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L’affichage du coût environnemental des vêtements entre en vigueur en France, une première en Europe

Un jean de mode ultra-éphémère à “5.178 points d’impact” contre “1.428 points d’impact” pour son homologue Made in France: l’affichage du coût environnemental des vêtements entre en vigueur ce mercredi en France, une première en Europe.Il est déjà déployé par quelques marques soucieuses de produire responsable.Dans sa boutique du Marais, un quartier du centre de Paris, le fondateur de la marque 1083 épingle une affiche présentant les scores environnementaux de ses jeans. “Notre enjeu, c’est de populariser cet affichage et que les politiques ne puissent plus faire autrement que de le défendre”, explique à l’AFP Thomas Huriez, qui a commencé à déployer cet affichage avant l’entrée en vigueur du dispositif.Celui-ci n’est pas contraignant: prévu dans la loi Climat et Résilience (2021), il devait être obligatoire dès 2024 mais n’est finalement que volontaire, afin de laisser l’Union européenne boucler ses travaux sur l’élaboration d’un futur affichage environnemental obligatoire, et de ne pas, ainsi, imposer le cadre français avant la copie européenne.L’affichage français se présente sous la forme d’un score à points: plus le nombre est élevé, plus l’impact environnemental est important.Il est notamment calculé selon la consommation en eau, les émissions de gaz à effet de serre, la toxicité, les possibilités de recyclage ou réparation, le volume de fibres microplastiques rejetées lors du lavage et un “coefficient de fast fashion” qui prend en compte les volumes de production.- Améliorer la note -Mais comment calculer ce score avec des chaînes d’approvisionnement concentrant énormément de fournisseurs, souvent de plusieurs pays, pour un seul vêtement ?Pour 1083, rien de plus aisé: les jeans sont tissés, coupés et confectionnés en France. “On n’a pas 100 fournisseurs à appeler”, assure M. Huriez, précisant que la marque travaille avec trois teinturiers, deux en France, un en Italie. Et que le coton bio vient de Tanzanie, le lin et la laine de France.”On a construit cette marque-là pour tout maîtriser” dès son lancement en 2013, souligne le dirigeant d’entreprise.Cyrillus, enseigne française de prêt-à-porter pour la famille, a elle aussi devancé l’appel.”Notre idée, c’est d’améliorer notre note”, témoigne la responsable qualité et RSE Amandine Devienne, “mais c’est tellement multifactoriel que ce n’est pas simple”. Parmi les pistes envisagées, réduire l’impact du transport des marchandises, introduire davantage de cotons bio ou simplifier la composition des vêtements pour faciliter le recyclage.La plupart de ces marques volontaires, soutenues par l’application Clear Fashion qui note l’impact environnemental et social des vêtements selon un code couleur du vert au rouge et une note sur 100, affichent ce calcul en parallèle du nouvel éco-score souhaité par les autorités. Ces informations sont disponibles en magasins via un QR code sur l’étiquette ou en ligne sur les fiches produits.- L’argent, le nerf de la guerre – Être éco-responsable et rentable n’est pas contradictoire, prouvent ces deux marques.Par ailleurs, les produits ne sont pas forcément plus chers: un jean 1083 coûte entre 100 et 150 euros, comme n’importe quel autre jean de marque, et Cyrillus “a des marges un peu moins élevées que le reste du marché” pour ne pas répercuter le coût de sa politique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) sur les produits, révèle à l’AFP son directeur Hervé Bailly.Convaincu de la pertinence de l’affichage environnemental, le Slip Français regrette “qu’aucune aide” du gouvernement ne soit attribuée pour aider les marques.La marque Made In France chiffre elle à 100.000 euros l’investissement qu’elle doit faire pour noter avec l’éco-score 1.000 de ses références.Entre 2025 et 2026, plusieurs dizaines de marques devraient avoir adopté le dispositif, estime le cabinet de la ministre de la Transition écologique, interrogé par l’AFP.Adopter l’affichage éco-score n’est cependant pas sans risque pour les marques volontaires.Elles doivent déclarer leurs données en prévision d’éventuels contrôles de la Répression des Fraudes, ont encore précisé les équipes d’Agnès Pannier-Runacher.”C’est souvent présenté comme un outil pour le consommateur mais c’est aussi un outil pour les producteurs, un levier pour les guider dans leurs efforts d’éco-conception”, juge le ministère.

