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Un record de 12 millions de visiteurs pour les monuments nationaux en 2025

Un record de plus de 12 millions de personnes ont visité en 2025 les monuments nationaux, dont les plus fréquentés ont été l’Arc de triomphe et l’abbaye du Mont-Saint-Michel, a annoncé mercredi le Centre des monuments nationaux (CMN).”Après deux années consécutives de fréquentation supérieure à 11 millions de visiteurs, les monuments nationaux enregistrent un nouveau record de fréquentation en atteignant pour la première fois de leur histoire 12 millions de visiteurs”, s’est félicité le CMN dans un communiqué.Les trois monuments les plus fréquentés ont été l’Arc de triomphe avec 1,85 million de visiteurs, l’abbaye du Mont-Saint-Michel (1,63 million) et la Sainte-Chapelle (1,33 million). Viennent ensuite le Panthéon, la Conciergerie, le château et les remparts de Carcassonne, l’Hôtel de la Marine et le château d’Angers.Le CMN est également en charge du nouveau parcours de visite des tours de Notre-Dame de Paris, qui ont accueilli 110.000 visiteurs depuis leur réouverture en septembre, six ans après l’incendie de la cathédrale du 15 avril 2019.Le Centre souligne l’intérêt croissant pour les tours et trésors des cathédrales: ceux d’Amiens ont enregistré une hausse de fréquentation de 95%, ceux de Chartres de 74% et ceux de Reims de 43%.Le CMN est l’établissement public chargé de la conservation, la restauration et l’animation de plus de 100 monuments historiques et jardins répartis dans toute la France.

Eurostar: nuit blanche sans champagne avant le réveillon

Quelques biscuits et une bouteille d’eau à trois heures du matin, mais pas d’électricité ni de wifi: la nuit d’avant-réveillon était loin d’être festive à bord de l’Eurostar resté bloqué durant près de 12 heures à cause d’aléas techniques.A la gare de Saint-Pancras à Londres et à la gare du Nord à Paris, l’AFP a recueilli mercredi des témoignages de galères nocturnes auprès des passagers, pour la plupart des touristes de fin d’année.”12 heures de retard” pour Christelle Renouf, habitante de Caen dans la Calvados, qui ont terni la fin de son “beau voyage” de Noël à Londres avec mari et enfants.Après un départ différé de 45 minutes mardi soir, son train s’est arrêté une heure “car il manquait du personnel”, puis s’est immobilisé une deuxième fois, juste avant le tunnel, car un caténaire était “tombé sur la voiture 4″. Cet incident sur le réseau britannique s’est ajouté à celui lié à l’alimentation électrique dans le Tunnel sous la Manche mardi.”On nous disait tout le temps que le train allait repartir dans 20 minutes et il ne repartait jamais. Et bien sûr, il n’y avait rien au bar. On nous a distribué des biscuits et de l’eau vers trois heures du matin quand tout le monde dormait ou essayait de dormir” explique-t-elle, “on était bloqué dans le train, pas d’électricité, pas d’eau, pas de wifi. “J’ai vu une dame faire une crise de panique” ajoute-t-elle en sortant du train à Paris.- “Cauchemar” -En raison des premiers incidents techniques dans le Tunnel sous la Manche, qui ont causé des annulations en série mardi, Allison O’Shea, touriste américaine de 48 ans, a préféré rester une nuit supplémentaire à Londres avec son mari et ses filles après cinq heures d’attente pour rien en gare. “Un cauchemar” pour elle et surtout pour son porte-monnaie. D’autant qu’il ne restait que des places de première classe dans l’Eurostar de mercredi matin, lui aussi retardé. La New-Yorkaise estime à 2.500 dollars au moins le surplus de dépenses pour la famille, en comptant les chambres d’hôtels supplémentaires à Piccadilly Circus à Londres, et celles qui avait été réservées à Paris, qui ont été perdues.”Et dire que je disais à mes filles de pas s’inquiéter, que le train est tellement mieux (que l’avion), car il est toujours à l’heure!”.Depuis les premières annulations de train mardi, les passagers du transmanche se disent “sous stress”. Comme Nathan Denyer, un DJ de 34 ans rencontré à Londres mercredi alors qu’il tentait de se rendre à Dijon pour la nuit du Nouvel An. “Nous avons reçu un email disant que les trains pouvaient être retardés, et qu’ils pouvaient être annulés à la dernière minute (…) quand vous devez vraiment vous déplacer, c’est juste très stressant” dit-il.”Ce matin durant le petit-déjeuner, nous avons vérifié le +statut+ du train toutes les cinq minutes” ajoute Bilal Chaara, ingénieur de 39 ans résidant à Genève.Après les déboires de voyage, certains tentent de faire contre mauvaise fortune bon coeur.”Je n’ai pas eu besoin de mes lunettes de soleil pendant tout mon séjour à Londres, alors que j’avais acheté une nouvelle paire pour le voyage. Mais aujourd’hui, c’est le bon jour, je les sors” décide Allison sous un soleil éblouissant devant la gare du Nord à Paris.”Tout ne se passe pas toujours parfaitement, je suis sûre que ce n’est la faute de personne” ajoute Gemma Woolfe, avocate britannique de 43 ans, partant à Londres, rencontrée gare du Nord.”Je suis assez fatigué, complètement explosé, et je vais certainement devoir faire une bonne sieste avant le réveillon”, complète Ian Cempski, barman londonien de 23 ans, arrivé à Paris via un bus et un ferry après l’annulation de son Eurostar mardi.Mais rien ne l’empêchera de fêter la nouvelle année avec “beaucoup de champagne”.

