AFP Top News

Suicide d’une gendarme à Lyon: la justice referme le dossier, colère de la famille

La justice a refermé jeudi l’enquête sur la mort en 2011 d’une gendarme dans une caserne à Lyon, une décision jugée “scandaleuse” par la famille qui récuse la thèse d’un suicide pour raisons personnelles, persuadée qu’elle était harcelée par des collègues.Dans ce dossier au long cours, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon “a estimé qu’il n’y avait pas lieu à poursuivre quiconque”, a déclaré lors d’un point-presse téléphonique l’avocat des proches de Myriam Sakhri, Me Vincent Brengarth. Son arrêt de non lieu -le 4e de la procédure- est “une décision scandaleuse”: “Il est évidemment impensable pour nous d’en rester là. Le combat va continuer”, a-t-il ajouté.Présente à la cour, où des portraits de la disparue avait été accrochés aux grilles, sa soeur Nadirha Sakhri a dénoncé une enquête “bâclée” et une “mascarade depuis le début”.”Ils ne veulent pas juger son affaire. Ils n’ont pas de courage, ce n’est pas un souci. Nous irons jusqu’à la Cour de cassation. Et si la Cour de cassation n’arrivera pas à juger l’affaire, on ira jusqu’à la Cour européenne”, a-t-elle déclaré.Âgée de 32 ans et d’origine algérienne, la jeune gendarme a été retrouvée morte le 24 septembre 2011 dans son appartement de fonction, à Lyon, une balle dans le ventre et son arme de service à ses pieds.Affectée au Centre d’opérations et de renseignements de la gendarmerie (Corg) du Rhône, service chargé de répondre aux appels du public, elle s’était plainte de harcèlement et de racisme et une enquête interne avait été ouverte, dont elle attendait les conclusions.À sa mort, un mot retrouvé à ses côtés, écrit de sa main -“Merci à G. le connard !”- désignait le colonel qui commandait à l’époque la gendarmerie du Rhône.- “Courage” -Après le décès de la gendarme, l’affaire avait été rapidement classée. Mais la famille, dénonçant la partialité des investigations menées par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), avait porté plainte.Celle-ci avait déclenché l’ouverture d’une première information judiciaire en 2012. Elle avait débouché sur un non-lieu en 2013, confirmé en appel en 2014 puis par la Cour de cassation en 2015.Les magistrats avaient écarté tout harcèlement, estimant que la gendarme s’était suicidée après avoir appris qu’elle devrait comparaître devant un tribunal pour deux affaires liées à l’exercice de sa profession.Pas convaincue, la famille avait poursuivi son combat et compilé des témoignages démontrant que la gendarme était devenue “la bête noire” de son entourage professionnel.Sur la base de ces nouveaux éléments, une information judiciaire pour harcèlement et homicide involontaire avait été rouverte en 2021 et confiée à la chambre de l’instruction de la cour d’appel. L’examen de l’affaire avait fait depuis l’objet de multiples reports, jusqu’au non lieu prononcé jeudi, dont les motivations n’ont pas encore été rendues publiques.”Nous avions énormément d’éléments qui permettaient non seulement de caractériser l’existence d’un racisme ambiant au sein du service dans lequel évoluait Myriam Sakri”, mais aussi “des comportements de harcèlement à son encontre”, a pourtant noté Me Brenghart, dénonçant “le manque de courage” de la justice.”On sera là pour élever la voix de Myriam quoi qu’il arrive, on ne lâchera rien et on fera preuve de courage quoi qu’il arrive”, a ajouté devant la presse la nièce de la gendarme, Damia, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.

ISS astronauts splash down on Earth after first-ever medical evacuation

Four International Space Station crewmembers splashed down in the Pacific Ocean on Thursday, NASA footage showed, after the first ever medical evacuation in the orbital lab’s history.A video feed from NASA showed the capsule carrying American astronauts Mike Fincke and Zena Cardman, Russian cosmonaut Oleg Platonov and Japanese astronaut Kimiya Yui land off the coast …

ISS astronauts splash down on Earth after first-ever medical evacuation Read More »

