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Cédric Jubillar face aux lourdes accusations de son ex-petite amie

“Je lui ai dit +mais qu’est-ce que tu as fait? Il m’a dit: +Je l’ai étranglée+”: entendue par la cour d’assises du Tarn jeudi, Jennifer, ex-petite amie de Cédric Jubillar, a réaffirmé les confidences faites selon elle par l’accusé au parloir quant au meurtre de sa femme Delphine, ce qu’il continue de démentir catégoriquement. “Sur des échanges téléphoniques, il me disait qu’il avait peur s’il venait à ce procès, +parce que tu vas entendre des choses horribles sur moi+”, a déclaré la jeune femme de 31 ans, auditionnée en visio-conférence depuis le tribunal d’Auch. “Non, j’ai jamais reconnu l’avoir tuée, ça elle invente complètement”, a réfuté Cédric Jubillar après ce témoignage, expliquant les déclarations de Jennifer par de la rancœur: “J’ai beaucoup insisté pour qu’elle ramène du shit au parloir, elle a dû se sentir manipulée, du coup elle se venge.”Jennifer, qui réside dans le Gers, à plus de 100 km de Cagnac-les-Mines, avait contacté l’accusé début 2021, “pour le soutenir”, mais ne l’avait pas rencontré avant son incarcération pour le meurtre de l’infirmière, dont le corps n’a jamais été retrouvé.Dernier témoin de ce procès, elle a expliqué que le peintre-plaquiste de 38 ans avait, au cours de plusieurs parloirs après sa première visite en novembre 2024, mimé un étranglement sur lui puis sur elle.”Il me dit +je l’ai étranglée+, comme une clé de coude, (…) je lui pose des questions, lui demande +Mais elle est où Delphine?+, il me dit à 15 km ou 15 minutes de Cagnac, c’est moi qui ne sais plus, je reste choquée”, détaille-t-elle.- “Malsaine” -“Une fois, il m’a dit que si jamais je le trompais, j’allais finir à côté de Delphine, et il réitère ses propos en disant que si je le trompe je sais ce qui va m’arriver”, a-t-elle poursuivi.Interrogé par Laurent de Caunes, avocat de parties civiles, pour savoir s’il trouve son ex-petite amie “diabolique”, l’accusé assure: “J’irais pas jusqu’à dire diabolique, mais malsaine”.Lorsque la défense prend la parole pour comprendre pourquoi elle a renoué avec Cédric Jubillar après avoir d’abord mis un terme à leur relation, Jennifer ne se dit “plus disposée à répondre (aux) questions, je n’ai pas envie”.Ce témoignage accusateur fait suite à celui de sa précédente compagne, Séverine, entendue jeudi matin, qui a affirmé avoir “eu des fois des doutes parce qu’il ne cherchait pas trop sa femme non plus, mais je me suis toujours dit que c’était pas lui qui avait fait du mal à Delphine”.Séverine, 48 ans, a rencontré l’accusé en avril 2021, lors d’une battue destinée à retrouver d’éventuels indices concernant l’infirmière disparue quatre mois plus tôt.Questionnée sur les révélations que Cédric Jubillar lui aurait faites, Séverine a confirmé qu’il lui avait affirmé avoir enterré le corps “près d’une ferme qui a brûlé”: “Il le disait en rigolant”.- “Blagues” -Interrogé jeudi, Cédric Jubillar a qualifié de “blagues” ces propos et a continué à clamer son innocence. Au long d’une longue audition souvent confuse, elle a également été interrogée sur ses échanges avec Marco, un ex-codétenu de Cédric Jubillar, qui a témoigné mercredi, affirmant avoir également recueilli ses confidences à propos du meurtre de sa femme.Selon Marco, Cédric Jubillar lui aurait demandé d’incriminer l’amant de son épouse pour faire réorienter l’enquête vers lui, alors que Séverine était chargée de lui fournir les noms et photos de cet amant résidant à Montauban et de sa compagne.Séverine a confirmé avoir rencontré Marco et lui avoir fourni des informations, ce qui lui avait valu d’être placée en garde à vue pour recel de cadavre avant d’être relâchée, mais a cherché à relativiser l’importance de son témoignage: “Il me disait qu’il avait braqué le cousin de Pablo Escobar…”. Avant d’accuser l’ex-prisonnier: “Pour moi, c’est un indic”. Poussée à raconter son quotidien avec Cédric Jubillar à l’époque où il était en liberté, Séverine a dépeint un homme capable de “mentir en vous regardant droit dans les yeux”, parfois capable de violence avec son fils Louis.”Il n’avait pas le comportement de quelqu’un qui avait perdu sa femme”, a-t-elle souligné.L’accusé sera interrogé en longueur vendredi.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Au Congrès mondial de l’UICN, une “nouvelle liste rouge” d’animaux menacés

