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“Biens mal acquis”: l’ex-Premier ministre libanais Mikati visé par la justice française

Une nouvelle figure de la classe dirigeante libanaise dans le viseur de la justice française: une enquête est ouverte à Paris visant Najib Mikati, Premier ministre jusqu’à début 2025, soupçonné de s’être constitué frauduleusement un important patrimoine de “biens mal acquis”.A l’origine de cette enquête du Parquet national financier (PNF), une plainte déposée en avril 2024 par le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban (CVPFCL) et l’association anti-corruption Sherpa.Cette dernière porte plainte en France depuis une vingtaine d’années contre des responsables étrangers, soupçonnés d’avoir amassé une fortune par la corruption ou le détournement de fonds publics, avant de la recycler, au moins en partie, dans l’Hexagone.Les deux associations ont ouvert en 2021 un front libanais à ces affaires de “biens mal acquis”, qui concernaient à l’origine des chefs d’Etat africains, en portant plainte contre l’ancien dirigeant de la banque du Liban, Riad Salamé.En 2024, elles ciblent Najib Mikati, 69 ans, et ses proches, dont son frère Taha Mikati. Ils sont suspectés d’avoir acquis différents biens en France et à l’étranger par des structures multiples, dont des montages offshore.Une fortune qu’ils auraient amassée frauduleusement, au mépris notamment du fisc, tandis que le pays du Cèdre s’enfonçait dans le chaos politique et financier.Des accusations récusées en bloc par Najib Mikati et sa famille, dans un communiqué transmis à l’AFP : “L’origine du patrimoine de la famille Mikati est claire, légale et transparente”.”Nous avons pleine confiance en l’indépendance et la rigueur de la justice française, sommes prêts à fournir tout complément d’information requis et réaffirmons notre attachement au principe fondamental de la présomption d’innocence”, ajoute celui qui a été Premier ministre du Liban à plusieurs reprises, et jusqu’à début 2025.- Yachts et jets privés -Najib Mikati, qui a fait fortune dans les télécoms, et son frère Taha, sont présentés par les plaignants comme faisant partie des plus grandes fortunes du Liban, la famille possédant yachts, jets privés ou immeubles sur la Côte d’Azur, à Monaco et dans les plus beaux quartiers de Paris. Ils ont aussi investi dans des marques de prêt-à-porter, comme Façonnable.Ce patrimoine est le “fruit de plusieurs décennies de travail et d’investissements internationaux (…) et ce bien avant toute fonction publique au Liban”, justifie la famille Mikati dans son communiqué.La première plainte visait les infractions de blanchiment et recel ou complicité, association de malfaiteurs, le tout commis en bande organisée, circonstance aggravante. Elle a été complétée par de nouveaux éléments en avril 2025, conduisant le PNF à se saisir du dossier.En cause notamment, les liens de la famille Mikati avec la Bank Audi France, spécialisée dans la clientèle du Moyen-Orient, dont l’ancien Premier ministre est actionnaire, ou un important contrat de fourniture de services télécoms au Liban et en Syrie conclu en 1994. Il aurait selon les plaignants conduit à priver l’Etat de vastes recettes.- “Pouvoir de nuisance” -Cette enquête “va peut-être réduire le pouvoir de nuisance de ceux qui cherchent à tout prix à saper le processus en cours pour que cesse la prédation des intérêts privés sur l’Etat et l’intérêt public des Libanais”, ont déclaré à l’AFP les avocats William Bourdon et Vincent Brengharth.Plusieurs enfants des frères Mikati sont aussi visés comme de potentiels receleurs de l’argent supposément blanchi.Les plaignants pointent également des opérations suspectes à leurs yeux entre des comptes et sociétés contrôlées par les Mikati et d’autres, aux mains de l’ancien dirigeant de la banque du Liban, Riad Salamé.Une information judiciaire est désormais en cours à Paris visant ce dernier, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, tandis que son frère Raja Salamé a été mis en examen. Ils contestent fermement les faits.

