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Aude: un blessé grave dans un violent incendie, 4.000 hectares parcourus

Un incendie d’une intensité exceptionnelle dans le massif des Corbières, dans l’Aude, a fait mardi deux blessés dont un grièvement, selon la préfecture et a ravagé en quelques heures 4.000 hectares de végétation.Une personne est “en urgence absolue, gravement brûlée”, a précisé la préfecture mardi soir.Les flammes, attisées par le vent, se sont propagées de forêts en broussailles, avant d’atteindre le village de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, près de Caracassonne, où des maisons ont été brûlées.  Les vacanciers des campings de Lagrasse et de Fabrezan ont été évacués de façon préventive, ainsi qu’une trentaine de maisons à Tournissan, un autre village du secteur, où au moins une maison avait partiellement pris feu, de même que plusieurs jardins, où des habitants tentaient de contrer l’avancée des flammes à l’aide de tuyaux d’arrosage, a constaté un photographe de l’AFP.”Le feu se propage très rapidement, car les conditions météo sont défavorables, c’est une des zones les plus sèches du département et le vent est soutenu”, a détaillé à l’AFP la secrétaire générale de la préfecture de l’Aude, Lucie Roesch.”Sur place, ajoute-t-elle, le dispositif continue de monter en puissance. Concernant les moyens aériens, nous sommes au maximum des capacités nationales, neuf Canadair et cinq Dash, 980 pompiers sur place et 130 en renfort. C’est un sinistre d’une grande ampleur. La nuit va être longue”.Des hélicoptères bombardiers d’eau multiplient les rotations pour éviter que les flammes atteignent les habitations des villages de Lagrasse, Fabrezan, Tournissan, Coustouge, Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, parfois en vain.- les populations doivent “rester confinées” -De nombreuses routes départementales sont fermées à la circulation pour faciliter le travail des pompiers.”L’évolution de l’incendie est défavorable. Il est demandé aux populations de rester confinées à l’intérieur de leurs habitations sauf ordre d’évacuation donné par les sapeurs-pompiers”, insiste la préfecture dans un communiqué.Le préfet de l’Aude a appelé à la prudence et à s’informer via les sources officielles, sans relayer des “fausses informations”.Le département de l’Aude était placé mardi en vigilance rouge aux feux de forêt, avec un risque “très élevé” d’incendie, alors qu’un épisode de chaleur s’installe sur le sud-ouest de la France, selon Météo-France.Depuis le début de l’été, plusieurs incendies sont intervenus dans l’Aude, département touché par la sécheresse et les fortes chaleurs. L’un d’eux, au début du mois de juillet, le plus important dans le département depuis 1986, avait parcouru 2.000 hectares et mobilisé près de 1.000 pompiers près de Narbonne.Affecté par la sécheresse et l’arrachage de vignes, qui avaient une fonction de coupe-feu et ralentissaient l’avancée des flammes, l’Aude a connu une forte augmentation des surfaces brûlées ces dernières années.”On était à 300-400 hectares par an au début des années 2000″, rappelait la semaine dernière à l’AFP Jean-Paul Baylac, en charge des Feux de forêt au Service départemental d’incendies et de secours de l’Aude.”Le vent devrait faiblir dans la nuit”, fait remarquer Lucie Roesch, espérant que la baisse d’intensité de la tramontane, qui souffle depuis le nord-ouest, cessera d’attiser les flammes.

