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Cryptomonnaies: le parquet anti-criminalité organisée se saisit de six enlèvements ou séquestrations commis en un mois

Le tout nouveau parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) s’est saisi de six faits d’enlèvements ou séquestrations liés à des extorsions de cryptomonnaies, ayant eu lieu entre mi-décembre et mi-janvier dans diverses régions de France, où ce phénomène a explosé depuis début 2025.Ces faits, accompagnés de violences aggravées, ont été commis en bande organisée entre le 18 décembre et le 14 janvier en Charente-Maritime, dans la Sarthe, le Maine-et-Loire, les Yvelines, les Hauts-de-Seine et en Haute-Savoie, a précisé le Pnaco dans un communiqué.Des juges d’instruction spécialisés du tribunal judiciaire de Paris ont été saisis ce vendredi de ces différentes affaires, afin de poursuivre les investigations.L’objectif est notamment “d’identifier les auteurs de ces faits ayant entraîné un préjudice estimé à plusieurs millions d’euros” et “une prise en charge médicale pour certaines des victimes ayant subi d’importantes violences”, a expliqué ce parquet spécialisé entré en fonction le 5 janvier.Ce parquet entend combattre toute forme de criminalité organisée, des enlèvements au narcotrafic, mais aussi les filières d’immigration clandestine, la traite d’êtres humains, le proxénétisme ou les vols à main armée.Les informations judiciaires ont été ouvertes des chefs d'”arrestation, enlèvement, séquestration en bande organisée”, “violences volontaires aggravées”, “blanchiment en bande organisée”, “extorsion et tentative d’extorsion en bande organisée” et “participation à une association de malfaiteurs criminelle”.Parmi les dossiers dont le Pnaco s’est saisi figure la séquestration d’un couple à Dompierre-sur-Mer, en Charente-Maritime, par trois individus cagoulés qui ont forcé leurs victimes à leur transférer environ huit millions d’euros en cryptomonnaies.Les malfaiteurs, une “équipe criminelle structurée”, se sont introduits dans la nuit du 17 au 18 décembre au domicile du couple, à côté de La Rochelle: les agresseurs les ont ligotés et leur ont porté des coups pendant près de deux heures, avant que l’homme ne leur verse la somme, avait expliqué le procureur de Rennes Frédéric Teillet.L’homme travaillait dans le secteur des cryptomonnaies, selon une source policière.- Doigt sectionné -Les enlèvements, parfois spectaculaires, et les vols liés aux cryptomonnaies se sont multipliés depuis début 2025 en France parallèlement à la popularité de ces actifs.Ce vendredi, le parquet de Lyon a ainsi annoncé la mise en examen et le placement en détention provisoire de trois personnes soupçonnées d’avoir participé à l’enlèvement et la séquestration d’un septuagénaire à Voiron (Isère) dans le but d’extorquer une rançon en cryptomonnaies à son fils.L’homme de 74 ans avait été enlevé dimanche matin à Voiron, avant d’être libéré “dans la soirée” à Loriol, dans la Drôme, selon le parquet, qui n’a pas donné de détails sur les circonstances de sa libération. Il a seulement précisé qu’il présentait des “blessures à une main et au visage”.La série noire des enlèvements a commencé en janvier 2025 avec le rapt du cofondateur de Ledger (start-up de portefeuilles de cryptomonnaies), David Balland, et de sa compagne. Ce dernier, dont le doigt avait été sectionné par les malfaiteurs, avait finalement été libéré grâce à un assaut du GIGN tandis que sa compagne avait été retrouvée ligotée dans un véhicule par les gendarmes. Six hommes et une femme avaient été mis en examen dans la foulée, tandis que le commanditaire présumé a été mis en examen en avril et écroué.Le 1er mai, en plein Paris, le père d’un homme ayant fait fortune dans les cryptomonnaies avait également été enlevé par quatre hommes encagoulés alors qu’il sortait promener son chien.Il s’en était suivi 58 heures d’angoisse pour la famille et de calvaire pour l’otage dont un doigt a été sectionné, au terme d’un premier ultimatum fixé par les ravisseurs qui réclamaient une rançon de plusieurs millions d’euros en cryptomonnaies.L’homme détenu dans un pavillon de Palaiseau (Essonne) avait finalement été libéré par la police.

