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Chasse à l’alouette: le Conseil d’État désavoue encore le gouvernement

Le Conseil d’État, saisi au sujet de la chasse à l’alouette des champs, a désavoué mercredi une fois de plus le gouvernement, qui tentait de nouveau d’autoriser la méthode des filets dits “pantes”.Saisie par deux associations de défense des animaux, la plus haute juridiction administrative s’est appuyée sur la directive européenne “oiseaux” de 2009.Elle a suspendu l’exécution d’un arrêté ministériel pris fin août qui autorisait cette chasse, une tradition du Sud-Ouest, “dans les départements de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques du 1er octobre au 20 novembre”.L’arrêté affirmait que “l’objectif des chasses traditionnelles” est aussi “culturel”.Mais pour le Conseil d’État, “l’objectif de préserver l’utilisation d’un mode de chasse constituant une pratique traditionnelle” ne justifie pas une dérogation à la directive européenne transposée dans le Code de l’environnement.”La justice rappelle une nouvelle fois au gouvernement que la préservation de la biodiversité doit prévaloir sur un loisir mortifère, fût-il traditionnel”, a affirmé dans un communiqué le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), Allain Bougrain-Dubourg.”Cette décision est un désaveu cinglant”, a-t-il ajouté.Depuis 2021, le Conseil d’État a dû se prononcer plusieurs fois sur des méthodes traditionnelles de chasses d’oiseaux que les associations de défense des animaux estiment illicites.Cette fois, le ministère de la Transition écologique estimait qu’un soin avait été accordé à la méthode des “pantes” pour ne capturer que “de petites quantités d’oiseaux” en respectant certaines règles.Pour la LPO et l’autre association requérante, One Voice, c’est encore trop. Ils y voyaient “une atteinte grave et immédiate à une espèce en déclin dont les effectifs en France ont chuté de près de 25% en vingt ans”.”La LPO dénonce depuis plusieurs années l’acharnement du gouvernement à réintroduire des pratiques de piégeage archaïques déjà jugées non conformes au droit européen”, a ajouté l’association.Pour le ministère, qui défendra son arrêté devant une juridiction chargée de trancher sur le fond, “la chasse au filet facilite le suivi des animaux réellement attrapés, en limitant le nombre d’individus blessés mais non prélevés, et ne perturbe pas le milieu naturel”.”Les arrêtés qui avaient été proposés ne concernaient pas les alouettes qui nichent en France mais les seules alouettes qui traversent notre pays à la faveur de migrations et dont l’état de conservation n’est pas problématique”, a-t-il ajouté, dans un communiqué transmis à l’AFP.La chasse au tir reste autorisée.

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En Alaska, les ours rempilent pour leur concours de poids lourds

Pour les Américains épuisés par le flot incessant d’actualités de 2025, la saison du divertissement est arrivée: la “Fat Bear Week”, où des centaines de milliers d’internautes élisent l’ours brun le plus gros d’Alaska, a débuté cette semaine.Lancée comme une blague en 2014 par le parc national de Katmai, qui souhaite sensibiliser le public à la protection des animaux, la compétition est désormais un rendez-vous annuel suivi dans le monde entier.Via une webcam plantée le long d’une rivière du parc, les internautes observent les ours se gaver de saumons – jusqu’à 45 kilos par jour – afin de se faire le plus gras possible pour hiberner.Sur la base de ces observations et de photos prises plus tôt dans la saison, ils élisent ensuite le glouton qui semble avoir pris le plus de poids, dans un tournoi où les ours s’affrontent en duel.L’an dernier, le concours a enregistré environ 1,2 million de votes venus d’une centaine de pays – contre quelques milliers en 2014.”Comme la masse corporelle d’un ours en fin d’été, l’anticipation pour le tournoi continue de croître”, s’est réjoui le parc de Katmai dans un communiqué.Lors de la précédente édition, la femelle “128 Grazer” était devenue la première maman ours à remporter le titre. Sera-t-elle capable de rempiler ?Le tournoi est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les ours bruns et leur incroyable métabolisme. Car l'”ursus arctos” ne conserve pas en permanence sa carrure de catcheur. Au printemps, il est famélique et sa silhouette semble plutôt taillée pour la Fashion week. Mais pendant l’été et l’automne, les ours du parc gagnent jusqu’à 50% de leur poids. Une prise de masse cruciale avant leur hibernation. Pendant cinq mois, les ours se terrent et ne se réveillent jamais, pas même pour boire ou rejeter quoi que ce soit. Grâce au gras accumulé, ils se nourrissent des protéines recyclées de leur propre urée, et conservent leur masse musculaire.