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Ukraine: au moins neuf morts à la suite de pluies torrentielles dans le sud 

Des pluies torrentielles suivies d’inondations ont fait au moins neuf morts dont un enfant dans la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, ont indiqué mercredi les secours.”Toute la nuit, les sauveteurs ont aidé à évacuer des personnes prises au piège par des inondations, à dégager des voitures, à pomper de l’eau des bâtiments”, ont souligné les services d’urgence ukrainiens sur Telegram.Des images de leurs interventions montrent des véhicules bloqués en pleine rue, en grande partie immergés, ainsi qu’une opération de secours à bord d’un bus, dont les passagers sont extraits un à un sur les épaules de sauveteurs ayant de l’eau jusqu’à la taille.Le président Volodymyr Zelensky a déploré une “situation horrible”.”Neuf personnes ont péri à la suite de cette catastrophe naturelle, dont un enfant. Mes condoléances à leurs familles et à leurs proches”, a écrit le président sur les réseaux sociaux, faisant aussi état d’une personne disparue.”C’était le chaos complet, un cauchemar, la pluie ne cessait pas”, a témoigné auprès de l’AFP une habitante d’Odessa, Nadia Zakhartchenko.Elle a raconté avoir été comme prise au piège lors d’une sortie en ville avec sa fille. Faute de pouvoir circuler, elles se sont réfugiées, “gelées”, dans un café, où elles ont dû attendre plusieurs heures une prise en charge en voiture. “Honnêtement, nous avons eu du mal à rentrer”, dit-elle.Les intempéries ont commencé mardi en début d’après-midi et selon le maire d’Odessa, Guennadiï Troukhanov, il est tombé sur la ville, en l’espace de sept heures, l’équivalent de deux mois de précipitations en moyenne.”Aucun réseau d’égouts ne peut supporter une telle charge”, a ajouté l’élu.Ces intempéries meurtrières interviennent alors que l’Ukraine continue de subir des bombardements quotidiens de l’armée russe, qui contrôle environ 20% de son territoire, trois ans et demi après le lancement de son invasion à grande échelle.La Russie a intensifié ses frappes en septembre. Selon une analyse de l’AFP des rapports quotidiens de l’armée de l’air ukrainienne, les forces russes ont lancé 5.638 drones de longue portée et 185 missiles contre l’Ukraine lors d’attaques nocturnes le mois dernier, soit une hausse de 36% par rapport à août.A Kharkiv (nord-est), les autorités ont fait état d’importantes frappes pendant la nuit de mardi à mercredi, qui ont fait huit blessés, selon le maire Igor Terekhov.A Kherson (sud), un homme a été tué mercredi matin par un tir d’artillerie russe, a annoncé le chef de l’administration militaire régionale, Oleksandr Prokoudine.

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Philippines: le bilan d’un violent séisme porté à 69 morts, les blessés affluent

