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Los Angeles infestée de maisons toxiques, des mois après les incendies

Neuf mois après les incendies de Los Angeles, Karen Girard ne peut toujours pas réemménager chez elle. La fumée a imprégné les murs, le parquet et les meubles d’un cocktail toxique qui l’oblige à porter un masque chaque fois qu’elle y pénètre.Sa maison est infestée de métaux lourds, notamment du plomb, de l’arsenic ou du zinc, et de substances volatiles toxiques, parfois cancérigènes, comme du cyanure et du furfural. Lorsque les flammes ont rasé les pavillons voisins, mais épargné sa propriété, Mme Girard s’est d’abord crue chanceuse.”J’étais tellement heureuse, je me suis dit que je devrais aller acheter des billets de loterie”, raconte à l’AFP cette habitante de la banlieue d’Altadena. Mais elle a progressivement déchanté, au fil des analyses.”J’ai réalisé que même si la maison est encore là, je risque de la perdre”, sanglote la designeuse de 58 ans.Asthmatique, elle subit de violentes crises à chaque fois qu’elle reste trop longtemps sur place. Au point que son médecin a changé son traitement.Avec 31 morts et plus de 16.000 bâtiments détruits, les incendies de Los Angeles ont surpris par leur ampleur, ravageant la ville d’Altadena et le quartier huppé de Pacific Palisades.- Désastre invisible -Mais au cœur des flammes couvait un autre désastre, invisible: celui de la pollution provoquée par la combustion de tant de constructions, voitures, télévisions et autres objets plastiques. Poussée par des rafales atteignant 160km/h, la fumée toxique s’est infiltrée sous les portes et à travers les bouches d’aération.”La toxicité potentielle du mélange dégagé par ces incendies est probablement beaucoup plus importante que celle des autres grands incendies que nous avons connus aux Etats-Unis, car ils n’ont pas touché autant de structures urbaines”, explique Michael Jerrett, professeur de sciences environnementales à l’université UCLA.Au printemps, son équipe a testé l’atmosphère des communautés incendiées et y a trouvé du chrome hexavalent, une forme cancérigène du chrome, à des niveaux justifiant “une vigilance accrue” des autorités.Ces nanoparticules ont pu être transportées jusqu’à 10 kilomètres des zones sinistrées, affectant potentiellement des dizaines de milliers de personnes, selon lui.”Elle sont tellement petites qu’elles peuvent entrer dans les intérieurs avec une grande efficacité”, avertit-il. “Il est vraiment important que les habitants qui veulent revenir dans leurs maisons les fassent assainir correctement.”Mais la prise en charge par les assurances de cette procédure prohibitive s’avère extrêmement compliquée.Mme Girard est ainsi engluée dans une interminable bataille d’experts. L’hygiéniste qu’elle a engagé recommande de remplacer tous ses meubles et objets, de traiter la charpente de sa maison et de détruire les murs pour les reconstruire.Mais celui mandaté par son assurance assure qu’un simple coup d’aspirateur équipé d’un filtre à air capturant les particules fines suffirait à rendre l’endroit habitable.- Assurances pointées du doigt -“Comment est-ce possible ?”, s’interroge la Californienne, en soupçonnant son assurance de négliger sa santé.”Pour eux, c’est une question d’argent, mais pas pour moi. C’est ma maison. C’est un endroit où je vis depuis plusieurs décennies et où je veux désespérément rentrer”, regrette-t-elle.”Il n’y a pas de normes claires, les compagnies d’assurance peuvent refuser ce qu’elles veulent”, enrage Jane Lawton, fondatrice de l’association Eaton Fire Residents United.Son organisation a cartographié plus de 200 tests effectués sur des habitations d’Altadena. Tous montrent divers degrés de contamination.”Ca va être comme le 11 septembre”, redoute Mme Lawton. Elle rappelle qu’après l’attentat à New York en 2001, le voisinage étendu du World Trade Center a souffert de maladies respiratoires chroniques et d’un taux élevé de cancers.Consciente du problème, la Californie a lancé en mai une task force afin d’imposer aux assurances des règles claires pour indemniser les dommages causés par la fumée.Premier assureur de l’Etat, State Farm souligne avoir “versé plus de 4,5 milliards de dollars” aux victimes des incendies de janvier, et “évalue chaque demande d’indemnisation, y compris celles liées à la fumée, au cas par cas”.Mais pour Priscilla Muñoz, cliente chez eux, l’assureur traîne des pieds. Cette habitante de Pasadena résidant à 1,5 kilomètre de la zone sinistrée a bataillé de longues semaines pour obtenir une indemnisation afin d’être hébergée ailleurs. L’analyse de sa maison, qu’elle a payé 10.000 dollars de sa poche, révèle notamment du plomb. La quadragénaire ne sait toujours pas si l’assurance financera une décontamination et se fait un sang d’encre pour ses deux enfants.”Le plomb (…) ça s’infiltre dans les affaires”, craint-elle. “Je ne veux pas qu’ils se blotissent contre des peluches toxiques.”

