’octogénaire, condamnée la semaine dernière à quatre ans de prison avec sursis pour avoir mortellement percuté une fillette à vélo à La Rochelle l’an dernier, a fait appel, a annoncé le cabinet de son conseil, Me Vincent Berthault.Le 5 juin 2024, cette conductrice de 83 ans avait emprunté à contre-sens une voie limitée à 30 km/h, avant de percuter frontalement un groupe de douze enfants roulant à vélo. Margot, une fillette de dix ans avait succombé à ses blessures deux jours plus tard et six enfants avaient été blessés.”Nous prenons acte de cette décision. Mes clients sont atterrés, ils vont devoir endurer une nouvelle procédure, un nouveau procès. Tout ce que je souhaite, c’est que nous puissions avoir un audiencement rapide”, a réagi auprès de l’AFP Me Vincent Julé Parade, avocat de la famille de Margot. “C’est un appel au détriment du côté humain alors que le jugement répondait très bien à toutes les problématiques”, a-t-il estimé. Absente mardi dernier pour la fin de son procès, l’octogénaire est “complètement détachée de ses émotions (…) et dans le déni de son comportement et des conséquences de son acte”, a encore considéré l’avocat de la famille.Dans son jugement, le tribunal correctionnel de La Rochelle avait retenu le délit de fuite, un point important pour la famille de Margot, la conductrice ayant continué sa route après le choc avant que des témoins ne parviennent à l’arrêter. Cette ancienne vendeuse, s’est également vu imposer l’annulation de son permis de conduire, l’interdiction de le repasser pendant 5 ans, une contravention de 200 euros et l’obligation d’indemniser les parties civiles à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros, en attendant l’audience du 4 décembre pour les intérêts civils.

Château fort de Guédelon: un chantier à remonter le temps, tourné vers l’avenir

“Construire pour comprendre”. Depuis 28 ans, le château fort de Guédelon (Yonne) est érigé avec les matériaux et techniques du XIIIe siècle, un chantier fou pour préserver un savoir-faire médiéval et réapprendre à bâtir un habitat écologique.”Et voilà, nous sommes en 1256″, lance fièrement Florian Renucci, maître d’œuvre du chantier, en franchissant l’entrée monumentale de Guédelon, flanquée de tours ventrues aux toits encore inachevés. Sur la passerelle surplombant les douves, les lourds pas d’un cheval de trait annoncent l’arrivée d’une charrette à bois transportant les matériaux jusque dans la cour du château.À l’intérieur de l’enceinte entourée de murs épais de 3 mètres, pas de grue d’acier mais une “cage à écureuils” typique du Moyen-Âge, où des hommes tournant dans des roues en bois lèvent des charges d’un poids impressionnant. Ici, c’est l'”huile de coude”: les charpentiers équarrissent les chênes à la hache, sans aucune scie; les carriers fendent à la main des blocs de pierre de plusieurs tonnes ; les gâcheurs mélangent argile et chaux pour sceller les moellons…La conformité des techniques et matériaux utilisés est certifiée par un comité scientifique. La quarantaine d'”oeuvriers”, comme on les appelait au Moyen-Âge, pousse le zèle jusqu’à porter des vêtements de l’époque, même si un portable peut parfois se glisser dans une poche.Maçons, ferronniers et autres gâcheurs font revivre un savoir-faire ancestral devant 300.000 visiteurs par an, soit l’équivalent du château d’Angers ou du salon de l’Auto à Paris.