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Eurovision returns to Vienna, 11 years after Conchita Wurst triumph

Vienna was chosen on Wednesday to host the Eurovision Song Contest 2026, 11 years after bearded drag performer Conchita Wurst’s win last brought the world’s biggest live televised music event to Austria’s capital.Austrian singer JJ won this year’s competition, held in Basel in Switzerland, with his hit “Wasted Love”, which blends techno beats with operatic …

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Sécheresse et crues subites jettent des Afghans désemparés sur les routes

Dans le nord de l’Afghanistan, Marouf attend, ses maigres affaires près de lui, qu’une voiture l’amène vers un autre village, le sien étant frappé d’une telle sécheresse qu’il n’a plus d’autre choix que d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs.La plupart des maisons en terre de son village, à 35 km de Mazar-e-Sharif, sont déjà désertées. Les habitants ont fui “la soif, la faim et une vie sans avenir”, explique à l’AFP ce père de famille de 50 ans.”Nos champs nous ont lâchés. Dans ces conditions, les gens sont forcés de partir”, dit-il. “Quand on a des enfants dont on est responsable, comment rester dans un tel néant?”Plusieurs décennies de guerres ont poussé des millions d’Afghans sur les routes, mais depuis que les talibans ont repris le pouvoir en 2021, la principale cause de déplacement n’est plus politique ou sécuritaire.En Afghanistan, l’un des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique, presque cinq millions d’habitants ont été affectés et 400.000 déplacés par des événements météorologiques début 2025, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).La majorité des 48 millions d’Afghans, déjà confrontés à l’une des pires crises humanitaires au monde, vivent dans des maisons en terre et dépendent de l’agriculture, directement affectée par la hausse des températures et des phénomènes climatiques extrêmes.Sur les cinq dernières années, quatre ont été marquées par une sécheresse accrue, tandis que certaines régions ont souffert de crues subites dévastatrices, emportant avec elles maisons, récoltes et bétail.- “Au bord d’un précipice” -“Mauvaises récoltes, pâturages secs et sources d’eau qui disparaissent poussent des communautés rurales au bord d’un précipice”, alerte l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). “Il devient de plus en plus difficile pour les familles de produire de la nourriture, de gagner un revenu et de rester où elles vivent.”Le nord du pays est le plus touché.Dans la province de Jawzjan, Abdul Jalil Rassouli a vu son village de Bakawal changer. Là où les melons poussaient comme par magie, il faut désormais en acheter en ville car la terre n’en donne plus.”Tout revient toujours à l’eau”, philosophe M. Rassouli, 64 ans, à l’ombre d’un des rares arbres qui en procure encore. “La pénurie d’eau ravage tout: l’agriculture est dévastée, les arbres dépérissent et on ne plante plus.”Des habitants ont gagné l’Iran et le Pakistan voisins il y a déjà une décennie, dans l’espoir d’un avenir meilleur. Mais beaucoup sont depuis rentrés, chassés de ces pays comme plus de 4 millions d’Afghans depuis fin 2023, selon l’Office international des migrations, quand le Pakistan a débuté des expulsions massives.De retour, ils ne travaillent pas la terre mais ont des petits boulots.Abdul Jalil Rassouli espère que le canal de Qosh Tepa, dans les tuyaux depuis des années, permettra d’irriguer les champs à partir de la rivière Amu Darya. Mais celui-ci pourrait encore mettre plus d’un an avant de voir le jour, d’après des responsables talibans.- “Jamais vu ça” -Enumérant des projets de barrages et de canaux, Abdul Latif Mansour, ministre de l’Energie et de l’Eau, a reconnu en juillet que “les mesures prises n’ont pas été suffisantes”. “Il y a de nombreux épisodes de sécheresse. Nous devons nous tourner vers Dieu”, a-t-il plaidé, alors que les autorités talibanes organisent régulièrement des prières pour la pluie.Mais celle-ci n’est pas toujours une bonne nouvelle.En cas de crues subites, la terre asséchée ne parvient pas à retenir l’eau.Or d’après l’ONU, les précipitations sont arrivées plus tôt que prévu cette année dans le pays, sur fond de températures plus élevées que d’ordinaire, augmentant le risque d’inondations.En juin, elles ont tout emporté sur leur passage dans la province de Maidan Wardak (centre).”J’ai 54 ans et nous n’avons jamais vu ça”, témoigne Mohammed Qassim, dans le lit craquelé d’une rivière, plein de cailloux.Wahidullah, 18 ans, a vu son bétail noyé et sa maison endommagée au point de ne plus être habitable.Sa famille de 11 personnes dort sous une tente sur une parcelle légèrement surélevée avec quelques affaires sauvées des eaux. Wahidullah ne peut s’empêcher d’imaginer le scénario catastrophe: “en cas de nouvelle inondation, nous n’aurons plus rien du tout et nulle part où aller”.

