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Le guichet MaPrimeRénov’ pour les rénovations globales rouvre, mais avec des aides restreintes

Fermé depuis fin juin, le guichet MaPrimeRénov’ pour demander des aides pour rénover énergétiquement son logement rouvre mardi, mais les conditions d’octroi des subventions sont restreintes et les nouveaux dossiers ne seront pas financés avant 2026, faute de budget.Face à un important afflux de dossiers depuis fin 2024, l’Etat avait décrété une pause estivale du dispositif de subventions aux particuliers pour leurs projets de travaux cumulant plusieurs types de travaux d’amélioration de la performance énergétique dans leur logement. Les ménages peuvent de nouveau déposer leurs dossiers, mais les conditions d’octroi sont restreintes: seuls les logements classés E, F ou G au diagnostic de performance sont éligibles et les plafonds de travaux sur lesquels sont calculés le montant de l’aide sont abaissés à 40.000 euros maximum (contre 70.000 euros avant).Un ménage très modeste pourrait ainsi percevoir maximum 32.000 euros, contre 63.000 euros selon les anciennes règles. En juillet, le gouvernement avait indiqué vouloir prioriser les ménages aux revenus très modestes et servir ensuite, en fonction des moyens restants, les autres catégories de revenus. – De la stabilité -Cette réouverture du guichet ne veut pour autant pas dire que le robinet budgétaire rouvre. Le stock de demandes déjà déposées avant juin était tel qu’il va assurément consommer l’intégralité du budget de 3,6 milliards d’euros prévu pour 2025.Ainsi un maximum de 13.000 nouveaux dossiers pourront être acceptés d’ici fin 2025, mais ils seront “instruits et engagés au premier trimestre 2026, sous réserve du vote de la loi de finances”, selon le ministère chargé du Logement.Le ministère a indiqué lundi dans un communiqué qu'”au 12 septembre 2025, 71.828 rénovations d’ampleur avaient déjà été engagées, contre 37.626 à la même date l’an dernier”, période perturbée par des changements de règles.L’enveloppe de 3,6 milliards était calibrée pour un objectif de 62.000 rénovations globales financées en 2025 (hors copropriétés).Ces nouveaux critères ont été critiqués par nombre d’élus et associations qui craignent que les subventions ne soient plus suffisantes pour les ménages modestes et qui déplorent que l’Etat ne rajoute pas au pot pour suivre l’engouement des particuliers qui se saisissent enfin des aides MaPrimeRénov’.Le secteur du bâtiment est pour sa part las et agacé des modifications de règles incessantes depuis la création du dispositif. Dernière en date, l’exclusion à partir de 2026 de l’isolation des murs et l’installation de chaudières biomasse (bois et granulés) de la liste des travaux éligibles à “MaPrimeRénov’ par geste”, pour les travaux isolés.Le secteur réclame de la stabilité pour 2026, chose que la ministre chargée du Logement démissionnaire Valérie Létard avait promis, y compris le maintien du budget en 2026, mais rien n’est moins sûr depuis la chute du gouvernement Bayrou début septembre.Pendant cette fermeture estivale, 25.000 dossiers de demandes de subventions ont été examinés, pour un total de subventions potentielles de 935 millions d’euros, selon le ministère chargé du Logement, qui ajoute que “36 millions d’euros de fraudes ont pu être évitées et les agréments des entreprises correspondantes ont été retirés”.

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Le gigantesque feu en Namibie est “contenu” d’après le gouvernement