Un homme interpellé après avoir allumé sa cigarette avec la flamme du Soldat inconnu

Un homme a été interpellé et placé en garde à vue après avoir allumé sa cigarette avec la flamme du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe à Paris, a annoncé mardi soir le ministre de l’Intérieur, dénonçant un geste “indigne et misérable”.”L’homme qui a profané la tombe du Soldat inconnu en allumant une cigarette avec la flamme du souvenir a été interpellé à Paris pour violation de sépulture, tombeau, urne ou monument édifié à la mémoire des morts. Il a été placé en garde à vue et a reconnu les faits”, a écrit Bruno Retailleau sur X.Sur une vidéo relayée mardi par plusieurs comptes sur X, un homme s’accroupit près de la flamme du Soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe à Paris, pour y allumer une cigarette et repart tranquillement, sous le regard de quelques touristes.Ces images ont suscité l’indignation sur les réseaux sociaux.Les faits se sont produits lundi soir et l’interpellation a eu lieu mardi après-midi, a précisé à l’AFP une source policière.”À la suite du signalement effectué par le préfet de police”, le mis en cause “sera présenté à la justice. Ce geste, indigne et misérable, porte atteinte à la mémoire de ceux qui sont morts pour la France”, a ajouté le ministre de l’Intérieur.Patricia Mirallès, ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants, a également saisi la justice de ces faits, selon un message qu’elle a posté sur X, déplorant “un geste d’une indécence inacceptable”.”On ne bafoue pas impunément la mémoire de la France”, a-t-elle souligné.Le Figaro affirme que la scène a été filmée par une touriste lettone de passage à Paris “lundi 4 août peu avant 21 heures, et postée pour la première fois sur le réseau social TikTok dans la foulée, avant d’être massivement partagée”.”Il n’avait pas l’air d’être alcoolisé ou sous l’emprise de la drogue. Au contraire, il était manifestement conscient de ce qu’il faisait, et fier de l’avoir fait”, a témoigné celle qui se présente comme l’auteure de la vidéo au Figaro.Il s’agit d’une “insulte à nos morts, à notre histoire, à notre Nation”, a déploré Patricia Mirallès. “Ce n’est pas une simple incivilité: c’est un outrage à la mémoire de ceux qui sont tombés pour la France”, a-t-elle ajouté. “Cette flamme ne chauffe pas une cigarette: elle veille sur le sacrifice de millions de nos soldats”, a-t-elle rappelé.La sépulture du Soldat inconnu est installée sous l’Arc de Triomphe depuis le 11 novembre 1920 à la mémoire des soldats morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale.