Le PS pose ses conditions, Lecornu sous un feu croisé politique et syndical

Les socialistes ont posé leurs conditions dimanche, en particulier sur la fiscalité des plus riches, face aux offres appuyées de dialogue du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui se retrouve sous les pressions conjuguées des oppositions, des mouvements sociaux, jusqu’aux agriculteurs et même aux patrons qui menacent de se mobiliser.Dans ses premiers actes, l’ancien ministre des Armées a annoncé samedi l’abandon de la mesure rejetée par les Français de suppression de deux jours fériés. Il a tendu la main à la gauche, hors LFI, et à l’appui de son changement de méthode, il a promis le lancement d’une nouvelle réforme de décentralisation et la suppression des avantages bénéficiant aux anciens ministres.Mais pour des raisons souvent contraires, ce sont des menaces de blocages, sur le terrain politique ou social, ou des avertissements qui ont déferlé dimanche au lendemain de sa prise de parole dans la presse régionale.Le Parti socialiste, qui sera crucial pour la survie du gouvernement et avec qui le Premier ministre souhaite engager une discussion “moderne et franche” sur le budget 2026, a rappelé ses lignes rouges.”Si le Premier ministre souhaite demeurer en poste, il doit comprendre qu’il y a une soif de changement dans le pays. (…) La rupture, c’est suspendre la réforme des retraites, c’est permettre l’augmentation des salaires”, a souligné le député PS Philippe Brun sur Franceinfo.- Pas de “fétichisme” -L’ex-président François Hollande, tenant de la ligne la plus conciliante au sein du PS, a soutenu l’exigence d’une plus grande taxation des plus riches, sans faire de “fétichisme” sur le dispositif qui sera retenu. La taxe sur les hauts patrimoines élaborée par l’économiste Gabriel Zucman, soutenue par le PS, n’est pas la seule formule, a-t-il insisté sur BFMTV.Il faut que Sébastien Lecornu “change l’orientation” de son gouvernement. Et les socialistes doivent savoir “à un moment nouer un compromis”, a ajouté l’ex-chef de l’Etat, hostile à une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale.”Il y a des questions de justice fiscale, de répartition de l’effort et il faut y travailler sans idéologie”, avait dit samedi Sébastien Lecornu, avant de mettre en garde: “Attention au patrimoine professionnel, car c’est ce qui permet de créer des emplois.”Probablement une façon d’évacuer la taxe Zucman. Pour les macronistes, ce n’est “pas une bonne piste”, a réaffirmé la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet sur LCI.Le patronat, de son côté, est monté au créneau dès samedi soir. Le président du Medef Patrick Martin a averti que le gouvernement ferait face à “une grande mobilisation patronale” si les impôts sur les sociétés augmentaient.Sébastien Lecornu compte sur les partenaires sociaux pour trouver par la négociation des économies supplémentaires, et compenser l’abandon de la mesure sur les jours fériés, qui devait rapporter 4,2 milliards d’euros au budget 2026. – “Il n’a rien à faire là” -Son prédécesseur François Bayrou tablait sur des économies de 44 milliards d’euros au total, un chiffre qui pourrait être revu en baisse dans la négociation qui va désormais s’ouvrir.Sans majorité à l’Assemblée, le nouveau Premier ministre devra cet automne espérer la non-censure des socialistes ou du Rassemblement national (RN) pour se maintenir. Mais il a clairement indiqué que c’est vers la gauche non-mélenchoniste qu’il se tournerait d’abord.Côté Ecologistes, la réponse est déjà négative. Marine Tondelier n’entend pas négocier avec un Premier ministre qui, a-t-elle dit sur RTL, “n’a rien à faire là” car elle considère qu’Emmanuel Macron aurait dû nommer une personnalité de gauche.Au sein de la coalition sortante, on cherche cependant des voies de passage. Yaël Braun-Pivet a appelé dimanche à un accord autour d’un chiffre de 35 à 36 milliards d’euros d’économies dans le budget 2026. La porte-parole des Républicains (LR) Agnès Evren a indiqué sur France 3 que le chiffre de 44 milliards “peut se négocier”.En déplacement en Alsace, le ministre de l’Intérieur et président de LR Bruno Retailleau a posé “les limites” de la participation de son parti au gouvernement et rejeté par avance une politique qui serait “faite pour satisfaire la gauche”.Quant au RN, réuni à Bordeaux, il voit déjà au-delà de Sébastien Lecornu. Marine Le Pen prépare ses troupes à de nouvelles élections “lorsque ce gouvernement déjà oublié sera censuré, probablement dans quelques semaines ou dans quelques mois”.Les syndicats préparent, eux, leurs mobilisations de jeudi prochain, qui devraient entraîner des grèves dans plusieurs secteurs, et être plus massives que la journée de blocage du 10 septembre. “Nous voulons battre le fer pendant qu’il est chaud, envoyer l’ensemble du musée des horreurs du budget Bayrou aux oubliettes de l’histoire”, a déclaré à l’AFP la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet.Et dimanche, c’est le président de la FNSEA Arnaud Rousseau qui a ajouté la voix des agriculteurs aux tensions politiques et sociales du moment. “Une grande journée d’action” aura lieu le 26 septembre autour des questions des échanges internationaux pour les produits agricoles, a-t-il annoncé.