La découverte de Paris par 40.000 enfants “oubliés des vacances”

Croisière sur la Seine, pique-nique géant au pied de la Tour Eiffel, Alpha Jets de la patrouille de France: 40.000 enfants “oubliés des vacances” ont découvert, beaucoup pour la “première fois”, la capitale à l’occasion d’une journée organisée par le Secours populaire mercredi.”Je suis sur un bateau à Paris et je vois la Tour Eiffel!” Casquette vissée sur la tête, Gabriel, 8 ans, venu du Tarn-et-Garonne, s’extasie en découvrant la capitale. Comme une soixantaine d’autres enfants de ce département du sud-ouest, il n’a pas pu partir en vacances durant l’été. Au total, ils sont 40.000 enfants privés de vacances et venus de toute la France et de l’étranger à participer à cette journée d’activités organisée par le Secours populaire. “(L’été), des fois je reste à la maison, des fois je sors avec ma mamie ou mes parents. Là c’est la première fois que je pars en vacances parce que papa et maman n’ont pas beaucoup d’argent. Je joue dans ma chambre tout le temps. J’aimerais bien faire plus de choses”, confie Thiméo, 8 ans, originaire de Côte d’Or.Depuis 1979, le Secours populaire organise chaque année cette journée pour les familles précaires qui ne partent pas l’été. “Nous voulons offrir à tous les enfants un vrai temps de vacances, de détente et de découverte. C’est essentiel pour leur équilibre et leur droit au bonheur”, souligne Henriette Steinberg, présidente du Secours populaire, auprès de l’AFP.La journée débute par une croisière sur la Seine. Les enfants embarquent sur les mêmes bateaux qui ont fait défiler les athlètes lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques il y a un an, clin d’œil “symbolique” à l’occasion des 80 ans du Secours populaire.”C’est une nouvelle aventure parce que c’est la première fois que je viens, ça me fait du bien de voir Paris”, témoigne auprès de l’AFP Leïla, 8 ans, venue de Saint-Étienne-de-Tulmont (Tarn-et-Garonne), photographiant la Tour Eiffel sous tous ses angles pour sa famille “qui n’est pas partie en vacances”. L’événement met aussi en avant la solidarité internationale, avec des délégations venues cette année de 49 pays. Nahomy, 14 ans, originaire du Salvador, s’émerveille: “C’est un voyage que je n’avais pas eu l’opportunité de faire, j’ai découvert plein de choses et partagé avec plein d’enfants”.- Bigflo et Oli, Lena Situations… -Après la croisière, direction le Champ-de-Mars, transformé en immense terrain de jeux, avec châteaux gonflables, ateliers de maquillage et murs d’escalade. Les enfants s’installent par milliers pour un pique-nique géant au pied de la tour Eiffel. Ils s’impatientent, agglutinés autour d’une scène à 360 degrés. “Ils ont l’air motivés et heureux d’être là, malgré la fatigue”, constate Julie Gauliris, bénévole venue de Roubaix (Nord), en observant des groupes d’enfants danser. Une surprise arrive pour les enfants: l’influenceuse Lena Situations, très populaire auprès des jeunes, fait une apparition pour annoncer le début du “show”. Se succèdent sur scène plusieurs artistes chouchou des 6-12 ans: Vitaa, Carbonne, Marguerite et les très attendus Big Flo et Oli, duo de rappeurs toulousains qui ont déjà fait des concerts au bénéfice du Secours populaire. Clou du spectacle: la Patrouille de France traverse le ciel parisien provoquant la liesse générale.  Après le concert, les enfants ont encore le reste de l’après-midi pour profiter des stands. “Je suis super content !”, s’exclame Ishak, 8 ans, casquette sur le côté, “un peu triste” aussi de repartir à Montauban en début de soirée.”Ce n’est qu’une journée” dans leur été “mais c’est quand même bien qu’ils aient des moments comme ça”, résume Julie Gauliris, bénévole pour le Secours populaire.Selon une étude de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) de 2021, 10 % des moins de 16 ans ne partent pas en vacances au moins une semaine par an pour des raisons financières.

