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Réforme des retraites: “nous sommes très réticents” à une suspension, dit le patron du Medef

Le président du Medef Patrick Martin a exprimé jeudi sa grande réticence quant à une suspension de la réforme des retraites réclamée par le PS, y voyant une menace pour le niveau d’activité de la France et le pouvoir d’achat.”Nous sommes très réticents à ce que cette réforme soit suspendue, a fortiori abrogée”, a déclaré le patron du Mouvement des entreprises de France sur France Inter. “Si cette réforme est suspendue, ça pèsera encore sur le niveau d’activité, ça pèsera sur les conditions d’emprunt et à la fin – il ne faut pas se raconter d’histoires -, ça pèsera sur le pouvoir d’achat”, a-t-il ajouté. “Il faut quand même que les Français (…) soient conscients qu’à un moment ou un autre, et ça peut arriver très vite, ils le paieront, ils le paieront pour commencer par le pouvoir d’achat”, a-t-il insisté. Interrogé sur l’opportunité d’une suspension de la réforme des retraites pour garantir la stabilité politique, Patrick Martin à répondu: “Est-ce que l’avenir du pays doit être suspendu à des échéances électorales, pour commencer les municipales?”. Celles-ci sont prévues en 2026.Il a par estimé que le Premier ministre Sébastien Lecornu avait évoqué “probablement pas innocemment” un coût de 3 milliards d’euros d’euros en 2027, année de la prochaine élection présidentielle. “Si c’est acheter de la stabilité au prix un alourdissement considérable de l’endettement du pays et de la remise en cause de sa croissance et de son pouvoir d’achat pour acheter deux mois, trois mois de stabilité, je dis non”, a-t-il ajouté, appelant “toutes les formations politiques à la raison”. Concernant le prochain budget pour 2026, Patrick Martin a dénoncé “un flou savamment entretenu sur la potion amère qui va être réservée aux entreprises et aux ménages”. Il a par ailleurs dit craindre qu'”avec ce qui se trame, on doive reconvoquer” le meeting patronal que le Medef avait prévu le 13 octobre avant de l’annuler cette semaine. Celui-ci était boudé par les deux autres organisations patronales, la CPME et l’U2P. 

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2025 a connu le troisième mois de septembre le plus chaud jamais mesuré, selon Copernicus

L’année 2025 a connu le troisième mois de septembre le plus chaud jamais mesuré sur Terre, avec des températures élevées près des pôles et en Europe de l’Est, selon les données publiées jeudi par l’observatoire européen Copernicus.De la même manière que juillet et août juste avant, “septembre 2025 a été le troisième septembre le plus chaud”, non loin du record en 2023 et du deuxième septembre le plus chaud en 2024, a indiqué Copernicus dans un communiqué.Le mois de septembre, avec une température moyenne de 16,11°C, était 1,47°C au-dessus de la période pré-industrielle (1850-1900), avant que le climat ne se réchauffe durablement sous l’effet de l’activité humaine. “Le contexte mondial des températures reste le même, avec des mesures obstinément élevées sur terre et à la surface des mers, reflétant l’influence continue de l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère”, a commenté Samantha Burgess, stratège pour le climat de Copernicus.Les chaleurs les plus fortes, comparées aux mesures qui remontent à 1940, ont touché une partie de l’Europe, les pays nordiques et l’Europe de l’Est, des pays baltes aux Balkans.”En dehors de l’Europe, les températures ont été les plus supérieures aux moyennes au Canada, dans des parties du Groenland, dans l’extrême nord-ouest de la Sibérie et les régions côtières proches, ainsi que sur de vastes régions de l’Antarctique”, a ajouté Copernicus.Ce programme scientifique de l’Union européenne publie des bilans météorologiques mensuels pour l’ensemble de la planète, grâce à des analyses combinant mesures satellitaires, observations au sol et modèles climatiques. Les données, qui couvrent les 85 dernières années, permettent mois après mois de mesurer la hausse tendancielle des températures sur Terre.Du côté des précipitations, Copernicus a relevé des pluies particulièrement abondantes dans de nombreuses régions d’Europe, aussi bien en Scandinavie qu’en Italie, en Croatie, en Espagne ou sur la côte orientale de la mer Noire.À l’inverse, des pays du continent américain (Canada, États-Unis, Mexique, Brésil et Uruguay), la partie asiatique de la Russie et le nord du sous-continent indien ont connu un septembre bien plus sec que d’habitude.

