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Projet d’action contre un opposant russe en France: quatre hommes interpellés

Quatre hommes, soupçonnés d’être impliqués dans un projet d’action à l’encontre de l’opposant russe Vladimir Ossetchkine, devaient être mis en examen à Paris jeudi, avant un éventuel placement en détention provisoire attendu dans la nuit.Vladimir Ossetchkine, directeur de Gulagu.net, une ONG qui dénonce des faits de torture et de corruption dans les prisons russes, a indiqué à l’AFP être la personne visée par ce projet à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), la ville où il réside.”Tout va bien”, a-t-il assuré, en remerciant la police et le contre-espionnage français, “tous ceux qui ont participé à la capture de ces gangsters, de ces tueurs”. Il a également remercié “ceux qui travaillent pour empêcher ces sales projets sanglants de (Vladimir) Poutine en Europe et en France”.Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a précisé avoir ouvert, jeudi, une information judiciaire du chef de participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteinte aux personnes, confirmant une information du Parisien.Le Pnat a demandé la mise en examen et le placement en détention provisoire de ces quatre hommes, âgés de 26 à 38 ans et interpellés lundi. Au moins un l’avait déjà été jeudi soir, selon une source proche du dossier.Le Pnat précise qu’une enquête préliminaire avait été ouverte le 19 septembre concernant ce projet d’action visant un opposant russe et qu’elle avait été confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).”Il est évident que s’il n’y avait pas eu un service de sécurité aussi hautement professionnel et compétent, les tueurs de Poutine m’auraient tué depuis longtemps”, a affirmé Vladimir Ossetchkine.Selon une source proche du dossier, ces hommes sont originaires du Daghestan (une république russe fédérée, dans le Caucase du Nord), mais l’un a la nationalité française.Trois d’entre eux se sont rendus à Biarritz en avril et ont réalisé des vidéos où l’on voit le domicile de M. Ossetchkine et un lieu qu’il fréquente, mais sans le voir lui-même sur les images, selon cette source.Le principal suspect affirme qu’ils étaient en vacances à Biarritz, mais tous n’ont pas les mêmes versions, d’après cette source.- “Menaces de mort” -Vladimir Ossetchkine avait déjà fait état d’une tentative d’assassinat à son domicile le 12 septembre 2022 au soir.Il avait expliqué à l’AFP qu’il avait “remarqué un point rouge (pouvant être un viseur laser, NDLR) qui bougeait sur la balustrade de l’une des terrasses et qui se dirigeait ensuite vers (lui) sur le mur”.”Nous avons éteint la lumière, nous nous sommes couchés par terre, avons fermé les volets et appelé la police”, avait relaté M. Ossetchkine, qui avait évoqué des tirs d’arme à feu. “Quand la police est venue, ils sont entrés dans la maison de l’autre côté et quand ils ont essayé d’ouvrir le volet d’un des balcons, ils ont aussi entendu des tirs. Ils ont ensuite interrogé des voisins qui ont aussi entendu ces tirs.”Il avait auparavant fait l’objet de “menaces de mort”, en mars 2022.Le parquet de Bayonne avait indiqué le 20 septembre 2022 avoir ouvert une enquête pour “menaces de mort” mais avait précisé n’avoir “aucun élément objectif” attestant la tentative d’assassinat.Ces menaces, “qui feraient suite à ses dénonciations et investigations relatives aux exactions commises au sein des prisons russes, dont il aurait été victime”, sont “prises avec le plus grand sérieux”, avait alors indiqué le procureur de la République de Bayonne Jérôme Bourrier.Des mesures ont été mises en œuvre pour “assurer la protection de Vladimir Ossetchkine”, avait-il précisé.L’opposant affirme avoir été informé, début février 2022, d’un projet d’assassinat le visant et avoir été placé depuis sous protection policière.L’ONG de M. Ossetchkine avait diffusé en 2021 des vidéos de viols dans des prisons russes, ainsi que des témoignages de victimes et, fait rarissime, de tortionnaires, entraînant l’ouverture d’une enquête par les autorités russes. Elle affirme disposer de plus de 1.000 vidéos montrant des tortures en prison.

