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Le Sri Lanka déploie l’armée face aux inondations, le bilan des morts grimpe à 69

Le Sri Lanka a déployé l’armée vendredi pour secourir des centaines de personnes isolées par la montée des eaux, le bilan des victimes des intempéries grimpant à 69 morts et 34 personnes disparues dans ce pays d’Asie du Sud.Des hélicoptères et des bateaux de la marine ont mené de nombreuses opérations de sauvetage, secourant des habitants réfugiés dans des arbres, des toits et dans des villages isolés par les inondations. Le Centre national de gestion des catastrophes (DMC) a annoncé que le bilan s’était alourdi avec la découverte de nouveaux corps dans le centre du pays, la région la plus touchée, où la plupart des victimes ont été ensevelies vivantes dans des glissements de terrain.  Un précédent bilan faisait état de 56 morts et de 21 disparus. De fortes précipitations continent de s’abattre sur l’île, où certaines régions ont enregistré jusqu’à 360 millimètres de pluie au cours des dernières 24 heures, selon les autorités. Le fleuve Kelani, qui se jette dans l’océan Indien près de la capitale Colombo, est sorti de son lit vendredi en fin de journée. Ses habitants avaient été appelés auparavant à se réfugier dans les hauteurs de la ville. – “Pire inondation” -V. S. A. Ratnayake, 56 ans, qui a quitté sa maison inondée à Kaduwela, dans la banlieue ouest de la capitale, redoute que cela soit “la pire inondation dans notre région depuis trois décennies”.  “Je me souviens d’une inondation dans les années 1990, ma maison s’était retrouvée sous deux mètres d’eau”, dit-il à l’AFP. Un autre habitant, M. A. Madushantha, 38 ans, raconte que son habitation, située le long des berges du fleuve Kelani, a subi le même sort.  “J’ai envoyé mes enfants et ma femme chez ma sœur hier soir parce que nous nous nous y attendions”, dit-il. Dans l’ensemble de l’île, près de 3.000 habitations ont été détruites ou endommagées et près de 18.000 personnes hébergées dans des centres d’accueil  d’urgence.- L’Inde mobilise des secours-Dans le district d’Anuradhapura, dans le nord du pays, un hélicoptère Bell 212 de l’armée de l’air a héliporté un homme qui s’était réfugié sur un cocotier pour échapper à la montée des eaux.  Le DMC a annoncé que de nouvelles pluies étaient prévues et que le cyclone Ditwah devrait se déplacer du nord vers l’État du Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde, d’ici dimanche.  Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a présenté ses condoléances au Sri Lanka, déclarant que New Delhi mobilisait des secours d’urgence.  “Nous sommes prêts à fournir davantage d’aide et d’assistance à mesure que la situation évolue”, a déclaré M. Modi sur X.  Des responsables du DMC ont indiqué s’attendre à des niveaux de crue supérieurs à ceux enregistrés en 2016, lorsque des inondations avaient fait 71 morts à travers l’île. – “Nulle part où aller” -La chaîne Sirasa TV a diffusé l’appel à l’aide d’une femme désespérée. “Nous sommes six, dont un enfant d’un an et demi. Si l’eau monte encore de cinq marches, nous n’aurons nulle part où aller”, a-t-elle déclaré par téléphone.  Des dizaines de touristes bloqués ont été évacués vendredi depuis les régions de culture du thé dans le centre du pays vers Colombo.  Comme chaque année à la même période, le Sri Lanka subit la mousson du Nord-Est, mais le cyclone Ditwah a entraîné une intensification des précipitations. Cette nation insulaire dépend des pluies de mousson pour l’irrigation et l’hydroélectricité.  Si les phénomènes météorologiques extrêmes sont courants en Asie du Sud pendant la saison des moussons, les scientifiques soulignent que le changement climatique en aggrave la violence et l’impact. Le bilan des victimes des intempéries de cette semaine au Sri Lanka est le plus lourd depuis juin dernier, lorsque 26 personnes ont perdu la vie après de fortes pluies. En décembre, 17 personnes étaient décédées dans des inondations et des glissements de terrain. Le Sri Lanka avait connu en 2003 ses pires inondations du siècle, qui avaient fait 254 morts. 

