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Voitures électriques: le “leasing social” de retour, avec quelques changements

La location avec option d’achat – ou leasing – de véhicule électrique pour les ménages modestes via un soutien mis en place par l’Etat a fait son retour mardi, avec quelques différences par rapport au dispositif de 2024. La première édition du “leasing social”, lancée par le gouvernement début 2024, avait pris fin après six semaines, avec plus de 50.000 commandes validées pour 20.000 à 25.000 véhicules prévus initialement. Au vu de son succès, et des sommes à débourser, Bercy avait prématurément arrêté le dispositif.Cette fois, le dispositif est prévu d’emblée pour financer 50.000 voitures électriques, dont 5.000 réservées aux personnes vivant ou travaillant dans des zones à faibles émissions (ZFE).Au premier jour de ce nouveau millésime, le succès de ce dispositif ne s’est pas démenti: les concessionnaires ont déclaré près de 18.000 commandes sur la plateforme dédiée, dont 3.900 en zones à enjeu pour la qualité de l’air, selon un point à 18H00 communiqué à l’AFP par le ministère de la Transition écologique.Les chiffres donnés sont “sous réserve de la validation des dossiers transmis”, a précisé le ministère.Au total, le dispositif est doté d’une enveloppe d’environ 370 millions d’euros, qui, comme le bonus écologique, sera financée par des certificats d’économie d’énergie (CEE), sur le principe du pollueur-payeur visant les fournisseurs d’énergie. Toutes les offres proposées sont à moins de 200 euros par mois, 95 euros pour les moins chères, pour une durée d’au moins 3 ans.  Elles ne prennent pas en compte les options, les assurances ou encore les frais d’entretien.Concrètement, tout demandeur, majeur et domicilié en France, doit avoir un revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 16.300 euros par part (c’était 15.400 euros en 2024) et aller travailler en voiture à plus de 15 km de chez lui, ou faire plus de 8.000 km par an avec sa voiture personnelle dans le cadre de son activité professionnelle.- “Une attente à combler” -Il ne faut pas avoir bénéficié du dispositif en 2024 et, cette fois, le dispositif sera ouvert à l’outre-mer.Un simulateur mis en ligne par le ministère de la Transition écologique permet aux potentiels acquéreurs de tester leur éligibilité. La liste des modèles concernés, d’une douzaine de marques (Peugeot, Citroën, Renault, Volkswagen, Fiat, Skoda, Ford…), est elle aussi disponible sur le site ecologie.gouv.fr. Le leasing social pourrait encore une fois connaître un grand succès, selon Renault, qui a déjà enregistré “plusieurs milliers” de dossiers pré-validés dans ses concessions. Autant de clients intéressés et remplissant les critères qui n’auront plus qu’à valider leur demande sur la plateforme du gouvernement, mise en ligne mardi, a expliqué le directeur général de Renault France, Guillaume Sicard, lundi lors d’un point téléphonique avec des journalistes. Environ 11.000 voitures du constructeur français avaient profité du dispositif en 2024. Guillaume Sicard table sur “cinq à dix jours ouvrables” pour atteindre la barre des 50.000 véhicules cette année. Seule inconnue, selon lui, “il peut y avoir un afflux important” sur le site dans les deux premiers jours et “il va falloir que le système du gouvernement tienne le coup”. Grégory Caret, directeur de l’observatoire de la consommation à l’UFC-Que choisir, salue quant à lui auprès de l’AFP “une attente qui était à combler”, au regard des prix “dissuasifs” des voitures neuves. Les opérateurs de recharge électrique se félicitent également du retour du dispositif, parmi lesquelles Fastned, qui “accueille très positivement” la nouvelle, dit à l’AFP Jean Baryla, son secrétaire général en charge des relations institutionnelles. Il souligne le gain de pouvoir d’achat du passage d’un véhicule thermique ou hybride à l’électrique: 1.600 euros par an, selon une étude publiée début septembre par Charge France, l’association des opérateurs de recharge. Toutefois, il n’est pas sûr que le leasing social soit reconduit à l’avenir. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a indiqué, lors d’une présentation du dispositif à la presse quelques jours avant son lancement, qu’il n’y avait “pas d’engagement sur le fait de reconduire l’opération chaque année”. 

