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Tsunami dans le Pacifique: des vagues jusqu’à 2,50 m attendues en Polynésie, la population préparée

Des vagues pouvant atteindre plus de deux mètres sont attendues dans la nuit de mardi à mercredi aux Marquises, en Polynésie française, plusieurs heures après le puissant séisme survenu dans le Pacifique au large de la Russie.”Un tsunami arrive en Polynésie française. Tous les services de l’État sont mobilisés pour protéger nos concitoyens. J’en appelle à la vigilance : suivez les consignes des autorités locales. Tout mon soutien aux Marquisiens et à l’ensemble de nos compatriotes du Pacifique”, a réagi sur X Emmanuel Macron.”A ce stade, le phénomène semble long. Les premières remontées de l’eau sont observées à Nuku Hiva (3.000 habitants)”, indique le Haut-Commissariat de Polynésie dans un nouveau communiqué. “Entre 5 à 10 ondes océaniques devraient encore toucher les territoires concernés”, poursuit le communiqué, précisant que les prévisions de hauteur maximale de l’onde oscillent entre “1,10 m” et “2,50 m” pour Ua Huka, Hiva Oa et Nuku Hiva et que “la plus grande hauteur d’eau est attendue dans les prochaines heures”.  A ce stade, aucun dégât majeur n’a été constaté dans l’archipel. Les habitants des zones menacées avaient été prévenus en amont et ont pu évacuer leurs maisons.Le Haut-Commissariat avait dans un premier temps indiqué que la vague mesurerait entre “1,10 m et 2,20 m” de hauteur, puis avait revu cette prévision à la hausse annonçant cette fois l’approche d’une vague de 4 m avant de revoir à nouveau ses estimations.- Population en sécurité -Les autres îles des Marquises seront quant à elles touchées par des vagues d’une hauteur comprise entre 0,60 et 0,90 m, précise-t-il.Les autres archipels de Polynésie française devraient être touchés par une “hauteur d’eau inférieure à 30 cm”. Le séisme de magnitude 8,8 a eu lieu mardi vers 23H24 GMT à environ 126 km de Petropavlovsk-Kamtchatski, capitale de la région du Kamtchatka, dans l’est de la Russie, selon l’institut géophysique américain (USGS).Il a provoqué des alertes au tsunami dans tout le Pacifique et des évacuations au Japon ou encore à Hawaï, où l’alerte a par la suite été rétrogradée en “appel à la vigilance”.Aux Marquises, la population menacée a été “mise en sécurité dans des lieux de repli prédéterminés à l’avance” pour “passer la nuit à l’abri”, avait expliqué Xavier Marotel, secrétaire général du Haut-Commissariat, lors d’une conférence de presse retransmise en direct sur les réseaux sociaux.Ce phénomène “peut durer 4 à 6 heures. Il y aura peut-être une deuxième, voire une troisième vague. C’est un phénomène qui est classique donc il faut se mettre à l’abri dans la durée et ne pas penser qu’après la première vague, c’est terminé”, a-t-il prévenu.”Ce sont des situations qui sont malheureusement déjà connues. Il y avait déjà eu une vague similaire en 2015 sans dégât humain et il y a eu un exercice identique – ils sont réguliers – aux îles Marquises il y a six semaines, donc la population est préparée”, a pour sa part indiqué sur BFMTV le ministre des Outre-mer Manuel Valls.”Nos forces armées en Polynésie française sont mises en alerte à titre préventif, pour être en mesure d’assister nos concitoyens et les services de l’État dans d’éventuelles opérations de recherche et sauvetage ou d’évacuations sanitaires”, a réagi sur X le ministre des Armées Sébastien Lecornu.lad-bla-ml-bur/cal/sp