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Le président Xi dévoile un nouvel objectif climatique prudent pour la Chine

Le président Xi Jinping a révélé mercredi lui-même l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de la Chine à l’horizon 2035, la première fois que le premier pollueur mondial s’engage sur une réduction chiffrée à moyen terme, contrastant avec le recul américain.Intervenant dans un message vidéo à un mini-sommet spécial de l’ONU à New York, Xi Jinping s’est engagé à ce que la Chine réduise ses émissions nettes de gaz à effet de serre de 7 à 10% d’ici 2035, par rapport à son pic qui pourrait intervenir dès cette année, “en faisant tous les efforts pour faire mieux”.C’est conforme à la tradition chinoise de se donner des objectifs très prudents. Le chiffre est en effet beaucoup moins ambitieux que ce que les experts estiment nécessaire pour freiner plus rapidement le réchauffement mondial, mais la déclaration démontre l’attachement de Pékin au multilatéralisme climatique. “Ses dirigeants ont choisi la prudence à un moment turbulent pour le monde”, a commenté pour l’AFP Li Shuo, expert de l’Asia Society Policy Institute. “Cette approche pragmatique reflète une longue tradition de choix politiques prévisibles”.L’Union européenne est en retard pour sa propre feuille de route, et les Etats-Unis, deuxième pollueur mondial, vont se retirer de l’accord de Paris qui charpente toute la diplomatie climatique actuelle et fêtera ses dix ans en décembre.”La transition verte et bas carbone est la tendance de notre époque”, a défendu le président chinois. “Bien que certains pays agissent contre elle, la communauté internationale doit maintenir le cap”.Les propos du dirigeant chinois, qui n’était pas nommément prévu au programme, contrastent avec ceux de Donald Trump, qui, la veille dans son discours à l’ONU, a ridiculisé la science climatique, déclarant: “C’est la plus grande arnaque jamais menée contre le monde”. Les prévisions climatiques viennent de “gens stupides qui ont fait dépenser des fortunes à leurs pays”, avait-il dit.- “Menace” -Quelque 120 dirigeants mondiaux sont annoncés à ce sommet climatique de mercredi pour une défense de la science et de la diplomatie climatique.”L’accord de Paris a fait la différence”, a défendu le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. “Depuis dix ans, les projections pour l’augmentation des températures mondiales sont passées de 4°C à moins de 3°C, si les feuilles de route actuelles sont pleinement mises en place.” Le climat actuel est réchauffé d’environ 1,4°C déjà par rapport au 19e siècle, et le monde vise 1,5°C, un seuil probablement atteint dans la décennie.La plupart des pays riches ont passé leur pic d’émissions depuis des décennies mais n’ont pas de plan crédible pour aller jusqu’à zéro dans 25 ans.Des dizaines de pays vulnérables sont au programme du sommet convoqué par M. Guterres, dont l’Etat antillais de Saint-Christophe-et-Niévès.Son Premier ministre, Terrance Michael Drew, a déclaré à l’AFP profiterait de la tribune pour montrer que le changement climatique est bien une réalité, répondant respectueusement à Donald Trump: les algues qui prolifèrent, les tempêtes qui arrivent plus tôt…”Tout cela est causé par un changement climatique accéléré, qui menace notre pilier économique le plus important: le tourisme”, a expliqué le dirigeant.- Européens “traînards” -Antonio Guterres n’a convié au sommet que les pays prêts à présenter un engagement pour 2035. C’est une obligation de l’accord de Paris de 2015: les pays membres, soit la quasi-totalité de la planète sauf une poignée, dont l’Iran, la Libye, le Yémen et bientôt les Etats-Unis, fixent librement leurs objectifs mais doivent les rehausser tous les cinq ans. L’Inde est l’autre grande absente du sommet, avec les Etats-Unis.Même parmi les invités, beaucoup restent de grands producteurs ou consommateurs de pétrole et de charbon, et les engagements s’annoncent peu ambitieux.La plupart des feuilles de route ont du retard, le plus spectaculaire étant celui de l’Union européenne, où France et Allemagne négocient des garanties financières pour la transition de leur industrie.”Il y a un défaut d’ambition de la part des pays qui sont traditionnellement des leaders, et qui deviennent des traînards sur le climat”, a déclaré Ilana Seid, diplomate des îles Palaos qui représente un groupe de petites îles.