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Electricité bas carbone: l’Inde franchit un cap mais la route vers la neutralité sera longue

L’Inde a annoncé ces derniers jours que 50% de sa capacité de production d’électricité était désormais d’origine renouvelable, avec cinq ans d’avance sur le calendrier fixé par le traité de Paris.Ce succès a été salué par le gouvernement mais, selon les ONG de défense de l’environnement, le chemin vers la neutralité carbone du troisième pollueur de la planète est encore long.Quel cap a franchi l’Inde?Selon le ministre des Energies renouvelables, Pralhad Joshi, 242,8 des 484,8 gigawatts (GW) de capacité de production électrique dont dispose le pays sont fournis par des énergies non-fossiles .Ces capacités dites “installées” provenaient fin juin de l’énergie solaire (116 GW), devant l’hydroélectrique (54 GW), l’éolien (52 GW), les bioénergies (12 GW) et le nucléaire (9 GW), selon le ministère.”C’est un pas de géant vers une Inde plus verte et plus propre”, s’est enthousiasmé M. Joshi.L’Inde, dont la capacité de production en énergies renouvelables a triplé ces dix dernières années, a en outre franchi cette barre cinq ans avant l’échéance fixée en 2015 à Paris.”En matière de capacité de production en énergie solaire, l’Inde a dépassé l’Allemagne et le Japon et occupe la 3e place mondiale” derrière la Chine et les Etats-Unis, souligne le ministère.Le géant du sous-continent n’entend pas s’arrêter là. Il veut passer le cap des 500 GW de capacité de production en énergies renouvelables à l’échéance 2030.La plus grande “ferme” solaire au monde, d’une capacité de 30 GW, doit entrer en service à pleine puissance d’ici à 2029 dans le désert indien du Gujarat.L’électricité indienne est-elle plus “verte”?L’annonce du gouvernement est “significative”, reconnaît Avantika Goswami, du Centre pour la science et l’environnement (CSE) de New Delhi, d’autant plus que l’Inde “a des besoins en énergie croissants”.Mais, ajoute-t-elle aussitôt, il ne faut pas confondre capacité de production et production.Les chiffres officiels le confirment, 73% de l’électricité consommée en Inde reste générée par de très polluantes centrales à charbon. Seuls 13% sont issus de panneaux solaires ou d’éoliennes.”La production actuelle issue d’énergies renouvelables reste très faible”, résume Avantika Goswami, “c’est le principal défi de l’Inde”.Pourquoi le charbon reste roi?Par définition, les énergies solaire et éolienne sont intermittentes, soumises aux contraintes de la nature, et peu efficaces dès lors qu’il s’agit de répondre aux pics de consommation.Il faudrait pour cela augmenter considérablement les capacités de stockage de l’électricité produite par le soleil et le vent.”Notre capacité en énergies renouvelables augmente vite: de 25 à 30 GW chaque année”, dit M. Joshi. “Mais sans stockage, nous allons la gaspiller ou alors devoir continuer à nous reposer sur le charbon.”L’Inde ne dispose pour l’heure que d’une capacité de stockage par batteries de 505 mégawatts par heure (MWh), nettement insuffisante. Elle a lourdement investi pour la développer.Le stockage pose aussi la question de la dépendance de l’Inde vis-à-vis de la Chine, première productrice mondiale des terres rares indispensables à la fabrication des batteries.”C’est une préoccupation stratégique”, relève Harjeet Singh, de la Fondation pour le climat. Le charbon devrait donc encore rester le “roi” du marché de l’électricité pendant longtemps.Seuls les barrages ou les centrales à charbon ou nucléaires peuvent pour l’heure répondre aux besoins croissants en électricité du pays le plus peuplé du monde (1,4 milliard d’habitants).Le parc indien de centrales à charbon est jeune, 60% sont âgées de moins de quinze ans, et remplacer les centrales thermiques serait ruineux.Et la réduction des émissions de CO2?L’Inde assure être capable de tenir ses objectifs ambitieux de réduction de gaz à effet de serre. “Nous sommes en ligne pour y parvenir”, dit-on au gouvernement.La barre est haute: baisse de 45% des émissions de carbone d’ici à 2030 et neutralité en 2070.L’Inde est responsable de 7% des émissions de CO2 mondiales, loin derrière la Chine et les Etats-Unis.Pour améliorer sa performance, alors que la demande d’électricité devrait encore doubler d’ici deux ans, le CSE insiste sur une meilleure efficacité des centrales à charbon.”C’est en combinant une forme de +décarbonation du charbon+ et en intégrant plus d’énergies renouvelables dans le réseau que nous réussirons”, juge Avantika Goswami.

