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Typhon Ragasa : la rupture d’une digue fait au moins 14 morts à Taïwan (nouveau bilan)

Au moins 14 personnes sont mortes après la rupture d’une digue naturelle formée sur une rivière par un glissement de terrain dans l’est de Taïwan, ont annoncé mercredi les autorités de l’île.Le précédent bilan de 17 morts dans le comté de Hualien, à l’est de l’île où a eu lieu la catastrophe, a été revu à la baisse, en raison de décès comptés deux fois. Les autorités locales tentent toujours de confirmer le nombre de personnes portées disparues.”C’était comme l’éruption d’un volcan…. Les eaux boueuses de la crue ont déferlé directement sur le premier étage de ma maison”, a raconté à l’AFP Hsu Cheng-hsiung, 55 ans, un responsable de quartier de Kuang Fu.La rupture, qui s’est produite mardi alors que le super typhon Ragasa frappait l’île, a libéré les eaux d’un lac qui s’était formé dans la partie supérieure de la rivière Mataian, emportant un pont, inondant une ville voisine et piégeant des centaines de personnes.”Le temps est compté” pour les secours, a déclaré la ministre de l’Intérieur Liu Shyh-fang lors d’une conférence de presse.Elle a précisé que le gouvernement taïwanais allait continuer de surveiller le lac, même s’il est prévu que la pluie se calme dans la soirée.Le niveau de l’eau dans le lac a baissé de 75%, a annoncé l’agence semi-officielle Central News Agency, citant le gouvernement.Dans la commune de Kuang Fu, des journalistes de l’AFP ont traversé des rues recouvertes d’une épaisse boue grise après les inondations, constatant que des arbres tombés bloquaient le passage.Des voitures et scooters accidentés gisaient au bord de la route ou étaient empilés les uns sur les autres, et certains portails métalliques et toits de maisons étaient détruits, avec des meubles éparpillés dans les rues.Les habitants ont confié qu’il y avait trop de boue pour nettoyer par eux-mêmes et que davantage d’aide pour le nettoyage était attendue demain.”J’avais très peur… À environ 500 mètres devant moi, le ruisseau s’est soudainement transformé en inondation”, a déclaré Shih Hui-mei, une personne venue volontairement en aide à la communauté.”J’ai entendu la police crier dans la rue a l’aide d’un haut parleur: ‘L’eau arrive, courez!’,” a-t-elle déclaré à l’AFP depuis un abri de fortune.Le premier ministre Cho Jung-tai s’est rendu sur place mercredi, promettant de venir en aide aux sinistrés.Les autorités devront, selon le ministre, enquêter sur la raison pour laquelle “les ordres d’évacuation n’ont pas été exécutés dans la zone affectée”, ce qui a entraîné des pertes humaines.Taïwan fait régulièrement face à des typhons entre juillet et octobre.Le changement climatique augmente toutefois leur intensité, avec de fortes précipitations, des crues soudaines et de puissantes rafales de vent, selon les scientifiques.

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Le monde répond à Trump sur le climat, la Chine en tête