Chine: un typhon balaie Shanghai, 283.000 personnes évacuées

La mégapole chinoise de Shanghai a évacué près de 283.000 personnes de zones vulnérables alors que le typhon Co-May, responsable de fortes pluies et de vents violents, a atteint mercredi la capitale économique du pays. L’observatoire météorologique de la ville a lancé  mercredi après-midi une alerte orange pour les tempêtes de pluie, le deuxième niveau d’avertissement le plus élevé alors que des nappes d’eau inondaient la ville.Près d’un tiers des vols des deux aéroports internationaux de Shanghai ont été annulés, soit environ 640, a indiqué le service d’informations de la ville.Plus de 1.900 abris temporaires ont été installés à travers la ville, où s’abattent des trombes d’eau.”J’espère rentrer chez moi seulement après que le danger sera passé et que le typhon sera parti… Après tout, c’est beaucoup plus sûr ici”, a déclaré Yang Xiaoping, cultivateur de pastèques de 57 ans, à l’AFP dans un abri situé dans le district de Fengxian au sud. Ce grand hall, qui sert normalement de centre d’activités communautaire, se trouve à quatre kilomètres du littoral.Lorsque l’AFP a visité les lieux mercredi soir, environ 20 personnes, principalement âgées, étaient assises sur des lits en fer ou rassemblées autour de tables pour dîner, avec des membres du personnel de la communauté locale.”Nous organisons des exercices annuels, notamment pour la prévention des typhons et des inondations, de sorte que les procédures sont bien rodées et garanties pour fonctionner sans problème de haut en bas”, a expliqué une membre du personnel, Gong Huiyan.Alors qu’elle vit au Zhejiang depuis presque vingt ans, elle affirme avoir vécu des typhons chaque année. “Je n’ai pas pensé à quitter (cette partie de Shanghaï) parce que je trouve que c’est vraiment bien ici. Tout au moins, le gouvernement… donne la priorité à notre sécurité”, a-t-elle assuré.Le typhon Co-May a touché terre mercredi à 04H30 (20H30 GMT mardi) dans la province orientale de Zhejiang, au sud de Shanghai, avec des vents de 83 km/h. Sur des vidéos en direct du littoral chinois, des vagues recouvrent des promenades en bord de mer, tandis que des images de la ville de Ningbo montrent des habitants avec de l’eau jusqu’au cheville.- Transports perturbés -Sans rapport avec le typhon, la Chine a également émis une alerte au tsunami mercredi pour plusieurs zones de sa côte est après un violent séisme de magnitude 8,8 au large de la péninsule russe du Kamtchatka. Elle l’a ensuite levée, d’après CCTV. Le passage du typhon est indirectement lié aux conditions météorologiques extrêmes actuelles dans le nord de la Chine, a déclaré Chen Tao, prévisionniste au centre météorologique national, au quotidien d’État China Daily. “L’activité des typhons peut influencer la circulation atmosphérique, modifiant ainsi le transport d’humidité vers le nord,” a-t-il déclaré.Ce typhon a été rétrogradé au rang de tempête tropicale avant de quitter les Philippines, puis s’est de nouveau renforcé au-dessus de la mer de Chine méridionale.Les pluies diluviennes dans le nord du pays ont fait au moins 48 morts, provoqué des glissements de terrain meurtriers et entraîné l’évacuation de dizaines de milliers de personnes, selon les médias d’Etat.Les catastrophes naturelles sont courantes en Chine, surtout pendant l’été, quand certaines régions sont submergées par des pluies diluviennes pendant que d’autres sont en proie à la sécheresse.La Chine est le plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre qui, selon les scientifiques, accélèrent le changement climatique et rendent plus fréquents et intenses les événements météorologiques extrêmes.Le géant asiatique est aussi un leader mondial des énergies renouvelables et vise la neutralité carbone d’ici 2060.

