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Budget: le bloc central s’interroge sur le financement des mesures annoncées par Lecornu

Le chef des députés Horizons Paul Christophe s’est interrogé samedi, à l’instar d’autres responsables du camp gouvernemental, sur le financement “des concessions” sur le budget annoncées vendredi par Sébastien Lecornu qui risquent de “mettre en péril” l’objectif de retour du déficit sous les 5% du PIB en 2026.”Les concessions annoncées hier par le Premier ministre représentent plusieurs milliards de moindres économies, en grande partie issues de la surenchère des socialistes, sans que leurs financements ne soient encore clairement établis”, écrit le représentant du parti d’Edouard Philippe sur X.”Chaque choix a un coût, et le redressement des comptes publics ne pourra pas se faire en aggravant démesurément la fiscalité ni en dissimulant la réalité budgétaire. Mais une chose est sûre, on ne peut à la fois multiplier les dépenses, promettre un déficit contenu et affirmer qu’il n’y aura aucune conséquence fiscale”, ajoute-t-il.Vendredi soir, le chef des députés du MoDem Marc Fesneau a dit attendre de l’exécutif “des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit”. “La responsabilité budgétaire, ce ne peut être la somme des envies des uns et des autres, singulièrement quand elles entretiennent l’illusion que l’on peut continuer de vivre à crédit sans efforts justes, collectifs, et surtout sans choisir”, a-t-il écrit sur X.Séastien Lecornu a annoncé vendredi soir plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat, des étudiants et sur le logement, comme le réclamait le Parti socialiste.Il a notamment promis une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité pour “plus de trois millions de ménages” à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, selon l’entourage du Premier ministre.Mais le locataire de Matignon est resté évasif sur leur financement. Samedi matin, le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure a indiqué que des chiffrages étaient en cours au sujet d’une surtaxe des bénéfices des grandes entreprises, demandée par le PS mais rejetée par LR et Renaissance.

Calme et recueillement aux obsèques d’Alain Orsoni à Ajaccio

Les obsèques d’Alain Orsoni, figure du nationalisme corse reconverti dans les affaires et assassiné lundi à l’enterrement de sa mère à Véro (Corse-du-Sud), ont eu lieu samedi matin à Ajaccio dans le calme et le recueillement, en présence de 200 personnes, a constaté l’AFP.Peu après 10H15, le cercueil d’Alain Orsoni, 71 ans, a quitté, en véhicule, l’espace funéraire, en périphérie d’Ajaccio, pour rejoindre, au pas, le crématorium voisin.Plus de 200 personnes, dont de rares élus et deux représentants de la ligue des droits de l’Homme (LDH), ont marché derrière le véhicule sur quelques centaines de mètres avant d’assister à une cérémonie où des images du nationaliste ont été projetées, un court hommage au “frère d’arme” a notamment été rendu par son ami, Jo Peraldi avant des chants polyphoniques. “J’ai rappelé que notre amitié de militant s’est transformée en quelques jours, au moment de la mort de son frère Guy, enlevé, torturé et tué en 1983, en un sentiment de frères d’arme, c’est-à-dire un lien sacré qui fait qu’on ne s’abandonne pas”, a indiqué à l’AFP Jo Peraldi qui a fait partie du Front de libération national corse (FLNC) aux côtés d’Alain Orsoni.Un rassemblement familial est prévu dans l’après-midi à Véro. Guy Orsoni, le fils de 41 ans d’Alain Orsoni, qui purge une peine de 13 ans de prison et est considéré comme une figure du banditisme corse par les autorités, n’était pas présent.   “Évidemment bouleversé par cet évènement tragique et les circonstances au cours desquelles il s’est déroulé”, Guy Orsoni a “souhaité pouvoir participer aux obsèques de son père” mais “les autorités compétentes lui ont fermement indiqué que cette mesure était impossible pour des raisons de sécurité”, a indiqué Camille Romani, l’un des avocats de Guy Orsoni, dans un message transmis à l’AFP.”Ce sont d’ailleurs les mêmes raisons qui ont présidé à son transfert dans un autre établissement pénitentiaire sous le régime du placement à l’isolement”, a précisé l’avocat, ajoutant que “Guy Orsoni a contesté ce placement”, estimant “n’être pas en danger”.Alain Orsoni, ancien président du club de football de l’AC Ajaccio qui faisait des allers-retours entre la Corse et le Nicaragua, a été tué lundi au cimetière de Véro lors de l’enterrement de sa mère de 91 ans, par “un seul tir” long distance qui a “traversé le bras” avant de l’atteindre en pleine poitrine, a indiqué jeudi à l’AFP le nouveau parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) en charge de l’enquête en co-saisine avec la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.  

