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Aux Seychelles, présidentielle à suspense sur fond d’inquiétudes environnementales

Les Seychellois se rendent aux urnes jeudi pour des élections présidentielle et législatives à suspense dans cet archipel de l’océan Indien renommé pour ses plages paradisiaques, sur fond d’inquiétudes environnementales liée à la cession d’une île à des investisseurs qataris. La campagne électorale se termine officiellement mercredi matin, 24 heures avant le début du scrutin dans ce pays au PIB par habitant le plus élevé d’Afrique – environ 18.000 dollars selon la Banque mondiale.Quelque 77.000 électeurs voteront sur trois jours, à partir de jeudi. Les résultats sont attendus dans la nuit de samedi à dimanche dans l’archipel de 115 îles surtout connu pour son tourisme de luxe, mais également gangréné par le trafic d’héroïne.Wavel Ramkalawan, le président de Linyon Democratik Seselwa (LDS, Union démocratique seychelloise) brigue un second mandat. Ce prêtre anglican a été le dirigeant de l’opposition de 1998 à 2011 et de 2015 à 2020… avant de l’emporter en 2020.Son principal adversaire est le médecin Patrick Herminie, à la tête de United Seychelles (US), nom de l’ex-parti unique qui avait, jusqu’au précédent scrutin, donné au pays tous ses chefs d’Etat depuis 1977. Il a été inculpé fin 2023 pour “sorcellerie”. Des accusations qu’il a qualifiées de “politiques”, et qui ont été levées quelques mois plus tard.- Drogue et argent qatari -M. Herminie avait été à la tête de l’agence gouvernementale antidrogue. Il pourrait profiter du bilan critiqué du président sortant en matière de trafic de stupéfiants — bien que le sujet n’ait pas dominé les débats en amont du vote.D’après l’Agence pour la prévention de l’abus de drogues et la réadaptation (APDAR), entre 5.000 et 6.000 personnes consomment de l’héroïne sur l’archipel. Ces chiffres sont basés sur le nombre d’inscrits au programme de méthadone, un médicament de substitution.Mais d’autres estimations évoquent plus de 10.000 consommateurs, soit environ 10% de la population.Patrick Herminie pourrait surtout bénéficier de la colère causée par la perte de souveraineté de l’archipel sur l’île d’Assomption, cédée l’année dernière par l’exécutif de Wavel Ramkalawan pour 70 ans à un promoteur qatari afin qu’il y construise un hôtel de luxe. Un accord que l’opposant a promis d’annuler. Une nouvelle piste d’atterrissage vient d’être construite sur ce banc de sable à environ mille kilomètres de Mahé, l’île principale de l’archipel, qui pourrait permettre aux touristes fortunés d’éviter les démarches comme la douane et les procédures d’immigration sur l’île principale.Mais c’est surtout sa proximité avec Aldabra, un site du patrimoine de l’Unesco situé à une quarantaine de kilomètres d’Assomption, qui inquiète. Aldabra abrite la plus grosse population de tortues terrestres, et un écosystème encore à l’état naturel.Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrant des machines sur la plage et une tortue à la carapace cassée ont suscité l’indignation sur les réseaux sociaux. – Nombre record de candidats -En l’absence d’un institut national de sondages, les prédictions se font selon le nombre de personnes présentes lors des rassemblements politiques des différentes formations ces dernières semaines. Ils montrent une légère avancée du parti du pouvoir — mais la méthode est approximative.Colonie française puis britannique, les Seychelles ont accédé à l’indépendance en 1976 et sont une démocratie relativement jeune. La première élection multipartite a eu lieu en 1993 après l’adoption d’une nouvelle Constitution.Les trois quarts de la population (121.355 habitants en 2024 selon la Banque Mondiale) vivent sur l’île principale de Mahé, où se trouve la capitale Victoria.Un nombre record de huit candidats à la présidentielle figureront sur les bulletins de vote, ce qui montre un mécontentement vis-à-vis du gouvernement et des partis traditionnels, selon l’ex-député Georges Bibi. Les deux principaux partis sont toutefois largement favoris. Le président sortant, qui a refusé de participer aux débats télévisés, espère surfer sur la stabilité économique et les progrès dans la lutte anticorruption.”Nous sommes un pays qui fait mieux que beaucoup de pays européens dans la lutte contre la corruption”, s’est-il félicité lors d’un de ses derniers rassemblements à Victoria. 

