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Philippines: le bilan du séisme atteint 72 morts, vers la fin des recherches

Les secours ont relevé jeudi le bilan d’un violent séisme qui a frappé le centre des Philippines cette semaine à 72 morts et ont commencé à réduire les recherches de survivants pour donner la priorité aux blessés et aux milliers de sans-abri.Les corps de trois nouvelles victimes ont été extraits des décombres d’un hôtel effondré dans la ville de Bogo, sur l’île de Cebu, près de l’épicentre du tremblement de terre de magnitude 6,9 qui a frappé l’archipel mardi soir. Un précédent bilan faisait état de 69 morts.”Nous n’avons aucun disparu, donc l’hypothèse est que tout le monde est comptabilisé”, a déclaré jeudi Junie Castillo, porte-parole du Conseil national de réduction et de gestion des risques de catastrophes, ajoutant que certaines unités de secours ont été invitées à “se démobiliser”.Le président philippin Ferdinand Marcos s’est rendu à Bogo jeudi, promettant de mettre en place un grand campement pour héberger temporairement les sans-abri. Quelque 600 logements ont été détruits par le séisme, contraignant les habitants à dormir dehors et des milliers de maisons ont vu leur structure endommagée par la secousse alors que les répliques continuent d’affecter la région.Le gouvernement a recensé 294 blessés et estime qu’environ 20.000 personnes ont dû évacuer leur domicile. “Le principal impact du tremblement de terre est les dommages aux infrastructures”, a déclaré le président Marcos à des journalistes. “Nous n’avons rien pour loger les familles déplacées car nous ne sommes pas sûrs de l’état des centres d’évacuation. Nous allons construire une ville de tentes qui pourra être montée rapidement et protégera les gens de la pluie”, a-t-il annoncé, s’engageant à fournir nourriture, eau et électricité aux évacués.Il a également promis de rétablir l’électricité dans la ville de 90.000 habitants et de fournir une somme symbolique de 10.000 pesos (154 euros) à chaque famille ayant perdu sa maison.M. Marcos a également visité un complexe de logements endommagés à Bogo, abritant des rescapés du super typhon Haiyan de 2013, l’une des catastrophes naturelles les plus meurtrières qui a frappé les Philippines. Huit corps ont été “récupérés des maisons effondrées” dans ce complexe après le tremblement de terre, selon un communiqué du gouvernement local.Une petite chapelle de Bogo sert de refuge à Diane Madrigal, une adolescente, et 14 autres voisins après le séisme, leurs vêtements et leur nourriture éparpillés sur les bancs du lieu de prière. “Un mur entier (de ma maison) est tombé donc je ne sais vraiment pas comment ni quand nous pourrons revenir”, a-t-elle confié à l’AFP, disant encore craindre de nouvelles répliques.Lucille Ipil, une mère de quatre enfants âgée de 43 ans, a ajouté sa bombonne à une file longue de 10 mètres au bord de la route à Bogo, attendant désespérément qu’un camion apporte de l’eau. “Le tremblement de terre a vraiment ruiné nos vies”, dit-elle à l’AFP. “L’eau est importante pour tout le monde. Nous ne pouvons pas manger, boire ou nous laver correctement”.”Nous voulons vraiment retrouver notre vie d’avant le séisme, mais nous ne savons pas quand cela arrivera (…) Reconstruire prend beaucoup de temps”, craint-elle.De nombreuses zones du nord de l’île de Cébu restent sans électricité ou eau deux jours après le séisme, et des dizaines de patients sont toujours abrités sous des tentes devant l’hôpital provincial à Bogo, qui a subi des dommages.Les tremblements de terre sont quasi quotidiens aux Philippines, situées sur la Ceinture de feu du Pacifique, un arc de forte activité sismique qui s’étend de l’Asie du Sud-Est au Japon, et à travers le bassin pacifique jusqu’aux côtes ouest des Amériques, du nord au sud. 

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Micropolluants dans l’eau: jusqu’à un milliard d’euros à investir pour l’agglomération parisienne