Agression d’un policier à Tourcoing: cinq adolescents mis en examen

Cinq adolescents ont été mis en examen dans le cadre d’une enquête ouverte après l’agression d’un policier à Tourcoing (Nord), filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, et le vol d’une trottinette, a annoncé dimanche à l’AFP la procureure de Lille.”Deux font l’objet d’une incarcération provisoire, deux sont sous strict contrôle judiciaire comportant notamment pour l’un un placement dans une structure à Douai et pour l’autre un éloignement en Loire-Atlantique”, a précisé la procureure de Lille Carole Etienne. “Une mesure éducative judiciaire provisoire comportant également des obligations et interdictions” a été décidé pour le cinquième mis en examen.”Les deux auteurs présumés les plus impliqués dans l’agression violente du policier de la BAC de Tourcoing dorment en prison, en détention provisoire”, a affirmé le ministre la Justice démissionnaire Gérald Darmanin sur le réseau social X. Selon une source syndicale, le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, a appelé le policier blessé pour lui exprimer son soutien. La victime, un policier de la brigade anticriminalité (BAC) de Tourcoing, intervenait jeudi en fin d’après-midi dans un quartier populaire avec deux collègues pour un vol de trottinette, sur fond de harcèlement d’un autre adolescent qui subissait “la loi d’une petite bande”, avait expliqué M. Darmanin vendredi. Après l’interpellation d’un mineur immédiatement après l’agression du policier, deux autres adolescents avaient été interpellés vendredi matin, puis deux autres, âgés de 17 et 19 ans selon le parquet, samedi matin. La procureure a ouvert une information judiciaire notamment pour “vol aggravé”, “violences sur un fonctionnaire de police aggravées par au moins deux circonstances (réunion, arme)” et “enregistrement ou diffusion d’images” portant une “atteinte volontaire à l’intégrité de la personne”, phénomène qualifié de “happy slapping”, le fait d’enregistrer ou de diffuser des images de violence. Le policier “est plus choqué psychologiquement que physiquement”, bien qu’il souffre d’un nez cassé et d’une “cloison nasale qu’il va sans doute se faire opérer”, avait précisé vendredi M. Darmanin. Selon la procureure, il s’est vu remettre une incapacité totale de travail (ITT) de cinq jours, “réévaluable”.”Qu’on puisse diffuser ces images, c’est là le second scandale”, avait souligné M. Darmanin, déplorant qu’on puisse “se réjouir” de cette agression, dont la vidéo, largement relayée sur les réseaux sociaux, montre le policier maintenu au sol en pleine rue et frappé de plusieurs coups de poing au visage.Deux autres personnes susceptibles d’être impliquées dans le vol de trottinette sont encore recherchées, selon le parquet de Lille. 

Agriculture: la FNSEA appelle à “une grande journée d’action” le 26 septembre

Le syndicat agricole FNSEA appelle à “une grande journée d’action” autour des questions des échanges internationaux pour les produits agricoles le vendredi 26 septembre à travers toute la France, a annoncé son président Arnaud Rousseau dans un entretien au Journal du dimanche.Cette mobilisation aura lieu contre “le Mercosur, les taxes imposées par Donald Trump et le flot des importations internationales qui ne respectent pas les normes qui sont les nôtres”, a expliqué le dirigeant.”A l’image des œufs ukrainiens: tous ces produits qui entrent sur notre territoire et que nous ne voulons pas voir dans nos assiettes, car ils sont dangereux pour la santé et pour l’environnement!”, poursuit-il dans cet entretien au JDD.Arnaud Rousseau évoque la date du 25 septembre dans l’entretien, mais la mobilisation est prévue en réalité le vendredi 26 septembre, a ensuite précisé la FNSEA.”Les actions sont à l’appréciation des fédérations départementales mais ça peut prendre la forme de visite de grandes surfaces pour aller chercher tous les produits non conformes”, a indiqué à l’AFP un porte-parole du premier syndicat agricole français, qui mènera ces actions avec les Jeunes Agriculteurs (JA).La FNSEA et les JA avaient déjà dit leur hostilité à l’accord de libre-échange entre des pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne (UE).Cet accord UE-Mercosur doit notamment permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux en Argentine, au Brésil, en Uruguay et au Paraguay.En retour, il faciliterait l’entrée de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, au risque de fragiliser certaines filières agricoles européennes.La FNSEA avait indiqué ne pas vouloir participer au mouvement “Bloquons tout” du 10 septembre pour éviter une “récupération politique”, mais elle avait déjà prévu une mobilisation “cet automne” sur ses propres revendications.”Nous attendons une date de rendez-vous avec (le nouveau Premier ministre) M. Lecornu dans les prochains jours”, a dit le porte-parole de la FNSEA à l’AFP.

