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Chassé-croisé: plus de 1.000 km de bouchons sur la route des vacances

Plus de 1.000 km de bouchons cumulés ont été enregistrés, en milieu de journée samedi, avant de largement se résorber, pour ce traditionnel chassé-croisé de l’été entre juillettistes et aoûtiens.Le pic des embouteillages a été atteint à 12h05, avec un cumulé de 1.078,9 km, selon Bison futé, non loin du record de 1.086,5 km.Les congestions se sont depuis nettement amoindries : vers 17h00, elles n’étaient plus que de 520 km et elles devraient être plus ou moins résorbées d’ici à la soirée, selon Bison futé.L’agence publique d’information routière avait averti d’une circulation “extrêmement difficile” en ce samedi classé au niveau national noir dans le sens des départs et orange dans celui des retours. Il est classé rouge pour la zone Arc méditerranéen dans le sens des retours. Dans la longue file de voitures attendant d’entrer dans le tunnel du Mont-Blanc, on essaie de prendre son mal en patience: “On ne s’attendait pas à avoir deux heures de bouchon mais ça fait partie des vacances”, témoigne auprès de l’AFP Frédéric Raimbault, venu du Mans et bloqué dans les bouchons avant le tunnel pour l’Italie, où Bison Futé indiquait un temps d’attente de deux heures environ.”On sait que là où on va, on a du soleil donc c’est pas grave”, ajoute avec le même stoïcisme Sonia Zebboudj, venue de Chateauroux et en route pour l’Italie où elle célébrera son mariage. “On est parti à 1h du matin. Nuit blanche mais tout va bien”, raconte la future mariée, qui voyage avec enfants et amis.Pour ce premier weekend d’août, c’est une nouvelle fois la zone “Arc méditerranéen” qui a été la plus touchée avec un volume maximal de bouchons atteint vers 12h00 de 314 km cumulés. Les routes vers les plages de l’Atlantique étaient elles aussi largement encombrées, avec plus de 80 km d’embouteillages sur l’A10. Patientant sur une aire en Gironde, Valérie attendait “tout simplement que ça passe”. “On fait la petite pause pour le chien. On va pique-niquer tranquille”, expliquait cette entrepreneuse de 57 ans sur une aire d’autoroute à Cestas, à une vingtaine de kilomètre au sud de Bordeaux.”Parce que là, on est à l’arrêt, donc de toute façon, ça sert à rien d’être dans la voiture, on est mieux là, il y a des pins et ça commence à sentir bon les vacances”, ajoute-t-elle.Pour la zone Ile de France, le volume maximal de bouchons a été atteint vers 11h55 avec 38 km cumulés. Vers 17h00, la circulation s’était largement améliorée, les principaux points noirs restant comme à l’accoutumée en direction de la Méditerranée, avec environ 100 km de bouchons, sur l’A7, et 60 sur l’A9.- 3h05 de Lyon à Orange -L’A75, qui traverse le Massif Central, est également impactée, avec 40 km de bouchons environ.En fin d’après-midi, le temps de circulation sur l’A7 entre le sud de Lyon et Orange (Vaucluse) était de 3h05 au lieu d’1h35 en temps normal, et de 2h25 au lieu d’1h40 entre sur l’A9 entre Orange et Narbonne, selon le compte X de Vinci Autoroutes, qui gère ces axes.Les difficultés de ce chassé-croisé, qui doivent s’étaler jusqu’à lundi, avaient déjà commencé vendredi, journée classée rouge pour les départs, des Hauts-de-France à la Bretagne, en passant par la Normandie, l’Ile-de-France et la région Auvergne-Rhône-Alpes. La circulation a été dense vendredi du début de la matinée jusqu’en milieu de soirée.La journée de dimanche est classée jaune dans le sens des départs. burx-lv/hj

A Genève, une nouvelle chance pour un traité contre la pollution plastique jusqu’au 14 août

