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Le pape Léon XIV et Schwarzenegger en croisade pour l’environnement

Le pape Léon XIV se joint mercredi à des experts de l’environnement et des militants du monde entier pour une conférence sur le climat en Italie, près de Rome, à laquelle participera également la star de “Terminator”, Arnold Schwarzenegger.Cet événement de trois jours marque le dixième anniversaire du manifeste historique sur le climat du défunt pape François, “Laudato Si”, un appel à l’action contre le réchauffement climatique causé par l’Homme. Elu en mai après le décès de François, le pape américain Léon XIV a repris le flambeau de son prédécesseur, insistant sur le fait qu’il est temps de passer des paroles à “une action climatique décisive et coordonnée”. Le temps presse: les émissions mondiales responsables du changement climatique ont augmenté, alors qu’elles doivent être réduites de près de moitié d’ici la fin de la décennie pour limiter le réchauffement climatique à des niveaux plus sûrs, conformément à l’accord de Paris de 2015. Le sujet sera au centre de la COP30, le prochain sommet des Nations unies sur le climat qui se tiendra au Brésil en novembre.Dans ce contexte, la conférence “Raising Hope for Climate Justice” (“Donner de l’espoir pour la justice climatique”), qui a lieu à Castel Gandolfo, commune abritant la résidence d’été des papes, doit examiner les progrès réalisés et les “mesures urgentes” nécessaires, ont expliqué les organisateurs.Le héros de films d’action devenu militant écologiste Arnold Schwarzenegger a déclaré mardi lors d’une conférence de presse au Vatican qu’il était “très important” que l’Église catholique se joigne à ce défi mondial.”Personne ne peut à lui seul mettre fin (“terminate” en anglais) à la pollution”, a-t-il ironisé. “Nous devons travailler ensemble. Il y a 1,4 milliard de catholiques dans le monde, 200.000 églises et environ 400.000 prêtres. Imaginez le pouvoir de communication”, a-t-il souligné.- “Nous ne sommes pas prêts à attendre” -“Chacun de ces 1,4 milliard de catholiques peut faire croisade pour l’environnement”, a ajouté Arnold Schwarzenegger. L’ancien gouverneur de Californie s’exprimera mercredi aux côtés de la ministre brésilienne de l’Environnement, Marina Silva, et du pape Léon, qui a estimé que la protection de l’environnement était “une question de justice: sociale, économique et anthropologique”.”Dans un monde où les plus fragiles sont les premiers à subir les effets dévastateurs du changement climatique, de la déforestation et de la pollution, la sauvegarde de la création devient une question de foi et d’humanité”, a écrit le souverain pontife en septembre.Avant son élection à la tête de l’Église catholique, Robert Francis Prevost a passé une vingtaine d’années comme missionnaire au Pérou, où il s’était engagé face aux effets du changement climatique sur les communautés vulnérables, frappées notamment par de graves inondations.Lorna Gold, responsable du mouvement “Laudato Si” qui organise la conférence, a indiqué que les participants prendraient un nouvel engagement en mémoire du pape François “pour concrétiser la vision” de son appel à agir pour le climat, lequel serait ensuite présenté à la COP30.”Nous savons que nos dirigeants ne progressent pas suffisamment (…) nous ne sommes pas prêts à attendre”, a-t-elle dit à des journalistes. L’objectif de cette conférence est de “voir comment nous, acteurs non étatiques, pouvons intensifier nos efforts”, a-t-elle ajouté.Les experts ont reconnu que François avait influencé les accords historiques de Paris sur le climat de 2015 grâce à son encyclique “Laudato Si”, qui affirmait que les économies développées étaient responsables d’une catastrophe environnementale imminente. Près de dix ans plus tard, en 2023, le pape François a averti que certains dommages étaient “déjà irréversibles”.