Israel to partially reopen Gaza’s Rafah crossing on Sunday

Israel announced it would reopen the crucial Rafah crossing between Gaza and Egypt on Sunday after months of urging from the UN, humanitarian organisations and ordinary Palestinians — but only for the “limited movement of people”.Earlier on Friday, the Islamist movement Hamas had called for the “immediate transition to the second phase” of the ongoing …

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Lait infantile: Nestlé réfute les accusations de Foodwatch

Nestlé, accusé d’avoir tardé à rappeler du lait infantile après avoir identifié la présence de toxine dans ses produits, a réfuté vendredi les accusations de l’association Foodwatch qui a porté plainte auprès du parquet de Paris aux côtés de huit familles.”Les allégations de Foodwatch, formulées sans aucun fondement factuel, exposent Nestlé à des soupçons inacceptables car infondés”, a indiqué le groupe, dans une lettre ouverte à l’association publiée sur son site internet.”Si Foodwatch continue à diffuser des informations trompeuses ou fausses à ce sujet, Nestlé se réserve le droit de prendre toutes les actions nécessaires pour protéger ses intérêts”, a-t-il ajouté.La plainte contre X, que l’AFP a pu consulter, vise une série de délits, dont la mise en danger et l’atteinte à l’intégrité physique des nourrissons, la tromperie aggravée ou le manquement aux obligations de sécurité.Vendredi, le quotidien français Le Monde a indiqué que la présence d’une toxine dans des produits de Nestlé avait été identifiée dix jours avant les premiers rappels, dès la fin de novembre.Selon le journal, l’industriel a attendu une “analyse de risque de santé” avant d’informer les autorités néerlandaises, puis européennes, de la présence de céréulide dans ses laits infantiles produits aux Pays-Bas.Cette chronologie est reconnue par Nestlé qui évoque, dans un communiqué publié sur son site internet, de “très faibles niveaux” de toxine détectés fin novembre et rappelle l’absence “de réglementation fixant une limite maximale pour la céréulide”. “Nous avons néanmoins agi rapidement en retirant les produits ne répondant pas à nos exigences de qualité”, ajoute le groupe.Cette toxine, produite par certaines bactéries Bacillus cereus, est susceptible de provoquer des troubles digestifs, comme des diarrhées et vomissements.  – “Très faibles niveaux” -“A la fin du mois de novembre 2025, à la suite de contrôles de routine (…) dans notre usine aux Pays-Bas, nous avons détecté de très faibles niveaux de céréulide dans des échantillons de produits”, indique le géant de l’agroalimentaire. Nestlé assure avoir à ce moment-là “immédiatement bloqué la production” et lancé “des analyses plus approfondies en laboratoire”.”Les résultats reçus début décembre 2025 ont confirmé la présence d’infimes quantités de céréulide dans les produits toujours sous notre contrôle”, c’est-à-dire pas encore distribués, établit-il.”Nous avons demandé à nos experts de faire une analyse de risque de santé – c’est-à-dire comprendre les symptômes et conséquences liés à la consommation de produits qui en contiennent pour la partager avec les autorités compétentes”, a précisé une porte-parole à l’AFP.”Le 10 décembre 2025, nous avons informé les autorités aux Pays-Bas (où se situe l’usine) ainsi que celles de tous les pays potentiellement concernés ainsi que la Commission Européenne, pour fournir nos analyses et notre évaluation du risque”, retrace le groupe dans sa chronologie.Depuis le début de l’affaire, Nestlé assure que le vaste rappel de laits infantiles de la marque est lié à un “problème de qualité”, et affirme à cette heure n’avoir reçu aucune preuve de lien entre une maladie et ses produits.”Nous avons pris des mesures dès que nous avons confirmé le problème, à la fois en décembre et en janvier”, a insisté le groupe, dans sa lettre ouverte à Foodwatch, affirmant qu’il était “faux” de parler de rappel tardif.Nestlé souligne également, dans cette lettre, avoir “alerté de manière proactive l’ensemble de l’industrie via des associations professionnelles (dès le 30 décembre), étant donné que ce problème pouvait toucher d’autres fabricants de laits infantiles”.Outre Nestlé, plusieurs industriels, dont les géants Danone (Blédilait, Gallia) et Lactalis (Picot), mais aussi de plus petits acteurs comme Vitagermine (Babybio Optima), ont procédé depuis décembre à des rappels de laits infantiles dans plus d’une soixantaine de pays au total, dont la France, en raison de ce risque de contamination à la céréulide.