Défis, initiations et athlètes médaillés: la Fête du sport bat son plein

Courir un 100 m en plein Paris, s’initier au basket fauteuil ou serrer la main d’un athlète médaillé: la première Fête du sport bat son plein dimanche, malgré un contexte plombé par la crainte de coupes budgétaires supplémentaires.A la suite de la grande parade des athlètes des Jeux de Paris qui s’était déroulée le 14 septembre 2024 sur les Champs-Elysées, Emmanuel Macron avait proposé d’instaurer tous les ans, à cette date, une Fête du sport à l’image de la Fête de la musique (21 juin).”La Fête du sport que nous célébrerons ce jour n’est pas le moindre des héritages de Jeux”, a déclaré dimanche matin le président de la République dans un message sur les réseaux sociaux, dans lequel il appelle à “faire de ce moment de partage un serment d’unité (…) dans un contexte rempli de défis pour la Nation”.Dans tout l’Hexagone, plus de 5.000 animations, démonstrations, rencontres avec des athlètes et autres initiations gratuites sont proposées par 73 fédérations sportives.A Paris, la rue de Rivoli a été transformée en fin de matinée en un “Boulevard du sport” sur plus de deux kilomètres, avec des espaces de démonstrations et de pratique pour petits et grands, dont une piste de 100 mètres qui fait le plein.Sous une pluie fine, Amara vient pour sa part de tester la boxe: “ça m’a plu, ça défoule!” raconte à l’AFP cette petite fille de neuf ans qui pratique déjà le karaté en club et espère dans la foulée “pouvoir essayer d’autres sports comme le MMA ou le taekwondo”.Un peu plus loin, Sofyane Mehiaoui, joueur de basket fauteuil qui a créé son propre club à Paris, échange au bord du terrain avec Hugo, 10 ans, venu tester la discipline: “c’est super dur! Et je ne savais pas qu’on ne pouvait pas du tout se lever du fauteuil”, témoigne le jeune garçon.”Il y a aussi des gens qui ne sont pas porteurs de handicap qui viennent me demander de faire du basket fauteuil dans mon club. Et je prends tout le monde”, explique Sofyane Mehiaoui, qui reconnaît avoir “plus de demandes” d’adhésion depuis les Jeux paralympiques de Paris 2024.- “Il faut des moyens” -L’athlète handisport multimédaillée Marie-Amélie Le Fur et de nombreux sportifs de renom ont inauguré à la mi-journée ce “Boulevard du sport” en plein coeur de Paris.La triple championne olympique Marie-José Pérec a notamment souligné “l’importance de donner envie à la population de faire une activité physique”. Edgar Grospiron, président du comité d’organisation des JO d’hiver Alpes 20230, a lui qualifié cette Fête du sport de “trait d’union entre Paris 2024 et les Alpes 2030”.Plusieurs athlètes ont également insisté sur l’importance de donner des moyens au secteur, comme Marie Patouillet, championne olympique de para-cyclisme: pour répondre à la “nette augmentation des demandes de licences et de pratique pour les para-sports”. “Il faut des moyens, des infrastructures et du matériel, et on appelle le gouvernement à ne pas diminuer” le budget du sport, a-t-elle déclaré à la presse.Dans le plan de rigueur annoncé par l’ex-Premier ministre François Bayrou, les missions jeunesse et sport se voyaient rabotées de 17,6% pour l’année 2026, alors que le précédent budget avait déjà été bien rogné.Un appel au boycott de la Fête du sport a d’ailleurs été lancé par le président PS du département de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, pour protester contre “le choix incompréhensible” du gouvernement “de réduire le budget du sport” et notamment l’exclusion des enfants de 6 à 14 ans du “pass Sport”, réservé désormais aux ados.Plus tard dans la journée, “une course de légende” opposera dans le bassin Grenelle – l’un des trois sites de baignade dans la Seine ouverts cet été au grand public – les nageurs Alain Bernard, Charlotte Bonnet, Jordan Coelho, Maxime Grousset, Camille Lacourt, Laure Manaudou, Florent Manaudou, Malia Metella et Yohann N’Doye-Brouard.

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Face au climat qui change, la moule bulgare veut croire en sa chance