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Naissance d’une girafe au parc zoologique de Paris, une première depuis 2019

Une girafe de Kordofan est née le 12 septembre au parc zoologique de Paris, une première depuis 2019, qui marque “une étape importante pour la conservation de cette espèce” en danger critique d’extinction.Le girafon est dès à présent visible dans la maison des girafes, depuis la galerie intérieure accessible aux visiteurs, précise le zoo dans un communiqué. Dans les prochaines semaines, il poursuivra son développement aux côtés de sa mère et découvrira progressivement les enclos extérieurs.La petit femelle est née au coeur d’un groupe de huit femelles, “sous l’attention vigilante de sa mère déjà expérimentée, dont l’instinct maternel s’est exprimé immédiatement”, se félicite le parc, géré par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN). La “relation mère-jeune semble déjà bien établie”, souligne-t-il.Après une gestation de 14 mois, la naissance a eu lieu au petit matin au sein de la maison des girafes du parc, sur un lit de paille. Les girafes mettent bas debout, ce qui implique une chute d’environ deux mètres pour le nouveau-né. La jeune girafe pèse désormais 44 kg pour environ 165 cm, un “petit gabarit pour un girafon”. Elle a été observée en train de téter longuement quelques heures après sa naissance, un “comportement très encourageant” et son “état de santé est jugé très satisfaisant”Elle a fait l’objet d’un “suivi rigoureux” par les équipes vétérinaires et animalières, avec deux premiers contrôles à 24 heures puis à 72 heures: prise de sang, pesée, désinfection de l’ombilic…Il s’agit de la première naissance de girafe au parc zoologique de Paris depuis 2019 et de la 160e depuis sa création en 1934.Chaque année en Europe, une soixantaine de girafons voient le jour pour une population globale de plus de 750 girafes dans les parcs zoologiques européens. Avec cette naissance, le parc zoologique de Paris en accueille onze, dont deux mâles adultes. Les girafes du Kordofan sont classées “en danger critique d’extinction” par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Leur population a chuté de près de 40% en trente ans en raison du braconnage et de la perte d’habitat. 

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Végétalisation, rooftops branchés: Paris à la conquête de ses toits-terrasses