Les secours ont relevé mercredi à 69 morts le bilan d’un violent séisme aux Philippines et les blessés affluaient au lendemain d’un tremblement de terre de magnitude 6,9 qui a frappé l’archipel quelques jours après des intempéries meurtrières. La plupart des victimes “ont été écrasées par des débris, ce qui a causé leur mort”, a expliqué Rafaelito Alejandro, responsable adjoint de la défense civile, à la télévision nationale, portant le bilan à 69 morts. L’épicentre de la secousse a été détecté en mer, à proximité de l’île de Cebu dans le centre de l’archipel, mardi à 12H59 GMT (21H59 heure locale), selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS).Les autorités ont fait état de 30 morts dans la ville de Bogo, tandis que d’autres localités proches de l’épicentre ont aussi été endeuillées, notamment San Remigio (22 morts) et Medellin (10). L’hôpital de Bogo a indiqué que 186 personnes ont été blessées.- Hôpital saturé -A l’entrée de cet hôpital provincial, des enfants blessés pleurent et des adultes crient en recevant des soins sur des lits disposés sous des tentes bleues. Ils ont été évacués du bâtiment par précaution face aux centaines de répliques qui ont secoué la région pendant la nuit. A côté, des employés de l’hôpital transportent des sacs mortuaires noirs sur des civières jusqu’à des vans, ont observé des journalistes de l’AFP.Le secouriste Teddy Fontillas, 56 ans, qui dit n’avoir pas fermé l’œil de la nuit, explique que des patients doivent être transférés dans d’autres hôpitaux, celui de Bogo étant saturé. “Nous sommes déjà dépassés, donc nous devons les amener en ville”, dit-il, en référence à la capitale provinciale Cebu, située à environ 100 kilomètres au sud. Plus loin à Bogo, des pompiers creusent avec un excavateur pour sonder les débris d’un motel de deux étages effondré, où ils pensent que deux réceptionnistes et un enfant peuvent être piégés. “Nous ne pouvons pas abandonner, même si nous cherchons depuis environ cinq heures maintenant”, déclare à l’AFP Erwin Castaneda, un pompier. “Nous parlons de vies humaines. Nous ferons tout ce que nous pouvons”. Le président Ferdinand Marcos a offert ses “sincères condoléances aux familles endeuillées” et promis une aide rapide.Des images filmées par des habitants et partagées sur les réseaux sociaux montrent une église catholique ancienne sur l’île de Bantayan, près de Cebu, pendant le séisme: devant le bâtiment, une guirlande d’ampoules oscille violemment avant que le clocher ne s’effondre.Dans la ville de Cebu, le marchand de chaussures en ligne Jayford Maranga, 21 ans, raconte s’être caché sous une table pour éviter d’être écrasé par le plafond d’un centre commercial. “Mon ami et moi mangions à la cafétéria près de l’heure de fermeture, et puis bam! C’était comme si la Terre s’arrêtait de tourner. Et ensuite le centre commercial a commencé à trembler”, selon le jeune homme, qui ajoute que son ami a été légèrement blessé.Plus de 300 répliques ont ébranlé la région, selon l’Institut philippin de volcanologie et de sismologie, ralentissant les efforts des sauveteurs.- “Sous le choc” -“J’avais l’impression que nous allions tous tomber. C’est la première fois que je vis ça”, témoigne Agnes Merza, aide-soignante à Bantayan.Les tremblements de terre sont quasi quotidiens aux Philippines, situées sur la Ceinture de feu du Pacifique, un arc de forte activité sismique qui s’étend de l’Asie du Sud-Est au Japon, et à travers le bassin pacifique jusqu’aux côtes ouest des Amériques, du nord au sud. Le passage de la récente tempête Bualoi et du typhon Ragasa avaient causé une quarantaine de morts ces derniers jours dans l’archipel philippin, où se produisent de nombreuses catastrophes naturelles.

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En Méditerranée, immerger les carcasses de cétacés pour mieux les étudier

Les restes d’un cachalot mort au large de la Corse ont été immergés en profondeur, une première en Méditerranée, afin d’éviter les accidents liés à ces carcasses dérivantes et continuer d’étudier ces mystérieux géants des mers même après leur mort.Les carcasses des grands mammifères marins, rappelle la préfecture maritime de Méditerranée dans un communiqué, principalement des rorquals et cachalots en Méditerranée, “peuvent représenter un danger important pour le trafic maritime”. Jusqu’à présent, les deux solutions pour s’en débarrasser étaient l’équarrissage, long, difficile, et source de potentielles contaminations sanitaires, ou la destruction par engin explosif, source de nuisances pour la faune sous-marine. En lien avec une association de préservation des cétacés, Miraceti, et le sanctuaire Pelagos – qui a pour but de les protéger -, la préfecture a testé “une alternative plus sûre et respectueuse de l’environnement, le dispositif Immercet”, consistant à remorquer les carcasses vers des zones profondes où elles sont lestées et immergées.Après une première tentative ratée en 2024, le protocole Immercet a été réussi en juillet quand une carcasse de cachalot a été signalée à la dérive au large de la Corse, puis localisée flottante et bloquée entre des rochers dans une crique près de Calvi (Haute-Corse). La carcasse a pu être tractée puis immergée avec succès à environ 660 mètres de profondeur.Une opportunité très intéressante, explique à l’AFP Laurène Trudelle, de Miraceti, pour mieux connaître “l’écosystème qui vit sur ces carcasses”. D’abord les nécrophages, divers charognards comme les requins et les crabes, puis des “gastéropodes, polychètes et bivalves qui se développent sur ses sédiments proches de la carcasse”.”Plusieurs de ces espèces sont soupçonnées d’être endémiques des carcasses de grands cétacés”, développe Laurène Trudelle.Sur les huit espèces de cétacés présentes en Méditerranée, rappelle-t-elle, “seules deux ne sont pas en danger: le grand dauphin et le dauphin bleu et blanc”.Les autres, et notamment le rorqual et le cachalot, représentent des populations “fragiles”, fortement impactées par le trafic maritime très intense dans cette zone. Les collisions de grands cétacés avec des bateaux représentent la première cause de mortalité non naturelle. “Encore récemment, on a eu de grands rassemblements de cachalots en plein sur une ligne de trafic Corse-continent”, remarque Laurène Trudelle.