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Climat: le monde répond à Trump à New York, la Chine en tête

118 pays mais pas les Etats-Unis: de nombreux dirigeants défendront mercredi lors d’un mini-sommet à New York la poursuite de la lutte contre le dérèglement du climat, fustigée par Donald Trump, même si beaucoup continuent à produire plus de pétrole ou se focalisent sur d’autres crises.”C’est la plus grande arnaque jamais menée contre le monde”, a déclaré le président américain mardi à l’ONU. Les prévisions climatiques viennent de “gens stupides qui ont fait dépenser des fortunes à leurs pays”.Mercredi, le Premier ministre chinois Li Qiang sera le premier dirigeant à la tribune pour offrir un contrepoint. Son pays, dont les usines, les centrales, les véhicules et autres activités rejettent 30% des gaz à effet de serre de l’humanité, est attendu sur un chiffre crucial: son engagement de réduction des émissions d’ici 2035.Jamais la Chine ne s’est engagée à ce jour à réduire ses émissions de CO2. Elle promettait jusqu’à présent d’atteindre un pic avant 2030, ce qu’elle semble en voie de réaliser avec cinq ans d’avance grâce à l’essor formidable du solaire et des voitures électriques. La plupart des pays riches ont passé leur pic depuis des décennies mais n’ont pas de plan crédible pour aller jusqu’à zéro dans 25 ans.”Tous les regards sont tournés vers la Chine”, dit à l’AFP Li Shuo, expert au centre de réflexion Asia Society, bien renseigné à Pékin.Lui s’attend à un objectif de réduction conservateur, autour voire en dessous de -10% sur les dix prochaines années, inspiré de ce qu’Américains et Européens ont réussi à leur époque. Une trajectoire qui décevra par rapport à l’effort général requis, mais aura le mérite de démontrer l’attachement de Pékin au multilatéralisme climatique.Li Shuo préfère se focaliser sur un fait plus majeur: “La Chine est désormais la superpuissance des technologies vertes”.- COP30 difficile -Le secrétaire général Antonio Guterres n’a convié à ce sommet que les pays prêts à présenter un nouvel engagement pour 2035. C’est une obligation de l’accord de Paris de 2015: les pays membres, soit la quasi-totalité de la planète sauf une poignée dont l’Iran, la Libye et bientôt les Etats-Unis, fixent librement leurs objectifs mais doivent les rehausser tous les cinq ans. Mais pour beaucoup, les engagements s’annoncent insuffisants. Et la plupart ont du retard, le plus spectaculaire étant celui de l’Union européenne, où France et Allemagne notamment ont bloqué un accord à temps.Ce qui renforce l’attente pour la feuille de route chinoise. Elle permettra de recalculer la trajectoire mondiale avant la conférence climatique de l’ONU en novembre au Brésil (COP30), qui s’annonce difficile.- “La courbe s’améliore” -“Les COP ne sont pas des événements isolés. Elles reflètent les tensions géopolitiques”, dit à l’AFP la directrice générale de la COP30, Ana Toni.L’ONU tâche de maintenir l’équilibre entre catastrophisme et foi dans la diplomatie.D’un côté, Antonio Guterres a admis, dans un entretien à l’AFP, que l’espoir de limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport au XIXe siècle était “sur le point de s’effondrer”. Le réchauffement du climat est en effet actuellement déjà estimé à environ 1,4°C.De l’autre, le chef de l’ONU Climat, Simon Stiell, répète que l’accord de Paris fonctionne. “Sans la coopération climatique à l’ONU, nous nous dirigerions vers 5°C de réchauffement, un avenir impossible. Aujourd’hui, nous allons plutôt vers 3°C. C’est encore trop haut, mais la courbe s’améliore”, a-t-il dit lundi à New York.Une partie de l’amélioration vient de Chine. La moitié de l’électricité chinoise est certes encore générée en brûlant du charbon, mais c’était les trois quarts il y a une décennie.

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Hong Kong en alerte maximale face au super typhon Ragasa, 14 morts à Taïwan