Les dirigeants de 120 pays défendront mercredi lors d’un mini-sommet à New York la poursuite de la lutte contre le dérèglement du climat, un jour après la charge de Donald Trump, même si beaucoup sont eux-mêmes encore loin de dépenser assez face à l’effort requis.”C’est la plus grande arnaque jamais menée contre le monde”, a déclaré le président américain mardi à l’ONU. Les prévisions climatiques viennent de “gens stupides qui ont fait dépenser des fortunes à leurs pays”.Mercredi, le Premier ministre chinois Li Qiang sera le premier dirigeant à la tribune pour offrir un contrepoint. Son pays, dont les usines, les centrales, les véhicules et autres activités rejettent près de 30% des gaz à effet de serre de l’humanité, est attendu sur un chiffre crucial: son engagement de réduction des émissions d’ici 2035. Jamais la Chine ne s’est engagée à un chiffre précis à court ou moyen terme. Elle s’est fixé la neutralité carbone d’ici 2060 et promettait jusqu’à présent d’atteindre un pic avant 2030, ce qu’elle semble en voie de réaliser avec cinq ans d’avance grâce à l’essor formidable du solaire et des voitures électriques. La plupart des pays riches ont passé leur pic depuis des décennies mais n’ont pas de plan crédible pour aller jusqu’à zéro dans 25 ans.Les discours s’enchaîneront à partir de 14H00 (18H00 GMT). Des dizaines de pays vulnérables sont au programme, dont l’Etat antillais de Saint-Christophe-et-Niévès.Son Premier ministre, Terrance Michael Drew, déclare à l’AFP qu’il profitera de la tribune pour montrer que le changement climatique est bien une réalité, répondant respectueusement à Donald Trump: les algues qui prolifèrent, les tempêtes qui arrivent plus tôt…”Tout cela est causé par un changement climatique accéléré, qui menace notre pilier économique le plus important: le tourisme”, explique le dirigeant.”Tous les regards sont tournés vers la Chine”, dit à l’AFP Li Shuo, expert au centre de réflexion Asia Society Policy Institute, bien renseigné à Pékin.Lui s’attend à un objectif de réduction conservateur, autour voire en dessous de -10% sur les dix prochaines années. Une trajectoire qui décevra par rapport à l’effort général requis, mais aura le mérite de démontrer l’attachement de Pékin au multilatéralisme climatique.- COP30 difficile -Le secrétaire général Antonio Guterres n’a convié au sommet que les pays prêts à présenter un engagement pour 2035. C’est une obligation de l’accord de Paris de 2015: les pays membres, soit la quasi-totalité de la planète sauf une poignée dont l’Iran, la Libye, le Yémen et bientôt les Etats-Unis, fixent librement leurs objectifs mais doivent les rehausser tous les cinq ans. L’Inde est l’autre grande absente du sommet, avec les Etats-Unis.Même parmi les invités, beaucoup restent de grands producteurs ou consommateurs de pétrole et de charbon, et les engagements s’annoncent peu ambitieux.La plupart des feuilles de route ont du retard, le plus spectaculaire étant celui de l’Union européenne, où France et Allemagne négocient des garanties financières pour la transition de leur industrie.”Il y a un défaut d’ambition de la part des pays qui sont traditionnellement des leaders, et qui deviennent des traînards sur le climat”, a déclaré Ilana Seid, diplomate des îles Palaos qui représente un groupe de petites îles.Ce qui renforce l’attente pour la feuille de route chinoise. Elle permettra de recalculer la trajectoire mondiale avant la conférence de l’ONU en novembre au Brésil (COP30), qui s’annonce difficile.”Les COP ne sont pas des événements isolés. Elles reflètent les tensions géopolitiques”, dit à l’AFP la directrice générale de la COP30, Ana Toni.

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Le typhon Ragasa s’abat sur le sud de la Chine, après avoir fait 17 morts à Taïwan

Au moins 17 personnes sont mortes à Taïwan des suites de la rupture d’une digue provoquée par le passage du super-typhon Ragasa, dont les pluies torrentielles et les vents violents balaient mercredi après-midi le sud de Chine.Le eaux de la digue du lac de Mataian ont déferlé sur des habitations à Hualien, dans l’est de l’île de Taïwan. Au moins 17 personnes sont mortes et 18 autres blessées, ont annoncé les autorités de l’île.”Dix-sept personnes restent portées disparues. Le temps est compté,” a déclaré la ministre de l’Intérieur Liu Shyh-fang lors d’une conférence de presse.L’Agence nationale des incendies à Taïwan avait initialement évalué le nombre de personnes disparues à 152, avant de préciser avoir pu entrer en contact avec plus d’une centaine d’entre elles.Le super typhon Ragasa s’est ensuite abattu sur le sud de la Chine, dans le Guangdong, une région où vivent plus de 125 millions de personnes. Les journalistes de l’AFP présents dans la ville de Yangjiang ont vu des débris voler et des rafales arracher les publicités des bâtiments.”Ragasa a touché terre le long de la côte de l’île de Hailing, dans la ville de Yangjiang, dans la province du Guangdong, vers 17H00″ (09H00 GMT), a déclaré l’agence nationale météorologique dans un communiqué publié sur le réseau social chinois Weibo.- Arbres déracinés -“A certains endroits, l’eau est montée jusqu’au deuxième étage d’une maison et elle a atteint environ un étage dans le centre-ville, où l’eau est en train de se retirer”, a déclaré mardi à l’AFP Lee Lung-sheng, chef adjoint du service d’incendie du comté.A Yangjiang, sur la trajectoire du typhon, des vents puissants ont arraché des enseignes de bâtiments, déraciné des arbres et détruit des clôtures, ont constaté des journalistes de l’AFP.Pendant plusieurs heures, les vents produits par Ragasa ont secoué les bâtiments et d’intenses précipitations se sont abattues dans cette ville qui compte plus de deux millions d’habitants.Des journalistes de l’AFP ont vu des camions de pompiers circuler dans des rues quasi-désertes, avec des rafales de vent qui ont arraché des branches et renversé des motos garées au bord de la route.A Hong Kong, où Ragasa a frappé dans la nuit et la matinée de mercredi, les services météorologiques hongkongais ont rétrogradé un peu plus tard dans la journée leur niveau d’alerte, placé à son maximum jusqu’ici.Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux et authentifiée par l’AFP montre les portes vitrées d’un hôtel situé sur le littoral sud du territoire brisées par les vagues et l’eau envahir sa réception.L’accident n’a pas fait de blessés, selon un porte-parole de l’hôtel.Les autorités de Hong Kong ont déclaré mercredi midi que 90 personnes avaient été soignées pour des blessures subies pendant la période du typhon dans les hôpitaux publics.- Ecoles fermées -Les camions de pompiers ont sillonné des rues presque désertes, tandis que les vents renversaient les motos garées sur les trottoirs. Le service météorologique a indiqué qu’au moment où le typhon a touché terre, la vitesse maximale du vent près du centre de la tempête était de 145 kilomètres à l’heure.Un journaliste de l’AFP a vu des vagues de près de cinq mètres de hauteur s’abattre sur une promenade en bord de mer.Hong Kong avait pris les devants, fermant les établissements scolaires dès mardi et suspendant les vols jusqu’à jeudi matin. Les services de transport de surface sont également interrompus jusqu’à nouvel ordre.Les autorités ont demandé aux habitants des zones basses d’être particulièrement vigilants face aux risques d’inondations et ont ouvert 50 centres temporaires où 810 personnes se sont réfugiées. Des rafales d’au moins 206 km/h ont été relevées à Ngong Ping, sur les hauteurs de l’île de Lantau (ouest).La Bourse de la ville a modifié ses règles cette année afin de maintenir les marchés ouverts pendant les typhons, son opérateur ayant déclaré à Bloomberg News qu’il “surveillait de près” la situation.Selon les scientifiques, le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses partout dans le monde.