Robert Badinter, combattant de l’abolition

Figure des années Mitterrand, l’ancien ministre de la Justice Robert Badinter, qui fera son entrée jeudi au Panthéon, a incarné jusqu’à son dernier souffle le combat pour l’abolition de la peine de mort.D’abord conspué pour avoir défendu des causes à contre-courant, ce brillant avocat s’était forgé une réputation d’humaniste indépendant, étant même considéré comme une autorité morale, jusqu’à son décès à 95 ans, le 9 février 2024.”J’ai essayé de transformer la justice, la rendre plus humaine”, disait-il quelques mois plus tôt dans un entretien à l’émission “La Grande Librairie”. “Est-ce que j’ai réussi ? A juger”.Ministre de la Justice du président socialiste François Mitterrand, il porta la loi du 9 octobre 1981 qui abolit la peine de mort dans une France alors majoritairement en faveur de ce châtiment suprême.Il s’investit par la suite, jusqu’à son “dernier souffle de vie”, pour l’abolition universelle de la peine capitale.Avec l’exécution, “le crime change de camp”, soulignait ce fils de fourreur, né à Paris le 30 mars 1928 dans une famille juive émigrée de Bessarabie (l’actuelle Moldavie).Cet homme aux épais sourcils noirs, défenseur d’une France “au service des libertés et des droits de l’Homme”, tenait sa soif de justice d’une adolescence marquée par la Seconde Guerre mondiale.En 1943, alors qu’il n’a que 14 ans, son père est arrêté sous ses yeux à Lyon. Il mourra en déportation dans le camp de concentration de Sobibor (Pologne), tandis que sa famille est réfugiée en Savoie.- “Passion militante” -Après des études de lettres et de droit, et un diplôme de l’université Columbia comme boursier, Robert Badinter devient avocat au barreau de Paris et mène parallèlement une carrière d’enseignant universitaire.Cofondateur d’un prestigieux cabinet d’avocats d’affaires, il défend des personnalités, des grands noms de la presse ou d’entreprises, et plaide occasionnellement aux assises.Divorcé d’une actrice épousée dans les années 1950, ce grand bourgeois est marié depuis 1966 à la philosophe Elisabeth Badinter, née Bleustein-Blanchet, avec qui il a eu trois enfants.C’est lorsqu’il échoue, en 1972, à sauver de la guillotine Roger Bontems, complice d’une prise d’otages meurtrière, qu’il passe “de la conviction intellectuelle à la passion militante” contre la peine de mort, témoignera-t-il dans son livre “L’Abolition”.Cinq ans plus tard, il évite la peine capitale au meurtrier d’enfant Patrick Henry, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.Cinq autres hommes échappent grâce à lui à l’échafaud. “On entrait au palais de justice par la grande porte, et après le verdict, lorsque l’accusé avait sauvé sa tête, il fallait s’en aller bien souvent par un escalier dérobé” pour éviter la colère de la foule, racontera-t-il.Devenu ministre de la Justice (1981-1986), celui qui était considéré par certains comme l'”avocat des assassins” est la cible de toutes les attaques lorsqu’il fait voter l’abolition de la peine de mort. “Jamais je n’ai eu l’impression d’une telle solitude”, dira-t-il.- Rejet de la “haine justicière” -Robert Badinter œuvre aussi pour l’amélioration des conditions de vie dans les prisons.Il fait voter la suppression des quartiers de haute sécurité, celle de juridictions d’exception, la dépénalisation de l’homosexualité, l’accès des justiciables français à la Cour européenne des droits de l’Homme, une loi sur l’indemnisation des victimes d’accidents.En 1983, il obtient de la Bolivie l’extradition de Klaus Barbie, l’ancien chef de la Gestapo à Lyon. Reconnu coupable de crimes contre l’humanité, Barbie sera condamné en 1987 à la prison à perpétuité.Robert Badinter, qui a toujours rejeté la “haine justicière”, soutiendra en 2001 la libération pour raison d’âge de l’ancien préfet de police et ministre Maurice Papon, 90 ans, condamné pour complicité de crimes contre l’humanité.Après son départ du gouvernement, il préside pendant neuf ans le Conseil Constitutionnel (1986-95).Sénateur socialiste de 1995 à 2011, il a la satisfaction de voir l’abolition de la peine de mort inscrite dans la Constitution en 2007.Il planche sur une réforme de l’ONU dans les années 2000 et sur la réforme du code du travail pendant le quinquennat de François Hollande.Cet homme de culture est l’auteur de nombreux ouvrages et même d’un livret d’opéra. L’un de ses derniers livres, “Idiss” (2018), est consacré à sa grand-mère maternelle, née dans le “Yiddishland” de l’empire tsariste.