Au moins 14 personnes sont mortes à Taïwan des suites de la rupture d’une digue provoquée par le passage du typhon Ragasa, dont les fortes pluies et les vents violents balaient mercredi matin le sud de la Chine où Hong Kong est placé en alerte maximale.A 08H00 (00H00 GMT), Ragasa se trouvait à quelque 120 km au sud de Hong Kong, selon le service météorologique local. Il générait des vents d’une vitesse maximale de 195 km/h en son centre, tout en traversant la mer de Chine méridionale en direction de l’ouest.Avant de frapper le sud de la Chine, la tempête accompagnée de pluies torrentielles a touché le nord des Philippines, mais aussi Taïwan où, mardi, un lac formé il y a plusieurs années par un glissement de terrain s’est rompu, inondant une ville voisine, selon une vidéo obtenue par l’AFP.Au moins 14 personnes sont mortes et 18 autres blessées, ont annoncé les autorités du comté de Hualien, dans l’est de Taïwan. Trente personnes sont encore recherchées par les secours, de même source.”A certains endroits, l’eau est montée jusqu’au deuxième étage d’une maison et elle a atteint environ un étage dans le centre-ville, où l’eau est en train de se retirer”, a déclaré mardi à l’AFP Lee Lung-sheng, chef adjoint du service d’incendie du comté.- Alerte maximale à Hong Kong -A Hong Kong, les cours sont suspendus depuis mardi dans les établissements scolaires, les commerces ont fermé et les services de transport ont été réduits, voire interrompus. Face à la menace, le service météorologique de la région chinoise a émis mercredi matin son plus haut niveau d’alerte et précisé qu’il resterait “en vigueur pendant un certain temps”. Tous les vols de mercredi au départ et à l’arrivée de l’aéroport de Hong Kong sont annulés ou reportés, selon son site internet.Dans le village Ngong Ping (ouest), des rafales d’au moins 206 km/h ont été relevées, selon les météorologues.Un journaliste de l’AFP a vu des vagues de près de cinq mètres de hauteur s’abattre sur la promenade en bord de mer à la tombée de la nuit. Les autorités ont demandé aux habitants des zones basses d’être vigilants face aux inondations, tout en ouvrant 46 refuges temporaires. La Bourse de la ville a modifié ses règles cette année afin de maintenir les marchés ouverts pendant les typhons, son opérateur ayant déclaré à Bloomberg News qu’il “surveillait de près” la situation.Au total, les autorités chinoises ont annoncé la suspension du travail, de l’enseignement et des transports dans une dizaine de grandes villes du sud de la Chine, dont le pôle technologique de Shenzhen.- Provisions -Les commerces alimentaires ont été dévalisés dans le sud de la Chine. Terence Choi, un habitant du lotissement de Heng Fa Chuen de Hong Kong, a raconté avoir stocké deux jours de provisions chez lui, rappelant que son lotissement avait été privé d’eau potable et d’électricité lors d’un précédent super typhon.”Si nous perdons l’approvisionnement en eau et en électricité, il sera difficile de cuisiner, donc je suis assez nerveux à ce sujet”, a déclaré l’ingénieur de 59 ans.Dans une rue du quartier de la gare de Zhuhai (côte sud de la Chine), les commerçants ont protégé mardi après-midi les devantures des magasins en prévision de la tempête.”Ce typhon est assez puissant. Nous mettons du scotch sur les vitrines pour éviter qu’elles ne se brisent et que le verre ne se retrouve partout”, a expliqué Hong Wei, 28 ans, à l’AFP.De nombreux habitants de cette région sujette aux typhons ont raconté à l’AFP être “habitué” aux tempêtes. Selon les scientifiques, le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses partout dans le monde.

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“La plus grande arnaque” de l’Histoire: à l’ONU, Trump s’en prend à la science du climat

Les énergies renouvelables, une “blague”, le charbon “propre et magnifique”, et le changement climatique, “la plus grande arnaque” de l’Histoire. Donald Trump a profité mardi de son retour à l’ONU pour s’en prendre à la lutte contre le changement climatique.A la veille d’un sommet climat organisé par le secrétaire général de l’ONU et le président brésilien qui accueillera la COP30 dans quelques semaines, le président américain a rejeté les conclusions de la science, au grand dam des défenseurs de la lutte contre le réchauffement.”Le changement climatique (…) est la plus grande arnaque jamais menée contre le monde à mon avis”, a-t-il lancé, des mots peut-être destinés à sa base politique qui voit la science climatique comme un nouveau front des batailles culturelles.”L’empreinte carbone est une supercherie inventée par des gens aux intentions malveillantes”, a ajouté le président, qui a reçu des centaines de millions de dollars de l’industrie pétrolière lors de sa campagne électorale de 2024.L’empreinte carbone fait référence aux émissions totales d’émissions de gaz à effet de serre créées par une personne, un groupe ou un produit, mesurées en unités de dioxyde de carbone ou équivalent.Le terme a été en fait popularisé au milieu des années 2000 par une agence de publicité travaillant pour le géant pétrolier BP, vu par ses critiques comme une tentative de reporter la responsabilité des émissions sur les individus plutôt que sur les entreprises.”Nous nous débarrassons d’ailleurs de ce qui est faussement nommé renouvelables, c’est une blague, elles ne marchent pas, elles sont trop chères”, a poursuivi Donald Trump, dont le gouvernement a lancé une bataille contre le solaire et l’éolien, renforcée par une nouvelle loi qui met fin à des crédits d’impôts dédiés.- “Du tort” aux Américains -Washington a particulièrement les éoliennes en ligne de mire et tente de stopper des projets proches d’être terminés tout en renforçant les procédures pour obtenir des permis.Donald Trump a qualifié cette technologie de “tellement pathétique, tellement mauvaise”, et s’est au contraire vanté d’avoir enclenché un mouvement pour forer davantage et accéder à de nouvelles réserves de pétrole, de gaz et de charbon.Lors de son premier mandat, Donald Trump avait fait sortir les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, avant que son successeur Joe Biden y revienne.Depuis le début de son deuxième mandat, il a non seulement pris la même décision de quitter l’accord de 2015 visant à limiter le réchauffement à +1.5°C idéalement, mais se bat pour les intérêts des industries du pétrole et du gaz.Washington menace désormais de punir les pays qui participent au système de l’Organisation maritime internationale pour la tarification du carbone dans le transport maritime, et inclut les ventes de gaz naturel liquéfié américain dans des accords commerciaux.Au contraire, la Chine, dont le discours au sommet climat de mercredi sur ses engagements de réduction d’émissions est très attendu, exporte panneaux solaires et véhicules électriques à tour de bras.”Le président Trump et son administration continuent à cracher des mensonges et de la désinformation sur la science climatique et les bénéfices écrasants des énergies propres, faisant gravement du tort au peuple américain”, a commenté auprès de l’AFP Rachel Cleetus, de l’association Union of Concerned Scientists.”Le changement climatique est là, il coûte cher”, insiste-t-elle, “et les gens ont besoin de vraies solutions, pas de propagande destinée à gonfler les profits des pollueurs du secteur des énergies fossiles”.”Presque tous les gouvernements dans le monde reconnaissent que le changement climatique n’est pas une supercherie mais un défi majeur (…)  Prétendre le contraire revient simplement à nier la réalité”, a indiqué de son côté Laurence Tubiana, présidente de la Fondation européenne pour le climat et architecte de l’accord de Paris.

