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En Alsace, l’incroyable montage d’une fidèle réplique de tour Eiffel

“C’est l’œuvre de ma vie”: huit ans après s’être lancé dans le projet fou de construire une réplique exacte de la tour Eiffel à l’échelle 1/10e, et après bien des difficultés, Jean-Claude Fassler, entrepreneur alsacien, peut enfin admirer sa réalisation.Mardi, après avoir posé la plateforme du deuxième étage sur les quatre piliers à l’aide de deux grues, puis la flèche vers le sommet et encore le campanile du troisième étage, il a enfin pu admirer sa construction, culminant à plus de 30 mètres de haut.”Maintenant on peut dire que c’est un chef d’œuvre, non ?”, savoure cet énergique grand-père de 77 ans, fondateur en 1975 d’une métallerie qu’il a développée avant de la transmettre à son fils. “Tout ça, ce sont des milliers de pièces de métal, découpées au laser. C’était difficile mais il n’y a pas eu de découragement. Il fallait que j’aille au bout.”Ce chantier au long cours est le projet de retraite de cet admirateur de Gustave Eiffel, qui ne voulait pas “rester inactif” après avoir transmis l’entreprise familiale.”Toute ma vie j’ai carburé”, explique derrière ses lunettes celui qui n’a jamais vraiment cessé d’exercer. “Mais je ne me rendais pas compte du travail que c’était. On voit des dessins, on croit que c’est simple, mais c’est hyper compliqué.”Dans cette aventure hors du commun, il a embarqué son petit-fils Killian dès les premières heures de son apprentissage dans l’entreprise familiale.”Moi je me suis occupé des dessins, de l’assemblage et du montage”, explique le jeune homme de 23 ans, casque de chantier vissé sur le crâne. “Mon grand-père s’occupe de la conception, et ensuite on en discute, pour voir si c’est réalisable.”- Plans originaux -Le duo s’est appuyé sur les plans originaux de la tour Eiffel, brevetés en 1884 mais tombés depuis dans le domaine public, pour créer une reproduction parfaitement fidèle à la tour érigée pour l’exposition universelle de 1889.Poussant leur sens du détail à l’extrême, ils ont notamment inclus les coursives d’origine du premier étage aujourd’hui réaménagé, les noms de 72 scientifiques (Lavoisier, Becquerel, Ampère…) inscrits en lettre d’or sur la structure, ou encore l’appartement que Gustave Eiffel s’était initialement installé au troisième étage.”Je n’ai pas triché. Vous pouvez aller voir de près, je peux vous dire que c’est nickel. Il y a même les trèfles à quatre feuilles sur la deuxième traverse des arbalétriers. Eiffel l’avait fait, je l’ai fait”, s’enorgueillit Jean-Claude Fassler.De fait, l’édifice a fière allure, peint en rouge “Venise”, la première couleur historiquement appliquée sur la tour parisienne, et fait la fierté des riverains et des curieux, nombreux à avoir suivi la progression du chantier dans cette petite commune de 1.700 habitants du massif vosgien.”C’est exceptionnel. Il n’y a nulle part ailleurs au monde une telle réalisation, de cette qualité, de cet art et de cette passion”, s’enthousiasme Lubisa Idoux, conseillère municipale, qui espère que la construction sera valorisée à la hauteur de l’investissement consenti.- Tour à vendre -Jean-Claude Fassler, lui, espère bien vendre sa réalisation, qui a englouti une bonne part de son patrimoine, même s’il a quelques difficultés à lui donner un prix. “Regardez le temps, le travail qu’il faut… C’est inestimable”.Il caresse quand même le rêve de voir un jour sa réplique exposée sur le Champs-de-Mars, à Paris, voire installée sous l’originale. “Du sol à l’arcade du premier étage (de la véritable tour Eiffel, ndlr), il y a 50 mètres, donc ça passe”, assure l’autre petit-fils, Mattéo, qui gère toute la communication autour du projet. “En deux semaines on peut la démonter, et en deux semaines la remonter.”Mais d’ici à ce qu’un acheteur se présente, Jean-Claude Fassler se voit bien passer une nuit au premier étage de sa tour, qui l’a longtemps empêché de dormir. “Je le ferai. Vous croyez que je rigole, moi ? Quand je dis quelque chose, je le fais !”