Des océans au corps humain, la planète va-t-elle commencer à se déplastifier au bord du lac Léman? Les représentants de près de 180 pays se retrouvent mardi à Genève pour une nouvelle séquence diplomatique cruciale, dans l’espoir d’élaborer le premier traité mondial pour éliminer la pollution plastique.Sur fond de tensions géopolitiques et commerciales exacerbées, cette session supplémentaire de négociations intergouvernementales de dix jours (baptisée CIN5-2) a été ajoutée après l’échec des discussions menées à Busan en Corée du Sud en décembre. Un groupe de pays producteurs de pétrole y a bloqué toute avancée.L’enjeu est énorme. Si rien n’est fait, la consommation mondiale de plastique pourrait tripler d’ici 2060, selon les projections de l’OCDE. Et la production de déchets plastique dans les sols, les cours d’eau, du sommet des montagnes aux océans, devrait bondir de 50% d’ici 2040, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), qui assure le secrétariat des négociations onusiennes.La planète produit actuellement 460 millions de tonnes de plastique chaque année, dont la moitié à usage unique. Et moins de 10% des déchets plastiques est recyclé.En se décomposant en micro et nanoplastiques qui contaminent les écosystèmes, les polymères pénètrent jusque dans le sang et les organes humains, montrent des études récentes. Les conséquences, encore largement inconnues sur la santé des générations actuelles et à venir, sont dénoncées par une coordination de quelque 450 scientifiques de 65 pays qui suivent les débats.- “Squelette de traité” -Malgré l’extrême complexité de la négociation, qui touche des intérêts antagonistes de la société moderne (produits chimiques, développement économique versus environnement, santé), “il est très possible de quitter Genève avec un traité” a déclaré cette semaine à la presse la Danoise Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE.Le diplomate qui préside les débats, l’Équatorien Luis Vayas Valdivieso, a publié après l’échec de Busan un projet de texte comportant plus de 300 points de désaccord qui devront être négociés jusqu’au 14 août, avant de parvenir à un traité.Le plus difficile concerne le fait d’inscrire (ou non) dans le traité une limitation de la production de plastiques neufs, note Saeed Hamid, d’une coalition regroupant 39 États insulaires. Des pays pétroliers comme l’Arabie Saoudite, l’Iran ou la Russie ne veulent pas en entendre parler.Autre point dur, l’établissement d’une liste de produits chimiques jugés “problématiques” pour la santé ou l’environnement: PFAS (polluants dits “éternels”), perturbateurs endocriniens, phtalates, bisphénols…”Personne ne veut voir une nouvelle prolongation de la négociation (…) Il est possible qu’un squelette de traité émerge des discussions, même s’il sera probablement sans financement, sans tripes et sans âme” relève auprès de l’AFP Bjorn Beeler, directeur du réseau d’ONG IPEN, basé en Suède.”Le contexte est difficile” ajoute une source diplomatique qui requiert l’anonymat “puisqu’on ne peut pas complétement écarter ce qui se passe ailleurs dans le multilatéralisme, et donc le nouveau rôle des États-Unis, ou les Brics qui travaillent à se réorganiser”.- Lobbyistes présents -Les enjeux “attirent beaucoup l’attention des pays en développement”, soit parce qu’ils sont producteurs de plastique avec un risque de fort impact sur leur économie si le traité est adopté, soit parce qu’ils subissent la pollution plastique et réclament des comptes”, souligne la même source.A Nice en juin, lors de la conférence onusienne sur les océans, 96 pays, allant de minuscules États insulaires au Zimbabwe en passant par les 27 de l’Union européenne, le Mexique ou le Sénégal, ont appelé à un traité ambitieux, incluant un objectif de réduction de la production et de la consommation de plastiques.”Cela ne doit pas être, comme le demandent certains dans l’industrie notamment, un traité portant uniquement sur le financement de la gestion des déchets plastiques”, s’inquiète Ilane Seid, présidente de l’alliance des petits États insulaires.”Lors de cette négociation finale, les gouvernements doivent agir dans l’intérêt des gens, pas des pollueurs”, ajoute Graham Forces de Greenpeace, qui dénonce la présence massive de lobbyistes de l’industrie fossile en marge des négociations.