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Le typhon Ragasa s’abat sur le sud de la Chine, après avoir fait 14 morts à Taïwan

Au moins 14 personnes sont mortes à Taïwan des suites de la rupture d’une digue provoquée par le passage du super-typhon Ragasa, dont les pluies torrentielles et les vents violents ont balayé mercredi le sud de Chine.Ragasa s’est abattu sur le sud de la Chine, dans le Guangdong, une région où vivent plus de 125 millions de personnes. Les journalistes de l’AFP présents dans la ville de Yangjiang ont vu des débris voler et des rafales arracher les publicités des bâtiments.”A certains endroits, l’eau est montée jusqu’au deuxième étage d’une maison et elle a atteint environ un étage dans le centre-ville, où l’eau est en train de se retirer”, a déclaré mardi à l’AFP Lee Lung-sheng, chef adjoint du service d’incendie du comté.Pendant plusieurs heures, les vents ont secoué les bâtiments et d’intenses précipitations se sont abattues dans cette ville qui compte plus de deux millions d’habitants.Quelques heures plus tôt, le typhon avait balayé Hong Kong, et le service météorologique de cette ville densément peuplée avait classé cette tempête comme la plus forte enregistrée cette année dans le nord-ouest du Pacifique.Les eaux de la digue du lac de Mataian ont déferlé sur des habitations à Hualien, dans l’est de l’île de Taïwan. Selon un bilan revu à la baisse, au moins 14 personnes sont mortes, ont annoncé les autorités de l’île qui tentent encore de recenser le nombre de personnes disparues.L’Agence nationale des incendies à Taïwan avait initialement évalué le nombre de personnes disparues à 152, avant de préciser avoir pu entrer en contact avec plus d’une centaine d’entre elles.Environ 1.200 personnes se préparaient à passer une deuxième nuit dans des abris après les inondations.”C’est notre deuxième nuit ici. Que ce soit confortable ou non… être en sécurité suffit. Peu importe où nous dormons”, a dit à l’AFP Kaniw Looh, un ancien de l’église locale âgé de 64 ans. Plus de 7.600 personnes ont été évacuées en raison du passage de Ragasa et les images diffusées par les pompiers montraient des rues inondées, des voitures à moitié submergées et des arbres déracinés. “C’était comme l’éruption d’un volcan…. Les eaux boueuses de la crue ont déferlé directement sur le premier étage de ma maison”, a raconté à l’AFP Hsu Cheng-hsiung, 55 ans, un responsable de quartier de Kuang Fu, à Taïwan.”Le temps est compté” pour les secours, a déclaré la ministre de l’Intérieur Liu Shyh-fang lors d’une conférence de presse.- 2,2 millions d’évacués en Chine -La tempête a touché terre le long de la côte de l’île de Hailing, près de la ville de Yangjiang, vers 17 heures (9 heures GMT), ont indiqué les météorologues chinois. Les autorités de Chine continentale ont ordonné la fermeture des entreprises et des écoles dans au moins dix villes du sud du pays, touchant des dizaines de millions de personnes.Près de 2,2 millions de personnes dans différentes villes du Guangdong avaient été évacuées mercredi à 16 heures, selon l’agence de presse officielle Xinhua.Les autorités chinoises ont alloué l’équivalent d’environ 49,2 millions de dollars pour soutenir les opérations de sauvetage et de secours dans les régions touchées par le typhon Ragasa, a déclaré Xinhua. A Hong Kong, où Ragasa a frappé dans la nuit et la matinée de mercredi, les services météorologiques hongkongais ont rétrogradé leur niveau d’alerte, placé à son maximum jusqu’ici.Les autorités de Hong Kong ont déclaré mercredi midi que 90 personnes avaient été soignées dans les hôpitaux publics pour des blessures liées au passage du typhon.- Ecoles fermées -Le service météorologique a indiqué qu’au moment où le typhon a touché terre, la vitesse maximale du vent près du centre de la tempête était de 145 kilomètres à l’heure.Un journaliste de l’AFP a vu des vagues de près de cinq mètres de hauteur s’abattre sur une promenade en bord de mer.Hong Kong avait pris les devants, fermant les établissements scolaires dès mardi et suspendant les vols jusqu’à jeudi matin. Les services de transport de surface sont également interrompus jusqu’à nouvel ordre.Les autorités ont demandé aux habitants des zones basses d’être particulièrement vigilants face aux risques d’inondations et ont ouvert 50 centres temporaires où 810 personnes se sont réfugiées. Des rafales d’au moins 206 km/h ont été relevées à Ngong Ping, sur les hauteurs de l’île de Lantau (ouest).Selon les scientifiques, le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses partout dans le monde.

