AFP Top News

Disparition brutale du président du musée d’Orsay, Sylvain Amic

Le président des musées d’Orsay et de l’Orangerie, Sylvain Amic, est décédé brutalement à l’âge de 58 ans, après moins de 18 mois à occuper le poste qui était “le rêve de sa vie”.”Sa disparition est un choc”, a réagi dimanche sur X le président Emmanuel Macron. “A Montpellier, Rouen ou Paris, Sylvain Amic oeuvrait pour que chacun puisse accéder aux merveilles de l’art, de Soulages à Manet.”Selon une source proche du dossier, Sylvain Amic “se trouvait dans un petit village près de Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard”. Il a appelé le Samu mais il est finalement décédé, a ajouté cette source, parlant d’une “mort naturelle”.”Avec sa disparition, la culture perd l’un de ses meilleurs connaisseurs et la France un grand serviteur de l’Etat”, a pour sa part regretté la ministre de la Culture, Rachida Dati, sur le même réseau social.”Esprit ouvert et créatif, Sylvain Amic était un homme chaleureux et attentif aux autres”, a-t-elle poursuivi.C’est Mme Dati qui avait proposé le nom de Sylvain Amic à Emmanuel Macron au printemps 2024 pour qu’il prenne la tête de l’Etablissement public du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie.Auparavant, il avait été le conseiller d’une autre ministre de la Culture de M. Macron, Rima Abdul Malak.”J’avais repéré Sylvain Amic à Rouen, où il avait mené un travail extraordinaire à la tête des 11 musées de la métropole. Il avait accepté de tout quitter pour rejoindre mon cabinet où il a été un formidable conseiller. (…) Diriger le musée d’Orsay était le rêve de sa vie”, a souligné cette dernière dans une déclaration transmise à l’AFP.Aux manettes d’Orsay, M. Amic avait succédé à Christophe Leribault, nommé à la tête du château de Versailles.- Ancien instituteur -“Le musée d’Orsay, c’est un musée républicain, un bien commun de la nation qu’il faut restituer à l’ensemble de la nation”, déclarait-il au Monde en janvier dernier, voulant notamment “proposer aux 18-25 ans une programmation plus stimulante encore”. Il avait été aussi chargé d’accentuer la décentralisation du musée parisien en multipliant les prêts d’oeuvres dans les musées, pilier de la politique de la “ruralité” cher à la ministre.Installé le long de la Seine, le musée d’Orsay a connu des records de fréquentation depuis la fin de la crise sanitaire, avec notamment 3,2 millions de visiteurs en 2022. De grands travaux sont prévus pour moderniser son accueil.Situé près de la place de la Concorde, le musée de l’Orangerie abrite lui aussi des peintures impressionnistes, dont les “Nymphéas” de Claude Monet.Né à Dakar en 1967, conservateur général du patrimoine, spécialiste des périodes moderne et contemporaine, Sylvain Amic avait débuté sa carrière comme instituteur avant de réussir le concours de l’Institut national du patrimoine et d’embrasser la carrière de conservateur en 1997.Il a dirigé la Réunion des musées métropolitains de Rouen Normandie jusqu’à l’été 2022.Il s’était porté candidat à la direction du musée d’Orsay dès 2017 mais avait vu le poste lui échapper au profit de Laurence des Cars, qui avait ensuite pris la tête du musée du Louvre en 2021.Sylvain Amic avait par ailleurs été missionné en 2018, avec la conservatrice du patrimoine Olivia Voisin par la ministre de la Culture d’alors Françoise Nyssen, pour mettre sur pied un projet de circulation des oeuvres en régions.