Elections et désinformation: Macron propose de nouvelles pistes

Création d’une action judiciaire d’urgence contre “les fausses informations” sur les réseaux sociaux, “interdiction en période électorale de la publicité rémunérée” sur ces mêmes sites: Emmanuel Macron a avancé vendredi à Mirecourt (Vosges) plusieurs pistes pour lutter contre la désinformation.Le président de la République a annoncé avoir demandé au gouvernement un travail, à rendre “d’ici la fin de l’année” pour instaurer un “référé” contre les fausses informations ou les informations attentatoires à la dignité d’une personne. Il s’agit d’obtenir qu’elles puissent être bloquées en urgence sur les réseaux sociaux.Le chef de l’Etat s’exprimait lors d’un débat avec des lecteurs des journaux de l’est de la France, appartenant au groupe Ebra, sur le thème de “la démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux et des algorithmes”.Après Toulouse et Arras, le président a poursuivi sa tournée des titres régionaux pour échanger sur le sujet de la régulation des réseaux sociaux face aux risques qu’ils font peser, selon lui, sur la démocratie.Interrogé par une lectrice qui s’est dite harcelée sur les réseaux par un collègue qui a continué à diffuser des images d’elle détournées par l’intelligence artificielle malgré une première condamnation, Emmanuel Macron a dit avoir été “personnellement confronté au même genre de choses” et son épouse Brigitte Macron “encore plus”.”Ca prend un temps fou, ça continue, les gens le voient (…) et là on n’a aucun moyen de saisir le juge”, a-t-il regretté.Le couple présidentiel a engagé une longue procédure en diffamation aux Etats-Unis pour faire cesser la diffusion de rumeurs et d’infox sur le genre de naissance de Brigitte Macron.Avec un système de référé, il devrait être possible de demander au juge de statuer “en 48 heures” et d'”obliger” le harceleur présumé à “fermer” ses publications, a estimé le chef de l’Etat.- Elections et “guerre informationnelle” -La période électorale qui s’ouvre avec les scrutins municipaux de mars pose aussi la question des “ingérences étrangères” qui sont une “réalité”, a-t-il souligné.Les réseaux sociaux sont “structurés pour créer plutôt de la dépendance, de l’excitation” et “gagnent leur argent en repoussant de la publicité individuelle”, a-t-il poursuivi.Mais l’achat “massif” de “pages ou de comptes” peut permettre en période électorale “de pénétrer totalement dans l’espace informationnel”. Dans ce cadre, “les trolls jouent un rôle extrêmement important”, a-t-il ajouté.Emmanuel Macron a insisté sur le rôle doivent jouer les plateformes elles-mêmes. “On doit exiger des réseaux sociaux le fait qu’ils assument, qu’ils garantissent que derrière chaque compte, il y ait une personne réelle”, a-t-il dit, précisant que le combat devait être mené “au niveau européen”.Avant les élections, il a mis en avant le rôle de Viginum, le service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères créé en 2021, mais aussi du Quai d’Orsay.Aussi questionné sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, le président de la République a exprimé sa volonté d’étendre l’interdiction du téléphone portable au lycée à partir de la rentrée prochaine. Les portables sont déjà interdits à l’école primaire ainsi qu’au collège.”A partir de la rentrée prochaine, on veut faire +plus de portables au lycée+ pour vraiment aller au bout de cette démarche et dire: +c’est pas le lieu où vous devez faire ça, c’est le lieu où vous apprenez et puis c’est le lieu où vous échangez+”, a-t-il dit.”Tout ce qu’on s’est dit ce matin va donner lieu à un agenda de décisions et d’actions”, notamment des textes législatifs, a conclu le président après deux heures d’échanges, en appelant à la “vigilance” des lecteurs qui ont participé à ces débats.

