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Manifestations contre la “violence” des préfectures envers les étrangers aspirant à être régularisés

“Rendre visible l’invisible”: une soixantaine de militants de la Cimade, association de défense des droits des migrants ont déambulé jeudi dans le centre de Paris pour dénoncer “la violence” des préfectures à l’encontre des étrangers en quête de régularisation.”Nous sommes là pour dénoncer l’absurdité des politiques migratoires: les sans-papiers sont des personnes qui travaillent et sans qui des pans entiers de l’économie française ne tourneraient pas; certains ont des enfants scolarisés et pourtant les préfectures leur mènent une vie impossible”, dénonce Michèle Boumendil de la Cimade Ile-de-France.”Avec la dématérialisation des procédures, les files devant les préfectures ont disparu, mais la situation ne s’est pas améliorée, au contraire elle a empiré”, explique la bénévole.La Cimade dénonce les “nombreux” refus de renouvellement de titres de séjours pour des personnes installées en France depuis des années, l’absence de réponse et des délais qui s’allongent pour obtenir des rendez-vous en préfecture ou encore des obligations de quitter le territoire français (OQTF) qui se multiplient “sans raison valable”.”Ces décisions conduisent les étrangers à perdre leur travail puis leur logement. On fait tout pour ne pas qu’ils s’intègrent et ensuite on les stigmatise”, déplore Marie Langer munie d’une pancarte autour du cou sur laquelle on pouvait lire “Ouvrez les guichets! Arrêtez la fabrique des sans-papiers”. Des manifestations étaient également organisées dans d’autres villes de France dont Marseille où une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant la préfecture en scandant “Régularisez! Régularisez!” Dans le cortège, Bibiane Togande, bénévole à la Cimade, craint que la France rejoigne les États-Unis: “60.000 personnes se font choper dans des raids organisés par Trump. Des familles qui sont là depuis 15- 20 ans sont séparées”, pointe-t-elle.  Au printemps, plusieurs opérations de contrôles dans les gares ont été organisées contre l’immigration illégale par l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.Les premiers titres de séjour ont légèrement augmenté en 2024 (+0,9%) par rapport à l’année précédente pour atteindre 343.024 en 2024, selon les derniers chiffres consolidés du ministère.En outre, 31.865 personnes sans-papiers ont été régularisées par l’intermédiaire de l’admission exceptionnelle au séjour, soit une baisse de 8,2%. Il s’agit d’une procédure qui permet à un étranger en situation irrégulière de déposer une demande de régularisation pour motif familial, économique (travail dans un secteur en tension) ou étudiant. Le préfet peut l’accepter ou la refuser. 

