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Rentrée scolaire: la CGT appelle à boycotter les fournitures du groupe Hamelin

À l’approche de la rentrée scolaire, le syndicat CGT appelle à boycotter les fournitures du papetier Hamelin en dénonçant la situation des salariés d’une filiale en Charente, “sans ressources” après un plan social suivi d’une liquidation judiciaire.En février, le groupe basé à Caen, l’un des leaders européens du secteur, a fermé son site de Lecas Industries à Nersac près d’Angoulême, en licenciant 69 salariés dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).Les syndicats avaient négocié diverses mesures d’accompagnement mais leur mise en œuvre a été suspendue depuis la liquidation judiciaire de l’entreprise, fin juin.”L’allocation de rentrée scolaire (versée par l’État aux familles en fonction de leurs revenus, NDLR) ne doit pas servir à un patron voyou”, accuse la CGT dans un communiqué en appelant à boycotter les agendas et cahiers de marques Oxford, L’Étudiant ou Conquérant, parmi d’autres fournitures vendues par Hamelin.Pour le syndicat, en se plaçant en faillite, le groupe a voulu “se soustraire à ses obligations” envers les salariés licenciés dans le cadre du PSE.”Depuis juin, ils sont sans revenus”, déplore Philippe Desbordes, délégué CGT. Pas d’indemnité, pas de salaire, pas de formation, pas de possibilité de s’inscrire au chômage, détaille-t-il. “On ne peut rien faire, on est sans ressources, à moins de s’asseoir sur les conditions d’un PSE qu’on a mis quatre mois à négocier.”Contacté par l’AFP, le président du directoire du groupe Hamelin, Éric Joan, “déplore sincèrement” une situation dont le groupe, selon lui, “ne peut toutefois absolument pas être tenue pour responsable”.L’intervention de l’Inspection du Travail “pour interdire le licenciement de neuf salariés protégés (délégués du personnel, NDLR) a créé une charge incapable à assumer”, explique le dirigeant, alors que les salaires et le PSE “allaient être intégralement pris en charge par les actifs résiduels de l’entreprise et le fonds national de garantie des salaires” (AGS).Me Ralph Blindauer, avocat des salariés, met en cause de son côté “une cessation de paiements artificielle” et a saisi la justice pénale pour “escroquerie”.Le parquet de Caen a fait appel, lui, de la décision rendue par le tribunal de commerce de la ville. La date de l’audience n’est pas encore connue. Les salariés espèrent, in fine, que la justice annulera la liquidation et fera appliquer le PSE. En parallèle, 55 des 69 licenciés ont saisi les prud’hommes en réclamant les salaires et les indemnités impayés depuis juin. 