Ensemencement décalé, filets plus profonds. En mer Noire, le Bulgare Nayden Stanev adapte son élevage de moules en espérant tirer son épingle du jeu car ici, le réchauffement est moins intense qu’en Méditerranée et l’eau donc plus clémente pour le petit mollusque à coque noire. “Cette année, on s’en tire bien”, dit à l’AFP le mytiliculteur de 56 ans à bord de son vieux bateau diesel, évoquant les 20% de coquillages qui n’ont pas survécu à la canicule marine, qui décime les élevages d’Europe. Car ce coquillage est menacé, au grand désespoir des principaux pays producteurs que sont l’Espagne et l’Italie, où la production baisse inexorablement ces dernières années. Bien sûr, avec son millier de tonnes produits par an contre plus de 54.500 rien que pour la France en 2023, la Bulgarie est encore loin de jouer dans la cour des grands. Mais elle est déjà le premier producteur en Europe de l’Est.- Pleine saison -Avec les eaux de la Grèce voisine qui tendent à se “tropicaliser”, de nouvelles opportunités s’offrent à Nayden Stanev qui compte bien en profiter et fait tout pour adapter sa ferme marine. Car la Méditerranée est l’une des mers qui change le plus vite. Avec une température moyenne en surface de 26,79°C, elle a connu cette année son mois de juillet le plus chaud jamais enregistré, selon Mercator Océan International, opérateur du service Copernicus Marine de l’Union européenne.Si ces hausses de température ne sont pas nouvelles, le changement climatique les rend de plus en plus fréquentes, de plus en plus longues, de plus en plus extrêmes. Avec ses 25,46°C degrés sur la même période, la mer Noire laisse plus de temps aux professionnels pour s’adapter et la baie du cap Kaliakra (nord-est), protégée des courants, demeure privilégiée. En compagnie de ses six employés, Nayden Stanev est sur le pont dès l’aube pour récolter et livrer sa production alors que la saison bat son plein en cette fin du mois d’août.- Gestes ancestraux -Le téléphone de cet ancien commando de marine sonne sans interruption tandis qu’il prend les commandes sur un petit carnet. Ce jour-là, ce ne sont pas moins de dix tonnes de moules qu’il devra livrer.Des centaines de restaurants et les marchands locaux sont très demandeurs, mais aussi la Roumanie voisine. Après une courte traversée, l’équipage atteint les 200 hectares de champs de moules. A la surface flottent des bouées sombres auxquelles sont suspendus de longs filets sur lesquels elles croissent.Sans échanger un mot, les hommes travaillent avec des gestes ancestraux: l’un fait émerger les précieuses coquilles, l’autre les nettoie, un troisième les trie. Les sacs de 800 kilos s’empilent, des cormorans guettent les restes avant que le bateau ne revienne à quai en début d’après-midi, attendu par plusieurs camions frigorifiques. Quelques habitants patientent aussi, munis de seaux pour le dîner en famille. Malgré la bonne récolte, les experts invitent à la prudence. Ici non plus “la mer n’a pas le temps de refroidir, quand le réchauffement est prolongé”, déplore Radoslava Bekova, de l’institut d’océanologie à l’académie bulgare des sciences. “Fragilisée, la moule est vulnérable aux maladies” et l’année dernière, les pertes avaient été très lourdes, rappelle-t-elle.La production de moules dans l’UE est en baisse depuis 2018 tandis que la production mondiale a continué de croître, selon les données de l’Observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l’aquaculture (EUMOFA). En 2023, le volume récolté dans l’UE était inférieur d’environ 21% à celui de 2018.”Le passage durable des eaux à 26°C et plus — seuil de mortalité massive des moules — pendant les pics de demande perturbe la chaîne d’approvisionnement”, constate John A. Theodorou, professeur associé au département des pêches et de l’aquaculture de l’Université de Patras, en Grèce. “Le changement climatique frappe déjà à la porte des producteurs européens”. Dans ce tableau noir, les conchyliculteurs bulgares ont des raisons d’espérer.L’écart de températures “ouvre des débouchés à la moule de la mer Noire, moins exposée aux pressions environnementales”, estime M. Theodorou.Quelque 356.500 tonnes de moules ont été récoltées dans l’UE en 2023, pour une valeur d’environ 463 millions d’euros, d’après les données d’EUMOFA. L’Espagne arrivait en tête avec 155.700 tonnes, suivie de l’Italie (57.279) et de la Grèce (18.000). La Bulgarie représentait, elle, près de 1.100 tonnes. 

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Le plus grand lac du Royaume-Uni suffoque à cause des algues toxiques