Szoboszlai gem seals Liverpool win over Arsenal, Man City rocked by Brighton

Dominik Szoboszlai’s brilliant free-kick fired Liverpool to a dramatic 1-0 win over title rivals Arsenal, while Manchester City suffered a shock 2-1 defeat at Brighton that extended their troubled start to the season on Sunday.Szoboszlai curled a sublime set-piece past Arsenal keeper David Raya with seven minutes left at Anfield in a tense clash between …

Szoboszlai gem seals Liverpool win over Arsenal, Man City rocked by Brighton Read More »

Piastri extends championship lead after Norris breakdown at Dutch Grand Prix

Oscar Piastri powered to victory at an incident-packed Dutch Formula One Grand Prix on Sunday, with home favourite Max Verstappen claiming second place as Piastri’s McLaren teammate Lando Norris suffered a dramatic breakdown late in the race.Piastri led from pole to chequered flag at the Zandvoort circuit in a race that saw the safety car …

Piastri extends championship lead after Norris breakdown at Dutch Grand Prix Read More »

Une mère et ses deux enfants trouvés morts dans leur appartement près de Lyon

Une mère et ses deux enfants de 4 et 6 ans ont été découverts dimanche morts dans leur appartement de Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon, et le début de l’enquête privilégie le drame à huis-clos sans intervention extérieure, ont indiqué des sources sécuritaires à l’AFP.La découverte macabre, révélée par le quotidien le Progrès en début d’après-midi, a été faite par une amie de la famille qui, appelée par les parents de la mère inquiets d’être sans nouvelles depuis vendredi, a ouvert l’appartement, précise à l’AFP l’une de ces deux sources, proches de l’enquête.Elle a immédiatement appelé la police.Il n’y avait ni traces d’effraction, ni autres traces suspectes dans l’appartement, selon l’une de ces sources précisant qu’il ne semble pas y avoir eu d’intervention d’une autre personne. Rien n’est totalement exclu mais, dans l’attente des résultats des autopsies, les enquêteurs privilégient, “pour l’heure”, l’hypothèse selon laquelle la mère aurait tué ses enfants avant de se suicider, selon cette source.Les dépouilles de la mère, de son fils de 4 ans et de sa fille de 6 ans ont été extraites de l’immeuble de ce quartier résidentiel du centre de Villeurbanne en fin d’après-midi, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Pour Bayrou, “la question” du 8 septembre n’est “pas le destin du Premier ministre” mais “le destin de la France”

François Bayrou a estimé dimanche, lors d’un entretien accordé aux quatre chaînes d’information en continu, que la “question” en jeu lors du vote de confiance du 8 septembre n’était pas “le destin du Premier ministre” mais celle du “destin de la France”.”Si le gouvernement tombe, comme (les oppositions) le souhaitent, comme ils l’annoncent (…) eh bien ça veut dire qu’on changera de politique. On abandonnera ou on abandonnerait la politique pour moi vitale pour le pays” pour une “autre” politique “plus laxiste”, “plus à la dérive”, a plaidé le Premier ministre.Cet entretien accordé à franceinfo, LCI, BFMTV et Cnews n’est “sûrement pas un au revoir”, a lancé M. Bayrou, alors que le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a déclaré dimanche “irrévocable” la décision des socialistes de refuser la confiance, ajoutant qu’il était temps pour le chef du gouvernement de dire “au revoir”.”Olivier Faure qu’est-ce qu’il veut ? il veut être à Matignon”, a-t-il balayé.”Je pense précisément que les jours qui vont venir sont cruciaux”. Et “si vous imaginez que je peux abandonner les combats que je mène, que je mène ici, que je menais avant, depuis des années et que je continuerai à mener après, vous vous trompez”, a-t-il insisté.”La quasi totalité des Français sait parfaitement qu’un pays endetté, c’est un pays qui n’a plus sa souveraineté, qui n’a plus la liberté”, a martelé le chef du gouvernement, qui a provoqué la surprise en annonçant, lundi, qu’il demanderait le 8 mars un vote de confiance de l’Assemblée nationale, en soutien de sa politique budgétaire.Les oppositions, Rassemblement national et Parti socialiste compris, ont immédiatement annoncé refuser la confiance.