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Hong Kong ferme les écoles et annule les vols à l’approche du super typhon Ragasa

Hong Kong et plusieurs régions du sud de la Chine se sont figés mardi, déclarant l’alerte maximale, fermant les écoles et annulant les vols à l’approche du super typhon Ragasa, comparable à certaines des tempêtes les plus destructrices de l’histoire récente de la région.Le service météorologique de Hong Kong a émis mercredi matin son alerte maximale : “Le signal d’ouragan n°10 a été émis à 02H40 (18H40 GMT mardi). Cela signifie que des vents d’une vitesse moyenne de 118 kilomètres/heure ou plus sont attendus”, a déclaré l’Observatoire de Hong Kong, ajoutant que le signal “restera en vigueur pendant un certain temps”.Plus tôt, il avait indiqué que Ragasa générait des vents d’une vitesse maximale de 205 km/h en son centre en traversant la mer de Chine méridionale en direction de l’ouest.A Hong Kong, les cours ont été suspendus mardi et mercredi dans les écoles, les commerces ont fermé et les services de transport ont été réduits, voire interrompus. La Bourse de la ville a modifié ses règles cette année afin de maintenir les marchés ouverts pendant les typhons, son opérateur ayant déclaré à Bloomberg News qu’il “surveillait de près” la situation.Selon l’aéroport de Hong Kong, aucun vol n’était prévu au décollage après 12H00 (04H00GMT).- Rayons de supermarchés vides -“Le temps devrait commencer à se détériorer rapidement plus tard dans la journée, avec des vents qui se renforceront vite”, a indiqué l’observatoire, ajoutant que la “poussée de tempête significative” pourrait faire monter le niveau de l’eau jusqu’à quatre mètres mercredi matin.Selon un journaliste de l’AFP, des vagues de près de cinq mètres de hauteur s’abattaient sur la promenade en bord de mer à Hong Kong à la tombée de la nuit. Les habitants – 7,5 millions à Hong Kong – se sont précipités pour faire des provisions avant l’arrivée de Ragasa, vidant les rayons des supermarchés.Terence Choi, un habitant du quartier de Heng Fa Chuen, a raconté avoir stocké deux jours de provisions chez lui, rappelant que son lotissement avait été privé d’eau potable et d’électricité lors d’un précédent super typhon.”Si nous perdons l’approvisionnement en eau et en électricité, il sera difficile de cuisiner, donc je suis assez nerveux à ce sujet”, a déclaré l’ingénieur de 59 ans.Les autorités ont demandé aux habitants des zones basses d’être vigilants face aux inondations, tout en ouvrant 46 refuges temporaires. Des barricades et des passerelles surélevées ont été installées.Yang Lee-o, une septuagénaire qui réside depuis 40 ans à Lei Yue Mun, à l’est de l’île de Hong Kong, a raconté à l’AFP que, lors d’un précédent super typhon, l’eau était montée jusqu’à ses cuisses.- Le sud de la Chine touché -Ragasa a déjà touché le nord des Philippines et Taïwan lundi avec son cortège de fortes pluies et de vents violents, forçant des centaines de familles à évacuer.Ragasa, qui tire son nom du mot philippin signifiant “mouvement rapide”, sera au plus près de Hong Kong et de Macao mercredi matin, selon les services météorologiques chinois. Dans une rue du quartier de la gare de  Zhuhai (côte sud de la Chine), les commerçants protégeaient mardi après-midi les devantures des magasins en prévision de la tempête. “Ce typhon est assez puissant. Nous mettons du scotch sur les vitrines pour éviter qu’elles ne se brisent et que le verre ne se retrouve partout”, a expliqué Hong Wei, 28 ans, à l’AFP. “Nous faisons de notre mieux pour éviter certains problèmes mais je suis inquiet”, a-t-elle ajouté. À proximité, les employés d’une boutique de thé empilaient les meubles de terrasse à l’intérieur, tandis que d’autres commerces avaient fermé tôt en prévision de la tempête. Cependant, de nombreux habitants de cette région sujette aux typhons raconté à l’AFP être “habitué à cela”. Selon les scientifiques, le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses partout dans le monde.

