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Accident mortel dans une usine chimique près de Lyon: les salariés de retour lundi

Les salariés de l’usine chimique Elkem Silicones, près de Lyon, se retrouveront sur le site lundi, pour la première fois depuis l’explosion qui a coûté la vie à deux de leurs collègues. La journée de reprise après les congés de fin d’année, sera “focalisée sur les employés” avec des réunions d’informations, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’entreprise, Guillaume Artois.La reprise de la production n’est prévue que le lendemain, a-t-il ajouté.Le 22 décembre, une explosion est survenue dans un atelier pilote du site, faisant quatre blessés: un ingénieur chimiste, deux techniciens spécialisés et une personne du département santé environnement. Deux d’entre eux, des hommes de 47 et 55 ans, sont décédés dans les jours qui ont suivi. L’origine de l’explosion dans ce site classé Seveso seuil haut, situé à Saint-Fons, au coeur de la “Vallée de la chimie”, au sud de Lyon, est pour l’heure encore indéterminée.Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour blessures involontaires par personne morale et homicide involontaire par personne morale dans le cadre du travail, confiée à la Division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS) et à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS).Les syndicats CGT et CFDT ont indiqué leur intention de se porter partie civile.Le directeur de l’usine, Jean-Pierre Lerat, avait avancé juste après l’accident que la déflagration avait pu être causée par une émanation d’hydrogène “dans un atelier expérimental”.”Il y avait une réaction qui se passait mal et l’équipe est intervenue. Pendant l’intervention, il y aurait eu une émission, probablement d’hydrogène gazeux, qui aurait pu déclencher l’explosion”, avait alors expliqué M. Artois.Le site a bénéficié d’investissements de plus de 25 millions d’euros entre 2019 et 2025 pour la sécurité, la prévention des risques industriels, selon une source proche de l’entreprise. L’atelier pilote, qui avait fait l’objet d’une inspection une semaine avant l’accident, a de son côté reçu un investissement de trois millions d’euros au cours des trois dernières années pour le remplacement de matériel et la réfection d’infrastructures, de même source.

Lutte contre les accidents de transport: des caméras frontales embarquées sur les tramways

Des caméras frontales embarquées vont pouvoir équiper les lignes de tramway et tram-trains en France à titre expérimental jusqu’au 28 juin 2028, indique un communiqué du ministère des Transports vendredi.Le dispositif, entré en vigueur le 27 décembre, est permis par un décret à la loi du 28 avril 2025 sur la sécurité des usagers et des agents dans les réseaux de transports publics.Il ouvre la possibilité aux opérateurs qui le souhaitent, à titre expérimental, pour plus de 88 lignes et environ 1.700 véhicules en circulation, d’équiper leurs matériels roulants de caméras frontales embarquées afin de lutter contre les incidents liés à la présence de véhicules ou de personnes sur les voies des tramways.En 2024, 1.427 collisions avec un tramway par des tiers ont été recensées, faisant 31 blessés graves et 10 tués.La captation des images par caméras frontales permettra de mieux analyser les risques et participera à la formation des conducteurs, indique le ministère, une mesure d’autant plus utile que l’insertion des tramways et tram-trains dans les circulations urbaines génère des risques supplémentaires en matière de sécurité routière, qui “nécessitent d’être analysés afin de pouvoir les éviter et de former les conducteurs”.A la suite d’un avis favorable de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et du Conseil d’Etat, l’utilisation de ces caméras est “limitée à la prévention et à l’analyse des accidents ainsi qu’à la formation” des personnels, a précisé le ministère.L’angle de captation des images des caméras est réduit à 60 degrés par rapport à l’axe de circulation pour éviter de filmer des intérieurs d’immeubles.Un bilan sera réalisé au terme de l’expérimentation, qui sera remis au Parlement “au plus tard le 28 décembre 2027”.En France, le réseau de tramway est présent dans 30 agglomérations et a transporté 1,2 milliard de voyageurs en 2024.

Paris: un homme en garde à vue après avoir volé l’épée d’une statue de Jeanne d’Arc

Un homme a été placé en garde à vue après avoir volé la lame de l’épée d’une statue de Jeanne d’Arc à Paris, dans le 8e arrondissement, a appris vendredi l’AFP de source policière.Vendredi, aux alentours de 10H00, cet homme a escaladé la statue place Saint-Augustin, non loin de la gare Saint-Lazare.Après avoir réussi à arracher la lame de l’épée et quitté les lieux avec, il a été interpellé par la police et placé en garde à vue. Il fera l’objet d’un examen de comportement, a expliqué cette source policière.La statue équestre de Jeanne d’Arc est une oeuvre du sculpteur français Paul Dubois, réalisée à la fin du XIXe siècle.Un temps exposée devant le Panthéon, il s’agit de la seule statue parisienne représentant “La Pucelle d’Orléans” brandissant une épée dans sa main droite.

