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A Genève, les négociations plastique s’enlisent autour du pétrole

A Genève, les négociations en vue d’établir le premier traité international contre la pollution plastique sont bloquées par des pays pétroliers qui refusent toute contrainte sur la production de plastique vierge, rapportent à l’AFP plusieurs sources impliquées dans les tractations, tandis que les ONG dénoncent la présence croissante des lobbyistes de la pétrochimie pour influer sur les débats.”On est dans un dialogue de sourds, avec très peu de pistes pour atterrir” ou faire des avancées dans la négociation, a indiqué une source diplomatique européenne, visant les pays essentiellement pétroliers qui s’opposent à ce que tout objectif de réduction de production de plastique pour juguler la pollution soit inscrit dans le traité.Ce projet de texte “juridiquement contraignant” est destiné à permettre de réguler au niveau mondial la production, la consommation et la fin de vie du plastique, alors que chaque année 22 millions de tonnes de déchets plastique sont rejetées dans l’environnement. Les microplastiques qui en sont issus empoisonnent sols, océans, biodiversité, jusqu’aux tissus humains, or les prévisions officielles tablent encore sur un triplement de la production mondiale de plastique d’ici 2060.Au total, quelque 184 pays participent à ce nouveau round de négociations onusiennes après l’échec de la dernière session fin 2024 à Busan, en Corée du Sud.- “Les positions se cristallisent” -“Les positions se cristallisent”, confirme à l’AFP une autre source, observateur de la société civile qui a assisté à plusieurs sessions à huis clos de négociation. “Ce n’est pas une négociation, c’est une prise d’otages”, ajoute une autre observatrice ayant elle aussi requis l’anonymat, qui se désole que rien ne bouge. Les documents soumis par les délégations montrent que l’Arabie Saoudite, les pays arabes, la Russie et l’Iran, qui disent “partager les mêmes idées” dans un groupe baptisé “like minded”, refusent toute mesure contraignante sur la production.Cette position est ardemment défendue depuis Busan. Ces pays souhaitent que le traité ne couvre pas l’origine pétrolière du plastique, pour se concentrer uniquement sur l’aval lorsqu’il est devenu un déchet (financement de la collecte, du tri et du recyclage, notamment, dans les pays en développement), alors que la résolution initiale pour lancer les négociations porte sur tout “le cycle de vie” du plastique.Si le texte ne doit être qu’une aide aux pays en développement pour qu’ils gèrent mieux leurs déchets, “on n’a pas besoin d’un traité international pour le faire”, juge la source diplomatique selon laquelle “on est sur un bras de fer avec des pays prêts à ce qu’il n’y ait pas de traité” du tout.Jeudi, plusieurs ONG ont par ailleurs dénoncé la présence croissante des lobbyistes de la pétrochimie dans les négociations. Graham Forbes, le chef des campagnes anti-plastique de Greenpeace a jugé “inacceptable” que “les industries qui profitent de la pollution plastique” soient “au premier rang des négociations lorsqu’il s’agit d’essayer de trouver des solutions”.Aucun consensus non plus n’émerge sur un autre point dur, l’article 3 du futur traité: l’établissement d’une liste de substances chimiques jugées potentiellement dangereuses pour l’environnement ou la santé humaine: additifs, colorants, polluants dits “éternels” (PFAS), phtalates, à laquelle les industriels de la chimie ont également déclaré leur opposition.- “Pas de liste” -“Certains ne veulent pas de liste du tout, ou alors que chaque pays puisse faire sa propre liste de produits dangereux, ce qui peut déjà être fait et sans besoin de traité international”, relève la même source.Jeudi, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a pourtant vivement encouragé les pays à prévoir des mesures protégeant la santé. “La pollution plastique pose des risques significatifs et croissants” pour la santé humaine, a déclaré le patron de l’organisation Adhanom Ghebreyesus à la presse.”Ces risques pèsent de façon disproportionnée sur les populations vulnérables, et les communautés qui vivent près des sites d’extraction ou de gestion des déchets”, a-t-il dit.”Il y a vingt ans on ne savait pas à quel point les plastiques peuvent être dangereux”, a ajouté Rudiger Krech, chargé de l’environnement à l’OMS. “On étudie en ce moment les nanoplastiques qui peuvent être trouvés dans les cerveaux humains, et on voit que cela peut être lié à beaucoup de maladies”.

