AFP Top News

Instabilité politique: le “décrochage” économique est “enclenché”, selon le patron du Medef

Le président du Medef Patrick Martin a fait part mardi sur Franceinfo de sa “colère” et de son “inquiétude” au sujet de la situation politique de la France, après la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu qui plonge le pays dans l’incertitude.L’incertitude est telle, selon le patron du Medef, que “le décrochage” économique de la France “est enclenché” face à des pays comme l’Espagne, dont la croissance est “quatre fois supérieure à celle de la France cette année”, ou l’Allemagne, dont “le gouvernement de coalition (…) prend des mesures de soutien massif aux entreprises”. Déplorant des “débats” qu’il juge “très hors sol”, le dirigeant à la tête de la première organisation patronale du pays appelle à “une prise de conscience collective” de la classe politique, alors que quatre chefs de gouvernement se sont succédé en moins de deux ans et qu’aucun consensus ne semble pouvoir être obtenu à l’Assemblée nationale.Le coût de “l’indécision politique” a “été chiffré à 9 milliards de produit intérieur brut de moins cette année” relève Patrick Martin qui “pense que c’est le minimum” que pourrait coûter la situation.  Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), un institut de recherche indépendant OFCE, l’incertitude politique issue de la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024 puis de la censure du gouvernement Barnier en décembre amputera la croissance de 0,3 point de PIB en 2025. 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Une nouvelle espèce de grenouille venimeuse découverte en Amazonie péruvienne

Minuscule, colorée et venimeuse: une nouvelle espèce de grenouille a été découverte par une équipe de scientifiques en Amazonie péruvienne, a annoncé lundi le Service national des aires naturelles protégées par l’État (Sernanp). Dénommé Ranitomeya hwata, cet amphibien ne mesure que “15 mm de long”, a déclaré l’organisme dans un communiqué, sans préciser la date de la découverte. C’est une des “plus petites espèces du genre Ranitomeya”, décrit le Sernanp. Ce groupe se caractérise par des couleurs vives et un comportement reproductif unique. Les mâles recrutent “plusieurs femelles par site de reproduction”, a expliqué l’organisme. Ces grenouilles vivent exclusivement dans les forêts de bambous Guadua. Elles utilisent les cavités creuses des tiges, où l’eau de pluie est stockée, pour se reproduire. La nouvelle espèce a été observée dans le parc national Alto Purús, situé entre les régions d’Ucayalí et de Madre de Dios, à la frontière avec le Brésil. “Cette découverte souligne la valeur des zones naturelles protégées comme refuges pour la biodiversité et des espèces uniques”, a indiqué le Sernanp. 