A Evreux, le Ballon d’Or d’Ousmane Dembélé a rendu sa fierté à son quartier

“Ça m’a mis un coup dans le coeur, comme si c’était moi qui avais eu le Ballon d’Or”. Survêtement du club Evreux FC 27 sur le dos, Boutapou, 10 ans, espère suivre les traces du “meilleur joueur du monde” qu’il va rencontrer dimanche.Mercredi, au stade Mathieu Bodmer d’Evreux, où Ousmane Dembélé viendra dans quelques jours rendre hommage à son premier club, des dizaines d’écoliers trépignent d’impatience à l’idée de voir leur idole. Ils ont traversé le boulevard qui sépare les six terrains d’entraînement du quartier de la Madeleine pour taper dans le ballon comme le faisait le vainqueur de la dernière Ligue des champions, entre 2004 et 2010.Vincent Mendy, responsable de la pré-formation et entraîneur des U16 à l’EVF27, a entraîné le jeune Ousmane “une saison il y a 20 ans”.”Il était déjà très talentueux, très très fort, on n’est pas étonné qu’il soit devenu professionnel”, se remémore M. Mendy.”C’était un super gamin: pas un mot plus haut que l’autre, très respectueux”, enchaîne-t-il, le foot était à l’époque déjà “sa priorité dans la vie”. Côté famille “on voyait surtout sa maman”, parfois absente à cause de son travail mais “très à cheval sur l’éducation, elle appelait tout le temps pour vérifier qu’il soit bien au stade et pas à traîner dans la nature”, insiste l’un des premiers entraîneurs de “Dembouz”. Selon lui, l’attaquant star du Paris Saint-Germain “n’oublie pas ses origines, il se fait discret mais quand il vient à Evreux il passe nous dire bonjour, et parfois même regarder un match de l’équipe première”. Le trophée du Ballon d’Or, remporté largement le 22 septembre par l’enfant du quartier, est “une fierté” pour Vincent Mendy et son club, “c’est aussi beaucoup d’espoir pour les jeunes, ça leur permet de rêver, de voir que tout est possible”.”C’est une récompense après tout ce qu’on met en place sur l’éducation, le social”, juge-t-il, “La Madeleine, c’est beaucoup de gars talentueux à l’image de Mathieu Bodmer ou Bernard Mendy”, deux internationaux français passés par le club.- “Super gentil, attachant” -Comme Boutapou, le plupart des gamins présents au stade mercredi après-midi pour l’entraînement viennent de ce quartier sud de la ville où vivent près de 14 000 habitants avec un taux de pauvreté de 58%.C’est là qu’a grandi l’attaquant du PSG dans les années 2000, comme le narcotrafiquant Mohamed Amra. “La Madeleine est un quartier +politique de la ville+, c’est-à-dire un quartier avec des difficultés sociales importantes”, où se côtoient “plusieurs dizaines de nationalités différentes” et où il existe “une vraie solidarité entre habitants”, souligne Guy Lefrand, maire DVD d’Evreux.D’après l’édile, Ousmane Dembélé veut “une fête populaire dimanche, des choses simples, proches du peuple, nous attendons plusieurs milliers de personnes sur la place de la mairie comme sur le stade”.En bas des tours de la Madeleine, Khadija va faire des courses avec ses copines, dont l’une porte un maillot du PSG.”Ma maman connaît la maman d’Ousmane Dembélé, ce sont des amies proches”, raconte l’adolescente de 13 ans, qui le trouve “plus gentil que les autres footballeurs”.Khadija a commencé le football “pour faire comme lui”, et “le regarde tout le temps à la télé avec ma famille et mes amis”, “j’aime comment il joue, sa technique”.Vendeuse à la boulangerie Rafa, Manon, 18 ans, elle aussi footballeuse, se souvient que “la foule a sorti les pétards pour célébrer son titre, c’est une fierté pour le quartier”.”Il a l’air gentil, pas un type à poser des problèmes”, s’accorde-t-elle avec sa collègue.Ces valeurs, “Ousmane en est le vecteur”, analyse Vincent Mendy, “personne ne vous dira que Dembélé est malpoli ou irrespectueux mais plutôt super gentil, attachant”.”Il l’a acquis d’abord à la maison et chez nous au club: il est ce qu’il est parce que chacun a mis sa pierre à l’édifice”, conclut l’éducateur.

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Un suspect arrêté dans l’enquête sur les incendies meurtriers de janvier à Los Angeles

