AFP Top News

Social media sites block 4.7 million underage accounts in Australia

Tech giants have blocked 4.7 million accounts under Australia’s world-first social media ban for under-16s, the country’s online safety watchdog said Friday.Initial figures showed platforms were taking meaningful action to remove underage users, Australia’s eSafety Commissioner Julie Inman Grant said.”It is clear that eSafety’s regulatory guidance and engagement with platforms is already delivering significant outcomes,” she said in a statement.Australia …

Social media sites block 4.7 million underage accounts in Australia Read More »

Matignon juge “impossible” l’adoption du budget par un vote, un 49.3 ou une ordonnance attendus

Matignon a acté jeudi soir que le vote d’un budget était “désormais impossible” à l’Assemblée nationale, le gouvernement officialisant le fait qu’il tranchera entre un recours au 49.3 ou à une ordonnance pour faire passer le texte. Pour tenter d’éviter ensuite la censure, il fera des propositions de “compromis” vendredi.”Il y a deux options devant nous”, le “49.3” ou une “ordonnance”, a déclaré jeudi soir la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, interpellée par des députés pendant les débats sur le budget dans l’hémicycle.Un peu plus tôt, Matignon avait dénoncé, dans un communiqué, un “sabotage continu” de certaines formations politiques qui “rend désormais impossible l’adoption d’un budget par un vote de l’Assemblée nationale”.Ciblant explicitement le Rassemblement national et La France insoumise, les équipes du Premier ministre Sébastien Lecornu reprochent notamment au groupe de Marine Le Pen d’avoir fait voter une réduction de la dotation globale de fonctionnement (DGF) de 4,9 milliards d’euros, dans l’enveloppe des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales.”Si vous n’avez pas de budget aujourd’hui, ce n’est pas la faute du groupe Rassemblement National (…) ce n’est pas la faute des Insoumis (…) C’est parce que la majorité absolue du PS jusqu’aux LR, est incapable de se mettre d’accord sur un budget”, a rétorqué dans l’hémicycle le député RN Jean-Philippe Tanguy.Jeudi matin, le gouvernement a subi un autre revers important: son amendement sur la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censé rapporter 6,3 milliards d’euros en 2026, étant sèchement battu, alors que la mesure est un point-clé de la négociation avec le PS.Et Matignon de déplorer que le déficit public “à ce stade” de la discussion se monte à “5,3%” du PIB, plus haut que les 5% au maximum souhaité par l’exécutif, “ce qui est inacceptable”. De quoi rendre “inéluctable” selon les équipes de Sébastien Lecornu le recours au 49.3 ou à une ordonnance inédite sous la Ve République, pour faire passer le budget.- “Propositions vendredi” -Le scénario pourrait être tranché d’ici mardi”, a confirmé l’entourage du Premier ministre. La décision doit être prise “quand les débats seront arrivés à leur terme”, a déclaré Amélie de Montchalin, alors que le vote sur la partie “recettes”, crucial pour l’avenir du texte, doit avoir lieu en fin de semaine ou en début de semaine prochaine. Un recours à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, permettrait au gouvernement de faire passer un budget sans vote en retenant les amendements de son choix. Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois, s’exposant à chaque fois à une censure qui renverrait le texte dans la navette parlementaire.L’ordonnance budgétaire, c’est-à-dire la traduction du budget dans un texte qui n’a pas besoin de passer devant le Parlement, serait inédite et le précédent serait potentiellement lourd de conséquences pour les débats budgétaires des années suivantes. Mais contrairement au 49.3, l’ordonnance permettrait de doter le pays d’un budget, même si le gouvernement devait être censuré ensuite par l’Assemblée, ce qui est plausible au vu des réactions virulentes contre cette piste, y compris au Parti socialiste.”Aucune femme, aucun homme attaché à la défense de la République ne peut accepter ce qui ne serait ni plus ni moins qu’un nouveau 18 Brumaire (coup d’Etat de Napoléon, ndlr)”, affirme ainsi l’un des négociateurs du PS sur le budget, Philippe Brun, dans une tribune transmise à l’AFP, assurant qu’il censurerait un gouvernement qui prendrait cette voie.Aurélien Le Coq (LFI) a de son côté fustigé les deux solutions (49.3 ou ordonnance) entre lesquelles va trancher l’exécutif et qui conduiront, dans les deux cas, à un “coup de force”.Pour autant, Sébastien Lecornu semble toujours décidé à trouver un compromis pour éviter une censure du PS. En ce sens, Matignon a annoncé que “le Premier ministre et les ministres feront des propositions demain (vendredi) d’évolution de la copie initiale” du budget.Et l’entourage du Premier ministre assure qu’il n’y aura quoi qu’il arrive pas de budget définitivement adopté “avant la mi-février”.Emmanuel Macron escomptait un budget pour “fin janvier”, et a appelé jeudi dans ses voeux aux armées à des “efforts” “pour accélérer notre réarmement”, qui passent notamment par l’adoption d’un projet de finances pour 2026. “L’idée c’est de décanter les choses en janvier et ce sera bien le cas”, a relevé jeudi soir un proche du président.Dans une ambiance de lassitude à l’Assemblée, les débats doivent s’achever jeudi à minuit, avant de reprendre à 9H00 vendredi matin.pol-sl-are-sac/sde/cbn