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Antarctique: des changements “abrupts” en cours, alertent des chercheurs

L’Antarctique semble soumis à une série de changements “abrupts” qui se renforcent mutuellement, aux conséquences potentiellement catastrophiques pour le monde entier, alertent des chercheurs dans une étude publiée mercredi dans la revue Nature.Les scientifiques, pour la plupart basés en Australie, soulignent “l’émergence de preuves de changements rapides” dans l’environnement antarctique: recul de la banquise, ralentissement d’un courant océanique, fonte de la calotte glaciaire et menaces pour certaines espèces comme les manchots empereurs.”L’Antarctique montre des signes inquiétants de changement du point de vue de la glace, de l’océan et des écosystèmes. Certains de ces changements abrupts seront difficiles à arrêter et auront des effets pour les générations à venir”, résume pour l’AFP Nerilie Abram, chercheuse à l’Université nationale australienne et auteure principale de l’étude.Les scientifiques alertent depuis des années sur les risques que pose le changement climatique d’origine humaine pour l’Antarctique et sur les conséquences potentiellement catastrophiques pour l’avenir, comme la montée du niveau des océans entraînée par la fonte des glaces. Mais l’étude montre aussi comment ces changements sont “interconnectés” entre eux et peuvent aussi à leur tour aggraver le changement climatique, souligne Nerilie Abram.Le recul de la banquise réduit par exemple sa capacité à réfléchir l’énergie solaire (effet albedo), exacerbant ainsi le réchauffement. L’institut de recherche polaire britannique (BAS) a aussi montré, dans une étude publiée en juin, que les colonies de manchots empereurs déclinent plus vite que prévu en raison du recul de cette banquise.Le ralentissement du courant océanique antarctique et la fonte des calottes glacières se renforcent aussi mutuellement, un cercle vicieux que les scientifiques qualifient de boucle de rétroaction. Ces phénomènes encouragent à leur tour le réchauffement climatique ou la montée du niveau des océans à long terme.La calotte glaciaire Ouest-Antarctique a déjà été identifiée par les scientifiques comme exposée au risque d’un basculement irréversible en raison de la hausse des températures. Contrairement à la banquise de mer, sa fonte augmente les niveaux des océans, un phénomène susceptible de s’étaler sur des siècles et qui perdurera même si le climat se stabilise.Cette zone de l’Antarctique contient suffisamment d’eau gelée pour faire monter le niveau des océans de la planète d’environ six mètres. La moitié de cette masse, équivalent à environ 3 mètres, serait à risque d’un prochain effondrement irréversible.En conclusion, les auteurs estiment que “la seule façon certaine de réduire le risque de changements abrupts dans l’environnement antarctique est de procéder à des réductions rapides et profondes des émissions de CO2 au cours de cette décennie” et de limiter le réchauffement au plus près de 1,5°C, la limite la plus ambitieuse de l’accord de Paris.