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Climat: en dix ans, les glaciers suisses ont perdu un quart de leur volume

Les glaciers suisses, très touchés par le réchauffement climatique, ont perdu un quart de leur volume en seulement dix ans, alerte une étude publiée mercredi, qui s’inquiète de l’accélération de la fonte.En 2025, le Réseau des relevés glaciologiques suisse (Glamos) a de nouveau observé une “fonte considérable” des glaciers, proche du record de 2022.L’hiver avare en neige et les vagues de chaleur de juin et d’août ont entraîné une perte de 3% de leur volume, selon des mesures réalisées sur une vingtaine de glaciers, extrapolées à l’ensemble de ces 1.400 formations glaciaires que compte le pays alpin.Il s’agit du quatrième plus fort recul depuis le début des mesures, après les années 2022, 2023 et 2003.”Depuis environ 20 ans, tous les glaciers suisses perdent de la glace et le rythme (…) s’accélère”, a indiqué Matthias Huss, directeur de Glamos, à l’AFP.Face au glacier du Rhône, l’un des plus emblématiques de Suisse, où le spécialiste s’est rendu récemment, il ne peut que constater “la dévastation” : “là où nous nous trouvons, le glacier a perdu 100m (d’épaisseur), voire plus, dans les 20 dernières années, c’est très impressionnant !”Les glaciers suisses, qui jouent un rôle important pour l’énergie hydraulique et l’approvisionnement en eau potable, ont perdu un quart (24%) de leur volume pendant la décennie 2015-2025, contre 17% sur la période 2010-2020, 14% sur la période 2000-2010 et 10% sur la période 1990-2000, détaille le rapport.- “vraiment triste” -Devant le glacier du Rhône, près de la commune de Gletsch, deux touristes argentins se désolent : “On ne savait pas qu’il y avait un glacier ici. On a vu la cascade d’en bas. Alors on est venus, à pied, pour le voir. C’est impressionnant. C’est vraiment triste qu’il fonde si vite !” dit à l’AFP l’un d’entre eux, Wincho Ponte, 29 ans.La Suisse est particulièrement touchée par le réchauffement climatique, qui y est “deux fois plus important que la moyenne mondiale”, selon l’Office fédéral suisse de météorologie et de climatologie.Les autres pays alpins sont également touchés. En Suisse, où près de 50 sommets culminent à plus de 4.000 m d’altitude, les glaciers devraient avoir une espérance de vie plus longue qu’en Autriche, qui ne dépasse pas les 3.800 m d’altitude, a indiqué à l’AFP le directeur du Service mondial de surveillance des glaciers (WGMS), Michael Zemp.Mais si les émissions mondiales de CO2 se maintiennent au niveau actuel, la quasi-totalité des glaciers suisses – qui représentent plus de la moitié du volume glacier alpin restant – aura fondu à la fin du siècle, prévient M. Huss.Depuis le début des années 1970, plus de 1.100 glaciers suisses ont disparu, selon Glamos.En France aussi, les scientifiques estiment qu’il n’y aura plus, ou presque plus de glaciers, d’ici 2100.- Neige en juillet -Le recul progressif des glaciers alpins diminue les réserves d’eau douce en Europe.Et outre, cela “déstabilise la montagne, ce qui peut entraîner des événements comme l’effondrement de pans de falaise et de glace. C’est ce qui a provoqué la destruction du village de Blatten en mai dernier”, a expliqué M. Huss.Fin 2025, le volume de glace des glaciers suisses devrait s’établir à 45,1 kilomètres cubes, soit 30 kilomètres cubes de moins qu’en 2000, selon l’étude. Leur superficie est elle estimée à 755 km2, soit une diminution de 30% sur la même période.Cette année, le deuxième mois de juin le plus chaud jamais enregistré en Suisse a entraîné la fonte rapide des neiges jusqu’aux plus hautes altitudes. Août s’est accompagné d’une autre vague de chaleur, avec un isotherme du zéro degré passant parfois au-dessus de 5.000 mètres.La fonte estivale n’a toutefois été supérieure que de 15% à la moyenne de 2010-2020, la valeur la plus faible des quatre dernières années. Selon Glamos, le rafraîchissement des températures en juillet, apportant de la neige fraîche au-dessus de 2.500 m d’altitude, “a permis d’éviter le pire” cette année. 