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Au Pakistan sous la mousson, pour les journaliers, le danger ou le chômage technique

De l’eau brunâtre jusqu’à la taille, Abdullah Abbas pousse sa mobylette dans les rues inondées de Lahore. Mousson ou pas, ce jeune Pakistanais doit absolument amener le repas qu’il livre dans les temps, au risque de perdre son propre gagne-pain.”Si ma livraison n’arrive pas, mon compte va être fermé et je n’aurai plus d’argent”, explique à l’AFP ce bachelier de 19 ans, jeans trempé au-dessus de sandales qui ne le protégeront pas des bactéries et autres insectes flottant dans les trombes d’eau venues du ciel ou les remontées des canalisations.Le risque d’électrocution ou de maladie? “Ca m’est égal”, balaie-t-il d’un revers de la main. “Je dois payer mes études” et nourrir la famille, poursuit-il dans le dédale chaotique des ruelles du Vieux Lahore, l’une des villes les plus polluées au monde.Depuis fin juin, les pluies torrentielles, glissements de terrains et autres crues provoqués par la mousson ont fait un millier de morts dans le pays de 255 millions d’habitants. L’eau stagne encore mais quand elle redescendra, les dégâts sur l’agriculture et les infrastructures, déjà déliquescentes, se verront au grand jour, alors que le pays n’a jusqu’ici dédié que très peu de fonds à l’adaptation.Dans ces conditions, Abdullah Abbas dit ne pas avoir le choix: dans l’eau, sous des déluges de pluie ou dans l’air pollué du smog hivernal, il sort avec sa moto.- “Clients grossiers” – En travaillant plus de 10 heures par jour 7 jours sur 7, il pourrait atteindre le salaire moyen pakistanais d’environ 125 euros.Mais ce calcul se base sur “les bons jours, à 2.000 roupies”, six euros. Les jours de grande pluie, ce revenu tombe souvent à zéro, ajoute-t-il.Mi-août, le Pakistan avait connu 50% de précipitations de plus que sur la même période en 2024, selon les autorités. Pluies diluviennes et sécheresses intenses se multiplient, sous les effets du changement climatique.Dans la capitale économique, Karachi, s’ajoutent des canalisations peu nombreuses ou bouchées par les déchets qui débordent à la moindre précipitation, un système de traitement des déchets inexistant, des routes trop basses et rapidement submergées, de mauvaises infrastructures ou encore un urbanisme anarchique, accuse un rapport de la Commission pakistanaise des droits humains (HRCP).Pour Mohammed Khan, également livreur à Karachi pour la plateforme singapourienne Foodpanda, ces jours d’inondations sont aussi synonymes d’angoisse.  “Les clients deviennent grossiers et il faut qu’on gère tout le stress”, raconte à l’AFP ce Pakistanais de 23 ans. – “La pluie, malédiction des pauvres” – Des clients, Zahid Masih, maçon de 44 ans, sait qu’il n’en verra pas dès qu’il aperçoit les premières gouttes.Aujourd’hui, ce journalier retente sa chance, avec plusieurs autres manoeuvres qui attendent que passe un chef de chantier pour embarquer quelques travailleurs.”Il y a du boulot, mais seulement quand la pluie s’arrête. Quand il pleut, il n’y a rien”, affirme ce père de trois enfants qui dit ne pas avoir travaillé depuis quatre jours. Au Pakistan, la majeure partie de l’économie est informelle et ce sont ces travailleurs journaliers qui la font vivre, sans protection sociale.Selon le rapport Fairwork de l’Université d’Oxford, un demi-million de Pakistanais, soit 2% de la population active, travaillent pour six plateformes digitales qui ont toutes le niveau le plus bas de “standards de travail équitable”.Mais pour Zahid Masih, dans un pays où 45% des habitants sont pauvres, “rester à la maison à ne rien faire n’est pas une option: les étagères ne vont pas se remplir toutes seules”.Mounir Ahmed a décidé de devenir taxi-moto pour être son “propre patron”. Mais les jours de pluie, il sait qu’il ne ramènera rien pour nourrir sa famille et payer l’école de ses enfants.”Quand il pleut, les gens prennent plutôt des touk-touks ou le bus, donc je n’ai pas de client”, dit l’homme de 38 ans. “La pluie, c’est une malédiction pour les pauvres”.

