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Le Medef tance les décideurs politiques, et met un veto au retour de l’ISF

Sautant d’un pied sur l’autre tel un sportif, avant d’entrer sur le court central de Roland-Garros pour son discours d’ouverture de la “REF” au son tonitruant de “Final Countdown”, le président du Medef Patrick Martin a tancé mercredi les politiques qui ne savent pas “dépasser leurs rivalités”, refusé tout retour de l’ISF et prévenu qu’il faudra compter avec le Medef.Cette Rencontre des Entrepreneurs de France (REF) a été baptisée “Jeu décisif”, clin d’œil au temple du tennis sur terre battue qui l’abrite pour la première fois, après six éditions à l’hippodrome de Longchamp.La REF se compose de tables rondes entre experts, chefs de grandes entreprises et membres du gouvernement, cette année Eric Lombard ministre de l’Economie ou Sébastien Lecornu, ministre des Armées. François Bayrou en sera l’invité vedette jeudi après-midi.M. Martin s’est dit “consterné” par “les premières réactions politiques” négatives à l’annonce par le Premier ministre qu’il se soumettrait le 8 septembre à un vote de confiance à l’Assemblée nationale: elles “surajoutent à notre inquiétude”.”Le pire pour un consommateur c’est l’incertitude au moment de ses décisions de consommation, a observé mercredi devant la REF Alexandre Bompard, PDG du groupe Carrefour. “Or, depuis juillet 2024, il n’entend que +crise politique, nouvel impôt, nouvelle instabilité, nouveau gouvernement+, a déploré le chef d’entreprise.- “Déni” -“Un pays, qui peut offrir aux entreprises et aux investisseurs stabilité, constance et visibilité, va gagner: je suis étonnée de voir à quel point nos politiques n’en ont pas conscience”, a regretté Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie.Karine Grau, consultante pour les entreprises à Dijon, constate sur le terrain qu’en 2024 après la dissolution, “la situation était instable, mais qu’en 2025 c’est de plus en plus compliqué pour les chefs d’entreprises, avec des retards de paiements qui s’accumulent et créent un cercle vicieux”.Pour le président du Medef, “les décideurs politiques doivent dépasser leurs rivalités”, mais il a constaté que “cela n’en prend pas le chemin”.Or la situation économique, et particulièrement celle liée à la concurrence internationale, “n’autorise plus ni le déni, ni les faux semblants, ni les demi-mesures, ni la démagogie”, selon lui.Il compare régulièrement l’incapacité de la France à réduire son déficit public – 5,8% du PIB en 2024, presque le double du maximum de 3% toléré par Bruxelles – et les efforts couronnés de succès des pays du sud de l’Europe, anciens mauvais élèves de l’UE.M. Martin estime que le Parti socialiste “reste le pivot” des discussions budgétaires, comme en début d’année lorsqu’il avait permis au premier budget de François Bayrou d’être adopté en ne le censurant pas.Mais le leader du Medef s’alarme des projets de surtaxation des plus riches qui planent, en guise de gage à la gauche.- “C’est non!” -C’est notamment l’objet de la “taxe Zucman”, du nom de l’économiste français Gabriel Zucman, qui vise à taxer les plus riches à hauteur de 2% de leur patrimoine.”Quelle qu’en soit la forme, un retour de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune, NDLR) serait ravageur pour notre économie, nous nous y opposerons”, a affirmé M. Martin.Le leader de “la première organisation patronale, et de loin!” avec 240.000 entreprises et 12 millions de salariés, a souligné que son mouvement était “puissant”. “Qui comprendrait qu’il accepte de subir ? A tous ceux qui se bercent de cette illusion, je le dis aimablement, mais fermement : c’est non !”, a-t-il lancé.Le clou de la REF, particulièrement dans les circonstances politiques actuelles, sera le débat de clôture qui rassemblera les chefs de partis : Bruno Retailleau (LR), Jordan Bardella (RN), Gabriel Attal (Renaissance), Fabien Roussel (PCF), Manuel Bompard (LFI) et Marine Tondelier (Ecologistes). Patrick Martin a l’intention de “leur dire ce qu’il a à leur dire”. Olivier Faure (PS) et Edouard Philippe (Horizons) seront absents pour des raisons d’agenda.

