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Vietnam: le français, atout académique en quête de débouchés professionnels

Linh Anh, 10 ans, assure qu’elle sera “professeure de français”, sa camarade Ngoc Anh, également en CM2, architecte “comme Monsieur Eiffel”: au Vietnam, de rares écoliers continuent d’apprendre la langue de Molière, encore valorisée académiquement même si elle peine à ouvrir des portes sur le marché du travail.Dans le pays de 100 millions d’habitants, la plupart des estimations évoquent 600.000 à 700.000 locuteurs francophones, principalement des personnes âgées ayant connu la fin de l’époque coloniale ou nées peu après l’indépendance, dont les Vietnamiens fêteront le 80e anniversaire de la proclamation mardi.La français comptait seulement 30.800 apprenants dans le primaire et le secondaire en 2023, selon un rapport du ministère de l’Education vietnamien, très loin derrière l’anglais, mais bien devant le japonais et le chinois. Il reste néanmoins la deuxième langue étrangère la plus enseignée.Ce matin-là, à l’école Doan Thi Diem d’Hanoï, la première de la capitale à avoir introduit le français en primaire, la maîtresse Luu Thanh Hang fait réviser les mots de la garde-robe à sa vingtaine d’élèves de CE1, surexcités après l’ouverture de la classe sur une comptine.”Le français, c’est une langue de culture et de diplomatie. Elle aide les élèves, les enfants, à développer leur sens critique et leur créativité”, explique à l’AFP la professeure de 28 ans, y voyant “une compétence qui les distinguera sur le marché du travail”.Lors de sa visite d’Etat en mai, le président Emmanuel Macron avait réservé son discours principal aux étudiants parfois francophones de l’Université des sciences et des technologies d’Hanoï, les appelant justement à “apprendre la controverse respectueuse”.- “Jamais un grand pays francophone” -Mais intéresser les jeunes au français devient de plus en plus difficile à mesure que la langue se perd avec les anciennes générations.”Décider de suivre des cours de français est plus difficile comparé à l’anglais. Après l’obtention du diplôme, trouver un emploi est plus compliqué” qu’avec la langue reine, constate la présidente du conseil de l’école Doan Thi Diem, Nguyen Thi Hien. Elle affirme toutefois que des anciens élèves ont réussi à travailler à l’étranger, “pas seulement en France mais aussi au Royaume-Uni et aux Etats-Unis”.Selon l’Insee, 77.000 immigrés originaires du Vietnam vivaient en France en 2023. La diaspora, elle, représente quelque 350.000 personnes.En parallèle, dans le pays d’Asie du Sud-Est, la francophonie fait face à une “criante insuffisance de débouchés professionnels”, souligne Pierre Journoud, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paul-Valéry de Montpellier, alors que les parts de marché de la France au Vietnam sont “depuis longtemps inférieures à 1%”.”La qualité et le dynamisme du microcosme francophone de la capitale vietnamienne – et d’une poignée d’autres villes du pays – ne reflètent évidemment pas le tableau général d’une francophonie en difficulté depuis plusieurs années”, ajoute ce responsable d’un diplôme passerelle vers le Vietnam, rappelant que ce dernier “n’a jamais été un grand pays francophone”, avec toujours moins de 10% de locuteurs au maximum dans les années 1930-1940.”Pour ma carrière, parler français reste un avantage, mais pas toujours très utile parce que les clients ou mes collègues se servent normalement de l’anglais”, confirme à l’AFP Nguyen Quang Bach, employé dans le secteur des technologies de l’information âgé de 21 ans.Il précise cependant que cette compétence lui a offert “beaucoup d’opportunités académiques”.En mai, Emmanuel Macron avait souligné qu’à date, plus de 15.000 ingénieurs, 3.000 médecins et encore des milliers d’experts judiciaires vietnamiens avaient été formés en France.”Quand je serai grande, je veux aller en France et étudier avant le lycée”, dit Linh Anh.