Bébé tué à l’acide: 30 ans de prison pour l’ex-employée de crèche

L’ex-employée de crèche qui a tué un bébé de 11 mois en 2022 à Lyon en lui faisant avaler une dose “massive” de déboucheur de canalisation à base d’acide a été condamnée en appel vendredi à 30 ans de prison pour meurtre.La peine, conforme aux réquisitions, est automatiquement assortie d’une période de sûreté de 15 ans.”Notre cliente accepte la peine, il n’y aura pas de pourvoi en cassation”, a déclaré à l’AFP l’avocate de Myriam Jaouen, qui a accueilli le verdict dans le calme.En première instance, les jurés l’avaient condamnée à 25 ans de prison pour torture et acte de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Cette fois, la cour d’assises de l’Ain l’a reconnue “coupable d’avoir donné volontairement la mort” à la petite Lisa.Sa famille est “soulagée, elle a été entendue”, a commenté leur avocate Catherine Bourgade. Les parents ont mené un “combat en mémoire de leur fille” pour que “cette qualification de meurtre et d’intention de donner la mort” soit retenue, a-t-elle rappelé.Affronter à nouveau trois jours de procès a été “terrible” pour eux même si les débats ont été menés de manière sereine, a-t-elle poursuivi. “C’est une fin apaisante: leur douleur est indescriptible, elle restera mais, au moins, ils ont le sentiment que la justice a fait ce qu’il fallait”.- “Immature” -Après plusieurs mensonges et dénégations, Myriam Jaouen, qui avait 27 ans au moment du drame, avait reconnu en garde à vue avoir versé le produit à base d’acide sulfurique dans la bouche de la fillette. Mais elle a toujours assuré avoir voulu “la faire arrêter de pleurer”, “pas la tuer”.Elle a aussi affirmé qu’elle n’avait pas conscience de la dangerosité du produit de type Destop, ce qu’ont contredit enquêteurs, médecins et psychiatres qui ont défilé à la barre.Dans son réquisitoire, l’avocat général Baptiste Godreau a estimé qu’elle avait “consciemment tué avec un produit toxique létal, l’administrant directement dans la bouche d’une enfant de 11 mois”, décédée après quatre heures de souffrances “extrêmes”.Vendredi, les derniers mots de l’accusée ont été adressés aux parents de sa victime. “Je veux m’excuser auprès de la famille, tous les jours je pense à Lisa”, a-t-elle soufflé. La mère, visiblement toujours très éprouvée, a fermement fait non de la tête.Plusieurs experts psychiatres ont décrit Myriam Jaouen comme “immature” et “modérément” déficiente intellectuellement. Mais “sans maladie mentale avérée”, écartant donc une “abolition ou altération du discernement”. Sa défense avait demandé aux jurés certes de “sanctionner” mais aussi de “favoriser sa réinsertion”, niant l’intention de donner la mort chez une personne “infantile”, selon son avocate Julia Coppard.Et dont “l’incompétence” et “l’inaptitude” à s’occuper d’enfants avait été signalée par ses collègues à la crèche Danton Rêve du groupe People et Baby, “où elle n’aurait jamais dû être employée, encore moins laissée seule avec les enfants”, a estimé sa consoeur Maylis Leduc.- Récit mensonger -“Une femme qui, selon ses propres dires, est capable de maintenir fermement la tête et le corps d’un bébé, de lui enfoncer le goulot d’une bouteille d’acide dans la bouche, de la maintenir et de lui dire: +prends ça, mange et tais-toi !+” ne peut pas être excusée, a pour sa part plaidé Me Sidonie Leblanc, au nom de l’association l’Enfant Bleu – Enfance maltraitée.A l’arrivée d’autres parents dans la microcrèche où s’est noué le drame, Myriam Jaouen avait aussi élaboré un “récit mensonger structuré”, a rappelé l’avocate: un tube de gouache a explosé et les projections ont atteint la bouche de Lisa. Myriam Jaouen a même badigeonné son pantalon de peinture pour accréditer cette version.Un mensonge répété d’une voix déterminée, 15 minutes durant, au médecin du centre anti-poison -dont l’enregistrement a été diffusé à l’audience- qui l’appelait pour tenter d’identifier le produit pour orienter les médecins tentant encore de sauver Lisa.”Qu’on ne vienne pas nous dire qu’elle n’est pas capable d’élaboration”, avait conclu l’avocate.