Le Portugal et l’Espagne mobilisés face aux feux de forêt

Des étendues de forêts calcinées, encore parcourues par des flammes: les pompiers portugais et espagnols restent mercredi en alerte maximale pour tenter de contenir les feux de forêt qui ravagent la péninsule ibérique depuis plusieurs jours. Au Portugal, sept feux majeurs sont encore actifs dans le nord et le centre du pays après une accalmie observée mercredi matin, mobilisant plus de 2.000 pompiers appuyés par une vingtaine d’aéronefs, selon un dernier bilan de la protection civile. L’Espagne, également touchée par cette vague d’incendies, lutte contre deux foyers majeurs dans les provinces d’Avila et de Caceres (centre-ouest).Au Portugal, les incendies du nord du pays suscitent les plus vives inquiétudes en raison des températures élevées et du vent attendu dans l’après-midi.A Ponte da Barca, où un incendie sévit depuis samedi soir, le maire Augusto Marinho a demandé des renforts pour protéger le village de Germil, menacé d’encerclement par les flammes. “Nous essayons de maîtriser la situation mais cet après-midi la météo pourrait nous réserver quelques mauvaises surprises”, a déclaré le commandant de la protection civile Marco Domingues.- Appel à la vigilance -L’incendie d’Arouca (nord), déclenché lundi après-midi, mobilise le plus gros dispositif: quelque 780 pompiers, aidés de 267 véhicules et 8 aéronefs.Face à l’avancée des flammes, les habitants d’un village près de Melres (nord) ont connu mardi des moments éprouvants. “C’est terrible! L’année dernière cela avait déjà brûlé de l’autre côté, c’était de la folie … et maintenant ici”, a confié à l’AFP Maria Da Conceiçao, 64 ans.Sous un ciel obscurci par une épaisse fumée noire, et face à la progression des flammes, certains habitants ont tenté de défendre leurs biens avec des tuyaux d’arrosage en attendant l’arrivée des secours.De l’autre côté de la frontière, en Espagne, à Caminomorisco, dans la province de Caceres (ouest) un incendie a déjà détruit 2.500 hectares. Six hameaux ont été évacués à titre préventif et plusieurs routes ont été coupées. L’évolution de ce foyer dépendra du vent attendu au fil de la journée, ont indiqué les autorités régionales.Dans la province voisine d’Avila, un autre feu, qui s’est déclaré lundi près de Cuevas del Valle, a conduit au confinement du village d’El Arenal. Face au risque extrême, les autorités portugaises et espagnoles ont appelé les populations à la plus grande vigilance.- Météo défavorable -La journée de mercredi s’annonce difficile en raison de conditions météorologiques défavorables, avec des vents soutenus et des températures élevées pouvant atteindre 40°C dans le centre du Portugal.La quasi totalité du territoire portugais se trouve en état d’alerte, en raison d’un risque incendie “maximal, très élevé ou élevé”, selon les prévisions de l’Institut portugais de la mer et de l’atmosphère (IPMA).Face à ces conditions, le Portugal avait décidé en début de semaine de renforcer son dispositif de lutte contre les feux de forêt.Le gouvernement portugais a assuré mercredi que le gouvernement allait renforcer les moyens aériens. A partir du mois d’août, le pays espère disposer d’un total de 76 appareils pour lutter contre les incendies, a précisé le secrétaire d’Etat à la Protection civile Rui Rocha. Après les incendies meurtriers de 2017, qui ont fait plus d’une centaine de morts, le Portugal a décuplé l’investissement dans la prévention et doublé son budget de lutte contre les feux de forêt.D’après des données encore provisoire de l’Institut des forêts (ICNF), plus de 29.000 hectares sont déjà partis en fumée depuis le début de l’année au Portugal, qui est confronté chaque été à des feux destructeurs. Les experts considèrent que la multiplication des vagues de chaleur, sont des conséquences du changement climatique.La péninsule ibérique est fortement frappée, avec des canicules et sécheresses qui favorisent les feux de forêt.

