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Fashion Week: Matthieu Blazy déploie sa galaxie chez Chanel

C’était l’événement le plus attendu de cette Fashion Week parisienne: Matthieu Blazy a fait lundi soir ses débuts chez Chanel, avec une première collection qui revisite les codes fondateurs de la maison dans un dialogue entre passé et présent. Sous la verrière du Grand Palais, transformé pour l’occasion en une impressionnante galaxie, le couturier franco-belge de 41 ans a dévoilé une collection printemps-été 2026 conçue comme une conversation avec Gabrielle Chanel, explique-t-il dans un communiqué.”Ce qui est bien, c’est qu’il a continué à jouer avec les codes, ces codes qui sont tellement importants pour la marque, mais en même temps, il s’est donné des libertés dont on a besoin”, expliquait à la presse Bruno Pavlovsky, président des activités mode de Chanel, avant le défilé.Matthieu Blazy se réapproprie en effet l’esprit masculin-féminin propre à la fondatrice de la maison, avec des tailleurs pantalons aux vestes raccourcies et aux manches retroussées, des jupes droites fendues sur le côté ou des chemises qui se portent avec d’imposantes jupes en plumes.Il déconstruit les classiques avec des ensembles en tweed effiloché ou en mailles colorées et ornées de camélias, remet la taille basse au goût du jour, dans une palette très colorée où le rouge domine.Le tout sur une bande-son rythmée et éclectique, plutôt inhabituelle pour la griffe, bien connue de la génération des millenials à laquelle il appartient, des Corrs à MC Solaar en passant par le générique de la série “Dawson”.Avant même que Matthieu Blazy n’apparaisse pour saluer, la salle s’est levée d’un seul élan pour applaudir ce premier défilé. Au premier rang, Nicole Kidman, nouvelle égérie de Chanel, côtoyait Madonna, Pedro Pascal ou encore Penélope Cruz.- “Faire bouger la marque” -Ce premier défilé était le point d’orgue d’une Fashion Week marquée par un renouveau artistique sans précédent.Outre les débuts de Blazy chez Chanel, le voile a également été levé sur la première collection femme de Jonathan Anderson chez Dior et sur les débuts de Pierpaolo Piccioli chez Balenciaga.La nomination, en décembre, de Matthieu Blazy, débauché de Bottega Veneta (Kering), à la tête de Chanel, a été l’un des épisodes majeurs du mercato mode des derniers mois.Le créateur succède à Virginie Viard, bras droit de Karl Lagerfeld puis directrice artistique de 2019 jusqu’à son départ soudain en juin 2024. Il hérite du défi de faire évoluer Chanel tout en préservant l’élégance et l’iconicité qui font son prestige.Avec ses premières créations, “il a ouvert de nouvelles portes. Jusqu’où nous amènerons ces nouvelles portes, je ne sais pas. Mais c’est ce qu’on lui a demandé, c’est de nous amener autre part, de faire bouger la marque”, assure Bruno Pavlovsky. Diplômé de La Cambre, l’école de mode de Bruxelles, Matthieu Blazy n’est pas un novice face aux défis créatifs.Recruté par Raf Simons en 2007, il rejoint Maison Martin Margiela en 2011, où il se fait notamment remarquer pour sa cagoule intégrale incrustée de bijoux, portée sur scène par Kanye West.En 2014, il rejoint Celine auprès de Phoebe Philo, avant de retrouver Raf Simons chez Calvin Klein en 2016, puis Bottega Veneta en 2020. Nommé directeur artistique en 2021, il y impose une vision moderne de l'”intrecciato”, le cuir tressé emblématique de la maison italienne. Jeans trompe-l’œil en cuir, cuissardes sculptées d’un seul tenant et silhouettes en mouvement: sa grammaire séduit critiques et clients, maintenant la croissance de la griffe malgré une conjoncture difficile pour le luxe.L’industrie est en effet confrontée au ralentissement de la demande en Chine, aux droits de douane américains sur ses exportations, et à l’incertitude qui règne sur l’économie mondiale. Chanel n’y échappe pas.L’entreprise a annoncé en mai une chute de 28,2% de son bénéfice net en 2024, à 3,4 milliards de dollars.”Je pense que Chanel en 2024 s’en est bien sorti. Ça aurait pu être beaucoup plus difficile”, tempère Bruno Pavlovsky, tout en soulignant que la maison a “doublé (son) chiffre d’affaires en trois ans.”