- “Pas un rond” -“On était des fous animés d’une idée”, se souvient auprès de l’AFP Marilyne Martin, cofondatrice du projet qui a démarré autour d’une discussion entre trois amateurs de vieilles pierres, dont le propriétaire du Château de Saint-Fargeau, juste à côté, alors en cours de rénovation. Mais la fine équipe voulait aller plus loin et construire “à neuf” un château du XIIIe, avec ses six tours, dont la maîtresse culminera à 31 mètres, sa chapelle, son logis seigneurial…”On n’avait pas un rond”, se rappelle Mme Martin. Le choix du site se porte alors sur une modeste carrière oubliée d’un hectare, en pleine forêt de Guédelon (d’où le nom). Elle est rachetée 6.500 francs (1.474 euros actuels) et, six mois après, en 1997, le chantier démarre. “Pourquoi construire un château fort alors qu’il y a tellement de châteaux en ruines en France?”, avoue-t-elle. “L’idée c’était de construire pour comprendre, de se mettre en situation de bâtisseur au Moyen-Âge, de la première pierre à la dernière tuile”.”Préserver ce patrimoine immatériel pour les prochaines centaines d’années est important”, estime Florian Hémery, référent historique sur le chantier: “si un bâtiment à rénover est fait à partir de chaux aériennes, il faut le refaire avec la chaux aérienne mais à condition qu’on sache encore la faire.” Une nécessité qui a trouvé tout son sens lors de la restauration de Notre-Dame de Paris, où de nombreux artisans formés à Guédelon, qui les appellent des “passeurs de savoir”, sont allés poser leur pierre.- “Circuit court” -Ressuscitant le passé, le chantier a aussi un air de retour vers le futur car il devient l’exemple même de construction durable, à tel point que le groupe de BTP Bouygues est venu en 2022 étudier à Guédelon des techniques sobres dans un contexte de dérèglement climatique.”Sous prétexte de construire un château fort, on s’est rendu compte qu’on était très moderne: on est dans l’habitat écologique”, explique Marilyne Martin. “Guédelon est une réflexion sur comment construire plus sobrement”, renchérit Florian Renucci. “On parle aujourd’hui de circuits courts: Guédelon est peut-être le seul chantier au monde où les circuits de matériaux sont les plus courts: la carrière est au pied même du château, la forêt de chênes directement dans l’environnement, la chaux est cuite sur place avec beaucoup moins d’énergie” (à 900°C et pas à 1.450°C comme les ciments)…”En redécouvrant comment avec de simples moyens, nos mains, notre huile de coude, on arrive à bâtir une architecture monumentale, on peut tout à fait l’utiliser pour des maisons d’habitation”, dit-il. À condition de prendre son temps, le chantier de Guédelon ne sera pas fini avant des années, voire des décennies.