Trump urges criminal charges against George Soros, son

US President Donald Trump called Wednesday for billionaire George Soros and his son to face criminal charges over unfounded claims that their family, a favorite right-wing target, is behind “violent protests” around the country.Trump did not specify what prompted his morning outburst, but it comes as his administration pursues multiple criminal investigations against his perceived …

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Trump administration takes control of Washington rail hub

The Trump administration said Wednesday it will exert more control over Washington by taking over management of Union Station, the US capital’s rail hub.The announcement by Transportation Secretary Sean Duffy — he said the station had become “dilapidated” — came as the administration has already deployed thousands of federal agents and National Guard troops to …

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Vote de confiance: Macron en “soutien total” au choix de Bayrou

Emmanuel Macron a apporté mercredi en Conseil des ministres son “soutien total” au choix de François Bayrou de solliciter un vote de confiance, a priori perdu d’avance, devant l’Assemblée nationale le 8 septembre sur le désendettement de la France.Selon la porte-parole du gouvernement Sophie Primas, le président a apporté “son total soutien à la démarche selon laquelle il faut qu’on se mette d’accord sur la nécessité de retrouver une trajectoire des finances publiques plus conforme avec l’idée que nous nous faisons de notre souveraineté budgétaire”.Sur la situation financière de la France, à l’origine de l’annonce surprise du Premier ministre lundi, le président a jugé que “nous ne devons être ni dans le déni de réalité, ni dans le catastrophisme”.Appelant à “la responsabilité” les partis “qui souhaitent être des partis de gouvernement”, il a repris l’argumentaire de François Bayrou selon lequel le vote du 8 septembre sera un vote “sur les principes” des près de 44 milliards d’euros d’économies budgétaires en 2026, mais pas sur les mesures elles-mêmes qui seront négociées dans un second temps.Comme le prévoit l’article 49-1 de la Constitution, le Conseil des ministres a autorisé le Premier ministre à engager la responsabilité du gouvernement.La décision de l’exécutif ouvre cependant une nouvelle période d’incertitudes qui place de nouveau M. Macron en première ligne. Car les oppositions de gauche et d’extrême droite ont fait savoir qu’elles ne voteraient pas la confiance, et le gouvernement a donc toutes les chances de tomber.- Incompréhension -Une conséquence qui rend le choix de M. Bayrou, confronté à l’impopularité de son plan d’économies budgétaires, largement incompris au sein de la classe politique.”Pas de méthode, pas de contacts, pas de négociation pendant l’été. Et tout d’un coup, faites-moi confiance en général et ensuite on pourra discuter”, a résumé à gauche Raphaël Glucksmann (Place publique) qui y voit “un mal français, le manque d’humilité”.Un malaise partagé à mots couverts dans le camp présidentiel. “Cette décision, elle est prise. On peut ergoter sur: +Est-ce qu’il fallait la prendre ou pas ? Elle est là”, a balayé l’ex-Premier ministre Gabriel Attal sur France inter. Même au sein du socle gouvernemental, la confiance n’est pas complètement garantie, notamment au sein de la cinquantaine de députés Les Républicains (LR) où “il n’y a pas à ce stade d’unanimité sur le vote de confiance”, a indiqué à l’AFP une source parlementaire.Aucune voix ne manquera en revanche dans le groupe Horizons, a pour sa part assuré Edouard Philippe dans un entretien à l’AFP, tout en soulignant que la confiance demandée par le Premier ministre devait “se construire” avec les partis politiques.M. Bayrou a promis mardi de se battre “comme un chien” pour éviter la chute du gouvernement et demandé aux oppositions de “réfléchir” et de renoncer à leurs “réflexes spontanés”, les appelant à choisir entre le “chaos” et “la responsabilité”.- Dissolution -Le chef du gouvernement, qui espère que les Français fassent pression sur leurs députés en sa faveur et s’exprimera mercredi soir au 20H00 de TF1, n’a pas non plus l’opinion publique de son côté: seules 27% des personnes interrogées disent espérer que M. Bayrou soit maintenu en fonction par les députés, selon un sondage Elabe.Dans un autre sondage Ifop, 63% des Français réclament une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale alors qu’ils n’étaient que 41% début juin.Une dissolution, jusqu’ici écartée par le chef de l’Etat et que seul le Rassemblement national réclame, LFI demandant de son côté une présidentielle anticipée en s’appuyant sur la mobilisation du 10 septembre, qui a reçu mercredi le soutien de la CGT pour en faire “une première étape réussie”.Dans le camp présidentiel, Gabriel Attal ne croit pas “qu’une nouvelle dissolution apporterait de la stabilité”, mais Edouard Philippe “pense qu’elle est assez inéluctable”.Même embarras chez les socialistes. En cas de dissolution, un accord programmatique entre le PS et LFI tel que celui négocié sous l’égide du Nouveau front populaire (NFP) en 2024 “ne paraît pas concevable”, estime le chef des députés socialiste Boris Vallaud pour qui “la logique voudrait que le président de la République laisse sa chance à la gauche” à Matignon.Dans un entretien à l’AFP, la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier a appelé M. Macron à nommer un Premier ministre de gauche.L’incertitude politique se transmet sur les marchés, même si, après avoir été sous pression ces deux derniers jours, le taux d’intérêt à dix ans de la dette française se stabilisait mercredi, à 3,50% au même niveau que la veille.En écho, le président du Medef Patrick Martin a appelé “les décideurs politiques (à) dépasser leurs rivalités”, car “on ne joue pas avec l’économie”.bur-arz-far-gbh/hr/gvy