Macron donne à Lecornu, démissionnaire, 48 heures pour “d’ultimes négociations”

Emmanuel Macron a donné lundi à Sébastien Lecornu, Premier ministre le plus éphémère de la Ve République, 48 heures pour des négociations de la dernière chance, laissant planer la menace de dissolution en cas d’échec.Ces ultimes tractations ont été accueillies froidement jusque dans le camp présidentiel.”Il y a des décisions qui donnent le sentiment d’une forme d’acharnement à vouloir garder la main”, a taclé le secrétaire général du parti Renaissance Gabriel Attal au 20 heures de TF1. L’ex-Premier ministre, balayé par la dissolution de 2024, a avoué qu’il “ne comprend plus les décisions” du chef de l’État et appelé à “partager le pouvoir”. Il a toutefois indiqué qu’il participerait aux “ultimes négociations”, annoncées par l’Elysée, “afin de définir une plateforme d’action et de stabilité pour le pays”.Sébastien Lecornu, qui dira au chef de l’Etat mercredi soir si un compromis est possible ou non, débutera ses nouvelles tractations mardi à 09H00 en recevant des dirigeants du “socle commun”, la fragile coalition entre le camp présidentiel et le parti de droite Les Républicains dont les signes d’implosion l’ont poussé à démissionner.Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat seront aussi présents. Mais pas Bruno Retailleau, le président de LR et ministre démissionnaire de l’Intérieur, qui préfère des contacts bilatéraux avec Sébastien Lecornu, selon des sources de son parti.En cas de nouvel échec mercredi, Emmanuel Macron “prendra ses responsabilités”, a fait savoir son entourage, semblant laisser planer l’hypothèse d’une nouvelle dissolution. Il a précisé qu’en cas de succès, Sébastien Lecornu ne serait pas automatiquement renommé Premier ministre, son rôle se bornant à ce stade à dire si “des voies de compromis” sont encore possibles.- “Fin de règne” -“La fin de règne de la Macronie est interminable. Qu’ils s’en aillent tous!”, a réagi la cheffe des députés La France insoumise Mathilde Panot, quand la patronne des Ecologistes Marine Tondelier a ironisé sur ce “monde politique en train de s’effondrer et qui s’accroche comme une moule à son rocher”.La journée avait commencé par un coup de tonnerre politique.Troisième Premier ministre désigné en un an depuis la dissolution de juin 2024, Sébastien Lecornu, nommé le 9 septembre, s’est rendu aux premières heures à l’Élysée pour remettre sa démission, quatorze heures seulement après avoir formé son gouvernement. Emmanuel Macron l’a d’abord formellement acceptée.”Les conditions n’étaient plus remplies” pour rester, a déclaré M. Lecornu un peu plus tard, regrettant “les appétits partisans” ayant conduit à sa démission. Une allusion claire au patron de LR Bruno Retailleau qui, dimanche soir, a précipité sa chute quelques heures après avoir accepté de rester au gouvernement.Le ministre de l’Intérieur démissionnaire a assuré qu’il ne se sentait “pas du tout” responsable de la crise. La veille, il s’était insurgé contre la composition de l’équipe Lecornu, critiquant notamment le retour, aux Armées, de l’ex-ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Ce dernier a renoncé à participer au gouvernement dans l’espoir de permettre “la reprise des discussions”.- Démission, dissolution ou cohabitation -Sébastien Lecornu a aussi regretté que son offre de renoncer à l’article 49.3 de la Constitution pour redonner la main au Parlement n’avait “pas permis” d’évacuer la menace d’une censure de la gauche et du Rassemblement national.Il s’agit du gouvernement le plus bref de la Ve République. Sa chute plonge la France dans une crise politique sans précédent depuis des décennies, aggravant l’impasse née de la dissolution.Le président de la République a peu de cartes dans sa main.Hormis cette mission de la dernière chance confiée à son fidèle soutien, il peut dissoudre une Assemblée figée en trois blocs comme le demande le RN, démissionner comme le voudrait LFI ou nommer un Premier ministre de gauche comme l’ont de nouveau réclamé écologistes et socialistes. Ou encore faire appel à une personne sans étiquette à la tête d’un “gouvernement technique”.- Censure “systématique” -Au RN, Marine Le Pen a jugé une dissolution “absolument incontournable” et estimé qu’une démission du chef de l’Etat serait “sage”.Dans la soirée, le parti d’extrême droite et ses alliés de l’UDR ont fait savoir, par la voix d’Eric Ciotti, qu’ils “censureront systématiquement tout gouvernement” jusqu’à la dissolution ou la démission du président. Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon a lui demandé l’examen “immédiat” d’une motion de destitution d’Emmanuel Macron, “à l’origine du chaos”.Le patron des socialistes Olivier Faure, qui avait joué le jeu des négociations jusque-là et réclamait un nouveau vote parlementaire sur la réforme des retraites pour ne pas censurer, a demandé sur TF1 “un changement de cap” avec l’arrivée d’un “gouvernement de gauche” à Matignon.Face à ce nouveau rebondissement de la crise, la Bourse de Paris a terminé en baisse et sur le marché obligataire, le taux d’intérêt à dix ans passait au-dessus de celui de l’Italie. bur-lum-far-fff-sde/hr/dsa