En Nouvelle-Calédonie, Valls face au rejet par le FLNKS de l’accord de Bougival

En mission en Nouvelle-Calédonie pour tenter de sauver l’accord de Bougival sur l’avenir du territoire, le ministre des Outre-mer Manuel Valls a enchaîné mercredi les rencontres avec les forces politiques locales, sous le signe d’un clivage persistant avec le FLNKS, le principal mouvement indépendantiste.”L’accord de Bougival est une opportunité historique, saisissez-la”, a lancé Manuel Valls dans la matinée devant le Sénat coutumier, également critique vis-à-vis du texte, se disant “convaincu qu’il n’y a pas d’alternative crédible”.Le ministre des Outre-mer a ensuite rencontré une délégation du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), qui a rejeté la semaine dernière l’accord de Bougival (Yvelines) signé en juillet après dix jours de négociations entre l’Etat, les indépendantistes et les non-indépendantistes.Après deux heures et demie d’échanges, la délégation a quitté la réunion sans faire de commentaire, souhaitant d’abord rendre compte au président du mouvement Christian Tein, sous contrôle judiciaire et interdit de séjour en Nouvelle-Calédonie.Mis en examen pour son rôle présumé dans les violences qui ont secoué le territoire en 2024, celui-ci a été chargé de “superviser les discussions” lors du congrès extraordinaire du Front le 9 août.Mais dans un communiqué, le mouvement a expliqué avoir “rappelé au ministre les raisons profondes de son désaccord”, au cours de discussions “sereines mais fermes”.”Affirmer que sans Bougival le pays plongerait dans le néant est une contre-vérité”, a martelé le FLNKS, répétant ses ambitions: refus de “tout report des élections provinciales”, initialement prévues pour fin novembre au plus tard, et exigence d’un “nouvel accord politique avec une date claire d’accession à la pleine souveraineté avant 2027”.La délégation ayant rencontré Manuel Valls était majoritairement composée de membres de petites formations politiques dites nationalistes, intégrées au FLNKS en août 2024. Absents, en revanche, les responsables qui avaient négocié à Bougival et validé le texte en juillet, dont le député Emmanuel Tjibaou.La semaine dernière, Manuel Valls avait averti que “sans accord, sans stabilité politique, il n’y aura pas de repreneurs pour le nickel, la pénurie de soignants perdurera et les inégalités continueront de se creuser” dans la collectivité française du Pacifique, encore marquée par les émeutes de 2024. – Bras de fer -Le FLNKS est le seul mouvement calédonien à avoir rejeté l’accord de Bougival, qui prévoit la création d’un Etat de Nouvelle-Calédonie doté d’une nationalité propre, tout en restant inscrit dans la Constitution française. Il implique aussi le report des élections provinciales, cruciales sur l’archipel, à mi-2026.Les indépendantistes du Parti de libération Kanak (Palika) et de l’Union progressiste en Mélanésie (UPM), qui ont pris leurs distances du FLNKS, ont eux donné leur feu vert, de même que l’Eveil océanien, parti charnière qui ne se positionne pas sur la question de l’indépendance, et l’ensemble du camp non-indépendantiste.Mercredi, Manuel Valls a aussi reçu mercredi les représentants loyalistes. “Le ministre est déterminé à poursuivre le chemin validé par la majorité”, a salué Virginie Ruffenach, du parti loyaliste Rassemblement-LR.Au cours de cette première journée, le ministre des Outre-mer a aussi échangé avec des responsables de terrain mais seuls 14 des 33 maires avaient fait le déplacement, plusieurs élus FLNKS étant absents.”Certaines communes ont dû fermer leurs centres d’action sociale”, a alerté Pascal Vittori, maire non-indépendantiste de Boulouparis tandis que Patrick Robelin, le maire de Bourail, a mis en garde contre “un risque d’explosion sociale”.Ce déplacement se déroule dans un climat encore marqué par les émeutes de mai 2024, déclenchées par un projet de réforme électorale, qui avaient fait 14 morts et coûté plus de deux milliards d’euros de dégâts. Selon l’Institut d’émission d’Outre-mer, le PIB de la Nouvelle-Calédonie a enregistré une baisse comprise entre 10 et 15%.Après cette première journée de rencontres, Manuel Valls doit lancer jeudi le “comité de rédaction” chargé de “lever toute ambiguïté et clarifier l’esprit de l’accord”, selon un courrier envoyé la semaine dernière aux signataires, avant de poursuivre sa visite dans le nord, confronté à une grave pénurie de soignants depuis les violences.

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Du karst cambodgien jaillissent de nouvelles espèces animales