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TotalEnergies désigné pour construire un parc éolien géant en mer au large de la Normandie

TotalEnergies a remporté, conjointement avec l’allemand RWE, l’appel d’offres du projet éolien en mer “Centre Manche 2”, plus grand programme d’énergie renouvelable en France, qui alimentera l’équivalent d’un million de foyers en électricité, a annoncé mercredi le gouvernement démissionnaire.L’investissement global s’élève à 4,5 milliards d’euros, le plus important de TotalEnergies dans l’Hexagone depuis une trentaine d’années, a précisé le groupe dans un communiqué séparé.Après le démarrage de la production prévu en 2033, ce parc éolien “alimentera en électricité verte l’équivalent de plus de 1 million de foyers français”, avance-t-il. “Nous sommes très fiers d’avoir remporté cet appel d’offres pour la construction du plus grand parc d’énergie renouvelable en France à ce jour”, s’est félicité Patrick Pouyanné, le PDG du groupe.Le projet “traduit le très fort attachement de notre compagnie à notre pays”, a-t-il ajouté.La France s’est donné comme objectif de disposer de 45 GW d’électricité issue de l’éolien en mer à horizon 2050. L’attribution de l’appel d’offres à TotalEnergies “porte à près de 7,8 GW la puissance cumulée” des programmes en service, en construction ou en cours de développement sur les côtes françaises, a souligné le ministère de l’Energie. Quatre parcs éoliens sont actuellement en exploitation en France, dont Saint-Brieuc, Fécamp et Saint-Nazaire, tous d’un peu moins de 500 MW. D’autres, comme Dieppe-Le Tréport et Yeu-Noirmoutier, également d’un peu moins de 500 MW, sont en construction ou en cours d’achèvement.Ce nouveau parc éolien en mer est le premier octroyé à TotalEnergies dans l’Hexagone. Il jouxte celui de Centre Manche 1, d’une puissance de 1 gigawatt, exploité par EDF renouvelables et Maple Power, dont les travaux doivent débuter en 2028 pour une entrée en service en 2032.”Avec ce second projet, la puissance éolienne en développement dans la zone +Centre Manche+ est donc portée à environ 2,5 GW, avec l’objectif de produire, à l’horizon du début des années 2030, l’équivalent de la consommation électrique d’environ 2 millions de foyers français”, selon le ministère.En revanche, un autre parc, situé en Sud-Atlantique au large de l’île d’Oléron, “n’a fait l’objet d’aucune offre au terme de la période de candidature”, a-t-il indiqué. Neuf candidats avaient dans un premier temps été préqualifiés, dont les français Engie, EDF Renouvelables, TotalEnergies, l’italien Eni ou encore l’allemand RWE.- Environnement et pêche -TotalEnergies, qui reste une des “majors” pétrolières mondiales, s’est donné pour objectif de produire 20% d’électricité, essentiellement d’origine renouvelable, sur le total de sa production d’énergie en 2030, le double par rapport à aujourd’hui.Le groupe dispose d’un portefeuille de projets éoliens offshore en Allemagne, au Royaume-Uni, en Corée du Sud, à Taïwan, aux Etats-Unis et aux Pays-Bas.Et alors que RWE, candidat à l’appel d’offres 8 lors de son lancement en 2022 mais qui veut désormais réduire ses investissements dans les renouvelables, a émis le souhait de quitter le consortium, TotalEnergies indique qu’en cas de départ du groupe allemand, il “poursuivra le projet en assumant l’ensemble des engagements du consortium, tout en veillant à trouver un nouveau partenaire”.L’ex-Total a changé sa dénomination sociale en 2021 pour devenir TotalEnergies et sceller sa transformation en compagnie multi-énergies, présente notamment dans les renouvelables.Malgré des critiques sur les éoliennes, il promet que Centre Manche 2 va “générer de fortes retombées économiques pour la Région Normandie” avec jusqu’à 2.500 personnes employées pendant les trois années de construction du champ éolien.TotalEnergies entend faire de ce projet “une réussite industrielle tout en s’assurant de son acceptabilité par le territoire”, a promis Patrick Pouyanné. Le lauréat “a pris des engagements sur l’économie locale et sur l’environnement, au travers notamment du recyclage des éoliennes (pales et aimants compris) et du recours à des PME” locales, a souligné le ministère.TotalEnergies, qui est régulièrement mis à l’index par les associations environnementales, va notamment consacrer 45 millions d’euros pour “éviter, réduire et compenser les impacts du projet” et s’engage à veiller à la bonne coexistence du parc avec les pêcheurs dans la région.