A peine installé, Lecornu affronte deux motions de censure

Un dernier obstacle avant d’entamer l’examen du budget: deux motions de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, l’une de LFI et l’autre du RN, ont commencé à être débattues par les députés jeudi matin, et devraient être rejetées, dans un scrutin serré, faute de soutien du PS.Le Parti socialiste a pris sa décision après avoir obtenu mardi satisfaction sur plusieurs revendications clés, dont l’annonce par le Premier ministre, dans sa déclaration de politique générale, de la suspension de la réforme des retraites.Cette suspension “n’est qu’un leurre, une tromperie, un subterfuge”, a dénoncé la députée de la France insoumise (LFI) Aurélie Trouvé, en lançant le débat commun aux deux motions à 09H00. “Vous tous qui avez été élus pour abroger la réforme des retraites, allez-vous vraiment vous laisser abuser par cette aumône en trompe-l’œil ?”, a-t-elle lancé aux députés socialistes… absents de l’hémicycle, tout comme la plupart des élus de la droite et du camp présidentiel.Seuls votent en effet ceux qui sont pour la censure. A l’issue des débats, prévus pour durer deux heures et demie, le scrutin sera ensuite ouvert pour trente minutes sur une motion, puis l’autre.Si la gauche ne soutiendra pas la motion du RN, celle de la France insoumise devrait recueillir les voix de l’extrême droite, ainsi que des députés écologistes et communistes.Manqueraient alors environ une vingtaine de députés pour atteindre la majorité (289 voix) qui ferait tomber le gouvernement, tout juste nommé dimanche.Marine Le Pen, qui a défendu dans la foulée la motion de son groupe et de ses alliés ciottistes, s’en est pris “aux partis unis par la terreur de la dissolution” que le RN réclame pour “sortir” le pays “de l’impasse”. Elle a prédit que l’année blanche prévue dans le projet de budget serait “une année noire”.En réponse, Sébastien Lecornu a appelé à “un moment de vérité entre ordre républicain et désordre”, demandant aux censeurs de ne pas “prendre en otage” le budget. – “Quasi-unanime -Combien de députés franchiront le pas en s’affranchissant de la consigne de leur parti?Chez les LR “deux ou trois” devraient voter la censure, selon une source interne.”Quelques votes pour” sont également possibles chez les indépendants Liot, selon une source au sein du groupe centriste.Chez les socialistes, le patron du parti Olivier Faure et le chef des députés Boris Vallaud ont appelé leurs troupes à s’en tenir à la ligne décidée de façon “quasi-unanime”. Mais le député Paul Christophle a fait savoir qu’il censurerait malgré tout: “mon sujet, c’est la justice fiscale et le pouvoir d’achat, il n’y a pas d’engagement du gouvernement sur ces sujets”, a-t-il dit à l’AFP. Cinq députés ultramarins du groupe PS ont également annoncé censurer.Le socialiste Pierrick Courbon dit lui hésiter. Il s’inquiète que la suspension de la réforme des retraites, qui passera selon M. Lecornu par un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale, implique que les socialistes soutiennent ce texte dans son ensemble pour qu’il soit adopté. Or “le PLFSS du budget Macron” n’obtiendra “jamais ma voix”, confie-t-il à l’AFP.Un argument d’ailleurs repris en chœur par La France insoumise, les écologistes et les communistes. – Gouvernement “très fragile” -Ces mesures font partie de l’effort budgétaire prévu par le gouvernement d’une trentaine de milliards d’euros, dont 14 milliards de nouveaux prélèvements obligatoires.Si le gouvernement de Sébastien Lecornu survit, les débats autour du budget, dont le texte a été présenté en Conseil des ministres mardi, pourront enfin commencer à l’Assemblée.La commission des Finances s’en emparera lundi, et il devrait arriver dans l’hémicycle vendredi. Sans recours au 49.3, que M. Lecornu s’est engagé à ne pas utiliser, la bataille entre une gauche désunie, un socle commun fracturé et l’extrême droite s’annonce dantesque, dans des délais très contraints.Les socialistes se réservent d’ailleurs la possibilité de censurer le gouvernement au cours des discussions. Un député Horizons résume: “Je ne pense pas que le gouvernement sera censuré demain, mais il sera très fragile.”

Budget: journée d’action des retraités le 6 novembre, annonce Binet (CGT)

La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a appelé jeudi à la “mobilisation” contre le projet de budget pour 2026, indiquant que celle-ci commencerait “dès le 6 novembre prochain” avec une journée d’action des retraités.”Ce budget est très dangereux. Il faut absolument le modifier en profondeur” et “il va falloir se mobiliser”, a estimé la leader de la CGT sur France 2.”La mobilisation va commencer dès le 6 novembre prochain, avec les retraités qui organisent une journée d’action” car “la pilule est particulièrement violente pour les retraités”, a-t-elle poursuivi.”Ça va être les premières victimes de cette explosion des frais de santé, parce que c’est eux qui ont besoin de se soigner le plus. En plus, ils ont une désindexation de leurs pensions pour 2026. Et en plus, cette désindexation, elle est gravée dans le marbre”, a-t-elle détaillé. “Et la dernière chose, c’est que les retraités aussi auraient une forte augmentation de leurs impôts, avec une remise en cause des abattements”.”Si on fait le cumul de ces trois mesures, on voit que les retraités sont dans le viseur. Tout ça parce qu’on refuse d’aller taxer les plus riches et d’affronter les multinationales et les rentiers”, a martelé la syndicaliste.Interrogée sur la possibilité d’une nouvelle journée nationale de grève interprofessionnelle, Mme Binet a répondu que “ce sont des choses qui se débattent et qui se travaillent dans la durée”, mais “ce qui est sûr, c’est que pour la CGT, l’heure est à la mobilisation” car “s’il n’y a pas de rapport de force, ce budget risque de passer tel quel”. “Ce gouvernement est fragile comme jamais, et donc il faut qu’on continue à garder la main”, a-t-elle estimé.A peine installé, le deuxième gouvernement de Sébastien Lecornu devra affronter jeudi matin deux motions de censure, lancées par l’extrême gauche et l’extrême droite. Elles devraient être rejetées, dans un scrutin serré, faute de soutien des socialistes.Le gouvernement a présenté mardi un projet de budget qui prévoit un effort d’une trentaine de milliards d’euros pour freiner la dérive des finances publiques. M. Lecornu a dans le même temps proposé de suspendre la très impopulaire réforme des retraites de 2023 jusqu’à l’élection présidentielle.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Japon: sept morts dans des attaques d’ours cette année, un record