Tueur en série ou innocent ? Le Dr Péchier jugé pour 30 empoisonnements de patients

Le médecin anesthésiste-réanimateur Frédéric Péchier est-il un innocent injustement accusé ou un des pires tueurs en série de l’après-guerre, auteur de 30 empoisonnements aggravés de patients, dont 12 mortels ? La justice devra trancher au terme d’un procès fleuve qui débute le 8 septembre à Besançon.La cour d’assises du Doubs, présidée par Delphine Thibierge, examinera pendant plus de trois mois, jusqu’au 19 décembre, les charges retenues à l’encontre de Frédéric Péchier, praticien réputé, accusé d’avoir sciemment empoisonné 30 patients, âgés de 4 à 89 ans, dont 12 sont morts, entre 2008 et 2017 dans deux cliniques privées de Besançon.Placé sous contrôle judiciaire depuis le début de l’affaire, l’accusé de 53 ans comparaîtra libre et encourt la réclusion criminelle à perpétuité.Cette affaire est “sans équivalent dans les annales judiciaires françaises”, avait relevé le procureur de Besançon Etienne Manteaux, lors de sa demande de renvoi du médecin devant la cour d’assises, ajoutant que les faits n’avaient “rien à voir avec des euthanasies”.”Ce qui lui est reproché, c’est d’avoir empoisonné des patients en bonne santé, pour nuire à des collègues avec lesquels il était en conflit” et démontrer en même temps ses qualités de réanimateur, selon le magistrat, qui est depuis peu parti en poste à Grenoble.Frédéric Péchier, lui, n’a jamais varié, répétant son innocence.A moins de dix jours de son procès, ce père de trois enfants a assuré à BFMTV qu’il n’était “pas particulièrement anxieux”.”Il faut que j’aille me battre une dernière fois, que cela se termine, je ne suis pas fatigué, je ne suis pas énervé, je veux que les gens écoutent pour une fois!”, a-t-il assuré à la chaîne d’information dimanche.Son avocat Randall Schwerdorffer, associé à Lee Takhedmit, plaidera l’acquittement.- “Dénominateur commun” -Les investigations ont débuté en janvier 2017, après l’arrêt cardiaque suspect d’une femme de 36 ans en cours d’opération à la clinique Saint-Vincent. Une dose potentiellement létale de potassium avait été découverte dans une poche de soluté utilisée pour son anesthésie. Rapidement suspecté, le docteur Péchier est interpellé et mis en examen deux mois plus tard.Les enquêteurs de la police judiciaire ont ensuite, pendant sept ans d’instruction, étudié plus de 70 évènements indésirables graves (EIG), des problèmes importants et inattendus survenus au cours d’actes médicaux.Les cas de 30 patients victimes d’un arrêt cardiaque en pleine intervention chirurgicale, à la clinique Saint-Vincent et à la Polyclinique de Franche-Comté, ont finalement été retenus. Douze n’ont pas survécu malgré les tentatives de réanimation.Le docteur Péchier est soupçonné d’avoir pollué les poches de perfusion de ces patients pris en charge par ses collègues, pour provoquer des arrêts cardiaques, avant d’aider souvent à leur réanimation.Pour l’accusation, qui sera assurée par la procureure adjointe Christine de Curraize et la procureure générale honoraire Thérèse Brunisso, Frédéric Péchier est le “dénominateur commun” entre tous les cas.D’après certaines expertises, il existe dans la grande majorité des cas des “suspicions fortes”, dans quelques cas des “certitudes”, que des substances en doses parfois létales ont été administrées aux patients venus se faire opérer, souvent pour des interventions bénignes.- “Combatif” -La défense conteste au contraire la réalité de la plupart des empoisonnements, Frédéric Péchier soutenant que la majorité des EIG résultaient “d’erreurs médicales” de ses collègues.Ses avocats dénoncent “un coupable idéal, créé par l’accusation, mais quand on regarde point par point, ça ne tient pas et nous allons le démontrer à l’audience”. Frédéric Péchier “est le plus combatif possible” et “a la ferme intention de démontrer son innocence dans cette affaire”, assurent-ils à l’AFP.Au total, plus de 150 parties civiles, dont le syndicat des anesthésistes Snarf, seront représentées au procès. C’est un “dossier vertigineux” de par “son ampleur, sa durée et sa complexité technique”, souligne Frédéric Berna, un des 55 avocats des victimes.”Ce sont des empoisonnements, purement gratuits, de victimes qui n’ont rien à voir avec lui, qui n’ont jamais rien fait”, insiste l’avocat. Ses clients “attendent beaucoup de l’éclairage judiciaire de ce dossier”, confie-t-il, sceptique sur de possibles “explications sincères et loyales du docteur Péchier”.