Les autorités américaines ont annoncé mercredi l’arrestation d’un suspect dans l’enquête sur les incendies meurtriers de janvier à Los Angeles, un chauffeur Uber de 29 ans soupçonné d’avoir provoqué les flammes qui ont ravagé le quartier de Pacific Palisades.Cet homme, Jonathan Rinderknecht, aurait déclenché un incendie la nuit du Nouvel An dans les montagnes surplombant cette zone cossue de la mégapole californienne, qui abrite de nombreuses villas de célébrités.C’est cet incendie initial, que les pompiers croyaient avoir éteint, qui s’est ensuite ravivé le 7 janvier pour dévaster le quartier et une partie de la ville de Malibu. Le “Palisades Fire” a causé la mort de 12 personnes dans la zone, sur les 31 personnes qui ont péri au total dans les incendies de Los Angeles.”L’inconscience d’une seule personne a causé l’un des pires incendies qu’ait jamais connu Los Angeles, entraînant la mort et des destructions généralisées à Pacific Palisades”, a déclaré le procureur fédéral Bill Essayli, en annonçant son arrestation.Arrêté en Floride (sud-est), M. Rinderknecht a brièvement comparu devant un tribunal de cet Etat mercredi, et sera a nouveau convoqué jeudi devant un juge. Le suspect est un ancien habitant du quartier de Pacific Palisades, selon l’enquête. La nuit du Nouvel An, ce chauffeur VTC a déposé des clients dans la zone où a démarré le feu.Les données de géolocalisation récoltées par les enquêteurs montrent qu’il se trouvait “à 30 pieds” – soit environ 10 mètres – de l’incendie, lorsqu’il a lui-même tenté d’appeler les secours pour signaler le feu, a précisé M. Essayli.- Pas de mobile clair -Les enquêteurs n’ont pas identifié de mobile clair, mais ils ont rassemblé des éléments qu’ils jugent pertinents.Le suspect a notamment généré une image de ville en feu à l’aide d’une intelligence artificielle dans les semaines avant l’incendie. Dans les jours précédant, il a aussi écouté à plusieurs reprises une chanson du rappeur français Josman, dont le clip montre l’artiste mettant le feu à une poubelle.”J’aimerais que nous puissions entrer dans la tête de quelqu’un, mais nous ne pouvons pas”, a déclaré Kenny Cooper, un agent du Bureau de l’alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs (ATF), en reconnaissant que les motivations du suspect restent floues.La maire de Los Angeles, Karen Bass, a salué cette arrestation comme une “étape importante (…) vers le réconfort pour des milliers de Californiens dont les vies ont été bouleversées”.Dans la foulée, la ville a publié un audit de l’action des pompiers et a assuré avoir amélioré ses protocoles pour éviter qu’une telle catastrophe ne se reproduise.La lenteur de la réponse et l’assèchement de certaines bouches à incendies font encore polémique, dans une ville en pleine reconstruction, où la pollution générée par les flammes empêche toujours certains déplacés de rentrer chez eux, neuf mois après la catastrophe. Attisés par des rafales allant jusqu’à 160 km/h, les incendies de Los Angeles s’annoncent comme l’une des catastrophes les plus coûteuses des Etats-Unis. Des milliers d’habitations ont été détruites dans la mégapole californienne et des dizaines de milliers de personnes ont dû fuir leur maison. Outre le feu qui a dévasté Pacific Palisades, un second incendie a également ravagé la banlieue d’Altadena et fait 19 morts dans cette zone au nord-est de la mégapole.L’enquête pour déterminer la cause exacte de ce foyer séparé est toujours en cours, mais la piste privilégiée est celle d’une ligne électrique défectueuse du fournisseur Southern California Edison.Plusieurs vidéos et témoignages suggèrent que l’équipement a généré des étincelles qui auraient déclenché les flammes. En juillet, le fournisseur d’électricité a annoncé qu’il allait commencer à verser des indemnités aux victimes de l’incendie.

