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Trump says Venezuela’s Maduro offered ‘everything’ to ease tensions

US President Donald Trump said Friday that Venezuelan leader Nicolas Maduro had offered major concessions to ease tensions with Washington and confirmed a new strike on a drug-smuggling vessel, which reportedly left survivors.Washington accuses Maduro of heading a drug cartel and has deployed significant military assets — including stealth warplanes and seven US Navy ships …

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S&P dégrade la note de la France, avertissement au nouveau gouvernement

L’une des plus grandes agences de notation a adressé un avertissement au nouveau gouvernement Lecornu en dégradant la note de la France vendredi, invoquant une incertitude “élevée” sur les finances publiques en dépit de la présentation d’un budget pour 2026.Moins d’une semaine après la formation de la nouvelle équipe gouvernementale et trois jours après la publication d’un projet de loi de finances (PLF) pour l’année prochaine, S&P Global Ratings a annoncé abaisser d’un cran sa note de la France à A+.”Malgré la présentation cette semaine du projet de budget 2026, l’incertitude sur les finances publiques françaises demeure élevée”, a affirmé l’agence, qui figure parmi les trois plus influentes avec Moody’s et Fitch.Réagissant à cette deuxième dégradation par S&P (anciennement Standard & Poors) en un an et demi, le ministre de l’Economie Roland Lescure a dit “(prendre) acte” de cette décision. “Le gouvernement confirme sa détermination à tenir l’objectif de déficit de 5,4% du PIB pour 2025”, a ajouté son ministère dans une déclaration transmise à l’AFP.Selon S&P, si cet “objectif de déficit public de 5,4% du PIB en 2025 sera atteint”, “en l’absence de mesures supplémentaires significatives de réduction du déficit budgétaire, l’assainissement budgétaire sur (son) horizon de prévision sera plus lent que prévu”.L’agence prévoit que “la dette publique brute atteindra 121% du PIB en 2028, contre 112% du PIB à la fin de l’année dernière”, a-t-elle poursuivi dans un communiqué.”En conséquence, nous avons abaissé nos notes souveraines non sollicitées de la France de AA-/A-1+ à A+/A-1″, écrit-elle. Les perspectives sont stables.”Pour 2026, le gouvernement a déposé mardi 14 octobre un projet de budget qui vise à accélérer la réduction du déficit public à 4,7% du PIB tout en préservant la croissance”, a répondu le ministère de l’Economie.”Il s’agit d’une étape clef qui nous permettra de respecter l’engagement de la France à ramener le déficit public sous 3% du PIB en 2029″, a ajouté Bercy.”Il est désormais de la responsabilité collective du gouvernement et du Parlement de parvenir à l’adoption d’un budget qui s’inscrit dans ce cadre, avant la fin de l’année 2025″, selon la même source.- “Plus grave instabilité” depuis 1958 -Mais le gouvernement qui, à peine entré en fonctions, a échappé de peu cette semaine à la censure après une concession aux socialistes sur la réforme des retraites, va devoir composer avec une Assemblée nationale sans majorité lors de débats budgétaires qui s’annoncent houleux, alors même que le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est engagé à ne pas recourir à l’article 49.3 pour imposer son texte.Cette nouvelle dégradation de la note de la France par S&P intervient avant une décision de Moody’s attendue le 24 octobre. Elle a lieu un mois après que Fitch a elle aussi abaissé la note française à A+.Les agences comme Fitch, Moody’s et S&P Global Ratings classent la qualité de crédit des Etats – soit leur capacité à rembourser leur dette -, de AAA (la meilleure note) à D (défaut de paiement).Les dégradations de note par les agences sont redoutées par les pays car elles peuvent se traduire par un alourdissement de leurs intérêts.Ceux payés par la France sont estimés à environ 55 milliards d’euros en 2025, alors que depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, la dette française se négocie déjà à un taux bien plus coûteux que la dette allemande.”La France traverse sa plus grave instabilité politique depuis la fondation de la Cinquième République en 1958″, a estimé S&P: “depuis mai 2022, le président Emmanuel Macron a dû composer avec deux Parlements sans majorité claire et une fragmentation politique de plus en plus forte”.Pour l’agence, “l’approche de l’élection présidentielle de 2027 jette un doute (…) sur la capacité réelle de la France à parvenir à son objectif de déficit budgétaire à 3% du PIB en 2029”.En tombant en A+ chez S&P, la France se retrouve au niveau de l’Espagne, du Japon, du Portugal et de la Chine.