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Typhon Ragasa : la rupture d’une digue fait au moins 14 morts à Taïwan (nouveau bilan)

Au moins 14 personnes sont mortes après la rupture d’une digue naturelle formée sur une rivière par un glissement de terrain dans l’est de Taïwan, ont annoncé mercredi les autorités de l’île.Le précédent bilan de 17 morts dans le comté de Hualien, à l’est de l’île où a eu lieu la catastrophe, a été revu à la baisse, en raison de décès comptés deux fois. Les autorités locales tentent toujours de confirmer le nombre de personnes portées disparues.”C’était comme l’éruption d’un volcan…. Les eaux boueuses de la crue ont déferlé directement sur le premier étage de ma maison”, a raconté à l’AFP Hsu Cheng-hsiung, 55 ans, un responsable de quartier de Kuang Fu.La rupture, qui s’est produite mardi alors que le super typhon Ragasa frappait l’île, a libéré les eaux d’un lac qui s’était formé dans la partie supérieure de la rivière Mataian, emportant un pont, inondant une ville voisine et piégeant des centaines de personnes.”Le temps est compté” pour les secours, a déclaré la ministre de l’Intérieur Liu Shyh-fang lors d’une conférence de presse.Elle a précisé que le gouvernement taïwanais allait continuer de surveiller le lac, même s’il est prévu que la pluie se calme dans la soirée.Le niveau de l’eau dans le lac a baissé de 75%, a annoncé l’agence semi-officielle Central News Agency, citant le gouvernement.Dans la commune de Kuang Fu, des journalistes de l’AFP ont traversé des rues recouvertes d’une épaisse boue grise après les inondations, constatant que des arbres tombés bloquaient le passage.Des voitures et scooters accidentés gisaient au bord de la route ou étaient empilés les uns sur les autres, et certains portails métalliques et toits de maisons étaient détruits, avec des meubles éparpillés dans les rues.Les habitants ont confié qu’il y avait trop de boue pour nettoyer par eux-mêmes et que davantage d’aide pour le nettoyage était attendue demain.”J’avais très peur… À environ 500 mètres devant moi, le ruisseau s’est soudainement transformé en inondation”, a déclaré Shih Hui-mei, une personne venue volontairement en aide à la communauté.”J’ai entendu la police crier dans la rue a l’aide d’un haut parleur: ‘L’eau arrive, courez!’,” a-t-elle déclaré à l’AFP depuis un abri de fortune.Le premier ministre Cho Jung-tai s’est rendu sur place mercredi, promettant de venir en aide aux sinistrés.Les autorités devront, selon le ministre, enquêter sur la raison pour laquelle “les ordres d’évacuation n’ont pas été exécutés dans la zone affectée”, ce qui a entraîné des pertes humaines.Taïwan fait régulièrement face à des typhons entre juillet et octobre.Le changement climatique augmente toutefois leur intensité, avec de fortes précipitations, des crues soudaines et de puissantes rafales de vent, selon les scientifiques.

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Le monde répond à Trump sur le climat, la Chine en tête