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Cinq ans après la tempête Alex, les Alpes-Maritimes en quête de résilience

Les Alpes-Maritimes commémorent cette semaine les inondations meurtrières et dévastatrices de 2020 dans les vallées et de 2015 sur la côte, avec l’ambition d’être préparées aux prochaines. Mais le sujet est délicat, coûteux et sans recette miracle.Le 2 octobre 2020, la tempête Alex a déversé un demi-mètre d’eau en quelques heures dans l’arrière-pays de Nice et Menton, transformant la Vésubie, la Tinée et la Roya, trois rivières habituellement bucoliques en torrents monstrueux.Dix personnes ont été tuées et huit portées disparues. Des routes, ponts, habitations, bâtiments publics, entreprises, cimetières ont été emportés et quelque 13.000 habitants se sont retrouvés coupés du monde.Cinq ans plus tôt, dans la nuit du 3 au 4 octobre 2015, de violents orages stationnaires avaient provoqué un déluge autour de Cannes et Antibes. Bilan: 20 morts dans des parkings souterrains de Mandelieu-la-Napoule, sur des routes inondées ou encore dans une maison de retraite à Biot. Et des centaines de millions d’euros de dégâts.Face à ces désastres, État et collectivités se sont mobilisés, avec des moyens financiers conséquents.Dès le départ, l’objectif a été de reconstruire vite mais “de manière durable et résiliente, en tirant les leçons de la tempête et en préparant le territoire à des événements climatiques intenses plus récurrents et plus violents” dus changement climatique, rappelle Emmanuel Acchiardi, directeur de la mission interministérielle pour la reconstruction des vallées.L’idée a donc été de laisser aux rivières l’espace qu’elles s’étaient octroyées. Les nouveaux ponts sont plus longs, plus hauts, les berges plus solides mais plus espacées, de nombreux bâtiments trop proches de l’eau ont été condamnés.Via le fonds Barnier, 120 millions d’euros ont été alloués pour indemniser les propriétaires de 250 habitations condamnées et beaucoup des bâtisses éventrées qui hantaient les vallées au lendemain de la tempête ont désormais disparu, leur terrain rendu à la nature.L’État a engagé 300 millions d’euros pour des chantiers de reconstruction, au départ à parité avec les collectivités, et dégagé 50 millions pour des projets de relance de l’activité (tourisme, agriculture, habitat…).Les deux-tiers des chantiers sont désormais achevés: l’essentiel du réseau routier est rénové, les travaux sur les berges avancent. Mais il reste les réseaux d’eau et d’assainissement.- Rendre les gens plus résilients -Et la pente se raidit pour les collectivités, parce que les montants alloués par l’État sont fixes alors que l’inflation et les aléas des chantiers ont fait grimper les factures.”Il y a deux ans, on devait refaire les ponts, il y en avait pour 3 millions. Aujourd’hui, on en est à 6 millions. Les matériaux augmentent, tout augmente”, explique Ivan Mottet, maire de Saint-Martin-Vésubie. “Après la tempête Alex, tout le monde était à notre chevet et faisait en sorte de nous aider. Aujourd’hui c’est plus compliqué”, abonde Sébastien Olharan, maire de Breil-sur-Roya.Les obstacles sont variés. Une information judiciaire est en cours sur de possibles malversations impliquant des entrepreneurs et des fonctionnaires de la métropole Nice Côte d’Azur autour des reconstructions.Sur la côte, les élus de l’agglomération Cannes-Pays de Lérins pestent régulièrement contre les normes environnementales qui ralentissent les projets de bassins de rétention des eaux pluviales en amont des zones habitées.À Saint-Martin-Vésubie, le chantier de la nouvelle gendarmerie est bloqué par une riveraine inquiète de voir sa vue sur le village partiellement obstruée. Mais si la tempête Alex avait chassé des centaines d’habitants des vallées, au moins les maires peuvent-ils se réjouir de voir que beaucoup ont pu revenir, accompagnés de nouveaux venus. Dans les écoles, le nombre d’enfants est revenu à son niveau d’avant-Alex à Saint-Martin-Vésubie et il a même progressé à Breil-sur-Roya.Et autorités comme habitants sont mieux préparés. Dans les vallées, où des repères de crues viennent rappeler le danger, des téléphones satellitaires et radios à alimentations solaire sont prêts à parer un nouveau black-out, des réseaux de bénévoles sont organisés.Sur la côte, les habitants savent désormais qu’ils ne doivent pas se précipiter dans leur sous-sol pour tenter de sauver leur voiture. Et les critiques ont été rares quand le préfet a fermé les établissements scolaires à deux reprises l’automne dernier après des alertes météo. 