Le gouvernement et ArcelorMittal s’opposent de concert au projet de nationalisation

Le gouvernement et ArcelorMittal ont réaffirmé vendredi leur opposition ferme à toute nationalisation des actifs français de l’aciériste, au lendemain de l’adoption en première lecture à l’Assemblée nationale d’une proposition de loi LFI en ce sens, qui risque fort d’être retoquée par le Sénat.Nationaliser le sidérurgiste ArcelorMittal France serait “une réponse populiste à un problème structurel”, a déploré le ministre de l’Economie Roland Lescure.”La France a besoin d’un cap industriel clair, pas d’une prétendue formule magique que serait la nationalisation”, a-t-il écrit dans un message publié sur le réseau Bluesky.L’Assemblée nationale a adopté jeudi en première lecture une proposition de loi LFI visant à nationaliser ArcelorMittal France, qui a annoncé en avril des mesures de réorganisation qui entraîneront des suppressions d’emplois, évaluées à 260 à ce stade.”C’est un vote historique, c’est une victoire qui a été arrachée grâce à la mobilisation des travailleurs et des travailleuses et de toute la CGT”, a réagi la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet après de l’AFP, appelant le gouvernement à “respecter le vote qu’il y a eu au Parlement”.Le texte a été adopté avec le soutien de la gauche (insoumis, socialistes, écologistes et communistes), tandis que le RN s’est abstenu et que le camp gouvernemental a voté contre. Son avenir est toutefois hautement incertain, car il lui sera difficile d’être adopté au Sénat, dominé par la droite et le centre.”Le véritable enjeu, ce n’est pas de nationaliser Arcelor, c’est de se battre contre les importations massives d’acier chinois, c’est un débat au niveau européen”, a relevé vendredi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, opposé comme l’ensemble du gouvernement à une nationalisation chiffrée à trois milliards d’euros, sur fond de disette budgétaire.Le ministre de l’Industrie Sébastien Martin a estimé auprès de l’AFP que “ce vote crée l’illusion d’une protection, mais il ne résout ni la chute de la demande européenne, ni la concurrence mondiale faussée, ni les coûts de production qui pèsent sur la filière”.Ce que prévoit le texte, “ce n’est pas de nationaliser le groupe ArcelorMittal, c’est de n’en nationaliser qu’une partie”, a renchéri Pascal Deshayes, délégué syndical central CFE-CGC pour ArcelorMittal France, qui estime qu’on va ainsi “nationaliser des dettes”, l’Europe étant “l’enfant malade du groupe”.”L’avenir de la sidérurgie française ne se joue pas dans les postures. Il se joue dans des décisions courageuses : protéger l’acier européen à Bruxelles, investir, alléger les impôts de production, sécuriser les sites, lutter contre la concurrence déloyale”, a ajouté Sébastien Martin. – “Les leviers sont européens” -Le plan acier de la Commission européenne prévoit de diviser par deux environ les quotas d’acier étranger pouvant être importés dans l’UE sans droits de douane, tout en doublant les droits de douane pour les importations dépassant ces quotas, à hauteur de 50% contre 25% précédemment.En dépit de ces mesures de protection annoncées, les Insoumis voient dans une nationalisation “l’unique solution” pour sauver la filière et ses 15.000 emplois directs, lutter contrer le plan social et relancer la décarbonation des hauts-fourneaux.Les socialistes, défendent davantage une “mise sous tutelle” qu’une nationalisation, mais ont voté pour le texte.ArcelorMittal a estimé vendredi matin qu’une nationalisation “ne permettrait en aucun cas de résoudre les problèmes rencontrés par l’industrie de l’acier en France et en Europe”, appelant à “agir sur les facteurs structurels de compétitivité”, et soulignant que “les leviers sont européens”.”Le marché européen de l’acier est inondé d’importations massives à bas prix, qui ont un effet dévastateur pour les producteurs européens. L’Europe doit (…) appliquer au plus vite les mesures de défense commerciale annoncées en octobre, ainsi qu’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières efficace”, plaide le groupe dans un communiqué.ArcelorMittal, deuxième sidérurgiste mondial, emploie plus de 7.000 salariés dans son pôle du nord de la France qui compte sept usines. Le groupe emploie 15.000 personnes au total en France.Le groupe a fait le “choix stratégique assumé de privilégier la distribution” de liquidités “aux actionnaires, au détriment de l’anticipation” et de l’investissement, estimait le cabinet d’expertise Secafi mandaté par le comité social et économique central (CSEC), dans un rapport contesté par l’entreprise.bur-cda-bj-jul-ngu/ved/apz/