Les dirigeants de 120 pays défendront mercredi lors d’un mini-sommet à New York la poursuite de la lutte contre le dérèglement du climat, un jour après la charge de Donald Trump, même si beaucoup sont eux-mêmes encore loin de dépenser assez face à l’effort requis.”C’est la plus grande arnaque jamais menée contre le monde”, a déclaré le président américain mardi à l’ONU. Les prévisions climatiques viennent de “gens stupides qui ont fait dépenser des fortunes à leurs pays”.Mercredi, le Premier ministre chinois Li Qiang sera le premier dirigeant à la tribune pour offrir un contrepoint. Son pays, dont les usines, les centrales, les véhicules et autres activités rejettent près de 30% des gaz à effet de serre de l’humanité, est attendu sur un chiffre crucial: son engagement de réduction des émissions d’ici 2035. Jamais la Chine ne s’est engagée à un chiffre précis à court ou moyen terme. Elle s’est fixé la neutralité carbone d’ici 2060 et promettait jusqu’à présent d’atteindre un pic avant 2030, ce qu’elle semble en voie de réaliser avec cinq ans d’avance grâce à l’essor formidable du solaire et des voitures électriques. La plupart des pays riches ont passé leur pic depuis des décennies mais n’ont pas de plan crédible pour aller jusqu’à zéro dans 25 ans.Les discours s’enchaîneront à partir de 14H00 (18H00 GMT). Des dizaines de pays vulnérables sont au programme, dont l’Etat antillais de Saint-Christophe-et-Niévès.Son Premier ministre, Terrance Michael Drew, déclare à l’AFP qu’il profitera de la tribune pour montrer que le changement climatique est bien une réalité, répondant respectueusement à Donald Trump: les algues qui prolifèrent, les tempêtes qui arrivent plus tôt…”Tout cela est causé par un changement climatique accéléré, qui menace notre pilier économique le plus important: le tourisme”, explique le dirigeant.”Tous les regards sont tournés vers la Chine”, dit à l’AFP Li Shuo, expert au centre de réflexion Asia Society Policy Institute, bien renseigné à Pékin.Lui s’attend à un objectif de réduction conservateur, autour voire en dessous de -10% sur les dix prochaines années. Une trajectoire qui décevra par rapport à l’effort général requis, mais aura le mérite de démontrer l’attachement de Pékin au multilatéralisme climatique.- COP30 difficile -Le secrétaire général Antonio Guterres n’a convié au sommet que les pays prêts à présenter un engagement pour 2035. C’est une obligation de l’accord de Paris de 2015: les pays membres, soit la quasi-totalité de la planète sauf une poignée dont l’Iran, la Libye, le Yémen et bientôt les Etats-Unis, fixent librement leurs objectifs mais doivent les rehausser tous les cinq ans. L’Inde est l’autre grande absente du sommet, avec les Etats-Unis.Même parmi les invités, beaucoup restent de grands producteurs ou consommateurs de pétrole et de charbon, et les engagements s’annoncent peu ambitieux.La plupart des feuilles de route ont du retard, le plus spectaculaire étant celui de l’Union européenne, où France et Allemagne négocient des garanties financières pour la transition de leur industrie.”Il y a un défaut d’ambition de la part des pays qui sont traditionnellement des leaders, et qui deviennent des traînards sur le climat”, a déclaré Ilana Seid, diplomate des îles Palaos qui représente un groupe de petites îles.Ce qui renforce l’attente pour la feuille de route chinoise. Elle permettra de recalculer la trajectoire mondiale avant la conférence de l’ONU en novembre au Brésil (COP30), qui s’annonce difficile.”Les COP ne sont pas des événements isolés. Elles reflètent les tensions géopolitiques”, dit à l’AFP la directrice générale de la COP30, Ana Toni.

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Le typhon Ragasa s’abat sur le sud de la Chine, après avoir fait 17 morts à Taïwan

Au moins 17 personnes sont mortes à Taïwan des suites de la rupture d’une digue provoquée par le passage du super-typhon Ragasa, dont les pluies torrentielles et les vents violents balaient mercredi après-midi le sud de Chine.Le eaux de la digue du lac de Mataian ont déferlé sur des habitations à Hualien, dans l’est de l’île de Taïwan. Au moins 17 personnes sont mortes et 18 autres blessées, ont annoncé les autorités de l’île.”Dix-sept personnes restent portées disparues. Le temps est compté,” a déclaré la ministre de l’Intérieur Liu Shyh-fang lors d’une conférence de presse.L’Agence nationale des incendies à Taïwan avait initialement évalué le nombre de personnes disparues à 152, avant de préciser avoir pu entrer en contact avec plus d’une centaine d’entre elles.Le super typhon Ragasa s’est ensuite abattu sur le sud de la Chine, dans le Guangdong, une région où vivent plus de 125 millions de personnes. Les journalistes de l’AFP présents dans la ville de Yangjiang ont vu des débris voler et des rafales arracher les publicités des bâtiments.”Ragasa a touché terre le long de la côte de l’île de Hailing, dans la ville de Yangjiang, dans la province du Guangdong, vers 17H00″ (09H00 GMT), a déclaré l’agence nationale météorologique dans un communiqué publié sur le réseau social chinois Weibo.- Arbres déracinés -“A certains endroits, l’eau est montée jusqu’au deuxième étage d’une maison et elle a atteint environ un étage dans le centre-ville, où l’eau est en train de se retirer”, a déclaré mardi à l’AFP Lee Lung-sheng, chef adjoint du service d’incendie du comté.A Yangjiang, sur la trajectoire du typhon, des vents puissants ont arraché des enseignes de bâtiments, déraciné des arbres et détruit des clôtures, ont constaté des journalistes de l’AFP.Pendant plusieurs heures, les vents produits par Ragasa ont secoué les bâtiments et d’intenses précipitations se sont abattues dans cette ville qui compte plus de deux millions d’habitants.Des journalistes de l’AFP ont vu des camions de pompiers circuler dans des rues quasi-désertes, avec des rafales de vent qui ont arraché des branches et renversé des motos garées au bord de la route.A Hong Kong, où Ragasa a frappé dans la nuit et la matinée de mercredi, les services météorologiques hongkongais ont rétrogradé un peu plus tard dans la journée leur niveau d’alerte, placé à son maximum jusqu’ici.Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux et authentifiée par l’AFP montre les portes vitrées d’un hôtel situé sur le littoral sud du territoire brisées par les vagues et l’eau envahir sa réception.L’accident n’a pas fait de blessés, selon un porte-parole de l’hôtel.Les autorités de Hong Kong ont déclaré mercredi midi que 90 personnes avaient été soignées pour des blessures subies pendant la période du typhon dans les hôpitaux publics.- Ecoles fermées -Les camions de pompiers ont sillonné des rues presque désertes, tandis que les vents renversaient les motos garées sur les trottoirs. Le service météorologique a indiqué qu’au moment où le typhon a touché terre, la vitesse maximale du vent près du centre de la tempête était de 145 kilomètres à l’heure.Un journaliste de l’AFP a vu des vagues de près de cinq mètres de hauteur s’abattre sur une promenade en bord de mer.Hong Kong avait pris les devants, fermant les établissements scolaires dès mardi et suspendant les vols jusqu’à jeudi matin. Les services de transport de surface sont également interrompus jusqu’à nouvel ordre.Les autorités ont demandé aux habitants des zones basses d’être particulièrement vigilants face aux risques d’inondations et ont ouvert 50 centres temporaires où 810 personnes se sont réfugiées. Des rafales d’au moins 206 km/h ont été relevées à Ngong Ping, sur les hauteurs de l’île de Lantau (ouest).La Bourse de la ville a modifié ses règles cette année afin de maintenir les marchés ouverts pendant les typhons, son opérateur ayant déclaré à Bloomberg News qu’il “surveillait de près” la situation.Selon les scientifiques, le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses partout dans le monde.