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Les défenseurs des pangolins veulent plus d’études pour mieux les protéger

Les huit espèces connues de pangolin sont toutes en grave danger d’extinction en raison du braconnage et de la disparition de leur habitat, avertissent des organisations de défense de l’environnement dans un rapport, publié mercredi et qui réclame davantage d’études afin de mieux les protéger.L’ampleur des menaces qui touchent ce mammifère le plus braconné au monde n’est pas entièrement connue, ce qui rend plus difficile sa protection, soulignent L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Le pangolin est un petit mammifère que l’on trouve dans les forêts tropicales et les savanes d’Afrique et d’Asie du Sud-Est. Il se nourrit surtout de fourmis, de termites et de larves qu’il attrape avec sa longue langue visqueuse.Lent et pacifique, cet animal nocturne recouvert d’écailles s’enroule sur lui-même lorsqu’il se sent menacé. Ses écailles de kératine sont convoitées pour ses prétendues vertus en médecine traditionnelle, tandis que sa chair est prisée dans certaines régions du monde.”Aujourd’hui, ils sont extrêmement menacés en raison de leur exploitation et de la perte de leur habitat”, explique la directrice générale de l’UICN, Grethel Aguliar.Cependant, l’ampleur de ces menaces est mal connue en raison de l’absence de données fiables sur les populations des espèces et du peu de présence dans les régions habitées par des pangolins.”En les protégeant, il ne s’agit pas seulement de sauver des espèces, mais aussi de sauvegarder l’équilibre de nos écosystèmes et les merveilles de la nature”, souligne Mme Aguliar dans un communiqué.Le rapport des experts de la CITES et de l’UICN préconise d’adopter des mesures de protection plus strictes et ciblées, en impliquant notamment les communautés autochtones.Si le trafic international de pangolins sauvages a fortement baissé depuis son interdiction par la CITES en 2017, il reste cependant “répandu et très organisé”, selon l’UICN.Entre 2016 et 2024, les saisies dans 75 pays de produits provenant de cet animal protégé correspondent à un demi-million de pangolins, pour un trafic transitant par 178 réseaux, selon les estimations des experts.”Cependant, si les saisies fournissent des indicateurs utiles, elles ne représentent qu’une partie du trafic dans son ensemble”, souligne l’UICN.Pour Matthew Shirley, co-président de la commission de l’UICN pour la survie des espèces, “même les consommateurs de pangolin” et tous ceux qui participent à son trafic devraient être impliqués dans les solutions visant à la protection de l’animal.