World economies reel from Trump’s tariffs punch

Global markets reeled Friday after President Donald Trump’s tariffs barrage against nearly all US trading partners as governments looked down the barrel of a seven-day deadline before higher duties take effect.Trump announced late Thursday that dozens of economies, including the European Union, will face new tariff rates of between 10 and 41 percent.However, implementation will …

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Un procès pour viol requis contre le joueur du PSG Achraf Hakimi

Le parquet de Nanterre a requis vendredi le renvoi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine de l’international marocain du PSG Achraf Hakimi pour le viol, qu’il conteste, d’une jeune femme en 2023. “Le parquet de Nanterre a saisi ce jour le juge d’instruction en charge de cette information judiciaire de réquisitions aux fins de renvoi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine du chef de viol”, a indiqué le ministère public, sollicité par l’AFP. “Il appartient désormais au magistrat instructeur de prendre sa décision dans le cadre de son ordonnance”, a-t-il précisé, confirmant une information du Parisien. Le joueur du PSG, aujourd’hui âgé de 26 ans, avait été mis en examen pour viol et placé sous contrôle judiciaire en mars 2023, après qu’une jeune femme l’avait accusé de l’avoir violée chez lui à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) quelques jours plus tôt. Fin février 2023, la jeune femme, âgée alors de 24 ans comme le joueur, s’était d’abord rendue dans un commissariat du Val-de-Marne, où elle avait déclaré avoir été violée, sans porter plainte.Elle avait alors raconté avoir fait connaissance avec Achraf Hakimi en janvier 2023 sur le réseau social Instagram et s’être rendue chez lui dans un VTC (voiture de transport avec chauffeur) commandé par le joueur, avait indiqué à l’époque une source policière.Elle affirmait qu’Achraf Hakimi l’avait embrassée et avait commis des attouchements sans son consentement, avant de la violer, selon cette même source. Elle ajoutait qu’elle était parvenue à le repousser et précisait qu’une amie, contactée par SMS, était venue la récupérer.- “Sereins” -Contactée par l’AFP, l’avocate du joueur Me Fanny Colin a estimé ces réquisitions “incompréhensibles et insensées au regard des éléments du dossier”.”Nous demeurons avec Achraf Hakimi aussi sereins qu’à l’ouverture de la procédure. Si ces réquisitions devaient être suivies, nous exercerions évidemment toutes les voies de recours”, a-t-elle abondé. “Ma cliente accueille cette nouvelle avec un immense soulagement”, a quant à elle déclaré à l’AFP Me Rachel-Flore Pardo, avocate de la partie civile. En décembre 2023, le joueur avait été confronté à la jeune femme, qui avait maintenu l’ensemble de ses déclarations, selon son avocate. Achraf Hakimi a quant à lui maintenu sa version, démentant fermement les accusations de la jeune femme.  Selon Me Colin, son client avait “été l’objet d’une tentative de racket” dans cette affaire, assurant que l’ensemble des déclarations de la jeune femme étaient “fausses”. Pour Me Pardo, “rien dans ce dossier ne permet de caractériser une tentative de racket”. “Nous ne tolérerons aucune campagne de dénigrement ou de déstabilisation, comme c’est encore malheureusement trop souvent le cas pour les femmes qui ont le courage de dénoncer les faits de viol dont elles sont victimes”, a-t-elle ajouté. Formé au Real Madrid et cadre de l’équipe du Maroc demi-finaliste du Mondial-2022 au Qatar, l’international marocain est arrivé au PSG en 2021, où il est désormais vice-capitaine, après un passage au Borussia Dortmund et à l’Inter Milan. Fils d’une femme de ménage et d’un vendeur ambulant, tous deux Marocains et installés en Espagne depuis les années 1980, le joueur est né à Getafe, dans la banlieue sud de Madrid, dans le quartier de Las Margaritas. Il a débuté le football à Ofigevi, puis rejoint le centre de formation du Real Madrid, où il a fait toutes ses classes.Réputé pour sa vitesse et son adresse dans les passes, il est considéré comme l’un des meilleurs arrière droits au monde. En mai dernier, Achraf Hakimi a été récompensé du prix Marc-Vivien-Foé, qui désigne le meilleur joueur africain de la Ligue 1 par le vote d’un jury de 100 personnes choisies par RFI et France 24. Il a été l’un des artisans du sacre du PSG en Ligue des champions, en inscrivant le premier but de la finale le 31 mai contre l’Inter Milan, son ancien club.