Si certains zoologues peuvent s’échiner une vie entière à rechercher en vain des espèces animales inconnues, il n’a fallu qu’une nuit à l’un d’eux pour trouver trois nouvelles sortes de geckos, au Cambodge, dans un environnement de karst, une roche riche en biodiversité mais menacée par les cimentiers.”Vous pouvez aller dans une cavité, prélever n’importe quoi et vous découvrirez probablement quelque chose de nouveau. C’est ce qu’il y a de magique dans les écosystèmes karstiques”, explique Pablo Sinovas, directeur de l’ONG Fauna & Flora au Cambodge et spécialiste des serpents.Formés il y a plusieurs millions d’années du fait de l’érosion due à la pluie, les paysages karstiques ont pour caractéristiques d’être criblés de trous à l’extérieur et cacher à l’intérieur des grottes et des tunnels.La fameuse baie d’Halong au Vietnam et ses îles karstiques en sont l’un des exemples les plus connus.Chaque cavité karstique peut renfermer des trésors de biodiversité, note Lee Grismer, professeur à l’université américaine La Sierra.”Des espèces se développent dans ces environnement rocheux”, relève ce spécialiste des geckos.En juillet, lui et d’autres scientifiques se sont rendus à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande pour étudier des roches karstiques en vue, à terme, de sensibiliser le public à leur protection.- Grenouilles, serpents, geckos -A la nuit tombée, lorsque la cohorte de chauves-souris qui vivent dans les interstices de karst sont sorties chasser, les scientifiques armés de lampes frontales cherchent tout semblant de vie animale dans le massif karstique de Phnom Proek, dans l’ouest du pays.Là, une araignée de la taille d’une assiette ou ici, un scorpion qui se précipite sous un rocher avec sa progéniture sur le dos.Le karst est riche en grenouilles, serpents et geckos.Parmi les quelque 40 spécimens collectés en une seule nuit, trois semblent être des découvertes: un grand gecko moucheté, un autre gecko à orteils courbés et queue rayée et un gecko à orteils palmés.Pour déterminer si ces espèces sont connues, les scientifiques les placent d’abord dans un sac contenant suffisamment d’air pour les garder vivants, puis les photographient dans leur chambre d’hôtel.Les prendre en photo dans leur milieu naturel serait risqué: “ces animaux peuvent s’échapper et vous perdez votre nouvelle espèce”, explique M. Grismer. Même dans la chambre, certains s’enfuient et se faufilent derrière un réfrigérateur ou dans la salle de bain.Chaque spécimen est ensuite euthanasié, étiqueté et mesuré. Le foie riche en ADN sert au séquençage, qui permet de déterminer s’il était déjà connu de la science.Enfin, on injecte du formaldéhyde avant de le disposer dans des boîtes.Ce soir-là, les scientifiques découvrent aussi une sorte de vipère à tête verte, récemment découverte en Thaïlande mais qui n’avait pas encore été vue au Cambodge.”Super endroit!”, s’enthousiasme M. Grismer, malgré les trous qui peuvent cacher des espèces venimeuses, le risque de tomber sur des mines antipersonnel et les tensions frontalières.Le scientifique âgé de 70 ans a découvert des dizaines d’espèces durant sa carrière, avec toujours la même excitation.”La même émotion, intensité, puissance… qui reviennent en force”, témoigne-t-il.- “Trésors nationaux” -Pour l’ONG Fauna & Flora, ces expéditions de recherche doivent convaincre le gouvernement de protéger davantage les zones karstiques du pays, ce que certains responsables au niveau local ont déjà compris.Mais à l’échelle nationale, l’enjeu est plus compliqué du fait de la demande croissante en ciment, et pour lequel le karst constitue un gisement de premier choix.Le Cambodge en produit 11 millions de tonnes par an, a indiqué le Premier ministre Hun Manet en mai, saluant un secteur d’activités ayant créé de l’emploi et fait baisser les importations, tout en reconnaissant que l’extraction doit se faire de façon “responsable”.Tuy Noeun, un habitant de Phnom Proek ayant guidé l’expédition scientifique de M. Grismer, explique que la population locale croit que le karst est habité par des esprits et ne serait pas contre l’implantation d’une cimenterie.”Nous voulons de l’emploi”, explique-t-il.Pablo Sinovas espère lui que les zones abritant des espèces particulièrement rares seront protégées.”Transformeriez-vous Angkor Wat en une cimenterie?”, lance-t-il, en référence au célèbre temple cambodgien, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. “Non, vous ne le feriez pas car c’est un trésor national”, poursuit-il. “Certaines de ces espèces devraient aussi être considérées comme des trésors nationaux”.

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En Alsace, la FNSEA retire l’acétamipride des supermarchés