French PM survives two confidence votes days after reappointment

French Prime Minister Sebastien Lecornu survived two confidence motions Thursday, just days after appointing his new government and making a key political concession to stay in power.The votes followed Lecornu’s decision Tuesday to back suspending a divisive 2023 pension reform, in a bid to keep his cabinet afloat long enough to pass a much-needed austerity …

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Masques et gestion du Covid: pas de faute de l’Etat, dit le Conseil d’Etat, qui rejette des demandes d’indemnisation

Pour les masques comme pour la gestion de la crise Covid-19, le Conseil d’Etat a jugé jeudi que l’Etat avait respecté ses obligations légales, rejetant les demandes d’indemnisation de proches de personnes décédées et annulant ainsi certaines décisions de la cour administrative d’appel.La plus haute juridiction administrative estime que l’État s’était préparé depuis 2004 au risque d’émergence d’un agent respiratoire hautement pathogène et a pris, dès le début et pendant la pandémie, des mesures appropriées au contexte et cohérentes avec les recommandations scientifiques, résume un communiqué.Elle considère donc que les conditions pour indemniser des fautes qui auraient été commises par l’État dans la mise en œuvre de sa mission de préparation ou de réponse aux alertes et crises sanitaires ne sont pas remplies.En appel, la justice administrative avait confirmé la responsabilité de l’Etat dans la constitution d’un stock insuffisant de masques avant l’épidémie de Covid-19 et accepté une indemnisation partielle pour certaines personnes plus exposées au risque de contamination, notamment par leur profession.Elle avait ainsi statué pour indemniser par exemple la famille d’un médecin généraliste. Ce dernier avait reçu à son cabinet en Seine-Saint-Denis, en mars 2020, de nombreux patients, dont certains porteurs du virus, sans avoir pu se procurer de masques. Il est mort du Covid en avril 2020.Mais, en l’espèce, la cour d’appel a méconnu les règles régissant la responsabilité de la puissance publique et commis une erreur de droit, selon le Conseil d’Etat.Pour les masques, il juge qu'”avoir pu constater, a posteriori, que le nombre de masques disponibles au sein du stock national s’était révélé insuffisant pour répondre aux besoins de protection de toute la population ne conduit pas à retenir que l’État aurait manqué à ses obligations”.- Arrêt de la CJR -Car l’Etat avait élaboré une doctrine sur les stocks, tenu compte de l’épisode de grippe A (H1N1) de 2009 et des recommandations du Haut Conseil de la santé publique, et constitué un stock stratégique de 100 millions de masques chirurgicaux destinés aux malades et à leur entourage, expose le Conseil.Et les employeurs privés et publics, y compris de santé et médico-sociaux, sont responsables de la constitution de stocks pour leur personnel, ajoute-t-il.Pendant la crise sanitaire, le Conseil d’Etat a jugé la communication en deux temps des autorités sur le port du masque cohérente avec les recommandations scientifiques et adaptée au contexte de pénurie mondiale.L’instance note que des commandes massives de masques ont été effectuées dès fin février 2020, complétées par des réquisitions, et trouve le choix de distribuer ces masques en priorité aux professionnels et établissements de santé cohérent avec les recommandations scientifiques. Elle ne retient pas davantage de faute de l’Etat sur d’autres griefs liés à la gestion de crise, notamment sur la date du premier confinement ou le dépistage.Le journal Le Monde a pour sa part revélé jeudi le contenu des près de 1.500 pages de l’arrêt rendu en juillet par la Cour de justice de la République sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Si les magistrats de la CJR avaient prononcé un non-lieu en faveur d’Agnès Buzyn, Edouard Philippe et Olivier Véran, leur arrêt, publié en intégralité sur le site du quotidien, relève de “graves manquements”, selon Le Monde.Selon des extraits cités par le journal, ces magistrats écrivent notamment que “le pays était mal préparé et mal équipé, il a connu une insuffisance des stocks stratégiques, une politique de dépistage tardive, une crise logistique, un défaut d’anticipation ou une minoration de la deuxième vague, une gouvernance peu lisible”.Pour autant, à l’encontre des trois ex-ministres, les magistrats n’avaient rien retenu “de répréhensible sur le plan pénal, en l’état actuel du droit”, souligne Le Monde. Un non-lieu global avait été prononcé le 7 juillet. 