Partagés, végétalisés, branchés: les toits-terrasses parisiens constituent un vivier de potentiels “espaces de vie” encore sous-exploités, qui fait rêver acteurs concernés et politiques, malgré les contraintes techniques et financières qu’implique leur aménagement.L’avenir de Paris peut-il s’écrire perché ? Sur les 128.000 toitures recensées par l’atelier parisien d’urbanisme (Apur) en 2022, 18% sont plates, et donc potentiellement exploitables. “Il y a certainement une aspiration” nouvelle à prévoir des toits “accessibles” et “aménagés” pour les bâtiments neufs comme pour les projets de réhabilitation, soutient Sophie Rousset-Rouvière, déléguée générale de l’Association professionnelle française de la végétalisation de l’îlot bâti et des infrastructures urbaines. Son association co-pilote, avec le principal syndicat du secteur de l’étanchéité, les “Paris Rooftop Days”, événement organisé jusqu’à dimanche pour promouvoir l’aménagement des toits-terrasses de Paris et leurs possibilités en tant qu'”espace de vie”, souligne la professionnelle. Parmi les toits mis en valeur, celui de l’opéra Bastille, exploité depuis 2018 par un projet d’agriculture urbaine mené par l’entreprise Topager.En tout, 2.500 m2 de toiture ont été mis à disposition pour la culture de “tomates, courgettes, courges, pommes, pommes de terre, petits fruits”, liste le maraîcher Arnaud Boudon en arpentant les rangées plantées sur l’un des toits-terrasses du monumental opéra parisien.Il souligne le potentiel d’un tel aménagement, isolant pour le toit du bâtiment et favorisant le développement d’une biodiversité.- 2% des toits parisiens – L’Apur recense 3.500 toitures végétalisées à Paris, soit 2% des toits de la capitale ; un chiffre encore trop bas selon Mme Rousset-Rouvière, qui pointe aussi que 8% des bâtiments neufs en France sont végétalisés aujourd’hui.En cas de réhabilitation pour des projets de végétalisation, de mise en place de panneaux photovoltaïques ou de sécurisation pour l’accès aux usagers, les travaux impliquent “des contraintes techniques” et “un budget” conséquent, souligne-t-elle, d’où les efforts des “Paris rooftop days” pour les justifier.Pour autant, des volontés politiques existent pour donner une utilité aux toits-terrasses. Emmanuel Grégoire, candidat PS à la mairie de Paris, les qualifie de “gisement extraordinaire d’espace supplémentaire”.Perché sur le toit du collège Pailleron, dans le 19e arrondissement, il déroulait jeudi son “projet d’activation des toits”, tandis que derrière lui une classe de troisième était occupée à planter de la mâche dans le potager.Au-delà de l’agriculture urbaine, pour laquelle des programmes municipaux existent déjà, le candidat envisage un accompagnement des copropriétés et des bâtiments publics pour aménager leurs toitures plates en “espaces de jeux” ou de “pique-nique” par exemple. – “Droit au ciel” -Revendiquant un “droit au ciel” pour les citoyens, l’actuel conseiller municipal imagine des “lieux de convivialité associatifs, partagés et pas privatifs”. “Je crois que tout le monde a compris la magie des rooftops, mais aujourd’hui ils sont très largement privatisés.” De fait, la plupart des toits accessibles au public dans la capitale sont pour l’instant ceux d’hôtels, bars et restaurants tendance, qui profitent de leur vue imprenable pour justifier des tarifs plus élevés qu’ailleurs.Au Mama Shelter, chaîne d’hôtels implantée pour la première fois à Paris en 2008, le toit-terrasse relève d'”une vraie volonté d’avoir un extérieur, surtout à Paris”, juge Lou Salomé, responsable commerciale de l’établissement installé dans l’Ouest parisien.”Ca cartonne parce que c’est aujourd’hui ce que les gens recherchent. On est toute la journée dans un bureau… Pouvoir prendre l’air, boire un verre, manger, ça fait tout de suite la différence”, ajoute-t-elle.Une dizaine de rooftops ouvrent chaque année dans la capitale à l’approche de l’été, estime Paul Dufour, créateur de la plateforme événementielle .A la création de son blog en 2015, l’entrepreneur avait comptabilisé 25 rooftops ouverts au public à Paris, contre “environ 150” aujourd’hui.Une explosion en 10 ans qui n’a pas échappé aux organisateurs des “Paris Rooftop Days” qui assurent vouloir favoriser l’accès aux toits “au plus grand nombre”, relève Sophie Rousset-Rouvière.