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Espagne: les îles d’Ibiza et Formentera sous des trombes d’eau

En alerte rouge face aux pluies, les touristiques îles d’Ibiza et de Formentera en Espagne ont fermé leurs plages et leurs écoles mardi, près d’un an après les inondations qui ont endeuillé la région de Valence, sur la côte en face de l’archipel des Baléares.Les services d’urgence des deux îles ont envoyé une alerte sur les téléphones des habitants, leur demandant d’éviter déplacements et activités en extérieur, ainsi que de rester près des cours d’eau ou en sous-sol.L’Aemet, l’agence météorologique nationale, a indiqué que des précipitations allant jusqu’à 200 litres de pluie par mètre carré se sont abattues sur Ibiza en raison du mouvement “très lent” de la tempête, a déclaré le gouvernement régional des îles Baléares dans un communiqué. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des piétons traversant de l’eau boueuse sur un front de mer d’Ibiza bordé de palmiers, de bars et de restaurants, tandis que les sirènes des véhicules d’urgence hurlaient en arrière-plan. Une eau brunâtre et trouble s’est également déversée dans les rues, emportant de grands conteneurs à déchets et obligeant les véhicules à avancer au ralenti. Le gouvernement des Baléares a signalé 132 incidents à Ibiza, principalement liés à des inondations au rez-de-chaussée, sur les routes, des chutes d’arbres et de matériel urbain, et ainsi que des débordements des rivières. Aucun blessé n’était toutefois à déplorer mardi après-midi.Les autorités régionales ont suspendu les cours à Ibiza et Formentera, demandant aux élèves de rester dans les écoles pour éviter les déplacements “jusqu’à nouvel ordre”, et ont ordonné la fermeture des plages. L’unité d’urgence de l’armée espagnole était en cours de déploiement avec des renforts provenant de l’île voisine de Majorque et du continent.L’Aemet a rétrogradé dans l’après-midi son alerte pour Ibiza et Formentera de rouge à orange, comme elle l’avait déjà fait dans la matinée pour Valence, où de fortes pluies ont entraîné la fermeture des écoles pour plus de 500.000 élèves lundi. L’alerte rouge de lundi à Valence a ravivé les souvenirs d’octobre 2024, lorsque des inondations ont tué plus de 230 personnes.Les scientifiques affirment que le changement climatique causé par l’activité humaine intensifie les phénomènes météorologiques extrêmes comme les fortes pluies qui provoquent des inondations. En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide des tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.

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MaPrimeRénov’ pour les rénovations globales rouvre en version limitée, les collectivités dans le flou

