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Israel to partially reopen Gaza’s Rafah crossing on Sunday

Israel announced it would reopen the crucial Rafah crossing between Gaza and Egypt on Sunday after months of urging from the UN, humanitarian organisations and ordinary Palestinians — but only for the “limited movement of people”.Earlier on Friday, the Islamist movement Hamas had called for the “immediate transition to the second phase” of the ongoing …

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Lait infantile: Nestlé réfute les accusations de Foodwatch

Nestlé, accusé d’avoir tardé à rappeler du lait infantile après avoir identifié la présence de toxine dans ses produits, a réfuté vendredi les accusations de l’association Foodwatch qui a porté plainte auprès du parquet de Paris aux côtés de huit familles.”Les allégations de Foodwatch, formulées sans aucun fondement factuel, exposent Nestlé à des soupçons inacceptables car infondés”, a indiqué le groupe, dans une lettre ouverte à l’association publiée sur son site internet.”Si Foodwatch continue à diffuser des informations trompeuses ou fausses à ce sujet, Nestlé se réserve le droit de prendre toutes les actions nécessaires pour protéger ses intérêts”, a-t-il ajouté.La plainte contre X, que l’AFP a pu consulter, vise une série de délits, dont la mise en danger et l’atteinte à l’intégrité physique des nourrissons, la tromperie aggravée ou le manquement aux obligations de sécurité.Vendredi, le quotidien français Le Monde a indiqué que la présence d’une toxine dans des produits de Nestlé avait été identifiée dix jours avant les premiers rappels, dès la fin de novembre.Selon le journal, l’industriel a attendu une “analyse de risque de santé” avant d’informer les autorités néerlandaises, puis européennes, de la présence de céréulide dans ses laits infantiles produits aux Pays-Bas.Cette chronologie est reconnue par Nestlé qui évoque, dans un communiqué publié sur son site internet, de “très faibles niveaux” de toxine détectés fin novembre et rappelle l’absence “de réglementation fixant une limite maximale pour la céréulide”. “Nous avons néanmoins agi rapidement en retirant les produits ne répondant pas à nos exigences de qualité”, ajoute le groupe.Cette toxine, produite par certaines bactéries Bacillus cereus, est susceptible de provoquer des troubles digestifs, comme des diarrhées et vomissements.  – “Très faibles niveaux” -“A la fin du mois de novembre 2025, à la suite de contrôles de routine (…) dans notre usine aux Pays-Bas, nous avons détecté de très faibles niveaux de céréulide dans des échantillons de produits”, indique le géant de l’agroalimentaire. Nestlé assure avoir à ce moment-là “immédiatement bloqué la production” et lancé “des analyses plus approfondies en laboratoire”.”Les résultats reçus début décembre 2025 ont confirmé la présence d’infimes quantités de céréulide dans les produits toujours sous notre contrôle”, c’est-à-dire pas encore distribués, établit-il.”Nous avons demandé à nos experts de faire une analyse de risque de santé – c’est-à-dire comprendre les symptômes et conséquences liés à la consommation de produits qui en contiennent pour la partager avec les autorités compétentes”, a précisé une porte-parole à l’AFP.”Le 10 décembre 2025, nous avons informé les autorités aux Pays-Bas (où se situe l’usine) ainsi que celles de tous les pays potentiellement concernés ainsi que la Commission Européenne, pour fournir nos analyses et notre évaluation du risque”, retrace le groupe dans sa chronologie.Depuis le début de l’affaire, Nestlé assure que le vaste rappel de laits infantiles de la marque est lié à un “problème de qualité”, et affirme à cette heure n’avoir reçu aucune preuve de lien entre une maladie et ses produits.”Nous avons pris des mesures dès que nous avons confirmé le problème, à la fois en décembre et en janvier”, a insisté le groupe, dans sa lettre ouverte à Foodwatch, affirmant qu’il était “faux” de parler de rappel tardif.Nestlé souligne également, dans cette lettre, avoir “alerté de manière proactive l’ensemble de l’industrie via des associations professionnelles (dès le 30 décembre), étant donné que ce problème pouvait toucher d’autres fabricants de laits infantiles”.Outre Nestlé, plusieurs industriels, dont les géants Danone (Blédilait, Gallia) et Lactalis (Picot), mais aussi de plus petits acteurs comme Vitagermine (Babybio Optima), ont procédé depuis décembre à des rappels de laits infantiles dans plus d’une soixantaine de pays au total, dont la France, en raison de ce risque de contamination à la céréulide.