Disparition de Medhi Narjissi: “On veut la vérité”, clament ses parents un an après

“Notre raison de rester debout, c’est la vérité pour Medhi”, déclarent à l’AFP Valérie et Jalil Narjissi, parents du jeune rugbyman disparu en mer en Afrique du Sud lors d’une tournée avec l’équipe de France des moins de 18 ans en août 2024. Ils réclament que chacun “assume ses responsabilités”.Question: Un an après, pourquoi retourner en Afrique du Sud pour un hommage familial sur la plage de Dias Beach, où s’est produit le drame?Jalil Narjissi: “C’est un déplacement pour Medhi. Et pour la vérité. Et pour aussi faire (savoir) que notre combat est légitime. On ne peut pas mettre un mouchoir sur notre fils et dire que c’est un accident. Non. Il y a des responsabilités. Il faut que chacun les assume. Et aussi, ça ne doit plus se reproduire. Notre raison de rester debout, c’est la vérité pour Medhi.”Valérie Narjissi (en larmes): “C’est douloureux tout le temps, mais on ne peut pas ne pas y aller. Ça s’est passé là-bas, il n’est pas rentré. On doit y aller, même si c’est une épreuve surhumaine.”Q.: Qu’attendez-vous de l’enquête ouverte en Afrique du Sud, en parallèle de la procédure judiciaire française?J.N.: “Il y a un prestataire qui a encadré cette journée de découverte, qui est Français, vivant en Afrique du Sud, avec une société sud-africaine. Ce prestataire connaît les lieux, a pour obligation d’encadrer, de guider le groupe France, joueurs, encadrants, et ce prestataire a sa responsabilité dans ce drame, il aurait dû s’opposer physiquement (…) Il fait partie des responsables. Comme la Fédération au plus haut niveau, par rapport à ses manquements dans l’organisation.”Q.: Comment vivez-vous le fait que l’ex-manager et l’ex-préparateur physique de la sélection U18, mis en examen en France, se renvoient la responsabilité de cette baignade de récupération sur une plage dangereuse?J.N.: “Ils se défaussent, ils se rejettent (la responsabilité). Au lieu d’assumer! Notre fils leur faisait confiance. Notre fils n’a pas été tout seul à cet endroit-là. C’est eux qui ont organisé ça. C’est de la lâcheté. Ils ont joué avec la sécurité, la vie de nos enfants, de notre fils (…) La justice fera la lumière. La justice les punira. Parce qu’ils sont la cause de ce drame, de cette catastrophe. Directement. Ils ont mis notre fils et d’autres adolescents à un endroit interdit, dangereux, et ils l’ont laissé mourir. Pour nous, c’est un crime.”Q.: Au-delà des deux mises en examen, estimez-vous que les responsabilités sont plus larges?V.N.: “Ce ne sont pas seulement ces deux personnes, il y avait plusieurs adultes sur la plage. En tant qu’adultes, ils peuvent s’opposer, ils constatent que c’est dangereux, ils auraient dû s’interpeller, dire +Non, il faut stopper tout, sortir les gamins de l’eau, c’est n’importe quoi+. On peut regarder ça et ne rien faire? Et après, dire: +Ce n’est pas moi+? Ce n’est pas acceptable. C’est pour ça qu’on se bat et qu’on veut la vérité, parce que je ne peux pas entendre que des gens regardaient mon fils se noyer, sans rien faire (…) La chaîne des coupables, ça sera du début jusqu’à la fin. Ce sera notre combat.”Q.: Le président de la Fédération Florian Grill doit-il être mis en examen, selon vous?J.N.: “Il est responsable de ce drame. Il doit assumer. Aujourd’hui, il se défausse en disant beaucoup de mensonges, qu’il nous accompagne, que tout a été mis en place pour la famille… C’est faux, c’est faux. (Il y a) des manquements graves que le rapport du ministère de la Jeunesse et des Sports a cités, qui sont la cause de l’accumulation de toutes ces fautes-là. Ce n’est pas ce Monsieur-là qui a mis notre fils à l’eau, mais c’est lui qui est responsable de tout ce qui n’a pas été fait (…) Et après, moralement, ce Monsieur ne nous a pas accompagnés (…) Notre fils a disparu de l’autre côté de la planète, les élections (fédérales) ont continué, et nous, une famille dévastée, détruite, la perte d’un enfant… Personne à nos côtés. Ces choses-là sont dramatiques et nous rongent encore plus.”Propos recueillis par Patrick ANSELMETTI.