Procès RN: la question procédurale de Le Pen sera tranchée lors du délibéré

La cour d’appel de Paris a indiqué jeudi qu’elle se prononcerait lors du délibéré du procès des assistants d’eurodéputés du Front national sur la question procédurale complexe soulevée mercredi par la défense de Marine Le Pen.”La cour joint l’incident au fond”, a déclaré sa présidente Michèle Agi.La défense de la cheffe de file de l’extrême droite a soulevé mercredi un embrouillamini né de l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel (ORTC), ce document récapitulant le dossier et énumérant les charges dont les magistrats sont saisis à l’audience pour mener le procès.Dans l’affaire des assistants parlementaires d’eurodéputés FN, les juges de première instance avaient pris en compte un tableau annexe, non signé, listant l’ensemble des contrats, quand bien même certains n’avaient pas donné lieu à des mises en examen d’assistants.Le tribunal avait jugé que le document était suffisant pour poursuivre Marine Le Pen en tant que présidente du parti pour complicité de détournement de fonds pour l’ensemble des contrats.Or, pour l’avocat de Marine Le Pen, Me Rodolphe Bosselut, “ça a abouti à une aggravation de la situation pénale” de sa cliente, “pour une valeur complémentaire de détournements supposés d’1,4 million d’euros”, a-t-il plaidé mercredi.Dans le jugement de première instance du 31 mars 2025, le préjudice économique final du Parlement européen a été  porté à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros de fonds indûment versés mais déjà remboursés par une partie des prévenus.Représentant l’accusation, les avocats généraux ont également considéré lors des débats de mercredi qu’en première instance, le tribunal correctionnel de Paris a “surestimé” les charges dont il était saisi.Marine Le Pen, le Rassemblement national et dix autres personnes sont jugés en appel jusqu’au 11 février dans ce procès décisif pour sa candidature à la présidentielle de 2027.

Femme agressée à Blois en 2022: son ex-compagnon jugé pour tentative de féminicide

Le procès d’un homme jugé pour tentative de meurtre aggravé sur son ex-compagne, Chloé P., violemment agressée en décembre 2022 à l’âge de 24 ans après avoir vainement tenté de déposer plainte, s’est ouvert jeudi devant la cour d’assises du Loir-et-Cher.La jeune femme, qui garde des séquelles irréversibles, a pris place devant une dizaine de journalistes accompagnée de ses parents. Elle est restée sans réaction à l’arrivée de l’accusé, apparu le crâne rasé et en jogging dans le box, qui risque la perpétuité.Le 13 décembre 2022, la jeune femme, alors âgée de 24 ans, se présente au commissariat de Blois pour porter plainte contre son ex-compagnon. Mais sur place, Chloé P., manager dans une pizzeria, est invitée par un fonctionnaire de police à revenir le lendemain.Elle est retrouvée deux heures plus tard par les policiers, alertés par des voisins, laissée pour morte dans le couloir de son immeuble.Pendant plusieurs semaines, Chloé P. est en réanimation, le pronostic vital engagé. Elle va rester deux mois dans le coma avec une ITT de 120 jours prononcée.L’accusé, Marvin J., 27 ans, rencontré en août 2022 sur internet, est interpellé deux jours plus tard à son domicile en région parisienne.Il a reconnu avoir été l’auteur de violences ce jour-là, notamment des coups de pieds dans le visage, mais en niant toute volonté de donner la mort.Son avocat, Me Stéphane Rapin, a dit à l’AFP en amont de l’audience qu’il “contesterait” l’intention d’homicide.L’homme a déjà été plusieurs fois condamné “notamment pour violences sur une ex-compagne”, selon l’avocate de la victime, Me Isabelle Steyer, évoquant “quatorze” mentions à son casier judiciaire.Chloé P., victime de violences, mais aussi d’insultes et de harcèlement, avait rompu avec Marvin J. quelques semaines avant les faits et préparé un dossier pour saisir la justice, selon ses proches.Chloé P. souffre aujourd’hui de lésions cérébrales majeures, a perdu l’usage de son œil droit, présente des séquelles neurologiques majeures irréversibles et une lourde perte auditive.Le policier qui a renvoyé chez elle la jeune femme, un major alors âgé de 55 ans, avait été suspendu à titre conservatoire dans un premier temps, puis mis à la retraite d’office en janvier 2024.Le verdict est attendu vendredi.