L’organisation internationale de protection de la nature, l’UICN, a ouvert jeudi à Abou Dhabi son congrès mondial, qui dévoile une “liste rouge” actualisée des espèces menacées.Cette liste des espèces végétales et animales à “risque d’extinction” les classe sur une échelle de sept degrés, depuis “préoccupation mineure” jusqu’à “éteinte”.Actuellement, “sur les 169.420 espèces étudiées, 47.187 sont classées menacées”, soit plus d’un quart, indique l’UICN. Les coraux (dont 44% des espèces sont menacées) et les amphibiens (41%) suscitent le plus d’inquiétude.Des chiffres actualisés et le nom des espèces pour lesquelles la situation s’aggrave doivent être divulgués à Abou Dhabi, où des centaines de congressistes ont afflué jeudi.Les Emirats arabes unis, après Marseille en 2021, accueillent ce congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature, organisé tous les quatre ans.Se félicitant de “discussions qui sont tout à fait vitales pour notre environnement”, la ministre de l’Environnement des Emirats, Amna bent Abdallah Al-Dahak, a appelé à traduire les débats “en engagements, en actions et en plans d’action”.”C’est une plateforme où les conversations peuvent converger”, a-t-elle déclaré à l’AFP.- Urgence -Le constat est chaque fois inquiétant pour la biodiversité sur la planète. De plus en plus d’animaux souffrent de l’artificialisation des milieux naturels, du changement climatique et de la pollution de l’eau, de l’air et des sols, tous induits par l’expansion incontrôlée des activités humaines.D’après l’agence onusienne pour la biodiversité, l’IPBES, ces 30 à 50 dernières années, les divers indicateurs de la biodiversité ont baissé de 2 à 6% chaque décennie.”Le programme du Congrès reflète l’urgence et l’ambition de notre époque” pour trouver des solutions au problème, affirme la secrétaire générale de l’Agence pour l’environnement d’Abou Dhabi, Shaikha Salem Al Dhaheri.La directrice générale de l’UICN, la Costaricaine Grethel Aguilar, souligne “l’ampleur de l’ambition et la possibilité réelle de fournir les solutions dont nous avons besoin pour construire une planète où l’humanité et la nature pourront prospérer ensemble”.Le Congrès de l’UICN vote sur des motions qui, une fois adoptées, deviennent des résolutions. Elles ne sont pas juridiquement contraignantes pour les Etats membres, contrairement aux textes de la COP, la conférence de l’ONU sur le climat, organisée cette année à Belém (Brésil) du 10 au 25 novembre. Les votes ont commencé jeudi, sur des motions ayant au préalable obtenu un consensus diplomatique.Mais elles peuvent “façonner l’agenda international”, indique à l’AFP une source au sein de l’UICN, et par exemple permettre une “accélération” dans des domaines où sont négociés ou envisagés des traités.- “Le plus démocratique” -Le vote le plus suivi concernera deux motions concurrentes au sujet de la “biologie de synthèse”. Cette discipline, prisée notamment de l’industrie pharmaceutique ou de l’agro-industrie, explore les possibilités de modifier ou imiter le vivant, notamment sa génétique, avec tous les risques éthiques que cela comporte.Une motion appelle à un “moratoire” sur ces techniques. Ses rédacteurs, dont l’association française Pollinis, affirment que “le génie génétique appliqué aux espèces sauvages dans les écosystèmes naturels, notamment dans les aires protégées, n’est pas compatible avec les pratiques, les valeurs et les principes de la conservation de la nature”.Une autre motion, dont les rédacteurs estiment que la biologie de synthèse, encadrée, pourrait “compléter” les efforts de conservation, propose une politique de l’UICN qui ne puisse “être interprétée ni comme un soutien ni comme une opposition à la biologie de synthèse”.Les organisateurs attendent 10.000 délégués, ainsi que 5.000 autres congressistes issus de la société civile. C’est nettement plus qu’il y a quatre ans, où la pandémie de Covid-19 perturbait encore les voyages.Le congrès de l’UICN revendique d’être le “rassemblement le plus démocratique de la communauté internationale de la conservation”. Il réunit des États et agences publiques d’un côté, et des organisations non gouvernementales, de défense de l’environnement ou des peuples autochtones de l’autre.