“Je refuse que la fatalité prenne le dessus”: la “Halte femmes”, un havre vital contre l’errance et le froid

Dehors, le vent de décembre s’engouffre sur le parvis et glace les passants. Paris grelotte sous le plan “Grand Froid”. Mais une fois franchie l’entrée discrète de l’Hôtel de ville, le bruit de la capitale s’étouffe.Sous les voûtes de pierre et les chapiteaux corinthiens du salon des Prévôts et la salle des Tapisseries jadis lieu d’expositions, il y a une odeur de café, des chuchotements, et surtout une chaleur protectrice.Depuis 2018, cette aile de l’Hôtel de Ville abrite la “Halte femmes”, un accueil de jour et d’hébergement pour celles que la rue n’a pas épargnées.Le vaste volume est découpé par des cloisons basses, grises et rouges, qui créent des îlots d’intimité.”La priorité, c’est la stabilisation, car elles arrivent ici épuisées par la rue”, explique Bénédicte Sancassani, responsable des lieux.”Une prise pour garder son téléphone, une petite lumière le soir, on a essayé de recréer une petite intimité, on va dire, c’est des petits espaces de deux à quatre personnes”, précise-t-elle.Au milieu du murmure ambiant, Joyce, 68 ans, a construit sa forteresse.Chapeau vissé sur la tête, entourée d’un rempart de sacs qui contiennent toute sa vie, elle dessine avec concentration.Joyce est une tornade de vitalité, une artiste qui cite Napoléon, chante l’Italie. Mais derrière cette fantaisie qui lui sert d’armure, l’abîme affleure. Elle raconte, sans trémolos mais avec une crudité chirurgicale, la violence qui a jalonné son parcours. Elle parle de l’usurpation d’identité qui la prive de ses droits depuis “trois ans et un mois”, de l’attente interminable d’un logement HLM (“38 ans de dossier”).Et soudain, au détour d’une phrase, l’horreur brute : ce viol collectif, “huit personnes”, subi lors d’une hospitalisation passée. Une mémoire traumatique qui revient par bribes.Pourtant, elle refuse de “s’effondrer”. Le soir, elle ne dort pas ici — la Halte n’offre qu’une cinquantaine de lits. Elle a négocié sa place chez Utopia, “une association amie”, sur un “canapé vert”. “C’est ma couleur, le vert”, sourit-elle. Elle s’accroche à ces petits détails de dignité.-Le visage vieillissant de l’errance -Joyce n’est pas une exception. En parcourant la salle, un constat frappe les travailleurs sociaux : la précarité féminine a des cheveux blancs.”On observe un vieillissement net de la population, ça va de 25 à 80 ans”, s’alarme la responsable. On croise des grands-mères, corps usés par l’errance, jetées à la rue par des ruptures familiales, des deuils ou la maladie psychiatrique. Depuis 2022, la fréquentation a explosé, passant d’une trentaine de femmes par jour à parfois plus de 70. Face au froid, la mairie a étendu les horaires, ouvrant dès 9h le week-end, au-delà du créneau habituel de 10H à 18H en semaine. “On ne peut pas pousser les murs, mais on étire le temps”, résume Bénédicte Sancassani.C’est cette angoisse qu’Esther tente de tenir à distance. À l’approche de la cinquantaine, emmitouflée dans une doudoune sombre, elle porte sur son visage les stigmates de l’insomnie. Quand elle évoque la Halte, sa carapace se fend. Les larmes montent, silencieuses.- “Je me mets en mode noir” -“La première fois que je suis arrivée, j’ai pleuré de soulagement”, souffle-t-elle. “La rue, c’est très dur”.Pour survivre, Esther a développé une stratégie : l’invisibilité. “Dehors, je suis incognito. Je me mets en mode noir, je me fonds dans la masse.”Elle se souvient du début de son errance: “pour échapper aux prédateurs, je ne dormais pas la nuit, je marchais, je prenais le métro”. Pour elle, ici, la non-mixité est “une bénédiction”. “Entre femmes, on baisse la garde”.Esther souffre de vertiges, sa santé décline, mais elle tient bon. Elle aime rappeler l’origine de son prénom, cette reine biblique qui a sauvé son peuple. “Je refuse que la fatalité prenne le dessus”, martèle-t-elle en séchant ses joues.Elle fêtera ses 50 ans dans quelques jours. Son seul vœu ? Ne plus être “une valise qu’on trimballe”.18 heures approchent. L’accueil de jour va fermer. Celles qui n’ont pas de lit au dortoir vont devoir remettre leur manteau, ajuster leurs sacs. Et retourner affronter la nuit parisienne et le froid.