Décès du dramaturge Valère Novarina, dynamiteur du langage

Le dramaturge, auteur et peintre franco-suisse Valère Novarina, décédé à l’âge de 83 ans, était un dynamiteur du langage, auteur de pièces où les mots déferlaient en rangs serrés.L’artiste s’est éteint vendredi, a précisé samedi à l’AFP Richard Pierre, régisseur général de sa compagnie, la troupe Union des contraires.Avec une cinquantaine de pièces, dont la plupart éditées chez P.O.L, le théâtre de Valère Novarina est surprenant, provocateur.Ses pièces, jouées presque tous les ans au Festival d’Avignon, haut lieu de la création théâtrale en France, ne sont pas toujours reprises en tournée. Les programmateurs sont à la recherche de spectacles “consensuels, où le langage recule devant l’émotion diffuse”, expliquait-il en 2015.”Le spectateur est traité comme un troupeau … moi je cherche plutôt à atteindre chaque individu comme s’il était transpercé par une flèche”, ajoutait-il.Franc-tireur se définissant comme “un pirate” en dehors de toute structure, il s’intéresse au langage, une passion cultivée très tôt, dans les alpages savoyards où il passait ses vacances, cachant ses “écrits scientifiques” sous les pierres ou les ardoises.Né dans la banlieue de Genève, il passe son enfance et son adolescence au bord du lac Léman et dans la montagne. A Paris, il étudie la littérature et la philosophie, rencontre les metteurs en scène Roger Blin et Marcel Maréchal, l’écrivain et philosophe Jean-Noël Vuarnet; il envisage brièvement de devenir acteur avant de se consacrer à l’écriture.Une deuxième vocation pour le dessin et la peinture s’épanouit peu à peu, au service des personnages puis des décors des pièces qu’il met en scène lui-même à partir de 1986.Pour lui, les mots sont “une matière, et surtout un espace, il y a là dedans de la physique des fluides”. Ses textes explosent les codes du langage, entre poésie et théâtre, inclassables, longs et touffus. Ils figurent au début des années 2010 au programme du baccalauréat littéraire, option théâtre.Il ne compte plus les spectateurs ou même acteurs qui avouent ne rien comprendre à ses textes mais semble ne pas s’en formaliser.- Fan de de Funès -Lors de la création de “L’Atelier volant” en 1974, sa première oeuvre publiée, des rangées entières de spectateurs quittent la salle.  La création du “Drame de la vie” en 1986 au Festival d’Avignon, qu’il monte lui-même faute d’avoir trouvé un metteur en scène, donne lieu à une “mini bataille d’Hernani”, se souvient-il. “Les acteurs étaient acclamés par une moitié de la salle et hués par l’autre”. A un spectateur qui lance “ce n’est pas cette scatologie névrotique qui tirera le théâtre de l’ornière!”, le comédien André Marcon rétorque: “Retourne dans ta caravane!”.Le théâtre de Valère Novarina est drôle aussi. Lui-même est un fan absolu du cirque et des acteurs comiques, Louis de Funès en tête. Il lui a d’ailleurs consacré un texte, “Pour Louis de Funès”.Novarina “adore les acteurs”. “Ce sont les acteurs qui trouvent tout, il y a une sorte de somatisation de la parole qui se fait, il faut que le théâtre descende dans les pieds!”Lauréat de plusieurs prix, dont le grand prix du théâtre de l’Académie française (2007) ou le Grand Prix de Littérature Paul Morand de l’Académie Française (2020), il sera en mars 2017 candidat malheureux à l’Académie française pour le siège vacant du philosophe René Girard. 