Évadés de Dijon: l’un des deux fugitifs arrêté, le plus dangereux toujours en fuite

Sa cavale n’aura duré que 24 heures: un des deux détenus évadés “à l’ancienne”, avec une scie à métaux, de la prison de Dijon jeudi, a été arrêté vendredi matin en Saône-et-Loire en train de prendre un café dans le bar d’un village, alors que l’autre évadé, “potentiellement dangereux”, reste en fuite.Le détenu retrouvé est “très probablement” le plus vieux des deux, âgé de 32 ans, “sous réserve de la vérification formelle de son identité”, a précisé dans un communiqué le procureur à Dijon, Olivier Caracotch. De sources proches du dossier, on précise que le fugitif était en train de siroter un café au bar-tabac-pmu de Bey, un village proche de Chalon-sur-Saône, quand les policiers d’élite de la BRI (brigade de recherche et d’intervention) l’ont arrêté, sans qu’il offre de résistance.Il risque un maximum de 10 ans de prison pour “évasion en bande organisée”.L’autre détenu évadé, âgé de 19 ans et considéré comme “potentiellement dangereux”, est toujours en fuite.”Près d’une centaine de fonctionnaires de police” restent mobilisés, selon le parquet de Dijon, “pour parvenir à l’interpellation de la seconde personne”, a ajouté le procureur.Déjà condamné à une dizaine de reprises pour des violences aggravées et enlèvement notamment, il était en détention provisoire après avoir été mis en examen pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs.Ce détenu est “dans le registre de la criminalité organisée” et soupçonné d’avoir participé à “un règlement de comptes sur fond de narcotrafic” à Montbéliard, après avoir été recruté pour exécuter un “contrat criminel”, avait détaillé jeudi à l’AFP Paul-Edouard Lallois, procureur de la République à Montbéliard (Doubs), où est instruit son dossier.Le détenu retrouvé vendredi en Saône-et-Loire était également en détention provisoire pour “des menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe”, selon le parquet de Dijon.Les deux prisonniers se sont évadés “à l’ancienne”, selon les syndicats pénitentiaires, en sciant les barreaux de leurs cellules avec de simples lames de scie à métaux. “L’hypothèse la plus probable” est que ces lames ont été livrées par drone, selon M. Caracotch, qui a rappelé que, il y a peu, le tribunal de Dijon avait condamné un individu pour des livraisons par drone dans cette prison, “notamment de lames de scie”.- “Un choc de sécurité” -Après avoir scié les barreaux de leurs cellules situées au rez-de-chaussée, les détenus ont utilisé des draps pour couvrir les fils de lames de rasoir habillant le premier mur d’enceinte et ainsi l’escalader pour arriver dans la cour de la prison. Ils n’avaient plus alors qu’à sortir “par le porche du site pénitentiaire”, selon M. Caracotch.Ce porche s’ouvre le matin pour laisser entrer le personnel, ont indiqué plusieurs sources proches du dossier.Vétuste, la maison d’arrêt de Dijon, située près du centre-ville, n’est pas couverte de filets antidrones.”Notre organisation n’a eu de cesse de dénoncer l’absence de dispositifs antidrones”, a souligné le syndicat Ufap-Unsa Justice, évoquant des “balets incessants” au-dessus de la maison d’arrêt de Dijon.L’établissement, qui date de 1853, fait partie du plan “zéro portable” récemment annoncé par le ministre de la Justice Gérald Darmanin et qui vise, pour un coût de 29 millions d’euros, à rendre six prisons “complètement étanches” aux mobiles.L’UFAP salue la “volonté d’améliorer la sécurité” de ce plan mais le “retard” est tellement important qu’il s’agit plus d’un “cataplasme sur une jambe de bois”, selon le syndicat.Dans un message sur X, Gérald Darmanin a promis “un vrai choc de sécurité dans nos prisons” après ces “évasions inacceptables de Dijon”.”Je me battrai pour avoir encore des moyens supplémentaires pour la sécurité des agents et des Français”, a-t-il assuré, listant les mesures déjà en cours, notamment la création de “1.000 nouveaux agents pénitentiaires l’année prochaine” qui “combleront en partie le manque important d’agents dans nos prisons”.

