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Les médecins libéraux obtiennent des engagements du gouvernement

Après dix jours d’une grève qui a perturbé le système de santé sans le mettre à l’arrêt, les syndicats de médecins libéraux ont “suspendu” leur mouvement, après avoir obtenu du gouvernement des engagements de retrait de mesures contestées et une promesse de “renouer le dialogue”.”Nous suspendons” le mouvement de grève, a indiqué à l’AFP le docteur Franck Devulder, président du syndicat CSMF, après une réunion de l’intersyndicale qui regroupait notamment les six syndicats de médecins libéraux représentatifs. “Mais nous disons aussi +plus jamais cela, plus jamais d’attaques en règle contre la médecine libérale”, a-t-il ajouté. “Sinon le mouvement recommencera”.La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, qui affronte dimanche une législative partielle dans le Loiret, a récapitulé vendredi dans une lettre aux syndicats et dans un communiqué de presse les engagements pris pour mettre fin au conflit.Ainsi, le gouvernement s’engage à supprimer dans l’actuel projet de loi contre la fraude fiscale et sociale le caractère obligatoire de la “mise sous objectifs” par l’Assurance maladie des médecins qui sur-prescrivent des arrêts de travail par rapport à leurs confrères et consoeurs en situation comparable.Cette “mise sous objectifs” (une réduction de 30% du volume d’indemnités journalières prescrites par exemple) conserverait un caractère non-obligatoire, le médecin pouvant à la place choisir un contrôle systématique de ses prescriptions par le médecin conseil de l’Assurance maladie.Mme Rist s’est aussi engagée à “proposer une suppression des mesures permettant une baisses unilatérale des tarifs” par le gouvernement sur demande de l’Assurance maladie, un autre chiffon rouge pour les médecins.Ces dispositions votées par amendement parlementaire dans le budget de la Sécu 2026 seront abrogées par “le prochain vecteur législatif qui le permettra”.- Revoir les tarifs de l’imagerie – La ministre s’est aussi engagée à “relancer des discussions” avec les syndicats sur les tarifs de l’imagerie pour revenir sur certaines baisses tarifaires programmées, “à condition de conserver le niveau d’économie prévu” pour l’Assurance maladie (300 millions d’euros).Sur le cumul emploi-retraite, elle promet de la rendre plus favorable pour les médecins “exerçant en zones sous-denses”.En revanche, la suppression du remboursement par l’Assurance maladie des prescriptions des médecins en secteur 3 (praticiens non conventionnés aux consultations non remboursées) sera maintenue.Pour M. Devulder, les syndicats de médecins libéraux pourraient relancer la grève notamment en cas d’adoption par le Parlement de l’une des deux propositions de loi visant à réguler l’installation des médecins, la proposition de loi Garot (votée en première lecture par l’Assemblée nationale) et la proposition de loi Mouillé (votée en première lecture par le Sénat).Les syndicats restent aussi vigilants sur les conditions d’accueil et de rémunération des docteurs juniors, ces internes en quatrième année de médecine générale appelés à venir renforcer les généralistes dans les territoires sous-dotés à partir de novembre 2026.Une réunion sur le sujet avec les représentants des internes est prévue lundi au ministère de la Santé, selon les syndicats.Le niveau de participation à la grève entre le 5 et le 15 janvier reste difficile à mesurer.L’Assurance maladie a vu baisser d’un peu plus de 13% le nombre de feuilles de soins télétransmises sur la période de grève (hors samedi et dimanche et jeudi 15), selon des données de l’institution compilées par l’AFP. Le facteur neige a probablement joué aussi dans cette baisse la première semaine, en perturbant les déplacements.La grève a en tout cas eu un impact certain sur les urgences des hôpitaux publics, dont le traditionnel engorgement hivernal dû aux épidémies a été aggravé, avec des patients ne trouvant plus de réponse en médecine de ville.Le syndicat de médecins urgentistes Samu Urgences de France a de nouveau tiré la sonnette d’alarme vendredi: “augmentation de 24% de l’activité des Samu-SAS (service d’accès aux soins) qui se maintient en début d’année, services d’urgences saturés en continu (…) multiplication des plans blancs…”, ce dispositif permettant notamment le rappel de soignants en repos, ou la déprogrammation de soins non-urgents.”Les conditions d’exercice” aux urgences “sont indignes et les conséquences sont majeures: événements indésirables graves, décès sur brancards, perte de chance des patients, épuisement physique et psychique des équipes, fuite des professionnels et perte d’attractivité d’une spécialité incontournable”, a fustigé le syndicat.