Trump et Poutine vont se voir à Budapest

Donald Trump a annoncé jeudi qu’il rencontrerait Vladimir Poutine à Budapest, capitale de la Hongrie, sans donner de date précise, après un échange téléphonique avec son homologue russe au cours duquel “de grands progrès ont été faits” selon lui.Il a fait cette annonce inattendue à la veille d’une entrevue à la Maison Blanche avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, lequel espère que Washington lui fournira des missiles Tomahawk malgré les protestations de Moscou.”Il est convenu que les représentants des deux pays s’occuperont sans tarder de la préparation d’un sommet, qui pourrait être organisé, par exemple, à Budapest”, a pour sa part a déclaré le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov, devant la presse après cette conversation au téléphone.”Nous sommes prêts!” a commenté sur X le Premier ministre hongrois Viktor Orban, allié du chef d’Etat américain.Donald Trump a jugé que son échange jeudi avec Vladimir Poutine avait été “très productif”, le Kremlin parlant pour sa part d’un entretien “extrêmement franc et empreint de confiance”.- Alaska -Ces commentaires signalent un réchauffement entre les deux dirigeants, dont la relation s’était rafraîchie depuis un sommet le 15 août en Alaska, annoncé avec fracas mais conclu sans avancées concrètes sur la guerre en Ukraine.”Nous avons décidé qu’une réunion de nos conseillers de haut niveau aurait lieu la semaine prochaine. Les premières réunions seront dirigées par le secrétaire d’Etat Mario Rubio pour les Etats-Unis” dans un lieu encore à définir, a écrit Donald Trump sur Truth Social.”Puis le président Poutine et moi-même nous réunirons dans un endroit déjà convenu, Budapest, en Hongrie, pour voir si nous pouvons mettre fin à cette guerre +sans gloire+ entre la Russie et l’Ukraine”, a ajouté le président américain.Vladimir Poutine est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, dont la Hongrie a décidé de se retirer mais dont elle reste membre jusqu’à ce que ce retrait soit effectif, le 2 juin 2026. Viktor Orban avait déjà reçu en avril le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lui aussi visé par un mandat d’arrêt de l’institution basée à La Haye (Pays-Bas).- Tomahawk -Les missiles américains Tomahawk permettraient à l’Ukraine de frapper loin à l’intérieur du territoire russe, et Moscou a averti qu’une livraison de ces armements à Kiev constituerait une “escalade” à ses yeux.Au moment où la Russie multiplie les frappes contre les infrastructures énergétiques en Ukraine, provoquant des coupures d’électricité, le Tomahawk sera le “sujet principal” de la rencontre avec Donald Trump vendredi, a dit jeudi à l’AFP un haut responsable ukrainien.L’ambassadrice d’Ukraine à Washington Olga Stefanishyna a jugé que les frappes russes dévoilaient le vrai visage de Moscou, accusé de rejeter de facto les efforts de paix en semant la “terreur”. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Russie a tiré une série de 320 drones et 37 missiles, selon l’armée de l’air ukrainienne, qui a souligné que 283 drones et cinq missiles avaient été abattus.Le président américain a laissé planer le doute sur ses intentions.Dimanche, il a estimé que l’utilisation de Tomahawk par l’armée ukrainienne serait “une nouvelle étape agressive.”-Très déçu -Dès son retour au pouvoir, Donald Trump a rompu l’isolement dans lequel les puissances occidentales maintenaient Vladimir Poutine depuis le début de la guerre en Ukraine.Il a de la même façon remis en cause l’aide militaire accordée à l’Ukraine par Washington pendant la présidence de son prédécesseur démocrate Joe Biden.Le président américain, qui s’est toujours vanté d’avoir une relation privilégiée avec son homologue russe, avait d’abord assuré qu’il pouvait mettre fin au conflit très rapidement, avant de concéder que l’entreprise était plus complexe que prévu.Il a récemment estimé, à la surprise générale, que l’Ukraine pouvait remporter la guerre. Il s’est aussi dit à plusieurs reprises “très déçu” par Vladimir Poutine.Le président américain n’a toutefois pas exercé de pression significative sur la Russie pour qu’elle dépose les armes.