Le “Tinder des montagnes” fait des étincelles sur les sommets suisses

Cathy et Patrick aiment raconter comment ils se sont trouvés: grâce à un message laissé dans un carnet rouge au sommet d’une montagne suisse. “C’était une super jolie manière de se rencontrer”, se remémore Cathy Rotzetter, lors d’une récente randonnée sur les hauteurs du canton de Fribourg, dans l’ouest du pays alpin. Lassée des sites de rencontres en ligne, cette femme de 58 ans a été séduite par une alternative analogique avec une touche toute suisse et déjà surnommée “Tinder des montagnes”, en référence à la célèbre application de rencontres numérique. Cathy a franchi le pas en octobre dernier. Après avoir grimpé jusqu’au sommet de la Wandflue, qui culmine à 2.133 mètres, elle a mis un mot accompagné de ses coordonnées dans le carnet rouge trouvé là-haut. Neuf mois plus tard, elle est assise dans un pâturage, le bras enroulé autour de Patrick, la Wandflue en toile de fond. “Dans le carnet j’ai noté que j’aimais bien faire la marche tranquille, mais que j’aimais bien l’apéro après l’effort”, raconte t-elle à l’AFP en riant. Patrick, qui a le même âge que Cathy et qui préfère ne donner que son prénom, a gravi la montagne une semaine plus tard. une fois au sommet, il a été charmé par le mot de Cathy. – “On sera deux” -Tout est parti d’un moment de solitude au sommet de la Dent de Broc, qui du haut de ses 1.829 mètres surplombe le pittoresque lac de Gruyère. Un pari entre amis a fait le reste.Thibaud Monney est un randonneur passionné de 29 ans et c’est en contemplant le magnifique paysage du haut de la Dent de Broc qu’il a réalisé qu’il aimerait partager ses sensations avec quelqu’un.Sur un coup de tête, il a couché ses pensées dans un carnet relié en cuir que l’on trouve traditionnellement sur les sommets du canton de Fribourg pour que les randonneurs puissent y laisser trace de leur passage. “J’étais monté pour le coucher de soleil et j’étais tout seul, la prochaine fois on sera deux”, avait alors écrit le jeune homme. “J’ai mis mon numéro de téléphone, une personne m’a contacté”, rapporte t-il. Les collègues de Thibaud Monney, formateur en menuiserie pour personnes handicapées, lui ont suggéré en plaisantant de placer des carnets dédiés sur les sommets des montagnes. “Cela a bien fonctionné”, explique t-il lors d’une récente randonnée au sommet de La Vudalla, une crête qui du haut de ses 1.670 mètres offre une vue sublime sur la Gruyère (la région d’où vient le célèbre fromage).”Plusieurs couples se sont formés grâce à ces carnets”, dit-il en feuilletant celui qu’il a placé juste à côté du traditionnel livre des visiteurs, tous deux abrités des intempéries dans une boîte en métal fixée à une grande croix en bois. Thibaud Monney a déposé des carnets sur sept sommets du canton de Fribourg, mais l’idée fait son chemin et les carnets d’amour se trouvent sur des montagnes dans le reste de la Suisse et parfois beaucoup plus loin, jusqu’en Argentine.- La nature, “un bon filtre” -Thibaud Monney dit sa fierté en entendant parler des couples qui se sont rencontrés grâce à cette initiative. “Très souvent, il y a des messages de remerciement d’avoir créé cela. Quand quelqu’un peut trouver l’amour, a fait une rencontre amicale grâce aux carnets, c’est clair que j’ai rendu quelqu’un heureux”, dit-il. Le carnet de La Vudalla confirme l’engouement et se remplit rapidement. “Passionné de montagnes, de ski et d’escalade”, dit sobrement l’un des messages à côté d’un autre à la recherche plus spécifique d’une âme soeur qui “aime le sport, le métal et les femmes tatouées”. Contrairement aux algorithmes de plus en plus complexes utilisés pour les rencontres en ligne, le filtre du carnet rouge “est très simple”.”Si vous contactez quelqu’un, cette personne a aussi atteint le sommet, et elle aime probablement la nature et les montagnes. Vous avez déjà quelque chose en commun”, explique Thibaud Monney.Cathy Rotzetter est du même avis. “L’amour partagé de la nature… est un bon filtre”, dit-elle.Thibaud Monney a délaissé les sites de rencontres en ligne dont il n’aimait pas le “swipe”.Pour autant, le choix des sommets est aussi un moyen de faire un premier tri en fonction de l’âge et des capacités physiques. Si La Vudalla est l’une des randonnées les plus accessibles seuls les randonneurs plus aguerris et au mieux de leur forme pourront arriver jusqu’au carnet rouge du Vanil de l’Ecri, à 2.376 mètres. Thibaud Monney lui-même a trouvé une compagne, mais sans l’aide de ses carnets.”Elle m’a vu à la télévision” parler du “Tinder des montagnes” et “a pris contact” et “maintenant, je suis heureux”.

“FB Direct”: Bayrou lance une série de vidéos estivale pour convaincre du bien-fondé de son plan budgétaire