Face aux juges, le producteur de Werenoi se défend d’avoir violenté une amie du rappeur défunt

Le producteur de Werenoi, Babiry Sacko dit Babs, jugé jeudi à Bobigny pour violences aggravées contre une amie du rappeur décédé, a nié avoir porté le moindre coup, sans s’expliquer comment elle avait fini amochée après leur entrevue dans un bar où il venait lui réclamer un million d’euros.”Repose en paix mon frère”, avait écrit Babs à l’annonce de la mort du rappeur de 31 ans Werenoi – Jérémy Bany Owona de son vrai nom – dans un hôpital parisien le 17 mai. Mais depuis les proches de l’artiste ne font que se déchirer sur fond de conflits financiers.En survêtement Yves Saint Laurent, mâchant un chewing-gum, le producteur de 33 ans a fait une entrée nonchalante devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny, avec 1H30 de retard. Ses avocats ont fait valoir qu’il avait dû être extrait du centre de semi-liberté où il purge, jusqu’au 18 janvier, une peine due à sa condamnation dans une ancienne affaire d’extorsion avec violence.En six heures d’audience, Babs a maintes et maintes fois évoqué le “million d’euros envoyé à Jérémy pour qu’il achète un bien immobilier à Dubaï” et dont il réclame et réclamera toujours, dit-il, la restitution à Fatima B., 35 ans.Une victime que le prévenu traite sans cesse de “voleuse”, en rappelant qu’il porte plainte contre elle à Paris pour escroquerie, au déplaisir de la présidente qui tente de recentrer le débat sur les violences et le cyberharcèlement qui lui sont reprochés.Au cours de l’enquête, Fatima B. a raconté avoir grandi avec Jérémy en Seine-et-Marne avant de le retrouver en 2021 à Dubaï où elle travaillait déjà “dans l’évènementiel”, “le business”. C’est là qu’elle est devenue, a-t-elle dit, “la petite amie officieuse” du rappeur, ce que la défense de Babs conteste ironiquement en la surnommant “l’amante imaginaire”.La trentenaire relate avoir été agressée, le 22 mai à 2H00 du matin, dans l’arrière-salle d’un bar à chicha de Montreuil (Seine-Saint-Denis) par des membres de l’entourage professionnel du producteur et Babs lui-même. Sept jours d’ITT (incapacité totale de travail) lui ont été attribués pour les coups portés au corps et au visage, et le traumatisme psychologique. Elle accuse Babs de lui avoir donné la première gifle, de l’avoir étranglée, de lui avoir donné des coups de pied au pubis et de l’avoir menacée de mort, puis d’avoir volé son passeport en lui lançant: “y’a plus de Dubaï”. – “Enervé” -S’il a gardé le silence en garde à vue, Babs accepte de répondre à la présidente, qui lui fait d’abord cracher son chewing-gum. “Je n’ai commis aucune violence envers elle”, dit-il, reconnaissant seulement avoir passé douze minutes, cette nuit-là, dans le bar. Juste le temps de faire écouter des audios qui prouveraient qu'”elle a fait une magouille”, ce qu’elle a toujours contesté. Il ajoute: “Oui j’étais énervé contre Fatima. Est-ce qu’énervé veut dire +taper+? Non”.Le gérant du bar avait vu la jeune femme “bien amochée”. Lui non. Il dit ignorer comment les blessures ont pu être occasionnées…- Vous avez écrit sur vos réseaux: “Tu m’auras sur le dos jusqu’à ta mort”, lui lit la juge. – “Je confirme”, répond le prévenu.Revendiquant d’avoir promu Werenoi, l’artiste ayant vendu le plus d’albums en 2023 et 2024 en France, Babs se présente en producteur de musique “reconnu”, propriétaire de sept à huit logements, et n’ayant “pas besoin d’argent”. La partie civile, elle, ne manque pas de lui rappeler la douzaine de mentions à son casier judiciaire, pour trafic de stupéfiants, escroquerie ou extorsion avec violence.”S’il y a une victime dans cette affaire, ce n’est pas M. Sacko!”, lance Me Clarisse Serre, plaidant que Fatima B. a été “défoncée” ce soir-là. “Il est incontestable qu’il y a eu des violences”, a rappelé le procureur, même si “aucun témoin direct” n’a pu être entendu. Il a réclamé “une peine de 12 mois d’emprisonnement aménagé en semi-liberté” et “l’interdiction d’entrer en relation avec la victime pendant trois ans”.En défense, Me Mourad Batikh a demandé la relaxe, en plaidant que la parole de Fatima B. n’était “pas crédible”. Il a souligné que son client, lui, était “venu nature peinture” devant le tribunal, “sans jamais feindre” d’avoir de la peine pour la victime.Jugement attendu le 19 févier.

