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Évadés de Dijon: l’un des deux fugitifs arrêté, le plus dangereux toujours en fuite

Sa cavale n’aura duré que 24 heures: un des deux détenus évadés “à l’ancienne”, avec une scie à métaux, de la prison de Dijon jeudi, a été arrêté vendredi matin en Saône-et-Loire en train de prendre un café dans le bar d’un village, alors que l’autre évadé, “potentiellement dangereux”, est toujours en fuite.Le détenu retrouvé est “très probablement” le plus vieux des deux, âgé de 32 ans, “sous réserve de la vérification formelle de son identité”, a précisé dans un communiqué le procureur à Dijon, Olivier Caracotch. Le fugitif a été interpellé sans résistance dans un bar-tabac-pmu de Bey, village proche de Chalon-sur-Saône à une heure de Dijon. “Il s’est présenté, il a demandé un café, un paquet de cigarettes. Il a payé en carte bleue. Il a lu le journal très tranquillement”, a raconté à l’AFP Ramdane Mamou, gérant du bar “L’Au Bey Rge”.”Cinq minutes après, il y a deux personnes qui sont entrées, c’étaient des policiers en civil. Ils se sont installés, ils ont pris un café, ils ont eu un petit temps d’observation”, a-t-il poursuivi. Et puis quand le fugitif “s’est levé pour venir régler sa note, les policiers l’ont interpellé”, a-t-il ajouté.Un couple a également été interpellé et est en garde à vue. La femme de 25 ans et l’homme de 22 ans font partie de “l’entourage” du fugitif interpellé et ont été placés en garde à vue “pour complicité d’évasion, recel de malfaiteurs et association de malfaiteurs”, a indiqué le procureur de Dijon.L’autre détenu évadé, âgé de 19 ans et considéré comme “potentiellement dangereux”, est toujours en fuite.Déjà condamné à une dizaine de reprises pour des violences aggravées et enlèvement notamment, il était en détention après avoir été mis en examen pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs.Ce détenu est “dans le registre de la criminalité organisée” et soupçonné d’avoir participé à “un règlement de comptes sur fond de narcotrafic” à Montbéliard (Doubs) après avoir été recruté pour exécuter un “contrat criminel”, avait détaillé jeudi à l’AFP Paul-Édouard Lallois, procureur de la République à Montbéliard, où est instruit son dossier.Le détenu retrouvé vendredi était également en détention provisoire pour “des menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe”, selon le parquet de Dijon.Les deux hommes se sont évadés “à l’ancienne”, selon les syndicats pénitentiaires, en sciant les barreaux de leurs cellules avec de simples lames de scie à métaux.”L’hypothèse la plus probable” est que ces lames ont été livrées par drone, selon M. Caracotch, qui a rappelé qu’il y a peu, un individu a été condamné à Dijon pour de telles livraisons dans cette prison, “notamment de lames de scie”.Romain Bernier, secrétaire général du syndicat Ufap-Unsa Dijon, a indiqué à l’AFP que “téléphone et lame de scie” avaient déjà été retrouvés sur le détenu de 19 ans, entraînant son placement dans un quartier disciplinaire.- “Un choc de sécurité” -Après avoir scié les barreaux de leurs cellules situées au rez-de-chaussée, les détenus ont utilisé des draps pour couvrir les fils de lames de rasoir installées sur le premier mur d’enceinte et ainsi l’escalader pour arriver dans la cour de la prison. Ils n’avaient plus alors qu’à sortir “par le porche du site pénitentiaire”, selon M. Caracotch.Ce porche s’ouvre le matin pour laisser entrer le personnel, ont indiqué plusieurs sources proches du dossier.Vétuste, la maison d’arrêt de Dijon, située près du centre-ville, n’est pas couverte de filets antidrones.”Notre organisation n’a eu de cesse de dénoncer l’absence de dispositifs antidrones”, a souligné le syndicat Ufap-Unsa Justice, évoquant des “ballets incessants” au-dessus de la maison d’arrêt.L’établissement de 1853 fait partie du plan “zéro portable” annoncé par le ministre de la Justice Gérald Darmanin et qui vise, pour un coût de 29 millions d’euros, à rendre six prisons “complètement étanches” aux mobiles.Mais le “retard” est tellement important qu’il s’agit plus d’un “cataplasme sur une jambe de bois”, selon l’Ufap.Dans un message sur X, Gérald Darmanin a cependant promis “un vrai choc de sécurité dans nos prisons”.