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Le typhon Ragasa s’abat sur le sud de la Chine, après avoir fait 15 morts à Taïwan

Au moins 15 personnes sont mortes à Taïwan des suites de la rupture d’une digue provoquée par le passage du super-typhon Ragasa, dont les fortes pluies et les vents violents balaient mercredi après-midi le sud de Chine, où Hong Kong reste en alerte.”Ragasa a touché terre le long de la côte de l’île de Hailing, dans la ville de Yangjiang, dans la province du Guangdong, vers 17H00″ (09H00 GMT), a déclaré l’agence nationale météorologique dans un communiqué publié sur le réseau social chinois Weibo.Les pluies torrentielles provoquées par le super-typhon à Taïwan ont entraîné la rupture de la digue d’un lac, dont les eaux ont déferlé sur des habitations à Hualien, dans l’est de l’île, selon une vidéo obtenue par l’AFP.Au moins 15 personnes sont mortes et 18 autres blessées, ont annoncé les autorités de l’île.”A certains endroits, l’eau est montée jusqu’au deuxième étage d’une maison et elle a atteint environ un étage dans le centre-ville, où l’eau est en train de se retirer”, a déclaré mardi à l’AFP Lee Lung-sheng, chef adjoint du service d’incendie du comté.L’Agence nationale des incendies à Taïwan avait initialement évalué le nombre de personnes disparues à 152, avant de le baisser à 17, en précisant qu’ils sont entrés en contact avec plus d’une centaines des personnes manquantes.- Arbres déracinés -A Yangjiang, sur la trajectoire du typhon, des vents puissants ont arraché des enseignes de bâtiments, déraciné des arbres et détruit des clôtures, ont constaté des journalistes de l’AFP.Pendant plusieurs heures, les vents produits par Ragasa ont secoué les bâtiments et d’intenses précipitations se sont abattues dans cette ville qui compte plus de deux millions d’habitants.Des journalistes de l’AFP ont vu des camions de pompiers circuler dans des rues quasi-désertes, avec des rafales de vent qui ont arraché des branches et renversé des motos garées au bord de la route.- Rafales de 206 km/h -A Hong Kong, où Ragasa a frappé dans la nuit et la matinée de mercredi, les services météorologiques hongkongais ont rétrogradé un peu plus tard dans la journée leur niveau d’alerte, placé à son maximum jusqu’ici.Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux et authentifiée par l’AFP montre les portes vitrées d’un hôtel situé sur le littoral sud du territoire brisées par les vagues et l’eau envahir sa réception.L’accident n’a pas fait de blessés, selon un porte-parole de l’hôtel.Un journaliste de l’AFP a par ailleurs vu des vagues de près de cinq mètres de hauteur s’abattre sur une promenade en bord de mer.Hong Kong avait pris les devants, fermant les établissements scolaires dès mardi et suspendant les vols jusqu’à jeudi matin. Les services de transport de surface sont également interrompus jusqu’à nouvel ordre.Les autorités ont demandé aux habitants des zones basses d’être particulièrement vigilants face aux risques d’inondations et ont ouvert 50 centres temporaires où 810 personnes se sont réfugiées. Des rafales d’au moins 206 km/h ont été relevées à Ngong Ping, sur les hauteurs de l’île de Lantau (ouest).La Bourse de la ville a modifié ses règles cette année afin de maintenir les marchés ouverts pendant les typhons, son opérateur ayant déclaré à Bloomberg News qu’il “surveillait de près” la situation.Selon les scientifiques, le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses partout dans le monde.