Crise politique en France: 48 heures de négociations de la dernière chance

Le président français Emmanuel Macron a donné à Sébastien Lecornu, Premier ministre le plus éphémère de la Ve République, 48 heures pour des négociations de la dernière chance, laissant planer la menace d’une dissolution en cas d’échec.Le terrain est au moins glissant, sinon miné, pour le Premier ministre démissionnaire, chargé de dire au chef de l’Etat mercredi soir si un compromis est possible ou non pour ressouder une coalition fissurée, alors que la France est plongée dans une crise politique sans précédent depuis des décennies, aggravant l’impasse née de la dissolution de 2024.En cas d’échec, le chef de l’Etat “prendra ses responsabilités”, a fait savoir son entourage.M. Macron, qui a toujours exclu jusqu’à présent l’option d’une démission, semble ainsi faire planer la menace d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale. Il a précisé qu’en cas de succès, Sébastien Lecornu ne serait pas automatiquement renommé Premier ministre.Dès 09H00 (07H00 GMT), M. Lecornu recevra des chefs de partis et responsables de la coalition gouvernementale et les présidents des deux chambres du Parlement.Troisième Premier ministre désigné en un an depuis la dissolution de l’Assemblée par M. Macron en juin 2024, M. Lecornu, nommé le 9 septembre et qui devait tenir son premier Conseil des ministres lundi, a remis aux premières heures sa démission au président, qui l’a d’abord formellement acceptée.Il a regretté “les appétits partisans” ayant conduit à sa démission, lors d’une brève allocution un peu plus tard. Une allusion claire au patron du parti de droite Les Républicains, Bruno Retailleau, qui a précipité la chute du gouvernement quelques heures après avoir accepté d’y rester.Le ministre de l’Intérieur démissionnaire a assuré lundi soir qu’il ne se sentait “pas du tout” responsable de la crise. La veille, il s’était montré ulcéré par le retour, aux Armées, de l’ex-ministre de l’Economie Bruno Le Maire.Selon une source au parti, Bruno Retailleau devrait être absent de la réunion mardi et a exigé une rencontre bilatérale à Sébastien Lecornu. Les contacts se sont poursuivis dans la soirée de lundi.- “Mauvaise série B” -Sébastien Lecornu “peut réussir”, considérait lundi soir un conseiller de l’exécutif, “s’il décroche la suspension de la réforme des retraites par exemple”, une exigence des socialistes. “C’est trop tard (…) Quelle serait sa légitimité pour prendre des engagements” s’il n’est pas reconduit à Matignon?, a demandé lundi Arthur Delaporte, porte-parole du Parti socialiste. Et le député de railler “une mission impossible”, et une “mauvaise série B”.En cas d’échec, le président français a peu de cartes en main.Hormis cette mission de la dernière chance, il peut dissoudre une Assemblée divisée en trois blocs (gauche, centre et droite, et extrême droite); démissionner comme le voudrait La France Insoumise (gauche radicale); ou nommer un Premier ministre de gauche comme l’ont de nouveau réclamé lundi écologistes et socialistes. Voire faire appel à une personne sans étiquette à la tête d’un “gouvernement technique”.La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, qui plaide pour une “solution claire, nette, franche et massive”, continue de plaider pour la démission d’Emmanuel Macron et avait déposé début septembre une motion de destitution, dont la recevabilité doit être examinée mercredi.Quant au Rassemblement national, il ne trace lui aussi que deux chemins possibles: la dissolution “absolument incontournable”, selon sa cheffe de file Marine Le Pen, et la “démission” d’Emmanuel Macron, qui serait “sage”.Dans la soirée, le parti d’extrême droite et ses alliés ont fait savoir qu’ils “censureront systématiquement tout gouvernement” jusqu’à la dissolution ou la démission du président. 

Colombia’s armed groups ‘expanding,’ warns watchdog

Colombia’s once-weakened armed groups are growing their power again, the country’s ombudswoman told AFP Monday, as the country heads toward its most violent year in a decade.Fueled by renewed competition over drug trafficking routes, cartels and guerilla groups are cementing their control of pockets of the country outside major cities.”There is a very serious dynamic …

Colombia’s armed groups ‘expanding,’ warns watchdog Read More »

Greta Thunberg lands in Greece with expelled Gaza flotilla activists

Swedish activist Greta Thunberg landed in Greece on Monday alongside scores of fellow campaigners expelled from Israel after trying to ship aid to Gaza, AFP journalists saw.The 22-year-old climate campaigner was one of hundreds of people who had boarded a flotilla that tried to break through an Israeli blockade of the war-stricken territory, with many complaining …

Greta Thunberg lands in Greece with expelled Gaza flotilla activists Read More »

Trump says may invoke Insurrection Act to deploy more troops in US

President Donald Trump threatened Monday to use emergency powers against rebellion to deploy more troops into Democratic-led US cities, intensifying his rhetoric as his attempts to mobilize the military face legal challenges.The Republican leader openly mulled use of the Insurrection Act after a federal judge in Oregon temporarily halted a National Guard deployment in Portland, …

Trump says may invoke Insurrection Act to deploy more troops in US Read More »