La Turquie suffoque, ses forêts brûlent

“On brûle, on ne sait même plus où aller”. Dans le sud-est de la Turquie, Asmin Gezginci se traîne du parc à son domicile de Diyarbakir, sans trouver de répit.La jeune femme de 24 ans subit de plein fouet la vague de chaleur qui accable le pays, poussant le mercure jusqu’au niveau historique de 50,5°C vendredi à Silopi, à deux heures de chez elle, aux frontières de l’Irak et de la Syrie.Les autorités provinciales de Diyarbakir ont publié lundi une mise en garde à la population contre des températures “supérieures de 4 à 6 degrés aux normales saisonnières jusqu’au 2 août”. En ville le thermomètre affichait déjà 45,4°C à la mi-journée, a constaté l’AFP.Depuis le début de l’été, plusieurs pays en Europe ont été touchés par de telles vagues de chaleur, favorisant la prolifération d’incendies.Ces derniers sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du réchauffement de la planète. “Une guerre”, a insisté lundi le président turc, Recep Tayyip Erdogan.Selon les prévisions des météorologues, et contrairement à la Grèce voisine où elle semble refluer, la vague de chaleur va se poursuivre cette semaine avec 40 à 45°C en Anatolie centrale et 45 à 50°C annoncés dans le sud-est mardi.En Grèce, après un week-end de forte mobilisation, les pompiers n’ont décelé qu’un seul “foyer actif”, qui s’est déclaré sur le campus de l’université d’Athènes. Mais la vigilance reste de rigueur dans les points chauds du pays, surtout dans l’est et le sud du pays.Plus de 250 pompiers portugais étaient mobilisés lundi avec l’aide de quatre avions espagnols pour venir à bout d’un incendie dans une zone de montagne difficile d’accès dans le nord, près de la frontière espagnole.Le même jour, en Turquie, les pompiers bataillaient toujours, pour la troisième journée consécutive, contre trois foyers autour de Bursa, quatrième ville du pays et vaste site industriel dans le nord-ouest.Malgré d’importants moyens engagés – 850 véhicules, six avions et quatre hélicoptères – la force du vent a réduit l’usage des moyens de lutte aériens, a fait valoir le ministre de l’Agriculture et des forêts, Ibrahim Yumakli.Les habitants se mobilisent en acheminant des citernes tirées par leurs tracteurs. Des images de télévision montrent même des riverains accourant, verres d’eau en main, face aux brasiers.- “S’il y a du vent, pas d’avion” -A Karabük (nord), la province la plus boisée du pays qui abrite notamment la petite ville touristique de Safranbolu, le foyer a “baissé en intensité” et celui de Kahramanmaras (sud) est maintenant “sous contrôle”, a détaillé le ministre.”Selon leur étendue et leur intensité, la capacité de l’Etat à répondre à de tels sinistres est parfois limitée”, a-t-il admis. “S’il y a du vent, il n’y a pas d’avions et il faut des heures pour en prendre le contrôle, parfois même des jours”.Dix-neuf villages ont dû être évacués dans la région de Safranbolu, et plus de 3.500 personnes autour de Bursa.Depuis la semaine dernière, quatorze personnes ont péri en combattant les incendies, dont dix forestiers et secouristes bénévoles pris au piège des flammes à Eskisehir, 150 km plus à l’est.Selon le chef de l’Etat, plus de 3.100 feux se sont déclarés depuis le début de l’été dus au “réchauffement climatique”, a-t-il insisté.”96% de ces incendies ont été causés par l’activité humaine” a-t-il accusé, citant mégots, pique-nique, verre abandonné, chaumes brûlés… Et “quelques cas de sabotage”.Les autorités ont prévenu que la situation resterait critique jusqu’en octobre.Selon une étude sur la désertification, publiée dans un rapport de l’ONU début juillet, 88% du territoire turc est exposé au phénomène: sous l’effet du changement climatique, les précipitations devraient diminuer d’un tiers d’ici la fin du siècle et les températures augmenter de 5 à 6°C par rapport aux moyennes relevées entre 1961-1990.Des prévisions conformes aux calculs de l’AFP à partir des données du programme Copernicus de l’Union européenne: les 22 premiers jours de juillet se situent ainsi 1,7°C au-dessus de la moyenne 1981-2010 et juillet 2025 sera sans doute l’un des mois de juillet les plus chauds jamais enregistrés en Turquie.Cependant, le record de température en Europe continentale homologué par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) reste de 48,8°C, en Sicile en août 2021. L’OMM a précisé à l’AFP que Silopi n’est pas intégré géographiquement à l’Europe continentale mais à l’Asie, où les records historiques dépassent largement 50°C.- “La sécheresse est totale” -Ces anomalies n’échappent pas aux habitants: “Il y avait de la neige, beaucoup de neige. Il y avait de l’eau, et les ruisseaux coulaient jusqu’à maintenant. Aujourd’hui il n’y a plus d’eau, rien, la sécheresse est totale”, affirme Abdurrahman Sanli, retraité de 71 ans à Diyarbakir.Selon le journal Bir Gün, proche de l’opposition, “le gouvernement a ignoré les avertissements” concernant le risque d’incendie formulés par les experts, déplorant son manque d’anticipation et de moyens dédiés.Le journal affirme que la part du budget national dédié à la gestion forestière est passé de “4,5% en 2019 à 3,3% en 2025” et rappelle qu’en 2024, “23.000 hectares de forêts ont été ouverts à des activités non forestières”, des mines et des constructions notamment.