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Un homme recherché aux Etats-Unis pour avoir décapité un lion de mer

Un homme était recherché mardi aux États-Unis pour avoir décapité un lion de mer sans vie, un acte illégal que la Californie a subi deux fois en moins d’un an.Les autorités offrent 20.000 dollars de récompense pour des informations permettant d’interpeller le suspect, qui a utilisé un couteau de chasse pour commettre son méfait en juillet.”Après avoir scié la tête du phoque, il a placé la tête dans un sac plastique zippé et a quitté la zone dans une Cadillac Escalade blanche modèle récent”, selon un communiqué de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA). Le suspect est décrit comme un homme blanc, chauve, avec une barbe fournie, qui a l’air d’avoir entre 50 et 60 ans. Il a commis son forfait sur la plage de Point Pinos, à environ 130 kilomètres au sud de San Francisco.Un autre lion de mer décédé avait déjà été décapité le jour de Noël 2024, cette fois-ci à une centaine de kilomètres au nord de San Francisco. Le suspect dans cette affaire aurait environ 20 ans de moins et a également placé la tête du pinnipède dans un sac plastique, selon les autorités.Il aurait pris la fuite sur un vélo électrique à pneus larges.Aux Etats-Unis, il est illégal de harceler, chasser, capturer ou tuer les lions de mer et autres espèces de faune marine.Les lions de mer sont emblématiques de la côte ouest de l’Amérique du Nord. Leurs aboiements distinctifs peuvent souvent être entendus à San Francisco, que ce soit le long des quais ou près du Golden Gate Bridge, le fameux pont. Connus pour leur intelligence, ils sont parfois entraînés à effectuer des tours dans les cirques et aquariums, et ont été utilisés par la marine américaine pour mener des opérations militaires.

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La banquise antarctique atteint son troisième plus bas niveau en un demi-siècle

La banquise d’hiver dans l’Antarctique a atteint son troisième plus bas niveau en près d’un demi-siècle d’observation par satellite, ont annoncé mardi des chercheurs, soulignant l’influence croissante du changement climatique sur le pôle Sud.A chaque hiver de l’hémisphère sud, l’océan autour de l’Antarctique gèle sur des centaines de kilomètres au-delà du continent, avec un pic généralement observé en septembre ou octobre, avant le début d’un cycle de dégel.Cette année, la surface de glace semble avoir atteint son maximum le 17 septembre avec 17,81 millions de kilomètres carrés, selon des chiffres préliminaires du Centre national américain des données sur la neige et la glace de l’université du Colorado à Boulder.Le maximum de 2025 se classe donc au troisième rang des plus bas niveaux enregistrés en 47 ans, derrière le record de 2023 et la deuxième place tenue par l’hiver 2024.Jusqu’en 2016, les mesures prises montraient “une augmentation irrégulière mais légère au fil du temps” de la surface de glace de mer (ou banquise) dans l’Antarctique, relève Ted Scambos, chercheur à l’université du Colorado à Boulder.Mais, ajoute-t-il à l’AFP, “ce qui semble se produire, c’est que la chaleur des océans se mêle désormais à l’eau la plus proche de l’Antarctique”, ce qui signifie que le changement climatique a finalement rattrapé les mers gelées du continent austral.La glace de mer n’augmente pas le niveau de la mer lorsqu’elle fond. Mais cette fonte a un impact sur le climat: le blanc de la glace réfléchit presque toute l’énergie solaire vers l’espace, leur remplacement par une surface d’eaux, plus sombre, participe au réchauffement climatique puisqu’elle absorbe cette même quantité d’énergie sans la renvoyer.La banquise agit également comme un tampon, en empêchant la calotte glaciaire antarctique (la glace installée sur le continent) de pénétrer dans l’océan et d’amplifier l’élévation du niveau de la mer.La fonte de la banquise pourrait aussi avoir un effet a priori paradoxal, souligne le scientifique Ted Scambos: “une augmentation des chutes de neige en Antarctique, car l’air humide au-dessus de l’océan serait plus proche de la côte” de l’Antarctique.Les données historiques montrent qu’à long terme, la calotte glaciaire se rétrécit inexorablement en cas de réchauffement climatique, précise néanmoins Ted Scambos.