Fashion Week: Matthieu Blazy déploie sa galaxie chez Chanel

C’était l’événement le plus attendu de cette Fashion Week parisienne: Matthieu Blazy a fait lundi soir ses débuts chez Chanel, avec une première collection qui revisite les codes fondateurs de la maison dans un dialogue entre passé et présent. Sous la verrière du Grand Palais, transformé pour l’occasion en une impressionnante galaxie, le couturier franco-belge de 41 ans a dévoilé une collection printemps-été 2026 conçue comme une conversation avec Gabrielle Chanel, explique-t-il dans un communiqué.”Ce qui est bien, c’est qu’il a continué à jouer avec les codes, ces codes qui sont tellement importants pour la marque, mais en même temps, il s’est donné des libertés dont on a besoin”, expliquait à la presse Bruno Pavlovsky, président des activités mode de Chanel, avant le défilé.Matthieu Blazy se réapproprie en effet l’esprit masculin-féminin propre à la fondatrice de la maison, avec des tailleurs pantalons aux vestes raccourcies et aux manches retroussées, des jupes droites fendues sur le côté ou des chemises qui se portent avec d’imposantes jupes en plumes.Il déconstruit les classiques avec des ensembles en tweed effiloché ou en mailles colorées et ornées de camélias, remet la taille basse au goût du jour, dans une palette très colorée où le rouge domine.Le tout sur une bande-son rythmée et éclectique, plutôt inhabituelle pour la griffe, bien connue de la génération des millenials à laquelle il appartient, des Corrs à MC Solaar en passant par le générique de la série “Dawson”.Avant même que Matthieu Blazy n’apparaisse pour saluer, la salle s’est levée d’un seul élan pour applaudir ce premier défilé. Au premier rang, Nicole Kidman, nouvelle égérie de Chanel, côtoyait Madonna, Pedro Pascal ou encore Penélope Cruz.- “Faire bouger la marque” -Ce premier défilé était le point d’orgue d’une Fashion Week marquée par un renouveau artistique sans précédent.Outre les débuts de Blazy chez Chanel, le voile a également été levé sur la première collection femme de Jonathan Anderson chez Dior et sur les débuts de Pierpaolo Piccioli chez Balenciaga.La nomination, en décembre, de Matthieu Blazy, débauché de Bottega Veneta (Kering), à la tête de Chanel, a été l’un des épisodes majeurs du mercato mode des derniers mois.Le créateur succède à Virginie Viard, bras droit de Karl Lagerfeld puis directrice artistique de 2019 jusqu’à son départ soudain en juin 2024. Il hérite du défi de faire évoluer Chanel tout en préservant l’élégance et l’iconicité qui font son prestige.Avec ses premières créations, “il a ouvert de nouvelles portes. Jusqu’où nous amènerons ces nouvelles portes, je ne sais pas. Mais c’est ce qu’on lui a demandé, c’est de nous amener autre part, de faire bouger la marque”, assure Bruno Pavlovsky. Diplômé de La Cambre, l’école de mode de Bruxelles, Matthieu Blazy n’est pas un novice face aux défis créatifs.Recruté par Raf Simons en 2007, il rejoint Maison Martin Margiela en 2011, où il se fait notamment remarquer pour sa cagoule intégrale incrustée de bijoux, portée sur scène par Kanye West.En 2014, il rejoint Celine auprès de Phoebe Philo, avant de retrouver Raf Simons chez Calvin Klein en 2016, puis Bottega Veneta en 2020. Nommé directeur artistique en 2021, il y impose une vision moderne de l'”intrecciato”, le cuir tressé emblématique de la maison italienne. Jeans trompe-l’œil en cuir, cuissardes sculptées d’un seul tenant et silhouettes en mouvement: sa grammaire séduit critiques et clients, maintenant la croissance de la griffe malgré une conjoncture difficile pour le luxe.L’industrie est en effet confrontée au ralentissement de la demande en Chine, aux droits de douane américains sur ses exportations, et à l’incertitude qui règne sur l’économie mondiale. Chanel n’y échappe pas.L’entreprise a annoncé en mai une chute de 28,2% de son bénéfice net en 2024, à 3,4 milliards de dollars.”Je pense que Chanel en 2024 s’en est bien sorti. Ça aurait pu être beaucoup plus difficile”, tempère Bruno Pavlovsky, tout en soulignant que la maison a “doublé (son) chiffre d’affaires en trois ans.”

Macron donne à Lecornu, démissionnaire, 48 heures pour “d’ultimes négociations”