South Korea’s ex-leader Yoon faces first court verdict over martial law chaos

A South Korean court will rule Friday on whether former president Yoon Suk Yeol obstructed justice during his disastrous martial law declaration and in its chaotic aftermath, the first in a series of verdicts for the disgraced ex-leader.Yoon briefly suspended civilian rule in South Korea for the first time in more than four decades on …

South Korea’s ex-leader Yoon faces first court verdict over martial law chaos Read More »

France: 40 ans d'”emprise” dans une congrégation de soeurs catholiques

Gavage, chantage, abus financiers, psychologiques et spirituels: un rapport détaille un système d'”emprise” marqué par une “dérive sectaire” qui a régné pendant 40 ans au sein d’une congrégation de soeurs catholiques à Paris.Un rapport de 142 pages publié par une commission indépendante, mandatée en 2024, décrit le système mis en place chez les Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre (BSCM) par l’ancienne supérieure, mère Marie-Agnès, à l'”autorité excessive et inappropriée” avec “une dérive manifeste dans tous les domaines”.Les soeurs de cette congrégation catholique avaient déjà reconnu en 2023 qu’un “système d’emprise” avait existé pendant plusieurs décennies, et demandé que la lumière soit faite sur le passé.Après avoir rencontré les 86 sœurs actuellement membres des BSCM et 28 ayant quitté la communauté, la commission fait état de 1.489 faits, allant de l’abus d’autorité au culte de la personnalité en passant par le pouvoir financier et la maltraitance physique ou psychologique.Ce système a perduré de 1969, date de l’élection de soeur Marie-Agnès en tant que prieure générale, jusqu’au début des années 2010, avec une dérive qui “s’est accentuée après 2004”.Pour les jeunes victimes poussées à s’engager “très vite” après leur recrutement s’instaure ce qu’une soeur décrit comme “un régime policier”.Car la responsable, à la personnalité “de type pervers narcissique”, a une capacité à repérer les vulnérabilité des soeurs qu’elle harcèle ensuite et manipule, souligne la commission présidée par l’ancien général Hervé Giaume.Coupées de leur famille, les religieuses doivent accepter que leurs parloirs soient écoutés et leur courrier lu. “L’espionnage, l’incitation à la délation et le chantage sont présents dans tous les prieurés et sanctuaires”, ajoute le rapport qui parle de “contexte clairement marqué par une dérive sectaire”.Le rapport détaille une “suractivité” imposée aux soeurs pour “empêcher toute prise de recul”, et une série de “violences verbales, parfois physiques” ainsi qu’une maltraitance psychologique: “infantilisation, culpabilisation, humiliation, dévalorisation”.”Je ne pouvais pas me mettre à genoux (…) et elles m’ont demandé de récurer l’entièreté des lieux à la brosse à dent et à l’éponge”, témoigne une soeur. Le rapport évoque même une “soumission médicamenteuse pour les plus récalcitrantes”.S’il n’y a pas ici de violences sexuelles, la maltraitance passe aussi par la nourriture avec des “repas forcés et déséquilibrés” et des “gavages allant jusqu’aux vomissements”. Car “il fallait (…) ressembler même physiquement” à la supérieure, a expliqué une soeur à la commission.