“N’achetez pas ce que vous nous interdisez”: dans un hypermarché proche de Strasbourg, des agriculteurs de la FNSEA n’en démordent pas: si la loi Duplomb n’a pas permis de réautoriser l’acétamipride, alors les produits importés contenant cet insecticide doivent être retirés des rayons.Joignant le geste à la parole, ils sont une trentaine de producteurs du Bas-Rhin à s’être donné rendez-vous dans une grande surface à Mundolsheim, au nord de la capitale alsacienne, drapeaux du syndicat bien en vue, pour trier eux-même les produits qui ne sont pas soumis à la règlementation française.”Il faut une cohérence totale”, réclame Laurent Fischer, éleveur de poules pondeuses et céréalier, secrétaire général de la FDSEA 67. “Nous, on se retrouve dans une impasse par rapport à nos concurrents européens. Si des produits doivent être interdits, il faut les interdire pour tout le monde”. Leurs imposants tracteurs garés sur le parking, les agriculteurs poussent chariots et porte-palettes à la recherche des articles pour lesquelles la molécule a pu être utilisée lors de la culture.Et les références s’entassent au milieu du magasin: Nutella et la quasi-totalité des pâtes à tartiner, mais aussi des biscuits Lu ou Delacre, des friandises M&M’s, Kinder ou Maltesers ou encore des tablettes de chocolat Nestlé ou Côte d’or.- “Précaution à outrance” -“Aujourd’hui, on parle de l’acétamipride (et des) noisettes et betteraves, mais il y a une douzaine de filières concernées, tous les fruits et légumes”, assure Thomas Lux, président des Jeunes agriculteurs du Bas-Rhin. Il ne décolère pas après la décision du Conseil constitutionnel, qui a retoqué le 7 août l’article 2 de la Loi Duplomb, qui prévoyait la réintroduction sous conditions de cet insecticide.”On interdit une molécule qui est utilisée par tout le monde, considérée comme peu dangereuse quand elle est maîtrisée”, explique-t-il. “Et nous, justement, on maîtrise cette solution, on respecte les doses, les délais (…) Aujourd’hui c’est l’acétamipride, mais demain qu’est-ce que ce sera?”.- 70 tonnes à l’hectare -Producteur certifié “Haute valeur environnementale” à Dorlisheim, Thomas Blum parcours les étals pour y apposer des étiquettes “Sans solution, c’est la disparition”, afin de mettre en garde les clients sur le devenir de la production de légumes français.Depuis l’interdiction des néonicotinoïdes, il estime qu’il a perdu plus de 12% de ses rendements de betteraves.”J’étais à 80, je suis passé à 70 tonnes à l’hectare. Si vous on vous enlève 10% de votre salaire demain, vous allez dire quoi?”, interroge-t-il. “Bien sûr, on essaie de s’en sortir autrement, mais on nous retire des choses et on ne nous offre pas de solution de remplacement derrière. J’ai des collègues qui ont arrêté la betterave”.L’action des agriculteurs, menée dans le calme et sous la surveillance des forces de l’ordre, est regardée avec bienveillance par les clients de l’hypermarché.”Je les soutiens, ils ont totalement raison”, juge Yves, 63 ans, retraité des industries gazières. “On les matraque avec des règles qui sont imposées uniquement en France, et pas en Europe. Ils subissent trop de contraintes”, estime celui qui “essaie” de n’acheter “que des produits français”.Prêt à poursuivre son action, le syndicat a déjà annoncé son intention de mener ce type d’opérations dans d’autres grandes surfaces. “Quand les rayons se vident, la vérité éclate”, assure-t-il.

En Alsace, la FNSEA retire l’acétamipride des supermarchés

“N’achetez pas ce que vous nous interdisez”: dans un hypermarché proche de Strasbourg, des agriculteurs de la FNSEA n’en démordent pas: si la loi Duplomb n’a pas permis de réautoriser l’acétamipride, alors les produits importés contenant cet insecticide doivent être retirés des rayons.Joignant le geste à la parole, ils sont une trentaine de producteurs du Bas-Rhin à s’être donné rendez-vous dans une grande surface à Mundolsheim, au nord de la capitale alsacienne, drapeaux du syndicat bien en vue, pour trier eux-même les produits qui ne sont pas soumis à la règlementation française.”Il faut une cohérence totale”, réclame Laurent Fischer, éleveur de poules pondeuses et céréalier, secrétaire général de la FDSEA 67. “Nous, on se retrouve dans une impasse par rapport à nos concurrents européens. Si des produits doivent être interdits, il faut les interdire pour tout le monde”. Leurs imposants tracteurs garés sur le parking, les agriculteurs poussent chariots et porte-palettes à la recherche des articles pour lesquelles la molécule a pu être utilisée lors de la culture.Et les références s’entassent au milieu du magasin: Nutella et la quasi-totalité des pâtes à tartiner, mais aussi des biscuits Lu ou Delacre, des friandises M&M’s, Kinder ou Maltesers ou encore des tablettes de chocolat Nestlé ou Côte d’or.- “Précaution à outrance” -“Aujourd’hui, on parle de l’acétamipride (et des) noisettes et betteraves, mais il y a une douzaine de filières concernées, tous les fruits et légumes”, assure Thomas Lux, président des Jeunes agriculteurs du Bas-Rhin. Il ne décolère pas après la décision du Conseil constitutionnel, qui a retoqué le 7 août l’article 2 de la Loi Duplomb, qui prévoyait la réintroduction sous conditions de cet insecticide.”On interdit une molécule qui est utilisée par tout le monde, considérée comme peu dangereuse quand elle est maîtrisée”, explique-t-il. “Et nous, justement, on maîtrise cette solution, on respecte les doses, les délais (…) Aujourd’hui c’est l’acétamipride, mais demain qu’est-ce que ce sera?”.- 70 tonnes à l’hectare -Producteur certifié “Haute valeur environnementale” à Dorlisheim, Thomas Blum parcours les étals pour y apposer des étiquettes “Sans solution, c’est la disparition”, afin de mettre en garde les clients sur le devenir de la production de légumes français.Depuis l’interdiction des néonicotinoïdes, il estime qu’il a perdu plus de 12% de ses rendements de betteraves.”J’étais à 80, je suis passé à 70 tonnes à l’hectare. Si vous on vous enlève 10% de votre salaire demain, vous allez dire quoi?”, interroge-t-il. “Bien sûr, on essaie de s’en sortir autrement, mais on nous retire des choses et on ne nous offre pas de solution de remplacement derrière. J’ai des collègues qui ont arrêté la betterave”.L’action des agriculteurs, menée dans le calme et sous la surveillance des forces de l’ordre, est regardée avec bienveillance par les clients de l’hypermarché.”Je les soutiens, ils ont totalement raison”, juge Yves, 63 ans, retraité des industries gazières. “On les matraque avec des règles qui sont imposées uniquement en France, et pas en Europe. Ils subissent trop de contraintes”, estime celui qui “essaie” de n’acheter “que des produits français”.Prêt à poursuivre son action, le syndicat a déjà annoncé son intention de mener ce type d’opérations dans d’autres grandes surfaces. “Quand les rayons se vident, la vérité éclate”, assure-t-il.