Le budget de la Sécu pour 2026 publié au Journal officiel

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a été publiée mercredi au Journal Officiel, au lendemain de sa validation par le Conseil constitutionnel.Adopté le 16 décembre après de longues négociations entre Matignon et les groupes parlementaires, le texte a été largement réécrit par les députés, qui ont amputé une grande partie des économies prévues dans le projet initial du gouvernement.Concession faite aux socialistes, le texte suspend jusqu’à janvier 2028 la marche vers l’âge légal de départ à 64 ans que prévoyait la réforme Borne des retraites. La génération née en 1964 partira à 62 ans et 9 mois au lieu de 63 ans, avec 170 trimestres cotisés au lieu de 171.Le gel des pensions de retraite et minima sociaux, qui devait rapporter 3 milliards d’euros, a été supprimé. Le gouvernement a renoncé à doubler les franchises médicales, reste à charge pour les patients, par exemple sur les boîtes de médicaments.Le texte prévoit une taxation exceptionnelle des complémentaires santé, à hauteur d’un milliard d’euros.Il prévoit la création d’un nouveau congé de naissance mieux rémunéré, qui s’ajouterait aux congés maternité et paternité existants, pour une durée d’un ou deux mois, et qui entrera en vigueur en juillet 2026.La hausse de l’objectif national des dépenses de l’assurance maladie (Ondam) a été fixée à +3%, au lieu de +1% initialement prévu par le gouvernement.Le déficit de la Sécu est ramené à 19,4 milliards d’euros en 2026, contre 23 milliards en 2025, grâce au transfert de 4,5 milliards des caisses de l’État vers celles de la Sécu.

Incident “résolu” dans le Tunnel sous la Manche, le trafic reprend progressivement