Punaises de lit: la Cinémathèque française ferme ses 4 salles à Paris pour un mois

La Cinémathèque française a annoncé vendredi la fermeture pour un mois de ses quatre salles à Paris afin de mener un “traitement complet” contre les punaises de lit qui s’y trouvent, selon un communiqué.Cette fermeture intervient “à la suite de nouveaux signalements” et doit permettre de “garantir” aux spectateurs “un environnement parfaitement sûr et confortable”, précise la Cinémathèque, institution de la cinéphilie au rayonnement international.Située dans le XIIe arrondissement de la capitale, la Cinémathèque comprend trois salles ouvertes au public, et une quatrième utilisée pour des activités éducatives. “L’ensemble des fauteuils sera démonté puis traité individuellement à la vapeur sèche à 180°, à plusieurs reprises, avant de faire l’objet de contrôles canins systématiques validant chaque étape”, précise l’institution. Les moquettes auront le “même niveau” de traitement.Les autres espaces de la Cinémathèque restent ouverts, notamment son exposition en cours sur Orson Welles.Début novembre, plusieurs spectateurs avaient témoigné dans la presse après avoir été piqués par des punaises de lit lors d’une “master class” avec l’actrice Sigourney Weaver. “On les voyait courir sur les sièges et les habits”, avait notamment déclaré l’un d’entre eux au quotidien Le Parisien.”Depuis 2021, la Cinémathèque française applique un protocole de prévention et de traitement rigoureux” concernant les punaises de lit, “mis en œuvre par ses équipes et des prestataires spécialisés et certifiés”, peut-on lire sur le site internet de l’association.Ces minuscules créatures se cachent souvent dans les fissures des têtes de lit, les coutures des matelas et les housses d’oreillers, et provoquent de fortes démangeaisons.Le gouvernement avait notamment pris le sujet à bras-le-corps avant les Jeux olympiques de Paris 2024.

Hong Kong’s deadliest blaze in decades kills at least 128, dozens missing

The death toll from Hong Kong’s worst fire in decades rose to 128 on Friday, as authorities arrested eight more people and outlined how malfunctioning fire alarms and flammable construction materials led to the tragedy. Families scoured hospitals and victim identification stations hoping to find their loved ones, with around 200 people still listed as missing …

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La Cour de cassation précise la définition de “victime” de terrorisme

Il faut “un péril objectif de mort ou d’atteinte corporelle” ou, dans le feu de l’action, “légitimement s’y croire exposé”: la Cour de cassation a précisé vendredi qui peut prétendre au statut de “victimes d’actes de terrorisme”, un enjeu juridique et financier important.Cette définition affinée, qui s’appliquera tant aux cours d’assises jugeant les attentats qu’aux demandes d’indemnisation, a de larges ramifications en cas d’attentats de masse, comme la France en a connu en 2015-2016. Presque 1.500 parties civiles avaient ainsi été reconnues au procès de l’attentat de Nice.La plus haute instance judiciaire de France avait examiné le 10 octobre en assemblée plénière, sa formation la plus solennelle, convoquée pour résoudre des points majeurs de jurisprudence, trois pourvois de parties civiles des attentats du Bataclan et de la promenade des Anglais.Bien qu’ayant été reconnus comme victimes par les cours d’assises ayant jugé ces dossiers, les demandeurs s’étaient vus débouter au civil de leurs demandes d’indemnisation par le juge d’indemnisation des victimes d’attentats terroristes (Jivat), une juridiction spécialisée créée en 2019 par le législateur et qui applique des critères plus restrictifs.Basé à Paris, le Jivat est le juge exclusivement compétent en France dans les litiges entre les personnes s’estimant victimes et le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et autres infractions (FGTI), chargé de l’indemnisation financière du préjudice corporel dans ces circonstances.Avec sa décision vendredi, la Cour de cassation entérine l’autonomie du processus d’indemnisation des victimes d’attentats mais “tend à uniformiser les critères appliqués par le juge civil et le juge pénal pour reconnaître à une personne la qualité de victime d’un acte de terrorisme”, indique-t-elle dans un communiqué.Est donc considérée comme “victime d’un acte de terrorisme” toute personne “qui a été directement exposée à un péril objectif de mort ou d’atteinte corporelle” ou, se trouvant à proximité, “a pu légitimement se croire exposée à ce péril” sur le moment.La Cour de cassation “tient ainsi compte de la particularité de l’acte terroriste, dont l’auteur cherche à semer l’effroi sans viser nécessairement une ou des personnes déterminées”, précise-t-elle.- Cachée dans un placard -Sur ces critères, la Cour de cassation a rejeté les pourvois des deux familles qui étaient à proximité, mais non au milieu, de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, lorsqu’un Tunisien a lancé un camion dans la foule sur la célèbre promenade des Anglais, faisant 86 morts et des centaines de blessés.Se trouvant près de 200 mètres au-delà du point où le camion a arrêté sa course meurtrière en raison d’un problème mécanique, ils “n’ont pu voir celui-ci passer à côté d’eux” et leurs préjudices “résultent d’un mouvement de foule lié à la panique”.En revanche, une riveraine du Bataclan a obtenu la cassation de l’arrêt de la cour d’appel de Paris refusant sa demande d’indemnisation. Son immeuble en face de la salle de concert a été le 13 novembre 2015 la cible de tirs des jihadistes, qui ont tué un habitant au premier étage.La demandeuse, résidant au deuxième étage du bâtiment, a vu une partie de l’attaque depuis ses fenêtres mais n’a pas été touchée par des tirs, ayant éteint ses lumières et s’étant cachée dans un placard.Ne devant possiblement sa vie sauve qu’à ses réflexes, la voisine a été “directement exposée à un péril objectif de mort ou d’atteinte corporelle”, a estimé la Cour de cassation.En le dissociant de la justice pénale et de son temps long, l’autonomie du système d’indemnisation des victimes de terrorisme permet une procédure de réparation plus rapide du dommage psychique ou corporel, souligne la Cour.