UK set for more legal challenges over migrant hotels

Britain’s government was considering Wednesday whether to appeal a court ruling blocking the housing of asylum seekers in a flashpoint hotel, as it scrambled to come up with contingency plans for the migrants.Prime Minister Keir Starmer’s Labour administration braced itself for further legal challenges from local authorities following Tuesday’s judge-issued junction that has dealt it …

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Interdire les importations de produits traités à l’acétamipride: une option “compliquée”

Empêcher les importations de produits traités avec de l’acétamipride, consommer français ou interdire le Nutella : le monde agricole a demandé au gouvernement de la “cohérence” après la décision du Conseil constitutionnel de retoquer la réintroduction de ce pesticide néonicotinoïde par la loi Duplomb.En effet, s’il est interdit pour l’usage agricole en France, l’acétamipride est encore autorisé jusqu’en 2033 dans l’Union européenne et présent dans de nombreux produits importés. – Une demande unanime -Cette censure “va conduire inexorablement à encore plus d’importations avec de l’acétamipride et de moins en moins de productions françaises”, avait déploré le sénateur LR à l’origine du texte Laurent Duplomb, issu de la FNSEA.Ce puissant syndicat agricole a appelé son réseau à protester après la décision du Conseil constitutionnel, en interpellant par exemple les clients dans plusieurs supermarchés en France. Des agriculteurs ont retiré des bouteilles d’antifourmis de rayons de magasins de bricolage et ont apposé dans des supermarchés des autocollants sur des noisettes ou des fruits importés contenant selon eux de l’acétamipride. “OK, on arrête l’acétamipride, mais on interdit la vente du Nutella parce que 90% des noisettes sont importées (pour le produire) (…) donc c’est dangereux d’en manger”, ironise Véronique Le Floc’h, présidente de la Coordination Rurale.Les deux syndicats réclamaient la réintroduction de l’acétamipride, notamment pour la betterave sucrière, mettant en garde contre une hausse des importations de sucre, bien que la France reste le premier producteur européen.La Confédération paysanne, opposée au retour du pesticide “tueur d’abeilles”, a elle demandé l’activation d’une clause de sauvegarde “pour protéger nos productions de la concurrence internationale”.De son côté, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a assuré vouloir poursuivre le travail à l’échelle européenne “vers une harmonisation des règles phytopharmaceutiques”, appelant dans le même temps les Français à “un sursaut de patriotisme alimentaire” dans les choix de consommation pour ne pas pénaliser “deux fois nos agriculteurs”.Sollicité par l’AFP, notamment concernant la possibilité de déclencher une clause de sauvegarde pour les produits traités à l’acétamipride, le ministère a refusé tout commentaire. – Des précédents en France… – Une clause de sauvegarde avait été actionnée en 2016 pour interdire l’importation de cerises traitées au diméthoate, un insecticide dangereux pour la santé. Cette mesure garantie par le droit européen permet à un pays, “en cas d’urgence et de risque sérieux pour la santé animale, humaine et l’environnement, d’imposer des restrictions” concernant l’importation de certains produits, explique Benoît Grimonprez, professeur de droit rural à l’Université de Poitiers.En plus du diméthoate, la France avait utilisé cette clause en 2023, contre les cerises traitées au phosmet, et en 2024 contre les importations de fruits et légumes traités au thiaclopride, un autre néonicotinoïde. Mais ces deux derniers produits “n’étaient plus autorisés au niveau européen”, rappelle Benoît Grimonprez, contrairement à l’acétamipride. La France avait actionné la clause comme une mesure d’urgence, dans l’attente d’une norme européenne. Quant au diméthoate, le ministre de l’Agriculture de l’époque, Stéphane le Foll, avait interpellé l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), qui avait reconnu que “le risque potentiel à long terme et le risque aigu du diméthoate sur la santé des consommateurs ne peuvent pas être exclus”, malgré son autorisation sur le sol européen. Là encore, la France avait pris cette mesure en attendant l’interdiction dans l’UE à partir de 2019.- … difficilement applicables à l’acétamipride – Pour Benoît Grimonprez, cette clause se justifiait aussi parce que “c’était ciblé sur une filière, la cerise, donc elle était plus facile à mettre en oeuvre”. Mais il y a deux différences majeures avec l’acétamipride. D’abord, “en Europe, de multiples produits agricoles sont traités avec l’acétamipride: miel, prunes, produits de maraîchage, pommes, poires, betteraves, noisettes…”, détaille le juriste.Il souligne ensuite qu’il existe “déjà une règle européenne qui prend en considération la présence du produit et qui détermine les limites” autorisées pour préserver la santé du consommateur: les LMR (limites maximales de résidus). Toute tentative de clause de sauvegarde concernant l’acétamipride “s’annonce compliquée”, selon Benoît Grimonprez. Ne pouvant être justifiée du point de vue sanitaire, elle porterait “atteinte au principe de libre circulation des marchandises dans l’Union Européenne”.De plus, contrôler la présence d’acétamipride dans les produits de manière généralisée pourrait se révéler compliqué, surtout pour les produits déjà transformés.