Sidérurgie, métallurgie: Triste rentrée en France

Inquiétudes sur les investissements d’ArcelorMittal à Dunkerque, craintes sur la pérennité de Novasco (ex-Ascometal) en redressement judiciaire: la rentrée de l’acier s’annonce tendue en France, alors que l’avenir de l’industrie sidérurgique et métallurgique est “sérieusement menacé” en Europe, prise en étau entre la Chine et les Etats-Unis.Jeudi 4 septembre, une “marche citoyenne” est prévue à Hagondange en Moselle (est), pour dénoncer la situation de l’aciériste Novasco (ex-Ascometal), mis en redressement judiciaire cet été, pour la quatrième fois depuis 2014.Le lendemain, le 5 septembre, est la date limite de remise des offres de reprise devant le tribunal de Commerce de Strasbourg, pour Novasco qui emploie quelque 760 salariés en Lorraine, dans la Loire et dans le Nord, près de Dunkerque.”Mais il n’y a pas en ce moment d’acteur capable de reprendre des activités de production d’acier surcapacitaire en Europe, les prix de l’acier sont trop bas et l’outil de travail d’Hagondange a besoin de trop d’investissements pour être rentable”, confie à l’AFP une source industrielle proche du dossier qui requiert l’anonymat.Paradoxe cruel pour l’objectif de transition énergétique et de décarbonation industrielle affiché par l’Europe: L’usine Novasco d’Hagondange, menacée de liquidation, est dotée d’un four électrique permettant de recycler des vieilles ferrailles, et donc de produire de l’acier moins émetteur de CO2 que l’acier issu des hauts fourneaux utilisant minerai de fer et charbon.- “Plus personne ne veut investir” -“Je n’ai jamais vu une rentrée comme ça. Même mon père, qui a travaillé dans la sidérurgie toute sa vie, n’a jamais connu cette situation. L’ensemble des boîtes sont touchées, plus personne ne veut investir dans l’acier en Europe”, déclare à l’AFP Gaëtan Lecocq, secrétaire-général de la CGT chez ArcelorMittal, également en grande incertitude sur son avenir en France.Pour essayer de maintenir l’acier européen à flot, après moult réunions, la France et 10 Etats membres (Autriche, Belgique, Bulgarie, Espagne, Grèce, Italie, Luxembourg, Pologne, Roumanie et Slovaquie) ont appelé le 28 juillet l’Union Européenne à mettre en place “dans les meilleurs délais” un cadre de protection commerciale de la sidérurgie européenne.La production européenne d’acier “est aujourd’hui sérieusement menacée”, indique la lettre commune de ces dix pays. D’une part, “par la persistance, voire le développement, de surcapacités mondiales de production, dont l’effet baissier sur les prix devient insoutenable pour les producteurs européens, et, d’autre part, par la déstabilisation récente du cadre multilatéral des échanges commerciaux”. En clair, l’acier européen est menacé par la concurrence de l’acier subventionné à bas prix en provenance de Chine et par les droits de douane imposés par l’Amérique de Donald Trump.ArcelorMittal précise que “les droits de douane américains perturbent le marché mondial de l’acier car ils contribuent à réorienter vers l’Europe les flux d’acier produits dans le monde qui étaient autrefois livrés aux Etats-Unis.”Le deuxième producteur mondial d’acier, qui a suspendu ses projets d’investissement de décarbonation du plus grand haut fourneau européen à Dunkerque (pour 1,8 milliard d’euros), attend lui aussi de l’Europe des mesures urgentes pour pouvoir confirmer ses investissements. Il demande une limitation du volume des importations et une protection de la production européenne et de ses exportations, via la mise en place d’un mécanisme carbone aux frontières (MACF) efficace.En attendant, le groupe a déjà annoncé la suppression de quelque 600 postes dans sept sites du nord de la France. Sous la pression médiatique et politique, il a finalement annoncé au printemps un investissement pour créer un four électrique à Dunkerque.Mais le responsable CGT n’y croit pas. “Ce qui a été annoncé, un four pour traiter 1,5 million de tonnes d’acier est impossible techniquement” affirme-t-il. “C’est pour amuser la galerie et faire croire aux politiques locaux qu’ils vont faire quelque chose, alors que ce que l’on risque c’est qu’il n’y ait plus aucun site ArcelorMittal en France en 2029” dit Gaëtan Lecocq. “La rentrée va être mouvementée”.

Abattage d’un olivier rendant hommage à Ilan Halimi: deux hommes interpellés

Deux hommes ont été interpellés, accusés d’avoir abattu le 15 août à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) un olivier planté en mémoire d’Ilan Halimi, jeune Juif torturé à mort en 2006, a indiqué mercredi le parquet de Bobigny, confirmant une information de Paris Match.Les suspects, des frères jumeaux, vont être jugés en comparution immédiate pour destruction de bien aggravée et violation de monument dédié à la mémoire des morts commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion, a précisé le ministère public.L’abattage de l’arbre en pleine nuit avait suscité une indignation unanime au sein de la classe politique.D’après le maire DVD de la commune Hervé Chevreau, se basant sur les caméras de vidéosurveillance extérieures au jardin, un homme portant un sac à dos s’y est introduit à 1h50 alors que le parc ferme à 21H30.L’olivier avait été planté en 2011 au jardin d’Alcobendas de cette commune d’un peu plus de 50.000 habitants, située à une dizaine de kilomètres au nord de Paris.”Abattre l’arbre rendant hommage à Ilan Halimi, c’est chercher à le tuer une deuxième fois. Il n’en sera rien: la Nation n’oubliera pas cet enfant de France mort parce que Juif. Tous les moyens sont déployés pour punir cet acte de haine”, avait écrit sur X le président Emmanuel Macron le jour où l’arbre a été retrouvé abattu par des agents territoriaux.Citoyen français de confession juive, Ilan Halimi, 23 ans, avait été séquestré et torturé en janvier 2006 à Bagneux (Hauts-de-Seine) par un groupe d’une vingtaine de personnes qui se faisaient appeler le “gang des barbares”, sous la direction de Youssouf Fofana.Découvert nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures à Sainte-Geneviève-des-Bois, dans l’Essonne, le jeune homme était mort pendant son transfert à l’hôpital un peu moins d’un mois plus tard.Son calvaire avait suscité une vive émotion dans le pays.Mathieu Hanotin, président de l’établissement public territorial Plaine Commune, auquel appartient Epinay-sur-Seine, a condamné après l’abattage de l’olivier “un acte de vandalisme portant atteinte à la mémoire collective de ce meurtre antisémite”. Il s’est engagé dans un communiqué “à ce qu’un nouvel arbre commémoratif soit replanté dans les meilleurs délais”.Deux autres arbres plantés en hommage à Ilan Halimi, dont l’un portait sa photo, avaient été sciés en 2019 à Sainte-Geneviève-des-Bois, où il avait été retrouvé agonisant au bord d’une voie ferrée.D’autres arbres avaient été replantés.Les actes antisémites ont connu une nette progression en France depuis le 7 octobre 2023, date des attaques sans précédent du Hamas contre Israël et du déclenchement de la guerre à Gaza.Entre janvier et juin 2025, 646 actes antisémites ont été recensés en France, en baisse de 27% par rapport au premier semestre 2024, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur. Mais ils représentent plus du double que les 304 actes recensés entre janvier et juin 2023.