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Le typhon Ragasa fait 14 morts à Taïwan, le sud de la Chine en alerte

Au moins 14 personnes sont mortes à Taïwan des suites de la rupture d’une digue provoquée par le passage du super-typhon Ragasa, dont les fortes pluies et les vents violents balaient mercredi le sud de Chine, où Hong Kong reste en alerte.Les pluies torrentielles provoquées par le super-typhon à Taïwan ont entraîné la rupture de la digue d’un lac, dont les eaux ont déferlé sur des habitations à Hualien, dans l’est de l’île, selon une vidéo obtenue par l’AFP.Au moins 14 personnes sont mortes et 18 autres blessées, ont annoncé les autorités locales.Selon l’Agence nationale des incendies, au moins 152 personnes sont portées disparues à Hualien.”A certains endroits, l’eau est montée jusqu’au deuxième étage d’une maison et elle a atteint environ un étage dans le centre-ville, où l’eau est en train de se retirer”, a déclaré mardi à l’AFP Lee Lung-sheng, chef adjoint du service d’incendie du comté.Le super-typhon a également fait deux morts dans le nord des Philippines.Il progresse à la mi-journée d’est en ouest le long de la côte chinoise, où les autorités ont fermé les écoles et mis à l’arrêt les transports et la plupart des activités économiques dans une dizaine de grandes villes, dont le pôle technologique de Shenzhen.- Rafales de 206 km/h -A Hong Kong, où Ragasa a frappé dans la nuit et la matinée de mercredi, des pluies torrentielles continuent de s’abattre. Le niveau d’alerte doit être rétrogradé à 13H20 (05H20 GMT) depuis son maximum. La ville est à l’arrêt total et sa population confinée.Le super-typhon y a déclenché une “onde de tempête importante”, avec une hausse du niveau de la mer de plus de trois mètres dans certaines zones, selon le service météorologique local.Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux et authentifiée par l’AFP montre les portes vitrées d’un hôtel situé sur le littoral sud du territoire brisées par les vagues et l’eau envahir sa réception.Un journaliste de l’AFP a par ailleurs vu des vagues de près de cinq mètres de hauteur s’abattre sur une promenade en bord de mer.Hong Kong avait pris les devant, fermant les établissements scolaires dès mardi et suspendant les vols jusqu’à jeudi matin. Les services de transport de surface sont également interrompus jusqu’à nouvel ordre.Les autorités ont demandé aux habitants des zones basses d’être particulièrement vigilants face aux risques d’inondations et ont ouvert 50 centres temporaires où 760 personnes se sont réfugiées. Des rafales d’au moins 206 km/h ont été relevées à Ngong Ping, sur les hauteurs de l’île de Lantau (ouest).La Bourse de la ville a modifié ses règles cette année afin de maintenir les marchés ouverts pendant les typhons, son opérateur ayant déclaré à Bloomberg News qu’il “surveillait de près” la situation.A l’approche du typhon, les commerces alimentaires ont été dévalisés dans le sud de la Chine. Terence Choi, un habitant du lotissement de Heng Fa Chuen de Hong Kong, a raconté avoir stocké deux jours de provisions chez lui, rappelant que son lotissement avait été privé d’eau potable et d’électricité lors d’un précédent super-typhon.”Si nous perdons l’approvisionnement en eau et en électricité, il sera difficile de cuisiner, donc je suis assez nerveux à ce sujet”, a déclaré cet ingénieur âgé de 59 ans.Selon les scientifiques, le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses partout dans le monde.

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Typhon Ragasa: la rupture d’une digue fait au moins 14 morts à Taïwan