Procès de l’assassinat de Samuel Paty: Abdelhakim Sefrioui se défend de radicalité religieuse

Le militant qui avait participé aux vidéos s’en prenant à Samuel Paty, Abdelhakim Sefrioui, accusé d’avoir suscité un “sentiment de haine” conduisant à l’assassinat de l’enseignant, s’est défendu vendredi de toute radicalité religieuse, à rebours du témoignage que sa fille avait livré la veille à la cour d’assises.”Mon père a obligé ma mère d’arrêter d’enseigner parce qu’elle portait le voile”: la phrase a été rapportée vendredi par la présidente de la cour d’assises de Paris, reprenant les mots de la fille aînée de l’accusé Abdelhakim Sefrioui prononcés à la barre la veille à huis clos.Lors de ce témoignage inédit – elle avait préféré fournir un courrier lors du procès de première instance -, cette femme de 35 ans a encore décrit son père comme “le gourou d’une secte”, avec des “violences physiques”, “verbales”, se rappelant “la façon dont elle a dû apprendre la religion” et “porter le voile à l’âge de 9 ans”.Dans le box des accusés, le père de famille de 66 ans récuse en bloc: “ce qu’elle a dit, c’est aux antipodes de ce que disent tous les gens qui m’ont rencontré”.Au cinquième jour d’audience, le procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty se révèle laborieux, accumulant déjà les retards. Et ce, même si les témoignages d’Eric Dupond-Moretti et Laurent Nuñez, respectivement garde des Sceaux et coordonnateur national du renseignement lors des faits en octobre 2020, réclamés par une partie de la défense, n’auront finalement pas lieu.Une certaine électricité règne en outre dans la salle d’audience du palais de justice de Paris, au gré des innombrables passes d’armes entre l’accusation, les avocats des parties civiles et ceux des quatre accusés.Parmi eux, Abdelhakim Sefrioui, condamné en première instance à quinze ans de réclusion criminelle. Il est poursuivi pour avoir élaboré et diffusé des vidéos virulentes contre l’enseignant d’histoire, prenant pour argent comptant les accusations de discrimination formulées par l’une de ses élèves – le père de cette dernière, Brahim Chnina, est à ses côtés dans le box.Le 16 octobre 2020, quelques jours après la diffusion de leurs diatribes sur les réseaux sociaux, Samuel Paty était décapité devant son établissement de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, un Tchétchène abattu par la police juste après son crime.- Déscolarisation -Sans encore évoquer les faits, la cour s’est penchée vendredi sur la “personnalité” de Abdelhakim Sefrioui.Le Marocain raconte une arrivée en France au mitan des années 80 pour suivre des études supérieures, un bac+2 obtenu à l’université du Mans, où il rencontre celle qui deviendra son épouse, Nelly, “chrétienne”, qui se convertit rapidement à l’islam.D’abord “maître auxiliaire” dans les lycées, celui qui a entre temps acquis la nationalité française ouvre une librairie en 1998 à Paris, rue Jean-Pierre-Timbaud, réputée depuis pour être un épicentre de l’islam radical.”On diffusait des livres de littérature et de culture arabe en général; dedans, il y a de l’islam aussi”, convient Abdelhakim Sefrioui, insistant sur les ouvrages “de poésie” ou l’adaptation d’une thèse “soutenue à la Sorbonne” sur la morale du Coran.Une deuxième expérience de libraire, près de dix ans plus tard, à Evry, le lie à un associé depuis condamné pour association de malfaiteurs terroriste. “Jamais à l’époque je n’ai constaté une radicalisation de sa part”, tempère-t-il.L’ambiguïté quant aux convictions profondes de l’accusé redouble lorsqu’on aborde sa vie familiale. Cette épouse, enseignante d’anglais, qui ne retourne pas travailler après la naissance de leur premier enfant ? “Je voulais qu’elle y retourne !”, jure-t-il. Même s’il s’est satisfait qu’elle “s’impose de jouer le rôle du ministère de l’Education nationale” lorsque décision a été prise de déscolariser les trois enfants, dont l’influence de leurs fréquentations dans les cours de récréations a été jugée néfaste.Abdelhakim Sefrioui a encore un passé associatif chargé, notamment à travers des structures qui gèrent des mosquées. “Mais je n’ai jamais eu de fonction d’imam !”, insiste-t-il.Quant au collectif qu’il a fondé, baptisé du nom du prédicateur marocain Cheikh Yassine, c’était pour rendre hommage à “l’une des idoles du monde arabe, cet homme tétraplégique emprisonné, torturé”, explique-t-il. L’organisation, réputée pro-Hamas, a été dissoute le 21 octobre 2020.