Bijoux, GDF Suez, outrage à magistrat: des signalements visant Dati examinés par la justice

Des signalements visant la ministre de la Culture Rachida Dati, concernant des bijoux, GDF Suez et un outrage à magistrat, sont à l’analyse par le parquet de Paris et le Parquet national financier, a-t-on appris vendredi auprès du parquet et de source judiciaire.Le dernier signalement a été transmis fin juillet par le militant écologiste anticorruption de Grenoble Raymond Avrillier, après une violente charge de la ministre contre les magistrats qui ont ordonné qu’elle soit jugée notamment pour corruption aux côtés de l’ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn.Dans ce signalement pour “outrage à magistrat en tentant de porter atteinte à la dignité et au respect dû à la fonction”, révélé vendredi par Le Monde et que l’AFP a pu consulter, M. Avrillier vise des propos tenus le 22 juillet sur la chaîne LCI par Mme Dati.La ministre y vilipende “des magistrats qui refusent de faire leur travail conformément évidemment au code de procédure”, qui “marchent” sur les droits de la défense et perpétueraient des “atteintes graves” à ces droits.Sollicité par l’AFP, un des conseils de Mme Dati, Me Olivier Pardo, a exprimé son “étonnement” au sujet de ce signalement.Ces propos virulents de l’ancienne garde des Sceaux ont suscité l’indignation des magistrats, le président du tribunal judiciaire de Paris Peimane Ghaleh-Marz dénonçant “l’opprobre jetée publiquement” sur leur profession.Ce signalement est “à l’analyse”, a indiqué à l’AFP le parquet de Paris, qui a également confirmé que des signalements concernant des bijoux présumés non déclarés faisaient “l’objet d’une analyse du parquet en lien avec la HATVP”, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.Deux signalements sur le même sujet ont été transmis après que le quotidien Libération a affirmé en avril que la ministre avait omis 19 pièces de joaillerie, pour un montant total de 420.000 euros, détenues depuis 2017, dans sa déclaration de patrimoine à la HATVP.L’un a été transmis le 18 juin par M. Avrillier et l’autre le 26 juin par l’élu socialiste et sénateur parisien Rémi Féraud.Mme Dati a assuré début mai n’avoir “rien à régulariser” dans sa déclaration de patrimoine.Le troisième sujet de signalement concerne une enquête de L’Obs et de Complément d’enquête (France 2) d’après laquelle Mme Dati aurait perçu 299.000 euros d'”honoraires” non déclarés de GDF Suez en 2010-2011 quand elle était eurodéputée et avocate.Une source judiciaire a indiqué à l’AFP que ce signalement de M. Féraud concernant GDF Suez avait été “adressé par le parquet de Paris pour compétence” au Parquet national financier (PNF) et était “actuellement en cours d’analyse”.Interrogés début juin à ce sujet par l’AFP, ses avocats, Mes Olivier Baratelli et Pardo, avaient indiqué que “Mme Dati a donné toutes ses explications et n’a jamais été l’avocate de GDF Suez”.