La rave party de Fontjoncouse se poursuit, plusieurs gardes à vue

Une forte présence policière est maintenue dimanche à Fontjoncouse (Aude) sur le site de la rave party qui rassemble environ 2.500 fêtards dans une zone ravagée début août par un gigantesque incendie, et plusieurs personnes ont été placées en garde à vue, a indiqué la préfecture.”Le dispositif mis en place par la gendarmerie s’est maintenu dans la nuit et a permis d’empêcher un certain nombre de participants d’accéder au site” dans la nuit de samedi à dimanche, indiquent les pouvoirs publics dans leur communiqué.En tout, 150 gendarmes continuent de bloquer l’accès au terrain sur lequel se déroule la rave party malgré “l’insistance” d’individus souhaitant rejoindre les lieux, et “plusieurs personnes ont été placées en garde à vue” dans la nuit, précise la préfecture, sans donner de nombre précis.”Toute personne contrôlée sera verbalisée”, préviennent les autorités, le préfet renouvelant son appel “à quitter les lieux immédiatement”.Pour limiter l’accès à la zone, plusieurs routes départementales sont coupées dans les environs jusqu’à lundi midi.L’organisation de telles festivités dans une zone sinistrée par le gigantesque incendie qui a parcouru 16.000 hectares dans le massif des Corbières au début du mois d’août a provoqué une vive émotion chez les habitants.Le maire de Fontjoncouse, Christophe Tena, avait ainsi déclaré sur BFMTV: “Voir des gens qui viennent faire la fête là où les autres ont tout perdu, c’est honteux, ils ne respectent rien”.Parti de la commune de Ribaute à une vingtaine de kilomètres de Fontjoncouse, le feu du 5 août a notamment détruit 36 habitations et tué une personne.C’est le pire incendie depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen français, selon la Base de données gouvernementale des incendies de forêt en France (BDIFF) qui répertorie depuis 1973 la surface totale parcourue par les flammes.

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Le Royaume-Uni mise sur les volants d’inertie pour sécuriser son réseau électrique