Sept personnes ont trouvé la mort jusqu’à présent cette année au Japon dans des attaques d’ours, le nombre le plus élevé depuis le début de leur recensement statistique, a indiqué jeudi un responsable du ministère de l’Environnement. Ce chiffre, comptabilisé sur environ la moitié de l’année budgétaire japonaise entamée en avril, représente “le bilan le plus lourd depuis 2006, année du lancement des statistiques”, et dépasse celui de cinq victimes enregistrées pour 2023-24, a indiqué le responsable à l’AFP. Le décès d’un septuagénaire dont le corps a été retrouvé la semaine dernière en forêt dans la région d’Iwate (nord du pays), avec des marques de griffures, a été imputé à un ours après enquête.En comptant les cas mortels, au moins 108 personnes ont été blessées jusqu’à présent pour l’année 2025-2026, qui se terminera fin mars 2026, selon le décompte du ministère de l’Environnement. Ce chiffre est en nette hausse par rapport aux 85 victimes blessés, dont trois sont décédées, enregistrées l’année précédente (achevée en mars 2025), et est à comparer aux 219 de 2023/2024.De plus en plus d’ours sauvages ont été observés au Japon ces derniers années, jusque dans des zones résidentielles, pour des raisons liées au changement climatique et au déclin de la population dans les régions rurales.La semaine dernière, un ours adulte haut de 1,4 mètre a pénétré dans un supermarché de Gunma (région au nord de Tokyo), errant entre les rayons et effrayant les clients. L’animal a légèrement blessé un homme septuagénaire et un autre d’une soixantaine d’années, selon les autorités locales.Le magasin, proche de zones montagneuses, n’avait jamais été confronté à des ours auparavant, a déclaré à l’AFP un responsable de la planification de gestion de la chaîne de supermarchés.”Il est entré par l’entrée principale et est resté à l’intérieur pendant environ quatre minutes”, a-t-il précisé. “Il a failli grimper sur le présentoir à poisson et endommager la vitre. Au rayon fruits et légumes, il a renversé une pile d’avocats et les a piétinés”, a-t-il ajouté. Le gérant du magasin a déclaré aux médias locaux qu’entre 30 et 40 clients se trouvaient à l’intérieur au moment des faits et que l’ours s’est agité en cherchant désespérément la sortie.Le même jour, un agriculteur de la région d’Iwate a été griffé et mordu par un ours, accompagné de son ourson, juste devant sa maison.Un touriste espagnol a également été attaqué début octobre par un ours à un arrêt de bus du village de maisons anciennes de Shirakawa-go (centre du Japon), classé au patrimoine mondial de l’Unesco.Le Japon compte deux espèces d’ours sur son territoire: les ours noirs d’Asie ; et les ours bruns, plus gros, qui vivent sur l’île principale du nord, Hokkaido. Des milliers d’ours sont abattus chaque année dans l’archipel.

Trump indicates approval of CIA action against Venezuela

US President Donald Trump indicated Wednesday he had authorized covert CIA action against Venezuela and said he was considering strikes against alleged drug cartels on land in the South American country.Trump’s comments triggered outrage from leftist Venezuelan leader Nicolas Maduro, who decried “coups d’etat orchestrated by the CIA” and ordered military exercises following a fresh …

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Australian rainforests no longer a carbon sink: study

Australia’s tropical rainforests are among the first in the world to start emitting more carbon dioxide than they absorb, scientists said Thursday, linking the “very concerning” trend to climate change.The world’s rainforests are typically thought of as crucial “carbon sinks” — sucking huge quantities of planet-heating emissions from the atmosphere.Some models predict that increased carbon …