Décès du dramaturge et peintre Valère Novarina

Le dramaturge, auteur et peintre franco-suisse Valère Novarina, est décédé à l’âge de 83 ans, a-t-on appris samedi auprès du régisseur de sa compagnie, confirmant des informations de presse.Il s’est éteint à l’âge de 83 ans, a précisé à l’AFP Richard Pierre, régisseur général de la compagnie Union des contraires.Auteur d’un théâtre surprenant et provocateur, il cultive très tôt une passion pour le langage. Ses textes, inclassables, touffus, en explosent les codes, entre poésie et théâtre.Ses pièces étaient jouées presque tous les ans au Festival d’Avignon, haut lieu de la création théâtrale en France.Né dans la banlieue de Genève, Valère Novarina passe son enfance et son adolescence au bord du lac Léman et dans la montagne. A Paris, il étudie la littérature et la philosophie, rencontre les metteurs en scène Roger Blin, Marcel Maréchal, l’écrivain et philosophe Jean-Noël Vuarnet, envisage brièvement de devenir acteur avant de se consacrer à l’écriture. Une deuxième vocation pour le dessin et la peinture s’épanouit peu à peu, au service des personnages puis des décors des pièces qu’il met en scène lui-même à partir de 1986.Il était également fan de cirque et des acteurs comiques, Louis de Funès en tête, auquel il a consacré un texte, “Pour Louis de Funès”.

Casse du Louvre: “nous n’avons pas dit notre dernier mot”, martèle la procureure de Paris

“Nous n’avons pas dit notre dernier mot”: trois mois après le retentissant casse du Louvre, la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, n’abandonne pas l’espoir de retrouver les bijoux, dans un entretien à l’AFP.Quatre hommes, suspectés d’être les membres du commando, et une femme considérée comme leur complice, ont été mis en examen dans les semaines qui ont suivi le vol des Joyaux de la Couronne, estimés à 88 millions d’euros. Ils sont interrogés depuis le début de la semaine par les juges d’instruction.Q: Les interrogatoires en cours ont-ils permis de faire avancer l’enquête?R: “À ce stade, de ce que l’on sait, les interrogatoires n’ont pas suscité d’éléments nouveaux d’enquête susceptibles de révéler de nouvelles pistes à explorer par les services enquêteurs (…) Ces investigations sont désormais à la main des magistrats instructeurs sur commission rogatoire. Mais ce que je peux affirmer, c’est qu’évidemment ce dossier reste un dossier prioritaire pour les services enquêteurs saisis, en l’occurrence la police judiciaire de la préfecture de police et l’office central de lutte contre le trafic des œuvres d’art. Ça reste un dossier évidemment sensible et prioritaire, puisqu’on reste avec l’objectif essentiel de retrouver des bijoux”.Q: À propos des bijoux, y a-t-il du nouveau ?R: “L’office central bénéficie d’un certain nombre de relais dans le monde de l’art, y compris international. Ils ont des possibilités d’avoir des signaux d’alerte sur les réseaux de receleurs, y compris à l’étranger (…) Dans ce type d’enquête, où l’on a encore des pistes à explorer et des interrogatoires à faire, nous nous refusons, et je suis convaincue que les magistrats instructeurs aussi, à avoir une piste privilégiée. Parce que c’est le meilleur moyen intellectuellement d’en fermer d’autres qui devraient être explorées”.”Nous n’avons pas de signaux qui nous disent que les bijoux sont susceptibles d’avoir franchi la frontière, nous avons encore des chances d’explorer des pistes au niveau national. Tout est possible”.Q: Que sait-on d’un éventuel commanditaire ?R: “C’est une hypothèse qui est examinée, mais qui ne peut pas être affirmée comme plus certaine qu’une autre. (…) Nous nous refusons à avoir une idée préconçue de ce qui peut avoir amené les intéressés à perpétrer ce vol au préjudice du musée du Louvre”.Q: Si quelqu’un rend les bijoux, la justice fera-t-elle preuve de mansuétude?R: “Si ces bijoux sont restitués, ce que je n’ai cessé de dire, c’est que cela constituerait un repentir actif qui peut être pris en considération au stade de la peine, dans un raisonnement judiciaire classique (…) Ça ne retire pas le fait que l’infraction a été commise. Il n’y aura pas de non-lieu à poursuivre. Mais au stade du choix de la peine, il appartiendra au ministère public, puis au tribunal, de tenir compte de l’attitude de ceux qui auront coopéré à l’enquête et qui auront contribué à réduire le préjudice.”Q: En tant que procureure de Paris, gardez-vous un espoir de remettre un jour la main sur ces bijoux ?R: “Notre détermination reste intacte. Nous n’avons pas dit notre dernier mot. Ça prendra le temps qu’il faudra. Quand je dis nous, j’inclus les enquêteurs notamment de la BRB (Brigade de répression du banditisme), les magistrats du parquet et les juges d’instruction de la Jirs (la Juridiction Interrégionale Spécialisée de Paris).”