US government shutdown enters second week, no end in sight

The US government shutdown entered its second week on Monday, with no sign of a deal between President Donald Trump’s Republicans and Democrats to end the crisis.Democrats are refusing to provide the handful of votes the ruling Republicans need to reopen federal departments, unless an agreement is reached on extending expiring “Obamacare” health care subsidies …

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Madagascar president taps general for PM in bid to defuse protests

Madagascar’s President Andry Rajoelina on Monday appointed an army general as prime minister, hoping to quell surging protests against his leadership that have plunged the country into crisis.In the latest in days of youth-led marches, security forces dispersed hundreds of demonstrators with tear gas in Madagascar’s capital Antananarivo, injuring at least one, AFP reporters saw.Sparked …

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Macron gives outgoing French PM final chance to salvage government

French President Emmanuel Macron on Monday gave Prime Minister Sebastien Lecornu two days to salvage his administration, after the premier resigned following less than a month in office in a move that plunged the country further into a political crisis.Lecornu earlier Monday stepped down just 14 hours after naming his government line-up.But in another twist, …

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Feminist icon Gisele Pelicot back in court as man appeals rape conviction

Frenchwoman Gisele Pelicot, whose ex-husband recruited dozens of strangers to rape and sexually assault her while drugged, attended court Monday for an appeal by one man who insisted he “never intended” to rape her.Fifty-one men, including her former husband Dominique Pelicot, were convicted after an initial months-long trial that ended in December last year and …

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Appel des viols de Mazan: Gisèle Pelicot face à un seul accusé qui conteste toujours