Le taux du Livret A va baisser au 1er février

Le taux du Livret A va descendre à 1,5% à compter du mois prochain, a annoncé jeudi le ministre de l’Economie Roland Lescure, conséquence logique du ralentissement de l’inflation.”Le Livret A est un support d’épargne privilégié pour les Français. Avec ce nouveau taux supérieur à l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages est préservé”, a déclaré jeudi M. Lescure, cité dans un communiqué.Aujourd’hui à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – est calculé chaque semestre par la Banque de France et son gouverneur, François Villeroy de Galhau, qui le transmet pour validation à Bercy.Il tient compte d’une part d’un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et d’autre part de l’inflation hors tabac du deuxième semestre 2025, mesurée à 0,8% en décembre par l’Insee.C’est cette deuxième composante qui plombe aujourd’hui le taux du Livret A car la hausse des prix a considérablement ralenti en France, au bénéfice du pouvoir d’achat des Français.”Nous avons appliqué la formule en l’arrondissant à la hausse”, a précisé M. Lescure lors d’un échange avec la presse. Le gouverneur de la Banque de France et le ministre de l’Economie disposent en effet d’un pouvoir de dérogation au strict calcul de la formule. Sans cet arrondi, le taux du Livret A serait tombé encore plus bas, à 1,4%.Ce coup de pouce bienvenu est une maigre consolation pour les épargnants, qui ont vu le taux du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), divisé par deux en à peine un an.Il avait commencé 2025 à 3%, avant d’être ramené à 2,4% puis à 1,7% au cours de l’année dernière. Il faut remonter à juillet 2022 pour retrouver un taux inférieur. – Objectif LEP -La baisse du rendement du Livret A, même légèrement amortie, permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher.C’est également une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.Les assureurs se réjouissent aussi de voir leurs assurances vie encore plus compétitives face au Livret A. Les contrats d’assurance vie, dont les taux sont stables ou orientés à la hausse depuis début 2026, font le plein au détriment du Livret A, que les Français boudent depuis plusieurs trimestres.La Banque de France et Bercy ont comme à l’habitude mis l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux épargnants modestes, qui bénéficie d’un geste en sa faveur encore plus important que le Livret A.”J’ai tenu à conserver un avantage marqué pour les plus modestes”, a souligné le ministre de l’Economie, en fixant le nouveau taux du LEP à 2,5% le 1er février, contre 2,7% aujourd’hui.Sans dérogation, les règles en vigueur auraient conduit à un rendement plus faible.M. Villeroy de Galhau avait souligné mercredi lors d’une audition par les sénateurs de la commission des Finances que le LEP était “le vrai produit, le plus avantageux, d’épargne populaire”.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine à trouver son public. Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France.”J’engage les Français qui sont éligibles, qui sont en dessous des conditions de revenus qui permettent d’y avoir accès (…), à se rapprocher de leur banque pour ouvrir ce type de livret”, a insisté M. Lescure.