Les investissements liés au traitement des micropolluants dans les eaux usées pourraient totaliser dans les 20 prochaines années jusqu’à un milliard d’euros pour l’agglomération parisienne, selon le Siaap, syndicat d’assainissement qui traite les eaux usées de plus de 9 millions de Franciliens.La nouvelle mouture de la directive européenne pour les eaux résiduaires urbaines, dite “Deru 2″, qui vise à renforcer la protection de l’environnement contre l’impact des rejets d’eaux usées des collectivités, est en cours de transposition au niveau des Etats : elle prévoit, pour les grandes agglomérations, l’élimination des micropolluants, ces substances indésirables détectables dans l’environnement à très faible concentration, généralement dues à l’activité humaine.”On estime entre 800 millions et 1 milliard d’euros qui devront être consacrés, (…) dans les 20 prochaines années, au traitement des micropolluants”, a déclaré François-Marie Didier, président du Siaap, lors d’une conférence de presse consacrée au plan d’investissement de la structure pour les dix prochaines années, dévoilé jeudi.Au total, 4,15 milliards d’euros d’investissements sont programmés entre 2024 et 2034 à l’échelle de l’agglomération, pour construire de nouvelles installations et maintenir et moderniser l’existant.Ce budget, voté en fin d’année dernière, n’intègre pas les surcoûts liés à la “Deru 2”, lesquels devront être discutés lors d’un conseil d’administration prévu au mois de novembre.Outre la lutte contre les micro-polluants, la nouvelle directive prévoit également l’élimination de l’azote et du phosphore d’ici 2039. Au total, le Siaap estime entre 1,5 et 2 milliards d’euros les investissements nécessaires pour se mettre en conformité avec ce texte, même si la lutte contre les micropolluants doit être financée à hauteur de 80% par les industriels selon le principe pollueur-payeur, selon le texte européen.Les entreprises des cosmétiques et des médicaments sont principalement pointées du doigt par Bruxelles.Enfin, Deru 2 prévoit l’obligation pour les stations d’épuration d’être autosuffisantes en énergie. Sur ce point, “très concrètement, je ne sais pas comment on fait”, assure François-Marie Didier, qui revendique pourtant le statut de “premier producteur de biogaz” de France, grâce à l’exploitation des boues d’épuration issues de ses usines.Dans tous les cas, la redevance de l’assainissement, “qui a déjà flambé ces dernières années (+45% en dix ans) et représente environ 40% de la facture d’eau, “continuera d’augmenter”, avertit M. Didier.

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La “Grande muraille verte” de Chine: un pari écologique massif, mais à quel prix ?

Dorj, éleveur d’ethnie mongole, regrette le temps où ses bêtes paissaient librement dans les immenses steppes entourant un désert de dunes dans le nord de la Chine.Son troupeau, réduit à une vingtaine de moutons, est aujourd’hui confiné à un lopin clôturé autour de son habitation en briques. Ces terrains sont “trop petits”, dit l’homme d’une soixantaine d’années devant une yourte à l’abandon près du désert de Kubuqi, en Mongolie intérieure.L’interdiction du libre pâturage est une des mesures clés d’un projet colossal lancé par la Chine en 1978, surnommé la “Grande muraille verte”. Le plan visait à créer une ceinture végétale pour contenir les déserts et réduire les tempêtes de sable soufflant jusqu’à Pékin. Ses objectifs ont évolué pour inclure la création de terres cultivables sur des zones arides.Pékin veut en faire la vitrine de son engagement pour le climat. Le président Xi Jinping a énoncé l’extension de la couverture forestière parmi les engagements de son pays contre le changement climatique, en septembre à l’ONU.Autour et dans le désert de Kubuqi, la plantation de l’équivalent de 840.000 terrains de football de champs et de végétation a permis de créer des dizaines de milliers d’emplois dans l’agriculture et de réduire la pauvreté, saluait une agence onusienne dans un rapport en 2015.- “Montagnes d’or” -A l’ouest du Kubuqi, Bai Lei – d’ethnie Han, majoritaire en Chine -, tire sur un tubercule de cistanche enfoui dans le sable, un ingrédient prisé en médecine chinoise pour ses effets tonifiants.”Ici, tout n’était que désert”, explique-t-elle fièrement, montrant une zone de 300 hectares couverte de maïs et de tournesol.Son entreprise fait partie des dizaines à avoir suivi les incitations du gouvernement à cultiver la cistanche dans le comté.”La cistanche pousse sur les racines du saxaul (un arbuste adapté aux milieux arides), et contribue en retour à la stabilité du sol”, dit Madame Bai.Alentour, d’imposants panneaux affichent un slogan de Xi Jinping proclamant: “Les eaux claires et les montagnes verdoyantes sont des montagnes d’or et d’argent”.Mais ces transformations ont impacté les modes de vie traditionnels des éleveurs d’ethnie mongole. Les Mongols représentent environ 17% de la population de Mongolie intérieure.Pour protéger les jeunes pousses, le gouvernement a restreint drastiquement les zones de pâturage. Des patrouilles veillent au respect des règles.Les éleveurs paient les conséquences de dégradations dont ils ne sont pas responsables, dénonce auprès de l’AFP Enghebatu Togochog, militant d’ethnie mongole exilé aux Etats-Unis.- Contestation -Le projet a “forcé les éleveurs à quitter leurs terres et perturbé les pratiques durables qui maintenaient depuis des millénaires l’équilibre fragile des steppes”, dit-il.Le nomadisme a totalement disparu en Mongolie intérieure il y a dix ans, assure-t-il.Des chercheurs chinois ont reconnu dans un article paru en 2017 que la responsabilité du pâturage dans la désertification pourrait avoir été surestimée par rapport à d’autres facteurs: persistance de l’exploitation du charbon, agriculture intensive, changement climatique.Les entraves au pâturage ont provoqué des manifestations de bergers et des heurts conduisant à de nombreuses arrestations, selon des rapports d’ONG.L’entreprise de verdissement “vise en réalité à transformer complètement le paysage mongol”, y compris social, affirme M. Togochog; “les seuls véritables bénéficiaires sont l’Etat chinois et les entreprises”.Des journalistes de l’AFP ont été suivis par des voitures non identifiées pendant leur reportage, et des hommes se présentant comme des fonctionnaires locaux ont systématiquement tenté d’interrompre les interviews.Nombre d’interlocuteurs de l’AFP ont refusé de partager leur identité complète.- La tête haute -Ni l’entreprise Elion Resources Group, à la tête du programme de verdissement du Kubuqi, ni la municipalité locale d’Ordos n’ont répondu aux sollicitations.L’impact sur les modes de vie n’est pas la seule objection. Au niveau national, des articles scientifiques déplorent le choix de variétés de plantations non indigènes ou voraces en eau, avec un faible taux de survie, ainsi que l’absence de diversité des plants.”Une plante qui consomme trop d’eau peut appauvrir la nappe et entraîner une nouvelle dégradation”, note la jeune doctorante Zhang Yanping, au cours de prélèvements sur des peupliers et des pins plantés dans le sable du Kubuqi il y a plus de dix ans et visiblement fragiles.Plus globalement, la question de préserver les déserts est posée, dit Wang Shuai, universitaire géographe à Pékin. “Les déserts ont d’importantes fonctions écologiques, comme la conservation de l’eau et la biodiversité”, rappelle-t-il. Plutôt que de les faire disparaître, il suffirait d’en empêcher l’extension, dit-il.Devant une parcelle en cours de verdissement du Kubuqi, Monsieur Feng réfute les critiques. Cet ancien agriculteur d’ethnie Han s’est reconverti dans la location de quads dans un secteur qui attire les touristes. Il assure que le pâturage reste autorisé après la récolte et invoque les retombées favorable du verdissement.”Les ressources sont devenues plus abondantes et nos vies plus prospères”, dit-il.”On a pu relever la tête, fièrement”.