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Le magnat des mines qui ne voulait plus être un “énorme pollueur”

Amarré à Manhattan à l’occasion d’un mini-sommet sur le climat à New York, un navire détonne. Long de 75 mètres, ce bateau jadis utilisé pour la gestion de plateformes de forage en mer incarne désormais la volonté d’un magnat australien de décarboner son empire minier.Le Green Pioneer, comme il a été rebaptisé, est l’un des premiers bateaux au monde à fonctionner à l’ammoniac, une prouesse technologique qui lui permet de ne pas émettre de gaz à effet de serre.À son bord, Andrew Forrest, qui est à la tête du géant minier Fortescue, assume sans détour: “Nous sommes aujourd’hui un énorme pollueur”.”Mais nous changeons vite. D’ici cinq ans, nous cesserons de brûler des combustibles fossiles”, assure le milliardaire auprès de l’AFP.Alors que le retour au pouvoir de Donald Trump s’est traduit par une marche arrière toute en matière de climat, notamment dans le monde des affaires, ce magnat de l’industrie du minerai de fer, l’une des plus polluantes au monde, assume son cap.Son entreprise investit des milliards de dollars pour verdir ses opérations. Et le Green Pioneer est le premier navire d’une flotte de bateaux à l’ammoniac qu’il ambitionne de construire pour livrer ses marchandises.Contrairement au fioul, la combustion complète d’ammoniac ne produit pas de carbone mais seulement de l’azote et de l’eau, une révolution dans le domaine très polluant du transport maritime.- “Zéro réel” -À 63 ans, Andrew Forrest est un habitué des sommets internationaux, où il côtoie des dirigeants comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour promouvoir sa vision climatique.Alors que d’autres grands entrepreneurs revendiquent leur neutralité carbone grâce à l’achat de “crédits carbone” issus de projets de reforestation ou de captage de carbone, l’Australien dénonce lui une imposture.Ces crédits sont “scientifiquement discrédités”, tonne l’énergique homme d’affaires, dont la fortune dépasse les 16 milliards de dollars selon Forbes. Et d’affirmer qu’il vise lui “le zéro réel”, c’est-à-dire l’arrêt pur et simple des émissions.Y parvenir d’ici 2030 dans l’un des secteurs les plus polluants au monde relèverait de l’exploit. Mais M. Forrest y croit. Son plan repose sur le remplacement d’engins miniers tournant au diesel par d’autres électriques, la construction de vastes parcs éoliens et solaires ou encore le recours à des camions de transport électriques.Il veut même aller plus loin en révolutionnant la manière dont le minerai de fer est transformé en fonte, l’étape la plus polluante, en remplaçant le coke (combustible riche en carbone) par de l’hydrogène “vert”, produit à partir d’énergies renouvelables.”Les engagements climatiques de Fortescue tranchent nettement avec ceux de ses concurrents”, relève auprès de l’AFP Simon Nicholas, spécialiste du secteur à l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis. Même une réalisation partielle de son objectif de traitement par hydrogène serait révolutionnaire, abonde-t-il.- “Probusiness”-Les obstacles techniques restent toutefois considérables: l’hydrogène “vert” demeure coûteux, et il n’est pas certain que cette technique fonctionne pour des minerais de qualité inférieure.S’ajoute à cela l’impact écologique intrinsèque à l’extraction minière.”Détruire des portions de forêts, notamment ses sols, pour mener des opérations minières, même sans énergies fossiles, ce n’est pas du +zéro réel+”, relève ainsi auprès de l’AFP Oscar Soria, du groupe de réflexion environnemental The Common Initiative.L’engagement de M. Forrest, également philanthrope, découle d’une prise de conscience personnelle.En 2014, un accident de randonnée le laisse temporairement en fauteuil roulant. Encouragé par ses enfants, il reprend alors ses études et décroche un doctorat en écologie marine.”Cela m’a convaincu de consacrer toute mon énergie à combattre cette menace (du changement climatique, ndlr), qui est bien plus grave que les enjeux géostratégiques, la politique ou quoi que ce soit d’autre”, confie-t-il.Et alors que l’administration Trump accuse cette lutte de provoquer une catastrophe économique, le milliardaire défend une autre vision.”Ne nous accusez pas d’être antibusiness. Nous sommes les plus probusiness au monde”, clame-t-il, pointant la nécessité pour les industries de s’adapter.