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Toni, hippopotame pygmée, nouvelle recrue du zoo de Mulhouse

Elle était la coqueluche du zoo de Berlin, elle est en passe de devenir l’attraction du zoo de Mulhouse: élégante hippopotame pygmée à la peau noire luisante arrivée dans le cadre d’un programme européen pour les espèces menacées, Toni est présentée depuis mercredi au public.Le mammifère à la silhouette tout en rondeurs a déjà bâti une singulière notoriété depuis sa naissance en juin 2024 au zoo de Berlin, qui a multiplié les vidéos de ses aventures -aquatiques ou terrestres- sur les réseaux sociaux et cumulé des millions de vues.Désormais adolescente, Toni arrive au Parc zoologique de Mulhouse (Haut-Rhin) dans le cadre d’un programme visant à protéger cette espèce classée “en danger” sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).Elle retrouve sur place Voobadee, un homologue mâle arrivé cet été en provenance de Bâle, et le zoo espère les voir se reproduire dans les trois années qui viennent, a des fins de conservation de l’espèce.”Dans les parcs où ces hippopotames sont nés, leurs parents respectifs restent des couples reproducteurs, et il est nécessaire de faire partir ces jeunes dans une autre institution afin de créer un nouveau couple”, explique Tony Souvignet, responsable du pôle sciences et conservation au parc zoologique de Mulhouse. “Le but c’est de préserver la diversité génétique, pour avoir les populations les plus saines possibles.”Pour préparer cette arrivée, deux soigneurs ont suivi une formation dans un autre parc accueillant déjà des hippopotames pygmées – bien plus petits que les hippopotames amphibiens – pour les accueillir dans les meilleures conditions.”J’aime ces animaux, à la fois discrets, timides et hyper curieux. On les habitue à être à l’aise avec nous”, indique Enzo Monterosso, soigneur animalier. “Toni est très détendue, Voobadee est plus réservé, il y a donc deux méthodes de désensibilisation a développer avec eux, c’est très enrichissant.”Selon le Parc zoologique de Mulhouse, la population d’hippopotames pygmées en Europe s’élève à 120 individus présents dans 65 zoos.Depuis l’ouverture de son espace “Horizon Afrique” début août, le parc mulhousien a annoncé renforcer son soutien financier à des programmes de conservation in situ des espèces, notamment en Côte-d’Ivoire pour les hippopotames pygmées.