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Huit morts dans un violent séisme au centre des Philippines

Au moins huit personnes ont été tuées lorsqu’un séisme de magnitude 6,9 a frappé mardi la côte centrale des Philippines, détruisant des routes et des bâtiments et provoquant des coupures d’électricité, ont indiqué les autorités locales.Trois personnes ont été tuées lorsqu’un glissement de terrain provoqué par le séisme a entraîné leurs maisons à Bogo, dans le nord de l’île de Cebu, a indiqué le responsable des secours Rexan Ygot à l’AFP. Cinq autres décès ont été confirmés par la police locale dans la municipalité voisine de San Remigio. La chaîne de télévision ABS-CBN de Manille a rapporté que quatre corps ont été retirés d’un centre sportif et qu’un enfant est mort écrasé par des débris dans un autre quartier de la ville.Le séisme s’est produit au large de la ville de Bogo, près de Cebu, à 21H59 (13H59 GMT), endommageant des bâtiments et des routes et déclenchant une opération de sauvetage dans tout le nord de l’île, a affirmé Wilson Ramos, un responsable provincial des secours.”Il pourrait y avoir des personnes coincées sous les décombres”, a-t-il dit à l’AFP. Des opérations de sauvetage, rendues difficiles par l’obscurité et des répliques, sont en cours dans la ville de San Remigio et à Bogo, une ville de 90.000 habitants.Selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS), quatre répliques d’une magnitude supérieure ou égale à 5 ont été enregistrées dans la région.Le bureau local de sismologie a mis en garde contre une possible “légère perturbation du niveau de la mer” et a exhorté les habitants des îles de Leyte, Cebu et Biliran à “rester loin de la plage et à ne pas se rendre sur la côte”.Le gouvernement provincial de Cebu a indiqué qu’un bâtiment commercial et une école à Bantayan se sont effondrés.Plusieurs routes de campagne ont également été endommagées.Le séisme a provoqué des coupures de courant, entraînant des pannes à Cebu et dans les îles voisines, ont indiqué les autorités philippines dans un communiqué.- “Rester vigilants” -“J’avais l’impression que nous allions tous tomber. C’est la première fois que je vis ça”, a témoigné Agnes Merza, aide-soignante à Bantayan. “Les voisins sont tous partis en courant. Mes deux assistants adolescents se sont cachés sous une table, car c’est ce qu’on leur avait appris chez les scouts”, a raconté à l’AFP cette femme de 65 ans.En Indonésie, l’épicentre du tremblement de terre, survenu vers 23H49 (16H49 GMT), a été localisé à environ 150 km à l’est de Surabaya, la deuxième ville du pays, à une profondeur de 13,9 km, selon l’USGS.”J’ai pris peur et j’ai couru dehors. Je suis traumatisée par les tremblements de terre, car j’en ai vécu un de grande ampleur il y a quelques années à Jakarta”, a-t-elle confié.Les Philippines et l’Indonésie connaissent une activité sismique fréquente en raison de leur position sur la Ceinture de feu du Pacifique.Cet arc d’intense activité sismique, où les plaques tectoniques entrent en collision, s’étend du Japon à l’Asie du Sud-Est et à travers le bassin Pacifique.

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Cinq morts dans un violent séisme au centre des Philippines