François Bayrou a inauguré mardi, par une vidéo postée sur Youtube, une opération de “communication directe” avec les Français, censée durer jusqu’au mois de septembre, pour les convaincre du bien-fondé des mesures de redressement des finances publiques annoncées dans le cadre des budgets 2026.”Le but de cette communication directe que je vous propose, c’est que vous vous forgiez vous-mêmes votre propre opinion. (…) Ma certitude, c’est qu’il n’y a pas d’autre chemin que cet effort supportable et choisi. Nous sommes un peuple qui s’est relevé de bien des choses. On est tout à fait capable de vaincre cet obstacle-là. Mais c’est maintenant que ça se joue et c’est vous qui allez décider de cela”, explique le Premier ministre dans cette vidéo de quelque 8 minutes, intitulée “FB Direct”.Invoquant régulièrement l’exemple de Pierre Mendès France –qui rendait compte de son action de chef du gouvernement (1954-1955) à la radio nationale–, M. Bayrou rééditera l’exercice quotidiennement, déclinant jusqu’au début du mois de septembre les différents enjeux des textes financiers qui seront examinés au Parlement à partir d’octobre.”Ca n’est pas une épreuve de force entre le pouvoir, les pouvoirs et les Français”. “Ma conviction, c’est qu’on ne peut réaliser des changements aussi importants, aussi profonds et aussi bienfaisants sans les Français, jamais sans les Français. Et c’est tout le but de cet échange”, a-t-il expliqué mardi.Les internautes pourront, à partir de la semaine prochaine, poser des questions et formuler des propositions, auxquelles le Premier ministre répondra, alors que le député Insoumis Antoine Léaument a raillé l’impossibilité de poster des commentaires sous cette première vidéo primo-ministérielle.”On peut améliorer, rééquilibrer. Je suis ouvert à toutes les propositions. Mais si nous n’acceptons pas la dimension de cet effort, alors je vous le dis, quels que soient les gouvernements qui suivront, nous serons contraints, obligés, forcés de le faire par le fait que nous ne trouverons plus de prêteurs”, a averti M. Bayrou.Dépourvu de majorité à l’Assemblée, menacé de censure par la gauche et le Rassemblement national, le Premier ministre a présenté le 15 juillet les grandes lignes de cet effort budgétaire.- “Livrer bataille auprès des Français” -Il a notamment prôné le gel de la plupart des dépenses de l’État en 2026 au niveau de 2025, une “année blanche” gelant le barème des impôts, des prestations sociales et des retraites, ou encore la suppression de deux jours fériés.”Aujourd’hui, il n’y a pas de demain. On ne peut pas repousser à demain quand on a atteint la somme de dettes de, écoutez bien, 3.400 milliards d’euros”. “Si nous ne décidons pas de nous ressaisir, alors c’est que nous sommes irresponsables devant nos enfants. Ce que je refuse, pas seulement par principe, mais parce que c’est complètement immoral”, a-t-il dit.Une manière de jouer l’opinion contre les politiques ? “On ne peut pas prétendre que je sois hostile aux organisations politiques ou parlementaires: j’en ai fondées, j’en préside depuis longtemps. Mais je sais que les conservatismes sont très forts dès l’instant qu’on s’approche des élections. A plus forte raison quand il n’y a pas de majorité. A plus forte raison quand on est comme maintenant dans des temps tourmentés”, a répondu M. Bayrou, interrogé par l’AFP.”Je sais que le réflexe le plus facile et donc le plus tentant c’est de refuser les efforts, de refuser de participer. Et il n’y a qu’auprès des Français qu’on peut livrer cette bataille”, a-t-il ajouté.Deux mois pour convaincre avant l’épreuve parlementaire ? “Pour lui ce n’est que du gain. Il n’est pas populaire, tout le monde pense qu’il est en fin de CDD, que c’est sa dernière rentrée. Il a donc deux solutions : soit se dire +c’est foutu+, soit +foutu pour foutu, je vais jusqu’au bout de la responsabilité et de la pédagogie+”, estime un communicant macroniste.”Il pourra dire: +j’ai alerté, j’ai fait un discours le 15 juillet, j’ai parlé aux Français tout l’été, j’ai parlé à la classe politique à la rentrée, moi j’ai fait le maximum+. Il peut réussir à faire émerger le sujet”, ajoute-t-on de même source.