Le botaniste Francis Hallé, ardent défenseur des forêts tropicales primaires

Alternant coups de gueule, pédagogie et traits d’humour, le botaniste Francis Hallé dont le décès a été annoncé vendredi, a poursuivi pendant des décennies un ardent plaidoyer en faveur des forêts tropicales primaires, quasiment anéanties par l’homme en un quart de siècle.Ce professeur émérite de l’université de Montpellier se décrivait comme “un médecin devant un malade en phase terminale”.”Je ne vais pas le laisser tomber tant qu’il y a encore un espoir de vie”, avait-il lancé au cours d’une rencontre avec l’AFP depuis son bureau où s’empilaient des dizaines de livres et rapports sur ses missions à travers le monde: Java, Sumatra, Guyane, Cameroun, Gabon, Pérou, Madagascar…Dès sa naissance à Seine-Port en région parisienne, au sein d’une fratrie de sept enfants, son père agronome et sa mère qui “adorait les plantes” lui ont “mis cette passion dans la tête”.Sa vocation ne viendra pourtant qu’à l’âge de 20 ans: étudiant à l’université de La Sorbonne, à Paris, il voit se développer sur son balcon une petite plante dont “l’autonomie totale” et “l’altérité fondamentale” le fascinent.En Côte d’Ivoire, où il vit de 1960 à 1968, Francis Hallé rencontre sa première forêt tropicale primaire, non modifiée par l’Homme, celle du Banco, près d’Abidjan. Grâce à une discussion avec un chef baoulé, il développe ce qui deviendra sa spécialité, “l’architecture des arbres”, permettant d’identifier les géants sans avoir accès à leurs fleurs.A cette époque, se souvient-il, ces forêts “paraissaient invincibles”. Le botaniste arpente les sous-bois denses en Afrique, en Amérique, en Asie ou en Océanie, dessinant longuement pour “prendre le temps de faire connaissance avec les arbres, objets complexes en trois dimensions, qui ont parfois des centaines d’années”.En Afrique, le moabi, dont le sommet évasé est perché à 70 mètres, au bout d’un tronc rectiligne, l’a profondément marqué.- Rugissement des tronçonneuses -“Jamais je n’aurais imaginé que ces forêts disparaîtraient sous mes yeux”, avouait Francis Hallé. “La prise de conscience de la menace est venue bien plus tard, dans les années 1980”. Devant le rugissement des tronçonneuses, le botaniste est d’abord “effrayé” puis se dit qu'”il faut agir”.En 1986, en Guyane, Francis Hallé lance, notamment avec un pilote de montgolfière et un jeune architecte, la grande aventure du “Radeau des cimes”. Ce dispositif ingénieux permet enfin aux botanistes de travailler au sommet des arbres, où se trouve la biodiversité la plus riche.Ce grand défenseur du monde végétal s’est dit “étonné du niveau (élevé) de conscience du public” lors de ses multiples conférences mais assurait que “les politiciens s’en foutent”.La déforestation massive vient selon lui d’une “addiction au fric”, de politiciens et de multinationales à la démarche “coloniale”, qui considèrent les forêts tropicales comme “de simples réservoirs de marchandises”. “Aimer les arbres n’implique pas de pratiquer la langue de bois”, se plaisait à souligner celui qui dénonçait régulièrement le rôle de “la Françafrique” dans ce carnage.Les arbres sont apparus bien avant l’Homme et lui “donnent l’air qu’il respire”, rappelait inlassablement ce botaniste qui trouvait l’espèce humaine “d’une stupidité et d’une prétention incroyables”.”Rien n’est plus beau qu’une forêt primaire”, disait aussi en 2019 au journal Le Monde le botaniste, dont l’un des rêves était de réinstaller une forêt primaire de 70.000 hectares en Europe de l’Ouest.Conscient de “partir perdant”, Francis Hallé a continué avec détermination à la fois son travail d’alerte dans les pays riches et de botaniste des tropiques, notamment via l’association fondée en 2019 qui porte son nom et a annoncé vendredi son décès le 31 décembre à 87 ans “chez lui, à Montpellier, entouré de sa famille”.Grand lecteur de poésie, il détestait le jargon scientifique et a été à l’origine et au centre du film de Luc Jacquet “Il était une forêt” (2013).Marié et père de quatre enfants nés sous les tropiques, il a publié de nombreux livres, dont un “Atlas de botanique poétique” en 2016 et “La Beauté du vivant” en 2024.