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Grèce: une attaque relance les appels pour un contrôle du nombre de loups

L’attaque récente d’une fillette de 5 ans par un loup sur une plage en Grèce a relancé les appels pour un contrôle du nombre de ces animaux dans le pays, des chasseurs et agriculteurs réclamant le droit de pouvoir en abattre.L’animal a attrapé la petite fille à la taille alors qu’elle jouait dans le sable dans une station balnéaire de la péninsule de Chalcidique, dans le nord de la Grèce, a raconté sa mère, originaire de Serbie, à la chaîne de télévision Skai.Un passant a chassé le loup en lui lançant des pierres, mais celui-ci a suivi l’enfant et sa mère jusqu’à la cour de leur logement de vacances, a-t-elle ajouté.Les chasseurs grecs affirment depuis longtemps que la population des loups en Grèce est bien plus élevée que les estimations officielles, ce qui accroît la menace pour les chiens de chasse et le bétail.Des responsables locaux ont décidé de poser des pièges pour tenter de capturer le loup mais si l’animal ne peut pas être attrapé, il sera tué, ont-ils assuré.- Peur -“Là où je vais chasser, nous observons des loups presque tous les jours”, affirme Stelios Thomas, un sexagénaire de Thessalonique (nord) qui s’aventure à environ 50 kilomètres à l’est de la deuxième ville du pays. “J’ai maintenant peur d’aller me balader en montagne. Ils ont mangé de nombreux chiens et animaux ces derniers temps, il y a des attaques presque tous les jours,” affirme-t-il aussi, dans un entretien avec l’AFP.Yorgos Iliopoulos, biologiste et expert des loups auprès de l’ONG Callisto, appelé pour intervenir après l’attaque sur la plage, explique que ce loup était étrangement habitué à la présence humaine. “Cet animal a manifestement trouvé de la nourriture dans cette zone ou a été nourri par erreur par un humain étant jeune,” a-t-il souligné. “On ne peut pas lui faire changer de comportement et il est préférable de le capturer,” a-t-il ajouté. Début 2024, Callisto a aidé à saisir un jeune loup retrouvé dans les locaux de l’académie de police grecque à Amygdaleza, près d’Athènes. Le jeune mâle avait été équipé d’un collier et relâché au pied du mont Parnès, où les loups sont revenus après une absence de six décennies. Grâce à ses études sur les loups du mont Parnès, M. Iliopoulos affirme que les meutes de la région “sont attirées par les cadavres des animaux d’élevage ou de chiens.” – Résurgence – Selon une étude récente de Callisto sur la population de loups en Grèce, leur nombre est évalué à 2.075. Et la répartition des loups sur le territoire s’élargit, affirme M. Iliopoulos. “Les loups sont maintenant en Attique”, la région qui entoure Athènes, détaille-t-il, ainsi que dans la péninsule du Péloponnèse depuis deux ou trois ans.L’abandon de l’agriculture en montagne et la multiplication des proies disponibles, comme les sangliers et les cerfs, ont favorisé le retour du loup, souligne l’expert. “Des tendances similaires sont observées pour l’ensemble des grands mammifères en Grèce et en Europe”, ajoute-t-il.Les signalements d’ours dans des zones habitées se multiplient également dans la campagne grecque. La semaine dernière, un homme de 80 ans a été blessé à Zagori, dans le nord-ouest du pays, par un ours brun entré dans son jardin à la recherche de nourriture.Selon l’ONG Arcturos, la Grèce abrite aujourd’hui entre 550 et 900 ours, un chiffre en hausse par rapport aux deux dernières décennies mais qui reste insuffisant pour lever l’interdiction de chasse. Les ours ont commencé à s’approcher des zones habitées il y a une dizaine d’années mais les autorités n’ont jamais mis en place d’équipes d’intervention rapide, déplore l’organisation dans un communiqué.”La campagne grecque n’est plus celle d’il y a 20 ans, il est donc impossible que les ours soient restés les mêmes”, souligne Alexandros Karamanlidis, directeur général d’Arcturos.