Cinq personnes ont été tuées lorsqu’un séisme de magnitude 6,9 a frappé mardi la côte centrale des Philippines, détruisant des routes et des bâtiments et provoquant des coupures d’électricité, ont indiqué les autorités locales.Les cinq décès ont été enregistrés dans la municipalité de San Remigio, au nord de l’île de Cebu, a indiqué à l’AFP la police locale.Les sauveteurs avaient précédemment indiqué qu’un bâtiment public s’était effondré. La chaîne de télévision ABS-CBN de Manille a rapporté que quatre corps avaient été retirés d’un centre sportif de San Remigio. Un enfant est mort écrasé par des débris dans un autre quartier de la ville, selon la même source.Le séisme s’est produit au large de la ville de Bogo, près de Cebu, à 21H59 (13H59 GMT), endommageant des bâtiments et des routes et déclenchant une opération de sauvetage dans tout le nord de l’île, a affirmé Wilson Ramos, un responsable provincial des secours.”Il pourrait y avoir des personnes coincées sous les décombres”, a-t-il dit à l’AFP. Des opérations de sauvetage sont en cours dans la ville de San Remigio et à Bogo, une ville de 90.000 habitants.Selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS), quatre répliques d’une magnitude supérieure ou égale à 5 ont été enregistrées dans la région.Le bureau local de sismologie a mis en garde contre une possible “légère perturbation du niveau de la mer” et a exhorté les habitants des îles de Leyte, Cebu et Biliran à “rester loin de la plage et à ne pas se rendre sur la côte”.Le gouvernement provincial de Cebu a indiqué qu’un bâtiment commercial et une école à Bantayan se sont effondrés.Plusieurs routes de campagne ont également été endommagées.Le séisme a provoqué des coupures de courant, entraînant des pannes à Cebu et dans les îles voisines, ont indiqué les autorités philippines dans un communiqué.- “Rester vigilants” -“J’avais l’impression que nous allions tous tomber. C’est la première fois que je vis ça”, a témoigné Agnes Merza, aide-soignante à Bantayan. “Les voisins sont tous partis en courant. Mes deux assistants adolescents se sont cachés sous une table, car c’est ce qu’on leur avait appris chez les scouts”, a raconté à l’AFP cette femme de 65 ans.En Indonésie, l’épicentre du tremblement de terre, survenu vers 23H49 (16H49 GMT), a été localisé à environ 150 km à l’est de Surabaya, la deuxième ville du pays, à une profondeur de 13,9 km, selon l’USGS.”J’ai pris peur et j’ai couru dehors. Je suis traumatisée par les tremblements de terre, car j’en ai vécu un de grande ampleur il y a quelques années à Jakarta”, a-t-elle confié.Les Philippines et l’Indonésie connaissent une activité sismique fréquente en raison de leur position sur la Ceinture de feu du Pacifique.Cet arc d’intense activité sismique, où les plaques tectoniques entrent en collision, s’étend du Japon à l’Asie du Sud-Est et à travers le bassin Pacifique.

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La réouverture de MaPrimeRénov’ perturbée par un bug

Après trois mois de fermeture, le guichet MaPrimeRénov’ pour les aides à la rénovation énergétique d’ampleur dans son logement a rouvert mardi, mais un problème technique de la plateforme a ralenti le dépôt des nouveaux dossiers. Face à un important afflux de dossiers depuis fin 2024, l’Etat avait décrété une pause estivale du dispositif de subventions aux particuliers pour leurs projets de rénovation cumulant plusieurs types de travaux d’amélioration de la performance énergétique dans leur logement. Rouverte à 13H00, la plateforme a été “en rade pendant l’après-midi”, rapporte à l’AFP Hugues Sartre, co-fondateur de l’entreprise de rénovation Homyos, dont les équipes n’ont déposé aucun des 12 dossiers qu’elles tenaient prêts. L’Agence nationale de l’habitat (Anah), qui gère MaPrimeRénov’, a indiqué à l’AFP avoir rencontré une anomalie technique et avoir dû mettre la plateforme en maintenance, avant de la rouvrir en début de soirée. Celle-ci “a fait l’objet d’un très fort pic de fréquentation, avec près de 150.000 visites en quelques heures et le dépôt de premiers dossiers. Face à cet afflux de connexion, la plateforme a du être placée en maintenance technique”, a expliqué l’agence dans la soirée.Les conditions d’octroi des subventions ont été restreintes: seuls les logements classés E, F ou G au diagnostic de performance sont éligibles, les plafonds de travaux sont abaissés à 40.000 euros maximum (contre 70.000 euros avant) et les ménages aux revenus très modestes sont prioritaires.La subvention maximale d’un ménage très modeste est divisée par deux, passant de 63.000 euros à 32.000 euros. Faute de budget, seuls 13.000 dossiers pourront être acceptés jusqu’à la fin de l’année et ne seront financés qu’en 2026, l’enveloppe 2025 étant assurément consommée par les dossiers déposés avant juin. Ces conditions sont si restreintes qu’elles risquent de détourner les ménages. “Entre le montant des subventions et le calendrier annoncé, les gens font sans” MaPrimeRénov’ et “retournent sur des projets de monogestes”, c’est-à-dire uniquement le changement d’une chaudière ou autres travaux isolés, selon M. Sartre.- “Fausse ouverture” -Pour éviter la surchauffe et une liste d’attente ingérable, l’Etat a fixé des “objectifs par territoire” et mis en place “un suivi hebdomadaire accessible aux acteurs de la rénovation”. “La note sur les modalités de suivi des objectifs est arrivée aujourd’hui”, a indiqué à l’AFP Suzanne Brolly, vice-présidente de l’Eurométropole de Strasbourg chargée de l’habitat, qui déplore un quota de 66 dossiers maximum pour son agglomération. “C’est une fausse ouverture” selon elle, “il n’y a plus rien pour cette année”, les conditions d’octroi sont “très limitées”, avec une “enveloppe ridicule” et “seulement pour les ménages les plus fragiles”. En revanche en Loire-Atlantique, le président du conseil départemental Michel Ménard n’a “pas les éléments” sur ces objectifs ni “les moyens financiers” supplémentaires et la réouverture reste donc “très floue”.La jauge de 13.000 dossiers est basse et “certains pensent que le guichet va fermer à la fin de la journée” après que tous les dossiers peaufinés depuis juin auront été déposés, selon Sébastien Martin, président d’Intercommunalités de France. – “Détricotage” -Egalement député LR de Saône-et-Loire, il a déposé une proposition de loi pour confier la politique de rénovation énergétique des logements aux intercommunalités et aux départements volontaires pour participer à une expérimentation de deux ans.Depuis le début de l’année, 71.828 dossiers de rénovations d’ampleur ont été acceptés, près du double par rapport à 2024, période perturbée par des changements de règles.Ces nouveaux critères ont été critiqués par nombre d’élus et associations qui assurent que les subventions ne sont plus suffisantes pour les ménages à faibles revenus et qui craignent un coup d’arrêt de la dynamique de rénovation énergétique en France. Le collectif Rénovons, d’entreprises et associations du secteur, dénonce dans une lettre adressée au Premier ministre un “abandon” de l’Etat de sa politique de rénovation énergétique qui a subi un “détricotage” au fil des années. 