Près de Strasbourg, la difficile préservation du riche patrimoine brassicole

A Schiltigheim, en banlieue de Strasbourg, élus et militants passionnés s’efforcent de sauvegarder le précieux héritage industriel de l’ancienne “cité des brasseurs” alsacienne, où la fin de la production de bière fin 2025 par Heineken a ouvert une vaste friche.La noria des camions a cessé devant le site de l’ancienne “Espérance”, une des cinq brasseries historiques de cette municipalité, que le groupe néerlandais avait acquise au début des années 70. Terminées aussi les odeurs de fermentation qui baignaient parfois les quartiers alentours.La décision annoncée en 2022 du géant d’Amsterdam fut, selon la maire Danielle Dambach, “un coup dur” qui s’est soldée par la perte de 220 emplois et la fermeture de la dernière grande brasserie en activité de la ville.Elle a aussi nourri l’amertume envers le groupe, qui avait déjà racheté deux autres grandes brasseries, Fischer et Adelshoffen, pour finalement les fermer. “Heineken a vampirisé Schilick”, appellation familière de la commune, estime l’édile écologiste auprès de l’AFP.A l’Espérance – qui fabriquait historiquement la bière Ancre – Fischer et Adelshoffen s’ajoutaient Perle et Schutzenberger. Ces dernières ont mis la clé sous la porte, au début des années 1970 pour la première, en 2006 pour la seconde, victimes notamment de la mondialisation du secteur et d’une concurrence accrue. – “Cathédrales industrielles”Ces entreprises marquent la mémoire de la ville mais aussi son paysage urbain, comme la malterie de Fischer et ses deux cheminées ou les bâtiments de style néo-médiéval allemand de Schutzenberger, des édifices en partie protégés par leur classement aux monuments historiques.De village, Schiltigheim s’est transformé au milieu du XIXe siècle en prospère ville industrielle après l’installation sur son territoire des cinq brasseries.Les grands patrons à l’époque “voulaient faire de belles usines, (…) ce sont un peu des cathédrales industrielles”, explique Jean-Pierre Nafziger, ancien professeur d’histoire et président de l’association Mémoire et Patrimoine de Schiltigheim.Pour lui, il est important de “garder une trace de ce passé”, qui constitue l’ADN de la ville, où fourmillaient aussi d’autres industries, comme les tonneliers, les chaudronniers et l’industrie alimentaire.Mais les intérêts s’affrontent avec d’un côté une commune et des pouvoirs publics soucieux de réhabiliter des sites – des processus long et coûteux -, et de l’autre les propriétaires qui veulent rentabiliser rapidement leur terrain dans l’immobilier, mais ont besoin pour cela de l’aval de la ville.Dans le passé, la confrontation avec Heineken fut rude, raconte la maire. Notamment pour le site Fischer, où est né un quartier de 600 logements -au lieu de 1000 initialement envisagés- autour de la malterie finalement sauvée, qui devrait héberger un complexe cinématographique.Perle fut rasée dans les années 80, Adelshoffen presque entièrement détruite dans les années 2000.- “Dernière chance”Pour Schutzenberger, aux mains d’un groupe immobilier, il aura fallu attendre près de vingt ans avant que, face à la dégradation des bâtiments, un projet de rénovation émerge fin 2025 pour créer logements, restaurants et commerces sur le site de 2,7 hectares.Si l’immobilier aura sans doute aussi sa part sur le vaste terrain de 13 hectares de Heineken/Espérance, les autorités publiques insistent d’ores et déjà sur la création d’espaces verts, d’un collège ou d’une activité économique.Le groupe néerlandais a indiqué à l’AFP ne pas avoir “à ce stade identifié de solution de reconversion pour le site”, par l’entremise de son service de communication en France.”Recréer une vie, ça se réfléchit, ça prend du temps”, souligne Mme Dambach. L’important à ce stade consiste surtout à superviser le démantèlement et dialoguer avec le propriétaire, dit-elle.  Pour le collectif La Cité des Brasseurs Schiltigheim, créé en 2024, la fermeture du site avec sa célèbre salle de brassage classée aux monuments historiques, constitue “la dernière chance” de créer ce qui fait défaut à l’Alsace: un “lieu public -à mi-chemin entre le musée et le loisir-” dédié à l’histoire et à la culture brassicole.”On sera sévèrement jugé par les générations futures si on n’est pas en mesure aujourd’hui de faire quelque chose pour sauvegarder ce patrimoine”, explique à l’AFP Maxence Creusat, l’un des fondateurs de ce collectif de bénévoles, apolitiques et passionnés, qui entend proposer un projet dans ce sens.Car pour lui, “si on ne fait rien aujourd’hui, c’est simple, dans 50 ans, il n’y aura plus rien”.