Après trois mois de fermeture, le guichet MaPrimeRénov’ pour les aides à la rénovation énergétique d’ampleur dans son logement a rouvert mardi dans des conditions plus retreintes.Pour les collectivités qui distribuent ces aides, le flou et la déception continuent de régner.  Face à un important afflux de dossiers depuis fin 2024, l’Etat avait décrété une pause estivale du dispositif de subventions aux particuliers pour leurs projets de travaux cumulant plusieurs types de travaux d’amélioration de la performance énergétique dans leur logement. Les ménages peuvent de nouveau déposer leurs dossiers mais les conditions d’octroi sont restreintes: seuls les logements classés E, F ou G au diagnostic de performance sont éligibles, les plafonds de travaux sont abaissés à 40.000 euros maximum (contre 70.000 euros avant) et les ménages aux revenus très modestes sont prioritaires.La subvention maximale d’un ménage très modeste est divisée par deux, passant de 63.000 euros à 32.000 euros. Le guichet rouvre mais sans budget puisque l’enveloppe de 3,6 milliards d’euros prévue pour 2025 devrait assurément être consommée par les dossiers déjà déposés avant juin.Pour mieux gérer son enveloppe, l’Etat a ainsi fixé à 13.000 le nombre de nouveaux qui pourront être acceptés d’ici fin 2025 mais il ne seront financés qu’en 2026, sous réserve de vote du budget. Des “objectifs par territoire” et “un suivi hebdomadaire accessible aux acteurs de la rénovation” seraient aussi mis en place. – “Fausse ouverture” -“La note sur les modalités de suivi des objectifs est arrivée aujourd’hui”, indique à l’AFP Suzanne Brolly, vice-présidente de l’Eurométropole de Strasbourg chargée de l’habitat, qui déplore un quota de 66 dossiers maximum pour son agglomération. “C’est une fausse ouverture” selon elle, “il n’y a plus rien pour cette année”, les conditions d’octroi sont “très limitées”, avec une “enveloppe ridicule” et “seulement pour les ménages les plus fragiles”. Se sentant “abandonnée”, elle craint une augmentation de la “vacance énergétique”, les logements laissés vides car hors des normes du logement digne.En revanche en Loire-Atlantique, le président du conseil départemental Michel Ménard n’a “pas les éléments” sur ces objectifs ni “d’indications sur les moyens financiers que l’Etat va accorder en plus”, et la réouverture reste donc “très floue”.”Au mois d’avril nous avions déjà assez de dossiers pour consommer l’enveloppe entière, il nous faudrait cinq millions d’euros de plus”, explique-t-il à l’AFP, ajoutant que 525 dossiers étaient déjà en attente à fin juin.  Il calcule que les 13.000 dossiers au niveau national correspondraient à 260 dossiers pour la Loire-Atlantique, proportionnellement au nombre d’habitants.La jauge de 13.000 est basse et “certains pensent que le guichet va fermer à la fin de la journée” après que tous les dossiers peaufinés depuis juin seront déposés, selon Sébastien Martin, président d’Intercommunalités de France. “Comme pour un concert des Rolling Stones, ça va partir en dix minutes”, ironise-t-il.- Abandon et détricotage -Egalement député LR de Saône-et-Loire, il a déposé une proposition de loi pour confier la politique de rénovation énergétique des logements aux intercommunalités et aux départements volontaires pour participer à une expérimentation de deux ans.Depuis le début de l’année, 71.828 dossiers de rénovations d’ampleur ont été acceptés, près du double par rapport à 2024, période perturbée par des changements de règles.Ces nouveaux critères ont été critiqués par nombre d’élus et associations qui assurent que les subventions ne sont plus suffisantes pour les ménages à faibles revenus et qui craignent un coup d’arrêt de la dynamique de rénovation énergétique en France. Le collectif Rénovons, d’entreprises et associations du secteur, dénonce dans une lettre adressée au Premier ministre un “abandon désormais limpide” de l’Etat de sa politique de rénovation énergétique qui a subi un “détricotage” au fil des années. Le secteur du bâtiment est pour sa part las et agacé des modifications de règles incessantes depuis la création du dispositif. Dernière en date, l’exclusion à partir de 2026 de l’isolation des murs et l’installation de chaudières biomasse (bois et granulés) de la liste des travaux éligibles à “MaPrimeRénov’ par geste”, pour les travaux isolés.

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Typhon Bualoi au Vietnam: le bilan monte à 26 morts et une trentaine de disparus