Plus de 50°C à Bagdad et dans le sud de l’Irak

Les températures ont atteint 51°C à l’ombre à Bagdad et dans plusieurs provinces du sud de l’Irak, ont annoncé lundi les services météorologiques, lors d’une nouvelle vague de chaleur touchant ce pays durement frappé par les effets du changement climatique.Le pays de 46 millions d’habitants subit une hausse des températures, des coupures de courant chroniques, des pénuries d’eau et des sécheresses annuelles.Les températures en été y atteignent souvent 52°C.Dans les rues animées de Bagdad, des passants fatigués cherchaient lundi un peu de répit en s’approchant des brumisateurs installés près des restaurants et des magasins. D’autres achetaient des bouteilles d’eau à des vendeurs ambulants pour se mouiller le visage pendant que des voitures s’arrêtaient sur le bord de la route pour refroidir leur moteur. Les températures à l’ombre ont atteint 51°C à Bagdad, dans les provinces méridionales de Bassora, Missan, Dhi Qar et dans celle de Wasit, dans le centre du pays.Elle ont atteint 50°C dans huit autres provinces et devraient légèrement baisser mercredi, selon le centre météorologique cité par l’agence de presse officielle Ina.Ces dernières années, des Irakiens se sont rassemblés chaque été pour protester contre les coupures d’électricité et les pénuries d’eau qui perturbent leur quotidien. Des centaines de personnes ont bloqué des routes et brûlé des pneus, vendredi et dimanche près des villes de Hilla et Diwaniyah, au sud de Bagdad.Selon le ministère des Ressources hydriques, cette année est l’une des plus sèches depuis 1933 et les réserves en eau de l’Irak sont actuellement à huit pour cent de leur capacité. Les autorités accusent également les barrages construits en amont dans les pays voisins, l’Iran et la Turquie, de réduire drastiquement le débit du Tigre et de l’Euphrate, qui irriguent l’Irak depuis des millénaires.Dans la région, la Turquie a enregistré samedi 50,5°C dans le sud-est, un record dans ce pays. La semaine dernière, une vague de chaleur a perturbé l’approvisionnement en eau et en électricité dans une grande partie de l’Iran.

Jusqu’à 8,7 millions de téléspectateurs dimanche devant le Tour de France

La dernière étape du Tour de France dimanche a attiré jusqu’à 8,7 millions de téléspectateurs sur France 2, soit le niveau “le plus haut pour le Tour depuis 20 ans”, s’est félicité lundi France Télévisions.Remportée pour la quatrième fois par le Slovène Tadej Pogacar, la Grande Boucle est passée à Paris par la Butte Montmartre devant une foule phénoménale, faisant renaître l’atmosphère des JO-2024, avant un final sur les Champs-Elysées. L’étape Mantes-la-Ville/Paris a été suivie par 5,2 millions de téléspectateurs en moyenne, soit 42,7% de parts d’audience, “meilleure audience pour une dernière étape depuis 2011”, a aussi souligné France Télévisions dans un communiqué, reprenant des chiffres de Médiamétrie.Globalement, 45 millions de Français ont regardé le Tour plus d’une minute cette année, “un record historique et 4 millions de plus qu’en 2024”, selon le groupe public, qui a diffusé “plus de 150 heures de direct sur les antennes linéaires (France 2 et France 3, NDLR) et la plateforme france.tv”.L’étape la plus regardée de cette édition a été celle du 14 juillet entre Ennezat et Le Mont-Dore, avec 5,4 millions de téléspectateurs en moyenne (49,8% de parts d’audience).Du côté des chaînes payantes, 8,2 millions de personnes ont regardé au moins 10 secondes du Tour sur Eurosport, qui revendique “un record historique”. Chaque étape a réuni 130.000 téléspectateurs en moyenne sur Eurosport 1, selon un communiqué.Les amateurs de vélo peuvent continuer à suivre cette semaine le Tour de France Femmes, dont le départ a été donné samedi à Vannes (Morbihan).

Pesticides: la pétition contre la loi Duplomb franchit la barre des deux millions de signatures