Une pétition en ligne contre le prêt de la tapisserie de Bayeux au British Museum

Une pétition mise en ligne le 13 juillet contre le prêt de la tapisserie de Bayeux au British Museum de Londres pour des raisons de conservation de l’oeuvre, comptait près de 45.000 signatures mercredi.”Nous demandons solennellement au président de la République de renoncer à ce projet. Ce prêt serait un véritable crime patrimonial” peut-on lire à la fin de cette pétition créée sur le site change.org par Didier Rykner, directeur de la rédaction du site “La Tribune de l’Art”.Joint par l’AFP, Didier Rykner a estimé que la tapisserie est “beaucoup trop fragile pour être transportée sans grand risque”.”Les spécialistes de la tapisserie, les restaurateurs qui travaillent dessus et les conservateurs disent qu’il y a un risque de déchirures, de chutes de matière, dues aux manipulations et vibrations lors de son transport” a-t-il rappelé.”C’est inadmissible de prendre le risque que cette oeuvre absolument unique soit détériorée” s’est emporté Didier Rykner.La tapisserie est un “récit brodé” datant du XIe siècle de 70 mètres de long qui raconte la conquête de l’Angleterre en l’an 1066 par Guillaume, duc de Normandie, qui deviendra par la suite “Guillaume le conquérant”.Emmanuel Macron a annoncé le 8 juillet le prêt de l’oeuvre au British Museum de Londres de septembre 2026 à juin 2027 en échange de pièces médiévales issues du trésor archéologique de Sutton Hoo.Dans une vidéo mise en ligne sur Youtube par la préfecture du Calvados en février 2025, Cécile Binet, conseillère musées de la DRAC de Normandie, affirmait que la tapisserie est “trop fragile pour être déplacée sur une grande distance” et que “toute manipulation supplémentaire” était “un risque pour sa conservation”.Quelques semaines après ces déclarations, la décision a été prise de “l’envoyer à Londres. Ça n’a aucun sens, c’est uniquement politique et diplomatique” a jugé Didier Rykner.Une étude de faisabilité du transport de la tapisserie de Bayeux vers Londres a été réalisée par des restauratrices en mars 2022, a-t-on appris de sources concordantes..”Cette étude, on refuse de me la communiquer, elle reste confidentielle” s’est agacé M. Rykner, “le ministère de la Culture dit qu’il y a eu des études qui ont montré que l’oeuvre était transportable, montrez-les nous, je voudrais bien les voir !”.Sollicitées par l’AFP, ni la DRAC de Normandie, ni le ministère de la Culture, ni les restauratrices n’avaient répondu mercredi après-midi.

Corps retrouvés dans la Seine à Choisy-le-Roi: un homme en garde à vue pour meurtres

Un homme a été placé en garde à vue mercredi matin pour meurtres après la découverte de quatre corps dans la Seine le 13 août dans la ville de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), a indiqué le parquet de Créteil sollicité par l’AFP. “Un homme a été placé ce matin en garde à vue pour meurtres en concours” dans les locaux de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris, a indiqué cette source, confirmant une information du Parisien.”Dans l’intérêt de la procédure, le parquet de Créteil ne fera en l’état aucun autre commentaire dans ce dossier”, a ajouté cette source.Un “concours d’infractions” survient “lorsqu’une infraction est commise par une personne avant que celle-ci ait été définitivement condamnée pour une autre infraction”, selon l’article 132-2 du code pénal.Lorsqu’il s’agit de meurtres, la garde à vue pour ce motif peut durer jusqu’à 96 heures.Le parquet avait ouvert précédemment deux enquêtes pour homicide volontaire après la découverte de traces de violences sur deux des quatre corps.Le 13 août, un corps flottant dans la Seine avait été repéré par un passant près du pont de Choisy, qui relie cette ville de banlieue à Créteil.En inspectant la zone, les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre avaient découvert trois autres corps immergés.”La découverte de quatre corps immergés dans la Seine dans un périmètre restreint pourrait s’expliquer par la configuration du fleuve à cet endroit”, avait précisé samedi le parquet dans son communiqué.Le fleuve coule plus lentement à ce niveau, ce qui accroît les risques de noyade mais pourrait également expliquer que des corps noyés en amont soient charriés par le courant jusqu’à cette zone, estimait alors une source proche du dossier qui n’excluait aucune hypothèse. Un premier corps, resté immergé moins longtemps, est désormais identifié. Il s’agit d'”un homme, âgé d’une quarantaine d’années et domicilié dans le Val-de-Marne”.Quant aux trois autres cadavres, y compris celui pour lequel la deuxième enquête a été ouverte, “eu égard à l’état très dégradé des corps retrouvés, du fait de leur immersion dans l’eau, il était seulement possible de déterminer que les défunts étaient trois hommes, adultes, sans plus de précision”, précisait encore le parquet dans son communiqué.”De nombreux examens techniques (notamment médico-légaux) et investigations sont en cours afin notamment d’établir l’identité des trois défunts non identifiés, mais aussi les circonstances et la date de décès de l’ensemble des corps retrouvés”, ajoutait le ministère public.