Landes: une femme retrouvée enterrée dans le jardin de son ex-conjoint

L’ex-conjoint d’une femme de 44 ans, retrouvée enterrée dans le jardin de cet homme jeudi à Mont-de-Marsan (Landes), a été interpellé et placé en garde à vue, selon la police et le parquet.Âgé de 41 ans, celui-ci a déclaré aux enquêteurs avoir “étranglé” son ex-compagne “au cours d’une dispute sur fond d’alcool” le soir de Noël, a indiqué une source policière.Le 28 décembre, la sœur de la victime avait signalé sa disparition à la police, déclarant avoir reçu un SMS indiquant qu’elle voulait “rompre avec sa famille et changer de numéro de téléphone”, a précisé vendredi dans un communiqué la procureure de la République à Mont-de-Marsan, Alexa Dubourg.Une enquête était ouverte et l’ancien compagnon de la quadragénaire, dont elle partageait encore le domicile, était entendu. Il évoquait une relation de couple chaotique marquée par des départs soudains et des conduites addictives de son ex-compagne.Selon lui, le 25 décembre au matin, elle était partie en voiture avec deux individus qu’il ne connaissait pas, en lui disant que l’un d’eux était son nouveau compagnon et qu’ils allaient passer quelques jours en Espagne puis au Portugal.Des témoins confirmaient aux enquêteurs un alcoolisme potentiel de la disparue, ainsi que des ruptures de contact périodiques avec sa famille, mais son entourage proche s’étonnait cependant d’un départ sans sa fille mineure.Le 30 décembre, la police diffusait un appel à témoins et deux personnes rapportaient que la victime leur avait fait part, précédemment, de violences et menaces de mort qu’elle aurait subies de l’ex-compagnon.Jeudi, une perquisition à son domicile permettait de découvrir de la terre fraîchement retournée dans le jardin. Il avouait alors avoir “causé la mort” de son ex-compagne, dont le corps enveloppé dans une housse de couette était retrouvé enseveli, selon le parquet.Une autopsie et la suite des investigations doivent préciser le déroulement des faits et les causes du décès.Le mis en cause a été condamné à dix reprises, entre 2005 et 2011, pour des faits d’atteinte aux biens et des délits routiers. La victime n’avait jamais déposé plainte contre lui.Chaque jour en France, plus de trois femmes sont victimes de féminicide ou tentative de féminicide conjugal, un chiffre en hausse sur un an selon les données 2024 de la mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof) publiées en novembre. mca-kal/ppy/lth

Un nouveau cas de dermatose détecté dans un élevage bovin d’Ariège

Un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détecté en Ariège, où il s’agit du deuxième foyer de cette maladie, selon un bilan actualisé vendredi sur le site du ministère de l’Agriculture.”C’est un troupeau de l’est de l’Ariège, qui était vacciné depuis une quinzaine de jours, et qui va être abattu” vendredi à Léran, a indiqué à l’AFP Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture de l’Ariège. Ce troupeau de 113 vaches était vacciné, comme la totalité du cheptel de l’Ariège. Le ministère précise qu’un “animal vacciné est protégé à partir de 21 jours après l’injection d’une dose de vaccin” et que la maladie peut circuler à bas bruit dans un troupeau avant que des symptômes soient visibles.Ce nouveau cas fait passer à 116 le nombre national officiel de foyers détectés depuis l’apparition de la maladie.Les éleveurs de l’élevage concerné ont accepté le protocole et “ne veulent pas de blocage chez eux”, a précisé Angel Alegre, co-porte-parole de la Confédération paysanne du département, qui organise vendredi un rassemblement à une vingtaine de kilomètres de l’exploitation touchée pour “informer l’État qu'(ils) ne se (laisseront) pas faire, pas abattre”.”C’est assez simple pour l’État, de faire non pas machine arrière, mais machine avant” en faisant évoluer le protocole pour éviter l’abattage total des troupeaux, estime-t-il, tout en admettant ne pas attendre “grand-chose” sur le sujet, lors des rencontres entre syndicats et gouvernement prévues à partir de lundi.”Après vaccination, il faudrait qu’à un moment on passe à un abattage sélectif. Qu’on donne une chance aux vaches immunisées”, a de son côté souligné M. Lacube.Depuis le début de l’épidémie de DNC en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.Dans les dix départements du Sud-Ouest, “68,6% du cheptel”, soit 495.602 bovins, ont été vaccinés contre cette maladie, selon un bilan du ministère de l’Agriculture, actualisé au 1er janvier.Une zone n’est considérée comme vaccinée, selon la réglementation européenne, que lorsque 95% des élevages représentant 75% des bêtes de la zone ont été vaccinés: un seuil atteint dans les départements de l’Ariège et des Pyrénées orientales.