Soumission chimique: une expérimentation pour rembourser les analyses même sans plainte

Une expérimentation visant à améliorer la prise en charge des victimes de soumission chimique en simplifiant leur accès aux analyses médicales a été lancée vendredi à Nantes, en présence de la ministre Aurore Bergé et de la députée Sandrine Josso.Cette expérimentation de trois ans, qui concerne les Pays de la Loire, l’Ile-de-France et les Hauts-de-France, prévoit notamment le remboursement des analyses médicales en cas de suspicion de soumission chimique, même en l’absence de plainte préalable. Elle comprend également la mise en place d’un “parcours patient” qui permettra aux victimes de déposer plainte en cas de résultat positif.L’objectif est d’être “extrêmement rapide sur la réalisation des prélèvements”, a expliqué Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes, les substances recherchées par ce type d’analyses disparaissant rapidement de l’organisme. Le dispositif est ouvert à toute personne munie d’une ordonnance établie par un médecin pratiquant dans l’une des régions concernées.En dehors de l’expérimentation, les examens pour détecter les substances montrant un état de soumission chimique sont pris en charge à condition que la victime potentielle ait porté plainte au préalable.La ministre a visité vendredi le laboratoire de toxicologie du CHU de Nantes aux côtés de la députée MoDem de Loire-Atlantique Sandrine Josso, dont elle a salué l'”engagement”, la “détermination” et le “courage”. L’ex-sénateur Joël Guerriau a été reconnu coupable mardi d’avoir drogué Mme Josso en vue de la violer et condamné à quatre ans de prison dont 18 mois ferme. Lui plaide l’accident et a fait appel. Sandrine Josso, qui a mené une mission sur le sujet confiée par le gouvernement, s’est réjouie du lancement de cette expérimentation, qui mobilisera médecins et laboratoires pour “faire en sorte d’avoir des preuves”. “Comme on le comprend tous ici, c’est un contre-la-montre”, a-t-elle déclaré devant la presse.Sandrine Josso a expliqué qu’elle allait aujourd’hui “de l’avant” après “l’épreuve” qu’a représenté le procès de Joël Guerriau. “Je suis d’un côté victime et d’un autre côté députée. Les actions que je mets en place servent aussi pour le plus grand nombre”, a-t-elle ajouté.