Bébé tué à l’acide: 30 ans de prison pour l’ex-employée de crèche

L’ex-employée de crèche qui a tué un bébé de 11 mois en 2022 à Lyon en lui faisant avaler une dose “massive” de déboucheur de canalisation à base d’acide a été condamnée en appel vendredi à 30 ans de prison pour meurtre.La peine, conforme aux réquisitions, est automatiquement assortie d’une période de sûreté de 15 ans.”Notre cliente accepte la peine, il n’y aura pas de pourvoi en cassation”, a déclaré à l’AFP l’avocate de Myriam Jaouen, qui a accueilli le verdict dans le calme.En première instance, les jurés l’avaient condamnée à 25 ans de prison pour torture et acte de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Cette fois, la cour d’assises de l’Ain l’a reconnue “coupable d’avoir donné volontairement la mort” à la petite Lisa.Sa famille est “soulagée, elle a été entendue”, a commenté leur avocate Catherine Bourgade. Les parents ont mené un “combat en mémoire de leur fille” pour que “cette qualification de meurtre et d’intention de donner la mort” soit retenue, a-t-elle rappelé.Affronter à nouveau trois jours de procès a été “terrible” pour eux même si les débats ont été menés de manière sereine, a-t-elle poursuivi. “C’est une fin apaisante: leur douleur est indescriptible, elle restera mais, au moins, ils ont le sentiment que la justice a fait ce qu’il fallait”.- “Immature” -Après plusieurs mensonges et dénégations, Myriam Jaouen, qui avait 27 ans au moment du drame, avait reconnu en garde à vue avoir versé le produit à base d’acide sulfurique dans la bouche de la fillette. Mais elle a toujours assuré avoir voulu “la faire arrêter de pleurer”, “pas la tuer”.Elle a aussi affirmé qu’elle n’avait pas conscience de la dangerosité du produit de type Destop, ce qu’ont contredit enquêteurs, médecins et psychiatres qui ont défilé à la barre.Dans son réquisitoire, l’avocat général Baptiste Godreau a estimé qu’elle avait “consciemment tué avec un produit toxique létal, l’administrant directement dans la bouche d’une enfant de 11 mois”, décédée après quatre heures de souffrances “extrêmes”.Vendredi, les derniers mots de l’accusée ont été adressés aux parents de sa victime. “Je veux m’excuser auprès de la famille, tous les jours je pense à Lisa”, a-t-elle soufflé. La mère, visiblement toujours très éprouvée, a fermement fait non de la tête.Plusieurs experts psychiatres ont décrit Myriam Jaouen comme “immature” et “modérément” déficiente intellectuellement. Mais “sans maladie mentale avérée”, écartant donc une “abolition ou altération du discernement”. Sa défense avait demandé aux jurés certes de “sanctionner” mais aussi de “favoriser sa réinsertion”, niant l’intention de donner la mort chez une personne “infantile”, selon son avocate Julia Coppard.Et dont “l’incompétence” et “l’inaptitude” à s’occuper d’enfants avait été signalée par ses collègues à la crèche Danton Rêve du groupe People et Baby, “où elle n’aurait jamais dû être employée, encore moins laissée seule avec les enfants”, a estimé sa consoeur Maylis Leduc.- Récit mensonger -“Une femme qui, selon ses propres dires, est capable de maintenir fermement la tête et le corps d’un bébé, de lui enfoncer le goulot d’une bouteille d’acide dans la bouche, de la maintenir et de lui dire: +prends ça, mange et tais-toi !+” ne peut pas être excusée, a pour sa part plaidé Me Sidonie Leblanc, au nom de l’association l’Enfant Bleu – Enfance maltraitée.A l’arrivée d’autres parents dans la microcrèche où s’est noué le drame, Myriam Jaouen avait aussi élaboré un “récit mensonger structuré”, a rappelé l’avocate: un tube de gouache a explosé et les projections ont atteint la bouche de Lisa. Myriam Jaouen a même badigeonné son pantalon de peinture pour accréditer cette version.Un mensonge répété d’une voix déterminée, 15 minutes durant, au médecin du centre anti-poison -dont l’enregistrement a été diffusé à l’audience- qui l’appelait pour tenter d’identifier le produit pour orienter les médecins tentant encore de sauver Lisa.”Qu’on ne vienne pas nous dire qu’elle n’est pas capable d’élaboration”, avait conclu l’avocate.