Budget: des chiffrages en cours pour la surtaxe des bénéfices des entreprises, dit Roland Lescure

Le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure a évoqué samedi des chiffrages en cours au sujet d’une éventuelle surtaxe des bénéfices des grandes entreprises samedi, une mesure réclamée par le parti socialiste mais repoussée à l’Assemblée.”On est en train encore de caler les derniers chiffrages. Pourquoi? Parce qu’on est encore en train de négocier avec les groupes parlementaires du Sénat l’évolution des dépenses des collectivités locales”, a commenté le ministre sur France info, rappelant que la mesure figurait dans le budget initial du gouvernement. “Ce n’est pas seulement une demande du PS”, a-t-il ajouté.Lors de son allocution vendredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu n’a rien dit de cette éventuelle surtaxe sur les bénéfices des entreprises, censée aider à la négociation avec le PS mais repoussée à l’Assemblée. Opposés à cette mesure, les groupes LR et Renaissance n’ont pas apporté leur soutien à un amendement du gouvernement jeudi, qui aurait porté le rendement de la surtaxe à 6,3 milliards d’euros, contre 8 milliards en 2025 et 4 milliards dans le projet de loi initial du gouvernement pour 2026.Les socialistes réclamaient quant à eux le maintien de la surtaxe à 8 milliards. Début janvier, Roland Lescure avait plaidé pour la réintroduction de cette surtaxe à l’Assemblée, après sa suppression au Sénat, nécessaire au compromis, selon lui.”On est en train de caler ça. Donc on aura l’occasion de vous donner les chiffres exacts dans les 2-3 jours qui viennent au maximum”, a précisé le ministre de l’Economie samedi.M. Lescure a par ailleurs confirmé l’augmentation de 50 euros en moyenne de la prime d’activité, un complément de revenu versé aux travailleurs à revenus modestes, pour plus de trois millions de ménages, une mesure annoncée par le Premier ministre vendredi.”Il y avait des économies prévues sur la prime d’activité (…) Tout ça, c’est terminé. Mais il y a en plus une hausse de la prime d’activité qui fait à peu près 50 euros pour quelqu’un qui gagne le SMIC”, a expliqué Roland Lescure.Le gouvernement doit trancher d’ici mardi entre un recours au 49.3 ou à une ordonnance budgétaire pour tenter de faire passer le projet de budget sans vote.”Le vote du budget, j’allais dire traditionnel, est malheureusement proscrit du fait de la manière dont les débats se sont produits. Moi, j’ai été élu à l’Assemblée nationale. Je préfère toujours que l’Assemblée nationale puisse se prononcer. Et on verra dans les heures qui viennent ce qu’on décide”, a répondu Roland Lescure, interrogé sur l’option qui sera retenue par le gouvernement.