Budget, Groenland, Ukraine: Macron a rendez-vous avec les Armées à Istres

Emmanuel Macron présente jeudi ses vœux aux Armées, un rendez-vous très attendu alors que la France est toujours en quête d’un budget pour 2026, sur fond de tensions géopolitiques, y compris transatlantiques, et de besoins militaires croissants.Signe de ces tensions, le chef de l’État arrivera sur la base aérienne stratégique d’Istres (Bouches-du-Rhône) dans la foulée d’un conseil de défense convoqué jeudi matin en urgence à l’Élysée sur la situation au Groenland mais aussi en Iran.Le chef des Armées va “donner ses orientations pour la défense nationale” devant un millier d’invités, à 12H30, sur ce site qui abrite l’arme nucléaire, à 60 kilomètres de Marseille, a précisé l’Élysée.L’Ukraine et désormais le Groenland, territoire autonome du Danemark que le président américain, Donald Trump, convoite par “tous les moyens”, au mépris de l’Alliance transatlantique, seront au centre de l’attention.Dans ce contexte de crise sans précédent au sein de l’Otan, Emmanuel Macron a confirmé dans la nuit que la France participerait, “à la demande du Danemark”, à des “exercices conjoints” au Groenland, “l’Opération Endurance Arctique”, aux côtés de l’Allemagne et de pays nordiques.”De premiers éléments militaires français sont d’ores et déjà en chemin. D’autres suivront”, a dit le président sur X.Une “quinzaine” de chasseurs alpins sont déjà concernés par cette “préparation” de l’opération de “dissuasion” visant à “montrer aux États-Unis que l’Otan est présente”, a précisé jeudi matin sur France info l’ambassadeur de France pour les pôles, Olivier Poivre d’Arvor.Le président-délégué du groupe Rassemblement national à l’Assemblée, Jean-Philippe Tanguy, a appelé Emmanuel Macron à “parler aux Français directement” pour expliquer “la position de la France” sur le Groenland et le soulèvement populaire en Iran. Ce que le président devrait faire dans ses vœux.- Service national -Responsables politiques et militaires vont aussi guetter les signaux relatifs à la discussion budgétaire, toujours dans l’impasse au Parlement, alors qu’Emmanuel Macron a demandé d’augmenter de 3,5 milliards les crédits des Armées en 2026.”C’est un moment qui sera très probablement axé sur ce sujet-là”, relève un conseiller militaire du président, en rappelant que le chef de l’État avait pris l’engagement à Istres en 2017 de porter l’effort de défense de la France à 2% du PIB d’ici 2025, objectif atteint.L’actuelle loi de programmation militaire (LPM) pour 2024-2030 prévoit 413 milliards d’euros pour les Armées. Mais “face à un monde de plus en plus brutal”, en pleine guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a demandé une rallonge budgétaire de 3,5 milliards d’euros en 2026 et 3 milliards en 2027.L’actualisation de la LPM, plusieurs fois reportée, doit intervenir désormais avant l’été. Avec cette trajectoire, le budget de la défense aura quasiment doublé sous les deux mandats d’Emmanuel Macron pour atteindre 64 milliards d’euros annuels dès 2027 et non plus 2030.Le chef de l’État a aussi fait de la restauration du service national, rémunéré et volontaire, un de ses chantiers pour 2026.Les armées comptent enrôler 3.000 candidats cette année, puis 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035.- Pesquet dans le cockpit -Le président prononcera également cette année, probablement en février, un discours sur la dissuasion nucléaire, clé de voûte de la stratégie de défense de la France.Il a déjà évoqué à plusieurs reprises “la protection par notre dissuasion de nos alliés du continent européen”, compte tenu de la menace russe.Au retour, M. Macron embarquera à bord d’un avion ravitailleur et de transport de troupes – un Airbus A330 MRTT (Multirole Tanker Transport) – piloté par l’astronaute Thomas Pesquet, à destination d’Orly.L’ex-commandant de la Station spatiale internationale est depuis 2024 colonel de réserve dans l’armée de l’Air, affecté à Istres, et a “tous les brevets et diplômes pour piloter un MRTT”, a précisé l’Élysée.Le président assistera au décollage et à l’atterrissage dans le cockpit, ainsi qu’à un ravitaillement de chasseurs Rafale en vol. Une équipe de santé lui présentera aussi les capacités d’évacuation sanitaires, jusqu’à 10 blessés graves, dans les conditions d’un service de soins intensifs, à bord de l’appareil.