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À Fontainebleau, une IA sobre en énergie s’entraîne à détecter les feux de forêt

Au pied d’un pylône de plus de 40 mètres à Fontainebleau, l’intelligence artificielle logée dans un ordinateur de la taille d’une carte de crédit analyse les images des deux caméras perchées à son sommet. La moindre fumée détectée envoie un signal aux sapeurs-pompiers de Seine-et-Marne.”Les caméras, qui capturent des images toutes les 30 secondes, sont analysées localement par le système d’intelligence artificielle embarqué sur ce micro-ordinateur”, détaille Mateo Lostanlen, co-fondateur de Pyronear, une solution open source de détection précoce des feux de forêt.En cas d’alerte, les pompiers prennent à distance le contrôle des caméras pour zoomer dans l’image et déterminer la taille et le lieu de l’incendie. “L’enjeu est de déceler le départ d’un feu le plus précocement possible, pour mobiliser un minimum de pompiers et utiliser un minimum d’eau”, explique le commandant Paul Laurain, sapeur-pompier et référent départemental feux de forêt au centre d’incendie et de secours de Fontainebleau.Historiquement, la forêt de près de 25.000 hectares, connue pour ses chênes centenaires et ses amas rocheux prisés des grimpeurs, était surveillée pendant la période estivale par des étudiants, postés en haut de tours de guet en bois, du lever au coucher du soleil.”L’humain va devenir passif dans le futur: l’intelligence artificielle lui permet de ne pas avoir à scruter en permanence les images”, détaille le sapeur-pompier, qui teste le dispositif depuis mai en partenariat avec Pyronear et TDF, propriétaire des quatre pylônes où sont installées les huit caméras qui quadrillent la forêt.En l’espace de quatre mois, le système commence déjà à faire ses preuves. Cet été, lorsque des promeneurs ont contacté les pompiers pour une odeur suspecte, la prise en main des caméras à distance a permis, grâce à “un système de triangulation, de localiser rapidement et avec précision le lieu du sinistre”, explique le commandant Laurain, par ailleurs porte-parole des pompiers de Seine-et-Marne.Le 14 juillet, l’analyse des images a également permis d’évaluer la densité de la fumée dégagée par l’incendie d’une voiture volée. Ce feu d’ampleur, pour lequel “plus de pompiers que prévu” ont été engagés, a ravagé 9.000 hectares de forêt.- “Pas si intelligente” -Condensation sur la caméra ou “nuages poussés par le vent”, le système, encore en rodage, peut néanmoins générer des “faux positifs”. Des travaux agricoles dégageant un gros nuage de poussière ont déjà donné l’alerte, déclenchant l’intervention d’une patrouille de l’Office national des forêts. “Une moissonneuse a laissé penser au système qu’il s’agissait d’un feu”, explique le commandant Laurain.Pour s’entraîner, l’IA développée par Pyronear doit deviner, à partir de milliers d’exemples, s’il y a un feu ou pas. “Si elle a raison, on la récompense. Si elle a tort, on la pénalise”, résume Mateo Lostanlen. “On l’exerce jusqu’à atteindre un fort taux de succès”, ajoute l’ingénieur de 32 ans.Les images sur lesquelles s’entraîne l’IA proviennent de la base de données de Pyronear mais aussi de données publiques issues d’un réseau de caméras en Amérique du Nord. “L’IA n’est pas si intelligente que ça”, explique-t-il, “elle a du mal à s’adapter à un nouveau contexte” et doit être réentraînée localement lorsqu’elle est utilisée dans une nouvelle région où le relief et le type de forêt sont différents.”Ce qui permet aussi d’améliorer ses performances. D’où l’intérêt d’avoir des données venant d’un peu partout dans le monde pour proposer l’algorithme le plus performant possible pour le mettre en commun”, ajoute-t-il.L’IA développée par Pyronear fonctionne en local, sans stocker de données dans des data centers énergivores et son entraînement est ponctuel, de l’ordre de “quelques heures tous les deux mois”, fait valoir M. Lostanlen.Les caméras sont installées en 30 minutes sur des infrastructures existantes, un système “assez minimaliste en consommation énergétique”, souligne de son côté le commandant Laurain, et qui sera opérationnel “dès l’été prochain”.