Pour la troisième année d’affilée, des algues bleu-vert toxiques ont proliféré sur le Lough Neagh, en Irlande du Nord, au point de donner une couleur de soupe de pois à ce lac, le plus grand du Royaume-Uni, duquel se dégage une odeur d’oeufs pourris. Cet été, l’épaisse couche verte – si étendue qu’elle est visible depuis l’espace – a atteint des records, selon les locaux très préoccupés par l’ampleur de la pollution due à ces algues, dont le nom scientifique est “cyanobactéries”.”Le lac est en train de mourir”, dit Mary O’Hagan à l’AFP, depuis Ballyronan, sur la rive ouest, pendant que des canards se débattent sur des pierres recouvertes d’une couche verte glissante.La prolifération des algues – alimentée, selon les experts, par la pollution industrielle, agricole, les eaux usées et le changement climatique – dévaste la pêche et nuit fortement aux activités nautiques. Les rejets d’engrais provenant de fermes approvisionnant l’industrie agroalimentaire sont considérés comme un des principaux responsables de la pollution. Le déversement d’eaux usées non traitées est également mis en cause.Cette surabondance suscite aussi des inquiétudes sanitaires: environ 40% de l’eau potable d’Irlande du Nord provient du Lough Neagh.Des panneaux interdisant la baignade jalonnent les 125 kilomètres de rives, notamment à Ballyronan, situé à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Belfast, la capitale d’Irlande du Nord. – “Déchirant” -Pendant les années Covid, Mary O’Hagan, 48 ans, nageait dans le Lough Neagh, mais ce n’est plus une option. “Nager ici, face à des levers de soleil spectaculaires, m’a aidée pendant des périodes difficiles de ma vie. C’est déchirant de voir le lac dans cet état aujourd’hui”, dit-elle.Mary O’Hagan fait partie du groupe “Sauvez Lough Neagh”, qui a récemment manifesté pour demander au gouvernement régional d’agir.”Il faut sanctionner les pollueurs !”, dit-elle, réclamant la création d’une agence environnementale indépendante capable de punir les responsables. Régulièrement accusé, le transformateur de volaille Moy Park affirme que le secteur avicole est “fortement réglementé, avec des limites strictes fixées pour la qualité des eaux usées”. La prolifération des algues est un “problème complexe qui ne peut pas être attribué à un seul secteur”, selon un porte-parole.Le changement climatique a également favorisé localement la propagation des moules zébrées, une espèce invasive, dont la capacité à filtrer l’eau peut faciliter la formation des cyanobactéries.- Aucune compensation -Les algues ont décimé les mouches de Lough Neagh, un maillon essentiel de la chaîne alimentaire pour les poissons et les oiseaux, explique Mick Hagan, en lançant sa ligne dans une rivière voisine.”Avant la rivière était pleine de truites, mais c’est fini”, dit cet homme de 38 ans, revenu bredouille.La plus grande pêcherie d’anguilles d’Europe, située sur Lough Neagh, a suspendu ses activités cette année en raison de préoccupations sur la qualité.Mick Hagan appartient à la première génération de sa famille qui ne pêche pas l’anguille dans le Lough Neagh.Il tient un camion à pizzas sur un site de camping-cars près de Ballyronan, mais l’odeur nauséabonde provenant du lac a repoussé les touristes cet été.Selon Gavin Knox, dont la petite entreprise de paddle lancée en 2022 a elle aussi été victime des algues, la puanteur peut se faire sentir à plusieurs kilomètres.”Faire tourner l’entreprise est devenu impossible”, dit-il. “Même s’il reste des endroits sûrs pour pagayer, personne n’en a envie alors que les poissons meurent et que les oiseaux sont couverts de boue verte”. Cet homme de 48 ans, qui s’est endetté pour lancer son entreprise, se dit révolté qu’aucune compensation n’ait jamais été proposée par les autorités. En juillet 2024, le gouvernement régional a lancé un plan d’action, mais moins de la moitié des mesures prévues ont été mises en œuvre. Les autres devraient devraient être réalisées “en 2026 et au-delà”, a indiqué le gouvernement à l’AFP, sans plus de précisions.

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Martine Vassal, candidate de la droite et du centre, veut “reprendre” Marseille