Crans-Montana: des victimes françaises désorientées par la complexité des procédures

Un mois après l’incendie meurtrier d’un bar à Crans-Montana, en Suisse, des victimes françaises se sentent désorientées par la complexité des procédures, déplore la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (Fenvac), qui doit rencontrer la semaine prochaine le parquet de Paris.Ce drame, survenu dans la nuit du Nouvel An, a fait 40 morts et 116 blessés. Parmi eux: neuf Français ont perdu la vie et 25 ont été blessés.La Fenvac souligne la “difficulté persistante” pour les proches à identifier leurs interlocuteurs dans ce dossier transfrontalier complexe.”Un rendez-vous est prévu avec le procureur de la République (de Paris) adjoint, dans le cadre d’un travail de coopération visant à améliorer la circulation de l’information dans l’intérêt exclusif des victimes françaises et leurs familles”, explique dans un communiqué l’association, qui a aussi saisi les autorités suisses fédérales et cantonales. Ce rendez-vous est prévu la semaine prochaine, précise-t-elle à l’AFP.Le parquet de Paris a ouvert le 5 janvier une enquête dite “miroir”, “afin d’accompagner les familles françaises”, tout en précisant que les autorités suisses demeuraient compétentes pour les investigations en elles-mêmes.Avec pour leitmotiv: éviter “une victimisation secondaire” – notion selon laquelle une victime subit un préjudice supplémentaire en raison de la manière dont les institutions et d’autres individus la traitent.Sollicité vendredi par l’AFP, le parquet a précisé que son enquête miroir avait “vocation à permettre aux victimes de disposer d’interlocuteurs judiciaires sur le territoire français, d’être entendues par la police française (OCRVP), de voir un médecin à proximité de leur domicile afin de faire évaluer leurs préjudices (physiques et psychologiques)”.La Fédération France victimes (réunissant les associations d’aide aux victimes réparties sur tout le territoire national) a été mandatée par le parquet: “les associations du réseau ont contacté les victimes pour proposer leur accompagnement de proximité. Elles sont en mesure de mettre les victimes en relation avec des avocats et des psychologues”, a précisé le ministère public.Le parquet a par ailleurs indiqué que le ministre de la Justice avait mandaté en urgence la Diav (Délégation interministérielle à l’aide aux victimes) et le Sadjav (Service de l’accès au droit et à la justice et de l’aide aux victimes) pour assurer une prise en charge.- “Labyrinthe” -“Notre rôle et notre obsession, c’est que les familles soient accompagnées dans ce contexte si particulier, avec trois pays qui sont directement concernés: la France, la Suisse et l’Italie”, insiste auprès de l’AFP Marie-Claude Desjeux, vice-présidente de la Fenvac, qui entend échanger de manière “constructive” avec le parquet.Pour éviter que l’après-drame ne devienne un “labyrinthe”, la Fenvac, qui met en avant ses 30 années d’expérience dans les drames collectifs, a présenté des propositions.Outre l’organisation “le plus rapidement possible” d’une réunion d’information centralisée et la mise en place de “coordonnateurs identifiés”, elle demande l’accès des associations de victimes aux procédures pénales transfrontalières, afin qu’elles puissent se constituer partie civile.Le parquet de Paris a précisé à ce sujet que “les constitutions de parties civiles reçues en France seront transmises aux autorités suisses”.Il va par ailleurs “être destinataire d’une commission rogatoire internationale pour mener des investigations en France qui viendront alimenter le dossier des autorités suisses”.- Souci de l’indemnisation -Autre demande clé de la Fenvac: “une stratégie indemnitaire coordonnée et équitable, afin d’éviter des inégalités de traitement entre victimes, selon leur nationalité ou leur lieu de résidence”.”Il n’y a pas d’avance de provision à ce jour”, expose à l’AFP Sophie Cormary, autre vice-présidente de l’association, en qualifiant la situation de “scandaleuse” pour les victimes françaises.De plus, selon elle, l’assureur AXA Suisse a fait savoir que les garanties souscrites par l’établissement “ne permettraient pas de dédommager tout le monde”.”Nous sommes en lien avec les autorités et les instances concernées pour remplir nos engagements, que ce soit en termes de responsabilité civile ou de prise en charge médicale”, a indiqué l’assureur à l’AFP.L’enquête pénale en Suisse a été élargie cette semaine à deux responsables de la sécurité de la commune de Crans-Montana, qui reconnaît avoir failli à effectuer des contrôles sécurité et incendie dans le bar Le Constellation depuis 2019.Les Français propriétaires de l’établissement, Jacques et Jessica Moretti, font l’objet d’une instruction pénale pour “homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence”.