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Le pape Léon XIV et Schwarzenegger en croisade pour l’environnement

Le pape Léon XIV se joint mercredi à des experts de l’environnement et des militants du monde entier pour une conférence sur le climat en Italie, près de Rome, à laquelle participera également la star de “Terminator”, Arnold Schwarzenegger.Cet événement de trois jours marque le dixième anniversaire du manifeste historique sur le climat du défunt pape François, “Laudato Si”, un appel à l’action contre le réchauffement climatique causé par l’Homme. Elu en mai après le décès de François, le pape américain Léon XIV a repris le flambeau de son prédécesseur, insistant sur le fait qu’il est temps de passer des paroles à “une action climatique décisive et coordonnée”. Le temps presse: les émissions mondiales responsables du changement climatique ont augmenté, alors qu’elles doivent être réduites de près de moitié d’ici la fin de la décennie pour limiter le réchauffement climatique à des niveaux plus sûrs, conformément à l’accord de Paris de 2015. Le sujet sera au centre de la COP30, le prochain sommet des Nations unies sur le climat qui se tiendra au Brésil en novembre.Dans ce contexte, la conférence “Raising Hope for Climate Justice” (“Donner de l’espoir pour la justice climatique”), qui a lieu à Castel Gandolfo, commune abritant la résidence d’été des papes, doit examiner les progrès réalisés et les “mesures urgentes” nécessaires, ont expliqué les organisateurs.Le héros de films d’action devenu militant écologiste Arnold Schwarzenegger a déclaré mardi lors d’une conférence de presse au Vatican qu’il était “très important” que l’Église catholique se joigne à ce défi mondial.”Personne ne peut à lui seul mettre fin (“terminate” en anglais) à la pollution”, a-t-il ironisé. “Nous devons travailler ensemble. Il y a 1,4 milliard de catholiques dans le monde, 200.000 églises et environ 400.000 prêtres. Imaginez le pouvoir de communication”, a-t-il souligné.- “Nous ne sommes pas prêts à attendre” -“Chacun de ces 1,4 milliard de catholiques peut faire croisade pour l’environnement”, a ajouté Arnold Schwarzenegger. L’ancien gouverneur de Californie s’exprimera mercredi aux côtés de la ministre brésilienne de l’Environnement, Marina Silva, et du pape Léon, qui a estimé que la protection de l’environnement était “une question de justice: sociale, économique et anthropologique”.”Dans un monde où les plus fragiles sont les premiers à subir les effets dévastateurs du changement climatique, de la déforestation et de la pollution, la sauvegarde de la création devient une question de foi et d’humanité”, a écrit le souverain pontife en septembre.Avant son élection à la tête de l’Église catholique, Robert Francis Prevost a passé une vingtaine d’années comme missionnaire au Pérou, où il s’était engagé face aux effets du changement climatique sur les communautés vulnérables, frappées notamment par de graves inondations.Lorna Gold, responsable du mouvement “Laudato Si” qui organise la conférence, a indiqué que les participants prendraient un nouvel engagement en mémoire du pape François “pour concrétiser la vision” de son appel à agir pour le climat, lequel serait ensuite présenté à la COP30.”Nous savons que nos dirigeants ne progressent pas suffisamment (…) nous ne sommes pas prêts à attendre”, a-t-elle dit à des journalistes. L’objectif de cette conférence est de “voir comment nous, acteurs non étatiques, pouvons intensifier nos efforts”, a-t-elle ajouté.Les experts ont reconnu que François avait influencé les accords historiques de Paris sur le climat de 2015 grâce à son encyclique “Laudato Si”, qui affirmait que les économies développées étaient responsables d’une catastrophe environnementale imminente. Près de dix ans plus tard, en 2023, le pape François a averti que certains dommages étaient “déjà irréversibles”.