Les sinistrés de l’incendie commencent à trouver le temps long

“Hier, les chasseurs ont préparé du civet de sanglier pour les sinistrés”: à Sigean, aux portes des Corbières audoises frappées par un incendie d’une ampleur inédite, élus et citoyens se mobilisent pour apporter un peu de réconfort aux sinistrés, qui commencent à trouver le temps long.”Jusqu’à 17 de ces lieux d’accueil ont été ouverts par les mairies, soit concernées directement par les incendies, soit en solidarité pour accueillir les personnes ne pouvant pas retourner chez elles ou naufragées de la route”, a indiqué le préfet de l’Aude, Christian Pouget.”Malheureusement, on commence à avoir l’habitude. C’est la quatrième fois depuis début juillet qu’on déclenche le plan communal de sauvegarde”, soulignait dans la matinée Michel Jammes, le maire de Sigean, une commune de 5.800 habitants qui en a accueilli entre 150 et 200 mardi soir dans son complexe sportif.”Il s’agissait essentiellement des gens des villages des Corbières qui ne pouvaient pas rentrer chez eux, les routes étant barrées, mais aussi des naufragés de la route, puisque l’autoroute a elle aussi été fermée”, a aussi expliqué M. Jammes.Menacée par le feu, l’A9 France-Espagne avait été fermée toute la nuit avant de rouvrir mercredi.Dans la commune directement touchée par un précédent incendie en juillet, “les chasseurs sont venus spontanément préparer du civet de sanglier” et “un commerçant a rouvert son magasin pour que nous puissions acheter des bouteilles d’eau et le boulanger a travaillé pour nous fournir 300 croissants supplémentaires”.Jeudi, il ne restait toutefois plus qu’une poignée de sinistrés dans le grand hall des sports, que des agents municipaux commençaient à remettre en ordre.Parmi eux, Caroline De Mee, une Belge de 48 ans, se prépare avec sa fille Kate, 19 ans, à retourner à l’écart du village de Fraisé-des-Corbières où elle gère cinq gîtes qu’elle a dû évacuer mardi soir dans l’urgence.”A 17H00, on a commencé à sentir la fumée, mais c’était loin, à 30 km. Puis il a commencé à pleuvoir des cendres. A 21H00, les flammes étaient devant chez nous et les braises nous tombaient sur les pieds. Là, on a compris qu’il fallait faire vite et on a évacué, avec les clients”, explique Kate, qui a passé deux nuits dans le gymnase.”On vient d’apprendre que la maison n’a pas brûlé, mais on va aller voir sur place”, reprend sa mère. “Les gîtes vont fermer pendant une semaine, puis on avisera”, ajoute Caroline De Mee.- “Patience” -De l’autre côté des Corbières, la salle des fêtes de Lézignan, commune de 10.000 habitants, a elle aussi accueilli près de “200 personnes en état de stress”, explique Max Valette, le chef de la réserve communale de la Sécurité civile.Là aussi, il a fallu déployer dans l’urgence les lits de camp et dégoter un traiteur, qui a accepté de préparer un menu “saucisses poulet purée” pour tout le monde, ajoute M. Valette.Une psychologue, qui y avait trouvé refuge, a offert ses services pour rassurer les plus angoissés, notamment les enfants, a expliqué le maire de la ville, Gérard Forcada.Quarante-huit heures plus tard, quelques familles attendent toujours le feu vert pour rejoindre leur location de vacances ou leur camping, comme Thierry Goisbeault, 42 ans, sa femme Élise, 41 ans, et leurs trois enfants. Arrivés samedi au camping Le Pinada, sur la commune de Fabrezan, ils ont juste eu le temps d’emporter leurs papiers avant d’être évacués.”À la salle des fêtes, on a rencontré d’autres sinistrés du camping et on a créé un groupe WhatsApp”, relève Elise Goisbeault, qui aimerait tout de même retrouver son mobile-home. “Je vous demande un peu de patience, c’est une grosse affaire”, a déclaré Christian Pouget, venu rencontrer en fin de journée les sinistrés de Lézignan. “On fait les choses progressivement. Il faut d’abord sécuriser le réseau électrique, dont des poteaux ont brûlé”, a expliqué le préfet, en promettant de “refaire le point dans les meilleurs délais”, sans s’engager plus précisément.