Projet d’action contre un opposant russe déjoué en France: quatre hommes interpellés

Quatre hommes, soupçonnés d’être impliqués dans un projet d’action à l’encontre de l’opposant russe Vladimir Ossetchkine, ont été interpellés et placés en garde à vue à Paris, avant leur possible mise en examen et placement en détention jeudi soir.Vladimir Ossetchkine, directeur de Gulagu.net, une ONG qui dénonce des faits de torture et de corruption dans les prisons russes, a indiqué à l’AFP être la personne visée à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques).”Tout va bien”, a-t-il assuré, en remerciant la police et le contre-espionnage français, “tous ceux qui ont participé à la capture de ces gangsters, de ces tueurs”. Il a également remercié “ceux qui travaillent pour empêcher ces sales projets sanglants de (Vladimir) Poutine en Europe et en France”.Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a précisé avoir ouvert, jeudi, une information judiciaire du chef de participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteinte aux personnes, confirmant une information du Parisien.Le Pnat a demandé la mise en examen et le placement en détention provisoire de ces quatre hommes, âgés de 26 à 38 ans et interpellés lundi.Le Pnat précise qu’une enquête préliminaire avait été ouverte le 19 septembre concernant ce projet d’action visant un opposant russe et qu’elle avait été confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).”Il est évident que s’il n’y avait pas eu un service de sécurité aussi hautement professionnel et compétent, les tueurs de Poutine m’auraient tué depuis longtemps”, a affirmé Vladimir Ossetchkine.Selon Le Parisien, les quatre hommes, qui seraient français et du Daghestan (une république russe fédérée, dans le Caucase du Nord), ont été interpellés par des policiers de la DGSI en région parisienne et en Loire-Atlantique. Ils auraient effectué des “repérages” au domicile de cet opposant.- “Menaces de mort” -Vladimir Ossetchkine avait déjà fait état d’une tentative d’assassinat à son domicile à Biarritz le 12 septembre 2022 au soir.Il avait expliqué à l’AFP qu’il avait “remarqué un point rouge (pouvant être un viseur laser, NDLR) qui bougeait sur la balustrade de l’une des terrasses et qui se dirigeait ensuite vers (lui) sur le mur”.”Nous avons éteint la lumière, nous nous sommes couchés par terre, avons fermé les volets et appelé la police”, avait relaté M. Ossetchkine, qui avait évoqué des tirs d’arme à feu. “Quand la police est venue, ils sont entrés dans la maison de l’autre côté et quand ils ont essayé d’ouvrir le volet d’un des balcons, ils ont aussi entendu des tirs, ils ont ensuite interrogé des voisins qui ont aussi entendu ces tirs.”Il avait auparavant fait l’objet de “menaces de mort”, en mars 2022.Ces menaces, “qui feraient suite à ses dénonciations et investigations relatives aux exactions commises au sein des prisons russes, dont il aurait été victime”, sont “prises avec le plus grand sérieux”, avait alors indiqué le procureur de la République de Bayonne, Jérôme Bourrier.Des mesures ont été mises en œuvre pour “assurer la protection de Vladimir Ossetchkine”, avait-il précisé.L’opposant affirme avoir été informé, début février 2022, d’un projet d’assassinat le visant et avoir été placé depuis sous protection policière.L’ONG de M. Ossetchkine avait diffusé en 2021 des vidéos de viols dans des prisons russes, ainsi que des témoignages de victimes et, fait rarissime, de tortionnaires, entraînant l’ouverture d’une enquête par les autorités. Elle affirme disposer de plus de 1.000 vidéos montrant des tortures en prison.