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Jane Goodall, l’ambassadrice des chimpanzés

Ambassadrice des chimpanzés, la primatologue britannique Jane Goodall, décédée mercredi à l’âge de 91 ans, a changé le regard de l’homme sur sa place dans la nature et a inlassablement défendu la cause environnementale.Infatigable, Jane Goodall parcourait encore la planète pour défendre la cause des chimpanzés, ces grands singes qu’elle était venue étudier en Tanzanie, il y a plus de 60 ans dans ce qui était encore le protectorat britannique du Tanganyika.A chaque conférence, le visage dégagé, ses longs cheveux argentés attachés, elle accueillait son public avec une imitation très juste du cri du chimpanzé.Messagère de la paix des Nations Unies depuis 2002, elle ne passait plus que quelques semaines par an dans le parc national tanzanien de Gombe, là où avait débuté sa longue carrière scientifique.Jane Goodall est née à Londres le 3 avril 1934, deux ans après l’Américaine Dian Fossey, qui avait consacré, elle, sa vie aux gorilles des massifs congolais et rwandais.Secrétaire de formation et naturaliste autodidacte, la jeune femme se rend pour la première fois en Afrique invitée par des amis propriétaires d’une ferme au Kenya.En 1957, elle y rencontre le conservateur du Musée national kényan, le célèbre paléoanthropologue Louis Leakey. Il lui fait une incroyable proposition: aller observer des chimpanzés au bord du lac Tanganyika, un environnement proche de celui de nos lointains ancêtres.Grâce à sa persévérance, Jane Goodall réussit à se faire accepter par ses discrets habitants, devenant quasiment l’une des leurs. Les scientifiques de la vieille école sont choqués à la lecture de ses premiers rapports où elle parle de David Barbe-Grise, Flo, Mike, Mac Gregor et d’autres, au lieu d’individus identifiés par des sigles et des numéros. Elle décrit dans le détail leur société aux rapports complexes et découvre qu’ils ne sont pas végétariens, mais omnivores. – Lien mère-enfant -En observant un chimpanzé utiliser une tige pour attraper des termites, elle est la première à révéler que ces grands singes savent fabriquer des outils, une capacité jusque-là considérée comme l’apanage de l’Homme.”Il faut désormais redéfinir l’Homme, redéfinir l’outil, ou accepter le chimpanzé comme humain”, lui écrit Louis Leakey, qui l’envoie à l’université de Cambridge où elle obtient un doctorat en éthologie (1965).Jane Goodall n’a pourtant aucun diplôme universitaire en poche. Avant elle, seules sept personnes ont, de la sorte, sauté les étapes dans le prestigieux établissement.En 1964, elle épouse le photographe néerlandais Hugo van Lawick, qui immortalise son travail pour les magazines américains Life et National Geographic. La couple a un fils, Hugo, qu’elle surnomme “Grub” (“asticot”).”Chez les chimpanzés, il y a un lien extrêmement étroit entre la mère et l’enfant”, explique-t-elle. “La mère est constamment avec l’enfant, et j’ai élevé +Grub+ de cette façon. Jusqu’à ses trois ans, je ne l’ai jamais laissé seul une journée entière.”Son deuxième mari, Derek Bryceson, directeur des parcs nationaux tanzaniens, entre dans sa vie en 1973. Il meurt sept ans plus tard d’un cancer.- “Pensée à court terme” -Grande figure de la science du XXe siècle, maintes fois distinguée, Jane Goodall devient dès les années 1970 une activiste de la nature. Dès 1977, elle crée son institut pour gérer en Afrique des centres d’accueil de chimpanzés issus du braconnage, puis le “ChimpanZoo”, programme destiné à améliorer les conditions de vie des primates captifs ou encore le “Roots and Shoots” (“Racines et pousses”) en 1991, un programme de sensibilisation des jeunes à l’environnement. En 2022, Mattel sort une Barbie à son effigie: “Je suggère depuis longtemps que les filles ne veulent pas seulement être des stars de cinéma. Beaucoup d’entre elles, comme moi, veulent être dans la nature à étudier les animaux.”Dans une tribune du Monde pendant le Covid-19, elle établit un lien entre la pandémie et “notre manque de respect pour le monde naturel”.Végétarienne convaincue, elle dénonce sans relâche les atteintes à la biodiversité. “Nous savons ce que nous devons faire. Nous avons les outils nécessaires. Mais nous nous heurtons à la pensée à court terme du gain économique, contraire à la protection à long terme de l’environnement.””Je ne prétends pas être capable de résoudre les problèmes”, déclarait-elle à l’AFP en 2024. “Mais si nous regardons l’alternative, qui est de continuer à détruire l’environnement, nous sommes condamnés.”