A huit jours de sa probable chute, Bayrou va tenter de convaincre les Français

Parviendra-t-il à renverser le cours des choses ? Ou au moins à convaincre les Français du bien-fondé de sa démarche ? François Bayrou donnera dimanche à 18H00 une interview aux quatre chaînes d’information en continu, alors que les oppositions semblent avoir déjà tourné la page de son gouvernement.Le Premier ministre, qui a annoncé en début de semaine sa volonté de solliciter un vote de confiance de l’Assemblée nationale le 8 septembre, répondra pendant un peu plus d’une heure depuis Matignon aux questions de Darius Rochebin (LCI), Myriam Encaoua (franceinfo), Marc Fauvelle (BFMTV) et Sonia Mabrouk (CNews).Les thèmes abordés seront la situation budgétaire de la France, les négociations avec les partis, les marges de manoeuvre, l’enjeu du vote de confiance et l’après 8 septembre, selon l’une des chaînes.Un “exercice de pédagogie et de mise en responsabilité des partis à la veille d’une semaine d’entretiens”, a expliqué Matignon à l’AFP, alors que M. Bayrou recevra à partir de lundi les chefs de parti et de groupe parlementaire qui le souhaitent, en amont d’un vote à haut risque.L’annonce du Premier ministre a surpris lundi, beaucoup soupçonnant le maire de Pau de vouloir prendre les devants d’une censure de son budget à l’automne.La gauche et le RN n’ont eu de cesse depuis de marteler qu’ils voteraient contre la confiance, rendant quasi inéluctable la chute du chef de gouvernement.”Le Premier ministre ne fera pas changer d’avis le groupe du Rassemblement national que préside Marine Le Pen à l’Assemblée nationale (…) Nous voterons contre sa demande de confiance”, a martelé le vice-président du RN Sébastien Chenu sur RTL dimanche.”Le 8 septembre il devra partir. Il fait sa tournée d’adieux (…) Le seul mot que j’attends de lui maintenant, c’est de dire au revoir”, a de son côté affirmé sur BFMTV le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.Le député de Seine-et-Marne a dit vendredi son parti “volontaire” pour succéder à François Bayrou promettant de gouverner en nouant des compromis texte par texte, sans faire usage du 49.3. Une hypothèse qui laisse sceptique un membre du gouvernement en sursis, qui “n’imagine pas l’alternative de gauche possible dans un contexte ou leur propre union a explosé”. L’alliance de gauche Nouveau Front populaire n’a en effet jamais semblé aussi mal en point, depuis sa naissance à l’été 2024.- Un budget “dans les temps” ? -Le vote, qui devrait avoir lieu lundi 8 dans l’après-midi, ouvre une nouvelle période d’incertitude, avec Emmanuel Macron en première ligne, dans un contexte social éruptif.Le chef de l’Etat, sommé par le RN et LFI de démissionner ou de dissoudre l’Assemblée nationale, va sans doute devoir dans l’immédiat se mettre en quête d’un nouveau Premier ministre. Les noms de Catherine Vautrin, Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin ou Xavier Bertrand circulent à nouveau.Le président de la République a redit vendredi à Toulon son soutien à son Premier ministre, qui “a raison de mettre en responsabilité les forces politiques et parlementaires” face à la situation budgétaire peu reluisante du pays.”La France a besoin d’un budget dans les temps”, face à une situation financière qui n’est “pas critique, mais tout de même préoccupante”, a souligné dimanche le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, sur LCI.Plusieurs ténors du gouvernement se sont alarmés de la situation politique dimanche. “Voulons-nous d’un suicide collectif, pas pour le gouvernement, mais pour le pays?”, a ainsi demandé sur France Inter l’ancien Premier ministre Manuel Valls, invitant chacun à “trouver la voie du dialogue et du compromis”.Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a de son côté appelé les partis de gouvernement à la responsabilité, à l’heure où la “stabilité” des institutions est en jeu. “Je pense que nous sommes capables de tendre la main et qu’eux mêmes sont capables de tendre la main pour sauver l’essentiel, c’est-à-dire nos institutions”, a-t-il dit à l’occasion de sa rentrée politique à Tourcoing, citant LR et le PS, “un grand parti de gouvernement”. 