Les Etats commencent de “difficiles” négociations pour juguler la “crise mondiale” de la pollution plastique

Les représentants de 184 pays ont débuté mardi à Genève de “difficiles” négociations sous l’égide de l’ONU: ils ont dix jours pour tenter d’écrire ensemble le premier traité résolvant la “crise mondiale” de la pollution plastique qui menace d’asphyxier la planète.Le diplomate Equatorien Luis Vayas Valdivieso qui préside les débats du comité de négociation (CIN5-2), a mis les Etats devant leur responsabilité face à cette “crise mondiale” en ouvrant les débats.”La pollution plastique endommage les écosystèmes, pollue nos océans et nos rivières, menace la biodiversité, affecte la santé humaine et pèse de façon injuste sur les plus vulnérables. L’urgence est réelle, la preuve est claire et la responsabilité repose sur nous”, a-t-il lancé.En discussion depuis trois ans, ce texte “juridiquement contraignant” pour les Etats “n’arrivera pas automatiquement”, avait-il prévenu lundi en recevant les représentants de plus de 600 ONG.Dans un contexte de tensions géopolitiques et commerciales exacerbées, cette session supplémentaire de dix jours de négociations intergouvernementales a été ajoutée après l’échec de discussions similaires à Busan, en Corée du Sud, fin 2024. Un groupe de pays producteurs de pétrole y a bloqué toute avancée.”Il y a eu beaucoup de diplomatie depuis Busan”, a indiqué à l’AFP la directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Inger Andersen, qui organise les débats. “La plupart des pays à qui j’ai parlé ont dit qu’ils venaient à Genève pour trouver un accord”, a-t-elle ajouté en faisant part de sa “détermination”.- “Difficiles” – Optimisme tempéré par la ministre française de la transition énergétique Agnès Pannier Runacher qui prévoit de venir à Genève soutenir la fin des négociations. Elle a jugé mardi que les discussions seraient “difficiles”.Au premier rang des demandes du groupe des pays “ambitieux” dont font partie de nombreux pays européens dont la France, le souhait de voir figurer dans le traité “un objectif mondial de réduction” de la production et de la consommation de polymères plastiques primaires.Or les pays producteurs de pétrole et l’industrie pétrochimique n’en veulent à aucun prix, poussant plutôt pour un traité qui porte uniquement sur le recyclage et le traitement des déchets. Ce point, l’un des plus épineux à Busan, divise aussi en Europe. La directrice de l’agence suisse de l’Environnement, Katrin Schneeberger, a pris la parole devant la presse en tant que pays hôte des négociations, pour dire “qu’il n’y a pas d’appel à des réductions de production contrairement à ce que disent certains articles de presse”.Sans confirmer ni infirmer, Inger Andersen, à ses côtés a préféré souligner que le traité porterait sur “toute la durée de vie des plastiques”: “Du début à la fin, et non pas seulement la moitié” de leur vie, lorsqu’ils sont devenus déchets, a-t-elle affirmé.Le délégué représentant le Panama, Juan Monterrey Gomez, également favorable à des réductions de production, s’est pour sa part déclaré plus optimiste sur un possible traité signé en fin de session.Le début (des discussions) “est mieux que celui de Busan” a-t-il confié à l’AFP. “Nous sommes contents de la façon dont le travail est organisé par le président”. Le fait que personne ne veut être rendu responsable d’un nouvel échec “est probablement “le principal élément sur lequel nous pouvons nous appuyer” a-t-il jugé.Lundi, scientifiques et ONG avaient fait monter la pression sur les délégués.La pollution plastique est un “danger grave, croissant et sous-estimé” pour la santé qui coûte au monde au moins 1.500 milliards de dollars par an, ont averti des experts dans la revue médicale The Lancet.Pour matérialiser le sujet, une installation artistique éphémère et évolutive, baptisée “Le fardeau du Penseur” a été installée devant le lieu des négociations à Genève: une reproduction de la célèbre statue du sculpteur Auguste Rodin se retrouve engluée dans une mer de déchets plastique.Le représentant de l’industrie chimique américaine Matthew Kastner, présent à Genève, a lui défendu le plastique et les services qu’il rend aux sociétés modernes. Il est “vital pour la santé publique”, a-t-il affirmé, notamment grâce à tous les équipements médicaux stériles, masques chirurgicaux, tuyaux, tubes, emballages, qui permettent d’améliorer l’hygiène et la sécurité alimentaire notamment.Plus de 500 ONG francophones issues de 40 pays lui ont répondu mardi par une lettre demandant un traité “contraignant, équitable, et centré sur la réduction de la production plastique afin de limiter la pollution à la source”.