Négociations plastique: les écologistes dénoncent la présence croissante de lobbyistes du pétrole

Les ONG environnementales ont dénoncé jeudi la présence croissante des lobbyistes de la pétrochimie dans les négociations intergouvernementales de Genève censées déboucher d’ici au 14 août sur le texte du premier traité mondial de lutte contre la pollution plastique.L’ONG CIEL, basée à Washington et à Genève, qui apporte un soutien juridique aux pays en développement, a comptabilisé “au moins 234 lobbyistes de l’industrie pétrolière et chimique” inscrits comme participants à cette session de négociation baptisée CNI5-2.Le CIEL a analysé une liste de participants fournie par l’ONU.De session en session, le nombre des “lobbyistes de l’industrie fossile” s’accroît, note l’organisation qui en avait comptabilisé 143 en 2023 à Nairobi (CNI3), 196 en avril 2024 à Ottawa (CNI4), et 220 à Busan en novembre 2024 (CNI5-1) avec la même méthode.Ils “influencent le processus de négociation et ne devraient pas être là, car ils ont un conflit d’intérêts direct avec la négociation en cours”, a affirmé à l’AFP Rachel Radvany de CIEL.Pour la même raison, en 2003, les représentants de l’industrie du tabac n’étaient pas admis lors des négociations à l’OMS pour établir le traité mondial de lutte contre le tabac, a-t-elle rappelé.La présence à Genève des lobbyistes du pétrole pourrait être encore plus importante, prévient CIEL. Plusieurs pays ont dans leur délégation des personnes identifiées comme “ingénieur chimiste” ou “conseiller technique” qui ne sont pas intégrées dans le décompte de CIEL en l’absence de preuve, s’ils n’ont pas dévoilé leur affiliation au moment de leur inscription.L’étude ne comptabilise pas non plus les représentants des secteurs consommateurs de plastique comme l’agroalimentaire ou la cosmétique, dont des membres suivent aussi les débats.- “Traité plastique pas à vendre” -Au total, les lobbyistes de la pétrochimie sont “plus nombreux” que les scientifiques de la coalition scientifique (60 inscrits), que la délégation des peuples indigènes (36) et même que les représentants des 27 pays de l’UE (233), dit CIEL.Greenpeace a dénoncé à sa façon les lobbyistes du pétrole: 22 militants de dix pays européens ont escaladé jeudi le portique d’entrée du Palais des Nations pour déployer deux banderoles mentionnant notamment que le “traité plastique n’est pas à vendre”. De l’eau noire a été répandue au sol pour figurer le pétrole.  Graham Forbes, le chef des campagnes anti-plastique de l’ONG juge “inacceptable” que “les industries qui profitent de la pollution plastique” soient “au premier rang des négociations lorsqu’il s’agit d’essayer de trouver des solutions”.”Ces acteurs ont un intérêt personnel à obtenir un accord faible qui leur permettrait de continuer à produire du plastique sans limite pour l’éternité, condamnant les générations futures à des lendemains toxiques” a-t-il dénoncé.Une troisième ONG, IPEN (International Pollutants Elimination Network) a dénoncé dans une lettre le manque de places pour les observateurs dans les salles où sont discutés les détails techniques -mais cruciaux- du traité. IPEN regrette notamment le développement de “négociations informelles” non ouvertes aux observateurs, contrairement à ce qui s’était passé lors des négociations de la Convention de Bâle sur les mouvements transfrontières des déchets dangereux, de Rotterdam sur les produits chimiques et pesticides dangereux, ou encore celle de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP).”Nous sommes beaucoup moins nombreux que les observateurs des ONG”, a répondu à l’AFP Matthew Kastner, porte-parole de l’American Chemistry Council, membre du Conseil international des associations chimiques (ICCA), qui s’est élevé contre les affirmations des écologistes.Selon son propre décompte, l’industrie pétrolière et chimique compte 136 représentants, alors que les ONG environnementales en comptent quelque “1.500”, selon lui.Des chiffres jugés incomparables par Rachel Radvany du CIEL. Les entreprises disposent de budgets et d’avantages considérables pour influencer les négociations, fait-elle valoir, alors que le militant d’une communauté locale subissant la pollution d’une usine pétrochimique aura toutes les difficultés du monde à parvenir à Genève pour témoigner.Les représentants des entreprises sont là “pour défendre leurs propres emplois”, ajoute Delphine Levi Alvares de CIEL, “nous, nous ne sommes pas là pour garder nos emplois, nous représentons des intérêts publics. Si demain nous perdons notre emploi parce qu’il n’y a plus de pollution plastique, nous serons plus qu’heureux”.