Trump says to suspend ‘third world’ migration after troop dies

US President Donald Trump said on Thursday he would suspend migration from what he called “third world countries”, a day after an Afghan national allegedly shot two National Guard soldiers in Washington, killing one.His social media post, which also threatened to reverse “millions” of admissions granted under his predecessor Joe Biden, marked a new escalation …

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A69: rejet demandé d’une requête de récusation de magistrats appelés à statuer

La rapporteure publique a recommandé vendredi à la cour administrative de Toulouse de rejeter une requête de récusation déposée par les opposants à l’A69 visant certains de ses magistrats appelés à statuer sur ce dossier polémique, lors d’une audience cruciale en décembre.La cour a mis sa décision sur cette demande en délibéré, sans préciser la date à laquelle celle-ci sera effectivement rendue.Devenu un emblème national des luttes environnementales contre des projets jugés dépassés à l’heure du changement climatique, l’A69 qui doit relier Toulouse à Castres fait l’objet d’une bataille au long cours devant la justice.Michèle Torelli, rapporteure publique – c’est-à-dire le magistrat dont les conclusions sont destinées à éclairer les juridictions administratives dans leurs décisions – a estimé vendredi que la demande des opposants était “non-fondée”. Ces derniers estiment que la participation de trois magistrats de la cour à une première audience fin mai sur le dossier de l’A69 ne leur permet pas de siéger de nouveau lors de l’examen au fond, le 11 décembre, de la validité de l’autorisation environnementale de ce vaste chantier.En mai, deux de ces magistrats faisaient partie de la juridiction ayant décidé une reprise provisoire des travaux, interrompus par un jugement du tribunal administratif de Toulouse fin février.Le troisième magistrat visé est le rapporteur public qui, en mai, avait estimé que le projet d’autoroute était “par nature” justifié par l’importance des villes à relier et qu’il fallait reprendre le chantier.”Le simple fait d’avoir suspendu la décision du tribunal de Toulouse est un parti-pris” qui entache l’impartialité des magistrats visés par la demande, a expliqué à la barre Me Alexandre Faro, au nom des opposants.Leur maintien laisserait “subsister un doute quant à la décision sur l’appel au fond” qui pourrait être perçue comme “illégitime”, a plaidé Me Julie Rover, une autre avocate des anti-A69.”La coutume et les pratiques des juridictions, c’est d’écarter les juges qui ont déjà statué au provisoire, sauf que dans ce cas précis de l’A69 alors même que tous les projecteurs sont braqués sur ce dossier, je ne comprends pas que la cour administrative de Toulouse n’ait pas pris cette précaution-là”, a-t-elle expliqué à l’AFP.      Après l’audience du 11 décembre, la cour administrative d’appel décidera si elle confirme ou non le jugement du tribunal administratif ayant annulé l’autorisation environnementale de l’A69, le 27 février.Pour le moment, le chantier se poursuit, Atosca, le futur concessionnaire et actuel responsable des travaux mettant actuellement en place dans le Tarn les centrales qui doivent permettre de produire les 500.000 tonnes de revêtement de la future autoroute de 53 km.    