Le nouveau taux du Livret A va baisser au 1er février

Les épargnants vont connaître jeudi le nouveau taux du Livret A, applicable au 1er février, qui sera à nouveau en baisse, a annoncé jeudi le ministre de l’Economie Roland Lescure.Aujourd’hui à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – sera d’abord calculé par la Banque de France, à qui il ne manque que les données définitives de l’inflation pour le mois de décembre, qui seront publiées par l’Insee à 8h45.Charge ensuite au ministre de l’Economie Roland Lescure d’avaliser ou non cette proposition.Ce dernier a déjà prévenu jeudi au micro de France Inter que le taux du livret A allait “baisser légèrement” mais resterait “significativement supérieur” à l’inflation, mesurée à 0,8% sur un an au dernier pointage de l’Insee.Plusieurs économistes tablent sur un nouveau taux à 1,4%, soit plus de deux fois inférieur aux 3% encore en vigueur en janvier 2025.C’est ce qu’indique la formule légale de calcul, qui prend en compte, d’une part, un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et, d’autre part, l’inflation hors tabac du deuxième semestre 2025.Cette deuxième composante plombe le taux du Livret A car la hausse des prix s’est considérablement ralentie en France, au bénéfice du pouvoir d’achat des Français.Mais le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau dispose d’un pouvoir de dérogation au calcul de la formule et pourrait faire un geste en faveur des épargnants.- Mauvaise passe -Le livret A aurait bien besoin d’un coup de pouce pour retrouver les faveurs des épargnants: ils ont eu tendance à le bouder l’année passée, au profit de leurs contrats d’assurance vie, qui voient eux leurs taux globalement stables ou orientés à la hausse en ce début d’année 2026.La baisse du rendement du Livret A permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher.C’est aussi une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.La Banque de France et Bercy tenteront sûrement de mettre l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), cousin du Livret A réservé aux ménages modestes. Aujourd’hui à 2,7%, le taux du LEP pourrait bénéficier d’un soutien et ne descendre qu’à 2,4%, selon plusieurs éconnomistes, au lieu du théorique 1,9%, si la règle était strictement appliquée.M. Lescure a insisté jeudi sur ce dernier livret et sur l’attractivité de son taux, qu’il souhaite maintenir significativement au-dessus du taux de celui du Livret A.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine à trouver son public.Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France.Le taux de rémunération du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), est révisé deux fois l’an, mi-janvier, pour une application au 1er février, et mi-juillet pour une application au 1er août.Il avait été ramené l’an dernier de 3% à 2,4% puis à 1,7%.

Les trois quarts des Français inquiets de la désinformation étrangère, selon le baromètre La Croix

Les trois quarts des Français se disent inquiets de la désinformation étrangère, selon le baromètre annuel du journal La Croix sur la confiance dans les médias dévoilé jeudi. Dans le détail, 45% sont “plutôt” inquiets et 31% sont “tout à fait” inquiets de ces tentatives par certains Etats d’influencer l’opinion publique en France, tandis que 19% ne le sont pas, et 5% sont sans opinion, selon ce sondage présenté lors du festival Médias en Seine à Paris.Réalisé depuis 1987, il a été rebaptisé “Baromètre La Croix – Verian – La Poste sur la confiance des Français dans les médias”.Interrogés plus particulièrement sur des risques de désinformation étrangère dans le cadre des élections municipales de mars, les sondés sont cependant moins nombreux à être inquiets, à hauteur de 60%.Sur les réseaux sociaux, une personne interrogée sur deux (51%) pense être confrontée plusieurs fois par semaine à des informations déformant la réalité ou à de fausses informations, venant ou non de l’étranger.C’est moins le cas à la télévision (40%), sur les sites ou applications de la presse nationale (37%) ou à la radio (30%).Interrogés sur l’idée de labelliser les médias sur internet de façon indépendante, 62% jugent que ce serait une bonne chose, 16% une mauvaise et 22% ne se prononcent pas.La piste, avancée par Emmanuel Macron en novembre, a fait polémique, les médias du milliardaire conservateur Vincent Bolloré et des dirigeants de la droite et de l’extrême droite soupçonnant le chef de l’Etat de vouloir “contrôler l’information”.Par ailleurs, les Français sont 71% à suivre l’actualité avec un grand intérêt, une proportion en baisse de 5 points sur un an. Quelque 28% la suivent avec un faible intérêt.Près d’un sur deux (47%) ressent souvent de la fatigue ou du rejet par rapport à l’actualité, une proportion cependant en baisse de quatre points.Enfin, les médias traditionnels reculent: 85% des Français suivent les journaux télévisés (-5 points), 76% les chaînes d’info en continu (-3) et encore 72% la presse régionale, papier ou en ligne (-3).En revanche, les influenceurs et créateurs de contenu sur les réseaux sociaux ont le vent en poupe: 42% des personnes interrogées les utilisent pour être informés sur l’actualité (+5 points).  Cette étude a été réalisée sur internet du 24 au 30 novembre auprès d’un échantillon de 1.500 personnes, représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

AI-created Iran protest videos gain traction

AI-generated videos purportedly depicting protests in Iran have flooded the web, researchers said Wednesday, as social media users push hyper-realistic deepfakes to fill an information void amid the country’s internet restrictions.US disinformation watchdog NewsGuard said it identified seven AI-generated videos depicting the Iranian protests — created by both pro- and anti-government actors — that have …

AI-created Iran protest videos gain traction Read More »