“Nous sommes prêts à reprendre cette ville aux mains de cette gauche”: c’est par ces mots que Martine Vassal a officialisé samedi sa candidature aux municipales à Marseille sous la bannière de la droite et du centre.Deuxième candidate à se lancer après le député du Rassemblement national Franck Allisio, Martine Vassal retente sa chance après sa cuisante défaite de 2020 et le basculement à gauche de la deuxième ville de France, après 25 ans de règne du LR Jean-Claude Gaudin, aujourd’hui décédé. Mais cette fois, c’est différent.A l’époque, “il nous manquait un phénomène fédérateur” mais “cette union, aujourd’hui, nous l’avons”, a déclaré celle qui est déjà présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence, en clôture des universités d’été de Une Génération pour Marseille.Symbole s’il en fallait de cette union travaillée depuis plus d’un an par ce collectif piloté par Romain Simmarano, directeur de cabinet de Renaud Muselier: les présences de l’ex-secrétaire d’Etat et proche du couple Macron Sabrina Agresti-Roubache et de la sénatrice Les Républicains des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer.”On ne peut gagner que si on additionne”, avait lancé à la tribune juste avant le président Renaissance Renaud Muselier de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui a promis de “peser de tout son poids” pour la faire gagner en mars 2026.Dessinant déjà ses propositions, cette ex-cheffe d’entreprise âgée de 63 ans a fait de la sécurité et de l’économie ses priorités. Dans un discours très droitier, cette ex-LR qui se présente désormais comme divers droite a estimé qu'”on peut être attaché à l’ordre, au respect à l’autorité sans être d’extrême-droite”.Marseille sera un point chaud des municipales où le maire divers gauche sortant Benoît Payan n’a pas encore annoncé ses intentions même s’il répète que “pour changer une ville, six ans, ça ne suffit pas”. – “campagnes de caniveau” -Au micro samedi soir, tous ont raillé le “maire non élu”. Une référence à l’écologiste Michèle Rubirola, porte drapeau de l’union de gauche, écologiste et citoyenne du Printemps Marseillais, qui avait été élue en 2020 mais avait jeté l’éponge six mois plus tard pour “raisons de santé”, passant le relais à l’ex-socialiste Benoît Payan.Et si Martine Vassal a réussi à fédérer, ce n’est pas le cas à ce stade des autres camps.Benoît Payan, s’il part, réussira-t-il à refaire une union au moins avec les écologistes ? A ce stade une alliance avec La France insoumise semble exclue et député de Marseille Sébastien Delogu a d’ailleurs déjà promis “une liste insoumise à Marseille”.Sébastien Barles, adjoint écologiste au maire, a de son côté samedi de nouveau appelé à une union allant jusqu’à LFI pour “faire barrage à Martine Vassal”, dénonçant “sa course folle vers le RN”.A l’extrême-droite, Franck Allisio s’est déjà déclaré, fort des trois députés obtenus avec l’alliance RN-Ciotti (sur sept) à Marseille aux dernières législatives et de ses 30% aux élections européennes. Mais pas question à ce stade d’un partenariat avec le sénateur ex-RN et ex-Reconquête Stéphane Ravier, qui a pourtant une notoriété locale plus importante que lui.Franck Allisio a juré vendredi que “beaucoup de personnes de la société civile”, “de la police, justice”, le rejoignaient, dénonçant une nouvelle fois le “binôme socialo-macroniste” Payan/Vassal qui dirigent selon lui Marseille.Outre ses adversaires, Martine Vassal a au moins deux cailloux sur son chemin vers l’Hôtel de ville du Vieux-Port. D’abord, une enquête préliminaire en cours notamment pour détournement de fonds et trafic d’influence après un signalement d’un ancien fonctionnaire au sein du département des Bouches-du-Rhône qu’elle dirige. “Dans cette campagne rien ne nous sera épargné” et “on est déjà victime de campagnes de caniveau”, a-t-elle raillé samedi soir. Ensuite, un élu départemental de sa majorité, le chirurgien Frédéric Collart, travaille à une candidature estampillée société civile.Autre inconnue à Marseille, comme à Lyon ou Paris: un changement de mode de scrutin avec la mise en place de deux urnes, l’une pour élire les membres du Conseil de la mairie centrale et l’autre pour élire les maires de secteur.

Budget: le Medef menace d’une “grande mobilisation patronale” si les impôts des entreprises augmentent

Le président du Medef, Patrick Martin, a prévenu samedi qu’une “grande mobilisation patronale” serait organisée si les impôts des entreprises étaient augmentés dans le cadre du budget 2026, et a dénoncé “une forme de spoliation” dans la taxe Zucman réclamée par la gauche.”Les entreprises ne peuvent pas supporter de nouveaux impôts ou des hausses d’impôts supplémentaires. Au contraire, il est même urgent de desserrer le frein à main pour relancer l’investissement”, a déclaré le dirigeant de la première organisation patronale française dans une interview publiée sur le site du Parisien. “Si les impôts augmentent, il y aura une grande mobilisation patronale”, “au-delà du Medef”, a-t-il ajouté, signalant des adhérents du Medef “très inquiets”. “On ne descendra pas dans la rue. On réunira massivement, comme ce fut le cas par le passé, sous forme de meeting, des milliers de chefs d’entreprise de tout profil, en termes de taille, de secteur d’activité, d’origine territoriale pour bien signifier que nous refusons d’être la variable d’ajustement de politiques qui nous paraissent contraires à la bonne marche de l’économie et à l’intérêt du pays, dans lequel nous jouons un rôle important”. Patrick Martin a souligné que les entreprises françaises étaient “les plus imposées parmi les pays de l’OCDE, déduction faite des aides qu’elles reçoivent”, avec “13 milliards d’euros de prélèvements supplémentaires en 2025”. En contrepartie, il déplore que les entreprises n’ont pas vu se concrétiser la promesse d’une baisse de la CVAE, un impôt de production.   Parmi les lignes rouges du grand patron, qui avait été reçu vendredi soir par le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, figure notamment une taxe sur les très hauts patrimoines dite “Zucman” (du nom de l'”économiste Gabriel Zucman), réclamée par la gauche. “Ce serait un frein terrible à l’investissement et à la prise de risque pour les entreprises. La taxe Zucman intègre l’outil de travail dans le calcul du patrimoine, alors même que l’ISF ne le faisait pas! Pour certaines entreprises ― dans la tech notamment ― qui valent cher mais ne font pas encore de résultats ou ne distribuent pas de dividendes, instaurer cette taxe serait même une forme de spoliation et les condamnerait à la vente”, s’est-il insurgé.Plus généralement, Patrick Martin a estimé que les propositions budgétaires du PS auraient “un effet récessif” dans une conjoncture économique déjà difficile. “C’est presque une provocation pour les patrons de voir que l’État imagine augmenter la fiscalité sans chercher à baisser ses dépenses”, a-t-il lancé. Les économies doivent selon lui porter d’abord sur les dépenses sociales et les frais de fonctionnement, notamment des suppressions de postes de fonctionnaires. Il a rappelé que le Medef s’opposait à la suppression de deux jours fériés, une mesure sur laquelle Sébastien Lecornu est revenu samedi.L’U2P a aussi salué cette décision. “Cette suppression aurait mis à mal les secteurs de l’hôtellerie restauration et du tourisme (…). Par ailleurs la mesure consistant à demander à ceux qui travaillent de travailler plus sans gagner plus, est inacceptable”, a commenté auprès de l’AFP l’Union des entreprises de proximité, troisième organisation patronale représentative.”Demander aux entreprises de cotiser davantage sans garantie de revenus supplémentaires est une façon d’alourdir leurs charges”, a-t-elle ajouté.  