Le Medef tance les décideurs politiques, et met un veto au retour de l’ISF

Sautant d’un pied sur l’autre tel un sportif, avant d’entrer sur le court central de Roland-Garros pour son discours d’ouverture de la “REF” au son tonitruant de “Final Countdown”, le président du Medef Patrick Martin a tancé mercredi les politiques qui ne savent pas “dépasser leurs rivalités”, refusé tout retour de l’ISF et prévenu qu’il faudra compter avec le Medef.Cette Rencontre des Entrepreneurs de France (REF) a été baptisée “Jeu décisif”, clin d’œil au temple du tennis sur terre battue qui l’abrite pour la première fois, après six éditions à l’hippodrome de Longchamp.La REF se compose de tables rondes entre experts, chefs de grandes entreprises et membres du gouvernement, cette année Eric Lombard ministre de l’Economie ou Sébastien Lecornu, ministre des Armées. François Bayrou en sera l’invité vedette jeudi après-midi.M. Martin s’est dit “consterné” par “les premières réactions politiques” négatives à l’annonce par le Premier ministre qu’il se soumettrait le 8 septembre à un vote de confiance à l’Assemblée nationale: elles “surajoutent à notre inquiétude”.”Le pire pour un consommateur c’est l’incertitude au moment de ses décisions de consommation, a observé mercredi devant la REF Alexandre Bompard, PDG du groupe Carrefour. “Or, depuis juillet 2024, il n’entend que +crise politique, nouvel impôt, nouvelle instabilité, nouveau gouvernement+, a déploré le chef d’entreprise.- “Déni” -“Un pays, qui peut offrir aux entreprises et aux investisseurs stabilité, constance et visibilité, va gagner: je suis étonnée de voir à quel point nos politiques n’en ont pas conscience”, a regretté Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie.Karine Grau, consultante pour les entreprises à Dijon, constate sur le terrain qu’en 2024 après la dissolution, “la situation était instable, mais qu’en 2025 c’est de plus en plus compliqué pour les chefs d’entreprises, avec des retards de paiements qui s’accumulent et créent un cercle vicieux”.Pour le président du Medef, “les décideurs politiques doivent dépasser leurs rivalités”, mais il a constaté que “cela n’en prend pas le chemin”.Or la situation économique, et particulièrement celle liée à la concurrence internationale, “n’autorise plus ni le déni, ni les faux semblants, ni les demi-mesures, ni la démagogie”, selon lui.Il compare régulièrement l’incapacité de la France à réduire son déficit public – 5,8% du PIB en 2024, presque le double du maximum de 3% toléré par Bruxelles – et les efforts couronnés de succès des pays du sud de l’Europe, anciens mauvais élèves de l’UE.M. Martin estime que le Parti socialiste “reste le pivot” des discussions budgétaires, comme en début d’année lorsqu’il avait permis au premier budget de François Bayrou d’être adopté en ne le censurant pas.Mais le leader du Medef s’alarme des projets de surtaxation des plus riches qui planent, en guise de gage à la gauche.- “C’est non!” -C’est notamment l’objet de la “taxe Zucman”, du nom de l’économiste français Gabriel Zucman, qui vise à taxer les plus riches à hauteur de 2% de leur patrimoine.”Quelle qu’en soit la forme, un retour de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune, NDLR) serait ravageur pour notre économie, nous nous y opposerons”, a affirmé M. Martin.Le leader de “la première organisation patronale, et de loin!” avec 240.000 entreprises et 12 millions de salariés, a souligné que son mouvement était “puissant”. “Qui comprendrait qu’il accepte de subir ? A tous ceux qui se bercent de cette illusion, je le dis aimablement, mais fermement : c’est non !”, a-t-il lancé.Le clou de la REF, particulièrement dans les circonstances politiques actuelles, sera le débat de clôture qui rassemblera les chefs de partis : Bruno Retailleau (LR), Jordan Bardella (RN), Gabriel Attal (Renaissance), Fabien Roussel (PCF), Manuel Bompard (LFI) et Marine Tondelier (Ecologistes). Patrick Martin a l’intention de “leur dire ce qu’il a à leur dire”. Olivier Faure (PS) et Edouard Philippe (Horizons) seront absents pour des raisons d’agenda.

Trump urges criminal charges against George Soros, son

US President Donald Trump called Wednesday for billionaire George Soros and his son to face criminal charges over unfounded claims that their family, a favorite right-wing target, is behind “violent protests” around the country.Trump did not specify what prompted his morning outburst, but it comes as his administration pursues multiple criminal investigations against his perceived …

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Trump administration takes control of Washington rail hub

The Trump administration said Wednesday it will exert more control over Washington by taking over management of Union Station, the US capital’s rail hub.The announcement by Transportation Secretary Sean Duffy — he said the station had become “dilapidated” — came as the administration has already deployed thousands of federal agents and National Guard troops to …

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Vote de confiance: Macron en “soutien total” au choix de Bayrou