“Je n’ai jamais voulu violer cette dame”: face à une Gisèle Pelicot déterminée à “aller jusqu’au bout”, le seul des accusés à avoir maintenu son appel dans la retentissante affaire des viols de Mazan a réitéré sa position lundi à l’ouverture de son procès à Nîmes.Après une courte prise de parole d’Husamettin Dogan, plusieurs experts ont tenté de disséquer la personnalité de cet ex-ouvrier de 44 ans qui comparaît libre notamment pour raisons de santé, décrivant un homme avec une forte “dimension addictive” au sexe, mais sans altération du discernement.”Je n’ai jamais su qu’elle était droguée, il ne m’a jamais dit ça son mari”, a assuré dans un français parfois hésitant l’accusé né en Turquie et arrivé dans son enfance en France.”Vous l’avez pénétrée mais personne ne vous a dit qu’elle était inconsciente ?”, l’interroge le président de la cour d’assises d’appel du Gard, Christian Pasta.”Je l’ai appris en garde à vue”, assure l’accusé, arrivé dans la salle d’audience le visage dissimulé par une casquette, un masque et des lunettes de soleil et s’appuyant sur une béquille.A l’inverse, Gisèle Pelicot est entrée et ressortie du palais de justice sous les applaudissements, souriante dans une veste rose et soutenue par Florian, l’un de ses fils. Elle, dont la parole est attendue mercredi, est restée impassible face à ces premières déclarations.- Pelicot, “figure paternelle” ? -Condamné en première instance à neuf ans de prison, Husamettin Dogan risque à nouveau la peine maximale de 20 ans pour “viols aggravés” sur Gisèle Pelicot, préalablement droguée par son ex-mari, la nuit du 28 juin 2019 au domicile du couple à Mazan (Vaucluse).Ce nouveau procès, devant un jury populaire composé de cinq hommes et quatre femmes tirés au sort et trois magistrats professionnels, doit durer jusqu’à jeudi au plus tard.Si l’accusé souffre d’une “faille narcissique” en raison d’une enfance compliquée, avec un père absent et selon lui violent, “il n’y a pas de déficit, de défaut caractérisé à penser ce que l’autre peut vivre” et il aurait pu réagir à une “situation de détresse”, selon l’expert psychologue Annabelle Montagne.”Au moment de ses agissements, il avait un rapport tout à fait normal avec la réalité. S’il a transgressé un interdit, il l’a fait en toute connaissance de cause”, abonde le psychiatre Laurent Layet, qui n’a relevé “aucun élément susceptible d’avoir aboli son discernement”.En revanche, l’accusé a pu considérer Dominique Pelicot, âgé de presque 30 ans de plus que lui et qui pouvait incarner “un rôle de dominant auprès d’un certain nombre de mis en examen”, comme une figure paternelle, a estimé l’experte.Point immédiatement relevé par la défense. “L’experte est venue confirmer que M. Dogan pouvait être un personnage dominé par une figure puissante et y compris qui pouvait symboliser une figure paternelle”, a insisté devant la presse Me Jean-Marc Darrigade, lors d’une suspension d’audience.- “Ras le viol” -“Il a toujours ressenti le fait d’être allé chez un couple qu’il pensait libertin et s’être retrouvé piégé par un homme qui, on l’a su ensuite, cyniquement, abusait de sa femme depuis de nombreuses années”, a poursuivi l’avocat, confirmant la ligne de défense de son client sur un Dominique Pelicot “manipulateur”.Version que ce dernier contestera mardi quand il comparaîtra comme simple témoin, n’ayant pas fait appel de sa condamnation à 20 ans de prison pour avoir pendant une décennie violé et fait violer son épouse par des dizaines d’inconnus recrutés sur internet. Comme il l’a constamment fait à Avignon, il répètera que “tous savaient” qu’ils venaient violer une femme préalablement sédatée par ses soins, a assuré son avocate en amont du procès.La pression sur Husamettin Dogan est forte car, à l’inverse du premier procès où 50 accusés avaient défilé pendant quatre mois à la barre (un autre, en fuite, était jugé en absence), l’accusé concentre cette fois sur lui seul l’intérêt sociétal et médiatique, avec plus de 100 journalistes du monde entier accrédités.En marge de l’audience, devant le palais de justice, des manifestants ont brandi des pancartes comme “Ras le viol” ou “Violeurs, la honte”.Gisèle Pelicot, 72 ans, avait été érigée en icône féministe pour avoir clamé que “la honte doit changer de camp” et refusé que le premier procès se déroule à huis clos, décision qu’elle a réitéré lundi pour l’appel.L’accusé sera d’ailleurs confronté de nouveau mardi après-midi aux vidéos des faits, filmés et méticuleusement archivés par Dominique Pelicot, sur lesquelles on le voit notamment pénétrer à plusieurs reprises la victime, endormie et ronflant.

Au procès Jubillar, “la peur” de Delphine et “la dispute” la nuit de la disparition