At least 10 Afghans dead as Kabul accuses Pakistan of breaking truce

Pakistan launched air strikes inside Afghanistan late Friday, killing at least 10 people and breaking a ceasefire that had brought two days of calm to the border, Afghan officials told AFP.The 48-hour truce paused nearly a week of bloody border clashes that killed dozens of troops and civilians on both sides.”Pakistan has broken the ceasefire …

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Face aux séismes, la Californie parie sur une méthode de prévention choc

Cramponné à son siège dans un simulateur, Randy Baxter tente d’encaisser les secousses d’un tremblement de terre majeur. Mais les convulsions sont tellement violentes qu’elles envoient ses jambes valser en l’air. “C’était beaucoup plus fort que ce que j’imaginais”, sourit le professeur de 62 ans, au sortir de ce camion de prévention, sur le campus de l’université de Californie à Fullerton, près de Los Angeles.Une fois par an, l’engin réalise une tournée d’une semaine pour sensibiliser des milliers de Californiens, en répliquant les effets d’un séisme de magnitude 7. Soit la puissance du fameux “Big One”, qui pourrait causer 1.800 morts, 53.000 blessés et 200 milliards de dollars de dommages matériels, selon les projections de l’Institut américain de géophysique (USGS).”C’est dingue. (…) Si on essaie de se lever, on va être projeté à travers la pièce et se blesser. Donc c’est presque mieux de juste s’accrocher”, constate M. Baxter, pourtant habitué à ressentir des séismes d’intensité moyenne.”S’abaisser, se protéger, s’accrocher”: le slogan est martelé sur les prospectus distribués par les organisateurs. Car dans cet Etat américain comptant plus de 500 failles sismiques actives, tout le monde n’a pas les bons réflexes.”Si vous courez hors de votre maison et qu’un arbre tombe sur vous, ce n’était probablement pas une bonne décision”, explique Jon Gudel, un employé du bureau des services d’urgence de Californie (CAL OES). – Désastre garanti -En cas de tremblement de terre, “essayez de trouver quelque chose de solide, de préférence une table, glissez-vous dessous, couvrez votre tête et votre cou, et ensuite accrochez-vous à cette table jusqu’à ce que les secousses cessent”, y compris les répliques, insiste-t-il. Juchée sur la frontière entre les plaques tectoniques pacifique et nord-américaine, la Californie subit chaque année des milliers de séismes, la plupart trop faibles pour être ressentis. S’il est impossible de prédire quand le prochain désastre aura lieu, il n’en reste pas moins garanti.”Voilà pourquoi c’est important d’être préparé”, reprend M. Gudel. Dans le camion, des photos choc rappellent les catastrophes subies par le “Golden State”, du grand tremblement de terre de San Francisco, qui a détruit 80% de la ville en 1906, à celui de Northridge en 1994, qui a fait 72 morts à Los Angeles et provoqué l’effondrement de plusieurs autoroutes aériennes.De quoi doucher l’enthousiasme de certains étudiants se croyant dans un mini-parc d’attractions. Au sortir du véhicule, des professionnels leur rappellent l’importance d’avoir un sac dédié aux urgences, avec des vêtements, des médicaments, un kit de premier secours et un peu d’argent liquide.- Séismes plus fréquents -Ces préconisations résonnent d’autant plus fort que ces deux dernières années, plusieurs séismes d’une magnitude supérieure à 4 ont joué avec les nerfs des Californiens. Andrea Okoh, qui vit le long de la fameuse faille de San Andreas, cicatrice terrestre s’étendant sur près de 1.300 kilomètres dans l’Etat, s’avoue ainsi “extrêmement inquiète”. A 36 ans, cette directrice des ressources humaines a fixé ses meubles au mur depuis qu’un séisme l’a réveillée en pleine nuit en janvier. Elle craint que l’augmentation de la fréquence des secousses ne signale l’imminence d’un désastre.”Si la pression s’échappe de plus en plus, c’est évident que c’est parce qu’il y a quelque chose qui doit sortir”, redoute-t-elle.Mais sur son stand où elle explique avec une maquette la tectonique des plaques, Ashleigh Kuiroz rassure.”Un petit tremblement de terre ne signifie pas qu’un plus grand va arriver”, résume cette étudiante en géologie. Les récents séismes sont en revanche “un excellent rappel pour peut-être penser à préparer un kit de survie”.Les organisateurs recommandent également aux habitants, et même aux touristes, d’installer l’application “MyShake”, capable d’envoyer une alerte quelques instants avant la propagation des tremblements.”C’est important, parce que vous pourriez gagner des secondes vitales”, souligne M. Gudel.