Viols de Mazan: l’heure du verdict pour l’unique accusé en appel

Husamettin Dogan est-il un violeur, comme le soutient Gisèle Pelicot ? Ou a-t-il été victime d’une machination de Dominique Pelicot ? La cour d’assises du Gard tranche jeudi sur le sort de l’unique accusé des viols de Mazan à avoir maintenu l’appel de sa condamnation.A l’issue de quatre jours d’audience à Nîmes, cet ancien ouvrier de 44 ans au parcours socioprofessionnel chaotique, condamné en première instance à neuf ans de prison pour “viols aggravés”, risque jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.Une peine cependant peu probable car elle le mettrait sur le même pied que Dominique Pelicot, chef d’orchestre d’une décennie de viols commis sur sa désormais ex-épouse Gisèle, qui avait reçu la peine maximale l’an dernier à Avignon.Les 49 autres condamnés avaient écopé de peines allant de trois ans de prison, dont deux avec sursis, à 15 ans pour un homme venu à six reprises au domicile du couple à Mazan (Vaucluse).C’est là que Dominique Pelicot droguait celle qui est devenue un symbole mondial des violences sexuelles faites aux femmes, avant de la livrer à des inconnus recrutés sur internet.”La peine est à revoir”, a plaidé mercredi Antoine Camus, l’un des avocats de Gisèle Pelicot. “Une victime endormie, on n’y touche pas.”Et d’ajouter: “Après le parcours du combattant mené par Gisèle Pelicot, on espère que ce jury dira haut et fort qu’en France, les droits de l’homme sont aussi ceux de la femme, que le consentement ne se recueille pas auprès du mari, qu’un acte sexuel imposé à un corps endormi est un viol”.- Testament pour les générations futures -Contrairement à la cour criminelle de Vaucluse, composée de cinq juges professionnels, c’est un jury populaire de cinq hommes et quatre femmes, épaulés par trois magistrats, qui rendra sa décision, attendue dans l’après-midi.Avant cela, ils auront écouté le réquisitoire de l’avocat général, Dominique Sié.A Avignon, l’accusation avait réclamé contre M. Dogan une peine de 12 ans de réclusion. Dans un réquisitoire remarqué, qui portait alors sur l’ensemble des accusés, une représentante du ministère public, Laure Chabaud, avait estimé que le verdict devait constituer un “testament pour les générations futures” et rendre “une part de son humanité volée à Gisèle Pelicot”.Un message qu’a fait sien Mme Pelicot, appelant à la barre mercredi à ce “que les victimes n’aient jamais honte de ce qu’on leur a imposé par la force”. – “Jamais eu l’intention” -La défense tentera ensuite de faire entendre les arguments de l’accusé, qui ressort fragilisé par la diffusion à l’audience de vidéos où on le voit se livrer à des pénétrations sexuelles sur une Gisèle Pelicot réduite à un état qu’elle a elle-même comparé à une “anesthésie générale”.Depuis son interpellation en 2021, deux ans après les faits, lors du procès d’Avignon comme devant la cour d’assises de Nîmes, Husamettin Dogan soutient qu’il n’a “jamais eu l’intention” de violer Mme Pelicot et pensait participer au jeu consenti d’un couple libertin.L’une de ses avocates, Sylvie Menvielle, l’a amené sur ce terrain: “Vous aviez conscience de commettre un viol ?””S’il m’avait dit +Viens, je vais te filmer, on va la violer+, je serais jamais allé là-bas !”, lui a-t-il répondu, répétant à l’envi être victime d’une manipulation “inimaginable”.Ses conseils ont fait diffuser à l’audience trois photos montrant une femme ressemblant à Gisèle Pelicot avoir des rapports sexuels avec trois hommes, dont Dominique Pelicot. Images, ont-ils suggéré, qui ont pu servir “d’appât” et contribuer à faire croire à M. Dogan qu’il allait participer à une soirée libertine.Une argumentation balayée l’an dernier par la cour criminelle dans son jugement condamnant tous les accusés, estimant que “chacun était en mesure d’appréhender à sa juste mesure la situation à laquelle il se trouvait confronté lorsqu’il abordait le corps inerte de Gisèle Pelicot”.Gisèle Pelicot l’a redit à sa manière mercredi à l’accusé: “A quel moment je vous ai donné le consentement ? Jamais !”.