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Ultimes plaidoiries, la défense plaide l’acquittement de Cédric Jubillar

Après neuf avocats des parties civiles et un double réquisitoire demandant 30 ans de réclusion, les avocats de la défense, pugnaces depuis le début du procès mais silencieux dans le prétoire depuis vendredi, reprennent jeudi la parole pour plaider l’acquittement de Cédric Jubillar, à la veille du verdict.Depuis le début de cette dernière semaine d’un procès qui aura duré presque un mois, Mes Emmanuelle Franck et Alexandre Martin, assis devant le box de leur client accusé du meurtre de sa femme Delphine, dodelinent de la tête, lèvent les yeux au ciel, haussent ou froncent les sourcils mais ne disent plus rien.Lundi, au soir de la dernière partie d’un interrogatoire récapitulatif de Cédric Jubillar au cours duquel il avait multiplié les dénégations, ils ont expliqué à la presse qu’ils réservaient désormais leurs propos à leurs plaidoiries.”Cédric Jubillar s’est exprimé, comme il le fait depuis le début de cette procédure, pour dire et répéter qu’il est innocent de ce qu’on lui reproche”, avait déclaré ce soir-là Alexandre Martin.Les contradictions de leur client, pointées par les avocats généraux et les avocats des parties civiles, n’ont porté que sur des “points de détail” alors que “sur les éléments essentiels du dossier (…) il ne s’est jamais contredit”, disait encore l’avocat.- “Subterfuges cruels” -Depuis, deux jours d’audience se sont écoulés et les critiques vis-à-vis de leur travail, de leur stratégie tant à l’audience que devant la presse se sont accumulées.Ainsi, à la veille de leurs plaidoiries, l’avocat général Pierre Aurignac a certes indiqué jeudi comprendre qu’ils se soient élevés contre le “battage médiatique féroce” dont était victime leur client au moment de sa mise en examen en juin 2021.Il a également salué “toute la grandeur du rôle de l’avocat de la défense de se dresser” quand tout le monde accable celui qui est accusé. Mais pour autant, a-t-il rapidement tempéré, Mes Franck et Martin ont, selon lui, “largement succombé aux errements” médiatiques qu’ils dénonçaient, voyant “partout des complots” contre leur client.”La défense s’est fait plaisir à l’audience”, a en outre déploré l’avocat général, regrettant par exemple une convocation à ses yeux inutile à la barre de l’ancien procureur de Toulouse, Dominique Alzéari, ou les attaques contre le directeur d’enquête du dossier, le major de gendarmerie Bernard Lorvellec.Côté parties civiles, Laurent de Caunes, l’un des avocats des frères et soeur de Delphine Jubillar, tout en saluant le talent de ses adversaires, a lui-aussi dénoncé leurs “subterfuges cruels” qui “font un certain mal” aux membres de la famille de la disparue. – “Cartes à jouer” -Lundi, Me Martin défendait encore la stratégie choisie par la défense: “on n’est pas là pour démontrer l’innocence. On est là pour combattre des charges que l’on nous avance comme des preuves de culpabilité”.A l’avant-dernier jour du procès de cette affaire Cédric Jubillar qu’ils savent “exceptionnelle”, notamment “par la pression qui pèse sur ses avocats”, comme le confiait à l’AFP avant le procès Alexandre Martin, ils entendent plaider l’acquittement du peintre-plaquiste de 38 ans parce qu’ils restent “convaincus qu’on ne peut pas condamner un homme sur la base de ce dossier”.”La défense va se battre, la défense est efficace, elle est compétente et connait le dossier à fond”, soulignait jeudi soir Me de Caunes, tout en saluant “deux réquisitoires complémentaires et redoutables”, prononcés par M. Aurignac et son collègue du ministère public, Nicolas Ruff.”Malgré l’impression que peuvent laisser ces réquisitoires, (la défense) aura des cartes à jouer mais ce sera difficile”, anticipait encore ce connaisseur des assises.Toute la journée de jeudi sera consacrée aux plaidoiries de Mes Franck et Martin. L’accusé aura ensuite la possibilité de s’exprimer une dernière fois, vendredi matin, avant que la cour, présidée par Hélène Ratinaud, et les jurés, ne se retirent et délibèrent, pour un verdict attendu dans la journée.