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Au Pakistan sous la mousson, pour les journaliers, le danger ou le chômage technique

De l’eau brunâtre jusqu’à la taille, Abdullah Abbas pousse sa mobylette dans les rues inondées de Lahore. Mousson ou pas, ce jeune Pakistanais doit absolument amener le repas qu’il livre dans les temps, au risque de perdre son propre gagne-pain.”Si ma livraison n’arrive pas, mon compte va être fermé et je n’aurai plus d’argent”, explique à l’AFP ce bachelier de 19 ans, jeans trempé au-dessus de sandales qui ne le protégeront pas des bactéries et autres insectes flottant dans les trombes d’eau venues du ciel ou les remontées des canalisations.Le risque d’électrocution ou de maladie? “Ca m’est égal”, balaie-t-il d’un revers de la main. “Je dois payer mes études” et nourrir la famille, poursuit-il dans le dédale chaotique des ruelles du Vieux Lahore, l’une des villes les plus polluées au monde.Depuis fin juin, les pluies torrentielles, glissements de terrains et autres crues provoqués par la mousson ont fait un millier de morts dans le pays de 255 millions d’habitants. L’eau stagne encore mais quand elle redescendra, les dégâts sur l’agriculture et les infrastructures, déjà déliquescentes, se verront au grand jour, alors que le pays n’a jusqu’ici dédié que très peu de fonds à l’adaptation.Dans ces conditions, Abdullah Abbas dit ne pas avoir le choix: dans l’eau, sous des déluges de pluie ou dans l’air pollué du smog hivernal, il sort avec sa moto.- “Clients grossiers” – En travaillant plus de 10 heures par jour 7 jours sur 7, il pourrait atteindre le salaire moyen pakistanais d’environ 125 euros.Mais ce calcul se base sur “les bons jours, à 2.000 roupies”, six euros. Les jours de grande pluie, ce revenu tombe souvent à zéro, ajoute-t-il.Mi-août, le Pakistan avait connu 50% de précipitations de plus que sur la même période en 2024, selon les autorités. Pluies diluviennes et sécheresses intenses se multiplient, sous les effets du changement climatique.Dans la capitale économique, Karachi, s’ajoutent des canalisations peu nombreuses ou bouchées par les déchets qui débordent à la moindre précipitation, un système de traitement des déchets inexistant, des routes trop basses et rapidement submergées, de mauvaises infrastructures ou encore un urbanisme anarchique, accuse un rapport de la Commission pakistanaise des droits humains (HRCP).Pour Mohammed Khan, également livreur à Karachi pour la plateforme singapourienne Foodpanda, ces jours d’inondations sont aussi synonymes d’angoisse.  “Les clients deviennent grossiers et il faut qu’on gère tout le stress”, raconte à l’AFP ce Pakistanais de 23 ans. – “La pluie, malédiction des pauvres” – Des clients, Zahid Masih, maçon de 44 ans, sait qu’il n’en verra pas dès qu’il aperçoit les premières gouttes.Aujourd’hui, ce journalier retente sa chance, avec plusieurs autres manoeuvres qui attendent que passe un chef de chantier pour embarquer quelques travailleurs.”Il y a du boulot, mais seulement quand la pluie s’arrête. Quand il pleut, il n’y a rien”, affirme ce père de trois enfants qui dit ne pas avoir travaillé depuis quatre jours. Au Pakistan, la majeure partie de l’économie est informelle et ce sont ces travailleurs journaliers qui la font vivre, sans protection sociale.Selon le rapport Fairwork de l’Université d’Oxford, un demi-million de Pakistanais, soit 2% de la population active, travaillent pour six plateformes digitales qui ont toutes le niveau le plus bas de “standards de travail équitable”.Mais pour Zahid Masih, dans un pays où 45% des habitants sont pauvres, “rester à la maison à ne rien faire n’est pas une option: les étagères ne vont pas se remplir toutes seules”.Mounir Ahmed a décidé de devenir taxi-moto pour être son “propre patron”. Mais les jours de pluie, il sait qu’il ne ramènera rien pour nourrir sa famille et payer l’école de ses enfants.”Quand il pleut, les gens prennent plutôt des touk-touks ou le bus, donc je n’ai pas de client”, dit l’homme de 38 ans. “La pluie, c’est une malédiction pour les pauvres”.