Programmation énergétique: Bayrou a retardé le décret afin de conduire “la concertation et les consultations nécessaires”

François Bayrou a retardé la publication du décret sur la programmation pluriannuelle énergétique (PPE) “pour que soient conduites la concertation et les consultations nécessaires” avec les partis et les groupes parlementaires, a-t-il expliqué mardi à l’AFP.Ce décret, qui fixe la feuille de route du pays en matière de production d’énergie “est nécessaire”, a souligné M. Bayrou. “J’étais prêt à le publier quand j’ai mesuré que les groupes parlementaires n’avaient été ni suffisamment associés, ni correctement informés de sa publication. Ce n’est pas ma manière de voir les choses. Je pense que quand on prend des décisions de cet ordre, il faut que tout le monde soit associé si possible, informé à coup sûr. Des textes de cette importance ne peuvent pas être pris par surprise”, a déclaré le Premier ministre.”Il y a des raisons impérieuses pour que ce décret soit pris: la PPE actuelle, sous l’empire de laquelle nous sommes, a été prise il y a plus de cinq ans et elle prévoyait la réduction massive de l’électricité d’origine nucléaire. C’est dire que ce texte est complétement dépassé. Et si on veut faire les investissements nécessaires, à la fois pour le nucléaire, les centrales nucléaires, et pour le renouvelable, la part des renouvelables qui doit être prise en compte, il faut qu’il y ait une nouvelle PPE”, a poursuivi M. Bayrou.”Mais je pense très nécessaire que personne ne soit pris par surprise. Ce n’est pas ma philosophie. Voilà exactement pourquoi j’ai retardé cette publication, pour que soient conduites la concertation et les consultations nécessaires”, a ajouté M. Bayrou, qui prévoit une publication en “août, septembre”.Le 8 juillet, le Sénat a de nouveau approuvé une proposition de loi dite Gremillet sur l’avenir énergétique de la France, consacrant une relance massive du nucléaire et censée aider l’exécutif à finaliser son décret sur la PPE.La loi doit désormais faire son retour fin septembre à l’Assemblée, où les débats inauguraux sur ce texte ont déjà été très chaotiques, conduisant à son rejet en première lecture après une tentative du RN et de la droite d’imposer un moratoire sur les nouvelles installations renouvelables.Mi-juillet, une vingtaine de syndicats et fédérations professionnelles de l’électricité ont appelé le gouvernement à publier “sans délai” le décret, un texte qui a déjà deux ans de retard.La publication de la PPE est très attendue par les acteurs de l’énergie pour lancer des appels d’offre, notamment dans l’éolien en mer, sécuriser des investissements, anticiper les besoins de formation et d’emploi et prévoir les infrastructures.