Le leader indépendantiste kanak Christian Tein autorisé à retourner en Nouvelle-Calédonie

Près d’un an et demi après son arrestation et son transfert en métropole, le leader indépendantiste kanak Christian Tein, mis en examen dans l’enquête sur les émeutes mortelles de mai 2024, a été autorisé jeudi par la cour d’appel de Paris à retourner en Nouvelle-Calédonie.Placé en détention en juin 2024, Christian Tein, 57 ans, a pu sortir de prison un an plus tard. Fin septembre, les juges d’instruction avaient assoupli son contrôle judiciaire, l’autorisant à rentrer dans l’archipel, mais le parquet avait fait appel.Présent au délibéré, M. Tein, qui avait décidé de rester en métropole jusqu’à l’examen de l’appel, n’a pas souhaité s’exprimer.”Nous sommes satisfaits et soulagés de la décision (qui) autorise M. Tein à retrouver sa terre après près de 18 mois de privation”, a réagi auprès de l’AFP Florian Medico, l’un de ses avocats avec Mes François Roux et Pierre Ortet.Le parquet, lui, considérait qu’il fallait empêcher M. Tein de quitter la métropole, pour les nécessités de l’enquête et par “mesure de sûreté”, a rappelé à l’audience la représentante du ministère public, Christine Forey.Président du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), “il est toujours leader au sein du mouvement” indépendantiste et “le contexte en Nouvelle-Calédonie apparaît très fragile”, a-t-elle souligné.Chef de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) lors de la crise du printemps 2024, Christian Tein reste mis en examen pour vols en bande organisée avec arme, destructions en bande organisée, et association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et délits.Après son interpellation, il avait été transféré immédiatement dans l’Hexagone avec six autres militants, à bord d’un avion spécialement affrété.Mais les trois juges d’instruction parisiens chargés du dossier avaient assoupli en septembre son contrôle judiciaire, considérant avoir suffisamment avancé leurs auditions et confrontations.Christian Tein a toujours nié avoir appelé à commettre des violences.- “Le futur président” – “Vous avez en face de vous le président du mouvement de libération de la Nouvelle-Calédonie et peut-être le futur président de la Nouvelle-Calédonie”, a tonné à l’audience Me François Roux, appelant au respect “du droit international” qui garantit “l’octroi de l’indépendance aux peuples colonisés”.Placé par l’Union calédonienne (composante du FLNKS) à la tête de la CCAT pour organiser la mobilisation contre une réforme électorale accusée de marginaliser la population autochtone kanak, M. Tein a œuvré pour faire cesser des violences qui n’auraient “aucun sens politique” dans la perspective d’une indépendance, selon sa défense.A l’époque, la Nouvelle-Calédonie était en proie à des violences en lien avec la réforme du corps électoral, au cours desquelles quatorze personnes, dont deux gendarmes, ont été tuées et des centaines d’autres blessées. Les dégâts matériels ont été estimés à au moins 2,2 milliards d’euros.Au vu notamment de l’avancée du dossier, ouvert en juin 2024 à Nouméa avant d’être dépaysé à Paris, les magistrats ont aussi levé l’interdiction de contact entre M. Tein et d’autres mis en cause indépendantistes, Guillaume Vama, Brenda Wanabo, Steeve Unë ou son propre neveu Dimitri Qenegei.Ce dernier a également vu son contrôle judiciaire assoupli en appel jeudi. Lui comme son oncle peuvent maintenant retrouver leur archipel natal et leurs proches, à 17.000 km de l’Hexagone.”Nous avons fait confiance à la justice. C’est un très grand soulagement (et cela) pourra amener de l’apaisement dans le pays”, a réagi Dimitri Qenegei auprès de l’AFP.Côté politique, l’avenir de la Nouvelle-Calédonie reste suspendu au devenir de l’accord de Bougival, signé le 12 juillet entre l’Etat, les non-indépendantistes et des indépendantistes. Le FLNKS s’en est depuis retiré.Le Sénat a approuvé mercredi, dans l’urgence, le report au printemps 2026 des élections provinciales prévues en novembre, première étape nécessaire à la mise en place de ce fragile accord sur l’avenir institutionnel de l’archipel.