Denmark summons US diplomat over Greenland ‘interference’

Denmark summoned the US charge d’affaires on Wednesday after reports of attempted interference in Greenland, a Danish autonomous territory that US President Donald Trump wants to take over.Since returning to the White House in January, Trump has repeatedly said the United States needs the strategically located, resource-rich island for security reasons, and has refused to …

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“Une invasion”: face au surtourisme, Paris veut moins de cars

Au pied de la butte Montmartre à Paris, des dizaines d’autocars déposent et collectent leurs flots de touristes, stationnant en double file ou tournant sur le boulevard. “Une invasion” selon Julie Meynard, riveraine, et des nuisances qui alarment la mairie.A proximité de cette habitante du quartier du nord de Paris depuis dix ans, un car stationne sur un passage piéton, bloquant l’accès à sa rue. “Une illustration parfaite de ce qui arrive tout le temps”, soupire la coach en entreprise qui a lancé en 2023 une pétition sur la plateforme change.org pour essayer de faire bouger les pouvoirs publics sur ce qu’elle considère comme une conséquence du “surtourisme”.”Il y a une pollution aussi atmosphérique, mais surtout une pollution visuelle et une difficulté pour circuler ensemble et cohabiter”, résume-t-elle. Cet été, tandis que la capitale a retrouvé son niveau de fréquentation touristique pré-pandémie, la mairie de Paris a justement commencé à pointer une “surconcentration” de celle-ci dans certains quartiers: Montmartre, les abords de la tour Eiffel, ceux du Panthéon dans le Quartier latin, les Champs-Elysées…”Il faut qu’on stabilise le nombre de touristes à Paris, il faut qu’on régule”, estime Frédéric Hocquard, adjoint à la maire de Paris en charge du tourisme et de la vie nocturne. Le Grand Paris, qui regroupe la capitale et sa petite couronne, a compté 36,3 millions de visiteurs en 2024.Dans la cible de la mairie: les autocars. “Entre 500 et 600 bus de tours opérateurs” en moyenne accèdent chaque jour à la capitale, occasionnant “une suractivité et une suroccupation de l’espace”, alerte l’élu, qui souhaite à terme “exclure les cars de tourisme” de la ville.- Amende de 135 euros -Ces autocars, dont 95% circulaient au diesel au 1er janvier 2024 selon les autorités, sont loués par des agences de voyage pour des tours de quelques jours à travers la capitale.Pour Mert Oz, guide touristique turc qui s’exprime auprès de son car garé au pied de la butte Montmartre, impossible d’utiliser les transports en commun. “C’est pas facile de voyager avec le métro parce que nous sommes 40 (…), je peux oublier certaines personnes”, relève-t-il.”Seule, je ne sais pas comment voyager dans cette ville”, affirme de son côté Aiden Zhang, touriste chinoise tout juste descendue de son car un peu plus loin, tandis qu’un de ses compatriotes montre des photos de Notre-Dame, l’étape précédente de leur parcours express de deux jours.Cette forme de tourisme dans la ville-lumière est fermement défendue par les autocaristes. “Il ne faut pas du tout stigmatiser ce mode de transport qui est très développé à l’étranger, et qui ferait un manque à gagner très important pour toute la chaîne touristique”, estime Ingrid Mareschal, déléguée générale de la Fédération nationale des transports de voyageurs.Les nuisances vécues par les riverains sont liées, selon elle, à une réduction des places de stationnement par la mairie, poussant certains cars à ne pas respecter la réglementation.Parmi les dizaines d’autocars alignés sur le boulevard Haussmann, à proximité des grands magasins, celui de Gilberto Almeida est en warnings au bord d’une piste cyclable.Le chauffeur de 58 ans vient d’écoper d’une amende de 135 euros pour stationnement interdit sur une voie de bus près de l’Olympia, célèbre music-hall, explique-t-il avant de s’éclipser à l’arrivée de ses passagers pressés.”Si on met en place un flux de transport, de circulation et de stationnement vertueux, les autocars ne seront plus gênants”, assure Ingrid Mareschal au nom du secteur. Ce conflit entre autocars et mairie n’est pas récent. Au moment de l’entrée en vigueur de la zone à trafic limité du centre de Paris en novembre dernier, les autocars avaient échappé in extremis à une interdiction totale de circulation dans les quatre arrondissements concernés.