La tombe de Robert Badinter, artisan de l’abolition de la peine de mort, profanée juste avant son entrée au Panthéon

La tombe de Robert Badinter, l’artisan de l’abolition de la peine de mort en France, a été profanée jeudi à quelques heures de son entrée au Panthéon lors d’une cérémonie solennelle qui rendra hommage à cette incarnation de l’universalisme républicain.La municipalité de Bagneux, où était enterré l’ancien ministre de la Justice, a évoqué la présence sur la sépulture de “tags qui insultent ses engagements contre la peine de mort et pour la dépénalisation de l’homosexualité”. La tombe a été rapidement nettoyée.”Honte à ceux qui ont voulu souiller sa mémoire”, a immédiatement réagi Emmanuel Macron, qui doit présider la cérémonie. “Ce soir, il entrera au Panthéon, demeure éternelle de la conscience et de la justice”, a écrit le président sur X, “La République est toujours plus forte que la haine”.Prévue de longue date, cette cinquième panthéonisation sous ses mandats sera une parenthèse en pleine crise politique pour le chef de l’Etat, qui doit décider d’ici vendredi soir quoi faire pour sortir le pays de l’impasse.L’hommage à l’ancien avocat et garde des Sceaux a débuté mercredi soir par une veillée funèbre au Conseil constitutionnel qu’il présida de 1986 à 1995, parmi les nombreux engagements de sa vie.Jeudi, le cercueil portant le nom de , décédé en février 2024 à l’âge de 95 ans, doit être transporté vers l’ancienne église du centre de Paris, devenue monument funéraire portant sur son fronton la devise “Aux grands hommes, la patrie reconnaissante”.Même si ses cendres ne sont pas transférées, il reposera symboliquement au Panthéon au terme d’une cérémonie d’une heure, à travers des objets déposés dans son cénotaphe: sa robe d’avocat, une copie de son discours sur l’abolition de la peine de mort et trois livres dont un de Victor Hugo.En présence d’un public que l’Élysée espère nombreux grâce à une “scénographie adaptée”, la cérémonie suivra le “scénario traditionnel”: remontée de la rue Soufflot, accueil du cercueil sous la nef du Panthéon par le président de la République, qui prononcera un discours “court et percutant”, puis installation dans le caveau “des révolutionnaires de 1789”, où reposent Condorcet, l’abbé Grégoire et Gaspard Monge depuis le bicentenaire de la Révolution.- “L’assassin assassiné” -A l’honneur, le combat pour la justice de Robert Badinter, “qui incarne ce qu’est l’État de droit”, souligne la présidence. Et surtout l’, “un saut civilisationnel majeur dans l’histoire de la justice de notre pays”, a estimé un conseiller d’Emmanuel Macron.Parmi les temps forts, Julien Clerc viendra interpréter sa chanson “L’assassin assassiné” consacrée en 1980 à la lutte pour l’abolition du châtiment suprême.Des textes seront également lus, dont des plaidoiries de l’avocat qui sauva plusieurs condamnés de la guillotine. Mais aussi des discours de l’homme politique qui, nommé ministre de la Justice par François Mitterrand, demanda à la tribune de l’Assemblée nationale le 17 septembre 1981, et obtint “l’abolition de la peine de mort en France”, conformément à un engagement du président socialiste à rebours de l’opinion de l’époque.Le comédien Guillaume Gallienne lira un texte de Victor Hugo, précurseur dans ce même combat.Ce texte, comme d’autres, a été choisi par la veuve de l’homme de droit. La philosophe Élisabeth Badinter a été associée de très près aux préparatifs.Emmanuel Macron a déjà fait entrer dans la nécropole républicaine Simone Veil, rescapée d’Auschwitz et auteure de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, l’écrivain chroniqueur de l’horreur des tranchées de la Première Guerre mondiale Maurice Genevoix, la star du music-hall, résistante et militante antiraciste franco-américaine Joséphine Baker, et le résistant communiste d’origine arménienne Missak Manouchian.L’historien et résistant Marc Bloch sera à son tour panthéonisé mi-juin, 82 ans après son exécution par la Gestapo en 1944.Pour l’historien Denis Peschanski, le fil conducteur de ces choix présidentiels est l'”universalisme républicain”. “C’est la France des Lumières, qu’incarnait Robert Badinter à travers son combat abolitionniste mais aussi sa défense acharnée des victimes et sa lutte pour les droits”.