Emmanuel Macron a donné lundi à Sébastien Lecornu, Premier ministre le plus éphémère de la Ve République, 48 heures pour des négociations de la dernière chance, laissant planer la menace de dissolution en cas d’échec.Ces ultimes tractations ont été accueillies froidement jusque dans le camp présidentiel.”Il y a des décisions qui donnent le sentiment d’une forme d’acharnement à vouloir garder la main”, a taclé le secrétaire général du parti Renaissance Gabriel Attal au 20 heures de TF1. L’ex-Premier ministre, balayé par la dissolution de 2024, a avoué qu’il “ne comprend plus les décisions” du chef de l’État et appelé à “partager le pouvoir”. Il a toutefois indiqué qu’il participerait aux “ultimes négociations”, annoncées par l’Elysée, “afin de définir une plateforme d’action et de stabilité pour le pays”.Sébastien Lecornu, qui dira au chef de l’Etat mercredi soir si un compromis est possible ou non, débutera ses nouvelles tractations mardi à 09H00 en recevant des dirigeants du “socle commun”, la fragile coalition entre le camp présidentiel et le parti de droite Les Républicains dont les signes d’implosion l’ont poussé à démissionner.Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat seront aussi présents. Mais pas Bruno Retailleau, le président de LR et ministre démissionnaire de l’Intérieur, qui préfère des contacts bilatéraux avec Sébastien Lecornu, selon des sources de son parti.En cas de nouvel échec mercredi, Emmanuel Macron “prendra ses responsabilités”, a fait savoir son entourage, semblant laisser planer l’hypothèse d’une nouvelle dissolution. Il a précisé qu’en cas de succès, Sébastien Lecornu ne serait pas automatiquement renommé Premier ministre, son rôle se bornant à ce stade à dire si “des voies de compromis” sont encore possibles.- “Fin de règne” -“La fin de règne de la Macronie est interminable. Qu’ils s’en aillent tous!”, a réagi la cheffe des députés La France insoumise Mathilde Panot, quand la patronne des Ecologistes Marine Tondelier a ironisé sur ce “monde politique en train de s’effondrer et qui s’accroche comme une moule à son rocher”.La journée avait commencé par un coup de tonnerre politique.Troisième Premier ministre désigné en un an depuis la dissolution de juin 2024, Sébastien Lecornu, nommé le 9 septembre, s’est rendu aux premières heures à l’Élysée pour remettre sa démission, quatorze heures seulement après avoir formé son gouvernement. Emmanuel Macron l’a d’abord formellement acceptée.”Les conditions n’étaient plus remplies” pour rester, a déclaré M. Lecornu un peu plus tard, regrettant “les appétits partisans” ayant conduit à sa démission. Une allusion claire au patron de LR Bruno Retailleau qui, dimanche soir, a précipité sa chute quelques heures après avoir accepté de rester au gouvernement.Le ministre de l’Intérieur démissionnaire a assuré qu’il ne se sentait “pas du tout” responsable de la crise. La veille, il s’était insurgé contre la composition de l’équipe Lecornu, critiquant notamment le retour, aux Armées, de l’ex-ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Ce dernier a renoncé à participer au gouvernement dans l’espoir de permettre “la reprise des discussions”.- Démission, dissolution ou cohabitation -Sébastien Lecornu a aussi regretté que son offre de renoncer à l’article 49.3 de la Constitution pour redonner la main au Parlement n’avait “pas permis” d’évacuer la menace d’une censure de la gauche et du Rassemblement national.Il s’agit du gouvernement le plus bref de la Ve République. Sa chute plonge la France dans une crise politique sans précédent depuis des décennies, aggravant l’impasse née de la dissolution.Le président de la République a peu de cartes dans sa main.Hormis cette mission de la dernière chance confiée à son fidèle soutien, il peut dissoudre une Assemblée figée en trois blocs comme le demande le RN, démissionner comme le voudrait LFI ou nommer un Premier ministre de gauche comme l’ont de nouveau réclamé écologistes et socialistes. Ou encore faire appel à une personne sans étiquette à la tête d’un “gouvernement technique”.- Censure “systématique” -Au RN, Marine Le Pen a jugé une dissolution “absolument incontournable” et estimé qu’une démission du chef de l’Etat serait “sage”.Dans la soirée, le parti d’extrême droite et ses alliés de l’UDR ont fait savoir, par la voix d’Eric Ciotti, qu’ils “censureront systématiquement tout gouvernement” jusqu’à la dissolution ou la démission du président. Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon a lui demandé l’examen “immédiat” d’une motion de destitution d’Emmanuel Macron, “à l’origine du chaos”.Le patron des socialistes Olivier Faure, qui avait joué le jeu des négociations jusque-là et réclamait un nouveau vote parlementaire sur la réforme des retraites pour ne pas censurer, a demandé sur TF1 “un changement de cap” avec l’arrivée d’un “gouvernement de gauche” à Matignon.Face à ce nouveau rebondissement de la crise, la Bourse de Paris a terminé en baisse et sur le marché obligataire, le taux d’intérêt à dix ans passait au-dessus de celui de l’Italie. bur-lum-far-fff-sde/hr/dsa