A69: rejet demandé d’une requête de récusation de magistrats appelés à statuer

La rapporteure publique a recommandé vendredi à la cour administrative de Toulouse de rejeter une requête de récusation déposée par les opposants à l’A69 visant certains de ses magistrats appelés à statuer sur ce dossier polémique, lors d’une audience cruciale en décembre.La cour a mis sa décision sur cette demande en délibéré, sans préciser la date à laquelle celle-ci sera effectivement rendue.Devenu un emblème national des luttes environnementales contre des projets jugés dépassés à l’heure du changement climatique, l’A69 qui doit relier Toulouse à Castres fait l’objet d’une bataille au long cours devant la justice.Michèle Torelli, rapporteure publique – c’est-à-dire le magistrat dont les conclusions sont destinées à éclairer les juridictions administratives dans leurs décisions – a estimé vendredi que la demande des opposants était “non-fondée”. Ces derniers estiment que la participation de trois magistrats de la cour à une première audience fin mai sur le dossier de l’A69 ne leur permet pas de siéger de nouveau lors de l’examen au fond, le 11 décembre, de la validité de l’autorisation environnementale de ce vaste chantier.En mai, deux de ces magistrats faisaient partie de la juridiction ayant décidé une reprise provisoire des travaux, interrompus par un jugement du tribunal administratif de Toulouse fin février.Le troisième magistrat visé est le rapporteur public qui, en mai, avait estimé que le projet d’autoroute était “par nature” justifié par l’importance des villes à relier et qu’il fallait reprendre le chantier.”Le simple fait d’avoir suspendu la décision du tribunal de Toulouse est un parti-pris” qui entache l’impartialité des magistrats visés par la demande, a expliqué à la barre Me Alexandre Faro, au nom des opposants.Leur maintien laisserait “subsister un doute quant à la décision sur l’appel au fond” qui pourrait être perçue comme “illégitime”, a plaidé Me Julie Rover, une autre avocate des anti-A69.”La coutume et les pratiques des juridictions, c’est d’écarter les juges qui ont déjà statué au provisoire, sauf que dans ce cas précis de l’A69 alors même que tous les projecteurs sont braqués sur ce dossier, je ne comprends pas que la cour administrative de Toulouse n’ait pas pris cette précaution-là”, a-t-elle expliqué à l’AFP.      Après l’audience du 11 décembre, la cour administrative d’appel décidera si elle confirme ou non le jugement du tribunal administratif ayant annulé l’autorisation environnementale de l’A69, le 27 février.Pour le moment, le chantier se poursuit, Atosca, le futur concessionnaire et actuel responsable des travaux mettant actuellement en place dans le Tarn les centrales qui doivent permettre de produire les 500.000 tonnes de revêtement de la future autoroute de 53 km.    

Death toll in Southeast Asia floods tops 300

Days of devastating flooding across Southeast Asia have killed more than 300 people in Indonesia, Thailand and Malaysia, authorities said on Friday.Heavy monsoon season rains paired with a tropical storm system inundated areas across the three countries, stranding residents on rooftops and cutting off entire communities.Authorities in Indonesia were struggling to reach the worst-affected areas …

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A Marineland, orques et dauphins surnagent dans un parc en décomposition