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Climat: le pape et Schwarzenegger appellent les citoyens à faire pression sur les gouvernements

“Pas de place pour l’indifférence”: le pape Léon XIV a exhorté mercredi les citoyens à “faire pression sur les gouvernements” pour tenter d’endiguer le réchauffement climatique, lors d’un sommet sur le climat près de Rome aux côtés de la star de “Terminator” Arnold Schwarzenegger.”Les citoyens doivent participer activement à la prise de décision politique aux niveaux national, régional et local”, a souligné le pape américain lors de ce sommet à Castel Gandolfo, en présence d’experts de l’environnement et de militants du monde entier.Cet événement de trois jours marque le dixième anniversaire du manifeste historique sur le climat du défunt pape François, “Laudato Si'”, un appel à l’action contre le réchauffement climatique causé par l’Homme.Elu en mai après le décès de François, Léon XIV a repris le flambeau de son prédécesseur, insistant sur le fait qu’il est temps de passer des paroles à “une action climatique décisive et coordonnée”. Le temps presse: les émissions mondiales responsables du changement climatique ont augmenté, alors qu’elles doivent être réduites de près de moitié d’ici la fin de la décennie pour limiter le réchauffement climatique à des niveaux plus sûrs, conformément à l’accord de Paris de 2015. Le sujet sera au centre de la COP30, le prochain sommet des Nations unies sur le climat qui se tiendra au Brésil en novembre.Le chef des 1,4 milliard de catholiques a dit espérer qu’elle “écoutera le cri de la Terre et le cri des pauvres, des familles, des peuples autochtones, des migrants involontaires et croyants du monde entier.” “Il n’y a pas de place pour l’indifférence ni pour la résignation”, a-t-il lancé.La conférence “Raising Hope for Climate Justice” (“Donner de l’espoir pour la justice climatique”), qui a lieu à Castel Gandolfo, commune abritant la résidence d’été des papes, examine les progrès réalisés et les “mesures urgentes” nécessaires, ont expliqué les organisateurs.Dans un discours engagé, l’acteur devenu militant écologiste Arnold Schwarzenegger a renouvelé son appel à stopper (“terminate” en anglais) la pollution et rappelé son action face au gouvernement Bush lorsqu’il était gouverneur de Californie.”Arrêtons de nous plaindre et mettons-nous au travail! Chacun a le pouvoir. Le gouvernement fédéral n’a pas le pouvoir ultime”, a-t-il lancé dans une critique voilée à l’administration Trump, ouvertement climatosceptique.L’ancien culturiste a qualifié le pape de “héros de film d’action” pour tenter de faire du Vatican le premier État neutre en carbone au monde, notamment à travers un accord visant à transformer un vaste terrain en ferme solaire.”Vous riez parce qu’il n’en a peut-être pas l’air, comme on le voit dans les films avec les muscles, les armes et tout ce genre de choses”, a-t-il plaisanté.- “Moment crucial” -Le pape de 70 ans a invité à dépasser l’utilisation des chiffres, “aussi effrayants soient-ils” pour passer “du discours environnemental à une conversion écologique qui transforme les modes de vie personnels et collectifs”.Avant son élection à la tête de l’Église catholique, Robert Francis Prevost a passé une vingtaine d’années comme missionnaire au Pérou, où il s’était engagé face aux effets du changement climatique sur les communautés vulnérables, frappées notamment par de graves inondations.Lorna Gold, responsable du mouvement “Laudato Si'” qui organise la conférence, a indiqué que les participants prendraient un nouvel engagement en mémoire du pape François “pour concrétiser la vision” de son appel à agir pour le climat, lequel serait ensuite présenté à la COP30.”C’est un moment crucial”, a déclaré à l’AFP Allen Ottaro, fondateur et directeur exécutif du Catholic Youth Network for Environmental Sustainability in Africa, basé à Nairobi.Malgré “des phénomènes météorologiques extrêmes”, “certaines grandes puissances, en l’occurrence les États-Unis, montrent clairement qu’elles ne sont plus intéressées par l’orientation que le monde devrait prendre”, a-t-il ajouté.Les experts ont reconnu que François avait influencé les accords historiques de Paris sur le climat de 2015 grâce à son encyclique “Laudato Si'”, qui affirmait que les économies développées étaient responsables d’une catastrophe environnementale imminente.Près de dix ans plus tard, en 2023, François avait averti que certains dommages étaient “déjà irréversibles”.ide-ljm-jra-cmk/jra/ial/