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Voitures électriques: le “leasing social” de retour, avec quelques changements

La location avec option d’achat – ou leasing – de véhicule électrique pour les ménages modestes via un soutien mis en place par l’Etat a fait son retour mardi, avec quelques différences par rapport au dispositif de 2024. La première édition du “leasing social”, lancée par le gouvernement début 2024, avait pris fin après six semaines, avec plus de 50.000 commandes validées pour 20.000 à 25.000 véhicules prévus initialement. Au vu de son succès, et des sommes à débourser, Bercy avait prématurément arrêté le dispositif.Cette fois, le dispositif est prévu d’emblée pour financer 50.000 voitures électriques, dont 5.000 réservées aux personnes vivant ou travaillant dans des zones à faibles émissions (ZFE).Au premier jour de ce nouveau millésime, le succès de ce dispositif ne s’est pas démenti: les concessionnaires ont déclaré près de 18.000 commandes sur la plateforme dédiée, dont 3.900 en zones à enjeu pour la qualité de l’air, selon un point à 18H00 communiqué à l’AFP par le ministère de la Transition écologique.Les chiffres donnés sont “sous réserve de la validation des dossiers transmis”, a précisé le ministère.Au total, le dispositif est doté d’une enveloppe d’environ 370 millions d’euros, qui, comme le bonus écologique, sera financée par des certificats d’économie d’énergie (CEE), sur le principe du pollueur-payeur visant les fournisseurs d’énergie. Toutes les offres proposées sont à moins de 200 euros par mois, 95 euros pour les moins chères, pour une durée d’au moins 3 ans.  Elles ne prennent pas en compte les options, les assurances ou encore les frais d’entretien.Concrètement, tout demandeur, majeur et domicilié en France, doit avoir un revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 16.300 euros par part (c’était 15.400 euros en 2024) et aller travailler en voiture à plus de 15 km de chez lui, ou faire plus de 8.000 km par an avec sa voiture personnelle dans le cadre de son activité professionnelle.- “Une attente à combler” -Il ne faut pas avoir bénéficié du dispositif en 2024 et, cette fois, le dispositif sera ouvert à l’outre-mer.Un simulateur mis en ligne par le ministère de la Transition écologique permet aux potentiels acquéreurs de tester leur éligibilité. La liste des modèles concernés, d’une douzaine de marques (Peugeot, Citroën, Renault, Volkswagen, Fiat, Skoda, Ford…), est elle aussi disponible sur le site ecologie.gouv.fr. Le leasing social pourrait encore une fois connaître un grand succès, selon Renault, qui a déjà enregistré “plusieurs milliers” de dossiers pré-validés dans ses concessions. Autant de clients intéressés et remplissant les critères qui n’auront plus qu’à valider leur demande sur la plateforme du gouvernement, mise en ligne mardi, a expliqué le directeur général de Renault France, Guillaume Sicard, lundi lors d’un point téléphonique avec des journalistes. Environ 11.000 voitures du constructeur français avaient profité du dispositif en 2024. Guillaume Sicard table sur “cinq à dix jours ouvrables” pour atteindre la barre des 50.000 véhicules cette année. Seule inconnue, selon lui, “il peut y avoir un afflux important” sur le site dans les deux premiers jours et “il va falloir que le système du gouvernement tienne le coup”. Grégory Caret, directeur de l’observatoire de la consommation à l’UFC-Que choisir, salue quant à lui auprès de l’AFP “une attente qui était à combler”, au regard des prix “dissuasifs” des voitures neuves. Les opérateurs de recharge électrique se félicitent également du retour du dispositif, parmi lesquelles Fastned, qui “accueille très positivement” la nouvelle, dit à l’AFP Jean Baryla, son secrétaire général en charge des relations institutionnelles. Il souligne le gain de pouvoir d’achat du passage d’un véhicule thermique ou hybride à l’électrique: 1.600 euros par an, selon une étude publiée début septembre par Charge France, l’association des opérateurs de recharge. Toutefois, il n’est pas sûr que le leasing social soit reconduit à l’avenir. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a indiqué, lors d’une présentation du dispositif à la presse quelques jours avant son lancement, qu’il n’y avait “pas d’engagement sur le fait de reconduire l’opération chaque année”. 