Au bout des allées vides du Marineland d’Antibes, parc fantôme depuis janvier, deux orques et douze dauphins tournent en rond dans des bassins en fin de vie, dans l’attente d’un avenir.Les pingouins, les requins ou les otaries ont rejoint d’autre zoos, ne laissant que quelques feuilles mortes dans leurs bassins à sec, et une barrière indiquant “complet” bloque l’accès au vaste parking, pourtant désert, où convergeaient des centaines de milliers de visiteurs chaque année.Désormais, le souffle caverneux des deux orques —  Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans) — résonne dans les gradins parsemés de déjections d’oiseaux.Construit en 2000, l’espace des orques, composé de cinq bassins connectés, n’a plus fait l’objet de rénovations d’ampleur depuis 2021 et le vote de la loi sur le bien-être animal qui a scellé le sort de Marineland en interdisant à terme la détention et les spectacles de cétacés.Les orques et dauphins, étant nés dans ce parc des Alpes-Maritimes, ne survivraient pas en liberté. Pascal Picot, directeur général du parc, réclame depuis des mois de pouvoir transférer les animaux en Espagne, où les spectacles de cétacés sont autorisés. A Marineland, l’infrastructure est “en fin de vie”. “Tout s’effrite. On a le fond qui se fissure. On a des morceaux de béton qui tombent, qui dégagent des fers apparents. Les animaux sont réellement en danger”, insiste-t-il.En mars 2024, Inouk, le frère de Wikie, était mort de l’ingestion d’un petit morceau de métal de quelques grammes.Des travaux réguliers de maintenance permettent de colmater, mais les bruits perturbent les orques et les traces de ciment compliquent la filtration de l’eau.- Dangereux selfies -Parallèlement, le parc fait face depuis la fin de l’été à une multiplication d’intrusions, le plus souvent de la part de jeunes en quête de selfies.”Ils mettent en danger la vie des animaux et leur propre vie”, prévient M. Picot, qui a renforcé le service de sécurité. “Les animaux sont puissants, ils peuvent vous entraîner au fond de l’eau”. Même sans être agressifs, juste pour jouer. D’autant qu’ils s’ennuient. Dans le bassin — moins fissuré — des dauphins, en l’absence de soigneurs, il suffit d’une sonnerie de portable pour que plusieurs sortent la tête de l’eau et suivent les visiteurs, en sautant pour éclabousser.Au total, quelque 35 personnes travaillent encore dans le parc vide, dont des soigneurs qui se relaient encore sept jours sur sept pour nourrir les cétacés et les stimuler cognitivement et socialement plusieurs heures par jour. Le temps presse aussi pour eux. Ils seront licenciés au départ des cétacés et ont besoin de se projeter, que ce soit pour suivre les animaux ou entamer une reconversion.Et pour le parc désormais sans revenus, entre les salaires, l’électricité, les 800 kg de poisson quotidien, les assurances ou encore le renforcement de la sécurité, la facture va s’élever cette année à “plusieurs millions d’euros”, assure M. Picot.Au printemps, l’ONG Sea Shepherd a proposé cinq millions d’euros pour rénover les bassins et prendre les orques en charge le temps qu’un sanctuaire de semi-liberté soit prêt à les accueillir. Mais le parc à décliné, faisant valoir que les projets de sanctuaires patinent depuis 10 ans.L’Espagne a refusé le transfert des orques vers un parc de Tenerife, évoquant en particulier des bassins trop petits. Mais le transfert de huit des 12 dauphins à Malaga a été validé, et le feu vert de Paris n’arrive pas.Le gouvernement met en avant un projet de structure au ZooPark de Beauval, qui ne sera cependant pas prêt avant 2027 et suscite l’opposition de nombreuses associations de défense des animaux, qui considèrent un “delphinarium de luxe” à Beauval ou un transfert en Espagne comme une violation de l’esprit de la loi sur le bien-être animal.Marketa Schusterova, cofondatrice de l’ONG TideBreakers, dont les drones inspectent régulièrement Marineland et d’autres parcs fermés avec des cétacés en attente au Canada, aux Etats-Unis ou en Argentine, se veut plus pragmatique: “L’Espagne n’est pas la solution idéale mais elle maintiendrait les orques en vie. Ces bassins (à Marineland, ndlr) vont les tuer.”