Le bilan du typhon Bualoi est désormais de 26 morts et plusieurs dizaines de personnes disparues au Vietnam où il est resté une douzaine d’heures sur les terres, causant de lourds dégâts et des inondations qui ont paralysé une grande partie de la capitale Hanoï.”Ce typhon, le dixième à frapper le Vietnam cette année, a été une grave catastrophe naturelle, combinant des vents violents, d’énormes crues soudaines et des inondations généralisées”, a déclaré mardi Mai Van Khiem, directeur du Centre national de prévisions hydrométéorologiques.Après avoir fait 37 morts aux Philippines, selon un nouveau bilan des autorités, et contraint 400.000 personnes à évacuer leurs habitations, Bualoi a touché terre dimanche soir dans le centre du Vietnam, avec des vents soufflant à 130 km/h. Il s’est attardé près de 12 heures sur les terres, une durée “très rare”, a précisé M. Khiem.Le typhon et ses conséquences — dont une tornade dans le nord du pays lundi — ont fait 26 morts et plus de 100 blessés, indique mardi un rapport du ministère de l’Environnement. Trente autres personnes sont portées disparues.Plus de 136.000 maisons ont été endommagées et plusieurs milliers de familles se sont retrouvées bloquées dans la province centrale de Ha Tinh, a ajouté le ministère.”Je n’ai pas connu de typhon aussi violent depuis plusieurs décennies”, a déclaré à l’AFP Le Hong Luyen, 62 ans, habitant de la province côtière de Nghe An (nord). “Ma maison et mon jardin sont complètement inondés.”- “Immense piscine” -Bualoi a également dévasté 225 kilomètres carrés de rizières et d’autres terres agricoles, déraciné des dizaines de milliers d’arbres et renversé des poteaux électriques, provoquant des coupures de courant dans plusieurs zones du centre du pays mardi.Les autorités vietnamiennes ont par ailleurs mis en garde contre la montée du niveau des rivières et les risques de glissements de terrain dans les zones montagneuses.De fortes pluies s’abattent également sur la capitale Hanoï depuis lundi soir, provoquant des inondations massives qui perturbent la circulation.”L’eau a presque atteint le haut de ma moto. Ca a été une matinée terrible”, a décrit Tran Thanh Huong, une habitante de Hanoï qui n’a pas pu se rendre au travail.Ces inondations sont les plus graves que la capitale ait connues depuis 2008 et ont transformé Hanoï en “une immense piscine”, a ajouté Nguyen Luu Tien, un habitant de la ville. “Des voitures et des motos flottaient partout, même dans le centre-ville”, a ajouté cet homme de 52 ans.Sur les réseaux sociaux, des images montrent des camions militaires transportant des enfants dans des rues inondées depuis une école secondaire à l’ouest de Hanoï, tandis que des parents d’autres quartiers réclamaient sur Facebook une aide similaire dans le nord de la ville. “Il y a de l’eau partout ici”, a écrit une mère.- Des dizaines de vols déroutés -D’autres écoles ont indiqué qu’elles restaient ouvertes pour les élèves et les enseignants ne pouvant pas rentrer chez eux.La mauvaise visibilité causée par les fortes pluies a contraint les autorités à dérouter des dizaines de vols à destination de l’aéroport de Hanoï.Le Vietnam est généralement touché par 10 tempêtes maximum par an, mais les prévisionnistes ont annoncé deux à trois tempêtes supplémentaires cette année.Selon les scientifiques, le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses partout dans le monde.Bualoi est la dixième tempête à frapper le Vietnam cette année, 175 personnes y ont été tuées ou portées disparues à la suite de catastrophes naturelles entre janvier et août 2025, selon le Bureau général des statistiques (GSO).Le montant total des dégâts s’élève à environ 316 millions d’euros, soit près du triple du montant enregistré pour la même période en 2024, a précisé le GSO.

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En Alsace, du béton souterrain pour confiner des déchets toxiques