Droits de douane: la filière des vins et spiritueux français appelle à “poursuivre les négociations”

La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) français a déploré vendredi l’entrée en vigueur à compter du 7 août d’un droit de douane de 15% sur les produits européens, et appelé la France et l’Union européenne à “la poursuite des négociations”.Le président américain Donald Trump a signé jeudi le décret imposant une hausse des droits de douane pour des dizaines de pays.A ce stade, l’Union européenne n’a pas obtenu d’exception pour les vins (dont les champagnes) et spiritueux, un secteur particulièrement sensible pour des pays comme la France et l’Italie.”L’impact de ce droit sera d’autant plus brutal qu’il va de pair avec le recul du dollar américain aux États-Unis”, a déploré le président de la FEVS Gabriel Picard, vendredi, dans un communiqué.Il a estimé que cet effet combiné “pourrait aboutir à une réduction d’un quart” des ventes de vins et spiritueux aux États-Unis, “soit une perte d’un milliard d’euros”.Une baisse des exportations aurait par ailleurs “des effets sur les 600.000 emplois directs et indirects de la filière des vins et spiritueux” en France, selon la fédération, qui ne chiffre pas les pertes anticipées.”Nous saluons les efforts déjà fournis pour tenter d’obtenir l’exclusion des vins et spiritueux de ce droit de 15%”, a déclaré Gabriel Picard. “Mais la situation ne peut rester en l’état”, a-t-il poursuivi, estimant que “les négociations devraient se poursuivre”.”On espère pouvoir bénéficier d’une exemption et on harangue nos responsables politiques français pour qu’ils puissent obtenir de la Commission [européenne] cette négociation-là”, a déclaré de son côté le président du syndicat des vignerons indépendants de France, Jean-Marie Fabre, vendredi sur RMC.- “Marché stratégique” -La Commission européenne a indiqué jeudi poursuivre les négociations avec les États-Unis pour tenter d’obtenir des exemptions des droits de douane sur les vins et spiritueux à l’avenir, mais s’attend à ce qu’ils soient touchés par les taxes américaines de 15% à ce stade.Toutefois, côté gouvernement français, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a assuré vendredi sur Franceinfo que la France “n'[allait] pas [s’] arrêter là”, précisant vouloir “obtenir des garanties sur les vins et spiritueux”.”Les États-Unis sont un marché stratégique pour la filière viticole française et bien sûr pour le champagne en particulier”, a rappelé à l’AFP Maxime Toubart, coprésident du Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC).En 2024, les États-Unis recevaient 10% des exportations de champagne en volume et plus de 14% du chiffre d’affaires de la filière, soit 820 millions d’euros, selon le CIVC.Avec un impact certain sur les prix pour le consommateur final américain, une surtaxe de 15% devrait faire baisser la consommation de champagne aux États-Unis, a prévenu M. Toubart, “mais on ne peut pas mesurer aujourd’hui concrètement le nombre de bouteilles que l’on va perdre”.Il est “évident” aussi que cela aurait des incidences sur l’emploi dans la filière, aux États-Unis comme en France, a-t-il ajouté.Les petits producteurs de champagne notamment, qui ont les reins moins solides que les grandes maisons, risquent de souffrir le plus, prévient aussi Yves Couvreur, un administrateur de la Fédération des vignerons indépendants de Champagne.”Pour la plupart de nos vignerons c’est impossible d’assumer les 15% possibles d’augmentation” des taxes américaines, selon M. Couvreur, interrogé vendredi par l’AFP.Selon M. Toubart, certains clients aux États-Unis ont anticipé les surtaxes en commandant davantage de bouteilles à la fin de l’année dernière, mais d’autres étaient “plutôt dans l’attente” d’y voir plus clair, donc il n’y a pas eu un effet d’aubaine flagrant pour le champagne ces derniers mois.