7-Octobre: Hachette rappelle aussi un dictionnaire et examine tous ses ouvrages scolaires

Après trois manuels de révision, le groupe d’édition Hachette a rappelé un dictionnaire qualifiant de “colons juifs” les victimes de l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël et va passer en revue tous ses ouvrages scolaires et parascolaires, a-t-il annoncé vendredi.Le dictionnaire, un Larousse pour les collégiens vendu à quelques centaines d’exemplaires, contenait la même phrase repérée dans trois ouvrages de révision parascolaires mardi par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), a précisé Hachette à l’AFP.Il y est écrit: “En octobre 2023, à la suite de la mort de plus de 1.200 colons juifs lors d’une série d’attaques du Hamas, Israël décide de renforcer son blocus économique et d’envahir une grande partie de la Bande de Gaza, entraînant une crise humanitaire de grande ampleur dans la région.”Les quatre ouvrages, qui ont été immédiatement retirés de la vente, font l’objet d’une procédure de rappel et seront détruits, a indiqué Hachette dans un communiqué. Le groupe va lancer “une vérification intégrale de ses ouvrages scolaires, périscolaires et de ses dictionnaires”, a-t-il détaillé. Le numéro un français de l’édition, passé sous le contrôle du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré fin 2023, a déjà ouvert une enquête interne “pour déterminer les raisons qui ont conduit à une telle erreur”.Il assure qu’il va mettre en place “un nouveau processus de vérification renforcé pour toutes ses prochaines publications” dans ces collections. Le président français Emmanuel Macron avait jugé mercredi “intolérable” que ces ouvrages de révision du baccalauréat “falsifient les faits” au sujet des “attentats terroristes et antisémites du Hamas du 7 octobre” 2023. “Le révisionnisme n’a pas sa place en République”, avait-il ajouté sur le réseau social X.Le 7 octobre 2023, des commandos du mouvement islamiste palestinien Hamas ont lancé une attaque surprise sans précédent en Israël qui a entraîné la mort de plus de 1.200 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.En riposte, Israël a lancé une offensive dans la bande de Gaza, faisant plus de 70.900 morts en deux ans, d’après les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, jugés fiables par l’ONU. Une trêve fragile est en vigueur depuis octobre.