Delphine Jubillar avait reçu des “menaces” de son mari: au palais de justice d’Albi, l’amant de l’infirmière disparue a parlé lundi de la “peur” qu’elle avait de l’homme dont elle voulait divorcer, jusqu’à cette nuit de décembre 2020, où une dispute éclate au sein du couple, selon leur fils.Le soir du 15 décembre 2020, peu avant la disparition de sa mère, Louis, alors âgé de six ans, “a entendu ses parents se disputer, une dispute en lien avec une séparation”, a déclaré la gendarme Hélène Milhoud, devant la cour d’assises du Tarn, qui juge Cédric Jubillar pour le meurtre de sa femme.L’enquêtrice, formée pour recueillir des témoignages d’enfants, a expliqué avoir auditionné Louis deux fois, le 16 décembre 2020, quelques heures seulement après la disparition de sa mère, puis à la fin janvier 2021.Alors que la première fois, Louis affirme que ses parents “parlaient” mais “ne criaient pas”, la deuxième fois il dit qu'”ils se disputaient”. Il entend ensuite des “gros mots” et son père dire “puisque c’est comme ça, on va se séparer”. Il regarde par la porte entrouverte et les voit se pousser, précise la gendarme.”Je pense qu’il confond les soirées”, a affirmé Cédric Jubillar, après l’audition, reconnaissant qu’il y a eu des disputes, mais pas ce soir-là.”Normalement, on fermait toujours la porte du couloir quand on se disputait”, a-t-il assuré.Avant ces échanges, deux voisines ont confirmé qu’elles avaient bien entendu des cris de femme et des aboiements de chiens le 15 décembre vers 23H00, comme elles l’avaient déjà dit aux enquêteurs.L’accusé a, lui, affirmé qu’il dormait à cette heure-là, ajoutant: “Elles ont peut-être entendu des cris et des chiens, mais je ne crois pas que ça venait de chez moi”.- “Intime conviction” -Lundi matin, l’amant de Delphine, Jean, avec lequel elle voulait refaire sa vie, a affirmé que l’infirmière disparue avait “reçu des menaces de son mari”.”Elle avait peur de lui”, a poursuivi le quadragénaire, expert automobile, ajoutant avoir “l’intime conviction que c’est Cédric Jubillar qui a attenté à la vie de sa femme”.Delphine Jubillar, née Aussaguel, ne lui a en revanche “jamais parlé” de violences psychiques ou physiques de la part de Cédric, a-t-il encore affirmé.Vers la fin de l’audition de l’amant, la défense a affirmé que les enquêteurs avaient “volontairement caché” des données selon lesquelles le téléphone de Jean aurait été détecté la nuit de la disparition de l’infirmière par un relais téléphonique à Cagnac-les-Mines (Tarn), où se trouve le domicile des Jubillar.- “Jamais à Cagnac” -“Je n’ai jamais été à Cagnac-les-Mines”, avait assuré auparavant cet homme domicilié à Montauban. Il y a “forcément une explication informatique” à ce phénomène, a-t-il réagi après les affirmations de la défense.Plusieurs avocats des parties civiles ont regretté que la défense ne leur ait pas communiqué à l’avance leurs conclusions et leur demande d’expertises complémentaires afin de permettre de débattre de ce sujet très technique.Défense comme avocats généraux sont convenus qu’il serait “opportun” d’entendre le gendarme auteur de la liste des numéros et de chercher à recouvrer le procès verbal manquant, mais via une “tierce personne”, a demandé Me Martin, qui a déclaré n’avoir “plus confiance dans les gendarmes”.Ces requêtes ont été mises en délibéré par la présidente Hélène Ratinaud. Elle pourrait se prononcer dès mardi, selon Me Philippe Pressecq, qui représente une cousine de Delphine.Cédric Jubillar a toujours nié avoir tué son épouse, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Le verdict est attendu le 17 octobre, après quatre semaines d’audience.

Lecornu démissionne, Macron lui donne 48 heures pour mener “d’ultimes négociations”