Le sud du Pérou enseveli sous une tempête de sable et de poussière

Des vents puissants provoqués par un anticyclone au-dessus de l’océan Pacifique ont enseveli jeudi quatre régions côtières du sud du Pérou sous une tempête de poussière et de sable d’une ampleur inhabituelle, selon le service météorologique national péruvien (Senamhi).Ce phénomène inhabituel a surtout affecté la région d’Ica, à environ 400 km au sud de Lima, où les sables et poussières soulevés par vents de jusqu’à 50 km/h ont paralysé la circulation routière et les activités touristiques pendant trois heures.Des perturbations ont également été signalées dans les régions d’Arequipa, Moquegua et Tacna, ainsi que dans la capitale Lima.”Il s’agit d’un phénomène provoqué par l’anticyclone du Pacifique Sud qui s’est intensifié et se trouve très près du continent, générant des vents descendants à grande vitesse à la surface”, a expliqué Rosario Julca, une experte du Senamhi, à la chaîne de télévision Canal N.”La présence de ces vents descendants, combinée à la surface désertique, a provoqué un soulèvement soudain et important de poussière”, a-t-elle ajouté.Selon elle, des vents modérés à forts continueront à souffler sur la côte péruvienne jusqu’à dimanche.

Deux hommes tués par balles près de Dijon, l’auteur présumé se suicide

Un homme a été retrouvé mort vendredi, vraisemblablement suicidé et soupçonné d’avoir tué par balles deux collègues dans une entreprise de BTP près de Dijon, dans des circonstances encore floues.”Entre 4h47 et 5h16, sur le parking d’une entreprise de BTP à Bressey-sur-Tille”, à une vingtaine de minutes à l’est de Dijon, “étaient découverts par un employé de l’entreprise deux corps sans vie de salariés dans leur voiture respective, sur le parking de l’entreprise”, a indiqué le procureur adjoint de Dijon, Pascal Labonne-Collin, dans un communiqué. L'”assassinat par arme à feu” des deux hommes, âgés de 42 ans, selon les mots du parquet, a entraîné une importante chasse à l’homme dès le début de la matinée.Selon la gendarmerie, plus de 160 gendarmes ont été mobilisés, de la région et de l’ensemble de la France, et notamment des unités d’élite du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN).Cette “vaste opération” visait à retrouver “l’auteur présumé du double homicide”, “salarié de l’entreprise, qui avait pris la fuite et était armé”, a précisé le procureur adjoint dans son communiqué.Finalement, ce dernier a été retrouvé “sans vie, vers 14h30 à Lamarche-sur-Saône” (Côte d’Or), une commune non loin des lieux où avaient été retrouvés les corps des deux victimes.- “Suicidé avec son arme” -“Il était mort, s’était manifestement suicidé avec son arme, il avait 55 ans. Il semblait depuis quelques semaines instable, et était en conflit avec les deux personnes assassinées”, a précisé le parquet.Le procureur adjoint n’a pas donné de détails sur les circonstances du double meurtre, ni les mobiles du tireur présumé. Contactée, la société de BTP touchée par le drame n’a pas souhaité faire de commentaire. Spécialisée dans le béton, elle est récemment née de la fusion de deux sociétés du BTP, unissant deux grandes familles d’entrepreneurs de Côte d’Or.Lionel Sanchez, maire de Bressey-sur-Tille, petite commune d’un millier d’habitants, a indiqué à l’AFP s’être rendu tôt vendredi dans l’entreprise afin “d’apporter (son) soutien” aux dirigeants et employés. L’élu a été en peine d’expliquer le drame, se demandant “comment” un tel acte pouvait survenir.Sur les 161 militaires qui ont participé à la vaste chasse à l’homme qui a duré toute la journée, ont notamment été mobilisés des gendarmes du Peloton de surveillance et d’intervention (PSIG), de la Cellule identification criminelle, ainsi que de la Section de recherches, avec des renforts du GIGN, de gendarmes mobiles et de la section aérienne.