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Dans l’Aude, le travail de fourmi des enquêteurs pour élucider les incendies

Origine naturelle, négligence ou acte volontaire: pompiers, gendarmes et agents de l’ONF travaillent de concert dans l’Aude, où ils traquent les indices qui leur permettront de déterminer les causes des nombreux incendies. “La première étape, annonce le gendarme Emmanuel Guinard, c’est déterminer le point de départ. Là, on procède à des prélèvements d’éventuels indices. Si je trouve une bouteille, un mégot, près du départ de feu, on peut les analyser et trouver une empreinte ADN. Mais on ne trouve pas forcément d’indice”.Dans le cadre de la Cellule de recherche des causes des incendies (CRCI), l’adjudant-chef Guinard, un technicien de l’Office national des forêts (ONF) et un enquêteur des pompiers inspectent un flanc de colline noirci par le feu, qui surplombe l’autoroute A61 Toulouse-Narbonne, près du village de Luc-sur-Orbieu, à une quinzaine de kilomètres du plus gros incendie de l’année, qui a parcouru 16.000 hectares début août.A cet endroit, un hectare de végétation a brûlé. Le technicien de l’ONF et l’enquêteur des pompiers disposent des tiges en métal de couleur blanche pour signaler un indice, rouge pour indiquer le sens de propagation du feu et jaune pour visualiser les flancs, pendant que le gendarme prend des photos.”On matérialise les deux flancs et on remonte vers le départ du feu, on va dans le sens inverse de la progression du feu”, précise Jean-Paul Baylac, chef du service feux de forêts au SDIS de l’Aude.- “Une simple étincelle” -Déterminer si la mise à feu est intentionnelle ou pas, dit le technicien forestier de l’ONF Stéphane Paoli, “c’est l’aboutissement du travail”.Avant cela, chaussé de bottes ignifugées, il examine coquilles d’escargot, cailloux, pignes de pins, végétaux et s’attache au moindre détail. “Les graminées sont des alliés précieux”, assure Stéphane Paoli, pour tirer des enseignements sur l’intensité et le déplacement des flammes.Dans un massif des Corbières jauni par la sécheresse, balayé par un vent chaud et sec, et soumis à la canicule, “une simple étincelle” d’un engin agricole qui racle le sol, des projections de calamine d’un pot d’échappement, peuvent déclencher un incendie, avertit le technicien en investigation criminelle de la gendarmerie. Voire “le briquet d’un incendiaire”, dénonce-t-il en enfilant des gants bleus en latex.Une fois que la zone de départ du feu est délimitée, des prélèvements sont effectués. L’origine du feu “est humaine dans 90% des cas”, déplore l’adjudant-chef, après avoir glissé dans une enveloppe une canette de soda partiellement brûlée.”Chaque zone de feu fait l’objet d’une investigation spécifique. On procède par élimination, on ferme des portes au fur et à mesure de l’enquête, on écarte les hypothèses les unes après les autres, comme l’origine naturelle s’il n’y a pas de foudre”, explique le gendarme. – Chiens renifleurs -Des chiens dressés à la détection d’hydrocarbures peuvent être mobilisés pour chercher un produit inflammable accélérant (essence, alcool, white spirit, acétone), utilisé par un éventuel pyromane.Les prélèvements de terre, des résidus de végétaux, des morceaux de bois, sont placés sous scellés et envoyés dans des laboratoires d’analyses, comme celui de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie (IRCGN) à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise).Les trois experts refusent d’évoquer le gigantesque incendie qui alimente toutes les conversations dans les Corbières: “une enquête est en cours”. Dans ce dossier, la thèse de l’acte volontaire est privilégiée par les enquêteurs. De son côté, le maire de Ribaute, village d’où le feu est parti le 5 août, n’a aucun doute sur l’origine criminelle. “D’après les premières constatations des enquêteurs, vu l’emplacement du point de départ, ça ne peut être que volontaire, c’est loin de la route, une zone qui n’est pas facilement accessible”, affirme-t-il.La particularité du département de l’Aude, fait remarquer l’expert de l’ONF, est de se situer “sur un couloir de vent”, entre la pointe sud du Massif central et les Pyrénées, et d’être “parmi les plus secs et chauds de France, avec des pins d’Alep, des pins maritimes, une végétation méditerranéenne inflammable et combustible”. Autrement dit, il réunit toutes les conditions favorables à l’émergence de feux.