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TotalEnergies désigné pour construire un parc éolien géant en mer au large de la Normandie

TotalEnergies a remporté, conjointement avec l’allemand RWE, l’appel d’offres du projet éolien en mer “Centre Manche 2”, plus grand programme d’énergie renouvelable en France, qui alimentera l’équivalent d’un million de foyers en électricité, a annoncé mercredi le gouvernement démissionnaire.L’investissement global s’élève à 4,5 milliards d’euros, le plus important de TotalEnergies dans l’Hexagone depuis une trentaine d’années, a précisé le groupe dans un communiqué séparé.Après le démarrage de la production prévu en 2033, ce parc éolien “alimentera en électricité verte l’équivalent de plus de 1 million de foyers français”, avance-t-il. “Nous sommes très fiers d’avoir remporté cet appel d’offres pour la construction du plus grand parc d’énergie renouvelable en France à ce jour”, s’est félicité Patrick Pouyanné, le PDG du groupe.Le projet “traduit le très fort attachement de notre compagnie à notre pays”, a-t-il ajouté.La France s’est donné comme objectif de disposer de 45 GW d’électricité issue de l’éolien en mer à horizon 2050. L’attribution de l’appel d’offres à TotalEnergies “porte à près de 7,8 GW la puissance cumulée” des programmes en service, en construction ou en cours de développement sur les côtes françaises, a souligné le ministère de l’Energie. Quatre parcs éoliens sont actuellement en exploitation en France, dont Saint-Brieuc, Fécamp et Saint-Nazaire, tous d’un peu moins de 500 MW. D’autres, comme Dieppe-Le Tréport et Yeu-Noirmoutier, également d’un peu moins de 500 MW, sont en construction ou en cours d’achèvement.Ce nouveau parc éolien en mer est le premier octroyé à TotalEnergies dans l’Hexagone. Il jouxte celui de Centre Manche 1, d’une puissance de 1 gigawatt, exploité par EDF renouvelables et Maple Power, dont les travaux doivent débuter en 2028 pour une entrée en service en 2032.”Avec ce second projet, la puissance éolienne en développement dans la zone +Centre Manche+ est donc portée à environ 2,5 GW, avec l’objectif de produire, à l’horizon du début des années 2030, l’équivalent de la consommation électrique d’environ 2 millions de foyers français”, selon le ministère.En revanche, un autre parc, situé en Sud-Atlantique au large de l’île d’Oléron, “n’a fait l’objet d’aucune offre au terme de la période de candidature”, a-t-il indiqué. Neuf candidats avaient dans un premier temps été préqualifiés, dont les français Engie, EDF Renouvelables, TotalEnergies, l’italien Eni ou encore l’allemand RWE.- Environnement et pêche -TotalEnergies, qui reste une des “majors” pétrolières mondiales, s’est donné pour objectif de produire 20% d’électricité, essentiellement d’origine renouvelable, sur le total de sa production d’énergie en 2030, le double par rapport à aujourd’hui.Le groupe dispose d’un portefeuille de projets éoliens offshore en Allemagne, au Royaume-Uni, en Corée du Sud, à Taïwan, aux Etats-Unis et aux Pays-Bas.Et alors que RWE, candidat à l’appel d’offres 8 lors de son lancement en 2022 mais qui veut désormais réduire ses investissements dans les renouvelables, a émis le souhait de quitter le consortium, TotalEnergies indique qu’en cas de départ du groupe allemand, il “poursuivra le projet en assumant l’ensemble des engagements du consortium, tout en veillant à trouver un nouveau partenaire”.L’ex-Total a changé sa dénomination sociale en 2021 pour devenir TotalEnergies et sceller sa transformation en compagnie multi-énergies, présente notamment dans les renouvelables.Malgré des critiques sur les éoliennes, il promet que Centre Manche 2 va “générer de fortes retombées économiques pour la Région Normandie” avec jusqu’à 2.500 personnes employées pendant les trois années de construction du champ éolien.TotalEnergies entend faire de ce projet “une réussite industrielle tout en s’assurant de son acceptabilité par le territoire”, a promis Patrick Pouyanné. Le lauréat “a pris des engagements sur l’économie locale et sur l’environnement, au travers notamment du recyclage des éoliennes (pales et aimants compris) et du recours à des PME” locales, a souligné le ministère.TotalEnergies, qui est régulièrement mis à l’index par les associations environnementales, va notamment consacrer 45 millions d’euros pour “éviter, réduire et compenser les impacts du projet” et s’engage à veiller à la bonne coexistence du parc avec les pêcheurs dans la région.