- Héritages captés -Sur le plan financier, le rapport note que “le recrutement des jeunes filles visait manifestement les familles aisées” et que “faire +entrer de l’argent+ constituait une préoccupation constante” de mère Marie-Agnès.La congrégation “prenait en main les biens des sœurs dès le postulat”, avec parfois des “comptes bancaires et livrets vidés, héritages captés”. Un total de 857.356 euros a ainsi été prélevé sur les comptes de cinq soeurs et de la congrégation, selon le rapport. Mère Marie-Agnès, décédée en 2016, était secondée dans sa tache par deux acolytes (des soeurs40 nommées X et Y dans le rapport).Ce trio menait un “train de vie fastueux”: repas gastronomiques, vacances sur la Côte d’Azur… ainsi que des investissements immobiliers dans deux appartements et une maison près de Vernon (Nord de Paris). Le rapport note que le trio a habité “souvent en civil” dans cette maison entre 2008 et 2012, avant de la revendre avec une moins-value de 150.000 euros.La commission, qui émet 58 préconisations, appelle à plusieurs mesures de réparation (indemnisations et remboursements). Elle prône une reconnaissance officielle par l’Eglise des dérives “qu’elle n’a pas vues, ou pas voulu voir”, notamment au niveau du diocèse de Paris dont Jean-Marie Lustiger était archevêque pendant une partie des faits.Dans un communiqué le diocèse de Paris “reconnaît aujourd’hui que pendant de nombreuses années, il n’a pas exercé, en ses responsables, son propre devoir de vigilance”.La commission souligne qu’avec des “changements importants” engagés depuis 2014, la congrégation “a retrouvé aujourd’hui un fonctionnement normal mais encore fragile”.Car il est “essentiel de restaurer la confiance”, ajoute le texte.

Fury over Grok sexualized images despite new restrictions

Global outrage persisted Thursday over sexualized deepfakes created by Elon Musk’s AI tool Grok, even after his social media platform X said it was blocking the chatbot from undressing images in certain locations.The Philippines became the third country to ban Grok, following Southeast Asian neighbours Malaysia and Indonesia, while Britain and France said they would …

Fury over Grok sexualized images despite new restrictions Read More »

European military mission in Greenland as US aim ‘remains intact’

The White House on Thursday said a European military mission taking shape in Greenland would not deter President Donald Trump from pursuing control of the autonomous, mineral-rich Danish territory.Greenland’s Prime Minister Jens-Frederik Nielsen insisted meanwhile that “dialogue and diplomacy are the right way forward”, hailing the fact that a dialogue was now “underway”.The developments came …

European military mission in Greenland as US aim ‘remains intact’ Read More »

Venezuela’s Machado meets Trump for ‘positive’ talks despite snub

Venezuelan opposition leader Maria Corina Machado met Donald Trump Thursday for what the White House called “positive” talks — despite the US president sidelining her and openly coveting her Nobel Peace Prize.Since toppling Venezuelan leader Nicolas Maduro, Trump has said that Machado doesn’t have the support of the oil-rich country’s people and has instead backed …

Venezuela’s Machado meets Trump for ‘positive’ talks despite snub Read More »

US says Iran halts executions as Gulf allies pull Trump back from strike

The United States on Thursday said Iran halted 800 executions of protesters under pressure from President Donald Trump, after Gulf allies appeared to pull him back from military action over Tehran’s deadly crackdown on demonstrations.Iran was shaken over the last week by some of the biggest anti-government protests in the history of the Islamic republic, …