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Philippines: le bilan passe à 11 morts après le passage de la tempête Bualoi

Les autorités des Philippines ont annoncé samedi un nouveau bilan de 11 morts après le passage de la violente tempête Bualoi, qui se dirige vers le Vietnam.Bualoi a balayé vendredi plusieurs îles du centre des Philippines, renversant des arbres et des pylônes électriques, arrachant les toits des maisons et provoquant des inondations qui ont contraint 400.000 personnes à évacuer leur domicile. La petite île de Biliran a été l’une des plus touchées, avec huit morts et deux disparus, a déclaré à l’AFP Noel Lungay, responsable provincial de la gestion des catastrophes naturelles, joint par téléphone. “Il y a eu des inondations massives et certaines routes étaient encore sous les eaux tôt ce matin”, a-t-il décrit, ajoutant que “les personnes évacuées commencent à regagner leurs domiciles à mesure que le temps s’améliore”.Les autorités avaient précédemment annoncé la mort de trois autres personnes sur les îles de Masbate et Ticao, proches de Biliran. Quatorze personnes restent portées disparues dans le centre des Philippines, ont indiqué les autorités, sans plus de détails. Plus de 200.000 personnes se trouvent toujours dans des centres d’évacuation, situés sur la trajectoire de la tempête. Bualoi est arrivée dans la foulée du super typhon Ragasa, qui a fait 14 morts dans le nord des Philippines. Après avoir balayé l’archipel, Bualoi poursuit sa route samedi dans la mer de Chine méridionale et doit atteindre la côte centrale du Vietnam dimanche après-midi, selon le service météorologique des Philippines.Ces tempêtes surviennent alors que parmi la population philippine la colère grandit au sujet d’un scandale de corruption impliquant de faux projets d’infrastructures anti-inondations qui auraient coûté des milliards de dollars au contribuable. Chaque année, au moins 20 tempêtes ou typhons frappent les Philippines ou s’en approchent, les régions les plus pauvres du pays étant généralement les plus durement touchées.Selon les scientifiques, le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses partout dans le monde.

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Une espèce inconnue de rongeur découverte dans la jungle au Pérou

Une équipe de scientifiques péruviens a découvert une espèce jusqu’ici inconnue de petit rongeur dans la jungle du centre du Pérou, ont annoncé vendredi les autorités.Cette souris aux longues pattes et à la dentition étroite, couleur chocolat et dont la queue se termine par un panache blanc a été découverte dans le parc national Tingo Maria, dans la région de Huanuco, et a été baptisée Daptomys nunashae, a indiqué le Service national des zones naturelles protégées par l’Etat (Sernanp) dans un communiqué.”La découverte montre que les zones naturelles protégées hébergent des espèces inconnues de la science, et que leur conservation est indispensable pour la vie naturelle sur la planète”, a ajouté le Sernanp.

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Philippines: 400.000 évacués et 3 morts au passage de la tempête Bualoi