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Loi contre la déforestation: Bruxelles veut un nouveau report

Au grand dam des organisations environnementales, la Commission européenne a proposé mardi de reporter d’un an supplémentaire, de fin 2025 à fin 2026, l’entrée en vigueur de sa loi contre la déforestation, que les Etats-Unis, le Brésil ou l’Indonésie ne cessent de critiquer.Devant la presse, la commissaire européenne en charge de l’Environnement, Jessika Roswall, a justifié ce délai par les difficultés opérationnelles du “système informatique” qui collecte les données des entreprises sur la traçabilité de leurs produits.Cette loi vise à interdire la commercialisation en Europe de produits comme l’huile de palme, le cacao, le café, le soja et le bois quand ils proviennent de terres déboisées après décembre 2020.L’annonce de Bruxelles suit de quelques heures la conclusion d’un accord de libre-échange avec l’Indonésie, très critique envers cette législation européenne anti-déforestation.Cette loi était également dénoncée par les Etats-Unis de Donald Trump, qui ont scellé un accord commercial avec l’UE fin juillet.La proposition de report va être soumise aux Etats membres et au Parlement européen, où elle pourrait obtenir le soutien de la droite et de l’extrême droite.Elle est perçue par les organisations environnementales comme un nouveau “coup de tronçonneuse” dans les forêts.”C’est une très mauvaise surprise”, a réagi auprès de l’AFP Anke Schulmeister – Oldenhove de l’ONG Fonds mondial pour la nature (WWF). “C’est le deuxième report” et l’argument technique invoqué “pose question”.Au Parlement européen, l’eurodéputé centriste, Pascal Canfin, est lui aussi “très loin d’être convaincu qu’il y a un problème technique”.Si ce possible report “n’est pas lié à la technique alors il est lié aux accords commerciaux”, et en particulier celui avec les Etats-Unis, avance-t-il, avant de dénoncer une “soumission européenne” aux volontés de Donald Trump.- “Très engagés” -En 2024, l’UE avait déjà reporté d’un an l’entrée en vigueur de cette loi qui suscite une levée de boucliers des milieux d’affaires de l’agrobusiness et de nombreux Etats africains, asiatiques et américains.Au sein des 27, plusieurs pays européens poussaient aussi pour réviser ou reporter cette législation, dont l’Italie et l’Autriche, critiquant les “exigences imposées aux agriculteurs et sylviculteurs élevées voire impossibles à mettre en oeuvre”.Ces Etats plaident pour créer une catégorie de pays à risque nul en matière de déforestation et qui pourraient être exemptés d’obligations et de contrôles. Le ministre allemand de l’Agriculture, Alois Rainer, leur avait apporté son soutien en mai dernier.Avec cette loi, les entreprises importatrices devront prouver que les produits ne proviennent pas de terres déboisées récemment, via des données de géolocalisation fournies par les agriculteurs, associées à des photos satellitaires, une “usine à gaz” selon ses détracteurs.Mardi, la commissaire européenne Jessika Roswall a évoqué des difficultés informatiques “étant donné la quantité d’informations que nous mettons dans le système”, avec des centaines de millions de déclarations d’entreprises attendues chaque année.Mais elle a assuré que Bruxelles continuerait à défendre cette loi.”Nous avons travaillé dur pendant de nombreuses années” sur ce texte, “une initiative clé”, et “nous restons très engagés à continuer à lutter contre la déforestation”, a-t-elle affirmé.Confrontée à la concurrence chinoise et à la hausse des droits de douane aux Etats-Unis, l’Union européenne a entamé un virage pro-business ces derniers mois.Et les ONG s’alarment d’un détricotage en règle du Pacte vert, le “Green Deal”, une série de lois environnementales adoptées pendant le précédent mandat.Le contexte politique a changé depuis les élections européennes de juin 2024 avec le renforcement de la droite et la poussée de l’extrême droite au Parlement européen.La gauche et les écologistes redoutent notamment que l’Union européenne revienne sur l’une des mesures emblématiques du précédent mandat: l’interdiction à la vente des voitures thermiques neuves en 2035.