L’incident qui a perturbé les circulations dans le Tunnel sous la Manche était “résolu” mercredi matin, mais à quelques heures du réveillon du Nouvel An, le trafic des Eurostar restait perturbé, et des passagers ont passé la nuit à bord à cause d’un incident distinct.Arrivée à la Gare du Nord à Paris à 10H35 mercredi, une passagère a raconté son périple à l’AFP: “Nous devions partir a 19H00 hier soir de Londres pour arriver a 22H30, et nous nous sentions chanceux de partir avec seulement 45 minutes de retard. Mais au final nous arrivons à Paris avec 12 heures de retard”.”Après l’embarquement, le train s’est d’abord arrêté une première fois une heure car il manquait du personnel, puis il s’est arrêté de nouveau juste avant le tunnel, car il y a eu un caténaire qui est tombé sur la voiture 4″, a ajouté cette passagère, Christelle Renouf, habitante de Caen (Calvados), avec son mari et ses deux fils, racontant leur nuit “dans le train, pas d’électricité, pas d’eau, pas de wifi”.La journée de mardi avait été chaotique déjà pour les voyageurs, notamment ceux qui avaient prévu de prendre un train Eurostar, nombreux en cette veille de Nouvel An à se déplacer pour les festivités.Au total, 30 trains ont été annulés mardi, a précisé mercredi à l’AFP la compagnie ferroviaire.La situation se rétablissait progressivement et Eurostar prévoit d’assurer tous ses trains mercredi, avertissant cependant qu'”en raison des répercussions, il pourrait encore y avoir des retards et des annulations de dernière minute”.”L’incident lié à l’alimentation électrique dans le tunnel sous la Manche a été résolu dans la nuit; le tunnel a depuis retrouvé sa pleine capacité”, a indiqué Getlink dans un communiqué.”Le trafic dans le tunnel sous la Manche a repris cette nuit dans les deux sens”, précise l’exploitant.Le service Le Shuttle, des trains qui transportent des véhicules entre la France et le Royaume-Uni, n’affichait plus de perturbations mercredi en fin de matinée sur son site internet.- Indemnisations -Le deuxième incident qui a conduit des passagers à passer la nuit dans le train, arrivé juste après celui du tunnel, a rendu la nuit très compliquée pour Eurostar.La chute d’une caténaire sur ce train reliant Londres à Paris, s’est produite “vers 22h CET (heure de Paris, NDLR), à proximité de l’entrée du tunnel sous la Manche”, côté anglais, tandis que deux autres trains “ont également subi d’importants retards, mais ont pu poursuivre leur trajet vers Bruxelles”, a détaillé la compagnie.Getlink a également évoqué un “incident survenu cette nuit sur le réseau britannique”, et “distinct” du problème électrique dans le tunnel.Eurostar précise dans son communiqué qu'”en raison de la position du train à proximité de la caténaire endommagée, des impératifs de sécurité et du manque d’alimentation électrique dans la zone, l’opération visant à déplacer le train et les clients s’est révélée très complexe”.”Les clients à bord sont restés en sécurité et ont reçu des rafraîchissements ainsi que des informations régulières”, assure Eurostar, ajoutant que les clients “bénéficieront d’une indemnisation renforcée”.Eurostar a transporté un nombre record de 19,5 millions de clients l’an dernier, soit 850.000 de plus qu’en 2023.Plusieurs sociétés ont annoncé ces derniers mois leur intention d’ouvrir des lignes concurrentes à l’entreprise, qui est aujourd’hui seule à effectuer du transport de passagers sur la ligne sous la Manche.

Eurostar a subi d’importants retards à cause d’un problème distinct de celui du Tunnel

Eurostar, dont le trafic avait déjà été fortement perturbé mardi par un incident dans le Tunnel sous la Manche, a précisé mercredi que plusieurs trains au départ de Londres ont subi d’importants retards dans la soirée en raison d’un autre problème, distinct.”Une caténaire est tombée sur un train Eurostar reliant Londres à Paris, à proximité de l’entrée du tunnel sous la Manche”, a indiqué la compagnie ferroviaire dans un communiqué.Une porte-parole d’Eurostar a précisé à l’AFP que l’incident s’est produit “vers 22h CET (heure de Paris, NDLR), à proximité de l’entrée du tunnel sous la Manche”, côté anglais.”Deux autres services (trains, NDLR) ont également subi d’importants retards, mais ont pu poursuivre leur trajet vers Bruxelles”, ajoute la compagnie.Plusieurs passagers ont raconté dans les médias français et britanniques, et sur X, leur nuit à bord.Arrivée à la Gare du Nord à Paris à 10H35 mercredi, une passagère a raconté son périple à l’AFP: “Nous devions partir a 19H00 hier soir de Londres pour arriver a 22h30, et nous nous sentions chanceux de partir avec seulement 45 minutes de retard. Mais au final nous arrivons à Paris avec 12 heures de retard”, a détaillé Christelle Renouf, habitante de Caen (Calvados), avec son mari et ses deux fils.”Après l’embarquement, le train s’est d’abord arrêté une première fois une heure car il manquait du personnel, puis il s’est arrêté de nouveau juste avant le tunnel, car il y a eu un caténaire qui est tombé sur la voiture 4″, a-t-elle raconté.”On nous a distribué des biscuits et de l’eau vers 3H00 du matin quand tout le monde dormait ou essayait de dormir”, a-t-elle encore expliqué, racontant leur nuit “dans le train, pas d’électricité, pas d’eau, pas de wifi”.Eurostar précise dans son communiqué qu'”en raison de la position du train à proximité de la caténaire endommagée, des impératifs de sécurité et du manque d’alimentation électrique dans la zone, l’opération visant à déplacer le train et les clients s’est révélée très complexe”.”Les clients à bord sont restés en sécurité et ont reçu des rafraîchissements ainsi que des informations régulières”, assure Eurostar, ajoutant que les clients “bénéficieront d’une indemnisation renforcée”.