France charges fourth suspected member of Louvre heist gang

France on Friday charged the fourth alleged member of a gang arrested over last month’s spectacular jewel heist at the Louvre museum, prosecutors said.On October 19, the four-person gang raided the world’s most-visited art museum in broad daylight, taking just seven minutes to steal jewellery worth an estimated $102 million before fleeing on scooters.Paris prosecutor …

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Casse du Louvre: le quatrième membre présumé du commando mis en examen et incarcéré

Le quatrième membre présumé du commando du spectaculaire casse du Louvre a été mis en examen vendredi pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs et incarcéré, mais les joyaux restent, eux, malheureusement toujours introuvables.Ses avocates ont demandé un débat différé devant le juge des libertés et de la détention (JLD) et une nouvelle audience aura lieu mardi. Le suspect a été incarcéré dans l’attente, selon une source proche du dossier.Le quatuor suspecté d’être à la manoeuvre le 19 octobre est ainsi désormais entre les mains de la justice.Le dernier membre du commando recherché, originaire de Seine-Saint-Denis, a été arrêté mardi matin sur un chantier à Laval (Mayenne), selon une source proche dossier.Il est âgé de 39 ans, a indiqué la procureure de Paris Laure Beccuau dans un communiqué, en précisant qu’il avait été mis en examen par les juges d’instruction de la Jirs (Juridiction interrégionale spécialisée) pour vol en bande organisée (crime faisant encourir 15 ans de réclusion) et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime (délit faisant encourir 10 ans d’emprisonnement), en récidive car il a déjà été condamné pour proxénétisme aggravé en 2023. “Déjà condamné à six reprises, cet homme était connu de la justice pour des infractions de natures diverses, comme proxénétisme, conduite sans permis et recel de vol, délit pour lequel il avait été condamné à deux mois d’emprisonnement avec sursis en 2010”, a expliqué Mme Beccuau.Les gardes à vue de trois autres personnes interpellées en Mayenne mardi en même temps que lui “ont été levées, sans qu’aucun élément ne soit retenu contre elles à ce stade”, a ajouté la procureure.Avant ce dernier coup de filet, les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne ainsi que ceux de l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC) avaient pu interpeller, en deux mouvements, trois des quatre membres présumés de l’équipe de cambrioleurs, qui ont aussi été mis en examen pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs.Ils sont âgés de 35, 37 et 39 ans.- Monte-charge -Parmi les suspects, deux sont soupçonnés d’avoir pénétré le 19 octobre dans la galerie d’Apollon tandis que les deux autres — dont celui mis en examen vendredi — étaient restés à l’extérieur, avant de prendre la fuite tous ensemble.Une cinquième personne, une femme de 38 ans, compagne de l’un des suspects, est, elle, poursuivie pour complicité mais a pu obtenir sa libération sous contrôle judiciaire.Les malfaiteurs avaient agi en plein jour, encagoulés, munis d’un monte-charge de déménageurs et armés de disqueuses. Leur casse, retentissant, n’a duré que huit minutes.Deux d’entre eux ont laissé des traces ADN derrière eux sur l’un des scooters ayant servi à la fuite, sur l’une des vitrines fracturées et sur des objets abandonnés au Louvre. L’ADN du couple a été retrouvé dans la nacelle du monte-charge utilisé.Les profils de ces malfaiteurs ne correspondent pas à ceux “que, généralement, on associe au haut du spectre de la criminalité organisée”, avait indiqué Laure Beccuau.Deux d’entre eux, habitants d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), étaient pour l’un sans activité, après avoir été livreur ou ripeur (ramassage d’ordures), pour l’autre chauffeur de taxi clandestin, connu pour des vols aggravés. L’homme du couple, lui, a un casier chargé de onze condamnations, dont une dizaine pour des vols.- Hausse du prix d’entrée -Un mois après le casse spectaculaire, les bijoux, estimés à 88 millions d’euros, sont en revanche toujours dans la nature. Tout comme les commanditaires.Parallèlement à l’enquête judiciaire, la controverse sur la sécurité du Louvre reste vive.Selon des informations du Monde, un audit de sûreté faisait état dès 2018 de la “vulnérabilité” que représentait le balcon par lequel sont entrés les cambrioleurs et notait son accès possible à l’aide d’une nacelle, des similitudes troublantes avec le mode opératoire utilisé. La direction actuelle a indiqué au journal n’avoir eu ce document en sa possession qu’après le casse.Début novembre, la Cour des comptes avait estimé que le musée le plus visité au monde avait “privilégié les opérations visibles et attractives” au détriment de la sécurité.La directrice du Louvre, Laurence des Cars, a annoncé la semaine dernière l’installation prochaine d’un “poste avancé mobile de la police nationale” pour protéger le musée pendant les périodes d’affluence touristique.