Plus de 200 crocodiles abattus dans une ferme de Cisjordanie

L’administration civile israélienne a annoncé lundi avoir abattu plus de 200 crocodiles du Nil représentant “un danger”, dans une ferme située dans une colonie israélienne en Cisjordanie occupée, un geste dénoncé par le propriétaire et des organisations de défense des animaux. Ces crocodiles “étaient détenus dans un enclos abandonné dans des conditions déplorables qui constituaient de la maltraitance animale, avec un accès insuffisant à la nourriture, ce qui les avait poussés à adopter un comportement cannibale”, a assuré le Cogat, l’organisme de défense israélien qui gère les affaires civiles en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.Après des discussions avec des experts vétérinaires, il a été décidé que le “risque réel pour la vie des habitants de la zone devait être traité immédiatement”, a ajouté l’administration civile, qui n’a pas précisé comment les animaux ont été tués.Ouverte aux touristes dans les années 1990 dans la vallée du Jourdain, la ferme des crocodiles, à Petzael, avait été reconvertie en élevage commercial après une baisse de fréquentation liée à la seconde Intifada.En 2013, une loi interdisant l’élevage d’animaux sauvages pour la revente de leur peau a entraîné la fermeture du site, alors laissé à l’abandon. Gadi Bitan, propriétaire de la ferme depuis plus de 30 ans, a affirmé au média israélien Ynet n’avoir pas été averti de l’abattage, survenu dimanche. “C’était une exécution pure et simple”, a-t-il dénoncé, expliquant que son employé, sur place, s’est vu confisquer son téléphone portable pendant l’opération. “Ces animaux étaient en bonne santé, nourris, et aucun accident grave n’a jamais été signalé à la ferme”, a-t-il assuré. “Cet acte constitue un massacre cruel et injustifiable d’animaux protégés”, a dénoncé l’ONG israélienne Let the Animals Live, qui rappelle qu’Israël est signataire de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).L’association a demandé l’ouverture immédiate d’une enquête. Des vidéos diffusées au printemps avaient montré des adolescents israéliens jetant des pierres sur des crocodiles de la ferme. Depuis sa fermeture officielle, certains des sauriens s’en seraient échappés à plusieurs reprises, inquiétant les habitants et visiteurs des réserves naturelles alentours.Le Cogat souligne que “plusieurs incidents” ont été signalés, où “des crocodiles se sont échappés de la ferme vers des communautés et des réserves naturelles voisines, posant ainsi une menace réelle et immédiate pour les habitants” du coin.”Depuis que la loi a été modifiée en 2013, désignant le crocodile du Nil comme un animal sauvage protégé et interdisant son commerce (en tant qu’espèce sauvage en captivité), l’administration civile a fait des tentatives répétées pour aider le propriétaire de la ferme à trouver des solutions pour les animaux abandonnés, mais ces efforts” ont été vains, vu le manque de coopération” du propriétaire des lieux, qui “n’a entrepris aucune action”.La même administration a tenté, à ses frais, de reconstruire des clôtures de la ferme ces dernières années mais “cela n’a pas suffit”, toujours selon le Cogat.”Après 12 ans de recherche de solutions et à la lumière des événements récents indiquant un danger immédiat et grave pour la vie humaine, il a été déterminé que le danger devait être traité sans délai”, a encore justifié le Cogat.L’organisme ne précise pas par ailleurs le sort des dépouilles des 200 animaux appartenant à une espèce qui atteint facilement les quatre mètres de longueur pour plus de 500 kilos.

US House panel subpoenas Clintons in Epstein probe

US lawmakers on Tuesday subpoenaed former president Bill Clinton and former secretary of state Hillary Clinton for testimony on Jeffrey Epstein, in a major escalation of the controversy surrounding the investigation into the notorious sex offender.The Clintons were among multiple former Democratic and Republican government officials — as well as the Justice Department — targeted …

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Contre la prédation du loup, des bénévoles montent la garde en estive