Emmanuel Macron a demandé lundi à Sébastien Lecornu, Premier ministre le plus éphémère de la Ve République qui venait de démissionner quatorze heures seulement après avoir formé son gouvernement, de mener “d’ultimes négociations” pour recoller les morceaux de sa coalition qui a implosé.Le président de la République a confié au “Premier ministre démissionnaire en charge des affaires courantes la responsabilité de mener, d’ici mercredi soir, d’ultimes négociations afin de définir une plateforme d’action et de stabilité pour le pays”, a annoncé l’Elysée.”Je dirai au chef de l’Etat mercredi soir si cela est possible ou non, pour qu’il puisse en tirer toutes les conclusions qui s’imposent”, a répondu, sur le réseau X, Sébastien Lecornu.Emmanuel Macron “prendra ses responsabilités” en cas de nouvel échec de ces discussions, a fait savoir ensuite son entourage, semblant laisser planer l’hypothèse d’une nouvelle dissolution.- “Fin de règne” -“La fin de règne de la Macronie est interminable. Qu’ils s’en aillent tous!”, a réagi la cheffe des députés La France insoumise (LFI) Mathilde Panot.Alimentant les spéculations sur un possible “Lecornu 2” après son échec, le chef du gouvernement démissionnaire était retourné dans l’après-midi à l’Elysée pour un entretien avec Emmanuel Macron. Avant d’aller voir le président du Sénat Gérard Larcher, baron du parti de droite Les Républicains qui a mis le feu aux poudres la veille au soir en menaçant de quitter un gouvernement à peine formé.Un message sur X de l’éphémère ministre des Armées Bruno Le Maire avait aussi renforcé de premières indications sur une possible renomination. Alors que le retour de l’ex-ministre de l’Economie a crispé la veille les oppositions mais aussi LR, il a annoncé lundi se “retirer” totalement de l’exécutif, dans l’espoir que “cette décision permette la reprise des discussions en vue de former un nouveau gouvernement”.La journée avait commencé par un nouveau coup de tonnerre politique.Troisième Premier ministre désigné en un an depuis la dissolution de juin 2024, Sébastien Lecornu, nommé le 9 septembre et qui devait tenir son premier Conseil des ministres lundi, s’est rendu aux premières heures à l’Élysée pour remettre sa démission au président, qui l’a d’abord formellement acceptée.”Les conditions n’étaient plus remplies” pour rester, a-t-il déclaré un peu plus tard depuis Matignon, regrettant “les appétits partisans” ayant conduit à sa démission, une allusion claire au patron de LR Bruno Retailleau qui dimanche soir a précipité sa chute quelques heures après avoir accepté de rester au gouvernement.- Démission, dissolution ou cohabitation -Les partis politiques “continuent d’adopter une posture comme s’ils avaient tous la majorité absolue”, a déploré Sébastien Lecornu. Il a regretté que son offre de renoncer à l’article 49.3 de la Constitution pour redonner la main au Parlement n’avait “pas permis” d’évacuer la menace d’une censure agitée par la gauche et le Rassemblement national.Il s’agit du gouvernement le plus bref de la Ve République. Sa chute plonge la France dans une crise politique sans précédent depuis des décennies, aggravant l’impasse née de la dissolution.Le président de la République était dès lors au pied du mur, avec peu de cartes dans sa main.Hormis cette mission de la dernière chance confiée à son fidèle soutien, il peut dissoudre une Assemblée figée en trois blocs comme le demande le RN, démissionner comme le voudrait La France insoumise ou nommer un Premier ministre de gauche comme l’ont de nouveau réclamé écologistes et socialistes. Ou encore faire appel à une personne sans étiquette à la tête d’un “gouvernement technique”.Presque simultanément à la démission de Sébastien Lecornu, le président du RN Jordan Bardella a appelé Emmanuel Macron à convoquer de nouvelles législatives anticipées. “Il ne peut y avoir de stabilité retrouvée sans un retour aux urnes”, a-t-il déclaré au siège du parti d’extrême droite. Marine Le Pen a également jugé une dissolution “absolument incontournable” et estimé qu’une démission du chef de l’Etat serait “sage”.Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon a demandé l’examen “immédiat” d’une motion de destitution du président de la République “à l’origine du chaos”.- “Dignité et honneur” -Le socialistes, qui avaient réclamé un nouveau vote parlementaire sur la réforme des retraites pour ne pas censurer Sébastien Lecornu, ont demandé à Emmanuel Macron de nommer  un Premier ministre “issu de la gauche et des Ecologistes” et “ouvert aux compromis”.Leur premier secrétaire Olivier Faure a néanmoins salué sur X Sébastien Lecornu, un “gaulliste” qui vient de “démissionner avec dignité et honneur”.Mais un gouvernement socialiste, ce serait sans LR car pour Bruno Retailleau, “il est hors de question de cautionner un Premier ministre de gauche”.Pointé du doigt par Sébastien Lecornu, le ministre démissionnaire de l’Intérieur ne se sent “pas du tout” responsable de la crise. Face à ce nouveau rebondissement de la crise, la Bourse de Paris a accusé une baisse et sur le marché obligataire, le taux d’intérêt à dix ans passait au-dessus de celui de l’Italie. La situation est suivie de près dans l’UE. “Une France stable est une contribution importante pour l’Europe”, a réagi le porte-parole du gouvernement allemand, Stefan Kornelius.bur-lum-far-fff/hr/dsa

Medicine Nobel to trio who identified immune system’s ‘security guards’

A US-Japanese trio on Monday won the Nobel Prize in Medicine for research into how the immune system is kept in check by identifying its “security guards”, the Nobel jury said.The discoveries by Mary Brunkow and Fred Ramsdell of the United States and Japan’s Shimon Sakaguchi have been decisive for understanding how the immune system …

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