Crash du Rio-Paris: décision du procès en appel le 21 mai 2026

La cour d’appel de Paris rendra le 21 mai 2026 son délibéré du procès en appel d’Air France et Airbus pour homicides involontaires pour le crash du vol Rio-Paris en 2009, a indiqué vendredi une source judiciaire.Le 1er juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s’est abîmé en pleine nuit dans l’Atlantique, quelques heures après son décollage, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d’équipage, dans l’accident le plus meurtrier de l’histoire des compagnies françaises.Après avoir demandé et obtenu leur relaxe en première instance, le ministère public a infirmé sa position et requis la condamnation du constructeur et de la compagnie aérienne au terme des deux mois du procès en appel, qui s’est achevé jeudi soir.”Rien n’est venu, aucune parole de réconfort sincère. C’est une défense en granit, un seul mot résume tout ce cirque: l’indécence”, ont fustigé mercredi les avocats généraux dans leur réquisitoire. “Seize années pour venir raconter n’importe quoi et nous sortir des arguments de la manche ou du chapeau, c’est inadmissible de la part d’une compagnie.”Pour le parquet général, les fautes commises par Airbus sont “la sous-estimation de la gravité des défaillances des sondes Pitot équipant l’avion”, “un défaut d’information des équipages des sociétés exploitantes, qui a empêché les pilotes de réagir comme il le fallait et créé la situation conduisant à l’accident”. Concernant Air France, il s’agit d'”un défaut de formation relatif à la procédure à suivre en cas de gel des sondes Pitot et des dysfonctionnements en résultant” et “un défaut d’information des équipages sur la détection du gel” de ces sondes “qui s’imposait pour assurer la sécurité des opérations aériennes”.En première instance comme en appel, Airbus et Air France se sont farouchement défendus de toute responsabilité pénale.Une condamnation serait essentiellement symbolique, mais dévastatrice en termes de relations publiques pour les deux entreprises. En tant que personnes morales, elles ne peuvent être condamnées qu’à une peine d’amende de 225.000 euros maximum.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Inondations en Asie du Sud-Est: plus de 300 morts en Thaïlande et en Indonésie