Dans l’Aude, le travail de fourmi des enquêteurs pour élucider les incendies

Origine naturelle, négligence ou acte volontaire: pompiers, gendarmes et agents de l’ONF travaillent de concert dans l’Aude, où ils traquent les indices qui leur permettront de déterminer les causes des nombreux incendies. “La première étape, annonce le gendarme Emmanuel Guinard, c’est déterminer le point de départ. Là, on procède à des prélèvements d’éventuels indices. Si je trouve une bouteille, un mégot, près du départ de feu, on peut les analyser et trouver une empreinte ADN. Mais on ne trouve pas forcément d’indice”.Dans le cadre de la Cellule de recherche des causes des incendies (CRCI), l’adjudant-chef Guinard, un technicien de l’Office national des forêts (ONF) et un enquêteur des pompiers inspectent un flanc de colline noirci par le feu, qui surplombe l’autoroute A61 Toulouse-Narbonne, près du village de Luc-sur-Orbieu, à une quinzaine de kilomètres du plus gros incendie de l’année, qui a parcouru 16.000 hectares début août.A cet endroit, un hectare de végétation a brûlé. Le technicien de l’ONF et l’enquêteur des pompiers disposent des tiges en métal de couleur blanche pour signaler un indice, rouge pour indiquer le sens de propagation du feu et jaune pour visualiser les flancs, pendant que le gendarme prend des photos.”On matérialise les deux flancs et on remonte vers le départ du feu, on va dans le sens inverse de la progression du feu”, précise Jean-Paul Baylac, chef du service feux de forêts au SDIS de l’Aude.- “Une simple étincelle” -Déterminer si la mise à feu est intentionnelle ou pas, dit le technicien forestier de l’ONF Stéphane Paoli, “c’est l’aboutissement du travail”.Avant cela, chaussé de bottes ignifugées, il examine coquilles d’escargot, cailloux, pignes de pins, végétaux et s’attache au moindre détail. “Les graminées sont des alliés précieux”, assure Stéphane Paoli, pour tirer des enseignements sur l’intensité et le déplacement des flammes.Dans un massif des Corbières jauni par la sécheresse, balayé par un vent chaud et sec, et soumis à la canicule, “une simple étincelle” d’un engin agricole qui racle le sol, des projections de calamine d’un pot d’échappement, peuvent déclencher un incendie, avertit le technicien en investigation criminelle de la gendarmerie. Voire “le briquet d’un incendiaire”, dénonce-t-il en enfilant des gants bleus en latex.Une fois que la zone de départ du feu est délimitée, des prélèvements sont effectués. L’origine du feu “est humaine dans 90% des cas”, déplore l’adjudant-chef, après avoir glissé dans une enveloppe une canette de soda partiellement brûlée.”Chaque zone de feu fait l’objet d’une investigation spécifique. On procède par élimination, on ferme des portes au fur et à mesure de l’enquête, on écarte les hypothèses les unes après les autres, comme l’origine naturelle s’il n’y a pas de foudre”, explique le gendarme. – Chiens renifleurs -Des chiens dressés à la détection d’hydrocarbures peuvent être mobilisés pour chercher un produit inflammable accélérant (essence, alcool, white spirit, acétone), utilisé par un éventuel pyromane.Les prélèvements de terre, des résidus de végétaux, des morceaux de bois, sont placés sous scellés et envoyés dans des laboratoires d’analyses, comme celui de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie (IRCGN) à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise).Les trois experts refusent d’évoquer le gigantesque incendie qui alimente toutes les conversations dans les Corbières: “une enquête est en cours”. Dans ce dossier, la thèse de l’acte volontaire est privilégiée par les enquêteurs. De son côté, le maire de Ribaute, village d’où le feu est parti le 5 août, n’a aucun doute sur l’origine criminelle. “D’après les premières constatations des enquêteurs, vu l’emplacement du point de départ, ça ne peut être que volontaire, c’est loin de la route, une zone qui n’est pas facilement accessible”, affirme-t-il.La particularité du département de l’Aude, fait remarquer l’expert de l’ONF, est de se situer “sur un couloir de vent”, entre la pointe sud du Massif central et les Pyrénées, et d’être “parmi les plus secs et chauds de France, avec des pins d’Alep, des pins maritimes, une végétation méditerranéenne inflammable et combustible”. Autrement dit, il réunit toutes les conditions favorables à l’émergence de feux.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Au Portugal, les incendies font un troisième décès