Peinture rouge et tags hostiles sur les locaux de la compagnie israélienne El Al à Paris

L’entrée des locaux de la compagnie aérienne israélienne El Al à Paris a été recouverte de peinture rouge et de tags hostiles dans la nuit de mercredi à jeudi, Israël condamnant un “acte barbare”.Des journalistes de l’AFP ont constaté jeudi matin des inscriptions “Palestine vivra, Palestine vaincra”, “Fuck zionism” ou encore “El Al Genocide Airline” sur les murs entourant la porte d’entrée de l’immeuble abritant les locaux de la compagnie, rue de Turbigo (IIIe arrondissement), dans le centre de la capitale.La façade et le sol avaient été aspergés de peinture rouge.Des inscriptions rouges en arabe ont également été découvertes sur la façade de la banque voisine de l’immeuble, selon une source policière.Le parquet de Paris a indiqué à l’AFP avoir ouvert une enquête pour des faits de dégradation ou de détérioration du bien d’autrui commis en réunion en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion. Elle a été confiée au commissariat local.La ministre israélienne des Transports, Miri Regev, a condamné sur X un “acte barbare et violent contre El Al”.”J’attends des autorités françaises chargées de l’application de la loi qu’elles localisent les criminels et prennent des mesures fortes à leur encontre”, a-t-elle ajouté.”Aujourd’hui c’est El Al, demain c’est Air France. Lorsque le président français Macron annonce des cadeaux au Hamas, voici le résultat”, a aussi écrit la ministre. Emmanuel Macron a annoncé fin juillet que la France reconnaîtrait l’Etat de Palestine en septembre à l’ONU.L’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, s’est quant à lui rendu devant la façade dégradée en fin de matinée.”C’est un acte de terrorisme parce que ça a pour but de terroriser, de terroriser les employés d’El Al, de terroriser les citoyens israéliens, de leur faire peur et d’essayer de leur faire sentir qu’ils ne sont pas les bienvenus, que ce soit en France ou en dehors de leur pays”, a déclaré à la presse le diplomate.Selon la compagnie, citée par la chaîne de télévision israélienne N12, “l’incident s’est produit alors que le bâtiment était vide et qu’il n’y avait aucun danger pour les employés de l’entreprise”.”El Al arbore fièrement le drapeau israélien sur la queue de ses avions et condamne toute forme de violence, en particulier celle fondée sur l’antisémitisme”, a ajouté la compagnie nationale.Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a dénoncé sur X “une nouvelle manifestation d’antisémitisme décomplexé”, qu’il a qualifiée d'”inadmissible”. Son collègue des Transports, Philippe Tabarot, a lui condamné également sur X des “actes de vandalisme”, soulignant que “les actes de haine et d’antisémitisme n’ont pas leur place dans notre République”.Début juin, plusieurs lieux juifs à Paris avaient été aspergés de peinture verte, et trois Serbes ont été mis en examen et écroués, suspectés par les enquêteurs d’avoir agi dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère, possiblement la Russie.Israël est en guerre dans la bande de Gaza contre le Hamas depuis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur son sol le 7 octobre 2023.Cette attaque a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’offensive israélienne menée en représailles a fait au moins 61.158 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.dmv-bla-sm-mvn-cco/asl/dch   