Au Royaume-Uni, l’opérateur national du système énergétique mise sur la technologie très ancienne du volant d’inertie pour préparer le réseau électrique au développement massif des énergies renouvelables, et éviter les risques de pannes massives comme celle ayant frappé l’Espagne au printemps.Depuis des siècles, ces systèmes rotatifs contribuent à apporter de l’inertie – c’est-à-dire une résistance aux changements brusques de mouvement – à des mécanismes comme, par exemple, la roue de potier ou la machine à vapeur.Certains opérateurs de réseaux électriques s’intéressent désormais à cette technologie pour stocker de l’électricité et stabiliser les réseaux, alimentés de plus en plus par des énergies renouvelables, à la production plus variable que les traditionnelles centrales au charbon ou au gaz.”Nous allons devoir réfléchir attentivement” à la manière de gérer les “fluctuations” de production sur le réseau électrique, explique à l’AFP David Brayshaw, professeur de science du climat à l’université de Reading, en Angleterre.En Espagne, après la mégapanne d’avril dernier, un rapport d’experts chapeauté par le ministère de la Transition écologique a pointé des défaillances chez le gestionnaire du réseau, REE, qui n’a pas réussi à réguler la tension et amortir les oscillations sur le réseau.En 2019, un incident similaire avait plongé la Grande-Bretagne dans une obscurité partielle après une baisse de la fréquence du réseau électrique.- Stabilisation -Cette panne a poussé l’opérateur britannique Neso à lancer un programme qu’il assure “unique au monde” pour trouver des solutions de stabilisation, incluant notamment des volants d’inertie et des batteries. Ces deux dispositifs apportent de l’inertie au réseau électrique, mais les volants en acier sont plus rentables et durables que les batteries au lithium-ion, qui ont une durée de vie moins longue et sont gourmandes en matériaux rares, note le professeur d’ingénierie Keith Pullen.Selon cet enseignant, qui dirige aussi la start-up de volants d’inertie Levistor, avec les voitures électriques, les pompes à chaleur et les centres de données gourmands en énergie, “nous aurons plus d’appels de charge soudain (sur le réseau)… ce que le volant d’inertie permet de lisser”, explique-t-il à l’AFP.Traditionnellement, le système électrique fonctionne avec des centrales conventionnelles à gaz ou à charbon dotées de grands générateurs en rotation, qui aident à maintenir une fréquence stable en amortissant les fluctuations de la production et la consommation de courant.Mais avec l’essor du solaire et de l’éolien – qui ne sont pas dotés de ces mêmes générateurs -, cette stabilisation devient plus complexe.Dans ce contexte, le volant d’inertie permet de remplir la même fonction avec une grande réactivité.L’opérateur Neso avait dit, en 2023, soutenir 11 projets utilisant cette technologie, comme le “Greener Grid Park” du géant énergétique norvégien Statkraft à Liverpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre.Près d’une ancienne centrale à charbon qui dominait la ville le siècle précédent, deux grands volants d’inertie pesant une quarantaine de tonnes fournissent désormais 1% de l’inertie nécessaire au réseau anglais, écossais et gallois.- Objectif 2035 -Ce système, opérationnel depuis 2023, fonctionne “sans brûler de combustible fossile, ni émettre d’émission”, souligne Guy Nicholson, responsable des solutions réseau neutres en carbone chez Statkraft.Le Royaume-Uni a pour objectif d’alimenter l’ensemble de son réseau électrique avec 95% d’énergie renouvelable (solaire, éolienne) d’ici 2030, puis 100% en 2035.”A ce stade, nous n’y parvenons même pas pendant une heure”, souligne M. Nicholson car, même lorsqu’il y a suffisamment d’énergie solaire ou éolienne produite, des “turbines à gaz doivent fonctionner pour maintenir la stabilité du réseau”.Si les plus importants systèmes utilisant les volants d’inertie se trouvent en Chine et aux Etats-Unis, en Europe, le Royaume-Uni et l’Irlande sont en avance sur leurs voisins, chez qui il n’y a “pas eu le même élan”, assure-t-il.Mais des incidents majeurs comme la panne en Espagne pourraient “pousser à des changements” davantage de pays, veut-il croire.

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Produire de l’électricité grâce aux vagues, un rêve qui devient réalité à Los Angeles