A 524 mètres sous terre, une rivière de béton liquide inonde les cavités creusées dans le sel: en dépit des controverses, les salariés se relaient jour et nuit sur le site de Stocamine, en Alsace, pour confiner définitivement 42.000 mètres cubes de déchets toxiques, et empêcher une pollution en surface.Ce chantier titanesque, prévu jusque fin 2027, consiste à ériger 12 barrages souterrains de 500 m3 de béton chacun aux entrées de la zone de stockage, et à combler des kilomètres de galerie.  En tout, 100.000 m3 de béton doivent être injectés depuis la surface, puis malaxés et coulés dans les galeries. Celles-ci ont été creusées à la fin des années 1990 afin d’entreposer des déchets industriels hautement toxiques dans cette couche souterraine de sel, quelques mètres sous les gisements de potasse exploités ici au siècle dernier.Dans l’obscurité, que trouent seulement les lampes frontales et les phares des véhicules arpentant les tunnels, quelque 150 travailleurs des profondeurs bravent l’exiguïté, le bruit et la poussière de sel. Ils s’affairent par endroits à quelques mètres des fûts et sacs emplis de cyanure, d’amiante ou d’arsenic, entreposés ici entre 1999 et 2002, date à laquelle un incendie a mis fin au processus. Des déchets toutefois invisibles et inaccessibles: des bâches, puis des murs en parpaings, ont été installés pour isoler les zones de stockage des galeries de circulation.Ces déchets “inertes” ne dégagent aucune émanation toxique, assure Régis Fischer, directeur technique adjoint des Mines de potasse d’Alsace (MPDA), l’entreprise publique qui gère le projet. “S’il y avait un risque (…) pour le personnel qui travaille à proximité, on n’enverrait personne”, insiste le responsable.Pour les opposants au projet toutefois, c’est surtout l’impact de ce stockage souterrain sur la nappe phréatique, 500 mètres plus haut, qui cristallise les inquiétudes. Les “anti-Stocamine” craignent que l’eau de ruissellement s’infiltre en profondeur jusqu’aux déchets, et provoque ensuite, en remontant à la surface, une “pollution irréversible” de la nappe. – Affaissement naturel -Associations écologistes, riverains et collectivités locales ont mené une longue bataille devant la justice administrative. Ils plaident pour que les déchets soient retirés des profondeurs – seuls l’ont été 2.000 m3 de matériaux contenant du mercure, entre 2014 et 2017 – ou au moins qu’ils ne soient pas confinés.La justice leur a cependant donné tort: d’abord lors d’une procédure en urgence, puis sur le fond, dans une décision rendue en première instance, en juin. Les opposants ont fait appel, mais celui-ci n’est pas suspensif.Pour les responsables de Stocamine, le déstockage total des matériaux toxiques n’est de toute façon plus possible, du fait de l’affaissement naturel des cavités: sous le poids des couches géologiques supérieures, les galeries “se referment naturellement, et à très long terme vont finir par disparaître”, emprisonnant ainsi définitivement les déchets, explique M. Fischer, ingénieur géologue de formation. Cet affaissement a d’ailleurs pu être constaté par l’AFP dans certaines galeries, où le niveau du sol a bougé de plus d’un mètre en quelques années.Entamé en 2019, interrompu plusieurs fois, puis repris en continu depuis mars 2024, le chantier de confinement a été conçu sur la base de nombreuses expertises, et des hypothèses les plus pessimistes quant à la progression éventuelle des eaux de ruissellement, insiste la direction de Stocamine.Des arguments qui ne convainquent pas les opposants. Pour Yann Flory, du collectif “Déstocamine”, la remontée vers la surface des eaux polluées “ira bien plus vite que ce disent les experts”. L’efficacité et l’étanchéité des barrages en béton, “on n’y croit pas, c’est de la folie”, assène le militant. Pour l’heure, sur les 12 barrages prévus, quatre ont été réalisés, trois sont en chantier, et cinq restent à construire. Un kilomètre de galeries a été en outre obstrué, sur une dizaine au total.Le coût total du projet, financé par l’Etat, est évalué à 70 millions d’euros. Auxquels il faut ajouter, selon la Cour des comptes, 226 millions supplémentaires dus aux retards successifs du chantier depuis 2013, du fait des contestations. 

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Voitures électriques : le “leasing social” de retour avec quelques changements