Un homme est mort dans l’accident d’un engin de chantier lors d’opérations contre les incendies dans le nord du Portugal, portant à trois le bilan mortel des feux de forêt depuis fin juillet, a annoncé mercredi la protection civile.La victime “travaillait pour une entreprise recrutée par la municipalité de Mirandela” pour “aider dans les opérations de lutte contre les incendies”, a indiqué à l’AFP le commandant Paulo Santos, de l’Autorité nationale de la protection civile (ANEPC).Selon M. Santos, cet homme était âgé de 75 ans, mais la mairie de la commune où a eu lieu l’accident a assuré à l’AFP qu’il avait en réalité 65 ans.Mardi, les incendies ont en outre fait une quinzaine de blessés dont un grave, un garde forestier de 45 ans brûlé dans un incendie à Sabugal (centre), où ont opéré les deux avions envoyés par la Suède dans le cadre du mécanisme de Protection Civile de l’Union Européenne.Le Portugal lutte toujours mercredi contre quatre grands incendies, dont les plus complexes sévissent dans le nord et le centre du pays. Plus de 2.600 pompiers appuyés par une vingtaine d’avions et d’hélicoptères sont déployées.Dans le centre du pays, le brasier d’Arganil, qui fait rage depuis une semaine, mobilise à lui seul plus de 1.600 pompiers.Au Portugal, les critiques sur la gestion des incendies s’intensifient et l’opposition réclame des explications au gouvernement.Le Premier ministre Luis Montenegro, qui a assisté mardi matin à Covilha (centre) aux obsèques d’un pompier mort dimanche, y a été pris à parti par des habitants.Le secrétaire d’État à la Protection civile, Rui Rocha, a reconnu qu’il a pu y avoir “une certaine désorganisation ponctuelle” en raison de “la complexité du terrain d’intervention” lors d’un entretien mardi à la télévision Sic Noticias.Mais le gouvernement a assuré qu’il évaluait “depuis le premier jour” les dégâts causés par les incendies pour identifier rapidement les pertes et mettre en place rapidement des aides nécessaires aux populations touchées.Selon les données du Système Européen d’Information sur les Incendies de Forêt (EFFIS), un indicateur de l’observatoire européen Copernicus, plus de 261.000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année au Portugal, contre 143.000 sur l’ensemble de l’année 2024.En 2017, plus de 563.000 hectares avaient brûlé, notamment lors d’incendies dévastateurs qui avaient fait 119 morts.