Procès de l’assassinat de Samuel Paty: Abdelhakim Sefrioui se défend de radicalité religieuse

Le militant qui avait participé aux vidéos s’en prenant à Samuel Paty, Abdelhakim Sefrioui, accusé d’avoir suscité un “sentiment de haine” conduisant à l’assassinat de l’enseignant, s’est défendu vendredi de toute radicalité religieuse, à rebours du témoignage que sa fille avait livré la veille à la cour d’assises.”Mon père a obligé ma mère d’arrêter d’enseigner parce qu’elle portait le voile”: la phrase a été rapportée vendredi par la présidente de la cour d’assises de Paris, reprenant les mots de la fille aînée de l’accusé Abdelhakim Sefrioui prononcés à la barre la veille à huis clos.Lors de ce témoignage inédit – elle avait préféré fournir un courrier lors du procès de première instance -, cette femme de 35 ans a encore décrit son père comme “le gourou d’une secte”, avec des “violences physiques”, “verbales”, se rappelant “la façon dont elle a dû apprendre la religion” et “porter le voile à l’âge de 9 ans”.Dans le box des accusés, le père de famille de 66 ans récuse en bloc: “ce qu’elle a dit, c’est aux antipodes de ce que disent tous les gens qui m’ont rencontré”.Au cinquième jour d’audience, le procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty se révèle laborieux, accumulant déjà les retards. Et ce, même si les témoignages d’Eric Dupond-Moretti et Laurent Nuñez, respectivement garde des Sceaux et coordonnateur national du renseignement lors des faits en octobre 2020, réclamés par une partie de la défense, n’auront finalement pas lieu.Une certaine électricité règne en outre dans la salle d’audience du palais de justice de Paris, au gré des innombrables passes d’armes entre l’accusation, les avocats des parties civiles et ceux des quatre accusés.Parmi eux, Abdelhakim Sefrioui, condamné en première instance à quinze ans de réclusion criminelle. Il est poursuivi pour avoir élaboré et diffusé des vidéos virulentes contre l’enseignant d’histoire, prenant pour argent comptant les accusations de discrimination formulées par l’une de ses élèves – le père de cette dernière, Brahim Chnina, est à ses côtés dans le box.Le 16 octobre 2020, quelques jours après la diffusion de leurs diatribes sur les réseaux sociaux, Samuel Paty était décapité devant son établissement de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, un Tchétchène abattu par la police juste après son crime.- Déscolarisation -Sans encore évoquer les faits, la cour s’est penchée vendredi sur la “personnalité” de Abdelhakim Sefrioui.Le Marocain raconte une arrivée en France au mitan des années 80 pour suivre des études supérieures, un bac+2 obtenu à l’université du Mans, où il rencontre celle qui deviendra son épouse, Nelly, “chrétienne”, qui se convertit rapidement à l’islam.D’abord “maître auxiliaire” dans les lycées, celui qui a entre temps acquis la nationalité française ouvre une librairie en 1998 à Paris, rue Jean-Pierre-Timbaud, réputée depuis pour être un épicentre de l’islam radical.”On diffusait des livres de littérature et de culture arabe en général; dedans, il y a de l’islam aussi”, convient Abdelhakim Sefrioui, insistant sur les ouvrages “de poésie” ou l’adaptation d’une thèse “soutenue à la Sorbonne” sur la morale du Coran.Une deuxième expérience de libraire, près de dix ans plus tard, à Evry, le lie à un associé depuis condamné pour association de malfaiteurs terroriste. “Jamais à l’époque je n’ai constaté une radicalisation de sa part”, tempère-t-il.L’ambiguïté quant aux convictions profondes de l’accusé redouble lorsqu’on aborde sa vie familiale. Cette épouse, enseignante d’anglais, qui ne retourne pas travailler après la naissance de leur premier enfant ? “Je voulais qu’elle y retourne !”, jure-t-il. Même s’il s’est satisfait qu’elle “s’impose de jouer le rôle du ministère de l’Education nationale” lorsque décision a été prise de déscolariser les trois enfants, dont l’influence de leurs fréquentations dans les cours de récréations a été jugée néfaste.Abdelhakim Sefrioui a encore un passé associatif chargé, notamment à travers des structures qui gèrent des mosquées. “Mais je n’ai jamais eu de fonction d’imam !”, insiste-t-il.Quant au collectif qu’il a fondé, baptisé du nom du prédicateur marocain Cheikh Yassine, c’était pour rendre hommage à “l’une des idoles du monde arabe, cet homme tétraplégique emprisonné, torturé”, explique-t-il. L’organisation, réputée pro-Hamas, a été dissoute le 21 octobre 2020.