Ukraine’s Zelensky says Russia seeking ‘chaos’ with new energy strikes

President Volodymyr Zelensky accused Russia of sowing “chaos” with fresh strikes on Ukraine’s energy grid, while escalating drone attacks forced Kyiv to begin new evacuations of children from frontline villages.Moscow, whose forces invaded Ukraine in 2022, has escalated aerial attacks on Ukrainian energy facilities and rail systems over recent weeks, spurring power outages and train delays.”Russia’s …

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Viols de Mazan: verdict attendu pour le dernier accusé qui risque une peine alourdie

Husamettin Dogan était le seul de la cinquantaine d’hommes condamnés pour avoir violé Gisèle Pelicot à avoir demandé à être rejugé. A-t-il eu raison de le faire ? La cour est partie délibérer après un réquisitoire puissant qui a réclamé une peine alourdie. La cour d’assises du Gard, composée d’un jury populaire de cinq hommes et quatre femmes et de trois magistrats, s’est retirée en début d’après-midi pour un verdict attendu dans l’après-midi sur cette affaire qui a suscité un intérêt mondial.”J’ai jamais voulu faire du mal à cette dame”, a déclaré l’accusé dans ses derniers mots, après quatre jours d’audience à Nîmes où il s’est enfoncé dans le déni.Une attitude qui a “désespéré”, l’avocat général Dominique Sié qui lui a lancé: “Tant que vous refuserez de l’admettre, ce n’est pas seulement une femme, c’est tout un fonctionnement social sordide que vous cautionnez” et “il reste à faire évoluer pour vous, et pour la société, la culture du viol en culture du consentement”.L’accusant d’avoir participé comme les autres à “une oeuvre de destruction massive d’une femme livrée en pâture”, il a requis 12 ans de prison contre cet ex-ouvrier de 44 ans. La même peine que celle qui avait été requise lors du premier procès à Avignon où il avait finalement été condamné à neuf ans de prison.Pour Dominique Sié, ce dossier “est une prise de conscience collective sur un fonctionnement social archaïque, destructeur, qui fait de l’homme, le mâle, le centre de l’univers. Qui fait que quand l’homme est d’accord, la femme est d’accord, elle n’a pas son mot à dire”.C’est “la société dans son ensemble qui doit changer de prisme”, a-t-il estimé. Il n’y a pas de consentement par procuration comme l’a soutenu l’accusé, affirmant avoir été piégé par Dominique Pelicot.”Bien sûr que Mme Pelicot n’était pas consentante” et “c’est désespérant” d’avoir entendu Husamettin Dogan continuer de nier l’intention de violer malgré la diffusion de vidéos accablantes que la cour a pris “de plein fouet, dans un silence de mort” et qui ont montré “ce qu’il y a de plus sordide, avilissant pour la femme”, a poursuivi le représentant de l’accusation.”On ne peut pas en 2025 considérer que parce qu’elle n’a rien dit, elle était d’accord. Car là, on se situe dans un mode de pensée d’un autre âge!”.- “Les réseaux sociaux qui s’agitent” -La défense ne s’est pas départie de sa ligne, soutenant la thèse que leur client avait cru à un scenario libertin. “Dans libertin, il y a liberté: tout est envisageable, tout est transgressable”, a plaidé Me Jean-Marc Darrigade.Sa consoeur Me Sylvie Menvielle a réaffirmé que l’accusé a été piégé par Dominique Pelicot, demandant: “Comment peut-on se libérer de la manipulation, quand le peut-on ?”.Rappelant qu’Husamettin Dogan n’était jamais retourné au domicile des Pelicot contrairement à d’autres hommes, revenus plusieurs fois pour violer Mme Pelicot, ils ont à nouveau plaidé “l’absence d’intention de M. Dogan de commettre un viol”.Ce père d’un enfant handicapé risque jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle pour “viols aggravés”.Une peine cependant peu probable car elle le mettrait sur le même pied que Dominique Pelicot.Lors du premier procès, la cour criminelle était composée uniquement de magistrats professionnels, une différence notable avec ces jurés populaires, qui devront tenir à distance “les réseaux sociaux qui s’agitent” et ne pas faire “un remake du procès de Mazan”, leur a rappelé l’avocat général.En décembre à Avignon, les 49 autres condamnés ont été condamnés à des peines allant de trois ans de prison, dont deux avec sursis, à 15 ans pour un homme venu à six reprises au domicile du couple à Mazan (Vaucluse).Mercredi lors de leur plaidoirie, les avocats de Gisèle Pelicot avaient estimé que “la peine est à revoir”, selon Me Antoine Camus.”Après le parcours du combattant mené par Gisèle Pelicot, on espère que ce jury dira haut et fort qu’en France, les droits de l’homme sont aussi ceux de la femme, que le consentement ne se recueille pas auprès du mari, qu’un acte sexuel imposé à un corps endormi est un viol”, avait-il ajouté.