Denmark apologises for Greenland forced contraception

Denmark’s prime minister on Wednesday presented a long-awaited apology to the victims of Denmark’s forced contraception campaign in Greenland, lifting a key point of tension with its autonomous territory.From the 1960s until 1992, Danish authorities forced around 4,500 Inuit women, around half of those of child-bearing age, to wear a contraceptive coil — or intrauterine …

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A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Orages: 28 départements en vigilance orange, une femme tuée par une chute d’arbre

Vingt-huit départements des Pyrénées jusqu’au Bas-Rhin sont en vigilance orange pour de violents orages mercredi après-midi, tandis qu’une quadragénaire est décédée après avoir été atteinte la veille par la chute d’un arbre dans une tempête en Bourgogne.Mercredi vers 13H00, la victime est décédée à l’hôpital de Dijon où elle avait été transportée mardi dans le coma, après la chute d’un arbre dans un camping à Saint-Honoré-les-Bains, dans la Nièvre, ont indiqué à l’AFP les pompiers.Au total, 770 personnes résidant au camping des Bains ont dû être évacuées après un violent coup de vent qui a fait s’effondrer plusieurs arbres. Elles ont pu regagner les lieux “vers 23H00″, a précisé la mairie de la commune concernée. A la différence des départements voisins de Côte-d’Or et de Saône-et-Loire, la Nièvre est en vigilance jaune.Au total, 28 départements sont concernés par la vigilance orange depuis 14H00 et il est possible qu’elle soit étendue sur les départements cotiers de la région PACA, précise Météo-France dans son dernier bulletin.”C’est le caractère fortement pluvieux de ces orages qui est à surveiller”, indique l’institut météorologique, qui prévoit de forts cumuls de pluie en peu de temps de l’ordre de 20 à 40 mm en une heure, voire 50 mm, et localement de 50 à 80 mm sur l’épisode.De la grosse grêle est localement attendue dans le sud-ouest ainsi que des rafales de vent de 70 à 80 km/h, très localement 90-100 km/h.Outre les Vosges, le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort, ajoutés en dernier, les départements concernés sont: l’Ain, l’Allier, l’Ariège, l’Aude, l’Aveyron, le Cantal, la Côte-d’Or, le Doubs, le Gard, la Haute-Garonne, le Gers, l’Hérault, le Jura, la Loire, la Haute-Loire, le Lot, la Lozère, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, le Rhône, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire, le Tarn et le Tarn-et-Garonne.Le Doubs, le Jura, l’Ain, la Haute-Saône, le Haut-Rhin, les Vosges, la Lozère, le Gard et l’Hérault resteront concernés par ce niveau d’alerte jusqu’à 06H00 jeudi mais tous les autres départements seront rétrogradés en jaune dès minuit cette nuit, précise Météo-France.

Orages: 28 départements en vigilance orange, une femme tuée par une chute d’arbre

Vingt-huit départements des Pyrénées jusqu’au Bas-Rhin sont en vigilance orange pour de violents orages mercredi après-midi, tandis qu’une quadragénaire est décédée après avoir été atteinte la veille par la chute d’un arbre dans une tempête en Bourgogne.Mercredi vers 13H00, la victime est décédée à l’hôpital de Dijon où elle avait été transportée mardi dans le coma, après la chute d’un arbre dans un camping à Saint-Honoré-les-Bains, dans la Nièvre, ont indiqué à l’AFP les pompiers.Au total, 770 personnes résidant au camping des Bains ont dû être évacuées après un violent coup de vent qui a fait s’effondrer plusieurs arbres. Elles ont pu regagner les lieux “vers 23H00″, a précisé la mairie de la commune concernée. A la différence des départements voisins de Côte-d’Or et de Saône-et-Loire, la Nièvre est en vigilance jaune.Au total, 28 départements sont concernés par la vigilance orange depuis 14H00 et il est possible qu’elle soit étendue sur les départements cotiers de la région PACA, précise Météo-France dans son dernier bulletin.”C’est le caractère fortement pluvieux de ces orages qui est à surveiller”, indique l’institut météorologique, qui prévoit de forts cumuls de pluie en peu de temps de l’ordre de 20 à 40 mm en une heure, voire 50 mm, et localement de 50 à 80 mm sur l’épisode.De la grosse grêle est localement attendue dans le sud-ouest ainsi que des rafales de vent de 70 à 80 km/h, très localement 90-100 km/h.Outre les Vosges, le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort, ajoutés en dernier, les départements concernés sont: l’Ain, l’Allier, l’Ariège, l’Aude, l’Aveyron, le Cantal, la Côte-d’Or, le Doubs, le Gard, la Haute-Garonne, le Gers, l’Hérault, le Jura, la Loire, la Haute-Loire, le Lot, la Lozère, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, le Rhône, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire, le Tarn et le Tarn-et-Garonne.Le Doubs, le Jura, l’Ain, la Haute-Saône, le Haut-Rhin, les Vosges, la Lozère, le Gard et l’Hérault resteront concernés par ce niveau d’alerte jusqu’à 06H00 jeudi mais tous les autres départements seront rétrogradés en jaune dès minuit cette nuit, précise Météo-France.