L’immense incendie ayant ravagé un tiers du parc national d’Etosha en Namibie est “désormais contenu”, a assuré lundi la ministre de l’Environnement à la télévision publique, NBC, après avoir survolé cette réserve naturelle parmi les plus réputées au monde.Les immenses panaches de fumées photographiés du ciel au cours du week-end et qui menaçaient les 114 espèces de mammifères, dont le rhinocéros noir, en danger critique d’extinction, se sont dissipés.”Le feu est désormais maîtrisé. Nous n’avons pas observé de flammes lors de notre survol, mais certains endroits continuent de brûler par intermittence. Dans certains de ces endroits, des personnes sont déjà sur place pour surveiller la situation”, a affirmé au micro de NBC Indileni Daniel.Déclaré le 22 septembre, l’incendie s’était rapidement étendu à cause des vents forts et d’une végétation asséchée en fin d’hiver austral. Il avait déjà détruit environ 34% du parc, soit quelque 775.163 hectares, d’après le ministère de l’Environnement dimanche.Des images satellite consultées par l’AFP montrent une gigantesque étendue noircie de cendres qui paraît plus vaste que l’ancien lac salé voisin d’Etosha, “si grand qu’il est visible depuis l’espace”, comme le précise le site internet du parc national.De nouveaux foyers ont été observés “à un seul endroit”, d’après la ministre et une “équipe a déjà été dépêchée sur place”.Situé dans le nord de ce pays en grande partie désertique, le parc s’étend sur 22.270 kilomètres carrés et accueille de nombreux touristes internationaux attirés par la richesse de sa faune.Un “nombre inconnu d’animaux” a péri, selon le dernier bilan de la présidence dimanche qui n’avait enregistré “aucune perte de vie humaine”.”L’incendie représente une menace importante pour la biodiversité, la faune et les moyens de subsistance des communautés des zones touchées. Environ 30% des pâturages du parc ont été détruits par l’incendie”, a estimé la présidence.Le ministère de l’Environnement avait attribué le départ de l’incendie à des activités de production de charbon de bois en bordure du parc national qui est exporté notamment en Afrique du Sud.

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Le lac du Bourget parmi les “réserves de biosphère” de l’Unesco

Le lac du Bourget, dans les Alpes françaises, a été désigné samedi “réserve de biosphère” par l’Unesco, parmi plus de 750 sites dans le monde conciliant protection de la nature et présence humaine durable.L’Unesco désigne chaque année de nouvelles réserves, 26 cette fois-ci, qui servent de modèles de développement conjugué avec la protection des écosystèmes.Concernant le lac du Bourget, en Savoie, la délimitation retenue “préserve le cœur écologique du lac, soutient le tourisme à faible impact et l’agriculture traditionnelle, et met en avant le tourisme culturel, les énergies renouvelables et l’éducation environnementale, ce qui en fait un modèle alpin où biodiversité, patrimoine et communauté prospèrent ensemble”, a expliqué l’organisation onusienne.Elle a salué la coexistence de 180.000 habitants et de “plus de 6.100 espèces animales et végétales répertoriées”.”Cette reconnaissance internationale est le fruit d’un engagement partagé, pour préserver notre environnement et préparer l’avenir”, s’est félicité dans un communiqué le maire d’Aix-les-Bains et président de la communauté d’agglomération Grand Lac, Renaud Beretti.Un autre site français a été retenu, les “marais et marées entre la Loire et la Vilaine”, soit 2.000 km² le long de la côte atlantique entre les estuaires de ces deux fleuves. Il compte “250.000 habitants, comprend des ports de pêche, des villages salins et des hameaux agricoles”.Parmi les autres nouvelles réserves, l’Unesco a désigné un pays entier, Sao Tomé-et-Principe, avec son archipel dans l’Atlantique équatorial, mais aussi divers sites naturels en Chine, en Jordanie, en Islande ou à Madagascar, entre autres.Un congrès de l’Unesco sur ces réserves, créées en 1971, s’est tenu entre lundi et vendredi à Hangzhou, dans l’est de la Chine, comme tous les dix ans. Un plan d’action adopté par les États membres a mis “l’accent sur la justice intra et intergénérationnelle, et la solidarité sociale et écologique” qu’offrent les réserves.

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Espagne: la région de Valence en alerte rouge pour de fortes pluies (agence météorologique)