La location avec option d’achat – ou leasing – de véhicule électrique pour les ménages modestes via un soutien mis en place par l’Etat fait son retour mardi, avec quelques différences par rapport au dispositif de 2024. La première édition du “leasing social”, lancée par le gouvernement début 2024, avait pris fin après six semaines, avec plus de 50.000 commandes validées pour 20.000 à 25.000 véhicules prévus initialement. Au vu de son succès, et des sommes à débourser, Bercy avait prématurément arrêté le dispositif.Cette fois, le dispositif est prévu d’emblée pour financer 50.000 voitures électriques, dont 5.000 réservées aux personnes vivant ou travaillant dans des zones à faibles émissions (ZFE). Cela représente une enveloppe d’environ 370 millions d’euros, qui, comme le bonus écologique, sera financée par des certificats d’économie d’énergie (CEE), sur le principe du pollueur-payeur visant les fournisseurs d’énergie. Toutes les offres proposées sont à moins de 200 euros par mois, 95 euros pour les moins chères, pour une durée d’au moins 3 ans.  Elles ne prennent pas en compte les options, les assurances ou les frais d’entretien.Concrètement, tout demandeur, majeur et domicilié en France, doit avoir un revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 16.300 euros par part (c’était 15.400 euros en 2024) et aller travailler en voiture à plus de 15 km de chez lui, ou faire plus de 8.000 km par an avec sa voiture personnelle dans le cadre de son activité professionnelle.- “Une attente à combler” -Il ne faut pas avoir bénéficié du dispositif en 2024 et, cette fois, le dispositif sera ouvert à l’outre-mer.Un simulateur mis en ligne par le ministère de la Transition écologique permet aux potentiels acquéreurs de tester leur éligibilité. La liste des modèles concernés, d’une douzaine de marques (Peugeot, Citroën, Renault, Volkswagen, Fiat, Skoda, Ford…), est elle aussi disponible sur le site ecologie.gouv.fr. Le leasing social pourrait encore une fois connaître un grand succès, selon Renault, qui a déjà enregistré “plusieurs milliers” de dossiers pré-validés dans ses concessions. Autant de clients intéressés et remplissant les critères qui n’auront plus qu’à valider leur demande sur la plateforme du gouvernement, mise en ligne mardi, a expliqué le directeur général de Renault France Guillaume Sicard, lundi lors d’un point téléphonique avec des journalistes. Environ 11.000 voitures du constructeur français avaient profité du dispositif en 2024. Guillaume Sicard table sur “cinq à dix jours ouvrables” pour atteindre la barre des 50.000 véhicules cette année. Seule inconnue, selon lui, “il peut y avoir un afflux important” sur le site dans les deux premiers jours, et “il va falloir que le système du gouvernement tienne le coup”. Grégory Caret, directeur de l’observatoire de la consommation à l’UFC-Que choisir, salue lui auprès de l’AFP “une attente qui était à combler”, au regard des prix “dissuasifs” des voitures neuves. Les opérateurs de recharge électrique se félicitent également du retour du dispositif. Fastned “accueille très positivement” la nouvelle, explique à l’AFP Jean Baryla, secrétaire général en charge des relations institutionnelles de l’entreprise. Il souligne le gain de pouvoir d’achat du passage d’un véhicule thermique ou hybride à l’électrique : 1.600 euros par an, selon une étude publiée début septembre par Charge France, l’association des opérateurs de recharge. Toutefois, il n’est pas sûr que le leasing social soit reconduit à l’avenir. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a indiqué, lors d’une présentation du dispositif à la presse quelques jours avant son lancement, qu’il n’y avait “pas d’engagement sur le fait de reconduire l’opération chaque année”. 

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Le guichet MaPrimeRénov’ pour les rénovations globales rouvre, mais avec des aides restreintes