Crise Netanyahu-Macron: le Crif dénonce de “vaines polémiques”, la gauche une “instrumentalisation” de l’antisémitisme

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a dénoncé mercredi de “vaines polémiques” au lendemain de la passe d’armes entre l’Elysée et Benjamin Netanyahu qui a accusé Emmanuel Macron de nourrir la haine contre les juifs avec son intention de reconnaître l’Etat palestinien.”La relation entre la France et Israël, fondée sur des valeurs démocratiques partagées et des combats communs notamment contre le terrorisme, mérite mieux que de vaines polémiques”, a réagi le président du Crif Yonathan Arfi sur X.”Le combat contre l’antisémitisme doit rassembler et non diviser”, a poursuivi le patron du Crif qui fédère plus de soixante-dix associations juives françaises.Dans un courrier officiel adressé au président français, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accusé ce dernier “d’alimenter le feu antisémite” en France en appelant à la reconnaissance internationale de l’Etat de Palestine.”Je suis préoccupé par la montée alarmante de l’antisémitisme en France et par le manque d’actions décisives de votre gouvernement pour y faire face. Ces dernières années, l’antisémitisme a ravagé les villes françaises”, écrit M. Netanyahu. Il affirme que l’antisémitisme a encore augmenté depuis que M. Macron a annoncé fin juillet que la France allait reconnaître l’Etat de Palestine à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. Cette analyse “est erronée, abjecte et ne demeurera pas sans réponse”, a répondu la présidence française. “La période exige gravité et responsabilité, pas amalgames et manipulations”, a-t-elle ajouté, indiquant que “la République protège et protègera toujours ses compatriotes de confession juive”.Selon les derniers chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur, entre janvier et mai 2025, un total de 504 actes antisémites ont été recensés (dont 323 atteintes aux personnes). C’est une baisse de 24% sur un an, mais un doublement (+134%) par rapport à la même période de 2013.”Je ne dis pas que la République ne fait pas, la République fait énormément mais il y a tellement d’actes d’antisémitisme qu’aujourd’hui il semble que ça déborde”, a souligné mercredi sur Franceinfo l’ambassadeur d’Israël en France Joshua Zarka, précisant qu’une lettre a aussi été envoyée au Premier ministre d’Australie.Les institutions juives ont établi un “dialogue régulier avec les pouvoirs publics concernant la lutte contre l’antisémitisme depuis une vingtaine d’années”, a souligné le Crif dans son communiqué.- “Arme diplomatique” -Son président rappelle cependant “sa désapprobation du projet de reconnaissance d’un Etat palestinien par la France et son inquiétude de la manière dont cette annonce galvanise les agitateurs de LFI et les prêcheurs de haine antisémite qui les entourent”. A gauche, c’est “l’instrumentalisation” de l’antisémitisme par le leader israélien qui est dénoncée.”Netanyahu est un leader d’extrême droite qui instrumentalise la notion d’antisémitisme, alors même que l’antisémitisme est bien réel dans notre pays”, a commenté Chloé Ridel, porte-parole du PS sur Franceinfo.”Instrumentaliser l’antisémitisme comme une arme diplomatique est honteux”, a déclaré la présidente du groupe insoumis à l’Assemblée nationale Mathilde Panot, dont le parti est lui-même régulièrement accusé d’ambiguïtés sur cette question. Dans un message posté sur X, le président du Fonds social juif unifié (FSJU) Ariel Goldman a, lui, indiqué que “l’antisémitisme n’a jamais eu besoin de prétexte politique ou diplomatique pour exister”. “Les désaccords entre responsables ne doivent pas affaiblir le combat contre cette haine ancestrale: Français juifs, autorités françaises et israéliennes doivent rester unis et vigilants contre ce fléau !”, a-t-il écrit.Après avoir affiché sa solidarité avec Israël après le 7-Octobre, Emmanuel Macron a depuis pris ses distances et multiplié les critiques à l’égard de la stratégie du gouvernement israélien à Gaza.M. Macron a de nouveau affirmé mercredi que “l’offensive militaire que prépare Israël”, avec le rappel de 60.000 réservistes pour la prise de Gaza-ville, “ne peut conduire qu’à un véritable désastre pour les deux peuples”, palestinien et israélien.Fin juillet, le chef de l’Etat a annoncé que Paris allait reconnaître l’Etat de Palestine en septembre, à l’Assemblée générale de l’ONU qui prendra fin le 23 septembre. M. Netanyahu a sommé le président français de “remplacer la faiblesse par l’action” sur la lutte contre l’antisémitisme avant cette date qui est aussi le début de la nouvelle année juive.