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Pollution au Sri Lanka en 2021 : l’armateur de Singapour condamné refuse de payer un milliard de dollars

La compagnie maritime singapourienne Express Feeders, à l’origine de la pire pollution qu’ait connue le Sri Lanka, a indiqué mardi à l’AFP qu’elle refusait de payer le milliard de dollars de dommages et intérêts auquel elle a été condamnée dans cette affaire.”Nous ne payons pas parce que toute la base du commerce maritime repose sur la limitation de responsabilité”, a déclaré Shmuel Yoskovitz, directeur général de cet armateur lors d’un entretien exclusif avec l’AFP.La Cour suprême du Sri Lanka lui a ordonné en juillet le paiement d’un milliard de dollars en dommages et intérêts provisoires, pour le naufrage du MV X-Press Pearl qui transportait notamment 25 tonnes d’acide nitrique et 28 conteneurs de granulés plastique. Le navire avait sombré au large du port de Colombo en juin 2021 après avoir brûlé pendant près de deux semaines. La pêche avait dû être interdite pendant des mois.Un tel paiement “pourrait créer un précédent dangereux quant à la façon dont les accidents maritimes seront résolus à l’avenir”, a ajouté M. Yoskovitz.La Cour suprême du Sri Lanka a prévu une audience jeudi à Colombo pour examiner l’état d’avancement de la mise en œuvre de sa décision. Les défenseurs de l’environnement avaient saisi le tribunal, estimant que les autorités gouvernementales et les propriétaires du porte-conteneurs n’avaient pas réussi à empêcher l’incendie à l’origine de cette catastrophe écologique sans précédent. Le gouvernement sri-lankais a déclaré qu’il suivrait “les conseils du procureur général quant aux mesures à prendre”, a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre des Médias, Nalinda Jayatissa, à des journalistes à Colombo.- “étape essentielle” -Le bureau des Nations unies au Sri Lanka a souligné que le principe du “pollueur-payeur” était inscrit dans plusieurs accords internationaux, notamment la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.”La décision de la Cour suprême est une étape essentielle vers la justice et la responsabilité”, a-t-il publié sur le réseau social X.Selon M. Yoskovitz, Express Feeders a déjà dépensé 170 millions de dollars pour retirer l’épave, nettoyer les fonds marins et les plages et indemniser les pêcheurs touchés, car c’était “la bonne chose à faire”.Ils ont ensuite obtenu une ordonnance d’un tribunal maritime de Londres en juillet 2023, limitant leur responsabilité à un maximum de 25 millions de dollars. Le Sri Lanka a fait appel de cette décision. Des milliers de tonnes de granulés en plastique – un granulé fait en moyenne 0,5 cm -, destinés à l’industrie de l’emballage sri-lankaise avaient été relâchés par le navire, polluant un tronçon de 80 kilomètres de plage le long de la côte ouest de l’île.La compagnie singapourienne avait présenté ses excuses au Sri Lanka. Le navire transportait également 81 conteneurs de produits chimiques dangereux, dont 25 tonnes d’acide nitrique et des lingots de plomb.Colombo estime que l’incendie a été causé par une fuite d’acide nitrique, dont l’équipage semblait avoir connaissance neuf jours avant que l’incendie ne commence. Les ports du Qatar et de l’Inde avaient refusé de décharger l’acide nitrique qui fuyait. 

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En Autriche, l’élan Emil frappé d’une obligation de quitter le territoire

En Autriche, même les élans sont reconduits à la frontière, titrent les tabloïds autrichiens mardi, évoquant “l’opération Emil”, qui a vu les autorités appliquer une mesure d’éloignement à l’encontre d’un cervidé entré sans autorisation sur le territoire. “Au revoir, Emil!”: le quotidien Kurier évoque le départ “pas vraiment volontaire” de l’animal, qui a fait parler de lui durant plusieurs semaines avant d’être endormi ce week-end pour être relâché à la frontière tchèque dans l’espoir qu’il la repasse.”Scandale autour du célèbre élan : Emil drogué et abandonné”, s’indigne le journal gratuit Österreich, tandis que la Kronen Zeitung pleure la fin d’un “conte d’été” avec le départ de cette “superstar”.Les autorités ont expliqué que le jeune mâle, en recherche de territoire, s’était approché trop près d’une autoroute dans la région de Haute-Autriche et qu’il serait mieux chez les voisins, où une population d’élans est recensée.Mais l’occasion est trop belle pour les médias du pays de dresser un parallèle avec la politique d’expulsion du pays. L’Autriche renvoie des Tchétchènes en Russie, prend langue avec les talibans pour négocier le retour d’Afghans et expulse aussi des Syriens. L’association de protection des animaux Tierschutz s’émeut d’avoir été tenue à l’écart et déplore le “manque de transparence” de l’opération, dans un communiqué. Au lieu de “créer davantage de corridors pour la faune le long des autoroutes et des lignes de chemin de fer”, on préfère refouler la vie sauvage à l’étranger, regrette-t-elle.