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Climat: en dix ans, les glaciers suisses ont perdu un quart de leur volume

Les glaciers suisses, très touchés par le réchauffement climatique, ont perdu un quart de leur volume en seulement dix ans, alerte une étude publiée mercredi, qui s’inquiète de l’accélération de la fonte.En 2025, le Réseau des relevés glaciologiques suisse (Glamos) a de nouveau observé une “fonte considérable” des glaciers, proche du record de 2022.L’hiver avare en neige et les vagues de chaleur de juin et d’août ont entraîné une perte de 3% de leur volume, selon des mesures réalisées sur une vingtaine de glaciers, extrapolées à l’ensemble de ces 1.400 formations glaciaires que compte le pays alpin.Il s’agit du quatrième plus fort recul depuis le début des mesures, après les années 2022, 2023 et 2003.”Depuis environ 20 ans, tous les glaciers suisses perdent de la glace et le rythme (…) s’accélère”, a indiqué Matthias Huss, directeur de Glamos, à l’AFP.Face au glacier du Rhône, l’un des plus emblématiques de Suisse, où le spécialiste s’est rendu récemment, il ne peut que constater “la dévastation” : “là où nous nous trouvons, le glacier a perdu 100m (d’épaisseur), voire plus, dans les 20 dernières années, c’est très impressionnant !”Les glaciers suisses, qui jouent un rôle important pour l’énergie hydraulique et l’approvisionnement en eau potable, ont perdu un quart (24%) de leur volume pendant la décennie 2015-2025, contre 17% sur la période 2010-2020, 14% sur la période 2000-2010 et 10% sur la période 1990-2000, détaille le rapport.- “vraiment triste” -Devant le glacier du Rhône, près de la commune de Gletsch, deux touristes argentins se désolent : “On ne savait pas qu’il y avait un glacier ici. On a vu la cascade d’en bas. Alors on est venus, à pied, pour le voir. C’est impressionnant. C’est vraiment triste qu’il fonde si vite !” dit à l’AFP l’un d’entre eux, Wincho Ponte, 29 ans.La Suisse est particulièrement touchée par le réchauffement climatique, qui y est “deux fois plus important que la moyenne mondiale”, selon l’Office fédéral suisse de météorologie et de climatologie.Les autres pays alpins sont également touchés. En Suisse, où près de 50 sommets culminent à plus de 4.000 m d’altitude, les glaciers devraient avoir une espérance de vie plus longue qu’en Autriche, qui ne dépasse pas les 3.800 m d’altitude, a indiqué à l’AFP le directeur du Service mondial de surveillance des glaciers (WGMS), Michael Zemp.Mais si les émissions mondiales de CO2 se maintiennent au niveau actuel, la quasi-totalité des glaciers suisses – qui représentent plus de la moitié du volume glacier alpin restant – aura fondu à la fin du siècle, prévient M. Huss.Depuis le début des années 1970, plus de 1.100 glaciers suisses ont disparu, selon Glamos.En France aussi, les scientifiques estiment qu’il n’y aura plus, ou presque plus de glaciers, d’ici 2100.- Neige en juillet -Le recul progressif des glaciers alpins diminue les réserves d’eau douce en Europe.Et outre, cela “déstabilise la montagne, ce qui peut entraîner des événements comme l’effondrement de pans de falaise et de glace. C’est ce qui a provoqué la destruction du village de Blatten en mai dernier”, a expliqué M. Huss.Fin 2025, le volume de glace des glaciers suisses devrait s’établir à 45,1 kilomètres cubes, soit 30 kilomètres cubes de moins qu’en 2000, selon l’étude. Leur superficie est elle estimée à 755 km2, soit une diminution de 30% sur la même période.Cette année, le deuxième mois de juin le plus chaud jamais enregistré en Suisse a entraîné la fonte rapide des neiges jusqu’aux plus hautes altitudes. Août s’est accompagné d’une autre vague de chaleur, avec un isotherme du zéro degré passant parfois au-dessus de 5.000 mètres.La fonte estivale n’a toutefois été supérieure que de 15% à la moyenne de 2010-2020, la valeur la plus faible des quatre dernières années. Selon Glamos, le rafraîchissement des températures en juillet, apportant de la neige fraîche au-dessus de 2.500 m d’altitude, “a permis d’éviter le pire” cette année. 