Négociations salariales chez EDF: la direction décide une augmentation de 1,65%

La direction d’EDF a annoncé mercredi une “enveloppe globale d’augmentation” de 2,75% pour 2026, soit selon deux syndicats une augmentation individuelle de 1,65%, inférieure au projet d’accord boudé par toutes les organisations, sauf la CFE CGC, à l’issue des négociations salariales annuelles.”À l’issue des négociations salariales d’entreprise, le projet d’accord n’a pas réuni les conditions légales de validité, en dépit de la signature d’une organisation syndicale représentative”, a déclaré la direction d’EDF dans un message à l’AFP.Elle a “donc décidé unilatéralement des mesures salariales pour 2026. Au total, les mesures salariales individuelles et collectives conduisent à une enveloppe globale d’augmentation des salaires de 2,75% pour l’année 2026”, selon cette même source.La CFE Energies a détaillé cette proposition, avec notamment 1,65% d’augmentation individuelle, alors que le projet qu’elle a été la seule à signer proposait 1,7% d’augmentation. Les autres postes, selon elle, sont une augmentation du salaire national de base de 0,5% et un effet des échelons d’ancienneté de 0,6%.La CFDT a confirmé à l’AFP que la direction “a pris une décision unilatérale de l’employeur en retrait de 0,05% par rapport au projet d’accord, soit 1,65%”.La CFE CGC, la CGT, la CFDT et FO étaient appelées à se positionner en début de semaine sur deux accords proposés par la direction concernant des augmentations individuelles en 2026, l’un pour les salariés relevant du statut des industries électriques et gazières et l’autre pour les non statutaires.La CFE Energies craignait que la non signature des trois autres organisations ne se traduise par des augmentations “inférieures à celles proposées dans les accords soumis à signature”.La CFDT disait “compter sur l’esprit de responsabilité de la direction, qui après avoir refusé la proposition à 1,80%, ne peut prétexter l’absence de signature pour prendre le risque social de +punir+ les salariés un peu plus encore”.L’énergéticien public est engagé dans une chasse aux économies qui, conjuguée à un management jugé autoritaire du nouveau PDG Bernard Fontana, a tendu le climat social. Il vise aussi à dégager des marges de manoeuvre financières via “d’éventuelles cessions” d’actifs, en parallèle de son plan d’économies de 5 milliards d’euros sur cinq ans.EDF espère réduire une dette abyssale de 54,3 milliards d’euros à fin 2024, alors que la Cour des comptes s’est récemment inquiétée de ses perspectives financières. 