Inceste: sept ans de prison pour les viols de six mineures

Un homme de 46 ans a été condamné mercredi à sept ans de prison par la cour criminelle de l’Allier pour avoir violé sa soeur, ses trois demi-soeurs et ses deux cousines lorsqu’elles étaient mineures, ont indiqué des avocates.Le verdict est très inférieur à la peine de treize ans de réclusion requise par le ministère public, lors de l’audience qui se tenait à huis-clos.”Il ne fera pas appel”, a déclaré l’avocate de cet homme, Me Catherine Etard-Gallot.”C’est incompréhensible pour les victimes car ce n’est pas dissuasif. Elles disent que leur vie est brisée alors que les conséquences pour lui sont nulles, cela donne le sentiment d’une peine symbolique”, a estimé pour sa part Me Vanessa Frasson, avocate des trois demi-sœurs, âgées aujourd’hui de 36, 38 et 40 ans.Une victime a fondu en larmes, d’autres sont en colère à l’issue de ce verdict, a-t-elle ajouté.La peine avec exécution provisoire, accompagnée de cinq ans de suivi socio-judiciaire, a été prononcée avec mandat de dépôt à effet différé, a précisé Me Etard-Gallot. Cela signifie qu’il sera convoqué pour être incarcéré.L’homme était jugé pour des viols et agressions sexuelles commis à partir de 1997, jusqu’en 2009 mais les faits n’ont été révélés qu’en 2020.Les victimes ont expliqué avoir subi des violences sexuelles pour certaines très jeunes, dès l’âge de neuf ans, et parfois jusqu’à leur majorité. Selon elles, leur frère ou cousin les menaçait, leur offrait de l’argent, des cadeaux ou des bonbons pour les faire taire.Lors de l’interrogatoire au fond mercredi matin, l’homme a été confronté au discours des victimes et a indiqué que même s’il ne se souvenait pas de tout ce dont elles l’accusent, elles ne pouvaient pas mentir et qu’il était “plausible qu’il ait commis ces viols”, a expliqué Me Etard-Gallot. “Il a formulé des excuses sincères, leur souhaitant d’avoir la force de se reconstruire, même s’il a conscience qu’il n’est pas pardonnable”, a-t-elle ajouté.Veste bleu marine, barbe de trois jours, légèrement voûté, l’homme marié et père de deux enfants avait décliné son identité à l’ouverture de son procès lundi, avant que la présidente n’ordonne le huis clos, selon la volonté de certaines parties civiles.”Le terreau incestuel sur plusieurs générations ainsi que la violence physique et les actes sexuels dont il a été victime par son père ont créé un adolescent déstructuré”, a réagi son avocate, dénonçant des “actes non cadrés par une réaction parentale qui savait depuis des années et alimentait l’omerta familiale”.L’affaire a éclaté en 2020 lorsque l’une des trois demi-soeurs a révélé avoir été agressée de 10 à 14 ans.La première à déposer plainte en novembre 2020 est une autre sœur de l’accusé, plus âgée, mais les faits étaient prescrits. Six autres plaintes ont suivi pour des violences, elles, non prescrites.