Budget: les syndicats veulent mobiliser ensemble, mais sont divisés sur le 10 septembre

La CGT a annoncé mercredi son soutien au mouvement du 10 septembre, vu comme une “première étape” pour mobiliser contre le projet de budget du gouvernement, mais la CFDT, premier syndicat, ne s’y joindra pas: une divergence qui n’empêchera pas l’ensemble des organisations syndicales de chercher à se mettre d’accord vendredi sur une autre date.”La dynamique de l’initiative citoyenne du 10 septembre démontre l’ampleur de la colère sociale”, affirme la CGT à l’issue d’une réunion mardi et mercredi de son instance dirigeante, et “souhaite que cette journée soit une première étape réussie, ce qui passe en particulier par la grève sur les lieux de travail”.”Un mouvement citoyen a émergé contre la violence sociale et c’est une très bonne nouvelle”, a déclaré à l’AFP Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT, à propos du mouvement appelant à “tout bloquer”.La numéro un de l’organisation Sophie Binet avait pourtant affiché sa prudence par rapport à ces appels disparates nés sur les réseaux sociaux qu’elle avait qualifiés de “nébuleux”, craignant un “noyautage de l’extrême droite”.Plusieurs fédérations de la CGT, dont celle de la chimie ainsi que commerce et services, tout comme plusieurs unions départementales, avaient cependant déjà appelé ces dernières semaines à se mobiliser le 10 septembre.La direction du syndicat dénonce mercredi un projet de budget d’une “violence inédite”, citant “le vol de deux jours fériés”, le “doublement des franchises médicales”,  le “gel du salaire des fonctionnaires, des pensions des retraités et de toutes les allocations sociales”.- “efforts disproportionnés” -L’Union syndicale Solidaires a aussi annoncé mercredi son soutien au mouvement “bloquons tout”, qui  “exprime la colère sociale multiforme et grandissante face aux annonces budgétaires du gouvernement Bayrou”.”La CGT et Sud Solidaires appellent à la grève le 10 septembre. Des sections de FSU en font autant. La France du travail écrit son calendrier de libération du libéralisme. Le 8 septembre : on vote pour faire partir Bayrou. Le 10 septembre : on agit pour faire partir Macron”, s’est réjoui le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, sur X.Une récupération politique qui n’est pas du goût de tous les syndicats. “Tout bloquer, la désobéissance, ce n’est pas la méthode de la CFDT. Et le syndicat ne répond pas aux injonctions des partis politiques”, déclaré au journal Le Monde sa chef de file Marylise Léon.Pour autant la numéro un du premier syndicat n’a pas mâché ses mots mardi à l’égard du projet de budget du Premier ministre, qu’elle recevait dans l’Essonne pour l’université d’été de son organisation.Elle a dénoncé un “projet de budget qui demande des efforts disproportionnés au monde du travail tandis que d’autres sont trop largement épargnés”, prévenant aussi qu’elle ne participerait pas à une négociation sur la suppression de deux jours fériés.La CFDT proposera vendredi à tous les syndicats une date de mobilisation pour le mois de septembre, et cet appel à l’unité a été entendu par la CGT, tout comme Solidaires.A l’occasion de l’intersyndicale, FO, le troisième syndicat, devrait officiellement se déterminer par rapport au 10 septembre. Son chef de file Frédéric Souillot a toutefois déjà prévenu qu’il se tenait “à distance” d’un mouvement dont certains groupes rejettent les syndicats représentatifs, d’après lui.