Les autorités des Philippines ont fait évacuer 400.000 habitants et ont confirmé la mort de trois personnes vendredi, après le passage de la violente tempête Bualoi sur l’archipel encore sonné par le super typhon Ragasa qui y a fait 14 morts. Dans la nuit de vendredi, le vent a détruit “la porte, les fenêtres et le plafond de l’église” où des habitants s’étaient réfugiés, a déclaré à l’AFP Jerome Martinez, ingénieur municipal dans la province de Masbate, île située au sud de l’île de Luçon.”C’est l’un des vents les plus violents que je n’ai jamais connus”, a-t-il rapporté, ajoutant que certains enfants avaient subi des blessures légères nécessitant des points de suture.”Je pense que davantage de personnes devront encore être évacuées, car de nombreuses maisons ont été détruites et de nombreux toits ont été emportés. Ils bloquent désormais les rues et les routes”, estime-t-il encore. Quelque 400.000 personnes ont déjà été évacuées dans tout le pays à l’approche de Bualoi, a indiqué vendredi Bernardo Alejandro, responsable de la protection civile, lors d’une conférence de presse.Claudio Yugot, responsable de la protection civile dans la région de Bicol, qui couvre le sud de Luçon, a indiqué vendredi devant les journalistes que trois personnes avaient été tuées lorsque des murs se sont effondrés et des arbres ont été déracinés au passage de la tempête. L’archipel émmerge encore du super typon Ragasa qui a balayé sa partie nord en début de semaine. Vendredi, les autorités philippines ont porté le bilan de Ragasa à 14 morts. Ragasa a également fait 14 victimes à Taïwan. “Nous déblayons quantité de grands arbres et poteaux électriques renversés, car de nombreuses routes sont impraticables”, a déclaré par téléphone à l’AFP Frandell Anthony Abellera, un secouriste de la ville de Masbate, qui se situe dans la région de Bicol.”La pluie était forte, mais le vent était plus fort encore”, selon lui. Le service météorologique philippin a annoncé que la violente tempête tropicale Bualoi pourrait devenir un typhon lorsqu’elle reviendra sur la mer de Chine méridionale tôt samedi matin.- Pêcheurs disparus -Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux et vérifiées par l’AFP montraient des personnes utilisant des bateaux ou pataugeant dans des eaux leur arrivant à la taille pour se déplacer dans les rues inondées plus au sud, dans les îles Visayas, au centre des Philippines.Cinq pêcheurs sont portés disparus dans les îles Visayas après avoir pris la mer mardi, selon le commandant de la station des garde-côtes Kean Gaco, expliquant que les fortes vagues rendaient impossible toute recherche immédiate. “On s’attend à ce que les fortes pluies se poursuivent dans les prochaines heures”, a souligné vendredi Benison J. Estareja, spécialiste météorologique du gouvernement. Plus à l’ouest, le gouverneur de la province du Mindoro oriental, Humerlito Dolor, a raconté que “tout le toit” du complexe sportif local avait été arraché par les vents de Bualoi.Ces tempêtes surviennent alors que parmi la population philippine la colère grandit au sujet d’un scandale de corruption impliquant de faux projets d’infrastructures anti-inondations qui auraient coûté des milliards de dollars aux contribuables. Chaque année, au moins 20 tempêtes ou typhons frappent les Philippines ou s’en approchent, les régions les plus pauvres du pays étant généralement les plus durement touchées.Selon les scientifiques, le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses partout dans le monde.

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La pollution de l’air en Ile-de-France coûte 28 milliards d’euros par an, selon Airparif

La pollution de l’air en Ile-de-France coûte 28 milliards d’euros par an, en raison notamment des impacts sur la santé, selon une étude publiée vendredi par Airparif, qui souligne également que les actions d’amélioration de la qualité de l’air permettent de réduire la facture.Les impacts économiques “de la pollution de l’air en Ile-de-France sont estimés à environ 28 milliards d’euros chaque année, soit plus de 2.200 euros par francilien et par an”, indique l’association de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France dans un communiqué.Les coûts sanitaires représentent à eux seuls 93% de ces dépenses, en raison des décès prématurés et maladies liées à cette pollution, et les coûts inhérents: consultations médicales, traitements, hospitalisations, besoins d’accompagnement social, aménagements du domicile, absences au travail, retraites anticipées, baisse de la productivité au travail, accès à l’emploi plus difficile…Les impacts économiques non-sanitaires regroupent eux la dégradation des bâtiments et la perte de rendements agricoles. Mais, alerte Airparif, ils “sont aujourd’hui largement sous-évalués ne prenant pas en compte l’érosion de la biodiversité, la contribution au changement climatique ou la dépréciation du patrimoine immobilier”.Sont enfin prises en compte les actions engagées pour améliorer la qualité de l’air: politiques publiques de réduction du trafic routier, aide au changement de moyen de chauffage, dispositif de surveillance et information.Airparif a cependant calculé que les actions d’amélioration de la qualité de l’air sur les dix années de 2010 à 2019 ont “permis d’éviter un impact économique de 61 milliards d’euros”, tout en coûtant dix fois moins cher.”Les politiques publiques de diminution de la pollution sur cette période ont été particulièrement efficientes sur le plan économique”, salue ainsi Airparif.L’association souligne qu'”il est difficile d’estimer quelle a été l’évolution des impacts économiques de la pollution de l’air au cours du temps”, et a ainsi utilisé “un des indicateurs pour lequel cela est possible”, à savoir le nombre de décès prématurés attribuables aux particules fines, dont le nombre est passé de 10.350 en 2010 à 6.220 en 2019.”L’amélioration de la qualité de l’air résulte de la combinaison de politiques publiques et de réglementations à plusieurs échelles: européenne, nationale et locale”, souligne Airparif, précisant qu'”au cours des vingt dernières années, ces actions ont permis une diminution forte des concentrations en polluants atmosphériques en Ile-de-France”.