Djokovic says ‘keep writing me off’ after beating Sinner in late-nighter

Novak Djokovic called it one of his best performances in a decade after outlasting Jannik Sinner early Saturday in a five-set marathon to set up an Australian Open final against Carlos Alcaraz.The 38-year-old Serb rolled back the years to battle past two-time reigning champion Sinner 3-6, 6-3, 4-6, 6-4, 6-4 in a 1:32 am finish.Djokovic plays …

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Condamné pour corruption de mineurs, Morandini renonce à “tout recours”

L’animateur Jean-Marc Morandini, condamné définitivement pour corruption de mineurs mais maintenu malgré cela à l’antenne de sa chaîne CNews, a annoncé vendredi qu’il renonçait à “tout recours” et demandé de lui “accorder une seconde chance”.”Après 10 ans de procédure, j’ai fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours”, a-t-il indiqué sur le réseau social X, alors qu’il envisageait jusqu’alors de saisir la Cour européenne des droits de l’Homme. “Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m’accorder une seconde chance”, a ajouté celui dont le maintien sur CNews fait débat.Le 14 janvier, la Cour de cassation avait rendu définitive sa condamnation pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016.Pour ces faits, il a écopé de deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende. M. Morandini, 60 ans, a en outre une interdiction définitive d’exercer une profession en contact avec des mineurs, et son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles est confirmée.Dans la foulée, CNews avait annoncé maintenir l’animateur à l’antenne, faisant valoir que “Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice” avec ce recours envisagé devant la CEDH.Une des victimes, Axel, a déclaré jeudi que le voir à l’écran lui “fai(t) mal”. “Aucun employeur ne peut garder une personne qui est reconnue comme délinquant sexuel au quotidien sur une antenne regardée par des milliers de personnes”, s’est-il indigné sur BFMTV.Dans son message sur X, M. Morandini précise qu’il “regrette profondément les paroles et les échanges écrits qui (lui) ont été reprochés et qui ont pu blesser”, et présente ses “excuses les plus sincères et les plus humbles”. Plusieurs vedettes de CNews – Sonia Mabrouk, Pascal Praud, Laurence Ferrari – ont pris leurs distances avec son maintien.Le dossier judiciaire de Jean-Marc Morandini s’est depuis alourdi: l’animateur a renoncé le 22 janvier à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui va la rendre définitive.Dans ce dossier-là, il avait été condamné en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis, reconnu coupable d’avoir “usé de pressions pour obtenir un acte sexuel” de la part d’un jeune comédien.Le présentateur du “Morandini Live” doit en outre payer une amende de 10.000 euros et indemniser Gabriel, la victime, et il a également l’obligation de suivre des soins psychologiques.CNews, première chaîne d’information en continu de France en parts d’audience, appartient au groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.En fin de semaine dernière, Jordan Bardella a donné consigne aux élus et porte-parole du RN de ne plus participer à ses émissions, alors qu’ils s’y rendaient régulièrement. La gauche et la droite n’y participaient déjà plus, à quelques exceptions près.