Journée décisive dans l’Aude pour combattre l’incendie d’une ampleur inédite

Les soldats du feu veulent “taper vite et fort” jeudi, une journée “décisive de bascule” pour venir à bout de l’incendie d’une ampleur inédite, qui ravage l’Aude depuis près de 48 heures.En parcourant 17.000 hectares, le feu de forêt est d’ores et déjà le pire incendie depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen français, selon une base de données gouvernementale répertoriant les feux de forêt depuis 1973.”L’objectif est de pouvoir fixer” le feu d’ici la fin de journée, a indiqué à l’AFP le colonel Christophe Magny, chef des pompiers de l’Aude, à la tête des opérations.En début d’après-midi, l’incendie n’était “pas encore fixé”, mais avait cessé de s’étendre, a déclaré à la presse le préfet de l’Aude, Christian Pouget.Cependant, “la bataille n’est pas encore terminée, le feu peut repartir de manière plus importante”, a-t-il ajouté, précisant que quelque 2.000 personnes évacuées n’avaient pas encore pu regagner leur domicile.Jeudi matin, 2.000 foyers étaient encore privés d’électricité, a fait savoir Enedis à l’AFP, indiquant que “la priorité immédiate (…) est d’assurer la continuité des services essentiels”, comme l’accès à l’eau ou aux réseaux de télécommunications.Parti mardi après-midi du village de Ribaute, entre Carcassonne et Narbonne, le sinistre géant a parcouru 17.000 hectares de végétation et de pinède, dont 13.000 brûlés, selon la sécurité civile. Il a aussi détruit ou endommagé 36 habitations et brûlé une quarantaine de véhicules, selon le bilan provisoire de la préfecture.À Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, une dame de 65 ans qui avait refusé de quitter sa maison a été retrouvée morte mercredi à son domicile dévasté par les flammes. La préfecture a également décompté 13 blessés: deux habitants hospitalisés, dont un grièvement brûlé, et onze sapeurs-pompiers, dont un souffre d’un traumatisme crânien, selon le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.- “On se relèvera pas” -Dans cette commune, la plus affectée par l’incendie, une épaisse fumée se dégageait jeudi des collines de pins surplombant les vignobles où les herbes sèches s’embrasaient, a constaté un journaliste de l’AFP.Le préfet a évalué “de 800 à 900 hectares” les vignobles perdus.”Si on n’est pas aidés, on ne se relèvera pas. On perd gros. C’est un désespoir complet. Ça m’écœure, cette vigne, toutes ces années de travail, c’est parti en fumée en une heure”, confie à l’AFP Fabien Vergnes, 52 ans, dans sa propriété de 20 hectares à Tournissan, à quelques kilomètres de Saint-Laurent.-Météo “plutôt favorable”-Les conditions météo jeudi “sont plutôt favorables”, selon les pompiers de l’Aude. La tramontane, un vent sec et chaud qui renforce le feu, a été supplantée par un vent marin qui “va apporter de l’air plus humide qu’avant, ce qui est moins favorable à la propagation du feu”, a déclaré à l’AFP François Gourand, prévisionniste à Météo-France.”Notre stratégie c’est de taper vite et fort avant que ce vent ne se relève”, ont précisé les pompiers à l’AFP.Le vent qui poussait les flammes vers le littoral méditerranéen a tourné mercredi après-midi, redirigeant le danger vers le massif des Corbières et quinze communes déjà directement ou indirectement impactées par le sinistre.Le vent et “les températures de 32°C”, attendues dans l’après-midi, “nous amènent à rester prudents”, tempère le colonel Magny.- Stratégie militaire de lutte -Le dispositif aérien de quatre Canadair et trois hélicoptères bombardiers d’eau est mobilisé “toute la journée”, pour traiter le feu toujours actif sur divers secteurs, précisent les pompiers du département.  Le Premier ministre François Bayrou a qualifié l’incendie de “catastrophe d’une ampleur inédite” en estimant que l’épisode était “lié au “réchauffement climatique” et “à la sécheresse”. Dans un message de solidarité sur X, le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a prévenu: “La crise climatique est à nos portes. Si aucune action n’est prise rapidement et collectivement, une catastrophe va arriver, c’est une question de +quand+ et non pas de +si+”.Au troisième jour de combat contre le feu, plus de 2.000 pompiers et 500 engins restent mobilisés jeudi. L’Union européenne a également annoncé se tenir “prête à mobiliser” des ressources. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du feu, encore inconnues. Le Premier ministre a évoqué un départ de feu en bord de route.Fin juillet, à la moitié de la saison estivale, la sécurité civile avait comptabilisé plus de 15.000 hectares brûlés sur le territoire national pour 9.000 départs de feu, principalement sur le littoral méditerranéen.bur-chv-skh-dmc/dch/abl  