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Venezuela: après le choc des secousses, les habitants relèvent les dégâts

Routes lézardées, murs effondrés et bâtiments fissurés: les Vénézuéliens, encore sous le choc, constatent les dégâts après les séismes qui ont secoué leur pays mercredi et jeudi, sans faire de victimes, dans l’Etat pétrolier de Zulia (ouest). Cette région frontalière de la Colombie, où abondent les installations pétrolières, a été la plus touchée par les secousses qui ont dépassé 6 de magnitude. Le pays n’avait pas connu de tel séisme depuis 2018 (7,3 de magnitude).”C’était très surprenant pour nous tous, nous étions à la maison, avec les enfants (…) et tout le monde est sorti pour se mettre en sécurité”, raconte Dennys Espinoza, 38 ans, à l’AFP.Ce trentenaire habite la municipalité de Baralt, où se situait l’un des épicentres des tremblements de terre.Les autorités vénézuéliennes ont signalé dix séismes et 21 répliques, mais n’ont pas encore fourni un bilan exact.”Nous avons jusqu’à présent 16 maisons totalement perdues. 26 autres présentent des murs fissurés, des toits ou des murs effondrés. La majorité des maisons affectées sont des constructions précaires, ce qui a conduit à leur effondrement”, décrit à l’AFP le maire de Baralt, Samuel Contreras.Dans cette municipalité, les infrastructures ont également été largement touchées. Le principal hôpital a été évacué après l’apparition de plusieurs fissures et des morceaux de plafond sont tombés sous l’effet des vibrations.- “Aller de l’avant” -La circulation a été interrompue sur plusieurs voies présentant de larges fissures dans l’asphalte. L’eau a aussi été coupée, les réservoirs concentrant l’eau ayant été détruits, précise M. Contreras.Jeudi matin, de nombreux commerçants ont gardé leurs portes closes, occupés à réparer les dégâts ou ranger les marchandises jetées à terre. Alí Materano, 33 ans, était sur le point de fermer le magasin où il vend des accessoires pour voitures lorsqu’il a ressenti le premier tremblement. “C’était quelque chose de beaucoup trop fort”, confie-t-il. Le magasin s’est alors fissuré et des débris ont commencé à tomber, raconte-t-il. La deuxième grosse secousse, vers minuit, a fait s’effondrer un mur. “Nous devons aller de l’avant, que pouvons-nous faire d’autre ?”, se résout Materano, qui doit maintenant réparer le local pour pouvoir poursuivre son activité.Dans l’école du village, les rayons de soleil brûlants entrent directement dans les salles de classes par un trou dans le mur.Le sol est jonché de débris. La directrice, Iris Leal, ramasse des dossiers, des cahiers et des jeux. “Pour l’instant, comme je n’ai pas eu de signal (téléphonique) (…) je n’ai pas pu transmettre le rapport de l’institution, je suis bloquée”, commente-t-elle. Les deux secousses les plus fortes ont été ressenties à Caracas, à 700 km à l’est de la capitale du Zulia. Le Venezuela, où environ 80% de la population vit dans des zones à haut risque sismique, n’a pas connu de séisme majeur depuis celui de Cariaco, en 1997, qui avait fait 73 morts. str-ba-mbj-pgf/ms/vgu

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Promettre moins pour faire plus ? La Chine dévoile ses nouveaux objectifs climatiques