Au moins 14 personnes sont mortes et 30 sont portées disparues après la rupture d’une digue naturelle formée sur une rivière par un glissement de terrain dans l’est de Taïwan, ont annoncé mercredi les autorités locales.Cette rupture, qui s’est produite mardi alors que le super typhon Ragasa frappait l’île, a libéré les eaux d’un lac qui s’était formé dans la partie supérieure de la rivière Mataian, emportant un pont, inondant une ville voisine et piégeant des centaines de personnes.”Mercredi à 07H00 du matin (23H00 GMT), le bilan est de 14 décès et de 18 blessés” a déclaré Lee Kuan-ting, un attaché de presse du comté de Hualien.Quelque 124 personnes sont portées disparues selon l’agence des incendies de l’île. “C’était comme un volcan en éruption… les eaux boueuses de la crue sont arrivées directement au premier étage de ma maison,” a déclaré Hsu Cheng-hsiung, 55 ans, un représentant de quartier à l’AFP. “Comme un film catastrophe” soutient Yen Shau, un résident de 31 ans.Il précise qu’une heure avant que la digue ne se rompe, de nombreuses personnes faisaient leurs courses.”En quelques minutes, l’eau est montée au dessus du premier étage” a-t-il déclaré.Plus de 7.600 personnes ont été évacuées sur l’ensemble de l’île.Taïwan fait régulièrement face à des typhons entre juillet et octobre.Le changement climatique augmente toutefois leur intensité, avec de fortes précipitations, des crues soudaines et de puissantes rafales de vent, selon les scientifiques.

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Aux Seychelles, présidentielle à suspense sur fond d’inquiétudes environnementales

Les Seychellois se rendent aux urnes jeudi pour des élections présidentielle et législatives à suspense dans cet archipel de l’océan Indien renommé pour ses plages paradisiaques, sur fond d’inquiétudes environnementales liée à la cession d’une île à des investisseurs qataris. La campagne électorale se termine officiellement mercredi matin, 24 heures avant le début du scrutin dans ce pays au PIB par habitant le plus élevé d’Afrique – environ 18.000 dollars selon la Banque mondiale.Quelque 77.000 électeurs voteront sur trois jours, à partir de jeudi. Les résultats sont attendus dans la nuit de samedi à dimanche dans l’archipel de 115 îles surtout connu pour son tourisme de luxe, mais également gangréné par le trafic d’héroïne.Wavel Ramkalawan, le président de Linyon Democratik Seselwa (LDS, Union démocratique seychelloise) brigue un second mandat. Ce prêtre anglican a été le dirigeant de l’opposition de 1998 à 2011 et de 2015 à 2020… avant de l’emporter en 2020.Son principal adversaire est le médecin Patrick Herminie, à la tête de United Seychelles (US), nom de l’ex-parti unique qui avait, jusqu’au précédent scrutin, donné au pays tous ses chefs d’Etat depuis 1977. Il a été inculpé fin 2023 pour “sorcellerie”. Des accusations qu’il a qualifiées de “politiques”, et qui ont été levées quelques mois plus tard.- Drogue et argent qatari -M. Herminie avait été à la tête de l’agence gouvernementale antidrogue. Il pourrait profiter du bilan critiqué du président sortant en matière de trafic de stupéfiants — bien que le sujet n’ait pas dominé les débats en amont du vote.D’après l’Agence pour la prévention de l’abus de drogues et la réadaptation (APDAR), entre 5.000 et 6.000 personnes consomment de l’héroïne sur l’archipel. Ces chiffres sont basés sur le nombre d’inscrits au programme de méthadone, un médicament de substitution.Mais d’autres estimations évoquent plus de 10.000 consommateurs, soit environ 10% de la population.Patrick Herminie pourrait surtout bénéficier de la colère causée par la perte de souveraineté de l’archipel sur l’île d’Assomption, cédée l’année dernière par l’exécutif de Wavel Ramkalawan pour 70 ans à un promoteur qatari afin qu’il y construise un hôtel de luxe. Un accord que l’opposant a promis d’annuler. Une nouvelle piste d’atterrissage vient d’être construite sur ce banc de sable à environ mille kilomètres de Mahé, l’île principale de l’archipel, qui pourrait permettre aux touristes fortunés d’éviter les démarches comme la douane et les procédures d’immigration sur l’île principale.Mais c’est surtout sa proximité avec Aldabra, un site du patrimoine de l’Unesco situé à une quarantaine de kilomètres d’Assomption, qui inquiète. Aldabra abrite la plus grosse population de tortues terrestres, et un écosystème encore à l’état naturel.Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrant des machines sur la plage et une tortue à la carapace cassée ont suscité l’indignation sur les réseaux sociaux. – Nombre record de candidats -En l’absence d’un institut national de sondages, les prédictions se font selon le nombre de personnes présentes lors des rassemblements politiques des différentes formations ces dernières semaines. Ils montrent une légère avancée du parti du pouvoir — mais la méthode est approximative.Colonie française puis britannique, les Seychelles ont accédé à l’indépendance en 1976 et sont une démocratie relativement jeune. La première élection multipartite a eu lieu en 1993 après l’adoption d’une nouvelle Constitution.Les trois quarts de la population (121.355 habitants en 2024 selon la Banque Mondiale) vivent sur l’île principale de Mahé, où se trouve la capitale Victoria.Un nombre record de huit candidats à la présidentielle figureront sur les bulletins de vote, ce qui montre un mécontentement vis-à-vis du gouvernement et des partis traditionnels, selon l’ex-député Georges Bibi. Les deux principaux partis sont toutefois largement favoris. Le président sortant, qui a refusé de participer aux débats télévisés, espère surfer sur la stabilité économique et les progrès dans la lutte anticorruption.”Nous sommes un pays qui fait mieux que beaucoup de pays européens dans la lutte contre la corruption”, s’est-il félicité lors d’un de ses derniers rassemblements à Victoria. 