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Hong Kong se prépare à une “menace grave” à l’approche du super typhon Ragasa

Le sud de la Chine se prépare dans l’urgence à l’arrivée du super typhon Ragasa mardi, une “menace grave” selon les autorités de Hong Kong, comparable à certaines des tempêtes les plus destructrices de l’histoire récente de la région.Selon l’observatoire météorologique de Hong Kong, Ragasa générait des vents d’une vitesse maximale soutenue de 220 km/h en son centre alors qu’il traversait la mer de Chine méridionale mardi en direction de l’ouest.Il a émis comme prévu son troisième niveau d’alerte au typhon le plus élevé (“T8″) mardi à 14H20 (06H20 GMT), heure à laquelle les commerces devaient fermer et les services de transport être réduits voire interrompus.”Le temps devrait commencer à se détériorer rapidement plus tard dans la journée, avec des vents qui se renforceront vite”, a indiqué l’observatoire, ajoutant que la “poussée de tempête significative” pourrait faire monter le niveau de l’eau jusqu’à quatre mètres mercredi matin.Les autorités ont demandé aux habitants des zones basses d’être vigilants face aux inondations, tout en ouvrant 46 refuges temporaires. Des barricades et des passerelles surélevées ont été installées.Yang Lee-o, une septuagénaire qui réside depuis 40 ans à Lei Yue Mun, à l’est de l’île de Hong Kong, a raconté à l’AFP que, lors d’un précédent super typhon, l’eau était montée jusqu’à ses cuisses.- Deux morts aux Philipinnes -Quelques heures plus tôt, le typhon a renversé des arbres et arraché les toits de plusieurs bâtiments en traversant le nord des Philippines, où des milliers de personnes avaient trouvé refuge dans des écoles et des centres d’évacuation. Deux personnes sont mortes dans un glissement de terrain.Au nord de Hong Kong, le pôle technologique attenant de Shenzhen a ordonné l’évacuation de 400.000 personnes. Les autorités locales y ont annoncé la suspension du travail, de l’école et des transports, de même que dans une dizaine d’autres grandes villes du sud de la Chine rassemblant des dizaines de millions de personnes.A Hong Kong, les cours sont suspendus mardi et mercredi dans les écoles. Le Jockey Club a également annulé les courses de chevaux qui devaient se tenir mercredi soir.”Ragasa représentera une menace grave pour Hong Kong, qui pourrait atteindre les niveaux de Hato en 2017 et de Mangkhut en 2018″, a prévenu lundi Eric Chan, le numéro deux de Hong Kong, en référence aux deux super typhons qui ont chacun causé des centaines de millions de dollars de dégâts matérielsL’aéroport de Hong Kong restera ouvert, mais il y aura “d’importantes perturbations” à partir de 18H00 (10H00 GMT) mardi jusqu’au lendemain, a déclaré l’autorité aéroportuaire.Plus de 500 vols de la compagnie aérienne hongkongaise Cathay Pacific devraient être annulés.- Rayons vides de supermarchés -Les habitants – 7,5 millions à Hong Kong – se sont précipités pour faire des provisions avant l’arrivée de Ragasa, vidant les rayons des supermarchés.”Il y a forcément de quoi s’inquiéter”, souffle Zhu Yifan, un étudiant chinois de 22 ans.Zoe Chan, âgée d’une cinquantaine d’années, a empilé des sacs de sable devant sa boutique de vêtements dans le quartier de Wan Chai, affirmant qu’elle s’attendait à ce que son commerce soit “ruiné” par les dégâts causés par l’eau.”Le plus important est de prendre de meilleures précautions, afin que je puisse être plus tranquille”, souligne Mme Chan auprès de l’AFP.La Bourse de Hong Kong a modifié ses règles cette année afin de maintenir les marchés ouverts pendant les typhons, son opérateur ayant déclaré à Bloomberg News qu’il “surveillait de près” la situation.Ragasa, qui tire son nom du mot philippin signifiant “mouvement rapide”, sera au plus près de Hong Kong et de Macao mercredi matin, selon les services météorologiques chinois.Les rayons de viande fraîche et de légumes étaient presque vides lundi soir dans un supermarché du district de Bao’an à Shenzhen, ont constaté des journalistes de l’AFP.Les autorités ferroviaires de Canton ont annoncé qu’aucun train ne circulerait mercredi, a rapporté le South China Morning Post.Selon les scientifiques, le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses partout dans le monde.