Les nouveaux romans de janvier jouent l’éclectisme

Mélissa da Costa, J.M.G Le Clézio, Delphine de Vigan, Pierre Lemaitre…: d’illustres écrivains vont animer la rentrée littéraire de janvier avec l’espoir d’attirer les lecteurs après une année 2025 plutôt morose pour les libraires.Un peu moins riche que celle de septembre, la rentrée d’hiver propose 363 romans français, soit quasiment autant qu’en 2025, dont 65 écrits par des primo-romanciers, selon les données du magazine Livres Hebdo.- Incontournables -Les lecteurs l’attendaient depuis un an: le 4e et dernier tome de la fresque familiale “Les années glorieuses” consacrée par Pierre Lemaitre à l’après-guerre.Tiré à 250.000 exemplaires, “Les belles promesses” (Calmann-Lévy) plonge les héros de la saga dans un Paris frénétique, celui de la construction du périphérique, mais aussi dans les campagnes frappées par l’exode rural.18 mois après son dernier roman, Mélissa da Costa revient avec “Fauves” (Albin Michel), l’histoire d’un jeune de 17 ans qui fuit un père violent et débarque dans un cirque où il s’initie au dressage des fauves. Un roman “de sueur et de sang” de l’autrice la plus lue de France en 2024.Pilier de la littérature française, Jean-Marie Gustave Le Clézio revient avec “Trois Mexique” (Gallimard), dans lequel le Prix Nobel 2008 dresse le portrait de trois figures mexicaines inspirantes et réaffirme son attachement aux traditions amérindiennes. – Âpres campagnes -Loin du Mexique, la campagne française sert de décor à plusieurs romans de la rentrée, mais la vie y est rude et les destins souvent tragiques. Dans “Acqua” (L’Observatoire), Gaspard Koenig plonge un village normand dans la crise lorsque l’eau vient à manquer au robinet.  Marie-Hélène Lafon raconte, sans fioriture, le huis clos étouffant d’une ferme du Cantal dans “Hors champs” (Buchet-Chastel).Dans “Le visage de la nuit” (L’Iconoclaste), Cécile Coulon marie le conte et la poésie pour narrer l’histoire d’un enfant défiguré qui vit caché et ne sort que la nuit pour trouver refuge dans les bois.- Enjeux brûlants -Après “Les enfants sont rois”, Delphine de Vigan poursuit son exploration des bouleversements liés au numérique dans “Je suis Romane Monnier” (Gallimard). Ou comment retrouver la trace d’une disparue lorsqu’il ne reste que les messages, les voix et la mémoire de son téléphone portable.L’actrice Judith Godrèche, fer de lance de #MeToo en France, “revisite son passé” dans “Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux” (Seuil), un récit dans lequel elle montre comment elle a été “une enfant confrontée au monde des adultes”.Dans “Sicario bébé” (Rivages), Fanny Taillandier raconte la cavalcade d’un jeune couple qui a accepté de réaliser, pour 50.000 euros, un assassinat commandité par un narcotrafiquant. “C’est une histoire de jeunesse, celle qui fait les rêves, les erreurs et les révolutions”, selon l’autrice.- Curieux destins -Eric Vuillard, auteur de “L’ordre du jour”, prix Goncourt 2017, ressuscite dans “Les orphelins, une histoire de Billy The Kid” (Actes sud) le légendaire hors la loi du Far West, mort à 21 ans.Dans “Désertion” (Verticales), François Bégaudeau dresse le portrait d’un jeune homme qui quitte sa ville côtière française pour aller se battre en Syrie où combat le groupe Etat islamique (EI).”De la cuisine il a fait un art et de sa vie un roman”, résume Gautier Battistella en racontant, dans “Bocuse” (Grasset), la vie du célèbre chef Paul Bocuse, “séducteur, aventurier, conservateur et furieusement moderne à la fois”.Deux ans après le triomphe des “Yeux de Mona”, une ode à la peinture traduite en de nombreuses langues, Thomas Schlesser honore la poésie dans “Le chat du jardinier” (Albin Michel), en librairie le 29 janvier.- Nouvelles venues -Le marasme d’une partie du secteur ne fait pas peur à des amoureux du livre qui osent créer de nouvelles maisons d’édition.C’est le cas des Editions Hardies, qui promettent de ne “publier que des livres singuliers” et se lancent avec le nouveau livre de Pascal Quignard, “Il n’y a pas de place pour la mort”, une invitation au vagabondage.La maison “Les corps conducteurs”, créée au sein du groupe indépendant des “Nouveaux éditeurs”, veut promouvoir des “livres électriques”, comme celui du jeune poète Victor Malzac, “Le monstre mur”.