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L’affichage du coût environnemental des vêtements entre en vigueur en France, une première en Europe

Un jean de mode ultra-éphémère à “5.178 points d’impact” contre “1.428 points d’impact” pour son homologue Made in France: l’affichage du coût environnemental des vêtements entre en vigueur ce mercredi en France, une première en Europe.Il est déjà déployé par quelques marques soucieuses de produire responsable.Dans sa boutique du Marais, un quartier du centre de Paris, le fondateur de la marque 1083 épingle une affiche présentant les scores environnementaux de ses jeans. “Notre enjeu, c’est de populariser cet affichage et que les politiques ne puissent plus faire autrement que de le défendre”, explique à l’AFP Thomas Huriez, qui a commencé à déployer cet affichage avant l’entrée en vigueur du dispositif.Celui-ci n’est pas contraignant: prévu dans la loi Climat et Résilience (2021), il devait être obligatoire dès 2024 mais n’est finalement que volontaire, afin de laisser l’Union européenne boucler ses travaux sur l’élaboration d’un futur affichage environnemental obligatoire, et de ne pas, ainsi, imposer le cadre français avant la copie européenne.L’affichage français se présente sous la forme d’un score à points: plus le nombre est élevé, plus l’impact environnemental est important.Il est notamment calculé selon la consommation en eau, les émissions de gaz à effet de serre, la toxicité, les possibilités de recyclage ou réparation, le volume de fibres microplastiques rejetées lors du lavage et un “coefficient de fast fashion” qui prend en compte les volumes de production.- Améliorer la note -Mais comment calculer ce score avec des chaînes d’approvisionnement concentrant énormément de fournisseurs, souvent de plusieurs pays, pour un seul vêtement ?Pour 1083, rien de plus aisé: les jeans sont tissés, coupés et confectionnés en France. “On n’a pas 100 fournisseurs à appeler”, assure M. Huriez, précisant que la marque travaille avec trois teinturiers, deux en France, un en Italie. Et que le coton bio vient de Tanzanie, le lin et la laine de France.”On a construit cette marque-là pour tout maîtriser” dès son lancement en 2013, souligne le dirigeant d’entreprise.Cyrillus, enseigne française de prêt-à-porter pour la famille, a elle aussi devancé l’appel.”Notre idée, c’est d’améliorer notre note”, témoigne la responsable qualité et RSE Amandine Devienne, “mais c’est tellement multifactoriel que ce n’est pas simple”. Parmi les pistes envisagées, réduire l’impact du transport des marchandises, introduire davantage de cotons bio ou simplifier la composition des vêtements pour faciliter le recyclage.La plupart de ces marques volontaires, soutenues par l’application Clear Fashion qui note l’impact environnemental et social des vêtements selon un code couleur du vert au rouge et une note sur 100, affichent ce calcul en parallèle du nouvel éco-score souhaité par les autorités. Ces informations sont disponibles en magasins via un QR code sur l’étiquette ou en ligne sur les fiches produits.- L’argent, le nerf de la guerre – Être éco-responsable et rentable n’est pas contradictoire, prouvent ces deux marques.Par ailleurs, les produits ne sont pas forcément plus chers: un jean 1083 coûte entre 100 et 150 euros, comme n’importe quel autre jean de marque, et Cyrillus “a des marges un peu moins élevées que le reste du marché” pour ne pas répercuter le coût de sa politique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) sur les produits, révèle à l’AFP son directeur Hervé Bailly.Convaincu de la pertinence de l’affichage environnemental, le Slip Français regrette “qu’aucune aide” du gouvernement ne soit attribuée pour aider les marques.La marque Made In France chiffre elle à 100.000 euros l’investissement qu’elle doit faire pour noter avec l’éco-score 1.000 de ses références.Entre 2025 et 2026, plusieurs dizaines de marques devraient avoir adopté le dispositif, estime le cabinet de la ministre de la Transition écologique, interrogé par l’AFP.Adopter l’affichage éco-score n’est cependant pas sans risque pour les marques volontaires.Elles doivent déclarer leurs données en prévision d’éventuels contrôles de la Répression des Fraudes, ont encore précisé les équipes d’Agnès Pannier-Runacher.”C’est souvent présenté comme un outil pour le consommateur mais c’est aussi un outil pour les producteurs, un levier pour les guider dans leurs efforts d’éco-conception”, juge le ministère.