Le long d’un quai du port de Los Angeles, d’intrigants flotteurs métalliques bleus dansent au gré des vagues et transforment leurs oscillations en électricité. Novatrice, l’installation détient peut-être l’une des clés pour accélérer la transition énergétique.”Le projet est très simple”, explique à l’AFP Inna Braverman, cofondatrice d’Eco Wave Power, une start-up israélienne persuadée que l’énergie houlomotrice représente une “révolution”.Comme des touches de piano, les flotteurs descendent et montent à chaque vague. Reliés à des pistons hydrauliques, ils poussent un fluide biodégradable jusqu’à un conteneur rempli d’accumulateurs, ressemblant à de grosses bouteilles de plongée. Lorsque ceux-ci relâchent la pression, ils actionnent une turbine qui génère du courant électrique.Si ce projet pilote convainc les autorités californiennes, Mme Braverman espère recouvrir la jetée de 13 kilomètres protégeant le port avec plusieurs centaines de flotteurs. Cela produirait assez d’électricité pour alimenter “environ 60.000 foyers”.L’énergie houlomotrice constitue “une solution d’énergie renouvelable stable et à grande échelle pour le monde entier”, s’enthousiasme l’Israélienne.Exploiter la force colossale de l’océan est un véritable serpent de mer depuis des décennies: contrairement au solaire, improductif la nuit, ou à l’éolien, dépendant de la météo, la mer offre un mouvement quasi-perpétuel.Les vagues de la côte Ouest américaine pourraient en théorie alimenter 130 millions de foyers et couvrir 34% de la production d’électricité des Etats-Unis, selon le ministère américain de l’Energie.- Mission impossible -Pourtant, l’énergie houlomotrice reste le parent pauvre des renouvelables, incapable d’atteindre la commercialisation. Le secteur regorge de naufrages d’entreprises et de projets coulés par la brutalité de la mer: développer des appareils assez robustes pour encaisser la furie des vagues, tout en acheminant l’électricité par câbles sous-marins vers la côte s’est jusqu’ici avéré une mission impossible à rentabiliser.”99 % des concurrents ont choisi d’installer leurs équipements au milieu de l’océan, où cela coûte très cher et où ils tombent sans cesse en panne”, résume Mme Braverman. “Ils ne peuvent donc pas vraiment mener à bien leurs projets.”Avec son dispositif rétractable fixé à quai, l’entrepreneuse croit avoir trouvé le Graal.”Lorsque les vagues sont trop hautes pour que le système puisse les supporter, les flotteurs remontent simplement jusqu’à ce que la tempête passe, afin qu’ils ne subissent aucun dommage”, détaille-t-elle.L’idée séduit Krish Thiagarajan Sharman, professeur de génie mécanique à l’Université du Massachusetts.”Le talon d’Achille de l’énergie houlomotrice, ce sont les coûts de maintenance. Avoir un dispositif proche du rivage, où l’on peut marcher sur une jetée pour inspecter le système, a donc beaucoup de sens”, commente cet expert, non lié au projet.L’universitaire s’interroge néanmoins sur le potentiel pour multiplier ces installations.”Cette jetée de treize kilomètres, ce n’est pas courant. C’est rare d’avoir un front de mer aussi long disponible pour produire de l’électricité”, souligne-t-il.- Neutralité carbone -A ce stade, l’énergie houlomotrice reste plus adaptée à des “usages de niche” selon lui, comme l’alimentation d’îles reculées dépendant de groupes électrogènes.Eco Wave Power voit plus grand: l’entreprise a identifié 77 sites exploitables aux Etats-Unis et convoite d’autres marchés. En Israël, jusqu’à 100 foyers du port de Jaffa s’éclairent déjà depuis décembre grâce aux vagues. En 2026, 1.000 foyers portugais devraient pouvoir faire de même à Porto. D’autres installations sont prévues à Taïwan et en Inde.Mme Braverman rêve de projets de 20 mégawatts, capacité critique pour proposer un prix de l’électricité compétitif avec l’éolien.L’entrepreneuse assure également que ses flotteurs n’ont “aucun impact environnemental” et sont neutres pour la faune aquatique, car ils s’implantent “sur des structures existantes construites par l’homme, qui perturbent déjà l’environnement.”Ces promesses résonnent en Californie, où l’intelligence artificielle fait exploser les besoins en électricité. La commission de l’énergie de l’Etat a récemment souligné le potentiel de l’énergie houlomotrice pour contribuer à atteindre la neutralité carbone promise d’ici 2045.Finaliser le projet à Los Angeles devrait prendre sept ans, selon Jenny Krusoe, fondatrice d’AltaSea, organisation ayant aidé à son développement. Un horizon utile pour obtenir les autorisations nécessaires de l’Etat fédéral, malgré l’aversion de Donald Trump pour les renouvelables.”Le soutien (à la transition énergétique) est un peu compromis aux Etats-Unis pour les trois ans et demi à venir”, convient-elle. “Mais (…) les choses changent, il faut donc garder le cap.”

Fernandes lifts Man Utd gloom, Frank suffers first league loss with Spurs

Bruno Fernandes eased the pressure on Manchester United boss Ruben Amorim as his last-gasp penalty sealed a 3-2 win over Burnley, while Thomas Frank suffered his first Premier League defeat as Tottenham manager on Saturday.Just days after a humiliating League Cup second-round loss at fourth-tier Grimsby, United were on the brink of another damaging result …

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Le PS, volontaire pour gouverner, présente son budget alternatif