Meurtres à Angers: une “erreur matérielle” conduit au renvoi surprise du procès, la veille du verdict

A la veille du verdict, fait rarissime, le procès d’un Soudanais pour un triple meurtre à Angers en 2022 a été renvoyé jeudi en raison d’une mention erronée de la condamnation à perpétuité de l’accusé figurant sur un document de la cour d’assises, qui fait valoir une “erreur matérielle et informatique”.L’annonce du renvoi par le président de la cour Xavier Lenoir a été ponctuée de pleurs et de cris, voire d’insultes, de la part des familles des victimes de ce triple meurtre à l’arme blanche qui avait bouleversé Angers.L’affaire devra donc être jugée à nouveau, depuis le début et par d’autres magistrats de la cour d’assises, à une date ultérieure. “On va devoir tout revivre”, “c’est un scandale”, “une honte”, a-t-on entendu fuser sur les bancs des parties civiles avant la levée de l’audience.Tout débute mercredi soir à l’issue de la quatrième journée d’audience. Le président transmet à l’ensemble des parties un document papier avec le projet des questions soumises à la cour et aux jurés. Mais à la fin du document, et des quelque cinquante questions, figure “une déclaration de culpabilité et une peine rattachées à une précédente affaire ayant servi de document de travail mais faisant apparaître le nom de Monsieur Al Zine Sulaymane”, ont indiqué dans un communiqué les chefs de cour d’Angers. Dans le document que l’AFP a pu consulter, est indiqué que la cour et le jury “condamnent, à la majorité qualifiée, Al Khawad Al Zine Sulaymane, à la peine de réclusion criminelle à perpétuité”, avec une peine de sûreté de 22 années.Jeudi matin, l’avocat de l’accusé, Me Charles-Alexis Garo, a ainsi transmis une “conclusion d’incident” à la cour pour une “suspicion légitime” à l’encontre du président.Selon le communiqué des chefs de cour, ces mentions “apparaissent de nature à générer un doute quant à l’impartialité objective du président de la cour d’assises au cours de ce procès et à remettre en cause le droit à un procès équitable”.A l’audience, le président Xavier Lenoir a “assumé” ce “dysfonctionnement”, certifiant n’avoir “aucun a priori” par rapport à l’accusé, évoquant une erreur humaine avec un mauvais “copié remplacé”. “Il est de ma responsabilité de communiquer des pièces conformes”, a-t-il reconnu. – “Bourde monumentale” -Évoquant une “bourde monumentale du président”, Me Yassine Bouzrou, qui représente 18 parties civiles et qui a été le premier à révéler la teneur du document, souhaite que “l’accusé soit condamné suite à un procès équitable, et que sa condamnation ne puisse pas faire l’objet de contestations procédurales ou autres”.Pour Me Pascal Rouiller, qui défend la famille de deux jeunes hommes tués originaires de Wallis, ce renvoi “est insoutenable pour les parties civiles, d’autant que la difficulté provient d’un avocat de l’une des parties civiles. Il va falloir tout recommencer à zéro. Le procès est retardé, mais le procès se tiendra”.Selon un autre avocat de parties civiles Me Thierry Fillion, le nouveau procès pourrait avoir lieu au printemps 2026.L’accusé, de nationalité soudanaise et âgé de 35 ans, en habits sportifs et masque chirurgical, qui se fait traduire les débats en arabe, n’a pas réagi de manière particulière à ce coup de théâtre. Il reste placé en détention provisoire. Le statut de réfugié, qu’il avait obtenu en avril 2018, lui avait été retiré sept mois après les faits.Al Khawad Al Zine Sulaymane comparaissait depuis le 3 octobre devant la cour d’assises du Maine-et-Loire pour les meurtres, un soir de juillet 2022 à Angers, de trois jeunes hommes âgés de 16, 18 et 20 ans avec lesquels il avait eu une altercation plus tôt. Il est également accusé d’avoir blessé trois autres personnes et d’avoir agressé sexuellement deux jeunes filles ce même soir. Il encourt la réclusion à perpétuité. 