Cédric Jubillar face aux accusations de ses anciennes compagnes

Soumis aux coups de boutoir des témoignages accablants de sa mère et d’anciens codétenus, Cédric Jubillar ne devrait pas avoir de répit jeudi à son procès pour meurtre, où seront entendues des ex-compagnes, auxquelles il aurait également confié avoir tué sa femme Delphine.En ce 12e jour d’audience devant la cour d’assises du Tarn, les deux ex-petites amies du peintre-plaquiste de 38 ans seront les derniers témoins, très attendus, de ce procès médiatique, avant l’interrogatoire récapitulatif de l’accusé, vendredi.A Jennifer, sa dernière petite amie, Cédric aurait confié “à plusieurs reprises” cette année avoir “étranglé” sa femme, une fois sur le canapé et une autre fois derrière, à l’intérieur de la maison du couple à Cagnac-les-Mines.Interrogée en juillet dernier par les enquêteurs, la jeune femme, qui avait rencontré l’accusé avant son incarcération et avait ensuite entretenu une relation amoureuse au parloir de la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, a affirmé aux gendarmes que Cédric avait même mimé sur elle le geste de l’étranglement, en lui disant: “Si tu me trompes, tu vas finir à côté d’elle”.- Des confessions en question -L’ouvrier en bâtiment, accusé du meurtre de son épouse de 33 ans, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, a toujours nié être responsable de la disparition mystérieuse de l’infirmière. Son corps n’a jamais été retrouvé. Selon l’un de ses avocats, Alexandre Martin, il a nié avoir “fait quelque aveu que ce soit” à Jennifer, qui sera entendue jeudi après-midi. Cédric Jubillar avait néanmoins tenté d’appeler la trentenaire plusieurs fois le 4 septembre en lui laissant un message “réponds quand je t’appelle, tu as peur de quoi?” selon l’avocat de Jennifer. Le parquet a classé sans suite une enquête pour subornation de témoin.Sa petite amie précédente sera également auditionnée sur des révélations que Cédric Jubillar lui aurait faites.  Séverine, avec laquelle il s’était affiché sur Facebook peu de temps après la disparition, secouant son entourage, sera entendue dans la matinée.Mercredi, la mère de Cédric, Nadine, s’est dite “choquée” lorsqu’elle avait appris que son fils vivait aussi rapidement une “aventure” avec une autre femme. Cette quadragénaire, rencontrée lors d’une battue destinée à retrouver des traces de Delphine en avril 2021, a été longuement évoquée mercredi, lors de l’audition devant la cour d’un ancien codétenu de Cédric Jubillar, surnommé “Marco”.Placé à l’isolement à la maison d’arrêt de Seysses en 2021 dans une cellule voisine de celle du peintre-plaquiste, l’ancien prisonnier, désormais en liberté et résidant au Portugal, a dit avoir rencontré à plusieurs reprises Séverine. Selon ses propos, l’accusé lui aurait confié s’être “débarrassé” du corps de Delphine “à la ferme qui a brûlé”, près du village de Cagnac-les-Mines où résidait le couple.A l’occasion de la sortie de prison de Marco, Cédric Jubillar lui aurait, toujours selon cet ancien codétenu, transmis des courriers, dont certains à destination de sa petite amie de l’époque. Il aurait demandé à Marco d’aller s’assurer que l’emplacement du corps de Delphine était sûr, mais également d’incriminer l’amant de son épouse pour faire réorienter l’enquête vers lui.Marco a également affirmé que Séverine, au cours de leurs échanges, lui aurait rapporté une menace proférée par Cédric: “Elle m’a dit qu’il lui avait dit une fois: +je me suis débarrassé de la première, ça ne me coûte rien de me débarrasser de la deuxième+”.- “Des blagues” -Questionné sur les propos souvent décousus de son ancien codétenu, le mis en cause a assuré que “95% de ce qu’il dit est faux”, concédant toutefois avoir dit à Marco ainsi qu’à Séverine qu’il avait placé le corps de Delphine près de la ferme brûlée évoquée dans leurs témoignages. Des “blagues” selon lui. Les fouilles entreprises autour de cette ferme n’ont rien donné.Un temps placée en garde à vue pour recel de cadavre avant d’être relâchée sans être inquiétée, Séverine a déclaré aux enquêteurs qu’il lui “avait dit plusieurs fois qu’il avait fait disparaître son épouse, mais toujours sur le ton de la rigolade”, selon un document judiciaire.

Lecornu écarte la dissolution, Macron promet un Premier ministre d’ici vendredi soir

Après deux jours de nouvelles tractations avec les partis signant la fin de sa “mission”, Sébastien Lecornu a écarté mercredi l’hypothèse d’une dissolution et Emmanuel Macron a promis de nommer un Premier ministre d’ici vendredi soir.Encore 48 heures maximum de sursis pour Sébastien Lecornu, qui a démissionné lundi, plongeant un peu plus le pays dans la crise politique. Interrogé au journal de 20H00 de France 2, au sortir d’un entretien d’une heure à l’Elysée avec le chef de l’Etat, M. Lecornu a fait le compte-rendu de ses consultations avec les forces politiques.”J’ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s’éloignaient et que je pense que la situation permet pour le président de nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures”, a déclaré M. Lecornu sur la chaîne publique.Emmanuel Macron a confirmé ensuite qu’il nommerait un Premier ministre dans ce délai. Un de ses proches n’excluant pas que le gouvernement soit aussi connu d’ici vendredi soir, sans certitude.Interrogé sur la possibilité qu’il soit lui-même reconduit à Matignon, Sébastien Lecornu a dit qu’il ne courait “pas après le job” et que sa mission était mercredi soir “terminée”.”J’ai tout essayé”, a-t-il lâché en se présentant en “moine-soldat”, sans exclure totalement d’être renommé à son poste, dont il a démissionné lundi. Il a esquissé les contours d’une future équipe “complètement déconnectée des ambitions présidentielles”, comme lui-même, après avoir fustigé ces derniers jours “les appétits partisans” qui ont selon lui précipité sa chute.- “Trouver un chemin” -A propos de la réforme impopulaire des retraites, que même son auteure Elisabeth Borne a proposé de suspendre pour obtenir une non censure des socialistes, il a affirmé qu’il fallait “trouver un chemin pour que le débat ait lieu sur la réforme”.Cette suspension coûterait en 2027 “pas moins de trois milliards d’euros”, a-t-il estimé, sans donner les chiffres pour la seule année 2026 qui sépare de l’élection présidentielle. Concernant cette ouverture sur ce totem macroniste, le camp présidentiel est loin d’être unanime. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exprimé sa “gêne” de voir son camp “renoncer aux grandes réformes que nous avons faites”. Le parti Horizons d’Edouard Philippe – après avoir lancé une bombe mardi en réclamant une présidentielle anticipée – a manifesté une opposition catégorique à cette suspension.De son côté, la droite en fait une “ligne rouge”, selon l’entourage du patron des Républicains Bruno Retailleau.La balle est désormais dans le camp d’Emmanuel Macron, acculé de toutes parts depuis la démission précoce du gouvernement lundi, et dont une expression se fait toujours attendre. Jeudi soir, il présidera la cérémonie d’entrée au Panthéon de Robert Badinter, une parenthèse dans la crise actuelle.Interrogé sur les appels à la démission du président, y compris dans son propre camp, Sébastien Lecornu a estimé que ce n’était “pas le moment de changer”. “Cette institution présidentielle, elle doit être protégée, préservée”, a-t-il insisté.Il a promis qu’un projet de budget pour 2026 pourrait être présenté en Conseil des ministres lundi, date butoir pour qu’il soit adopté d’ici la fin de l’année par le Parlement. Mais il “ne sera pas parfait” et devra être débattu, a admis M. Lecornu, réitérant son renoncement à utiliser l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote, pour redonner la main au Parlement.- “Plaisanterie” -Reçus dans la matinée à Matignon, les socialistes continuent de réclamer un Premier ministre de leur camp. Le PS a toutefois pris acte du renoncement au 49.3 et d’un “assouplissement de la trajectoire budgétaire”, avec un déficit 2026 pouvant aller jusqu’à 5% du PIB au lieu de 4,7%.Si le locataire de Matignon était de nouveau issu du camp présidentiel, il s’agirait d’une “ultime provocation”, a tonné la patronne des Ecologistes Marine Tondelier.Evacuée par M. Lecornu, la dissolution est toujours réclamée à cor et à cri par le Rassemblement national, qui a décliné l’invitation à Matignon et se projette déjà vers des législatives anticipées. “Je censurerai tous les gouvernements jusqu’à obtenir la dissolution (…) La plaisanterie a assez duré”, a martelé Marine Le Pen depuis le Sommet de l’élevage de Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme).De son côté, la France insoumise s’indigne: “Si on lit entre les lignes on comprend qu’il n’y aura pas de Premier ministre de gauche”, a estimé son coordinateur Manuel Bompard. Les insoumis continuent de réclamer le départ du chef de l’Etat. Mais la motion de destitution d’Emmanuel Macron, soumise au Bureau de l’Assemblée, a été jugée irrecevable. pol-far-lum-ama-are/jmt/ib/jpa