Bâton en main comme des bergers, Sophie et Geoffroy inspectent les filets d’un parc de moutons sur une pente raide du massif des Baronnies, une mission quotidienne et volontaire pour “marquer leur présence” et “empêcher le loup de rentrer”.Les deux Bretons surveillent le troupeau de Nathalie Welker, éleveuse d’une centaine de brebis et de chèvres dans la Drôme provençale, où la présence du prédateur est marquée et les attaques sur les ovins récurrentes, une “pression” supplémentaire sur son métier.”Le loup est là, il faut faire avec, donc trouver des parades”, estime l’éleveuse de 57 ans, longue tresse poivre et sel et tee-shirt “Paysan et fier de l’être”, observant son vallon sec et sauvage baigné de lumière.Or “la meilleure prévention” contre les attaques, “c’est la présence humaine”, assure celle qui “vit avec le loup depuis presque 20 ans”.Avec deux troupeaux à surveiller, dont un en altitude, et sans moyen de payer un berger, l’éleveuse s’est tournée il y a trois ans vers Pastoraloup, un dispositif chapeauté par l’association de protection des grands prédateurs Ferus, qui envoie des volontaires formés, pour épauler les éleveurs.Et ainsi permettre à Nathalie “de dormir la nuit et d’être beaucoup moins stressée”, mais aussi de faire des rencontres et partager son métier.Le dispositif gagne du terrain : 35 éleveurs participent cette année, dans les Alpes, le Jura et la Bretagne, contre une vingtaine en 2023.- “Difficulté de trop” -Sophie Morice-Couteau, 45 ans, et Geoffroy Galliot, 48 ans, comptent parmi les 63 nouveaux bénévoles formés l’été dernier pour des missions d’une semaine par élevage.”Je suis solidaire du loup, mais je suis solidaire de l’éleveur” pour qui le prédateur est parfois “la difficulté de trop”, confie Sophie, venue pour “mettre les mains dans le tas” et “sortir de cette image de l’écolo qui fait la leçon aux autres”.Derrière ce paysage bucolique perché à 1.000 m d’altitude donnant vue sur les Alpes, les crottes de loup retrouvées à quelques centaines de mètres du troupeau et les vidéos des pièges photographiques montrant les canidés longer les filets, jouer et marquer leur territoire, “stressent” Nathalie.Elle redoute les “grosses attaques”, notamment à l’automne, quand les jeunes loups apprennent à chasser. En octobre 2023, 17 de ses bêtes ont été tuées par une attaque après le départ impromptu d’une bénévole qui a laissé le troupeau sans surveillance.A l’instar de Sophie et Geoffroy, nombre des 189 volontaires formés “se rendent compte de leurs responsabilités, de la nécessité d’être là”, mais d’autres “ne savent pas vraiment ce qui les attend”, constate l’éleveuse.Au coucher du soleil, les deux bénévoles rentrent la cinquantaine d’animaux, méticuleusement comptés, dans un parc de nuit électrifié haut de 1,40 m.- “Pas là pour débattre”-Une fois le vallon plongé dans l’obscurité et bercé par les grillons et les cloches des ovins, Sophie, frontale sur la tête, fait un dernier tour avant d’aller se coucher dans son tipi posé à quelques mètres.”C’est la nuit”, seul avec le troupeau, “qu’on comprend son rôle”, glisse-t-elle. Mais “le loup n’a pas d’heure : à partir du moment où il a une opportunité, il y va”.Passionnée d’animaux, cette médiatrice de cinéma “croit” à la cohabitation entre l’homme et le prédateur, mais admet ne voir qu’un “extrait” de la vie “compliquée” d’un éleveur. Le canidé, elle aimerait le voir “loin du troupeau”, redoutant ce face-à-face que plusieurs volontaires ont déjà vécu, ou pire, une attaque.La bénévole dit comprendre désormais “la violence que certains éleveurs peuvent parfois avoir vis-à-vis du loup”.Cette violence se traduit par une “très forte pression sociale” sur ceux qui font appel à Pastoraloup et freine d’autres à en bénéficier, regrette l’éleveuse Nathalie Welker, car le dispositif est “étiqueté écologiste”.”On n’est pas du tout là pour débattre, mais pour aider”, insiste Sophie.Au petit matin, moutons et chèvres, au complet, attendent impatients qu’elle et Geoffroy les relâchent dans leur parc de jour. Bientôt, d’autres volontaires viendront assurer cette tâche en relais jusqu’à fin octobre.Les deux amis partiront, eux, aider un autre éleveur en itinérance dans le Mercantour.L’Union européenne a récemment déclassé le loup d'”espèce strictement protégée” à “protégée”, facilitant ainsi les tirs sur le prédateur malgré les protestations des défenseurs de la biodiversité. Pour 2025, l’État a autorisé l’abattage de 192 des 1.013 loups décomptés sur le territoire français.