La région de Valence, dans l’est de l’Espagne, a été placée en alerte rouge pour de fortes pluies, a annoncé l’agence météorologique qui met en garde contre un “danger extraordinaire” et redoute des inondations, onze mois après celles du 29 octobre 2024 qui avaient fait 235 morts.”Danger extraordinaire dans les provinces de Tarragone, Castellón et Valence pour l’après-midi et la soirée de dimanche, ainsi que lundi”, a mis en garde l’agence météorologique nationale Aemet sur le réseau social X, évoquant de possibles “inondations et crues soudaines des cours d’eau”.Le Premier ministre Pedro Sanchez lui-même a appelé à la plus grande vigilance sur le même réseau, invitant la population à suivre les conseils de la Protection civile et des services d’urgence.Les écoles et collèges resteront fermés dans la ville de Valence lundi, annoncé la mairie qui a également décrété la fermeture des bibliothèques municipales, parcs, jardins, marchés et cimetières pour la journée. En milieu d’après-midi, les habitants de la côte ont tous reçu un message d’alerte demandant une “vigilance maximale au vu des alertes météo, dont le début est prévu à partir de 20H00 le 28/09/25 (dimanche) sur le littoral nord de Castellón et à 04H00 du matin le 29/09/25 (lundi) sur le littoral de Valence”, indiquent les services d’urgence.Les inondations d’octobre 2024 avaient été provoquées par des pluies extrêmement abondantes, conséquence d’une goutte froide (dépression isolée à haute altitude, assez fréquente en automne sur la côte méditerranéenne espagnole) dont les effets sont renforcés par le changement climatique et l’importante urbanisation des zones touchées.La catastrophe avait suscité la colère des sinistrés, qui avaient critiqué la gestion de l’alerte et des secours, sur fond de polémique entre le gouvernement central de gauche et les autorités régionales de droite sur les compétences des uns et des autres dans ces domaines.Depuis, des manifestations réunissent régulièrement des habitants qui reprochent à l’exécutif régional de ne pas les avoir prévenus suffisamment à l’avance du danger des pluies torrentielles.

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Plusieurs milliers de manifestants en France en faveur du climat et de la justice sociale

Sept cents personnes à Lyon, 300 à Strasbourg, plusieurs milliers à Paris… Dans toute la France, plusieurs milliers de personnes ont défilé dimanche à l’appel notamment d’associations de défense de l’environnement, au nom du climat ou de la justice sociale.”Justice sociale et climatique, même combat”, “on veut une mégabassine de droits”, “manger les riches”… A Strasbourg, Toulouse ou Bordeaux, les slogans étaient aussi divers que les revendications des différentes associations ayant appelé à manifester, Greenpeace, Alternatiba, Action Justice Climat, Attac…Ces collectifs ont annoncé 70 rassemblements dans toute la France “pour affirmer qu’un autre avenir est possible face aux crises écologique, sociale et démocratique”. Ce, à l’approche notamment de la conférence de Belém de 2025 sur les changements climatiques, ou COP 30, organisée par les Nations unies.A l’issue de la journée, les organisateurs ont revendiqué 40.000 manifestants en France, tandis que les autorités ont dénombré 2.800 manifestants à Paris, selon la Préfecture de Police, et 6.958 en province, selon la police nationale. Soit un peu moins de 10.000 personnes au total.Dans le cortège parisien, où l’AFP dénombrait environ 700 manifestants vers 15h00, Maya a eu “l’impression qu’il n’y a pas grand monde”. La retraitée qui n’a pas souhaité donner son identité se demande “s’il y a encore une conscience, un esprit critique sur notre économie et ce qui se passe autour de nous”.La diversité des revendications enthousiasme néanmoins son amie Béa, qui y voit “un vrai projet de société” alternatif. Plusieurs partis politiques de gauche, France insoumise, Parti socialiste, Place publique ou écologistes étaient représentés.A Strasbourg, Louve Laval, membre de Greenpeace de 23 ans, entendait marquer les 10 ans de l’Accord de Paris sur le climat, et dénonce “l’inaction des Etats en matière de droits humains, d’environnement, de climat”.A Toulouse, 200 personnes se sont rassemblées place du Capitole dans la soirée, avec des slogans comme “sauvons la banquise, pas les banquiers” ou “Stop à l’alliance entre milliardaires pollueurs et l’extrême droite”.Jean-Baptiste, 31 ans, y est venu dire son “ras-le-bol de voir la cause environnementale reléguée à un problème de second ordre”.A Bordeaux, une soixantaine de personnes se sont élancées. “Voir aussi peu de monde et surtout peu de jeunes, c’est attristant”, a regretté Dania Benazet, retraitée du social de 76 ans et “écolo depuis les années 70″.”On ne veut pas entendre” parler que des propos de “Trump et ses acolytes, l’extrême droite”, poursuit-elle. “Il faut que les politiques réconcilient les classes populaires, les ruraux avec l’écologie et avec des discours plus positifs sinon oui, ce sera trop tard”.A Nantes, les manifestants s’étaient élancés peu avant midi en musique et derrière des banderoles marquées “Justice climatique et sociale, même combat” et “Climat, justice, liberté, ils détruisent, on s’organise”. A Lyon, le rassemblement organisé dans la matinée a réuni 700 personnes, selon la préfecture.kal-pau-mca-cda/uh/as