Soumission chimique: une expérimentation pour rembourser les analyses même sans plainte

Une expérimentation visant à améliorer la prise en charge des victimes de soumission chimique en simplifiant leur accès aux analyses médicales a été lancée vendredi à Nantes, en présence de la ministre Aurore Bergé et de la députée Sandrine Josso.Cette expérimentation de trois ans, qui concerne les Pays de la Loire, l’Ile-de-France et les Hauts-de-France, prévoit notamment le remboursement des analyses médicales en cas de suspicion de soumission chimique, même en l’absence de plainte préalable. Elle comprend également la mise en place d’un “parcours patient” qui permettra aux victimes de déposer plainte en cas de résultat positif.L’objectif est d’être “extrêmement rapide sur la réalisation des prélèvements”, a expliqué Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes, les substances recherchées par ce type d’analyses disparaissant rapidement de l’organisme. Le dispositif est ouvert à toute personne munie d’une ordonnance établie par un médecin pratiquant dans l’une des régions concernées.En dehors de l’expérimentation, les examens pour détecter les substances montrant un état de soumission chimique sont pris en charge à condition que la victime potentielle ait porté plainte au préalable.La ministre a visité vendredi le laboratoire de toxicologie du CHU de Nantes aux côtés de la députée MoDem de Loire-Atlantique Sandrine Josso, dont elle a salué l'”engagement”, la “détermination” et le “courage”. L’ex-sénateur Joël Guerriau a été reconnu coupable mardi d’avoir drogué Mme Josso en vue de la violer et condamné à quatre ans de prison dont 18 mois ferme. Lui plaide l’accident et a fait appel. Sandrine Josso, qui a mené une mission sur le sujet confiée par le gouvernement, s’est réjouie du lancement de cette expérimentation, qui mobilisera médecins et laboratoires pour “faire en sorte d’avoir des preuves”. “Comme on le comprend tous ici, c’est un contre-la-montre”, a-t-elle déclaré devant la presse.Sandrine Josso a expliqué qu’elle allait aujourd’hui “de l’avant” après “l’épreuve” qu’a représenté le procès de Joël Guerriau. “Je suis d’un côté victime et d’un autre côté députée. Les actions que je mets en place servent aussi pour le plus grand nombre”, a-t-elle ajouté.