“Je l’ai tuée. Et puis voilà”: l’aveu impassible de la meurtrière de Lola

“Je l’ai ramenée avec moi, je l’ai scotchée, je l’ai tuée. Et puis voilà”. Impassible devant les assises de Paris qui la jugent depuis vendredi pour avoir violé, torturé et tué Lola, 12 ans, Dahbia Benkired écoute sans ciller le rappel de ses aveux et le récit insoutenable de ce 14 octobre 2022.Ce crime commis dans l’appartement de sa soeur dans le XIXe arrondissement de Paris, avait déclenché l’effroi et une tempête politique: cette ressortissante algérienne était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). D’emblée, Dahbia Benkired, 27 ans, demande “pardon à toute la famille” de Lola Daviet, dont les parents étaient gardiens de l’immeuble. “C’est horrible ce que j’ai fait.”Mais les proches attendront plus que des regrets exprimés d’une voix monocorde, le regard figé, parfois éteint, dont elle ne s’est guère départie. A l’heure du verdict le 24 octobre, ils voudront une réponse à l’effroyable énigme à laquelle l’enquête n’a pas répondu: pourquoi?Les yeux rougis, ils se serrent, s’agrippent par la main, la bouche entrouverte comme pour happer l’air, peinant parfois à réprimer les sanglots. Ils sont vêtus d’un T-shirt blanc, avec le dessin d’une enfant souriante, les yeux immenses, cheveux blonds noués en queue de cheval, et cette inscription: “Tu étais le soleil de nos vies, tu seras l’étoile de nos nuits”.Quel mobile?Le frère de Lola, Thibault, s’adresse à l’accusée, sans haine ni colère: “Au nom de toute la famille”, y compris le père, Johann Daviet décédé en 2024, “on voudrait que vous disiez toute la vérité et rien que la vérité, à toute la France et à nous”.Dahbia Benkired n’a jamais livré la clé du mobile. En garde à vue, elle a évoqué sa “haine” pour un pass d’ascenseur refusé par la mère de Lola. Il fut aussi question de fantôme, de sorcellerie, de rites sataniques… Vendredi, son avocat Alexandre Valois s’efforce d’imaginer le déclencheur possible de sa rage meurtrière: un message dégradant que venait d’envoyer un homme avec qui elle entretenait une relation toxique.Elle affirme qu’elle se prostituait, à l’instigation, notamment, dit-elle, de ce petit ami, un dealer dont elle consommait le cannabis – “vingt joints par jour”. Après un arrêt, elle avait recommencé à fumer massivement la semaine avant le crime, assure-t-elle.- “C’était pas moi” -Sauf que rien n’accrédite une telle activité de prostitution, vient dire un enquêteur: aucun client, aucune trace électronique retrouvés. Pas de cannabis non plus.Ce policier expérimenté se souvient de sa stupéfaction devant le contraste entre l’horreur des faits et la froideur de  Dahbia Benkired après son arrestation. Il rappelle qu’elle a beaucoup menti : ainsi, ce viol imaginaire dont elle disait avoir été victime la veille du crime. C’était “une personne très arrogante, agressive, très provocatrice”, raconte son collègue qui a recueilli ses aveux et peine à reconnaître la femme au visage empâté et au regard éteint qui le fixe depuis le box. Celle qui, il y a trois ans, n’avait exprimé “aucune empathie”, “aucun regret”, “aucun remords” en garde à vue.”Je me dis que j’étais folle. C’était pas moi, je ne me reconnais pas du tout”, dit aujourd’hui l’accusée, commentant les images de sa garde à vue.Tout en relevant l’absence de “pathologie psychiatrique majeure”, les experts ont relevé durant l’enquête les “conduites manipulatoires” de cette femme, filmée en cet après-midi d’automne dans le hall d’entrée, chargée d’une imposante malle où elle avait mis le corps de Lola, abordée une heure et demie plus tôt.Entretemps, Dahbia Benkired a contraint l’adolescente terrorisée à la suivre dans l’appartement, l’a violée, l’a torturée. Elle lui a entièrement entouré le visage d’adhésif.Pendant que l’enfant s’asphyxiait, Dahbia Benkired a mis de la musique et fermé la porte pour couvrir les bruits de l’agonie, avait-elle raconté aux enquêteurs.- Perpétuité -Quand sont diffusées les images du corps supplicié, la mère et le frère de Lola sortent; pas de réaction physique notable chez Dahbia Benkired qui avait auparavant dressé une chronologie de vie confuse, et décrit une jeunesse déstructurée au sein d’une famille dysfonctionnelle entre Algérie et région parisienne.Elle évoque des violences sexuelles commises par un voisin à 14 ans ou par “des hommes qui venaient chez ses tantes” en Algérie, avant son retour en France en 2013. Elle mentionne aussi la violence d’un père.Quand elle ne comprend pas, elle fait répéter. Sa soeur l’a décrite comme la “mauvaise graine” de la famille. “C’est quoi +mauvaise graine+?”.  Dahbia Benkired encourt la réclusion criminelle à perpétuité, sans possibilité d’aménagement et de libération, peine la plus élevée du code pénal français. En clôture de la journée, elle a promis “la vérité”. Le procès reprend lundi.