La mobilisation citoyenne se poursuit: la pétition contre la loi Duplomb, qui permet notamment la réintroduction sous conditions, d’un pesticide, interdit en France depuis 2018, a dépassé lundi la barre des deux millions de signatures sur le site de l’Assemblée nationale.”Aujourd’hui je suis seule à écrire, mais non seule à le penser”, affirmait le 10 juillet, pour conclure son texte, Eleonore Pattery, une étudiante de 23 ans. Dix-sept jours plus tard, les faits continuent de lui donner raison, même si le rythme des signatures ralentit.Sa pétition avait déjà atteint les 500.000 signatures le 19 juillet, une première sur le portail de l’Assemblée, ce qui ouvre la voie à l’organisation d’un nouveau débat dans l’hémicycle.Sa portée sera toutefois limitée: si les différents groupes politiques pourront exprimer leurs positions, il ne permettra pas, seul, de revenir sur les dispositions déjà adoptées. La pression s’accentue en tout cas un peu plus sur le gouvernement, sommé par la gauche, les ONG et désormais une partie non négligeable de l’opinion publique d’abroger le texte.Un sondage de Cluster17 pour le parti Génération Écologie, dans La Tribune Dimanche, confirme ce sentiment de défiance: 61% des personnes interrogées se disent défavorables à cette loi, dont 46% “très défavorables”. Elles sont 64% à souhaiter qu’Emmanuel Macron ne promulgue pas le texte et qu’il le soumette à une nouvelle délibération au Parlement.”Historique”, ont commenté les Écologistes sur X, demandant de ne pas laisser les Français “sans réponse” et le réexamen du texte par l’Assemblée.”Face à cette mobilisation citoyenne historique, le gouvernement doit rouvrir le débat à l’Assemblée nationale”, a abondé le PS.La pétition a été abondamment relayée sur les réseaux sociaux par des ONG, des partis politiques mais aussi des personnalités.Elle demande l’abrogation “immédiate” de la loi, “la révision démocratique des conditions dans lesquelles elle a été adoptée”, alors qu’il n’y a pas eu de réel débat dans l’hémicycle, et une “consultation citoyenne des acteurs de la santé, de l’agriculture, de l’écologie et du droit” sur les sujets soulevés.”Il est inconcevable qu’un texte adopté dans des conditions indignes entre en vigueur”, a dénoncé Mathilde Panot, la cheffe des députés insoumis, demandant elle aussi une seconde délibération.- “Fait de société” -“Ce que dit cette pétition, ce n’est plus un fait divers à ce niveau-là, c’est un fait de société”, a estimé sur franceinfo le Haut-commissaire au Plan Clément Beaune, pour qui “ce n’est pas la loi Duplomb qui est contestée par beaucoup de nos concitoyens, beaucoup de jeunes en particulier, mais c’est plus largement les reculs écologiques récents”.Outre des mesures sur les retenues d’eau ou les seuils d’autorisation environnementale des bâtiments d’élevage, la loi “Duplomb-Menonville”, du nom des sénateurs de droite et du centre qui l’ont portée, cristallise les critiques en raison de la réintroduction sous conditions d’un pesticide, l’acétamipride, interdit en France depuis 2018, mais autorisé en Europe.Son utilisation est réclamée par les producteurs de betteraves et de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs et subir une concurrence déloyale de leurs concurrents européens. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”. Ses effets sur l’humain sont aussi source de préoccupations, même si les risques restent incertains, faute d’études d’ampleur.Le texte, adopté définitivement au Parlement après un parcours législatif très agité, attend désormais le couperet du Conseil constitutionnel, saisi par la gauche, qui rendra sa décision “a priori” le 7 août et pourrait censurer toute ou partie de la loi. – Concilier “science” et “juste concurrence” -Le président de la République a dit attendre la décision des Sages avant de s’exprimer sur la pétition. Il a appelé à concilier “science” et “juste concurrence” en matière environnementale, selon ses mots mercredi en Conseil des ministres, rapportées par la porte-parole du gouvernement Sophie Primas.C’est à lui que reviendra le droit de promulguer la loi ou de demander une seconde délibération au Parlement.Le camp présidentiel ne parle pas d’une seule voix.La ministre de l’Agriculture Annie Genevard (LR) a affirmé que le texte serait “de toute façon promulgué”, estimant qu’il serait “extrêmement périlleux” d’organiser une seconde délibération.D’autres ont demandé une saisine de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), comme le patron du parti présidentiel Renaissance, Gabriel Attal, soutenu par la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher.Le gouvernement s’est dit “disponible” pour un débat au Parlement.Le sénateur Les Républicains Laurent Duplomb a, lui, dénoncé ces derniers jours “l’instrumentalisation par l’extrême gauche et les écologistes” de cette pétition. 