London court rules oligarch liable in $1.9 bn Ukraine loan scheme

Ukrainian oligarch Igor Kolomoisky and his former business partner are likely to be forced to repay $1.9 billion they “unlawfully” appropriated from a Ukrainian bank they owned, London’s High Court ruled Wednesday.Judge William Trower found that Kolomoisky and Gennadiy Bogolyubov extracted more than $1.9 billion from PrivatBank, Ukraine’s largest bank, in a “highly complex loan recycling …

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La France larguera 40 tonnes d’aide sur Gaza à partir de vendredi (ministre français)

La France larguera à partir de vendredi 40 tonnes d’aide sur la bande de Gaza, où les largages humanitaires ont repris depuis dimanche pour venir en aide aux populations affamées, a annoncé mardi le ministre français des Affaires étrangères.”Nous organiserons à partir de vendredi, en lien étroit avec les autorités jordaniennes, quatre vols emportant 10 tonnes de vivres chacun dans la bande de Gaza”, a déclaré Jean-Noël Barrot sur BFMTV.”La plus grande précaution sera prise pour assurer la sécurité des populations lors de ces opérations”, avait dit à l’AFP une source diplomatique plus tôt dans la journée en parlant de la perspective de ces largages.”La voie aérienne est utile, mais elle n’est pas suffisante”, a ajouté le ministre, en demandant la réouverture des accès terrestres au territoire palestinien soumis à un blocus de l’armée israélienne.”Je rappelle que 52 tonnes de fret humanitaire français sont aujourd’hui bloquées à al-Arish (en Egypte, ndlr), à quelques kilomètres de la bande de Gaza. Il est donc indispensable que les autorités israéliennes consentent enfin à rouvrir les accès terrestres à la bande de Gaza de manière suffisamment significative pour alléger les souffrances atroces des populations civiles sur place”, a déclaré le ministre, qui s’exprimait depuis New York où il participait à une conférence ministérielle de l’ONU sur une solution à deux Etats.Quelque 2,4 millions de Palestiniens sont assiégés à Gaza par Israël depuis le début de la guerre déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.Les Nations unies ont alerté dimanche sur des “niveaux alarmants” de malnutrition.Mardi, un organisme international de surveillance de la faim soutenu par l’ONU a affirmé mardi que le “pire scénario de famine est en cours à Gaza”.Des largages d’aide sur la bande de Gaza sont autorisés depuis dimanche par Israël, qui a déclaré une pause des combats à des fins humanitaires dans certains secteurs.Lundi, le chancelier Friedrich Merz a annoncé que l’Allemagne allait organiser avec la Jordanie un “pont aérien de biens humanitaires vers Gaza”. Le Royaume-Uni a annoncé mardi avoir procédé à un premier largage d’aide.Le président Donald Trump a annoncé, également lundi, la prochaine mise en place par les Etats-Unis de centres de distribution alimentaire dans la bande de Gaza dévastée par la guerre, où selon lui il y a des signes d’une “vraie famine”.

Alertes au tsunami dans tout le Pacifique après un gigantesque séisme au large de la Russie