A Marseille, la Bonne Mère retrouve l’éclat de sa couronne marquant la fin du chantier

Après une spectaculaire opération d’hélitreuillage, la couronne redorée de la statue de la Bonne Mère, figure tutélaire de la ville de Marseille, a retrouvé vendredi matin sa place, sous le regard de curieux marquant ainsi la fin du chantier de restauration.”Il s’agit du couronnement de la Vierge Marie, mais aussi du couronnement du chantier”, s’enthousiasme auprès de l’AFP le père Olivier Spinosa, recteur de Notre-Dame de la Garde.La couronne de 150 kilos et de 1,50 m de diamètre entièrement redorée à l’or fin a été placée dans une caisse en bois, puis sanglée et transportée en hélicoptère.Avant d’être vissée sur le sommet de la statue, un joint en plomb a été posé pour assurer l’étanchéité de la couronne. Puis la coiffe a été délicatement installée sur la tête de la vierge à l’enfant monumentale de Notre-Dame de la Garde, point culminant de la 2e ville de France, ont constaté des journalistes l’AFP.Le 13 août, pour la première fois depuis 1870, la couronne de la Bonne Mère a quitté le point le plus haut de la basilique. Après une restauration minutieuse confiée à un compagnon chaudronnier aixois, elle est revenue au sanctuaire pour être redorée par des artisans des Ateliers Gohard.”Aujourd’hui, ce sont les derniers gestes des compagnons qui sont au sommet du clocher pour mettre leur dernière touche à la couronne de la Vierge et le chantier sera terminé”, explique Xavier David, le maître d’oeuvre des travaux.Cette étape majeure du chantier de restauration intervient alors que la dorure touche à sa fin, après la pose en septembre de près de 40.000 feuilles d’or sur la statue de la vierge à l’enfant protectrice de la cité phocéenne. L’idée était de lui redonner l’éclat qu’elle avait perdu à cause du mistral, de l’air marin et de la pollution industrielle.Les échafaudages seront bientôt démontés et les Marseillais retrouveront une vue dégagée sur la basilique.Avant de lancer ces travaux, le diocèse de Marseille, propriétaire de l’édifice, avait lancé une campagne de dons, proposant aux particuliers de financer une des feuilles d’or qui ont été nécessaires à l’ouvrage. Les travaux, qui concernent également le piédestal, les anges et les façades, auront coûté environ 2,8 millions d’euros, dont 2,2 millions rien que pour la redorure.La fin des opérations est prévue le 7 décembre.