Crans-Montana: des victimes françaises désorientées par la complexité des procédures

Un mois après l’incendie meurtrier d’un bar à Crans-Montana, en Suisse, des victimes françaises se sentent désorientées par la complexité des procédures, déplore la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (Fenvac), qui doit rencontrer la semaine prochaine le parquet de Paris.Ce drame, survenu dans la nuit du Nouvel An, a fait 40 morts et 116 blessés. Parmi eux: neuf Français ont perdu la vie et 25 ont été blessés.La Fenvac souligne la “difficulté persistante” pour les proches à identifier leurs interlocuteurs dans ce dossier transfrontalier complexe.”Un rendez-vous est prévu avec le procureur de la République (de Paris) adjoint, dans le cadre d’un travail de coopération visant à améliorer la circulation de l’information dans l’intérêt exclusif des victimes françaises et leurs familles”, explique dans un communiqué l’association, qui a aussi saisi les autorités suisses fédérales et cantonales. Ce rendez-vous est prévu la semaine prochaine, précise-t-elle à l’AFP.Le parquet de Paris a ouvert le 5 janvier une enquête dite “miroir”, “afin d’accompagner les familles françaises”, tout en précisant que les autorités suisses demeuraient compétentes pour les investigations en elles-mêmes.Avec pour leitmotiv: éviter “une victimisation secondaire” – notion selon laquelle une victime subit un préjudice supplémentaire en raison de la manière dont les institutions et d’autres individus la traitent.Sollicité vendredi par l’AFP, le parquet a précisé que son enquête miroir avait “vocation à permettre aux victimes de disposer d’interlocuteurs judiciaires sur le territoire français, d’être entendues par la police française (OCRVP), de voir un médecin à proximité de leur domicile afin de faire évaluer leurs préjudices (physiques et psychologiques)”.La Fédération France victimes (réunissant les associations d’aide aux victimes réparties sur tout le territoire national) a été mandatée par le parquet: “les associations du réseau ont contacté les victimes pour proposer leur accompagnement de proximité. Elles sont en mesure de mettre les victimes en relation avec des avocats et des psychologues”, a précisé le ministère public.Le parquet a par ailleurs indiqué que le ministre de la Justice avait mandaté en urgence la Diav (Délégation interministérielle à l’aide aux victimes) et le Sadjav (Service de l’accès au droit et à la justice et de l’aide aux victimes) pour assurer une prise en charge.- “Labyrinthe” -“Notre rôle et notre obsession, c’est que les familles soient accompagnées dans ce contexte si particulier, avec trois pays qui sont directement concernés: la France, la Suisse et l’Italie”, insiste auprès de l’AFP Marie-Claude Desjeux, vice-présidente de la Fenvac, qui entend échanger de manière “constructive” avec le parquet.Pour éviter que l’après-drame ne devienne un “labyrinthe”, la Fenvac, qui met en avant ses 30 années d’expérience dans les drames collectifs, a présenté des propositions.Outre l’organisation “le plus rapidement possible” d’une réunion d’information centralisée et la mise en place de “coordonnateurs identifiés”, elle demande l’accès des associations de victimes aux procédures pénales transfrontalières, afin qu’elles puissent se constituer partie civile.Le parquet de Paris a précisé à ce sujet que “les constitutions de parties civiles reçues en France seront transmises aux autorités suisses”.Il va par ailleurs “être destinataire d’une commission rogatoire internationale pour mener des investigations en France qui viendront alimenter le dossier des autorités suisses”.- Souci de l’indemnisation -Autre demande clé de la Fenvac: “une stratégie indemnitaire coordonnée et équitable, afin d’éviter des inégalités de traitement entre victimes, selon leur nationalité ou leur lieu de résidence”.”Il n’y a pas d’avance de provision à ce jour”, expose à l’AFP Sophie Cormary, autre vice-présidente de l’association, en qualifiant la situation de “scandaleuse” pour les victimes françaises.De plus, selon elle, l’assureur AXA Suisse a fait savoir que les garanties souscrites par l’établissement “ne permettraient pas de dédommager tout le monde”.”Nous sommes en lien avec les autorités et les instances concernées pour remplir nos engagements, que ce soit en termes de responsabilité civile ou de prise en charge médicale”, a indiqué l’assureur à l’AFP.L’enquête pénale en Suisse a été élargie cette semaine à deux responsables de la sécurité de la commune de Crans-Montana, qui reconnaît avoir failli à effectuer des contrôles sécurité et incendie dans le bar Le Constellation depuis 2019.Les Français propriétaires de l’établissement, Jacques et Jessica Moretti, font l’objet d’une instruction pénale pour “homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence”.