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Espagne: les îles d’Ibiza et Formentera sous des trombes d’eau

En alerte rouge face aux pluies, les touristiques îles d’Ibiza et de Formentera en Espagne ont fermé leurs plages et leurs écoles mardi, près d’un an après les inondations qui ont endeuillé la région de Valence, sur la côte en face de l’archipel des Baléares.Les services d’urgence des deux îles ont envoyé une alerte sur les téléphones des habitants, leur demandant d’éviter déplacements et activités en extérieur, ainsi que de rester près des cours d’eau ou en sous-sol.L’Aemet, l’agence météorologique nationale, a indiqué que des précipitations allant jusqu’à 200 litres de pluie par mètre carré se sont abattues sur Ibiza en raison du mouvement “très lent” de la tempête, a déclaré le gouvernement régional des îles Baléares dans un communiqué. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des piétons traversant de l’eau boueuse sur un front de mer d’Ibiza bordé de palmiers, de bars et de restaurants, tandis que les sirènes des véhicules d’urgence hurlaient en arrière-plan. Une eau brunâtre et trouble s’est également déversée dans les rues, emportant de grands conteneurs à déchets et obligeant les véhicules à avancer au ralenti. Le gouvernement des Baléares a signalé 132 incidents à Ibiza, principalement liés à des inondations au rez-de-chaussée, sur les routes, des chutes d’arbres et de matériel urbain, et ainsi que des débordements des rivières. Aucun blessé n’était toutefois à déplorer mardi après-midi.Les autorités régionales ont suspendu les cours à Ibiza et Formentera, demandant aux élèves de rester dans les écoles pour éviter les déplacements “jusqu’à nouvel ordre”, et ont ordonné la fermeture des plages. L’unité d’urgence de l’armée espagnole était en cours de déploiement avec des renforts provenant de l’île voisine de Majorque et du continent.L’Aemet a rétrogradé dans l’après-midi son alerte pour Ibiza et Formentera de rouge à orange, comme elle l’avait déjà fait dans la matinée pour Valence, où de fortes pluies ont entraîné la fermeture des écoles pour plus de 500.000 élèves lundi. L’alerte rouge de lundi à Valence a ravivé les souvenirs d’octobre 2024, lorsque des inondations ont tué plus de 230 personnes.Les scientifiques affirment que le changement climatique causé par l’activité humaine intensifie les phénomènes météorologiques extrêmes comme les fortes pluies qui provoquent des inondations. En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide des tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.