Fermé depuis fin juin, le guichet MaPrimeRénov’ pour demander des aides pour rénover énergétiquement son logement rouvre mardi, mais les conditions d’octroi des subventions sont restreintes et les nouveaux dossiers ne seront pas financés avant 2026, faute de budget.Face à un important afflux de dossiers depuis fin 2024, l’Etat avait décrété une pause estivale du dispositif de subventions aux particuliers pour leurs projets de travaux cumulant plusieurs types de travaux d’amélioration de la performance énergétique dans leur logement. Les ménages peuvent de nouveau déposer leurs dossiers, mais les conditions d’octroi sont restreintes: seuls les logements classés E, F ou G au diagnostic de performance sont éligibles et les plafonds de travaux sur lesquels sont calculés le montant de l’aide sont abaissés à 40.000 euros maximum (contre 70.000 euros avant).Un ménage très modeste pourrait ainsi percevoir maximum 32.000 euros, contre 63.000 euros selon les anciennes règles. En juillet, le gouvernement avait indiqué vouloir prioriser les ménages aux revenus très modestes et servir ensuite, en fonction des moyens restants, les autres catégories de revenus. – De la stabilité -Cette réouverture du guichet ne veut pour autant pas dire que le robinet budgétaire rouvre. Le stock de demandes déjà déposées avant juin était tel qu’il va assurément consommer l’intégralité du budget de 3,6 milliards d’euros prévu pour 2025.Ainsi un maximum de 13.000 nouveaux dossiers pourront être acceptés d’ici fin 2025, mais ils seront “instruits et engagés au premier trimestre 2026, sous réserve du vote de la loi de finances”, selon le ministère chargé du Logement.Le ministère a indiqué lundi dans un communiqué qu'”au 12 septembre 2025, 71.828 rénovations d’ampleur avaient déjà été engagées, contre 37.626 à la même date l’an dernier”, période perturbée par des changements de règles.L’enveloppe de 3,6 milliards était calibrée pour un objectif de 62.000 rénovations globales financées en 2025 (hors copropriétés).Ces nouveaux critères ont été critiqués par nombre d’élus et associations qui craignent que les subventions ne soient plus suffisantes pour les ménages modestes et qui déplorent que l’Etat ne rajoute pas au pot pour suivre l’engouement des particuliers qui se saisissent enfin des aides MaPrimeRénov’.Le secteur du bâtiment est pour sa part las et agacé des modifications de règles incessantes depuis la création du dispositif. Dernière en date, l’exclusion à partir de 2026 de l’isolation des murs et l’installation de chaudières biomasse (bois et granulés) de la liste des travaux éligibles à “MaPrimeRénov’ par geste”, pour les travaux isolés.Le secteur réclame de la stabilité pour 2026, chose que la ministre chargée du Logement démissionnaire Valérie Létard avait promis, y compris le maintien du budget en 2026, mais rien n’est moins sûr depuis la chute du gouvernement Bayrou début septembre.Pendant cette fermeture estivale, 25.000 dossiers de demandes de subventions ont été examinés, pour un total de subventions potentielles de 935 millions d’euros, selon le ministère chargé du Logement, qui ajoute que “36 millions d’euros de fraudes ont pu être évitées et les agréments des entreprises correspondantes ont été retirés”.

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Le gigantesque feu en Namibie est “contenu” d’après le gouvernement

L’immense incendie ayant ravagé un tiers du parc national d’Etosha en Namibie est “désormais contenu”, a assuré lundi la ministre de l’Environnement à la télévision publique, NBC, après avoir survolé cette réserve naturelle parmi les plus réputées au monde.Les immenses panaches de fumées photographiés du ciel au cours du week-end et qui menaçaient les 114 espèces de mammifères, dont le rhinocéros noir, en danger critique d’extinction, se sont dissipés.”Le feu est désormais maîtrisé. Nous n’avons pas observé de flammes lors de notre survol, mais certains endroits continuent de brûler par intermittence. Dans certains de ces endroits, des personnes sont déjà sur place pour surveiller la situation”, a affirmé au micro de NBC Indileni Daniel.Déclaré le 22 septembre, l’incendie s’était rapidement étendu à cause des vents forts et d’une végétation asséchée en fin d’hiver austral. Il avait déjà détruit environ 34% du parc, soit quelque 775.163 hectares, d’après le ministère de l’Environnement dimanche.Des images satellite consultées par l’AFP montrent une gigantesque étendue noircie de cendres qui paraît plus vaste que l’ancien lac salé voisin d’Etosha, “si grand qu’il est visible depuis l’espace”, comme le précise le site internet du parc national.De nouveaux foyers ont été observés “à un seul endroit”, d’après la ministre et une “équipe a déjà été dépêchée sur place”.Situé dans le nord de ce pays en grande partie désertique, le parc s’étend sur 22.270 kilomètres carrés et accueille de nombreux touristes internationaux attirés par la richesse de sa faune.Un “nombre inconnu d’animaux” a péri, selon le dernier bilan de la présidence dimanche qui n’avait enregistré “aucune perte de vie humaine”.”L’incendie représente une menace importante pour la biodiversité, la faune et les moyens de subsistance des communautés des zones touchées. Environ 30% des pâturages du parc ont été détruits par l’incendie”, a estimé la présidence.Le ministère de l’Environnement avait attribué le départ de l’incendie à des activités de production de charbon de bois en bordure du parc national qui est exporté notamment en Afrique du Sud.