Afghanistan-Pakistan ceasefire holds after deadly border clashes

A ceasefire along the frontier between Afghanistan and Pakistan was holding on Thursday, officials on both sides said, after dozens of troops and civilians were killed in cross-border clashes.In Spin Boldak, a flashpoint on the Afghan side, an AFP journalist saw shops reopening and residents returning to homes they had fled during the fighting. The 48-hour …

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La star du rap Booba vers une nouvelle mise en examen pour harcèlement, après une plainte de Gims

Booba, poids lourd du rap, est présenté jeudi à Paris à un juge d’instruction en vue d’une possible mise en examen pour des saillies contre son rival Gims et sa compagne Demdem, nouveau dossier après ses propos visant l’ex-reine des influenceurs Magali Berdah, une journaliste et un chercheur.Selon deux sources proches du dossier interrogées par l’AFP, la garde à vue de Booba -Elie Yaffa de son vrai nom-, entamée mercredi, a été levée jeudi en milieu de journée.Elle visait à l’interroger sur la plainte déposée en août 2024 pour harcèlement moral et cyberharcèlement par Gims (Gandhi Djuna à l’état-civil), 39 ans, et sa compagne Demdem, 38 ans.A l’issue de cette garde à vue, le rappeur de 48 ans, qui a enchaîné trois jours de concerts en fin de semaine dernière à Paris La Défense Arena, est présenté à un magistrat instructeur qui pourra le mettre en examen ou le placer sous le statut plus favorable de témoin assisté, ont précisé les deux sources proches du dossier.Sollicités, ses avocats Marie Roumiantseva et Gilles Vercken n’ont pas souhaité commenter. Tout comme David-Olivier Kaminski, avocat de Gims et Demdem.- “Effroyable” -Lors de leur dépôt de plainte révélé par l’AFP, Gims et Demdem avaient accusé Booba de “s’attaquer” à eux “depuis six ans”, “encouragé” par “un nombre absolument impressionnant de ses admirateurs”, créant “une situation effroyable de cyberharcèlement”.Publications sur les réseaux sociaux à l’appui, ils estimaient qu’il y avait des attaques contre le “physique” de Gims, Booba relayant des photos de l’intéressé sans ses lunettes qu’il porte constamment.Dans un autre message, Booba aurait écrit: “Tu ressemble (sic) à une croquette pour chat sale sorcier.”Un morceau récent de Booba, “Dolce Camara”, serait d’après la plainte le “point culminant” du harcèlement.Dans ce titre interprété avec SDM, Booba disait notamment: “On les aime fraîches, bien michtos (ndlr: un dérivé argotique de michetonneuse désignant une femme attirée par l’argent), qui savent accueillir comme Demdem”.Booba s’était félicité du succès de ce morceau, le justifiant par des “insultes” envers sa fille proférées par Gims, sacré meilleur artiste masculin aux 40e Victoires de la musique, et dans le top 10 des artistes les plus écoutés en France en 2024 sur les plateformes de streaming.- “Libre expression artistique” -Ce titre “relève de la libre expression artistique”, avaient aussi répondu ses avocats, pour qui “il serait inquiétant pour l’avenir de l’Etat du droit que des créations artistiques puissent faire l’objet de poursuites pénales, de surcroît du chef de harcèlement moral”.Dans d’autres messages visés par la plainte, le “Duc de Boulogne” qualifierait Demdem de “pondeuse”, l’aurait assimilée à “une catin” ou présentée de manière “particulièrement sexualisée”.Enfin, les plaignants ont dénoncé un supposé message privé adressé par Booba à Demdem: “Passe le salam à ton fils de pute de mari”.Pour les plaignants, ces messages “ont vocation à être reproduits à grande échelle par les millions de personnes qui le suivent actuellement sur les réseaux sociaux”.D’après eux, ce “cauchemar médiatique” aurait aussi “entraîné une perte conséquente de revenus tirés de leur image” ainsi que “la dégradation du quotidien de leurs enfants”.Figure du rap depuis les années 1990, Booba s’est engagé depuis plusieurs années dans une croisade contre les influenceurs renommés “influvoleurs” et leurs pratiques commerciales présentées comme trompeuses.Parmi ses principales cibles, Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events spécialisée dans les influenceurs.L’enquête la visant pour pratiques commerciales trompeuses, ouverte après des plaintes de Booba, a été classée sans suite en mars.Le 2 octobre 2023, Booba a, de son côté, été mis en examen pour harcèlement moral en ligne aggravé à l’encontre de l’influenceuse, qui avait également déposé plainte.Le rappeur sera par ailleurs jugé le 3 décembre pour injure raciste contre une journaliste et un essayiste, ainsi que pour cyberharcèlement aggravé s’agissant de la première.