Budget: Lecornu abat de nouvelles cartes pour éviter la censure

En quête d’un compromis sur le budget pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a abattu de nouvelles cartes vendredi susceptibles de “rassembler”, sans dire par quelle voie, 49.3 ou ordonnance, il comptait procéder pour l’adoption du texte.Dans une allocution d’environ vingt minutes depuis la cour de Matignon, il a énuméré une série de mesures pour un budget présenté comme “meilleur” et “responsable”, assurant qu’il permettrait de réduire le déficit à l’objectif fixé de 5% du PIB, au lieu de 5,3% à ce stade des discussions parlementaires.Le PS réclamait des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes ainsi que sur le logement et la transition écologique.Sébastien Lecornu a notamment annoncé la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité, un complément de revenu versé aux travailleurs à revenus modestes, pour “plus de trois millions de ménages”. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, a précisé l’entourage du Premier ministre.En matière de logement, il envisage une augmentation de 400 millions d’euros des moyens pour les bailleurs sociaux et renonce à l’année blanche “pour les allocations sur le logement” (APL).”Les avancées sont réelles”, s’est félicité le Parti socialiste dans un communiqué. “Plusieurs points nécessitent encore des échanges avec le gouvernement”, a toutefois ajouté le chef du groupe socialiste à l’Assemblée Boris Vallaud.”On a des concessions qui sont très minimes”, a jugé de son côté sur BFMTV le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel. “Ca reste un budget catastrophique”, a-t-il ajouté en pointant qu’aucune annonce n’avait été faite pour dégager des recettes supplémentaires.- “Tristesse” -Avant même sa prise de parole, le chef du gouvernement avait annoncé la généralisation des repas universitaires à 1 euro, réclamée par le PS.Faute d’accord des députés pour adopter un budget, il a confié sa “tristesse” d’avoir vu sa méthode – laisser la main au Parlement- échouer sur le budget de l’Etat alors que les députés étaient parvenus à voter celui de la Sécurité sociale.Le Premier ministre s’est donné jusqu’à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du PS. Sur le fond mais aussi sur la forme, même s’il n’a pas dit vendredi son choix entre les deux outils constitutionnels à sa disposition (49.3 ou ordonnance), perçus par ses opposants comme des “passages en force”.Le gouvernement a suspendu jeudi soir les interminables débats budgétaires à l’Assemblée, actant l’impossibilité d’aller à un vote sur le budget de l’Etat.Sébastien Lecornu, qui s’est rendu vendredi matin à l’Elysée, théâtre d’un défilé de ministres, a averti qu’un renversement de son gouvernement serait synonyme d’élections législatives anticipées qui pourraient coïncider avec les municipales (15 et 22 mars).Il a de nouveau fustigé la “stratégie cynique et profondément délibérée” de LFI et du RN, accusés de “saboter” les débats.”La seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c’est de défendre les Français”, lui a rétorqué la cheffe de file du RN Marine Le Pen lors d’un meeting à Marseille vendredi soir, en surnommant le Premier ministre “Caliméro Lecornu”.Pour les collectivités locales, en attente d’un geste financier à quelques semaines des élections municipales, M. Lecornu a dit qu’elles participeraient à l’effort “dans des proportions acceptables”, sans donner de chiffre.Il n’a rien dit d’une éventuelle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 6,3 mds d’euros et aider à la négociation avec le PS mais repoussée à l’Assemblée. – Trancher -Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre devrait donc avoir d’ici là choisi de recourir soit à l’article 49.3 de la Constitution, soit à une ordonnance budgétaire (article 47).L’article 49.3, auquel Sébastien Lecornu avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS pour éviter une censure, permettrait au gouvernement de faire passer un budget sans vote en retenant les amendements de son choix.Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l’ensemble du texte), s’exposant à chaque fois à une censure.Pour Sébastien Lecornu, comme pour les socialistes, un recours au 49.3 aurait un goût amer. Son abandon était la marque de son action et, pour le PS, le retour au parlementarisme.L’ordonnance, soit l’inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais, contrairement au 49.3, elle permettrait de doter le pays d’un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.Un projet d’ordonnance budgétaire serait à l’étude à Matignon, selon une source à Bercy, mais cela ne veut pas dire que le gouvernement choisira cette option.pol-are-tg-la/sde/frd/

Trump threatens tariffs as US lawmakers back Denmark, Greenland

Donald Trump on Friday warned that he could slap tariffs on countries that do not support his Greenland takeover plans, as US Congress members visited Copenhagen to give their backing for Denmark and its autonomous Arctic island.The bipartisan delegation, on a two-day trip to the Danish capital, said the US president’s long-held territorial ambitions — …

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Fin du procès de l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, jugement le 26 février