Vietnam: le français, atout académique en quête de débouchés professionnels

Linh Anh, 10 ans, assure qu’elle sera “professeure de français”, sa camarade Ngoc Anh, également en CM2, architecte “comme Monsieur Eiffel”: au Vietnam, de rares écoliers continuent d’apprendre la langue de Molière, encore valorisée académiquement même si elle peine à ouvrir des portes sur le marché du travail.Dans le pays de 100 millions d’habitants, la plupart des estimations évoquent 600.000 à 700.000 locuteurs francophones, principalement des personnes âgées ayant connu la fin de l’époque coloniale ou nées peu après l’indépendance, dont les Vietnamiens fêteront le 80e anniversaire de la proclamation mardi.La français comptait seulement 30.800 apprenants dans le primaire et le secondaire en 2023, selon un rapport du ministère de l’Education vietnamien, très loin derrière l’anglais, mais bien devant le japonais et le chinois. Il reste néanmoins la deuxième langue étrangère la plus enseignée.Ce matin-là, à l’école Doan Thi Diem d’Hanoï, la première de la capitale à avoir introduit le français en primaire, la maîtresse Luu Thanh Hang fait réviser les mots de la garde-robe à sa vingtaine d’élèves de CE1, surexcités après l’ouverture de la classe sur une comptine.”Le français, c’est une langue de culture et de diplomatie. Elle aide les élèves, les enfants, à développer leur sens critique et leur créativité”, explique à l’AFP la professeure de 28 ans, y voyant “une compétence qui les distinguera sur le marché du travail”.Lors de sa visite d’Etat en mai, le président Emmanuel Macron avait réservé son discours principal aux étudiants parfois francophones de l’Université des sciences et des technologies d’Hanoï, les appelant justement à “apprendre la controverse respectueuse”.- “Jamais un grand pays francophone” -Mais intéresser les jeunes au français devient de plus en plus difficile à mesure que la langue se perd avec les anciennes générations.”Décider de suivre des cours de français est plus difficile comparé à l’anglais. Après l’obtention du diplôme, trouver un emploi est plus compliqué” qu’avec la langue reine, constate la présidente du conseil de l’école Doan Thi Diem, Nguyen Thi Hien. Elle affirme toutefois que des anciens élèves ont réussi à travailler à l’étranger, “pas seulement en France mais aussi au Royaume-Uni et aux Etats-Unis”.Selon l’Insee, 77.000 immigrés originaires du Vietnam vivaient en France en 2023. La diaspora, elle, représente quelque 350.000 personnes.En parallèle, dans le pays d’Asie du Sud-Est, la francophonie fait face à une “criante insuffisance de débouchés professionnels”, souligne Pierre Journoud, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paul-Valéry de Montpellier, alors que les parts de marché de la France au Vietnam sont “depuis longtemps inférieures à 1%”.”La qualité et le dynamisme du microcosme francophone de la capitale vietnamienne – et d’une poignée d’autres villes du pays – ne reflètent évidemment pas le tableau général d’une francophonie en difficulté depuis plusieurs années”, ajoute ce responsable d’un diplôme passerelle vers le Vietnam, rappelant que ce dernier “n’a jamais été un grand pays francophone”, avec toujours moins de 10% de locuteurs au maximum dans les années 1930-1940.”Pour ma carrière, parler français reste un avantage, mais pas toujours très utile parce que les clients ou mes collègues se servent normalement de l’anglais”, confirme à l’AFP Nguyen Quang Bach, employé dans le secteur des technologies de l’information âgé de 21 ans.Il précise cependant que cette compétence lui a offert “beaucoup d’opportunités académiques”.En mai, Emmanuel Macron avait souligné qu’à date, plus de 15.000 ingénieurs, 3.000 médecins et encore des milliers d’experts judiciaires vietnamiens avaient été formés en France.”Quand je serai grande, je veux aller en France et étudier avant le lycée”, dit Linh Anh.