Journée décisive dans l’Aude pour combattre l’incendie d’une ampleur inédite

Les soldats du feu veulent “taper vite et fort” jeudi, une journée “décisive de bascule” pour venir à bout de l’incendie d’une ampleur inédite, qui ravage l’Aude depuis près de 48 heures.En parcourant 17.000 hectares, le feu de forêt est d’ores et déjà le pire incendie depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen français, selon une base de données gouvernementale répertoriant les feux de forêt depuis 1973.”L’objectif est de pouvoir fixer” le feu d’ici la fin de journée, a indiqué à l’AFP le colonel Christophe Magny, chef des pompiers de l’Aude, à la tête des opérations.En début d’après-midi, l’incendie n’était “pas encore fixé”, mais avait cessé de s’étendre, a déclaré à la presse le préfet de l’Aude, Christian Pouget.Cependant, “la bataille n’est pas encore terminée, le feu peut repartir de manière plus importante”, a-t-il ajouté, précisant que quelque 2.000 personnes évacuées n’avaient pas encore pu regagner leur domicile.Jeudi matin, 2.000 foyers étaient encore privés d’électricité, a fait savoir Enedis à l’AFP, indiquant que “la priorité immédiate (…) est d’assurer la continuité des services essentiels”, comme l’accès à l’eau ou aux réseaux de télécommunications.Parti mardi après-midi du village de Ribaute, entre Carcassonne et Narbonne, le sinistre géant a parcouru 17.000 hectares de végétation et de pinède, dont 13.000 brûlés, selon la sécurité civile. Il a aussi détruit ou endommagé 36 habitations et brûlé une quarantaine de véhicules, selon le bilan provisoire de la préfecture.À Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, une dame de 65 ans qui avait refusé de quitter sa maison a été retrouvée morte mercredi à son domicile dévasté par les flammes. La préfecture a également décompté 13 blessés: deux habitants hospitalisés, dont un grièvement brûlé, et onze sapeurs-pompiers, dont un souffre d’un traumatisme crânien, selon le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.- “On se relèvera pas” -Dans cette commune, la plus affectée par l’incendie, une épaisse fumée se dégageait jeudi des collines de pins surplombant les vignobles où les herbes sèches s’embrasaient, a constaté un journaliste de l’AFP.Le préfet a évalué “de 800 à 900 hectares” les vignobles perdus.”Si on n’est pas aidés, on ne se relèvera pas. On perd gros. C’est un désespoir complet. Ça m’écœure, cette vigne, toutes ces années de travail, c’est parti en fumée en une heure”, confie à l’AFP Fabien Vergnes, 52 ans, dans sa propriété de 20 hectares à Tournissan, à quelques kilomètres de Saint-Laurent.-Météo “plutôt favorable”-Les conditions météo jeudi “sont plutôt favorables”, selon les pompiers de l’Aude. La tramontane, un vent sec et chaud qui renforce le feu, a été supplantée par un vent marin qui “va apporter de l’air plus humide qu’avant, ce qui est moins favorable à la propagation du feu”, a déclaré à l’AFP François Gourand, prévisionniste à Météo-France.”Notre stratégie c’est de taper vite et fort avant que ce vent ne se relève”, ont précisé les pompiers à l’AFP.Le vent qui poussait les flammes vers le littoral méditerranéen a tourné mercredi après-midi, redirigeant le danger vers le massif des Corbières et quinze communes déjà directement ou indirectement impactées par le sinistre.Le vent et “les températures de 32°C”, attendues dans l’après-midi, “nous amènent à rester prudents”, tempère le colonel Magny.- Stratégie militaire de lutte -Le dispositif aérien de quatre Canadair et trois hélicoptères bombardiers d’eau est mobilisé “toute la journée”, pour traiter le feu toujours actif sur divers secteurs, précisent les pompiers du département.  Le Premier ministre François Bayrou a qualifié l’incendie de “catastrophe d’une ampleur inédite” en estimant que l’épisode était “lié au “réchauffement climatique” et “à la sécheresse”. Dans un message de solidarité sur X, le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a prévenu: “La crise climatique est à nos portes. Si aucune action n’est prise rapidement et collectivement, une catastrophe va arriver, c’est une question de +quand+ et non pas de +si+”.Au troisième jour de combat contre le feu, plus de 2.000 pompiers et 500 engins restent mobilisés jeudi. L’Union européenne a également annoncé se tenir “prête à mobiliser” des ressources. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du feu, encore inconnues. Le Premier ministre a évoqué un départ de feu en bord de route.Fin juillet, à la moitié de la saison estivale, la sécurité civile avait comptabilisé plus de 15.000 hectares brûlés sur le territoire national pour 9.000 départs de feu, principalement sur le littoral méditerranéen.bur-chv-skh-dmc/dch/abl  