Non-suppression des jours fériés: bonne nouvelle mais insuffisante pour CGT et CDFT

Le retrait de la proposition de suppression de deux jours fériés annoncé par le Premier ministre est une “première victoire” pour la CGT, une “première bonne nouvelle” pour la CFDT, qui reste insuffisante à leurs yeux.Sébastien Lecornu a annoncé samedi le retrait de cette proposition très critiquée et impopulaire, prévue par son prédécesseur François Bayrou.Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, premier syndicat de France, a salué “une première bonne nouvelle”. “Il reste beaucoup à faire pour équilibrer le budget”, a-t-elle cependant nuancé à l’AFP.”C’est une première victoire, ça confirme que nous sommes en position de force et ça nous motive encore plus pour renforcer la grève et les manifestations du 18 septembre”, a réagi de son côté Sophie Binet auprès de l’AFP.”Nous voulons battre le fer pendant qu’il est chaud, envoyer l’ensemble du musée des horreurs du budget Bayrou aux oubliettes de l’histoire et imposer nos priorités – à savoir la justice fiscale, l’abrogation de la réforme des retraites, de l’argent pour nos services publics et l’augmentation des salaires et des pensions”, a-t-elle énuméré.Ce retrait n’est donc “absolument pas suffisant” à ses yeux: “si le Premier ministre pense que le compte sera bon (…), il se met le doigt dans l’œil”. “C’est la première fois depuis huit ans de macronisme qu’on est à ce niveau de colère sociale, donc évidemment c’est bien d’arrêter de vouloir nous voler deux jours de travail mais là c’est toutes les autres mesures antisociales qui doivent être annulées”, a dit Mme Binet à l’AFP.Elle avait averti plus tôt dans la journée qu’elle attendait “des actes immédiats”, notamment sur la réforme des retraites, de la part du Premier ministre.Confirmant qu’elle serait reçue par Sébastien Lecornu “lundi à 11 heures”, la responsable syndicale a affirmé à la Fête de l’Humanité que pour cette rencontre “on va faire un QCM avec deux possibilités, oui, non”. “On va poser des questions très simples. Jour férié: oui, non, désindexation des retraites: oui, non, suppression des postes de fonctionnaires: oui, non, abrogation de la réforme des retraites: oui, non”, a-t-elle énuméré. “A la sortie, dès lors qu’on n’aura pas eu oui, ça voudra dire non, et qu’il faudra se mobiliser encore plus massivement”, a-t-elle ajouté.M. Lecornu avait promis “des ruptures” mardi, lors de sa première allocution en tant que Premier ministre.Il a commencé vendredi à consulter les partenaires sociaux, ouvrant le bal avec la CFDT qui a elle aussi réclamé des preuves de “rupture” avec les orientations budgétaires du gouvernement sortant.”La suspension de la réforme des retraites est impérative”, a de nouveau estimé samedi Marylise Léon. “Nous l’avions demandé avant le début des discussions en début d’année, nos conditions n’ont pas changé et le débat doit avoir lieu au Parlement”, a-t-elle dit.