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Ukraine: au moins neuf morts à la suite de pluies torrentielles dans le sud 

Des pluies torrentielles suivies d’inondations ont fait au moins neuf morts dont un enfant dans la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, ont indiqué mercredi les secours.”Toute la nuit, les sauveteurs ont aidé à évacuer des personnes prises au piège par des inondations, à dégager des voitures, à pomper de l’eau des bâtiments”, ont souligné les services d’urgence ukrainiens sur Telegram.Des images de leurs interventions montrent des véhicules bloqués en pleine rue, en grande partie immergés, ainsi qu’une opération de secours à bord d’un bus, dont les passagers sont extraits un à un sur les épaules de sauveteurs ayant de l’eau jusqu’à la taille.Le président Volodymyr Zelensky a déploré une “situation horrible”.”Neuf personnes ont péri à la suite de cette catastrophe naturelle, dont un enfant. Mes condoléances à leurs familles et à leurs proches”, a écrit le président sur les réseaux sociaux, faisant aussi état d’une personne disparue.”C’était le chaos complet, un cauchemar, la pluie ne cessait pas”, a témoigné auprès de l’AFP une habitante d’Odessa, Nadia Zakhartchenko.Elle a raconté avoir été comme prise au piège lors d’une sortie en ville avec sa fille. Faute de pouvoir circuler, elles se sont réfugiées, “gelées”, dans un café, où elles ont dû attendre plusieurs heures une prise en charge en voiture. “Honnêtement, nous avons eu du mal à rentrer”, dit-elle.Les intempéries ont commencé mardi en début d’après-midi et selon le maire d’Odessa, Guennadiï Troukhanov, il est tombé sur la ville, en l’espace de sept heures, l’équivalent de deux mois de précipitations en moyenne.”Aucun réseau d’égouts ne peut supporter une telle charge”, a ajouté l’élu.Ces intempéries meurtrières interviennent alors que l’Ukraine continue de subir des bombardements quotidiens de l’armée russe, qui contrôle environ 20% de son territoire, trois ans et demi après le lancement de son invasion à grande échelle.La Russie a intensifié ses frappes en septembre. Selon une analyse de l’AFP des rapports quotidiens de l’armée de l’air ukrainienne, les forces russes ont lancé 5.638 drones de longue portée et 185 missiles contre l’Ukraine lors d’attaques nocturnes le mois dernier, soit une hausse de 36% par rapport à août.A Kharkiv (nord-est), les autorités ont fait état d’importantes frappes pendant la nuit de mardi à mercredi, qui ont fait huit blessés, selon le maire Igor Terekhov.A Kherson (sud), un homme a été tué mercredi matin par un tir d’artillerie russe, a annoncé le chef de l’administration militaire régionale, Oleksandr Prokoudine.

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Philippines: le bilan d’un violent séisme porté à 69 morts, les blessés affluent