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Washington saborde l’accord mondial sur la décarbonation des bateaux

Les pays membres de l’Organisation maritime internationale (OMI) ont repoussé vendredi d’un an leur décision sur l’adoption d’un plan mondial destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre des navires, une victoire diplomatique pour les Etats-Unis, catégoriquement opposés au projet.Ce report fait suite à une semaine chaotique de tractations à Londres, pendant laquelle Washington, avec le soutien de l’Arabie saoudite, la Russie et d’autres pays producteurs de pétrole, a cherché à tout prix à faire capoter le texte, allant jusqu’à menacer de sanctions les pays qui y sont favorables.Ce plan ambitieux, dont le principe avait pourtant été approuvé en avril, doit permettre au secteur, extrêmement polluant, de prendre un virage climatique historique en contraignant les navires à réduire progressivement leurs émissions dès 2028, jusqu’à décarbonation totale vers 2050.Le report a été entériné par une majorité de 57 voix contre 49. Concrètement, les pays membres ont décidé de se réunir dans un an sur cette question -ce qui ne garantit cependant pas qu’un vote sur l’adoption du texte, comme celui qui aurait dû avoir lieu vendredi, sera organisé.”Je n’ai pas grand-chose à vous dire pour l’instant. Ça n’arrive pas souvent”, a réagi, visiblement abattu, Arsenio Dominguez, le secrétaire général de l’OMI, une organisation dont les 176 membres prennent traditionnellement leurs décisions par consensus.- “Arnaque verte” -Donald Trump, attaché aux énergies fossiles et qui a enclenché une marche arrière sur le climat depuis son retour au pouvoir, notamment en retirant son pays de l’accord de Paris, s’était vertement opposé au plan jeudi sur son réseau Truth Social.”Les États-Unis ne toléreront PAS cette arnaque verte mondiale sous forme de taxe sur le transport maritime et ne s’y conformeront d’aucune manière”, avait affirmé le président américain, qui a dans le passé qualifié le changement climatique de “plus grande arnaque” de l’Histoire.Washington a “empêché une augmentation massive des taxes imposées par l’ONU aux consommateurs américains, qui aurait servi à financer des projets climatiques progressistes”, a quant à lui commenté vendredi, après le report, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, parlant d'”énorme victoire” pour Donald Trump.Les Etats-Unis ont menacé les délégations favorables au projet de restrictions de visas pour les membres de leurs équipages, de pénalités commerciales ou de frais portuaires supplémentaires.Interrogé par l’AFP, le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, a dénoncé les “manœuvres de certains États” pour faire capoter l’accord, sans citer nommément les Etats-Unis. “C’est un très mauvais signal”, a-t-il insisté.Le système envisagé “n’est pas parfait”, avait reconnu Arsenio Dominguez à l’ouverture du sommet mardi. Mais “il fournit une base équilibrée”.Le plan litigieux vise à faire payer aux bateaux une sorte de taxe sur leurs émissions au-delà d’un certain seuil, en vue d’alimenter un fonds récompensant les navires à faibles rejets et soutenant les pays vulnérables au changement climatique.Cette tarification du CO2 doit les inciter à utiliser des carburants moins émetteurs de gaz à effet de serre.- “Ils ont menacé tout le monde” -Les pays de l’Union européenne, le Brésil et la Chine avaient réitéré cette semaine leur soutien à l’adoption de ce “cadre net-zéro” (appelé aussi NZF), tout comme les Etats insulaires du Pacifique, qui s’étaient abstenus en avril dernier.Mais la Chine, tout comme l’Inde, a voté pour le report. D’autres pays comme Chypre et la Grèce, dont beaucoup de bateaux portent le pavillon, ainsi que les Philippines, qui fournissent le premier contingent mondial de travailleurs du secteur, se sont abstenus.Cet ajournement d’un an est “regrettable” et l’UE est prête “à reprendre les discussions sur l’accord sous l’égide de l’Organisation maritime internationale lorsque cela sera opportun”, a réagi vendredi une porte-parole de la Commission européenne.”Nous regrettons (…) qu’une occasion historique ait ainsi été manquée. Mais une chose est claire : nous ne devons pas relâcher nos efforts”, a encore indiqué à l’AFP un porte-parole du ministère allemand des Transports.”C’est important d’avoir cette année en plus pour décider, nous ne pouvions pas nous mettre d’accord en deux heures”, a pour sa part déclaré à l’AFP le délégué argentin, dont le pays, en difficulté économique, bénéficie d’un important soutien financier de Washington.”Il est de notoriété publique que les États-Unis ont menacé tout le monde”, a regretté le représentant d’un petit pays, sous couvert d’anonymat. Des méthodes dénoncées vendredi par le délégué brésilien en séance plénière.