Chikungunya, dengue, West Nile… Les cas continuent à augmenter en métropole

Les cas de chikungunya, dengue et fièvre “West Nile”, tous transmis via des piqûres de moustiques, ont continué à progresser ces derniers jours en métropole, a annoncé mercredi l’agence Santé publique France, l’été 2025 s’avérant sans précédent en la matière.Au 19 août, “27 épisodes de chikungunya totalisant 154 cas (…) ont été identifiés en France hexagonale”, a résumé l’agence sanitaire dans un bilan hebdomadaire. La semaine précédente, le bilan comptait 23 foyers pour 115 cas.Il s’agit de cas autochtones, qui résultent d’une contamination sur le territoire, et non importés à la suite d’une contamination à l’extérieur.Même si plusieurs de ces épisodes sont désormais clos, l’été 2025 est d’une ampleur sans précédent en matière de cas autochtones de chikungunya, dont le virus se transmet d’un humain à l’autre via des piqûres de moustiques tigres, en métropole.Ces cas dépassent de loin leurs records des précédentes années – jamais plus d’une trentaine au cours d’un même été -, une situation alimentée par une épidémie majeure de chikungunya en début d’année à La Réunion, la plus grosse depuis une vingtaine d’années. Celle-ci a facilité l’arrivée de cas importés qui ont ensuite donné lieu à des contaminations sur place.Autre maladie transmise par le moustique tigre, la dengue ne totalise pas, pour l’heure, autant de cas autochtones qu’en 2024 – avec un record de 66 en métropole. Mais une hausse hebdomadaire a aussi été enregistrée, avec sept foyers identifiés – un clos – pour 13 cas, contre six foyers et onze cas la semaine précédente.Cette situation s’inscrit dans un contexte où le moustique tigre, habitué des climats chauds et encore absent de la métropole voici quelques décennies, est désormais présent sur presque tout le territoire, sur fond de réchauffement climatique.Enfin, une autre maladie vient s’ajouter depuis quelques semaines à ce tableau exceptionnel: la fièvre “West Nile” ou fièvre du Nil occidental, qui n’est pas transmise par le moustique tigre mais la variété Culex, plus courante en France métropolitaine.Les cas autochtones ne sont pas encore records cet été en métropole – 13 au dernier décompte, contre plusieurs dizaines certaines années – mais se distinguent par leur implantation plus large: pour la première fois, plusieurs ont été identifiés en région parisienne et non seulement le Sud.Les trois maladies ont des symptômes proches, s’apparentant à un état grippal avec de la fièvre et des douleurs musculaires.