A Marineland, orques et dauphins surnagent dans un parc en décomposition

Au bout des allées vides du Marineland d’Antibes, parc fantôme depuis janvier, deux orques et douze dauphins tournent en rond dans des bassins en fin de vie, dans l’attente d’un avenir.Les pingouins, les requins ou les otaries ont rejoint d’autre zoos, ne laissant que quelques feuilles mortes dans leurs bassins à sec, et une barrière indiquant “complet” bloque l’accès au vaste parking, pourtant désert, où convergeaient des centaines de milliers de visiteurs chaque année.Désormais, le souffle caverneux des deux orques —  Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans) — résonne dans les gradins parsemés de déjections d’oiseaux.Construit en 2000, l’espace des orques, composé de cinq bassins connectés, n’a plus fait l’objet de rénovations d’ampleur depuis 2021 et le vote de la loi sur le bien-être animal qui a scellé le sort de Marineland en interdisant à terme la détention et les spectacles de cétacés.Les orques et dauphins, étant nés dans ce parc des Alpes-Maritimes, ne survivraient pas en liberté. Pascal Picot, directeur général du parc, réclame depuis des mois de pouvoir transférer les animaux en Espagne, où les spectacles de cétacés sont autorisés. A Marineland, l’infrastructure est “en fin de vie”. “Tout s’effrite. On a le fond qui se fissure. On a des morceaux de béton qui tombent, qui dégagent des fers apparents. Les animaux sont réellement en danger”, insiste-t-il.En mars 2024, Inouk, le frère de Wikie, était mort de l’ingestion d’un petit morceau de métal de quelques grammes.Des travaux réguliers de maintenance permettent de colmater, mais les bruits perturbent les orques et les traces de ciment compliquent la filtration de l’eau.- Dangereux selfies -Parallèlement, le parc fait face depuis la fin de l’été à une multiplication d’intrusions, le plus souvent de la part de jeunes en quête de selfies.”Ils mettent en danger la vie des animaux et leur propre vie”, prévient M. Picot, qui a renforcé le service de sécurité. “Les animaux sont puissants, ils peuvent vous entraîner au fond de l’eau”. Même sans être agressifs, juste pour jouer. D’autant qu’ils s’ennuient. Dans le bassin — moins fissuré — des dauphins, en l’absence de soigneurs, il suffit d’une sonnerie de portable pour que plusieurs sortent la tête de l’eau et suivent les visiteurs, en sautant pour éclabousser.Au total, quelque 35 personnes travaillent encore dans le parc vide, dont des soigneurs qui se relaient encore sept jours sur sept pour nourrir les cétacés et les stimuler cognitivement et socialement plusieurs heures par jour. Le temps presse aussi pour eux. Ils seront licenciés au départ des cétacés et ont besoin de se projeter, que ce soit pour suivre les animaux ou entamer une reconversion.Et pour le parc désormais sans revenus, entre les salaires, l’électricité, les 800 kg de poisson quotidien, les assurances ou encore le renforcement de la sécurité, la facture va s’élever cette année à “plusieurs millions d’euros”, assure M. Picot.Au printemps, l’ONG Sea Shepherd a proposé cinq millions d’euros pour rénover les bassins et prendre les orques en charge le temps qu’un sanctuaire de semi-liberté soit prêt à les accueillir. Mais le parc à décliné, faisant valoir que les projets de sanctuaires patinent depuis 10 ans.L’Espagne a refusé le transfert des orques vers un parc de Tenerife, évoquant en particulier des bassins trop petits. Mais le transfert de huit des 12 dauphins à Malaga a été validé, et le feu vert de Paris n’arrive pas.Le gouvernement met en avant un projet de structure au ZooPark de Beauval, qui ne sera cependant pas prêt avant 2027 et suscite l’opposition de nombreuses associations de défense des animaux, qui considèrent un “delphinarium de luxe” à Beauval ou un transfert en Espagne comme une violation de l’esprit de la loi sur le bien-être animal.Marketa Schusterova, cofondatrice de l’ONG TideBreakers, dont les drones inspectent régulièrement Marineland et d’autres parcs fermés avec des cétacés en attente au Canada, aux Etats-Unis ou en Argentine, se veut plus pragmatique: “L’Espagne n’est pas la solution idéale mais elle maintiendrait les orques en vie. Ces bassins (à Marineland, ndlr) vont les tuer.”