Emmanuel Macron a apporté mercredi en Conseil des ministres son “soutien total” au choix de François Bayrou de solliciter un vote de confiance, a priori perdu d’avance, devant l’Assemblée nationale le 8 septembre sur le désendettement de la France.Selon la porte-parole du gouvernement Sophie Primas, le président a apporté “son total soutien à la démarche selon laquelle il faut qu’on se mette d’accord sur la nécessité de retrouver une trajectoire des finances publiques plus conforme avec l’idée que nous nous faisons de notre souveraineté budgétaire”.Sur la situation financière de la France, à l’origine de l’annonce surprise du Premier ministre lundi, le président a jugé que “nous ne devons être ni dans le déni de réalité, ni dans le catastrophisme”.Appelant à “la responsabilité” les partis “qui souhaitent être des partis de gouvernement”, il a repris l’argumentaire de François Bayrou selon lequel le vote du 8 septembre sera un vote “sur les principes” des près de 44 milliards d’euros d’économies budgétaires en 2026, mais pas sur les mesures elles-mêmes qui seront négociées dans un second temps.Comme le prévoit l’article 49-1 de la Constitution, le Conseil des ministres a autorisé le Premier ministre à engager la responsabilité du gouvernement.La décision de l’exécutif ouvre cependant une nouvelle période d’incertitudes qui place de nouveau M. Macron en première ligne. Car les oppositions de gauche et d’extrême droite ont fait savoir qu’elles ne voteraient pas la confiance, et le gouvernement a donc toutes les chances de tomber.- Incompréhension -Une conséquence qui rend le choix de M. Bayrou, confronté à l’impopularité de son plan d’économies budgétaires, largement incompris au sein de la classe politique.”Pas de méthode, pas de contacts, pas de négociation pendant l’été. Et tout d’un coup, faites-moi confiance en général et ensuite on pourra discuter”, a résumé à gauche Raphaël Glucksmann (Place publique) qui y voit “un mal français, le manque d’humilité”.Un malaise partagé à mots couverts dans le camp présidentiel. “Cette décision, elle est prise. On peut ergoter sur: +Est-ce qu’il fallait la prendre ou pas ? Elle est là”, a balayé l’ex-Premier ministre Gabriel Attal sur France inter. Même au sein du socle gouvernemental, la confiance n’est pas complètement garantie, notamment au sein de la cinquantaine de députés Les Républicains (LR) où “il n’y a pas à ce stade d’unanimité sur le vote de confiance”, a indiqué à l’AFP une source parlementaire.Aucune voix ne manquera en revanche dans le groupe Horizons, a pour sa part assuré Edouard Philippe dans un entretien à l’AFP, tout en soulignant que la confiance demandée par le Premier ministre devait “se construire” avec les partis politiques.M. Bayrou a promis mardi de se battre “comme un chien” pour éviter la chute du gouvernement et demandé aux oppositions de “réfléchir” et de renoncer à leurs “réflexes spontanés”, les appelant à choisir entre le “chaos” et “la responsabilité”.- Dissolution -Le chef du gouvernement, qui espère que les Français fassent pression sur leurs députés en sa faveur et s’exprimera mercredi soir au 20H00 de TF1, n’a pas non plus l’opinion publique de son côté: seules 27% des personnes interrogées disent espérer que M. Bayrou soit maintenu en fonction par les députés, selon un sondage Elabe.Dans un autre sondage Ifop, 63% des Français réclament une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale alors qu’ils n’étaient que 41% début juin.Une dissolution, jusqu’ici écartée par le chef de l’Etat et que seul le Rassemblement national réclame, LFI demandant de son côté une présidentielle anticipée en s’appuyant sur la mobilisation du 10 septembre, qui a reçu mercredi le soutien de la CGT pour en faire “une première étape réussie”.Dans le camp présidentiel, Gabriel Attal ne croit pas “qu’une nouvelle dissolution apporterait de la stabilité”, mais Edouard Philippe “pense qu’elle est assez inéluctable”.Même embarras chez les socialistes. En cas de dissolution, un accord programmatique entre le PS et LFI tel que celui négocié sous l’égide du Nouveau front populaire (NFP) en 2024 “ne paraît pas concevable”, estime le chef des députés socialiste Boris Vallaud pour qui “la logique voudrait que le président de la République laisse sa chance à la gauche” à Matignon.Dans un entretien à l’AFP, la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier a appelé M. Macron à nommer un Premier ministre de gauche.L’incertitude politique se transmet sur les marchés, même si, après avoir été sous pression ces deux derniers jours, le taux d’intérêt à dix ans de la dette française se stabilisait mercredi, à 3,50% au même niveau que la veille.En écho, le président du Medef Patrick Martin a appelé “les décideurs politiques (à) dépasser leurs rivalités”, car “on ne joue pas avec l’économie”.bur-arz-far-gbh/hr/gvy

Denmark summons US diplomat over Greenland ‘interference’

Denmark summoned the US charge d’affaires on Wednesday after reports of attempted interference in Greenland, a Danish autonomous territory that US President Donald Trump wants to take over.Since returning to the White House in January, Trump has repeatedly said the United States needs the strategically located, resource-rich island for security reasons, and has refused to …

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