Venezuela interim leader sacks industry minister, a Maduro ally

Venezuela’s interim president on Friday dismissed businessman Alex Saab, a close ally of deposed leader Nicolas Maduro, from his post as minister of industry.In a Telegram message, Delcy Rodriguez announced the ministry would be combined with a commerce ministry and thanked Saab — a Colombian-born Venezuelan — “for his service to the Homeland; he will …

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Ugandan opposition says leader seized by army helicopter after election

Ugandan opposition leader Bobi Wine was forcibly taken away in an army helicopter from his home on Friday, his party said, a day after elections marred by reports of violence.President Yoweri Museveni is seeking to prolong his four-decade rule in an election that saw widespread repression and an internet blackout.His main opponent, singer-turned-politician Bobi Wine …

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Budget: Lecornu annonce de nouvelles mesures pour éviter la censure, leur financement interroge

En quête d’un compromis sur le budget pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a abattu de nouvelles cartes vendredi susceptibles selon lui de “rassembler”, mais qui soulèvent des questions au sujet de leur financement.Dans une allocution d’environ vingt minutes depuis la cour de Matignon, le Premier ministre a énuméré une série de mesures pour un budget présenté comme “meilleur” et “responsable”, assurant qu’il permettrait de réduire le déficit à l’objectif fixé de 5% du PIB, au lieu de 5,3% à ce stade des discussions parlementaires.Le PS réclamait notamment des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes et sur le logement.Sébastien Lecornu a annoncé la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité pour “plus de trois millions de ménages” à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, selon l’entourage du Premier ministre.En matière de logement, il envisage une augmentation de 400 millions d’euros des moyens pour les bailleurs sociaux et renonce à l’année blanche “pour les allocations sur le logement” (APL).Avant même sa prise de parole, le chef du gouvernement avait annoncé la généralisation des repas universitaires à 1 euro, voulue par les socialistes.”Les avancées sont réelles”, s’est félicité le PS dans un communiqué. “Plusieurs points nécessitent encore des échanges avec le gouvernement”, a toutefois ajouté le chef du groupe à l’Assemblée Boris Vallaud.”On a des concessions qui sont très minimes”, a au contraire jugé sur BFMTV le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel. “Et toujours pas la moindre piste sérieuse de financement”, a aussi taclé la cheffe du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain. Le sujet a également été soulevé par le président du groupe MoDem à l’Assemblée, Marc Fesneau, visiblement sceptique bien qu’en soutien du gouvernement. Il a dit attendre de l’exécutif “des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit”. De son côté, le président du Medef Patrick Martin s’est inquiété dans la soirée “des contreparties fiscales aux nouvelles dépenses annoncées”.- “Tristesse” -Sébastien Lecornu n’a pas dit par quelle voie, article 49.3 ou ordonnance, il comptait procéder pour l’adoption du texte. Deux outils constitutionnels à sa disposition, perçus par ses opposants comme des “passages en force”.Le Premier ministre s’est donné jusqu’à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du PS, dont il cherche à s’assurer la non-censure.Faute d’accord des députés pour voter un budget, il a confié sa “tristesse” d’avoir vu sa méthode – laisser la main au Parlement – échouer sur le budget de l’Etat alors que les députés étaient parvenus à voter celui de la Sécurité sociale.Le gouvernement a suspendu jeudi soir les interminables débats budgétaires à l’Assemblée, actant l’impossibilité d’aller à un vote sur le projet de loi de finances 2026.Vendredi, Sébastien Lecornu a de nouveau fustigé la “stratégie cynique et profondément délibérée” de LFI et du RN, accusés de “saboter” les débats.”La seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c’est de défendre les Français”, lui a rétorqué la cheffe de file du RN Marine Le Pen lors d’un meeting à Marseille, en le surnommant “Caliméro Lecornu”.- Trancher -L’allocution du locataire de Matignon a laissé de nombreux points en suspens.Pour les collectivités locales, en attente d’un geste financier à quelques semaines des municipales, M. Lecornu a dit qu’elles participeraient à l’effort “dans des proportions acceptables”, sans donner de chiffre.Il n’a rien dit d’une éventuelle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 6,3 milliards d’euros et aider à la négociation avec le PS. Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre devrait donc avoir d’ici là choisi de recourir à l’article 49.3 ou à une ordonnance (article 47).L’article 49.3, auquel il avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS, permettrait au gouvernement de faire passer un budget en retenant les amendements de son choix.Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l’ensemble du texte), s’exposant à chaque fois à une censure. Y recourir aurait un goût amer, son abandon incarnant pour Sébastien Lecornu la marque de son action.L’ordonnance, soit l’inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais permettrait elle de doter le pays d’un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.Un projet d’ordonnance budgétaire serait à l’étude à Matignon, selon une source à Bercy, mais cela ne veut pas dire que cette option sera in fine choisie.pol-are-tg-la/sde/cbn