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Climat: le monde répond à Trump à New York, la Chine en tête

118 pays mais pas les Etats-Unis: de nombreux dirigeants défendront mercredi lors d’un mini-sommet à New York la poursuite de la lutte contre le dérèglement du climat, fustigée par Donald Trump, même si beaucoup continuent à produire plus de pétrole ou se focalisent sur d’autres crises.”C’est la plus grande arnaque jamais menée contre le monde”, a déclaré le président américain mardi à l’ONU. Les prévisions climatiques viennent de “gens stupides qui ont fait dépenser des fortunes à leurs pays”.Mercredi, le Premier ministre chinois Li Qiang sera le premier dirigeant à la tribune pour offrir un contrepoint. Son pays, dont les usines, les centrales, les véhicules et autres activités rejettent 30% des gaz à effet de serre de l’humanité, est attendu sur un chiffre crucial: son engagement de réduction des émissions d’ici 2035.Jamais la Chine ne s’est engagée à ce jour à réduire ses émissions de CO2. Elle promettait jusqu’à présent d’atteindre un pic avant 2030, ce qu’elle semble en voie de réaliser avec cinq ans d’avance grâce à l’essor formidable du solaire et des voitures électriques. La plupart des pays riches ont passé leur pic depuis des décennies mais n’ont pas de plan crédible pour aller jusqu’à zéro dans 25 ans.”Tous les regards sont tournés vers la Chine”, dit à l’AFP Li Shuo, expert au centre de réflexion Asia Society, bien renseigné à Pékin.Lui s’attend à un objectif de réduction conservateur, autour voire en dessous de -10% sur les dix prochaines années, inspiré de ce qu’Américains et Européens ont réussi à leur époque. Une trajectoire qui décevra par rapport à l’effort général requis, mais aura le mérite de démontrer l’attachement de Pékin au multilatéralisme climatique.Li Shuo préfère se focaliser sur un fait plus majeur: “La Chine est désormais la superpuissance des technologies vertes”.- COP30 difficile -Le secrétaire général Antonio Guterres n’a convié à ce sommet que les pays prêts à présenter un nouvel engagement pour 2035. C’est une obligation de l’accord de Paris de 2015: les pays membres, soit la quasi-totalité de la planète sauf une poignée dont l’Iran, la Libye et bientôt les Etats-Unis, fixent librement leurs objectifs mais doivent les rehausser tous les cinq ans. Mais pour beaucoup, les engagements s’annoncent insuffisants. Et la plupart ont du retard, le plus spectaculaire étant celui de l’Union européenne, où France et Allemagne notamment ont bloqué un accord à temps.Ce qui renforce l’attente pour la feuille de route chinoise. Elle permettra de recalculer la trajectoire mondiale avant la conférence climatique de l’ONU en novembre au Brésil (COP30), qui s’annonce difficile.- “La courbe s’améliore” -“Les COP ne sont pas des événements isolés. Elles reflètent les tensions géopolitiques”, dit à l’AFP la directrice générale de la COP30, Ana Toni.L’ONU tâche de maintenir l’équilibre entre catastrophisme et foi dans la diplomatie.D’un côté, Antonio Guterres a admis, dans un entretien à l’AFP, que l’espoir de limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport au XIXe siècle était “sur le point de s’effondrer”. Le réchauffement du climat est en effet actuellement déjà estimé à environ 1,4°C.De l’autre, le chef de l’ONU Climat, Simon Stiell, répète que l’accord de Paris fonctionne. “Sans la coopération climatique à l’ONU, nous nous dirigerions vers 5°C de réchauffement, un avenir impossible. Aujourd’hui, nous allons plutôt vers 3°C. C’est encore trop haut, mais la courbe s’améliore”, a-t-il dit lundi à New York.Une partie de l’amélioration vient de Chine. La moitié de l’électricité chinoise est certes encore générée en brûlant du charbon, mais c’était les trois quarts il y a une décennie.