Lecornu écarte la dissolution, juge possible la nomination d’un Premier ministre d’ici vendredi soir

Après deux jours de nouvelles tractations avec les partis signant la fin de sa “mission”, Sébastien Lecornu a écarté l’hypothèse d’une dissolution, estimant que “la situation permet” à Emmanuel Macron de nommer un Premier ministre “dans les 48 prochaines heures”.Le chef du gouvernement démissionnaire, toujours en sursis, n’a pas annoncé de suspension de la réforme impopulaire des retraites, réclamée par la gauche et qui divise son camp, mais s’est dit favorable à un “débat” sur “la réforme” dont il reste cependant à trouver le “chemin”.Sébastien Lecornu s’exprimait au journal de 20H00 de France 2 après avoir rendu compte à Emmanuel Macron de ses consultations des forces politiques pour tenter de trouver une issue à la crise politique.”J’ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s’éloignaient et que je pense que la situation permet pour le président de nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures”, a déclaré M. Lecornu sur la chaîne publique.Interrogé sur la possibilité qu’il soit lui-même reconduit à Matignon, il a dit qu’il ne courait “pas après le job” et que sa mission était mercredi soir “terminée”. “J’ai tout essayé”, a-t-il lâché en se présentant en “moine-soldat”, sans exclure totalement d’être renommé à son poste, dont il a démissionné lundi.- “Trouver un chemin” -A propos de la réforme impopulaire des retraites, que même son auteure Elisabeth Borne a proposé de suspendre pour obtenir une non censure des socialistes, il a affirmé qu’il fallait “trouver un chemin pour que le débat ait lieu sur la réforme”.Cette suspension coûterait en 2027 “pas moins de trois milliards d’euros”, a-t-il estimé, sans donner les chiffres pour la seule année 2026 qui sépare de l’élection présidentielle. Concernant cette ouverture sur ce totem macroniste, le camp présidentiel est loin d’être unanime. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exprimé sa “gêne” de voir son camp “renoncer aux grandes réformes que nous avons faites”. Le parti Horizons d’Edouard Philippe – après avoir lancé une bombe mardi en réclamant une présidentielle anticipée – a manifesté une opposition catégorique à cette suspension.De son côté, la droite en fait une “ligne rouge”, selon l’entourage du patron des Républicains Bruno Retailleau… La balle est désormais dans le camp d’Emmanuel Macron, acculé de toutes parts depuis la démission précoce du gouvernement lundi, et dont une expression se fait toujours attendre.Interrogé sur les appels à la démission du président, y compris dans son propre camp, Sébastien Lecornu a estimé que ce n’était “pas le moment de changer”. “Cette institution présidentielle, elle doit être protégée, préservée”, a-t-il insisté.Il a promis qu’un projet de budget pour 2026 pourrait être présenté en Conseil des ministres lundi, date butoir pour qu’il soit adopté d’ici la fin de l’année par le Parlement. Mais il “ne sera pas parfait” et devra être débattu, a admis M. Lecornu, réitérant son renoncement à utiliser l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote, pour redonner la main au Parlement .- “Plaisanterie” -Reçus dans la matinée à Matignon, les socialistes continuent de réclamer un Premier ministre de leur camp. Si le locataire de Matignon était de nouveau issu du camp présidentiel, il s’agirait d’une “ultime provocation”, a tonné la patronne des Ecologistes Marine Tondelier.Le PS a toutefois pris acte du renoncement au 49.3 et d’un “assouplissement de la trajectoire budgétaire”, avec un déficit 2026 pouvant aller jusqu’à 5% du PIB au lieu de 4,7%.Evacuée par M. Lecornu, la dissolution est toujours réclamée à cor et à cri par le Rassemblement national, qui a décliné l’invitation à Matignon et se projette déjà vers des législatives anticipées. “Je censurerai tous les gouvernements jusqu’à obtenir la dissolution (…). La plaisanterie a assez duré”, a martelé Marine Le Pen depuis le Sommet de l’élevage de Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme).De son côté, la France insoumise s’indige: “Si on lit entre les lignes on comprend qu’il n’y aura pas de Premier ministre de gauche”, a estimé son coordinateur Manuel Bompard. Les insoumis continuent de réclamer le départ du chef de l’Etat. Mais la motion de destitution d’Emmanuel Macron, soumise au Bureau de l’Assemblée, a été jugée irrecevable. pol-far-lum-ama-are/jmt/ib