Un séisme de magnitude 8,8, le plus puissant dans la région en près de 73 ans, a eu lieu mardi au large de la péninsule russe du Kamtchatka, provoquant des alertes de tsunamis dans tout le Pacifique et des évacuations de Hawaï jusqu’au Japon.Si plusieurs personnes ont été blessées légèrement en extrême-Orient russe, selon des médias locaux, aucun des pays concernés n’a fait état de morts pour l’heure. Le niveau d’alerte au tsunami pour Hawaï a été rétrogradé au niveau d’appel à la vigilance, a annoncé le centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique (PTWC) et le comté de Hawaï a annulé l’ordre d’évacuation pour les zones côtières inondables. Selon l’institut géophysique américain (USGS), le séisme est survenu vers 23H24 GMT mardi à 20,7 km de profondeur, à 126 km au large de Petropavlovsk-Kamtchatsky, capitale de cette région de l’Extrême-Orient russe peu peuplée.Dans le port de Severo-Kourilsk, dans le nord de l’archipel russe des Kouriles, plusieurs tsunamis successifs ont submergé les rues, selon le ministère des Situations d’urgence. Une de ces vagues, à Elizovsky dans le district de Kamchatka, a atteint entre trois et quatre mètres, selon un média local. Le maire du district, Alexandre Ovsiannikov, a indiqué que “tout le monde”, avait été évacué. L’état d’urgence a été décrété dans le district.”La quatrième vague de tsunami est en train de déferler. La vague est très grosse, tout est inondé, la côte entière est inondée”, a témoigné un habitant dans une vidéo publiée par le média russe Izvestia. “L’eau s’est retirée une fois encore, et elle va revenir maintenant. Le port et les usines de la côte sont complètement détruits”.Selon le maire de la ville cité par l’agence d’Etat russe Tass, un des tsunamis a entraîné vers le large des navires au mouillage après avoir arraché leurs ancres. Les autorités russes ont cependant levé l’alerte tsunami mercredi soir.”Nous avons tous couru en sous-vêtements avec les enfants. Heureusement nous avions préparé une valise”, a raconté à la chaîne publique Zvezda une habitante du Kamtchatka, une des zones sismiques les plus actives de la planète, au point de rencontre entre les plaques tectoniques du Pacifique et Nord-Américaine.- “Evacuez immédiatement!” -“C’est la première fois que je vis un tremblement de terre aussi puissant depuis que je suis adulte”, a-t-elle poursuivi. “J’ai fondu en larmes. C’était très effrayant”.La magnitude de 8,8 est la plus forte enregistrée au Kamtchatka depuis le 5 novembre 1952, quand un séisme de magnitude 9 avait déclenché des tsunamis dévastateurs dans tout l’océan Pacifique.Le service sismologique du Kamtchatka a prévenu que des répliques jusqu’à 7,5 étaient attendues.Au Japon, des images en direct à la télévision ont montré des personnes évacuant en voiture ou à pied vers des zones plus élevées, notamment dans l’île septentrionale de Hokkaido.Un tsunami de 1,30 m a atteint un port dans le département de Miyagi, dans le nord du Japon, à 13h52 (04h52 GMT), a indiqué l’agence météorologique japonaise (JMA).L’agence météorologique japonaise a cependant retrogradé mercredi les alertes au tsunami dans une majeure partie de l’archipel, les maintenant seulement dans le nord. Près de la plage d’Inage, dans la région de Chiba, proche de Tokyo, un périmètre de sécurité a été mis en place, et un secouriste a indiqué à des journalistes de l’AFP présents sur place que la zone côtière était interdite d’accès jusqu’à nouvel ordre.”Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait un tsunami. J’ai fait une blague là-dessus… quand on a entendu l’alerte”, a déclaré Leana Lussier, une touriste québécoise de 17 ans. “Nous étions venus ici pour nager, mais dès que nous avons entendu qu’une alerte au tsunami avait été émise, nous ne sommes pas du tout allés dans l’eau”, a ajouté Tomoyo Fujita, 35 ans, une habitante locale, en quittant les lieux avec sa petite fille.Les employés de la centrale nucléaire de Fukushima (nord), détruite par un puissant séisme et un tsunami en mars 2011, ont été évacués, a indiqué son opérateur.”Des tsunamis frapperont à répétition. Ne vous aventurez pas en mer et ne vous approchez pas des côtes tant que l’alerte n’est pas levée”, a averti la JMA, qui a prévu des vagues de trois mètres.- “Alertes au tsunami” -La Chine a également émis une alerte au tsunami pour plusieurs zones de sa côte. Les Philippines ont elles aussi exhorté les habitants de la côte est à se déplacer vers l’intérieur des terres, et ont conseillé aux pêcheurs déjà en mer de rester au large en eaux profondes.Sur l’autre rive du Pacifique, le Pérou et le Mexique ont aussi déclaré l’alerte au tsunami, de même que la Colombie et l’Equateur qui ont ordonné des évacuations, comme dans les ports de l’archipel des Galapagos. Des tsunamis de 1 à 3 mètres sont également possibles au Chili, au Costa Rica, en Polynésie française et d’autres archipels.Des vagues pouvant atteindre quatre mètres étaient attendues mercredi peu avant 10H30 GMT sur l’archipel des Marquises, en Polynésie française.Les Etats-Unis ont émis une série d’alertes de différents niveaux le long de la côte ouest nord-américaine de l’Alaska jusqu’à toute la côte californienne. bur-stu-cg-roc/ep/pt/sba/dth

“De la folie pure” : la Thaïlande en proie à la surpopulation de lions domestiques