Pesticides: la pétition contre la loi Duplomb franchit la barre des deux millions de signatures

La mobilisation citoyenne se poursuit: la pétition contre la loi Duplomb, qui permet notamment la réintroduction sous conditions, d’un pesticide, interdit en France depuis 2018, a dépassé lundi la barre des deux millions de signatures sur le site de l’Assemblée nationale.”Aujourd’hui je suis seule à écrire, mais non seule à le penser”, affirmait le 10 juillet, pour conclure son texte, Eleonore Pattery, une étudiante de 23 ans. Dix-sept jours plus tard, les faits continuent de lui donner raison, même si le rythme des signatures ralentit.Sa pétition avait déjà atteint les 500.000 signatures le 19 juillet, une première sur le portail de l’Assemblée, ce qui ouvre la voie à l’organisation d’un nouveau débat dans l’hémicycle.Sa portée sera toutefois limitée: si les différents groupes politiques pourront exprimer leurs positions, il ne permettra pas, seul, de revenir sur les dispositions déjà adoptées. La pression s’accentue en tout cas un peu plus sur le gouvernement, sommé par la gauche, les ONG et désormais une partie non négligeable de l’opinion publique d’abroger le texte.Un sondage de Cluster17 pour le parti Génération Écologie, dans La Tribune Dimanche, confirme ce sentiment de défiance: 61% des personnes interrogées se disent défavorables à cette loi, dont 46% “très défavorables”. Elles sont 64% à souhaiter qu’Emmanuel Macron ne promulgue pas le texte et qu’il le soumette à une nouvelle délibération au Parlement.”Historique”, ont commenté les Écologistes sur X, demandant de ne pas laisser les Français “sans réponse” et le réexamen du texte par l’Assemblée.”Face à cette mobilisation citoyenne historique, le gouvernement doit rouvrir le débat à l’Assemblée nationale”, a abondé le PS.La pétition a été abondamment relayée sur les réseaux sociaux par des ONG, des partis politiques mais aussi des personnalités.Elle demande l’abrogation “immédiate” de la loi, “la révision démocratique des conditions dans lesquelles elle a été adoptée”, alors qu’il n’y a pas eu de réel débat dans l’hémicycle, et une “consultation citoyenne des acteurs de la santé, de l’agriculture, de l’écologie et du droit” sur les sujets soulevés.”Il est inconcevable qu’un texte adopté dans des conditions indignes entre en vigueur”, a dénoncé Mathilde Panot, la cheffe des députés insoumis, demandant elle aussi une seconde délibération.- “Fait de société” -“Ce que dit cette pétition, ce n’est plus un fait divers à ce niveau-là, c’est un fait de société”, a estimé sur franceinfo le Haut-commissaire au Plan Clément Beaune, pour qui “ce n’est pas la loi Duplomb qui est contestée par beaucoup de nos concitoyens, beaucoup de jeunes en particulier, mais c’est plus largement les reculs écologiques récents”.Outre des mesures sur les retenues d’eau ou les seuils d’autorisation environnementale des bâtiments d’élevage, la loi “Duplomb-Menonville”, du nom des sénateurs de droite et du centre qui l’ont portée, cristallise les critiques en raison de la réintroduction sous conditions d’un pesticide, l’acétamipride, interdit en France depuis 2018, mais autorisé en Europe.Son utilisation est réclamée par les producteurs de betteraves et de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs et subir une concurrence déloyale de leurs concurrents européens. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”. Ses effets sur l’humain sont aussi source de préoccupations, même si les risques restent incertains, faute d’études d’ampleur.Le texte, adopté définitivement au Parlement après un parcours législatif très agité, attend désormais le couperet du Conseil constitutionnel, saisi par la gauche, qui rendra sa décision “a priori” le 7 août et pourrait censurer toute ou partie de la loi. – Concilier “science” et “juste concurrence” -Le président de la République a dit attendre la décision des Sages avant de s’exprimer sur la pétition. Il a appelé à concilier “science” et “juste concurrence” en matière environnementale, selon ses mots mercredi en Conseil des ministres, rapportées par la porte-parole du gouvernement Sophie Primas.C’est à lui que reviendra le droit de promulguer la loi ou de demander une seconde délibération au Parlement.Le camp présidentiel ne parle pas d’une seule voix.La ministre de l’Agriculture Annie Genevard (LR) a affirmé que le texte serait “de toute façon promulgué”, estimant qu’il serait “extrêmement périlleux” d’organiser une seconde délibération.D’autres ont demandé une saisine de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), comme le patron du parti présidentiel Renaissance, Gabriel Attal, soutenu par la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher.Le gouvernement s’est dit “disponible” pour un débat au Parlement.Le sénateur Les Républicains Laurent Duplomb a, lui, dénoncé ces derniers jours “l’instrumentalisation par l’extrême gauche et les écologistes” de cette pétition.