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Quelques milliers de manifestants en France en faveur du climat et de la justice sociale

Sept cents personnes à Lyon, 300 à Strasbourg, plusieurs centaines à Paris… Dans toute la France, quelques milliers de personnes ont défilé dimanche à l’appel notamment d’associations de défense de l’environnement, au nom du climat ou de la justice sociale.”Justice sociale et climatique, même combat”, “on veut une mégabassine de droits”, “manger les riches”… A Strasbourg, Paris ou Bordeaux, les slogans étaient aussi divers que les revendications des différentes associations ayant appelé à manifester, Greenpeace, Alternatiba, Action Justice Climat, Attac…Les organisateurs ont annoncé 70 rassemblements dans toute la France “pour affirmer qu’un autre avenir est possible face aux crises écologique, sociale et démocratique”. Ce, à l’approche notamment de la conférence de Belém de 2025 sur les changements climatiques, ou COP 30, organisée par les Nations unies.Dans le cortège parisien, où l’AFP a dénombré environ 700 manifestants vers 15h00, Maya a “l’impression qu’il n’y a pas grand monde”. La retraitée qui n’a pas souhaité donner son identité se demande “s’il y a encore une conscience, un esprit critique sur notre économie et ce qui se passe autour de nous”.La diversité des revendications enthousiasme néanmoins son amie Béa, qui y voit “un vrai projet de société” alternatif. Plusieurs partis politiques de gauche, France insoumise, Parti socialiste, Place publique ou écologistes étaient représentés.A Strasbourg, Louve Laval, membre de Greenpeace de 23 ans, entendait marquer les 10 ans de l’Accord de Paris sur le climat, et dénonce “l’inaction des Etats en matière de droits humains, d’environnement, de climat”.A Bordeaux, une soixantaine de personnes se sont élancées, derrière un groupe de percussions (batucada) qui rythmait la marche.”Voir aussi peu de monde et surtout peu de jeunes, c’est attristant”, a regretté Dania Benazet, retraitée du social de 76 ans et “écolo depuis les années 70″.”On ne veut pas entendre” parler que des propos de “Trump et ses acolytes, l’extrême droite”, poursuit-elle. “Il faut que les politiques réconcilient les classes populaires, les ruraux avec l’écologie et avec des discours plus positifs sinon oui, ce sera trop tard”.A Nantes, les manifestants s’étaient élancés peu avant midi en musique et derrière des banderoles marquées “Justice climatique et sociale, même combat” et “Climat, justice, liberté, ils détruisent, on s’organise”. A Lyon, le rassemblement organisé dans la matinée a réuni 700 personnes, selon la préfecture.kal-pau-mla-ld-cda/uh/as

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Des centaines de manifestants contre les zones à faibles émissions, jugées excluantes

Grosses cylindrées, side-car ou Solex: plusieurs centaines de manifestants, notamment à deux-roues, ont manifesté en France pour protester contre les zones à faibles émissions (ZFE), toujours en vigueur malgré le vote de leur suppression en mai par l’Assemblée nationale.Initiées en 2019 pour limiter les émissions de particules fines, les ZFE sont une mesure emblématique de la loi Climat et résilience du premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Souvent situées dans les grandes agglomérations, elles excluent de leur périmètre certains véhicules très anciens et polluants, identifiés par les vignettes Crit’Air 3 ou plus selon les villes.En mai, l’Assemblée a voté la suppression de ces ZFE, à l’initiative des Républicains et du Rassemblement national, mais cette suppression n’a pas terminé son parcours législatif, freiné selon les associations par l’instabilité politique.”Il faut bien dire que ce n’est pas un combat contre l’écologie, on pense tous que c’est extrêmement important de faire des efforts sur ce point, mais pas de cette façon-là”, a estimé auprès de l’AFP le coordinateur de la Fédération des motards en colère (FFMC) à Paris et en petite couronne, Jean-Marc Belotti.”La mobilisation a peut-être été plus importante en région qu’à Paris”, a aussi commenté Isabelle Lebret, une des organisatrices de la manifestation parisienne, qui a rassemblé une centaine de personnes.”Si la mairie de Paris ou si les grandes agglomérations voulaient lutter contre la pollution, il y aurait beaucoup d’autres choses qui devraient être faites”, a estimé dans la foule Marie Terrier, fonctionnaire de 52 ans.A Lyon, une centaine de deux-roues également a stationné devant l’Hôtel de ville en début d’après-midi, pour protester contre un dispositif qui n’a pas fait ses preuves en matière de baisse de la pollution, estime Paul, coordinateur adjoint de FFMC 69 qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.La ZFE “impose un tri des citoyens sur un moyen financier, puisque ce sont les gens qui ont le moins d’argent qui habitent loin des centres-villes” et qui “ne peuvent pas s’acheter des véhicules qui permettent d’entrer dans les centres-villes”, a-t-il argumenté.A Nice dans la matinée, ils n’étaient pas plus d’une poignée à s’être rassemblés en centre-ville. Antoine Fabre, un étudiant de 20 ans, a dit ne pas contester ce dispositif mais le trouver “un petit peu trop brutal” et “anti-social”.cor-mla-acc-cda/uh/dch 