Les secours ont relevé mercredi à 69 morts le bilan d’un violent séisme aux Philippines et les blessés affluaient au lendemain d’un tremblement de terre de magnitude 6,9 qui a frappé l’archipel quelques jours après des intempéries meurtrières. La plupart des victimes “ont été écrasées par des débris, ce qui a causé leur mort”, a expliqué Rafaelito Alejandro, responsable adjoint de la défense civile, à la télévision nationale, portant le bilan à 69 morts. L’épicentre de la secousse a été détecté en mer, à proximité de l’île de Cebu dans le centre de l’archipel, mardi à 12H59 GMT (21H59 heure locale), selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS).Les autorités ont fait état de 30 morts dans la ville de Bogo, tandis que d’autres localités proches de l’épicentre ont aussi été endeuillées, notamment San Remigio (22 morts) et Medellin (10). L’hôpital de Bogo a indiqué que 186 personnes ont été blessées.- Hôpital saturé -A l’entrée de cet hôpital provincial, des enfants blessés pleurent et des adultes crient en recevant des soins sur des lits disposés sous des tentes bleues. Ils ont été évacués du bâtiment par précaution face aux centaines de répliques qui ont secoué la région pendant la nuit. A côté, des employés de l’hôpital transportent des sacs mortuaires noirs sur des civières jusqu’à des vans, ont observé des journalistes de l’AFP.Le secouriste Teddy Fontillas, 56 ans, qui dit n’avoir pas fermé l’œil de la nuit, explique que des patients doivent être transférés dans d’autres hôpitaux, celui de Bogo étant saturé. “Nous sommes déjà dépassés, donc nous devons les amener en ville”, dit-il, en référence à la capitale provinciale Cebu, située à environ 100 kilomètres au sud. Plus loin à Bogo, des pompiers creusent avec un excavateur pour sonder les débris d’un motel de deux étages effondré, où ils pensent que deux réceptionnistes et un enfant peuvent être piégés. “Nous ne pouvons pas abandonner, même si nous cherchons depuis environ cinq heures maintenant”, déclare à l’AFP Erwin Castaneda, un pompier. “Nous parlons de vies humaines. Nous ferons tout ce que nous pouvons”. Le président Ferdinand Marcos a offert ses “sincères condoléances aux familles endeuillées” et promis une aide rapide.Des images filmées par des habitants et partagées sur les réseaux sociaux montrent une église catholique ancienne sur l’île de Bantayan, près de Cebu, pendant le séisme: devant le bâtiment, une guirlande d’ampoules oscille violemment avant que le clocher ne s’effondre.Dans la ville de Cebu, le marchand de chaussures en ligne Jayford Maranga, 21 ans, raconte s’être caché sous une table pour éviter d’être écrasé par le plafond d’un centre commercial. “Mon ami et moi mangions à la cafétéria près de l’heure de fermeture, et puis bam! C’était comme si la Terre s’arrêtait de tourner. Et ensuite le centre commercial a commencé à trembler”, selon le jeune homme, qui ajoute que son ami a été légèrement blessé.Plus de 300 répliques ont ébranlé la région, selon l’Institut philippin de volcanologie et de sismologie, ralentissant les efforts des sauveteurs.- “Sous le choc” -“J’avais l’impression que nous allions tous tomber. C’est la première fois que je vis ça”, témoigne Agnes Merza, aide-soignante à Bantayan.Les tremblements de terre sont quasi quotidiens aux Philippines, situées sur la Ceinture de feu du Pacifique, un arc de forte activité sismique qui s’étend de l’Asie du Sud-Est au Japon, et à travers le bassin pacifique jusqu’aux côtes ouest des Amériques, du nord au sud. Le passage de la récente tempête Bualoi et du typhon Ragasa avaient causé une quarantaine de morts ces derniers jours dans l’archipel philippin, où se produisent de nombreuses catastrophes naturelles.

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En Méditerranée, immerger les carcasses de cétacés pour mieux les étudier

Les restes d’un cachalot mort au large de la Corse ont été immergés en profondeur, une première en Méditerranée, afin d’éviter les accidents liés à ces carcasses dérivantes et continuer d’étudier ces mystérieux géants des mers même après leur mort.Les carcasses des grands mammifères marins, rappelle la préfecture maritime de Méditerranée dans un communiqué, principalement des rorquals et cachalots en Méditerranée, “peuvent représenter un danger important pour le trafic maritime”. Jusqu’à présent, les deux solutions pour s’en débarrasser étaient l’équarrissage, long, difficile, et source de potentielles contaminations sanitaires, ou la destruction par engin explosif, source de nuisances pour la faune sous-marine. En lien avec une association de préservation des cétacés, Miraceti, et le sanctuaire Pelagos – qui a pour but de les protéger -, la préfecture a testé “une alternative plus sûre et respectueuse de l’environnement, le dispositif Immercet”, consistant à remorquer les carcasses vers des zones profondes où elles sont lestées et immergées.Après une première tentative ratée en 2024, le protocole Immercet a été réussi en juillet quand une carcasse de cachalot a été signalée à la dérive au large de la Corse, puis localisée flottante et bloquée entre des rochers dans une crique près de Calvi (Haute-Corse). La carcasse a pu être tractée puis immergée avec succès à environ 660 mètres de profondeur.Une opportunité très intéressante, explique à l’AFP Laurène Trudelle, de Miraceti, pour mieux connaître “l’écosystème qui vit sur ces carcasses”. D’abord les nécrophages, divers charognards comme les requins et les crabes, puis des “gastéropodes, polychètes et bivalves qui se développent sur ses sédiments proches de la carcasse”.”Plusieurs de ces espèces sont soupçonnées d’être endémiques des carcasses de grands cétacés”, développe Laurène Trudelle.Sur les huit espèces de cétacés présentes en Méditerranée, rappelle-t-elle, “seules deux ne sont pas en danger: le grand dauphin et le dauphin bleu et blanc”.Les autres, et notamment le rorqual et le cachalot, représentent des populations “fragiles”, fortement impactées par le trafic maritime très intense dans cette zone. Les collisions de grands cétacés avec des bateaux représentent la première cause de mortalité non naturelle. “Encore récemment, on a eu de grands rassemblements de cachalots en plein sur une ligne de trafic Corse-continent”, remarque Laurène Trudelle.