Pesticides et médicaments retrouvés sur tout le littoral français

Des substances pharmaceutiques et des pesticides ont été retrouvés dans des mollusques et de l’eau de mer sur toutes les côtes de l’Hexagone, même dans des endroits éloignés des sources de pollution, selon une étude publiée mercredi par l’Ifremer.Dans le cadre du projet Emergent’Sea, les scientifiques ont analysé plus de 11.300 résultats issus de prélèvements, réalisés entre 2021 et 2023, de la Baie de Somme à la Corse, dans des mollusques (huîtres, moules) ou dans l’eau de mer.Les trois quarts (77%) des substances recherchées ont pu être mesurées au moins une fois dans l’eau de mer. Dans les mollusques, 65% des substances recherchées ont été quantifiées au moins une fois, selon le rapport dévoilé mercredi par le journal Le Monde.En moyenne, 15 substances ont été mesurées par point de suivi dans l’eau de mer, et jusqu’à 28 substances pour certaines zones du littoral. Dix substances en moyenne ont été retrouvées dans les mollusques.”Tous les points échantillonnés présentent des contaminations”, a souligné à l’AFP Isabelle Amouroux, responsable de l’unité Contamination Chimique des Ecosystèmes Marins (CCEM) à l’Ifremer.”C’est la première fois qu’une campagne d’une telle ampleur est réalisée au niveau du littoral: ça nous donne une vision générale de la contamination sur l’ensemble du littoral, pour plus d’une centaine de substances”, a-t-elle ajouté.Les scientifiques ont retrouvé des traces de contamination jusque sur la petite île de Ouessant (Finistère), au large de la pointe bretonne, pourtant éloignée des estuaires déversant les polluants issus du continent. Jusqu’à deux substances pharmaceutiques et quinze pesticides ont été mesurés sur le littoral de cette île.Dans l’eau de mer, les substances les plus souvent retrouvées sont des herbicides et des substances pharmaceutiques, comme le paracétamol, des métabolites du métolachlore (un désherbant) ou l’atrazine, un herbicide redoutable pour la santé, interdit depuis une vingtaine d’années en Europe.Dans les mollusques, la contamination est surtout issue d’herbicides et de produits antifouling (peinture antisouillure pour les coques de bateaux). Il reste désormais à définir des seuils d’effets pour “pouvoir interpréter ces données” et évaluer “s’il existe un risque pour les écosystèmes marins”, a précisé Mme Amouroux, en soulignant qu’il existe également “des effets cocktails difficiles à appréhender”.Financé par l’Office français de la biodiversité (OFB), le projet Emergent’Sea a été mené par des scientifiques de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) avec l’Unité mixte de recherche EPOC (Université de Bordeaux, CNRS).

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Pesticides et médicaments retrouvés sur tout le littoral français

Des substances pharmaceutiques et des pesticides ont été retrouvés dans des mollusques et de l’eau de mer sur toutes les côtes de l’Hexagone, même dans des endroits éloignés des sources de pollution, selon une étude publiée mercredi par l’Ifremer.Dans le cadre du projet Emergent’Sea, les scientifiques ont analysé plus de 11.300 résultats issus de prélèvements, réalisés entre 2021 et 2023, de la Baie de Somme à la Corse, dans des mollusques (huîtres, moules) ou dans l’eau de mer.Les trois quarts (77%) des substances recherchées ont pu être mesurées au moins une fois dans l’eau de mer. Dans les mollusques, 65% des substances recherchées ont été quantifiées au moins une fois, selon le rapport dévoilé mercredi par le journal Le Monde.En moyenne, 15 substances ont été mesurées par point de suivi dans l’eau de mer, et jusqu’à 28 substances pour certaines zones du littoral. Dix substances en moyenne ont été retrouvées dans les mollusques.”Tous les points échantillonnés présentent des contaminations”, a souligné à l’AFP Isabelle Amouroux, responsable de l’unité Contamination Chimique des Ecosystèmes Marins (CCEM) à l’Ifremer.”C’est la première fois qu’une campagne d’une telle ampleur est réalisée au niveau du littoral: ça nous donne une vision générale de la contamination sur l’ensemble du littoral, pour plus d’une centaine de substances”, a-t-elle ajouté.Les scientifiques ont retrouvé des traces de contamination jusque sur la petite île de Ouessant (Finistère), au large de la pointe bretonne, pourtant éloignée des estuaires déversant les polluants issus du continent. Jusqu’à deux substances pharmaceutiques et quinze pesticides ont été mesurés sur le littoral de cette île.Dans l’eau de mer, les substances les plus souvent retrouvées sont des herbicides et des substances pharmaceutiques, comme le paracétamol, des métabolites du métolachlore (un désherbant) ou l’atrazine, un herbicide redoutable pour la santé, interdit depuis une vingtaine d’années en Europe.Dans les mollusques, la contamination est surtout issue d’herbicides et de produits antifouling (peinture antisouillure pour les coques de bateaux). Il reste désormais à définir des seuils d’effets pour “pouvoir interpréter ces données” et évaluer “s’il existe un risque pour les écosystèmes marins”, a précisé Mme Amouroux, en soulignant qu’il existe également “des effets cocktails difficiles à appréhender”.Financé par l’Office français de la biodiversité (OFB), le projet Emergent’Sea a été mené par des scientifiques de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) avec l’Unité mixte de recherche EPOC (Université de Bordeaux, CNRS).