“Ma mission est terminée”: ce qu’il faut retenir de l’interview de Lecornu

Le Premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu a déclaré mercredi soir que sa mission de négociateur était “terminée”, et que cela devrait permettre à Emmanuel Macron de nommer un chef de gouvernement d’ici vendredi soir.Ce qu’il faut retenir de son interview au 20H00 de France 2.- “Un Premier ministre dans les 48 prochaines heures” -A l’issue de deux jours d'”ultimes négociations” menées à la suite de sa démission, Sébastien Lecornu a jugé qu'”il y a une majorité absolue à l’Assemblée nationale qui refuse la dissolution”.”Je sens qu’un chemin est possible encore, il est difficile et j’ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s’éloignaient”, “je pense que la situation permet pour le président de nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures.”- Vers un débat sur les retraites -Le Premier ministre démissionnaire n’a pas éclairci quelles avancées permettent de lui dire qu’un compromis est possible alors que les partis ont multiplié les lignes rouges contradictoires.”Je vois bien que, en tout cas je l’ai dit au président de la République, il faudra trouver un chemin pour que le débat ait lieu sur la réforme des retraites”, a-t-il dit. Face à la demande de la gauche qui demande a minima la suspension de la retraite à 64 ans, “vous aurez du mal à siffler en disant +non, non, circulez, y a rien à voir+”.Une suspension coûterait aux finances publiques “pas moins de trois milliards d’euros en fonction du périmètre” en 2027.- Un budget prêt pour lundi -Un projet de budget pour 2026 pourra être présenté en conseil des ministres lundi, date-butoir pour qu’il soit adopté d’ici la fin de l’année par le Parlement, mais il “ne sera pas parfait”.”C’est un budget dans lequel même il y a beaucoup à débattre parce que c’est un budget qui avait été plutôt imaginé aussi pour que le débat ait lieu”, a expliqué Sébastien Lecornu qui, démissionnaire, n’a pas voulu en commenter le contenu.- “Je ne cours pas après le job” -Emmanuel Macron pourrait-il le renommer à Matignon ? “Je ne cours pas après le job”, a répondu ce fidèle soutien du président.”Je suis un moine soldat, ce soir ma mission est terminée”, a-t-il ajouté, en référence aux ultimes négociations que lui avait confié le chef de l’Etat lundi après sa démission. “J’ai tout essayé”, mais pas tout réussi “de toutes les évidences”, a-t-il lâché.Il n’a toutefois pas totalement exclu de se succéder à lui-même.Celui qui est tombé juste après la formation de ses ministres en raison de divisions internes a aussi dit: “Si j’ai un regret sur la composition du gouvernement, c’est que j’ai désormais l’intime conviction que l’équipe qui devra prendre les responsabilités dans les temps à venir, quelle qu’elle soit (…), devra être une équipe qui est complètement déconnectée des ambitions présidentielles pour 2027”.Et il a pris soin de préciser que lui n’était “pas” candidat à l’Elysée.