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Los Angeles infestée de maisons toxiques, des mois après les incendies

Neuf mois après les incendies de Los Angeles, Karen Girard ne peut toujours pas réemménager chez elle. La fumée a imprégné les murs, le parquet et les meubles d’un cocktail toxique qui l’oblige à porter un masque chaque fois qu’elle y pénètre.Sa maison est infestée de métaux lourds, notamment du plomb, de l’arsenic ou du zinc, et de substances volatiles toxiques, parfois cancérigènes, comme du cyanure et du furfural. Lorsque les flammes ont rasé les pavillons voisins, mais épargné sa propriété, Mme Girard s’est d’abord crue chanceuse.”J’étais tellement heureuse, je me suis dit que je devrais aller acheter des billets de loterie”, raconte à l’AFP cette habitante de la banlieue d’Altadena. Mais elle a progressivement déchanté, au fil des analyses.”J’ai réalisé que même si la maison est encore là, je risque de la perdre”, sanglote la designeuse de 58 ans.Asthmatique, elle subit de violentes crises à chaque fois qu’elle reste trop longtemps sur place. Au point que son médecin a changé son traitement.Avec 31 morts et plus de 16.000 bâtiments détruits, les incendies de Los Angeles ont surpris par leur ampleur, ravageant la ville d’Altadena et le quartier huppé de Pacific Palisades.- Désastre invisible -Mais au cœur des flammes couvait un autre désastre, invisible: celui de la pollution provoquée par la combustion de tant de constructions, voitures, télévisions et autres objets plastiques. Poussée par des rafales atteignant 160km/h, la fumée toxique s’est infiltrée sous les portes et à travers les bouches d’aération.”La toxicité potentielle du mélange dégagé par ces incendies est probablement beaucoup plus importante que celle des autres grands incendies que nous avons connus aux Etats-Unis, car ils n’ont pas touché autant de structures urbaines”, explique Michael Jerrett, professeur de sciences environnementales à l’université UCLA.Au printemps, son équipe a testé l’atmosphère des communautés incendiées et y a trouvé du chrome hexavalent, une forme cancérigène du chrome, à des niveaux justifiant “une vigilance accrue” des autorités.Ces nanoparticules ont pu être transportées jusqu’à 10 kilomètres des zones sinistrées, affectant potentiellement des dizaines de milliers de personnes, selon lui.”Elle sont tellement petites qu’elles peuvent entrer dans les intérieurs avec une grande efficacité”, avertit-il. “Il est vraiment important que les habitants qui veulent revenir dans leurs maisons les fassent assainir correctement.”Mais la prise en charge par les assurances de cette procédure prohibitive s’avère extrêmement compliquée.Mme Girard est ainsi engluée dans une interminable bataille d’experts. L’hygiéniste qu’elle a engagé recommande de remplacer tous ses meubles et objets, de traiter la charpente de sa maison et de détruire les murs pour les reconstruire.Mais celui mandaté par son assurance assure qu’un simple coup d’aspirateur équipé d’un filtre à air capturant les particules fines suffirait à rendre l’endroit habitable.- Assurances pointées du doigt -“Comment est-ce possible ?”, s’interroge la Californienne, en soupçonnant son assurance de négliger sa santé.”Pour eux, c’est une question d’argent, mais pas pour moi. C’est ma maison. C’est un endroit où je vis depuis plusieurs décennies et où je veux désespérément rentrer”, regrette-t-elle.”Il n’y a pas de normes claires, les compagnies d’assurance peuvent refuser ce qu’elles veulent”, enrage Jane Lawton, fondatrice de l’association Eaton Fire Residents United.Son organisation a cartographié plus de 200 tests effectués sur des habitations d’Altadena. Tous montrent divers degrés de contamination.”Ca va être comme le 11 septembre”, redoute Mme Lawton. Elle rappelle qu’après l’attentat à New York en 2001, le voisinage étendu du World Trade Center a souffert de maladies respiratoires chroniques et d’un taux élevé de cancers.Consciente du problème, la Californie a lancé en mai une task force afin d’imposer aux assurances des règles claires pour indemniser les dommages causés par la fumée.Premier assureur de l’Etat, State Farm souligne avoir “versé plus de 4,5 milliards de dollars” aux victimes des incendies de janvier, et “évalue chaque demande d’indemnisation, y compris celles liées à la fumée, au cas par cas”.Mais pour Priscilla Muñoz, cliente chez eux, l’assureur traîne des pieds. Cette habitante de Pasadena résidant à 1,5 kilomètre de la zone sinistrée a bataillé de longues semaines pour obtenir une indemnisation afin d’être hébergée ailleurs. L’analyse de sa maison, qu’elle a payé 10.000 dollars de sa poche, révèle notamment du plomb. La quadragénaire ne sait toujours pas si l’assurance financera une décontamination et se fait un sang d’encre pour ses deux enfants.”Le plomb (…) ça s’infiltre dans les affaires”, craint-elle. “Je ne veux pas qu’ils se blotissent contre des peluches toxiques.”