Le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement le 26 février dans le procès pour apologie du terrorisme de l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, contre laquelle le parquet a requis un an de prison ferme.À l’issue de quatre jours d’audiences, émaillées de plusieurs incidents, le tribunal a mis sa décision en délibéré dans cette affaire suivie de près. Les autorités iraniennes ont en effet émis le souhait d’échanger, une fois la procédure judiciaire close, leur ressortissante contre les deux Français, incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés respectivement à 20 et 17 ans de prison, notamment pour espionnage au profit d’Israël, puis libérés début novembre 2025 avec interdiction de quitter le pays. “C’est un arrangement, une négociation entre nos deux États”, a déclaré jeudi soir sur BFMTV l’ambassadeur d’Iran en France, Mohammad Amin Nejad. “Mon souhait est leur retour dès que possible après la réalisation des arrangements entre les deux Etats”.”Le fait que les gens décident sur mon sort, sans me demander mon avis, ça me fait mal”, a déclaré la prévenue de 39 ans dans ses derniers mots avant la clôture du procès. “Dire que je suis venue pour faire de l’ingérence, je le perçois comme une insulte à mon égard”, a-t-elle aussi dit, la voix tremblante.Dans cette affaire, jugée en pleine vague de protestation étouffée en Iran par la répression, Mahdieh Esfandiari a comparu pour apologie du terrorisme mais aussi provocation directe en ligne à un acte de terrorisme (des délits passibles de sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende), injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs. Quatre autres hommes étaient jugés à ses côtés.- Un an ferme requis -À son encontre, le parquet a requis quatre ans de prison dont trois avec sursis, et une interdiction définitive du territoire français à son encontre. La procureure a estimé qu’il n’était pas nécessaire de la réincarcérer, étant donné qu’elle avait déjà effectué huit mois de détention provisoire, jusqu’en octobre dernier. La justice française l’accuse d’avoir alimenté en publications les comptes de l’organisation Axe de la Résistance en 2023 et 2024, notamment sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube et le site Egalité et Réconciliation de l’essayiste d’extrême droite multicondamné Alain Soral.En particulier, le compte Telegram de cette organisation a fait l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive, ce qui a mené le ministère de l’Intérieur à faire un signalement à la justice.Contre les quatre autres prévenus de ce dossier, le ministère public a réclamé jusqu’à trois ans de prison ferme, la peine la plus lourde étant demandée pour Alain Soral, absent. Une amende de 30.000 euros et un mandat d’arrêt ont aussi été requis contre celui qui cumule 30 mentions à son casier judiciaire.À la barre, Mahdieh Esfandiari avait reconnu être à l’origine de la chaîne Axe de la Résistance mais contesté être l’autrice des publications.- “Ingérence étrangère” -“Elle se présente devant nous sous un jour parfaitement lisse”, mais “elle est au centre du dispositif”, a soutenu la procureure, qui a appelé le tribunal à prendre en compte le contexte d'”ingérence étrangère” dans ce dossier, bien que cet aspect-là ne fasse pas l’objet de poursuites.”Ce dossier est un dossier bien plus iranien que palestinien”, a-t-elle souligné, prenant soin par ailleurs d’indiquer qu’il ne signifiait “pas la criminalisation du soutien à la cause palestinienne, qui est un débat d’intérêt général” et “mérite bien mieux que cela”.Une ingérence soulevée par les avocats des parties civiles.Me Ilana Soskin, conseil de la Licra, a observé que Mahdieh Esfandiari, qui avait notamment confié pendant les débats son admiration pour les Gardiens de la révolution, prenait “ses instructions directement auprès du bureau du Guide” suprême iranien afin d'”importer en France le narratif de (d’Ali) Khamenei, pour diffuser le discours islamique des mollahs”.”On a fait d’elle une espionne, un agent du régime iranien”, a déploré Me Antoine Pastor, qui défend la prévenue avec Me Nabil Boudi. Alors que “c’est simplement une militante sincèrement et profondément engagée, qui revendique une lecture politique et historique” du 7 octobre 2023 “qui est d’un intérêt général majeur”.”On est face à une procédure qui interroge sur l’état de la liberté d’expression dans notre démocratie aujourd’hui”, a-t-il encore lancé.

Machado says Venezuela beginning ‘transition’ to democracy

Venezuelan opposition leader Maria Corina Machado said Friday her country is starting a “true transition” to democracy and will become free with support from the United States and President Donald Trump.Trump however has sidelined Nobel laureate Machado and backed former vice president Delcy Rodriguez as interim leader of the oil-rich country following the January 3 …

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Une plateforme d’échange de documents pour administrations publiques victime d’une cyberattaque

Une plateforme d’échange de documents pour les démarches en ligne de plusieurs administrations publiques, comme la caisse nationale des allocations familiales, a fait l’objet d’une cyberattaque, a annoncé vendredi la Direction interministérielle du numérique (Dinum).Les attaquants sont parvenus à exfiltrer un total de 160.000 documents, “contenant pour certains des données personnelles”, selon un communiqué.Les administrations principalement concernées sont la direction de l’information légale et administrative, la direction générale de la cohésion sociale, la Direction générale de la santé et la caisse nationale des allocations familiales.L’intrusion sur la plateforme HubEE a été détectée le 9 janvier et “des mesures conservatoires ont immédiatement été mises en place pour bloquer l’attaquant” et “renforcer les mécanismes d’authentification et de surveillance des flux”, d’après la Dinum.Le service a été pleinement rétabli le 12 janvier. “À ce jour, les données exfiltrées n’ont pas été publiées”, a précisé la Dinum qui a notifié la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).La Dinum a aussi déclaré avoir alerté l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), informé le Premier ministre, la police judiciaire et déposé plainte le 12 janvier. Cette cyberattaque vient s’ajouter à celles qui ont visé début janvier les données de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) et en décembre les ministères de l’Intérieur et des Sports. 