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Cinq ans après la tempête Alex, les Alpes-Maritimes en quête de résilience

Les Alpes-Maritimes commémorent cette semaine les inondations meurtrières et dévastatrices de 2020 dans les vallées et de 2015 sur la côte, avec l’ambition d’être préparées aux prochaines. Mais le sujet est délicat, coûteux et sans recette miracle.Le 2 octobre 2020, la tempête Alex a déversé un demi-mètre d’eau en quelques heures dans l’arrière-pays de Nice et Menton, transformant la Vésubie, la Tinée et la Roya, trois rivières habituellement bucoliques en torrents monstrueux.Dix personnes ont été tuées et huit portées disparues. Des routes, ponts, habitations, bâtiments publics, entreprises, cimetières ont été emportés et quelque 13.000 habitants se sont retrouvés coupés du monde.Cinq ans plus tôt, dans la nuit du 3 au 4 octobre 2015, de violents orages stationnaires avaient provoqué un déluge autour de Cannes et Antibes. Bilan: 20 morts dans des parkings souterrains de Mandelieu-la-Napoule, sur des routes inondées ou encore dans une maison de retraite à Biot. Et des centaines de millions d’euros de dégâts.Face à ces désastres, État et collectivités se sont mobilisés, avec des moyens financiers conséquents.Dès le départ, l’objectif a été de reconstruire vite mais “de manière durable et résiliente, en tirant les leçons de la tempête et en préparant le territoire à des événements climatiques intenses plus récurrents et plus violents” dus changement climatique, rappelle Emmanuel Acchiardi, directeur de la mission interministérielle pour la reconstruction des vallées.L’idée a donc été de laisser aux rivières l’espace qu’elles s’étaient octroyées. Les nouveaux ponts sont plus longs, plus hauts, les berges plus solides mais plus espacées, de nombreux bâtiments trop proches de l’eau ont été condamnés.Via le fonds Barnier, 120 millions d’euros ont été alloués pour indemniser les propriétaires de 250 habitations condamnées et beaucoup des bâtisses éventrées qui hantaient les vallées au lendemain de la tempête ont désormais disparu, leur terrain rendu à la nature.L’État a engagé 300 millions d’euros pour des chantiers de reconstruction, au départ à parité avec les collectivités, et dégagé 50 millions pour des projets de relance de l’activité (tourisme, agriculture, habitat…).Les deux-tiers des chantiers sont désormais achevés: l’essentiel du réseau routier est rénové, les travaux sur les berges avancent. Mais il reste les réseaux d’eau et d’assainissement.- Rendre les gens plus résilients -Et la pente se raidit pour les collectivités, parce que les montants alloués par l’État sont fixes alors que l’inflation et les aléas des chantiers ont fait grimper les factures.”Il y a deux ans, on devait refaire les ponts, il y en avait pour 3 millions. Aujourd’hui, on en est à 6 millions. Les matériaux augmentent, tout augmente”, explique Ivan Mottet, maire de Saint-Martin-Vésubie. “Après la tempête Alex, tout le monde était à notre chevet et faisait en sorte de nous aider. Aujourd’hui c’est plus compliqué”, abonde Sébastien Olharan, maire de Breil-sur-Roya.Les obstacles sont variés. Une information judiciaire est en cours sur de possibles malversations impliquant des entrepreneurs et des fonctionnaires de la métropole Nice Côte d’Azur autour des reconstructions.Sur la côte, les élus de l’agglomération Cannes-Pays de Lérins pestent régulièrement contre les normes environnementales qui ralentissent les projets de bassins de rétention des eaux pluviales en amont des zones habitées.À Saint-Martin-Vésubie, le chantier de la nouvelle gendarmerie est bloqué par une riveraine inquiète de voir sa vue sur le village partiellement obstruée. Mais si la tempête Alex avait chassé des centaines d’habitants des vallées, au moins les maires peuvent-ils se réjouir de voir que beaucoup ont pu revenir, accompagnés de nouveaux venus. Dans les écoles, le nombre d’enfants est revenu à son niveau d’avant-Alex à Saint-Martin-Vésubie et il a même progressé à Breil-sur-Roya.Et autorités comme habitants sont mieux préparés. Dans les vallées, où des repères de crues viennent rappeler le danger, des téléphones satellitaires et radios à alimentations solaire sont prêts à parer un nouveau black-out, des réseaux de bénévoles sont organisés.Sur la côte, les habitants savent désormais qu’ils ne doivent pas se précipiter dans leur sous-sol pour tenter de sauver leur voiture. Et les critiques ont été rares quand le préfet a fermé les établissements scolaires à deux reprises l’automne dernier après des alertes météo. 