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Naissance d’une girafe au parc zoologique de Paris, une première depuis 2019

Une girafe de Kordofan est née le 12 septembre au parc zoologique de Paris, une première depuis 2019, qui marque “une étape importante pour la conservation de cette espèce” en danger critique d’extinction.Le girafon est dès à présent visible dans la maison des girafes, depuis la galerie intérieure accessible aux visiteurs, précise le zoo dans un communiqué. Dans les prochaines semaines, il poursuivra son développement aux côtés de sa mère et découvrira progressivement les enclos extérieurs.La petit femelle est née au coeur d’un groupe de huit femelles, “sous l’attention vigilante de sa mère déjà expérimentée, dont l’instinct maternel s’est exprimé immédiatement”, se félicite le parc, géré par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN). La “relation mère-jeune semble déjà bien établie”, souligne-t-il.Après une gestation de 14 mois, la naissance a eu lieu au petit matin au sein de la maison des girafes du parc, sur un lit de paille. Les girafes mettent bas debout, ce qui implique une chute d’environ deux mètres pour le nouveau-né. La jeune girafe pèse désormais 44 kg pour environ 165 cm, un “petit gabarit pour un girafon”. Elle a été observée en train de téter longuement quelques heures après sa naissance, un “comportement très encourageant” et son “état de santé est jugé très satisfaisant”Elle a fait l’objet d’un “suivi rigoureux” par les équipes vétérinaires et animalières, avec deux premiers contrôles à 24 heures puis à 72 heures: prise de sang, pesée, désinfection de l’ombilic…Il s’agit de la première naissance de girafe au parc zoologique de Paris depuis 2019 et de la 160e depuis sa création en 1934.Chaque année en Europe, une soixantaine de girafons voient le jour pour une population globale de plus de 750 girafes dans les parcs zoologiques européens. Avec cette naissance, le parc zoologique de Paris en accueille onze, dont deux mâles adultes. Les girafes du Kordofan sont classées “en danger critique d’extinction” par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Leur population a chuté de près de 40% en trente ans en raison du braconnage et de la perte d’habitat. 