Le bilan des inondations qui frappent l’Asie du Sud-Est s’est considérablement alourdi vendredi, passant le seuil des 300 décès, avec au moins 145 morts en Thaïlande et 174 en Indonésie.En Indonésie ainsi qu’en Malaisie voisine et en Thaïlande, les mêmes images de villes inondées, de populations piégées par les eaux et de glissements de terrain provoqués par le déluge qui s’est abattu depuis plusieurs jours.Sur l’île indonésienne de Sumatra (ouest), les inondations et les glissements de terrain ont fait au moins 174 morts et 80 disparus a déclaré Suharyanto, chef de l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB), qui comme beaucoup d’Indonésiens ne porte qu’un seul nom. Il a prévenu que le bilan pourrait encore s’alourdir “car des zones sont encore inaccesibles et il pourrait y avoir des victimes”. Un précédent bilan faisait état de 111 morts.”Notre priorité reste l’évacuation et l’assistance. Nous espérons que le temps va s’améliorer pour pouvoir envoyer un hélicoptère sur place”, a indiqué de son côté Ferry Walintukan, porte-parole de la police de Sumatra nord, alors que de nombreux accès routiers sont coupés.À Medan, dans le nord de Sumatra, un photographe de l’AFP a constaté que les eaux de crue, d’un brun trouble, lui arrivaient à hauteur de hanche.A Sumatra ouest, Misniati, âgée de 53 ans et qui comme beaucoup d’Indonésiens ne porte qu’un nom, a raconté une lutte terrifiante contre la montée des eaux pour rejoindre son mari à la maison.”J’ai vu que la rue était inondée. J’ai essayé de revenir jusque chez moi pour prévenir mon mari, mais l’eau m’arrivait déjà à la taille”, a-t-elle confié à l’AFP.Elle a dû lutter contre le courant qui menaçait de l’emporter et est arrivée chez elle alors que l’eau lui arrivait à la poitrine.”Nous n’avons pas fermé l’œil de la nuit, nous avons juste surveillé (le niveau de) l’eau”, a-t-elle ajouté. – Morgue saturée -En Thaïlande, “le nombre total de décès dans les provinces du Sud s’élève à 145″, a déclaré vendredi après-midi Siripong Angkasakulkiat, porte-parole du gouvernement, précisant que plus de 100 personnes avaient trouvé la mort dans la seule province de Songkhla. Le bilan des décès en Thaïlande, qui était à 55 morts, a ainsi presque triplé vendredi.Le Sud est le plus touché. Les inondations ont contraint les habitants de Hat Yai à s’agripper aux toits en attendant d’être secourus par bateau.Plus de 100 personnes ont trouvé la mort dans la seule province de Songkhla où la principale morgue recevant les corps des victimes des inondations dans le sud du royaume est saturée, a déclaré vendredi un représentant de l’hôpital local.”La morgue a dépassé sa capacité, nous avons donc besoin de plus”, a déclaré à l’AFP Charn, un responsable de la morgue qui n’a donné que son prénom.Jeudi, des habitants ont décrit une montée rapide des eaux. “L’eau est montée jusqu’au plafond du deuxième étage”, a ainsi témoigné Kamban Wongpanya, 67 ans, secourue par bateau.Chayaphol Promkleng, un commerçant, pensait au départ que sa boutique serait épargnée car l’eau ne m’arrivait “qu’aux chevilles”.Mais le lendemain, le niveau était monté “à la taille. Je ne pouvais rien faire. Je me suis enfui du magasin pour avoir la vie sauve”.Le propriétaire d’un magasin, Rachane Remsringam, a indiqué que son magasin de marchandises générales, Madam Yong, avait été pillé et vandalisé par des victimes des inondations.”De nombreux produits de cuisine et denrées alimentaires ont été volés, notamment du sucre et du lait”, a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant que les dégâts s’élevaient à plusieurs centaines de milliers de dollars.Le gouvernement a annoncé vendredi la suspension du chef du district de Hat Yai, accusé d’avoir échoué à répondre de façon adéquate aux inondations.L’Indonésie et les autres pays d’Asie du Sud-Est sont sujets aux inondations et aux glissements de terrain pendant la saison des pluies, généralement de novembre à avril. Mais les pluies de mousson ont été aggravées par une tempête tropicale qui a balayé la région.Le changement climatique a également accru l’intensité des tempêtes, accompagnées de précipitations plus abondantes, de crues soudaines et de rafales plus violentes.Un climat plus chaud retient davantage d’humidité, engendrant des épisodes de pluie plus intenses, tandis que des océans plus chauds peuvent amplifier la force des systèmes orageux.En Malaisie, les inondations qui ont submergé de vastes zones du nord de l’État de Perlis ont fait deux morts.”Les climatologues ont déjà averti que les phénomènes météorologiques extrêmes… continueront de s’aggraver à mesure que les températures augmenteront”, a expliqué Renard Siew, conseiller en matière de changement climatique auprès du Centre d’études sur la gouvernance et les sciences politiques en Malaisie. “C’est exactement ce à quoi nous assistons”.