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Un homme recherché aux Etats-Unis pour avoir décapité un lion de mer

Un homme était recherché mardi aux États-Unis pour avoir décapité un lion de mer sans vie, un acte illégal que la Californie a subi deux fois en moins d’un an.Les autorités offrent 20.000 dollars de récompense pour des informations permettant d’interpeller le suspect, qui a utilisé un couteau de chasse pour commettre son méfait en juillet.”Après avoir scié la tête du phoque, il a placé la tête dans un sac plastique zippé et a quitté la zone dans une Cadillac Escalade blanche modèle récent”, selon un communiqué de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA). Le suspect est décrit comme un homme blanc, chauve, avec une barbe fournie, qui a l’air d’avoir entre 50 et 60 ans. Il a commis son forfait sur la plage de Point Pinos, à environ 130 kilomètres au sud de San Francisco.Un autre lion de mer décédé avait déjà été décapité le jour de Noël 2024, cette fois-ci à une centaine de kilomètres au nord de San Francisco. Le suspect dans cette affaire aurait environ 20 ans de moins et a également placé la tête du pinnipède dans un sac plastique, selon les autorités.Il aurait pris la fuite sur un vélo électrique à pneus larges.Aux Etats-Unis, il est illégal de harceler, chasser, capturer ou tuer les lions de mer et autres espèces de faune marine.Les lions de mer sont emblématiques de la côte ouest de l’Amérique du Nord. Leurs aboiements distinctifs peuvent souvent être entendus à San Francisco, que ce soit le long des quais ou près du Golden Gate Bridge, le fameux pont. Connus pour leur intelligence, ils sont parfois entraînés à effectuer des tours dans les cirques et aquariums, et ont été utilisés par la marine américaine pour mener des opérations militaires.

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La banquise antarctique atteint son troisième plus bas niveau en un demi-siècle

La banquise d’hiver dans l’Antarctique a atteint son troisième plus bas niveau en près d’un demi-siècle d’observation par satellite, ont annoncé mardi des chercheurs, soulignant l’influence croissante du changement climatique sur le pôle Sud.A chaque hiver de l’hémisphère sud, l’océan autour de l’Antarctique gèle sur des centaines de kilomètres au-delà du continent, avec un pic généralement observé en septembre ou octobre, avant le début d’un cycle de dégel.Cette année, la surface de glace semble avoir atteint son maximum le 17 septembre avec 17,81 millions de kilomètres carrés, selon des chiffres préliminaires du Centre national américain des données sur la neige et la glace de l’université du Colorado à Boulder.Le maximum de 2025 se classe donc au troisième rang des plus bas niveaux enregistrés en 47 ans, derrière le record de 2023 et la deuxième place tenue par l’hiver 2024.Jusqu’en 2016, les mesures prises montraient “une augmentation irrégulière mais légère au fil du temps” de la surface de glace de mer (ou banquise) dans l’Antarctique, relève Ted Scambos, chercheur à l’université du Colorado à Boulder.Mais, ajoute-t-il à l’AFP, “ce qui semble se produire, c’est que la chaleur des océans se mêle désormais à l’eau la plus proche de l’Antarctique”, ce qui signifie que le changement climatique a finalement rattrapé les mers gelées du continent austral.La glace de mer n’augmente pas le niveau de la mer lorsqu’elle fond. Mais cette fonte a un impact sur le climat: le blanc de la glace réfléchit presque toute l’énergie solaire vers l’espace, leur remplacement par une surface d’eaux, plus sombre, participe au réchauffement climatique puisqu’elle absorbe cette même quantité d’énergie sans la renvoyer.La banquise agit également comme un tampon, en empêchant la calotte glaciaire antarctique (la glace installée sur le continent) de pénétrer dans l’océan et d’amplifier l’élévation du niveau de la mer.La fonte de la banquise pourrait aussi avoir un effet a priori paradoxal, souligne le scientifique Ted Scambos: “une augmentation des chutes de neige en Antarctique, car l’air humide au-dessus de l’océan serait plus proche de la côte” de l’Antarctique.Les données historiques montrent qu’à long terme, la calotte glaciaire se rétrécit inexorablement en cas de réchauffement climatique, précise néanmoins Ted Scambos.