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Le typhon Ragasa s’abat sur le sud de la Chine, après avoir fait 15 morts à Taïwan

Au moins 15 personnes sont mortes à Taïwan des suites de la rupture d’une digue provoquée par le passage du super-typhon Ragasa, dont les fortes pluies et les vents violents balaient mercredi après-midi le sud de Chine, où Hong Kong reste en alerte.”Ragasa a touché terre le long de la côte de l’île de Hailing, dans la ville de Yangjiang, dans la province du Guangdong, vers 17H00″ (09H00 GMT), a déclaré l’agence nationale météorologique dans un communiqué publié sur le réseau social chinois Weibo.Les pluies torrentielles provoquées par le super-typhon à Taïwan ont entraîné la rupture de la digue d’un lac, dont les eaux ont déferlé sur des habitations à Hualien, dans l’est de l’île, selon une vidéo obtenue par l’AFP.Au moins 15 personnes sont mortes et 18 autres blessées, ont annoncé les autorités de l’île.”A certains endroits, l’eau est montée jusqu’au deuxième étage d’une maison et elle a atteint environ un étage dans le centre-ville, où l’eau est en train de se retirer”, a déclaré mardi à l’AFP Lee Lung-sheng, chef adjoint du service d’incendie du comté.L’Agence nationale des incendies à Taïwan avait initialement évalué le nombre de personnes disparues à 152, avant de le baisser à 17, en précisant qu’ils sont entrés en contact avec plus d’une centaines des personnes manquantes.- Arbres déracinés -A Yangjiang, sur la trajectoire du typhon, des vents puissants ont arraché des enseignes de bâtiments, déraciné des arbres et détruit des clôtures, ont constaté des journalistes de l’AFP.Pendant plusieurs heures, les vents produits par Ragasa ont secoué les bâtiments et d’intenses précipitations se sont abattues dans cette ville qui compte plus de deux millions d’habitants.Des journalistes de l’AFP ont vu des camions de pompiers circuler dans des rues quasi-désertes, avec des rafales de vent qui ont arraché des branches et renversé des motos garées au bord de la route.- Rafales de 206 km/h -A Hong Kong, où Ragasa a frappé dans la nuit et la matinée de mercredi, les services météorologiques hongkongais ont rétrogradé un peu plus tard dans la journée leur niveau d’alerte, placé à son maximum jusqu’ici.Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux et authentifiée par l’AFP montre les portes vitrées d’un hôtel situé sur le littoral sud du territoire brisées par les vagues et l’eau envahir sa réception.L’accident n’a pas fait de blessés, selon un porte-parole de l’hôtel.Un journaliste de l’AFP a par ailleurs vu des vagues de près de cinq mètres de hauteur s’abattre sur une promenade en bord de mer.Hong Kong avait pris les devants, fermant les établissements scolaires dès mardi et suspendant les vols jusqu’à jeudi matin. Les services de transport de surface sont également interrompus jusqu’à nouvel ordre.Les autorités ont demandé aux habitants des zones basses d’être particulièrement vigilants face aux risques d’inondations et ont ouvert 50 centres temporaires où 810 personnes se sont réfugiées. Des rafales d’au moins 206 km/h ont été relevées à Ngong Ping, sur les hauteurs de l’île de Lantau (ouest).La Bourse de la ville a modifié ses règles cette année afin de maintenir les marchés ouverts pendant les typhons, son opérateur ayant déclaré à Bloomberg News qu’il “surveillait de près” la situation.Selon les scientifiques, le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses partout dans le monde.