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Végétalisation, rooftops branchés: Paris à la conquête de ses toits-terrasses

Partagés, végétalisés, branchés: les toits-terrasses parisiens constituent un vivier de potentiels “espaces de vie” encore sous-exploités, qui fait rêver acteurs concernés et politiques, malgré les contraintes techniques et financières qu’implique leur aménagement.L’avenir de Paris peut-il s’écrire perché ? Sur les 128.000 toitures recensées par l’atelier parisien d’urbanisme (Apur) en 2022, 18% sont plates, et donc potentiellement exploitables. “Il y a certainement une aspiration” nouvelle à prévoir des toits “accessibles” et “aménagés” pour les bâtiments neufs comme pour les projets de réhabilitation, soutient Sophie Rousset-Rouvière, déléguée générale de l’Association professionnelle française de la végétalisation de l’îlot bâti et des infrastructures urbaines. Son association co-pilote, avec le principal syndicat du secteur de l’étanchéité, les “Paris Rooftop Days”, événement organisé jusqu’à dimanche pour promouvoir l’aménagement des toits-terrasses de Paris et leurs possibilités en tant qu'”espace de vie”, souligne la professionnelle. Parmi les toits mis en valeur, celui de l’opéra Bastille, exploité depuis 2018 par un projet d’agriculture urbaine mené par l’entreprise Topager.En tout, 2.500 m2 de toiture ont été mis à disposition pour la culture de “tomates, courgettes, courges, pommes, pommes de terre, petits fruits”, liste le maraîcher Arnaud Boudon en arpentant les rangées plantées sur l’un des toits-terrasses du monumental opéra parisien.Il souligne le potentiel d’un tel aménagement, isolant pour le toit du bâtiment et favorisant le développement d’une biodiversité.- 2% des toits parisiens – L’Apur recense 3.500 toitures végétalisées à Paris, soit 2% des toits de la capitale ; un chiffre encore trop bas selon Mme Rousset-Rouvière, qui pointe aussi que 8% des bâtiments neufs en France sont végétalisés aujourd’hui.En cas de réhabilitation pour des projets de végétalisation, de mise en place de panneaux photovoltaïques ou de sécurisation pour l’accès aux usagers, les travaux impliquent “des contraintes techniques” et “un budget” conséquent, souligne-t-elle, d’où les efforts des “Paris rooftop days” pour les justifier.Pour autant, des volontés politiques existent pour donner une utilité aux toits-terrasses. Emmanuel Grégoire, candidat PS à la mairie de Paris, les qualifie de “gisement extraordinaire d’espace supplémentaire”.Perché sur le toit du collège Pailleron, dans le 19e arrondissement, il déroulait jeudi son “projet d’activation des toits”, tandis que derrière lui une classe de troisième était occupée à planter de la mâche dans le potager.Au-delà de l’agriculture urbaine, pour laquelle des programmes municipaux existent déjà, le candidat envisage un accompagnement des copropriétés et des bâtiments publics pour aménager leurs toitures plates en “espaces de jeux” ou de “pique-nique” par exemple. – “Droit au ciel” -Revendiquant un “droit au ciel” pour les citoyens, l’actuel conseiller municipal imagine des “lieux de convivialité associatifs, partagés et pas privatifs”. “Je crois que tout le monde a compris la magie des rooftops, mais aujourd’hui ils sont très largement privatisés.” De fait, la plupart des toits accessibles au public dans la capitale sont pour l’instant ceux d’hôtels, bars et restaurants tendance, qui profitent de leur vue imprenable pour justifier des tarifs plus élevés qu’ailleurs.Au Mama Shelter, chaîne d’hôtels implantée pour la première fois à Paris en 2008, le toit-terrasse relève d'”une vraie volonté d’avoir un extérieur, surtout à Paris”, juge Lou Salomé, responsable commerciale de l’établissement installé dans l’Ouest parisien.”Ca cartonne parce que c’est aujourd’hui ce que les gens recherchent. On est toute la journée dans un bureau… Pouvoir prendre l’air, boire un verre, manger, ça fait tout de suite la différence”, ajoute-t-elle.Une dizaine de rooftops ouvrent chaque année dans la capitale à l’approche de l’été, estime Paul Dufour, créateur de la plateforme événementielle .A la création de son blog en 2015, l’entrepreneur avait comptabilisé 25 rooftops ouverts au public à Paris, contre “environ 150” aujourd’hui.Une explosion en 10 ans qui n’a pas échappé aux organisateurs des “Paris Rooftop Days” qui assurent vouloir favoriser l’accès aux toits “au plus grand nombre”, relève Sophie Rousset-Rouvière.