Un “hypnothérapeute” condamné à 20 ans de réclusion pour les viols de quatorze femmes qu’il avait droguées

L'”hypnothérapeute” Cyril Zattara a été condamné vendredi pour les viols de quatorze femmes qu’il avait droguées à vingt ans de réclusion criminelle assortie d’une mesure de sûreté aux deux-tiers de la peine, et d’un suivi socio-judiciaire pendant dix ans à compter de sa libération.Cyril Zatarra était jugé depuis le 5 janvier à huis clos par la cour criminelle des Bouches-du-Rhône pour avoir violé, pendant plus de dix ans, des femmes qu’il droguait, pour la plupart chez lui, avec un somnifère.Les juges ont aussi reconnu le caractère sériel des crimes du quadragénaire, à la satisfaction des avocates des parties civiles. “L’accusé est condamné au maximum légal avec la reconnaissance du caractère sériel des viols sans que cela ne soit reconnu et pris en compte par la loi”, a indiqué à l’AFP Me Marylou Diamantara, avocate de six victimes. En cas de violation des obligations fixées pendant son suivi socio-judiciaire – une injonction de soins, l’interdiction de toute activité thérapeutique et le constat de l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles et violentes-, il exécuterait une peine de cinq ans de prison. Cyril Zattara a été reconnu coupable pour tous les faits criminels – des viols  aggravés commis sur quatorze victimes – et de l’ensemble des faits délictuels pour lesquels il était jugé, notamment avoir drogué d’autres victimes, les avoir filmées à leur insu. Dans le cas d’une victime qu’il contestait avoir violée mais reconnaissait avoir droguée, la cour a requalifié en tentative de viol.La cour n’a pas retenu la rétention de sûreté requise par l’avocat général Serge Bocoviz. Il avait demandé que l’accusé, aujourd’hui âgé de 47 ans, fasse l’objet à l’issue de sa peine d’un réexamen de sa situation en vue d’une éventuelle mesure exceptionnelle de rétention de sûreté dans le but d’évaluer un possible risque de récidive.Cet empilement de mesures et de précautions pour l’avenir semble répondre aux incroyables et nombreux ratés: le classement sans suite de trois plaintes pour des faits commis en 2001 et 2003, puis d’une nouvelle plainte en 2012. Il faudra attendre de nouvelles plaintes en 2019 et 2020 pour que Cyril Zatarra soit finalement mis en examen en mars 2021.- Une quinzaine de nouveaux noms -L’accusé qui a affirmé être dans une démarche de repentir, a confirmé ses aveux faits durant l’instruction pour onze des quatorze parties civiles pour lesquelles il était jugé pour viol sous soumission chimique. Il a également reconnu avoir drogué d’autres femmes par l’administration de Zolpidem, un puissant hypnotique, ainsi que la captation et la diffusion d’images à l’insu des victimes, notamment via l’installation d’une caméra dans un radio-réveil placé dans sa salle de bains.Il est même allé plus loin en livrant à la cour criminelle une quinzaine de nouveaux noms de victimes droguées, filmées dont quatre violées. Le président de la cour Roger Arata a fait noter ces nouveaux aveux et une nouvelle instruction devrait être ouverte par le parquet d’Aix-en-Provence très prochainement. Dans le périmètre de cette nouvelle instruction devrait entrer le cas d’une des plaignantes pour laquelle il a reconnu la soumission chimique, alors qu’il avait bénéficié d’un non-lieu.Il aurait aussi fait un pas vers la reconnaissance des faits concernant sa cousine, la première à avoir déposé plainte en 2001 et pour laquelle il aurait, là encore, reconnu l’avoir droguée.Son avocate, Me Dorine Sekly-Livrati, a demandé à la cour de prendre en compte l’évolution de son client en écartant notamment la mesure de sûreté des deux tiers requise par l’accusation. Elle a expliqué sa personnalité complexe, plongeant dans une enfance carencée, “sujet d’un dressage plus que d’une éducation”.Nourri à la pornographie et aux mangas hentai qui glorifient la culture du viol, “le passage à l’acte lui permettait de dominer, de retrouver une toute-puissance, de passer du soumis au dominant”, a-t-elle expliqué.Le huis-clos avait été prononcé à l’ouverture de débats à la demande d’une seule des dix-neuf parties civiles. Bon nombre des victimes étaient des femmes se trouvant dans l’entourage de Cyril Zattara, amies, compagnes et élèves d’une salle de danse de salon d’Aix-en-Provence où il était un professeur estimé.