Le président chinois, Xi Jinping, s’est engagé à ce que son pays réduise ses émissions nettes de gaz à effet de serre de 7 à 10% d’ici 2035 par rapport au pic à venir de ces émissions, un objectif considéré comme modeste.Mais Pékin a souvent “promis moins et fait plus”, selon des analystes, et son engagement ouvre la voie à des efforts plus ambitieux pour lutter contre le changement climatique.Voici ce qu’il faut savoir:- Pourquoi cela compte ? -La Chine rejette plus de deux fois et demi plus de gaz à effet de serre que les Etats-Unis, et représente près de 30% des émissions mondiales.La trajectoire de la Chine déterminera donc si le monde parviendra à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, par rapport à la période pré-industrielle (1850-1900), et à éviter les conséquences les plus catastrophiques du dérèglement climatique.En vertu de l’accord de Paris de 2015, les pays doivent mettre à jour leurs objectifs climatiques, aussi appelés “contributions déterminées au niveau national”, tous les cinq ans. Beaucoup l’ont fait ou en ont donné les grandes lignes en retard, en vue de la prochaine conférence annuelle de l’ONU sur le climat (COP30), qui se tiendra à Belem au Brésil en novembre.La Chine s’était précédemment engagée, en 2021, à atteindre son pic d’émissions de dioxyde de carbone avant 2030 et à atteindre la neutralité carbone d’ici 2060. Mais elle n’avait jamais donné d’objectif chiffré à court ou moyen terme pour réduire ses émissions.- Ce que Pékin promet – Dans le cadre du nouveau plan, la Chine s’engage, d’ici 2035, à:- Réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre de l’ensemble de l’économie de 7 à 10% par rapport aux niveaux maximaux, tout en “s’efforçant de faire mieux”. Les données du premier semestre permettent d’envisager que le pic d’émissions du pays intervienne dès cette année, ce que les statistiques devront confirmer d’ici l’an prochain. Pour s’aligner sur l’objectif de 1,5°C de réchauffement, Pékin doit réduire ses émissions d’environ 30% en dix ans par rapport aux niveaux de 2023.Les Etats-Unis ont atteint leur pic d’émissions de CO2 en 2007 et les avaient réduites d’environ 14,7% dix ans plus tard. – Augmenter la part des énergies non fossiles dans la consommation totale d’énergie à plus de 30%. A comparer aux 12% qui provenaient des énergies renouvelables modernes en 2021, selon l’Agence internationale de l’énergie.- Multiplier par plus de six la capacité éolienne et solaire par rapport aux niveaux de 2020, pour atteindre 3.600 gigawatts (GW). Cette capacité installée était de 1.400 GW en juillet 2025, selon le Global Energy Monitor.- Augmenter la couverture forestière à plus de 24 milliards de mètres cubes.- Faire des véhicules électriques la norme dans les nouvelles ventes automobiles.- Etendre le système national d’échange de quotas carbone aux secteurs à fortes émissions et établir une “société adaptée au climat”.-  Ce que pensent les experts – Les observateurs s’accordent presque tous à dire que ces objectifs sont largement en dessous de l’effort requis, mais que la Chine est susceptible de les atteindre et surpasser grâce à l’essor de son secteur des technologies dites “propres” (solaire, éoliennes, voitures électriques).”La Chine a souvent promis peu et accompli beaucoup”, estime Andreas Sieber, de l’ONG 350.org.”L’espoir est que la décarbonation réelle de l’économie chinoise ira sans doute plus vite que cet objectif sur le papier”, a commenté Yao Zhe, de Greenpeace en Asie.L’objectif doit être vu “comme un plancher et non un plafond”, commente l’un des meilleurs experts des émissions chinoises, Lauri Myllyvirta, du centre de réflexion CREA.Au rythme actuel de croissance des énergies renouvelables, l’objectif 2035 sera selon lui largement dépassé.Mais il relève que la Chine ne s’est pas engagée à ce que son pic d’émissions soit cette année ou l’année prochaine, ce qui “laisse la porte ouverte à une augmentation des émissions à court terme”, avertit-il.”La bonne nouvelle, c’est que dans un monde de plus en plus guidé par l’intérêt personnel, la Chine est mieux placée que la plupart des autres pays pour faire avancer l’action climatique”, estime Li Shuo, de l’Asia Society Policy Institute.