Aux Ballets de Monte-Carlo, une Bayadère intime libérée de ses clichés exotiques

Habitué à revisiter les monuments de la danse classique, Jean-Christophe Maillot, directeur des Ballets de Monte-Carlo, propose jusqu’à dimanche une Bayadère personnelle, libérée de son exotisme fantasmé cherchant à éviter un “karaoké chorégraphique où l’on redanse ce qui a déjà été fait 10.000 fois”.Depuis plus de 30 ans à la tête de la compagnie créée en 1985 par la princesse Caroline, le chorégraphe de 65 ans avait déjà apposé sa patte mêlant inventivité, virtuosité classique et vocabulaire contemporain sur Roméo et Juliette (1996), Cendrillon (1999), La Belle (2001), LAC (2011), Casse-Noisette Compagnie (2013) ou encore Coppél-I.A. (2019).En revanche, La Bayadère, créée en 1877 au Bolchoï de Saint-Petersbourg par Marius Petipa sur une musique de Léon Minkus et reliftée en 1992 à l’Opéra de Paris par Rudolf Noureev, l’a longtemps rebuté.”Minkus est considéré comme un compositeur un peu pompier”, explique Jean-Christophe Maillot à l’AFP. “C’est le Claude François de la musique classique. Une musique qui intellectuellement ne me satisfaisait pas mais dont j’étais obligé de m’avouer que quand je l’écoutais, elle me faisait vibrer”.Comme tous les danseurs de formation académique, il a grandi au son des variations de La Bayadère, souvent reprises par les pianistes des cours de danse. Et c’est justement ces séances quotidiennes à la barre et les dynamiques hiérarchiques au sein d’une compagnie de danse qui ont soufflé au chorégraphe la nouvelle trame du ballet.La version originale raconte, dans une Inde fantasmée, les affres du guerrier Solor, tiraillé entre Gamzatti, la fille du Rajah, et Nikiya, une jeune danseuse chargée d’entretenir le feu sacré. Aux fiançailles de Solor et Gamzetti, Nikiya meurt piquée par un serpent mais grâce à l’opium, Solor la retrouve au royaume des ombres.Dans Ma Bayadère, Jean-Christophe Maillot présente une troupe de danse répétant le ballet classique, dans le décor épuré d’un studio. La barre a pris la place du feu sacré. Le Rajah est un chorégraphe exigeant, Solo un danseur au firmament avec Gamza, l’étoile magistrale, mais attiré par Niki, la petite nouvelle prometteuse. – “mes danseurs, des Ferrari” -Délaissée, cette dernière meurt d’une chute — réminiscence de l’accident ayant mis un terme prématuré à la carrière de danseur du chorégraphe — mais toute la troupe retrouve harmonie et joie de la danse le temps d’un rêve.L’exotisme ne fait qu’une brève apparition quand la troupe répète en costumes à l’opéra dans une mise en abyme saisissante où l’on voit à la fois la scène où les danseurs interprètent les variations de Petipa et les coulisses, où le reste de la troupe patiente en chuchotant.”C’est vraiment un clin d’œil”, explique Jean-Christophe Maillot, mais aussi une manière de montrer le côté suranné de l’ancienne version. “Si on balance aujourd’hui à un gamin de 17 ans La Bayadère originale, et qu’il voit ces filles en tutu, ces mecs avec ces petits collants très moulants qui marchent les pieds en dehors, j’ai du mal à croire qu’il puisse être connecté à ça”. Pour lui, revisiter les classiques est donc une manière de leur redonner vie, mais aussi de proposer à ses danseurs de participer à une réelle création, sans se contenter d’une “espèce de karaoké chorégraphique où l’on redanse ce qui a déjà été fait 10.000 fois”.C’est aussi une nécessité pratique pour les ballets de Monte-Carlo, qui comptent plus de 20 nationalités et des parcours très divers parmi la cinquantaine de danseurs.Impossible de reproduire le défilé du royaume des ombres, passage mythique du répertoire classique, où 48 danseuses identiques s’avancent en file indienne, arabesque après arabesque. Si les ombres de Jean-Christophe Maillot apparaissent elles aussi dans un mouvement hypnotique, elles sont toutes singulières.Mais le chorégraphe a gardé la virtuosité technique de la version de Petipa, encore renforcée par Noureev. Sauts, pirouettes et prouesses sur pointes, tout le monde s’en donne à coeur joie. “Le décors de studio de répétition libère le danseur de cette espèce d’énorme angoisse de rater telle ou telle figure, explique-t-il. Et mes danseurs, ce sont des Ferrari.” 

Décès d’Evelyne Leclercq, animatrice de “Tournez manège!”

Évelyne Leclercq, ancienne animatrice de l’émission “Tournez manège!”, jeu matrimonial emblématique des années 1980-1990 sur TF1, est décédée mardi à 74 ans, a annoncé sa fille à l’AFP.Elle est morte à Grasse (Alpes-Maritimes), “entourée de sa famille, des suites d’une très longue maladie” et avait “affronté l’épreuve avec un courage hors du commun portée jusqu’au bout par l’amour des siens”, a indiqué Céline Olive dans un communiqué.Diffusée sur TF1 le midi de 1985 à 1993, “Tournez manège!” était l’une des émissions les plus populaires de l’époque. Présentée par Évelyne Leclercq avec Fabienne Egal et Simone Garnier, l’émission était un jeu de rencontres. Des hommes et des femmes étaient assis dans un manège, séparés par une cloison. Ils se questionnaient sans se voir et ne se découvraient qu’à la fin.Le pianiste Charly Oleg, décédé en septembre dernier, “avait la séquence musicale, Fabienne les célibataires, Simone les couples, moi je faisais le lien tout du long, c’était énorme mais on se marrait. C’est une émission qui a plu parce qu’on était vraiment des amis”, se remémorait-elle en septembre dans Le Parisien.Évelyne Leclercq, qui avait démarré comme speakerine, dédicaçait encore des photos ces dernières années. “J’aime bien les gens. Rencontrer les gens dans toute la France, ça me touche. Je fais un peu partie de leur famille. On a vieilli ensemble”, déclarait-elle à son ancien groupe TF1.