Derrière son garage d’une rue anonyme d’une ville du nord de la Thaïlande, Tharnuwarht Plengkemratch a installé ses animaux de compagnie chéris : deux lionnes blanches, et un hybride lion-tigre de 200 kilos appelé “Big George”.En Thaïlande, la loi autorise les individus à posséder chez eux le “roi des animaux”.Depuis Chiang Mai, Tharnuwarht partage sur TikTok, où il compte environ trois millions d’abonnés, le quotidien de ses trois grands félins, qui “aiment bien jouer et sont affectueux, comme les chiens et les chats”, décrit-il.”Je veux montrer aux gens que les lions peuvent bien s’entendre avec les humains”, assure-t-il, bien que ses interactions, prudentes, dans l’enclos de “Big George” restent limitées à quelques minutes.La population de lions en captivité a explosé ces dernières années dans le royaume d’Asie du Sud-Est, avec plus de 500 individus recensés dans les zoos, les fermes d’élevage, les cafés animaliers, et les maisons privées.Le phénomène met en danger les lions et leur entourage humain, ont alerté les spécialistes, sur fond de trafic illégal d’animaux.Les réseaux sociaux, où partager du contenu avec le majestueux félin produit toujours son effet, ont aggravé la tendance, souligne Tom Taylor, un responsable de la Fondation pour les amis de la faune sauvage de Thaïlande (WFFT).”C’est de la folie pure”, estime-t-il. “Il est terrifiant d’imaginer, si les lois ne sont pas changées, ce que la situation deviendra dans dix ans.”Depuis 2022, la loi exige des propriétaires qu’ils enregistrent leurs lions de compagnie, leur implantent une micropuce et informent les autorités en cas de changement de résidence.- Trafic illégal -Mais le texte ne définit aucun contrôle sur la reproduction, ni sur les hybrides, et les exigences au sujet des conditions de conservation en enclos demeurent minimales.Les naissances d’espèces présentes à l’état sauvage en Thaïlande, comme le tigre, doivent être signalées sous 24 heures. Pour un lion, son propriétaire dispose de 60 jours.”C’est une fenêtre énorme”, explique M. Taylor. “Qu’est-ce qui peut être fait avec une portée de lionceaux pendant ces 60 jours? Plein de choses.”Cet expert et ses collègues ont constaté le triplement récent du nombre de lions en captivité, d’environ 130 en 2018 à environ 450 en 2024, sur la base de recherches sur les réseaux sociaux et de visites in situ.Mais, faute de preuve de vie pendant un an, 350 autres félins ont disparu de leurs radars, peut-être en raison de décès non remontés, parce que l’animal n’est plus exposé au public, ou, “pire” encore, à cause du commerce illégal, selon M. Taylor.”Nous avons interrogé des professionnels qui nous ont donné les prix pour des lions en vie ou morts, et nous ont dit qu’ils pouvaient les récupérer à la frontière”, explique-t-il.Il existe de nombreuses preuves sur le trafic de lions ou de ses parties, ont indiqué à l’AFP plusieurs experts, qui ont requis l’anonymat, par crainte de se faire remarquer des autorités. En plus de la Thaïlande, le phénomène touche aussi le Laos et le Cambodge.L’éleveuse thaïlandaise Pathamawadee Janpithak, 32 ans, a débuté dans le négoce de crocodile, avant que la chute des prix liés au reptile la pousse vers le lion.Elle vend des lionceaux âgés d’un mois pour environ 500.000 bahts (13.200 euros). Après un pic à 800.000 bahts (21.200 euros), le marché s’est réajusté en fonction de l’offre rendue plus abondante par le développement des sites de reproduction. Les lions en captivité, qui dévorent environ deux kilos de carcasses de poulet par jour, peuvent avoir des portées de deux à six lionceaux, une à deux fois dans l’année.Les trois installations que contrôle Pathamawadee à Chachoengsao (centre) abritent environ 80 individus, allant d’un imposant lion de neuf ans à une paire de lionceaux malades de 8 jours nourris au biberon 24 heures sur 24.