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Le lac du Bourget parmi les “réserves de biosphère” de l’Unesco

Le lac du Bourget, dans les Alpes françaises, a été désigné samedi “réserve de biosphère” par l’Unesco, parmi plus de 750 sites dans le monde conciliant protection de la nature et présence humaine durable.L’Unesco désigne chaque année de nouvelles réserves, 26 cette fois-ci, qui servent de modèles de développement conjugué avec la protection des écosystèmes.Concernant le lac du Bourget, en Savoie, la délimitation retenue “préserve le cœur écologique du lac, soutient le tourisme à faible impact et l’agriculture traditionnelle, et met en avant le tourisme culturel, les énergies renouvelables et l’éducation environnementale, ce qui en fait un modèle alpin où biodiversité, patrimoine et communauté prospèrent ensemble”, a expliqué l’organisation onusienne.Elle a salué la coexistence de 180.000 habitants et de “plus de 6.100 espèces animales et végétales répertoriées”.”Cette reconnaissance internationale est le fruit d’un engagement partagé, pour préserver notre environnement et préparer l’avenir”, s’est félicité dans un communiqué le maire d’Aix-les-Bains et président de la communauté d’agglomération Grand Lac, Renaud Beretti.Un autre site français a été retenu, les “marais et marées entre la Loire et la Vilaine”, soit 2.000 km² le long de la côte atlantique entre les estuaires de ces deux fleuves. Il compte “250.000 habitants, comprend des ports de pêche, des villages salins et des hameaux agricoles”.Parmi les autres nouvelles réserves, l’Unesco a désigné un pays entier, Sao Tomé-et-Principe, avec son archipel dans l’Atlantique équatorial, mais aussi divers sites naturels en Chine, en Jordanie, en Islande ou à Madagascar, entre autres.Un congrès de l’Unesco sur ces réserves, créées en 1971, s’est tenu entre lundi et vendredi à Hangzhou, dans l’est de la Chine, comme tous les dix ans. Un plan d’action adopté par les États membres a mis “l’accent sur la justice intra et intergénérationnelle, et la solidarité sociale et écologique” qu’offrent les réserves.

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Espagne: la région de Valence en alerte rouge pour de fortes pluies (agence météorologique)

La région de Valence, dans l’est de l’Espagne, a été placée en alerte rouge pour de fortes pluies, a annoncé l’agence météorologique qui met en garde contre un “danger extraordinaire” et redoute des inondations, onze mois après celles du 29 octobre 2024 qui avaient fait 235 morts.”Danger extraordinaire dans les provinces de Tarragone, Castellón et Valence pour l’après-midi et la soirée de dimanche, ainsi que lundi”, a mis en garde l’agence météorologique nationale Aemet sur le réseau social X, évoquant de possibles “inondations et crues soudaines des cours d’eau”.Le Premier ministre Pedro Sanchez lui-même a appelé à la plus grande vigilance sur le même réseau, invitant la population à suivre les conseils de la Protection civile et des services d’urgence.Les écoles et collèges resteront fermés dans la ville de Valence lundi, annoncé la mairie qui a également décrété la fermeture des bibliothèques municipales, parcs, jardins, marchés et cimetières pour la journée. En milieu d’après-midi, les habitants de la côte ont tous reçu un message d’alerte demandant une “vigilance maximale au vu des alertes météo, dont le début est prévu à partir de 20H00 le 28/09/25 (dimanche) sur le littoral nord de Castellón et à 04H00 du matin le 29/09/25 (lundi) sur le littoral de Valence”, indiquent les services d’urgence.Les inondations d’octobre 2024 avaient été provoquées par des pluies extrêmement abondantes, conséquence d’une goutte froide (dépression isolée à haute altitude, assez fréquente en automne sur la côte méditerranéenne espagnole) dont les effets sont renforcés par le changement climatique et l’importante urbanisation des zones touchées.La catastrophe avait suscité la colère des sinistrés, qui avaient critiqué la gestion de l’alerte et des secours, sur fond de polémique entre le gouvernement central de gauche et les autorités régionales de droite sur les compétences des uns et des autres dans ces domaines.Depuis, des manifestations réunissent régulièrement des habitants qui reprochent à l’exécutif régional de ne pas les avoir prévenus suffisamment à l’avance du danger des pluies torrentielles.