US says Iran halts executions as Gulf allies pull Trump back from strike Read More »

Budget: à l’Assemblée des débats décousus à l’ombre du 49.3

Une assistance clairsemée, des votes sans cohérence d’ensemble: depuis mardi, la nouvelle lecture du budget à l’Assemblée donne lieu à des débats décousus, renforçant l’hypothèse d’un couperet rapide du gouvernement, via le 49.3 ou une ordonnance.Mercredi, les députés du Rassemblement national ont obtenu à la faveur de la démobilisation générale une réduction de la dotation globale de fonctionnement (DGF) de 4,9 milliards d’euros. Un vote “ubuesque”, selon Régions de France.Jeudi matin, le gouvernement a subi un important revers, son amendement sur la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censé rapporter 6,3 milliards d’euros en 2026, étant sèchement battu. C’était pourtant un des points clés de la négociation avec le PS, qui espère des augmentations de recettes pour atténuer d’autant les baisses de dépenses.Mais alors que plane depuis plusieurs jours au-dessus des débats la possibilité d’un 49.3 ou d’une ordonnance, permettant au gouvernement de faire adopter un budget sans vote faute de majorité, les députés se montrent moins soucieux de rechercher dans l’hémicycle un compromis.Principal soutien du gouvernement, le groupe EPR (Renaissance) a ainsi voté contre la surtaxe; tout en se disant “ouvert à faire des pas” dans un autre cadre, selon son chef de file sur le budget, Paul Midy.En parallèle des débats dans l’hémicycle, se tiennent des négociations en coulisses, notamment entre le PS et le gouvernement, pour parvenir à un accord de non-censure.Le Premier ministre Sébastien Lecornu était lui-même présent à l’Assemblée jeudi, échangeant avec des parlementaires y compris dans les couloirs.”Il y a une fatigue d’un jour sans fin”, souligne un ténor LR, et ce d’autant plus que les parlementaires ont “du mal à voir où ils atterrissent”. Faute d’avoir la photographie globale d’un éventuel accord, les députés “reviennent sur leurs bases initiales”, analyse-t-il.Cette attitude, et les votes qui en résultent, contribuent à alimenter la petite musique d’un 49.3 ou d’une ordonnance. Car à quoi bon continuer les débats s’ils n’ont plus de sens ?- Réponse d’ici mardi ? -L’Assemblée bruissait ainsi jeudi de rumeurs sur un éventuel conseil des ministres, préalable à l’utilisation du 49.3. Une source au sein de l’exécutif n’a pas exclu qu’il y en ait un ce weekend, mais ne l’envisageait ni jeudi ni vendredi.L’hypothèse d’une ordonnance, au titre de l’article 47 de la Constitution, revenant avec tout autant de force.Ce chemin est vivement rejeté par plusieurs parlementaires ou juristes, qui note sa dimension antiparlementariste, alors que cette procédure ne requiert aucun vote du Parlement.”Aucune femme, aucun homme attaché à la défense de la République ne peut accepter ce qui ne serait ni plus ni moins qu’un nouveau 18 Brumaire (…) Je censurerai sans aucune hésitation tout gouvernement qui cèderait à une telle tentation”, affirme ainsi l’un des négociateurs du PS sur le budget, Philippe Brun, dans une tribune transmise à l’AFP.Avantage de l’ordonnance par rapport au 49.3: elle permet de doter la France d’un budget, que le Premier ministre soit censuré ou non.L’exécutif devra quoiqu’il arrive se décider avant le vote de la partie “recettes” du budget, qui en cas de rejet enverrait directement le texte au Sénat.Ce moment pourrait arriver assez rapidement, puisqu’il restait jeudi en fin d’après-midi moins de 500 amendements à débattre sur cette partie, et les débats avançaient à bon rythme. “C’est possible qu’il y ait un scénario tranché d’ici mardi”, a timidement confirmé l’entourage du Premier ministre, tout en assurant qu’il n’y aurait pas de budget définitivement adopté “avant la mi-février”.”Tout ça va se décanter dans le weekend. Je ne vois pas le Premier ministre activer quoi que ce soit avant d’avoir pu saisir l’opinion sur l’incapacité de l’Assemblée à bâtir un budget”, résume un cadre macroniste.