- “Plus compliqué” -Ils ont un pelage blanc en raison d’une mutation génétique. Les lions blancs, qui sont parfois considérés, à tort, comme une sous-espèce “en danger”, sont populaires en Thaïlande. Mais leur faible nombre augmente les chances de consanguinité et de maladies. Pathamawadee soupire sur le cas d’un lionceau blanc âgé d’un mois, malade depuis sa naissance, qui n’a attiré aucun acheteur, et dont le patrimoine génétique est trop pauvre pour la reproduction.Il est aussi de plus en plus difficile de trouver des acheteurs disposés à respecter la loi, déplore-t-elle.”Avant, les gens pouvaient payer et repartir avec un lion. Aujourd’hui, tout est devenu plus compliqué”, décrit-elle.Elle dit vendre environ la moitié des 90 bébés nés chaque année dans sa ferme, souvent à d’autres éleveurs, de plus en plus enclins à ouvrir des “cafés à lions” où les clients peuvent prendre la pose et câliner le félin.Près de Chiang Mai, un dresseur a réveillé un lionceau de sa sieste pour qu’il puisse jouer avec un groupe de touristes chinois enthousiastes.Le café a autorisé l’AFP à filmer l’interaction mais, comme tous les autres commerces similaires contactés, a décliné une demande d’entretien.Pathamawadee ne vend plus aux cafés, qui ont tendance à se débarrasser des petits en quelques semaines, après qu’ils ont bien grandi. Elle a récupéré des lionceaux traumatisés, devenus inaptes à la reproduction, assure-t-elle.La hausse de la population de lions est un problème pour l’agence thaïlandaise de gestion des parcs nationaux et de conservation de la faune et de la flore sauvages (DNP), admet Sadudee Punpugdee, directeur en charge de la protection de la faune sauvage.- Coûts “substantiels” -Les mesures actuelles visent notamment à limiter l’importation de lions, pour que les éleveurs se concentrent sur la population existante.”Avec l’augmentation de la consanguinité, la qualité des lions diminue, et nous pensons que la demande va baisser en conséquence”, estime-t-il.Mais les autorités déjà sursollicitées sont placées face à des choix cornéliens sur l’application des règles, d’autant que les animaux confisqués tombent sous leur responsabilité, décrit Penthai Siriwat, de WWF Thaïlande.”Il y a beaucoup de délibérations avant l’intervention, étant donné les coûts substantiels”, expose-t-elle.Les propriétaires comme Tharnuwarht évoquent souvent leur souci de conservation, mais ces lions africains en captivité de Thaïlande ne vivront jamais à l’état sauvage.Khanom et Khanun, deux ans chacun, vivent dans un sanctuaire géré par le DNP, à Suphanburi (centre), après avoir été confisqués.Ils peuvent vivre au moins dix ans de plus, et nécessitent des gardiens spécialisés, de la nourriture et des soins.”Le bien-être psychologique et physique des animaux doit toujours passer en premier”, explique la vétérinaire en chef du site, Natanon Panpeth. Les Etats-Unis et les Emirats arabes unis ont interdit la possession de grands félins ces dernières années, et la Thaïlande doit prochainement réexaminer sa législation. Sadudee espère un renforcement des lois existantes, même s’il est peu probable que la propriété soit interdite pour l’instant.”Les animaux sauvages appartiennent à la nature. Il y a plein d’autres animaux que l’on peut avoir comme animal de compagnie”, lance-t-il.