Djokovic says ‘keep writing me off’ after beating Sinner in late-nighter

Novak Djokovic called it one of his best performances in a decade after outlasting Jannik Sinner early Saturday in a five-set marathon to set up an Australian Open final against Carlos Alcaraz.The 38-year-old Serb rolled back the years to battle past two-time reigning champion Sinner 3-6, 6-3, 4-6, 6-4, 6-4 in a 1:32 am finish.Djokovic plays …

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Condamné pour corruption de mineurs, Morandini renonce à “tout recours”

L’animateur Jean-Marc Morandini, condamné définitivement pour corruption de mineurs mais maintenu malgré cela à l’antenne de sa chaîne CNews, a annoncé vendredi qu’il renonçait à “tout recours” et demandé de lui “accorder une seconde chance”.”Après 10 ans de procédure, j’ai fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours”, a-t-il indiqué sur le réseau social X, alors qu’il envisageait jusqu’alors de saisir la Cour européenne des droits de l’Homme. “Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m’accorder une seconde chance”, a ajouté celui dont le maintien sur CNews fait débat.Le 14 janvier, la Cour de cassation avait rendu définitive sa condamnation pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016.Pour ces faits, il a écopé de deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende. M. Morandini, 60 ans, a en outre une interdiction définitive d’exercer une profession en contact avec des mineurs, et son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles est confirmée.Dans la foulée, CNews avait annoncé maintenir l’animateur à l’antenne, faisant valoir que “Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice” avec ce recours envisagé devant la CEDH.Une des victimes, Axel, a déclaré jeudi que le voir à l’écran lui “fai(t) mal”. “Aucun employeur ne peut garder une personne qui est reconnue comme délinquant sexuel au quotidien sur une antenne regardée par des milliers de personnes”, s’est-il indigné sur BFMTV.Dans son message sur X, M. Morandini précise qu’il “regrette profondément les paroles et les échanges écrits qui (lui) ont été reprochés et qui ont pu blesser”, et présente ses “excuses les plus sincères et les plus humbles”. Plusieurs vedettes de CNews – Sonia Mabrouk, Pascal Praud, Laurence Ferrari – ont pris leurs distances avec son maintien.Le dossier judiciaire de Jean-Marc Morandini s’est depuis alourdi: l’animateur a renoncé le 22 janvier à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui va la rendre définitive.Dans ce dossier-là, il avait été condamné en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis, reconnu coupable d’avoir “usé de pressions pour obtenir un acte sexuel” de la part d’un jeune comédien.Le présentateur du “Morandini Live” doit en outre payer une amende de 10.000 euros et indemniser Gabriel, la victime, et il a également l’obligation de suivre des soins psychologiques.CNews, première chaîne d’information en continu de France en parts d’audience, appartient au groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.En fin de semaine dernière, Jordan Bardella a donné consigne aux élus et porte-parole du RN de ne plus participer à ses émissions, alors qu’ils s’y rendaient régulièrement. La gauche et la droite n’y participaient déjà plus, à quelques exceptions près.