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Huit morts dans un violent séisme au centre des Philippines

Au moins huit personnes ont été tuées lorsqu’un séisme de magnitude 6,9 a frappé mardi la côte centrale des Philippines, détruisant des routes et des bâtiments et provoquant des coupures d’électricité, ont indiqué les autorités locales.Trois personnes ont été tuées lorsqu’un glissement de terrain provoqué par le séisme a entraîné leurs maisons à Bogo, dans le nord de l’île de Cebu, a indiqué le responsable des secours Rexan Ygot à l’AFP. Cinq autres décès ont été confirmés par la police locale dans la municipalité voisine de San Remigio. La chaîne de télévision ABS-CBN de Manille a rapporté que quatre corps ont été retirés d’un centre sportif et qu’un enfant est mort écrasé par des débris dans un autre quartier de la ville.Le séisme s’est produit au large de la ville de Bogo, près de Cebu, à 21H59 (13H59 GMT), endommageant des bâtiments et des routes et déclenchant une opération de sauvetage dans tout le nord de l’île, a affirmé Wilson Ramos, un responsable provincial des secours.”Il pourrait y avoir des personnes coincées sous les décombres”, a-t-il dit à l’AFP. Des opérations de sauvetage, rendues difficiles par l’obscurité et des répliques, sont en cours dans la ville de San Remigio et à Bogo, une ville de 90.000 habitants.Selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS), quatre répliques d’une magnitude supérieure ou égale à 5 ont été enregistrées dans la région.Le bureau local de sismologie a mis en garde contre une possible “légère perturbation du niveau de la mer” et a exhorté les habitants des îles de Leyte, Cebu et Biliran à “rester loin de la plage et à ne pas se rendre sur la côte”.Le gouvernement provincial de Cebu a indiqué qu’un bâtiment commercial et une école à Bantayan se sont effondrés.Plusieurs routes de campagne ont également été endommagées.Le séisme a provoqué des coupures de courant, entraînant des pannes à Cebu et dans les îles voisines, ont indiqué les autorités philippines dans un communiqué.- “Rester vigilants” -“J’avais l’impression que nous allions tous tomber. C’est la première fois que je vis ça”, a témoigné Agnes Merza, aide-soignante à Bantayan. “Les voisins sont tous partis en courant. Mes deux assistants adolescents se sont cachés sous une table, car c’est ce qu’on leur avait appris chez les scouts”, a raconté à l’AFP cette femme de 65 ans.En Indonésie, l’épicentre du tremblement de terre, survenu vers 23H49 (16H49 GMT), a été localisé à environ 150 km à l’est de Surabaya, la deuxième ville du pays, à une profondeur de 13,9 km, selon l’USGS.”J’ai pris peur et j’ai couru dehors. Je suis traumatisée par les tremblements de terre, car j’en ai vécu un de grande ampleur il y a quelques années à Jakarta”, a-t-elle confié.Les Philippines et l’Indonésie connaissent une activité sismique fréquente en raison de leur position sur la Ceinture de feu du Pacifique.Cet arc d’intense activité sismique, où les plaques tectoniques entrent en collision, s’étend du Japon à l’Asie du Sud-Est et à travers le bassin Pacifique.