Début d’une nouvelle vague de chaleur en France, onze départements en vigilance orange vendredi

Six départements de la moitié sud du pays vont s’ajouter aux 5 déjà placés en vigilance orange “canicule” pour la journée de vendredi, qui marquera le début de la deuxième vague de chaleur en France cet été, a annoncé jeudi Météo-France.La liste des départements en orange “va être complétée” par “six autres départements qui sont le Lot, l’Aveyron, la Loire, l’Isère, la Drôme et l’Ardèche”, portant à onze le nombre de départements touchés, a annoncé lors d’une conférence de presse Olivier Caumont, permanencier de prévision pour l’établissement public.Les précédents départements déjà annoncés en vigilance orange étaient les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne et le Rhône.A ces départements s’en ajoutent 24 autres de la moitié sud, placés pour leur part en vigilance jaune.”A partir de demain va démarrer la deuxième vague de chaleur de l’été 2025 à l’échelle de la France, qui sera la 51e vague de chaleur recensée par Météo France depuis 1947″, a précisé François Jobard, prévisionniste, évoquant “un épisode qui va surtout concerner dans un premier temps les régions sud et qui sera assez durable”.”A partir de ce jeudi les températures afficheront une hausse généralisée, prémices d’un épisode caniculaire qui débutera vendredi sur le sud-ouest et le centre-est. Les fortes chaleurs auront tendance à s’accentuer et à s’étendre les jours suivants. Elles se poursuivront en début de semaine prochaine”, indique Météo-France dans son bulletin de 16H00.”Dans l’après-midi on attend de 36 à 38°C localement 39°C sur une grande partie est de l’Occitanie et de 35 à 37°C (localement) 38°C dans le centre-est”, précise le bulletin.Ce réchauffement s’explique par “un véritable couvercle anticyclonique avec de l’air chaud dans les basses couches (de l’atmosphère) mais aussi en altitude”, a détaillé François Jobard.

Début d’une nouvelle vague de chaleur en France, onze départements en vigilance orange vendredi

Six départements de la moitié sud du pays vont s’ajouter aux 5 déjà placés en vigilance orange “canicule” pour la journée de vendredi, qui marquera le début de la deuxième vague de chaleur en France cet été, a annoncé jeudi Météo-France.La liste des départements en orange “va être complétée” par “six autres départements qui sont le Lot, l’Aveyron, la Loire, l’Isère, la Drôme et l’Ardèche”, portant à onze le nombre de départements touchés, a annoncé lors d’une conférence de presse Olivier Caumont, permanencier de prévision pour l’établissement public.Les précédents départements déjà annoncés en vigilance orange étaient les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne et le Rhône.A ces départements s’en ajoutent 24 autres de la moitié sud, placés pour leur part en vigilance jaune.”A partir de demain va démarrer la deuxième vague de chaleur de l’été 2025 à l’échelle de la France, qui sera la 51e vague de chaleur recensée par Météo France depuis 1947″, a précisé François Jobard, prévisionniste, évoquant “un épisode qui va surtout concerner dans un premier temps les régions sud et qui sera assez durable”.”A partir de ce jeudi les températures afficheront une hausse généralisée, prémices d’un épisode caniculaire qui débutera vendredi sur le sud-ouest et le centre-est. Les fortes chaleurs auront tendance à s’accentuer et à s’étendre les jours suivants. Elles se poursuivront en début de semaine prochaine”, indique Météo-France dans son bulletin de 16H00.”Dans l’après-midi on attend de 36 à 38°C localement 39°C sur une grande partie est de l’Occitanie et de 35 à 37°C (localement) 38°C dans le centre-est”, précise le bulletin.Ce réchauffement s’explique par “un véritable couvercle anticyclonique avec de l’air chaud dans les basses couches (de l’atmosphère) mais aussi en altitude”, a détaillé François Jobard.