Budget: un ultime 49.3 dégainé en 13 secondes, épilogue lundi

La ligne d’arrivée du marathon budgétaire est proche: le Premier ministre Sébastien Lecornu a activé vendredi pour la troisième fois l’article 49 alinéa 3 de la Constitution à l’Assemblée nationale, ultime étape avant l’adoption définitive du budget de l’Etat, attendue lundi.”La France doit avoir un budget. Et donc, devant cet hémicycle, j’engage la responsabilité du gouvernement sur l’ensemble du PLF (projet de loi de finances, ndlr) pour 2026, sur la base de l’article 49 de la Constitution”, s’est contenté de déclarer, en 13 secondes chrono, devant l’Assemblée nationale le chef du gouvernement qui s’était engagé à y renoncer au début de l’automne, à la demande du PS.Dans la foulée, La France insoumise a annoncé le dépôt d’une motion de censure, qui devrait être examinée et rejetée lundi faute du soutien de la droite et des socialistes, tout comme une autre motion du Rassemblement national et son allié UDR.Selon le président de la commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ces motions de censure seront examinées lundi à 17H00 – et non mardi comme il le demandait pour permettre à tous les députés de revenir à Paris. Autre critique sur la forme de l’écologiste Arnaud Bonnet, “le Premier ministre n’a même pas attendu que les membres de la commission des Finances”, qui venaient de rejeter une ultime fois ce budget, “arrivent dans l’hémicycle que le 49.3 était déjà prononcé”. Après quatre mois de très denses discussions au Parlement, le projet de loi de finances pour 2026 va pouvoir aboutir. – Matelas confortable -Sauf immense surprise, les motions de censure seront rejetées comme les deux précédentes, le gouvernement disposant d’un matelas relativement confortable d’une vingtaine de voix d’avance.”Le groupe socialiste a serré la vis (aux députés qui voudraient voter la censure) et est maintenant dans un soutien sans participation au gouvernement”, a déploré M. Coquerel.”C’est la dernière chance que peuvent avoir les députés LR et socialistes de sanctionner ce gouvernement”, a lancé Sébastien Chenu (RN).Le rejet des motions vaudra alors adoption définitive du budget de l’Etat, qui devra tout de même passer le filtre du Conseil constitutionnel avant d’être promulgué. Sa mise en place mettra fin au régime fragile de la loi spéciale, votée fin décembre faute d’accord parlementaire pour assurer la continuité de l’État.Après ce dernier 49.3, Sébastien Lecornu effectuait un déplacement vendredi après-midi dans le village de Baigneaux, en Eure-et-Loir, dans la Beauce, pour valoriser l’agriculture locale et diversifiée. Pour promouvoir les “contrats d’avenir” réclamés par le syndicat des Jeunes agriculteurs, pour les aider à diversifier leurs productions notamment face au changement climatique, il doit visiter une exploitation qui s’est mise à faire des amandes en plus des céréales.Confronté à la colère des agriculteurs, le Premier ministre avait promis le 13 janvier un projet de “loi d’urgence” sur la politique de l’eau, la “prédation” du loup et les “moyens de production”. – “Texte utile” mais “imparfait” -S’il est certes “imparfait”, ce budget “est un texte utile pour les Français, car il nous permet de sortir du climat d’incertitude qui s’est installé depuis quelques mois”, a salué jeudi la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Si certains parlementaires, tout comme l’agence de notation Moody’s, en doutent, le texte entend ramener le déficit à 5% du PIB en 2026, contre 5,4% en 2025.Initialement, l’exécutif visait 4,7%. Mais, selon le rapporteur Philippe Juvin (LR), le budget de l’Etat a dû d’une part “assumer les décisions prises au niveau du budget de la Sécurité sociale”, avec notamment la suspension de la réforme des retraites, qui s’est traduite par “une hausse du déficit de 0,3 point de PIB”. D’autre part, a-t-il regretté, l’effort des collectivités locales “a été réduit de moitié” à la demande du Sénat. Le texte prévoit diverses concessions en direction notamment du PS, comme les repas à un euro pour les étudiants ou la hausse de la prime d’activité.Le bloc central et la droite ne sont pas plus satisfaits de ce budget que le RN et LFI mais M. Juvin s’est félicité “d’avoir évité de graves écueils” au niveau fiscal, comme “la remise en cause du pacte Dutreil” sur la transmission d’entreprises et “une fiscalité supplémentaire pour les PME et les ETI (entreprises de taille intermédiaire)”.ama-are-far-lak/lum/hr/dch