US economy returns to growth in second quarter on tariff turbulence

The US economy returned to growth in the second quarter, government data showed Wednesday, but analysts flagged distortions from swings in trade flows over President Donald Trump’s tariffs.The world’s biggest economy expanded by an annual rate of 3.0 percent in the April to June period, beating economists’ expectations and reversing a 0.5 percent decline in …

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“Il ne reste rien”: des villageois de Pékin démunis après des crues meurtrières

Revenue chercher les médicaments de son père âgé et handicapé, Hu Yuefang n’a retrouvé que ruines et boue: sa maison a été dévastée par l’une des pires inondations qu’ait connues Pékin ces dernières années.Une partie du nord de la Chine a été frappé ces derniers jours par des pluies torrentielles qui ont causé la mort d’au moins 48 personnes et contraint des dizaines de milliers d’habitants à fuir leur domicile.Avec le retour du beau temps à Pékin, les opérations de nettoyage et de déblaiement ont débuté mercredi dans les zones sinistrées, où l’eau a provoqué d’importants dégâts.Des journalistes de l’AFP se sont rendus dans le district pékinois de Huairou, au nord de la capitale chinoise, à environ 100 kilomètres du centre-ville. Il s’agit d’une des zones les plus touchées.Dans le village d’Anzhouba, les eaux s’étaient retirées, laissant derrière elles un champ de débris, de ferraille tordue et de branches cassées.Hu Yuefang se remémore l’appel paniqué qu’elle a passé samedi soir à sa belle-fille âgée de 23 ans, laquelle était alors à la maison avec les parents de Mme Hu.”Avant que je puisse finir ma phrase, ça a coupé”, raconte-t-elle.Elle a appris plus tard que la rivière, à une dizaine de mètres de là, avait débordé de son lit et bloqué la porte d’entrée, rendant toute sortie impossible.- Champs dévastés -Sa fille a dû briser une fenêtre pour évacuer les grands-parents vers le balcon d’un voisin, tirant son grand-père handicapé pendant que sa grand-mère le poussait par l’arrière.”Je n’avais jamais vu ça en 40 ans de vie ici. Même les anciens de 80 ou 90 ans n’avaient jamais rien vu de tel”, témoigne-t-elle. “Je suis revenue aujourd’hui pour récupérer ses médicaments, mais tout a été emporté par les flots.”En sandales, elle inspecte les dégâts dans le village, où elle a toujours vécu. Elle marche au milieu des amas de câbles électriques arrachés, de débris de clôtures brisées et de voitures détruites.Les murs de sa maison sont recouverts de boue, signe que l’eau est montée à plus d’un mètre.”J’ai vécu ici toute ma vie. Mes parents depuis près de 70 ans, moi depuis 40 ans. Je ne peux pas me résoudre à partir”, affirme-t-elle.Un petit canapé bleu a été emporté jusqu’à la ruelle.La famille de six personnes vit avec un revenu mensuel compris entre 2.000 et 3.000 yuans (environ 240 à 360 euros), explique madame Hu, femme au foyer dont le mari est ouvrier. Ils cultivent leurs propres légumes — des haricots, des concombres, des pommes de terre — mais les champs ont été détruits.”Tout est parti, emporté par les eaux”, explique-t-elle.- “Inhabitable” -Dans le bourg voisin de Liulimiao, les évacuations se poursuivent. Des bus transportent des personnes âgées depuis leurs maisons dans les montagnes.Une vieille dame, qui a préféré garder l’anonymat, confie être retournée chez elle malgré l’interdiction. “Quand les eaux sont arrivées, personne ne faisait attention à nous”, déplore-t-elle, ajoutant que l’inondation a frappé “brusquement” samedi.Un autre villageois, monsieur Wang, contemple les dégâts de la maison qu’il avait construite avec l’aide de subventions gouvernementales il y a 15 ans. Il estime ses pertes à environ 100.000 yuans (12.100 euros).Sa femme et ses deux filles étaient à la maison lorsque les eaux ont “soudainement monté” et ont, là encore, bloqué les portes en raison de la puissance du courant.L’eau a atteint 1,5 mètre de hauteur, laissant des marques boueuses sur les murs et jusque sur l’écran de la télévision. La voiture familiale, achetée pour que sa fille puisse apprendre à conduire, a été emportée par les flots.Cinq minutes de plus et sa famille aurait pu y rester, explique-t-il.”L’eau n’a laissé à personne le temps de réagir”, poursuit monsieur Wang, en pleurs lorsqu’il explique que sa maison est désormais “inhabitable”.”Ça me fait vraiment mal au coeur.”