Le Parti socialiste, “volontaire” pour prendre la relève de François Bayrou et gouverner la France, a présenté samedi ses propositions budgétaires, prévoyant de réduire le déficit de 21,7 milliards d’euros en 2026 et de suspendre immédiatement la réforme des retraites, au dernier jour des universités d’été du parti à Blois.Ce plan, élaboré durant l’été, doit permettre de crédibiliser la démarche des socialistes, qui ne voteront pas la confiance à François Bayrou le 8 septembre, le condamnant vraisemblablement à être renversé.”La bonne nouvelle dans cette période, c’est qu’un autre chemin existe pour répondre à l’urgence”, a déclaré le président du groupe PS à l’Assemblée, Boris Vallaud, en présentant les grandes lignes de ce projet, qui s’écarte des propositions du Nouveau Front populaire lors des législatives de l’été 2024.Le plan prévoit de réduire le déficit de 21,7 milliards d’euros 2026, deux fois moins que les 44 milliards proposés par le Premier ministre François Bayrou, avec 14 milliards d’économies “sans mettre à contribution les travailleurs et les services publics”, et 26,9 milliards de recettes nouvelles, pesant “d’abord sur les grandes fortunes”.Il ambitionne de réduire le déficit à 5% en 2026, contre 4,6% visé par le gouvernement, et propose de descendre sous la barre symbolique des 3% à l’horizon 2032 plutôt qu’en 2029.19,2 milliards seraient consacrés à l’investissement, au soutien au pouvoir d’achat et au financement de la suspension immédiate de la réforme des retraites, le PS promettant à nouveau le retour de l’âge de départ à 62 ans contre 64 aujourd’hui.Le parti à la rose propose une baisse ciblée de la CSG (contribution sociale généralisée) pour les salaires jusqu’à 1,4 Smic, compensée par la création d’une taxe de 2% sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros, inspirée par l’économiste Gabriel Zucman et censée rapporter 15 milliards d’euros.- “On le cloue tout de suite” -Dans son discours, M. Vallaud a promis, si la gauche est nommée à Matignon, de se tourner “vers les députés qui ont été élus dans l’élan de front républicain” pour trouver une majorité. Ce n’est pas le budget “de nos rêves”, a souligné le premier secrétaire Olivier Faure devant la presse, mais un budget “de gauche”, qui “peut éventuellement trouver une majorité”, “sans renoncement aux grands principes qui sont les nôtres”. Signe de la bonne volonté des socialistes à l’égard de l’ancienne majorité: le député PS Philippe Brun a promis qu’ils reprendraient à leur compte “les propositions du rapport de René Dosière visant à mettre fin à un certain nombre d’avantages indus”. L’ex-député PS s’est vu confier une mission sur ce thème par M. Bayrou fin août.Olivier Faure avait semblé vendredi soir faire acte de candidature pour Matignon, affirmant que les socialistes étaient “volontaires pour être les suivants”. Mais consigne a été donnée de ne pas lâcher de noms. “Qu’il (Emmanuel Macron, ndlr) le nomme parmi nous, la gauche et les Ecologistes”, a dit M. Faure samedi, “on se pliera à son choix”.Le socialiste souhaite un gouvernement “de Ruffin à Glucksmann”, sans LFI. Les Ecologistes, les ex-Insoumis et Générations plaidant de leur côté pour une union identique à celle du Nouveau Front populaire (NFP) de 2024, Insoumis inclus.Mais ces derniers ne sont pas dans cette optique et réclament avant tout la démission de M. Macron. Si le président “choisit un type” pour remplacer M. Bayrou, “on le cloue tout de suite”, a averti Jean-Luc Mélenchon vendredi, exigeant “une élection présidentielle anticipée”.”Le président de la République étant le verrou, c’est le premier qui devrait partir”, a aussi estimé samedi sur BFMTV l’ex-LFI François Ruffin.- “Stabilité” -Le chef des députés LR, Laurent Wauquiez, a invité samedi les socialistes à clarifier “une bonne fois pour toute leur position”, et à “s’engager à ne plus jamais faire d’alliance avec cette gauche anti-républicaine”.En déplacement à Châlons-en-Champagne, le président du RN Jordan Bardella a pour sa part de nouveau appelé à un retour aux urnes, estimant qu'”on ne peut pas tenir deux ans comme cela”. “Le véritable facteur de stabilité du pays, c’est nous !”, a-t-il revendiqué sur X.Alors que les oppositions semblent avoir déjà tourné la page, François Bayrou sera interviewé dimanche par les quatre chaînes d’information du pays pour défendre son action, avant des consultations à Matignon avec les partis politiques à partir de lundi. Le PS sera reçu jeudi.