Lennart Monterlos est arrivé en France, après plusieurs mois de détention en Iran

Lennart Monterlos, le cyclotouriste franco-allemand de 19 ans qui avait été arrêté et emprisonné en juin en Iran avant d’être libéré le weekend dernier, est arrivé jeudi matin à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle, a-t-on appris auprès de deux sources proches du dossier.Le jeune homme est arrivé à Paris peu avant 09H20 locales (07H20 GMT), ont indiqué ces sources. Il est sorti de l’aéroport en toute discrétion.Interrogés par l’AFP, le ministère français des Affaires étrangères, et l’avocate de ses parents, Me Chirinne Ardakani, se sont refusé à tout commentaire.Aucune information n’était disponible sur son état de santé physique et psychologique.Il devait être pris en charge par les médecins du centre de crise et de soutien du ministère français, comme il est d’usage après un retour de détention à l’étranger.Originaire de l’est de la France, Lennart Monterlos, de mère allemande et de père français, avait été arrêté mi-juin à Bandar-Abbas (sud), au troisième jour du conflit entre l’Iran et Israël au moment où il s’apprêtait à quitter l’Iran en direction de l’Afghanistan après une traversée du pays à vélo en solitaire. Son visa iranien arrivait alors bientôt à expiration. Lennart Monterlos était sorti de prison le week-end dernier après avoir été acquitté par la justice iranienne d’accusations d’espionnage. Il avait ensuite été accueilli à l’ambassade de France à Téhéran, dans l’attente de papiers administratifs l’autorisant à quitter la République islamique, avaient expliqué à l’AFP des sources proches du dossier.”Nous sommes soulagés du retour de notre fils auprès de nous”, avaient réagi mercredi ses parents dans une déclaration écrite transmise à l’AFP par leur avocate Me Chirinne Ardakani. “Mais nos pensées vont immédiatement à Cécile (Kohler) et Jacques (Paris) dont nous espérons le retour dans les plus brefs délais et pour qui nous continuerons à nous battre aux côtés de leurs familles ainsi qu’à l’ensemble des otages européens toujours arbitrairement détenus”, avaient-ils ajouté.Mercredi, le président Emmanuel Macron et le ministre français des Affaires étrangères démissionnaire Jean-Noël Barrot avaient assuré que la France n’oubliaient pas ces deux ressortissants qui sont emprisonnés depuis bientôt trois et demi.Le couple Kohler/Paris, arrêté en mai 2022 au dernier jour d’un voyage touristique en Iran, ont été inculpées d'”espionnage pour le Mossad”, les services de  renseignement israéliens, de “complot pour renverser le régime” et de “corruption sur Terre”.Leur sort est encore incertain mais Téhéran a fait savoir qu’il négociait un échange de prisonniers avec Paris.

‘Sending you love from Gaza’: Palestinians hail ceasefire deal

Palestinians in Gaza clapped, cheered and danced in the pre-dawn darkness on Thursday, after Israel and Hamas agreed a ceasefire and hostage release deal in a major step towards ending the devastating two-year war in the territory.Around a dozen young men shouted joyful chants of “Allahu akbar”, meaning God is the greatest, outside Khan Yunis’s …

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